mardi, 22 mai 2012
La Fédération Wallonie-Bruxelles a perdu le record de la douche la plus coûteuse!
Nous venons de perdre un record établi il y a quelques années par Marie Arena, Ministre-Présidente de la Communauté française. Chacun se souvient de la douche qu’elle a installée à son Cabinet pour la somme de 300.000 francs (7.500 €).
Nous avons eu honte de notre record en lisant Le Devoir de ce matin. À partir de renseignements obtenus par le canal de la Loi d’accès à l’information, le journal montréalais a pu titrer Des rénovations totalisant quelque 367 000 $ incluent une dizaine de douches. Ces douches ont coûté très exactement 367.107 $ (282,855.44 €) . Elles ont été installées en 2008/2009 au ministère de l’Agriculture – Maurice Lessard regnante – afin d’encourager le personnel à se rendre au bureau à vélo.
20:42 Écrit par Pierre André dans Actualité, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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mardi, 15 mai 2012
Les foires de Champagne ... tout un programme !
Jumelée depuis une soixantaine d’années avec la plus grande commune de Belgique – 213 km carrés 800 – la ville de Troyes a proposé à Tournai d’être l’hôte d’honneur de sa 65ème foires de Champagne. La proposition – 500 mètres carrés sur les 10 000 du Parc des Expositions - si séduisante a laissé quelque peu pantoise la ville dont le Ministre-Président de la Wallonie ambitionne d’être le bourgmestre au lendemain du 14 octobre. Ville de Clovis, premier roi chrétien des Francs, Tournai possède le plus ancien beffroi de Belgique, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, et la Cathédrale Notre-Dame, inscrite également au patrimoine mondial de l’UNESCO.
En dépit de ses atouts à faire pâlir plus d’une cité, Tournai a suggéré que l’hôte d’honneur de la 65ème foires de Champagne – héritière des célèbres foires du XIIème siècle – soit la Belgique. Le programme officiel consacre les pages cinq et six à la Belgique avec, en illustration, un Manneken-Pis dont le jet frôle le drapeau national, cinq boules de l’Atomium et un estaminet. Pour que nul ne l’ignore, il est précisé que les estaminets sont des tavernes typiques et traditionnelles de Flandre.
Nulle part il n’est question de Wallonie. Pire, il n’est nullement fait allusion à Liège Expo 2017. Il est fait état de Liège pour ses gaufres au même titre que Lesdain l'est pour ses fraises. L’inauguration de la 65ème foires de Champagne a lieu le 25 mai à 16h30 sous la présidence de François Baroin, maire de Troyes , ancien ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie en présence de Christian Massy, bourgmestre de Tournai.
16:34 Écrit par Pierre André dans Actualité, Economie, Liége 2017 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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dimanche, 13 mai 2012
Guide du visiteur, un nouvel atout de séduction du Musée de la Vie wallonne.
Au 19ème siècle, à quelques mètres de l’actuel Musée de la Vie wallonne, derrière l’ancien palais des princes-évêques, est installée une entreprise de meunerie. Le gestionnaire s’appelle Édouard Remouchamps, petit-fils et fils de meuniers. À 22 ans, il termine sa première pièce Li sav'tî (Le savetier). Six ans plus tard, elle est jouée à Mont, un hameau de Dison. Édouard Remouchamps connaît la gloire avec sa troisième œuvre Tâtî l'pèriquî créée le 11 octobre 1885 par la compagnie Le Cercle d’Agrément. La pièce est même à l’affiche à Paris où, en 1887, est fondée La Wallonne. Comme l’écrit le professeur Maurice Piron son succès arrivait à point nommé pour promouvoir le régionalisme wallon tout entier et encourager la prise de conscience des Wallons au moment où les revendications flamandes, jugées excessives voire agressives, provoquaient les premières réactions dans la partie française du pays.
Édouard Remouchamps meurt le 1er novembre 1900 tandis que son fils Joseph-Maurice termine brillamment ses études de droit. En 1901, celui-ci s’inscrit au barreau de Liège. Il le quitte en 1911. La fortune reçue en héritage de son père lui permet de ne plus plaider. Il peut se livrer à ses deux passions, la politique et le Musée de la vie wallonne. Avec Jules Destrée, il est un des fondateurs de l’Assemblée Wallonne en 1912. La même année, il s’emploie à créer, avec quelques amis tels Jean Haust ou Henri Simon, le Musée de la Vie wallonne. Il avait conçu l'idée d'une institution capable de refléter la vie complète — matérielle, intellectuelle et sociale — des Wallons d'hier et d'aujourd'hui comme l’écrit le professeur Piron. Plus qu'un musée de folklore, puisque les métiers et les techniques y avaient leur place, et pas un musée local, puisqu'il s'agissait de donner, de la vie wallonne, une représentation synthétique par le groupement sélectif des pièces replacées dans une perspective à la fois historique et comparative : telle était l'ambition, tel fut le résultat.
Peu avant le centenaire du Royaume, le musée s’installe dans les dépendances du Curtius. Reconnu Établissement d’Utilité publique en 1958, le Musée de la Vie wallonne publie, la même année, un Guide du visiteur. Fin des années 60, il s’installe dans l’ancien couvent des Frères Mineurs de Liège, bâtiment de style Renaissance mosane. Petite révolution en 1989, la Province de Liège signe, avec la Ville et l’Établissement d’Utilité Publique du Musée, les documents qui lui confèrent pouvoirs et devoirs de gestion de ce patrimoine. Vingt ans plus tard, une rénovation totale a fait du Musée de la Vie Wallonne un endroit à voir (1)
Présentée par le député provincial Paul-Émile Mottard, en charge de la Culture, une nouvelle édition du Guide du visiteur (2) permet de mieux saisir la scénographie du musée. Parmi les nombreuses illustrations, une pipe rodje narène (nez rouge) utilisée par les ouvriers désireux de manifester tacitement leur appartenance syndicale en ce 19ème siècle qui interdit, jusqu’en 1866, le droit de coalition.
Situé au centre historique de la Cité ardente, le Musée de la Vie wallonne est aussi le point de départ vers d’autres manifestations culturelles temporaires. Ainsi Open airs, un ensemble de sculptures monumentales dans un matériau tous à fait inattendu ; le gonflable. Cet ensemble, de l’avis de Paul-Émile Mottard, offre aux badauds une rencontre avec l’art, imprévisible, spontanée, loin des codes induits par les institutions muséales.
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(1) Cour des Mineurs – de 9h30 à 18h30 du mardi au dimanche.- Gratuité, le premier dimanche du mois. Gratuité, le 18 mai, journée internationale des musées et le 19 mai, le Musée participe à La Nuit Européenne des Musées, ouvert jusque 21h30
(2) Guide du visiteur – Coordination scientifique Martine Willems, Marie-Claude Thurion, Cécile Quoilin – Contributions ; Alain Colignon, René Leboutte, Jean-Pierre Ducastelle, Sébastien Pierre, Baudouin Goessens, Jacques Toussaint - Édition Province de Liège Culture et FUP-MVW – 366 pages – Nombreuses illustrations – 10 €
18:06 Écrit par Pierre André dans Art | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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mercredi, 09 mai 2012
Le bilan du quinquennat est-il classé "Secret Défense" ?
Dans le sommaire du compte rendu du Conseil des ministres du 9 mai 2012 réuni par le Président de la République, il est fait mention de deux communications. L’une a trait aux résultats de l’élection présidentielle, l’autre au bilan du quinquennat .
La première communication est celle du ministre de l’intérieur, de l’outre-mer, des collectivités territoriales et de l’immigration. Le second tour a confirmé la forte mobilisation du corps électoral, avec un taux de participation de 80,34%, en légère augmentation par rapport au premier tour de scrutin (79,47%). Cette participation élevée traduit l’intérêt réaffirmé des Françaises et des Français pour ce moment essentiel de notre vie démocratique.
S’agissant des résultats, les chiffres publiés par le ministère de l’intérieur sont provisoires, dans l’attente de la proclamation des résultats par le Conseil constitutionnel, à qui la Constitution confie la mission de veiller à la régularité de l’élection du Président de la République. C’est à celui-ci qu’il appartient, dans les dix jours qui suivent le dimanche 6 mai, d’en proclamer les résultats et de commenter, le cas échéant, le déroulement des opérations électorales.
Sous réserve des rectifications que pourrait faire le Conseil constitutionnel, M. François HOLLANDE remporte l’élection avec 18 003 597 voix, soit 51,63 % des suffrages exprimés. M. Nicolas SARKOZY obtient 16 863 881 voix, soit 48,37 % des suffrages exprimés.
En revanche, à propos du bilan du quinquennat, le service de presse de la Présidence de la République n’en dit pas un mot dans son communiqué officiel. Le silence semble toujours de mise.
.............
Les chiffres officiels du Conseil constitutionnel attribuent à M. François HOLLANDE : 18 000 668 voix (et non 18 003 597 soit une perte de 2929 voix) et à M. Nicolas SARKOZY : 16 860 685 voix (et non 16 863 881 soit une perte de 3196 voix). La différence de suffrages entre les deux candidats est de 1.139.983.
21:49 Écrit par Pierre André dans Actualité, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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vendredi, 04 mai 2012
La vice-première veille aux cheveux d'Elio Di Rupo.
Relevant de la compétence du Premier ministre, l’International Press Center (IPC) a été créé, le 20 juillet 2000. Il est hébergé au Résidence Palace, à Bruxelles. Un choix judicieux car il offre tant à la presse internationale que nationale un cadre prestigieux disposant d’un équipement high-tech.. Chacun sait combien le travail des journalistes est plus amusant dans un environnement agréable et approprié.
Hier soir, à 21h17, l’IPC a diffusé un communiqué de presse annonçant le lancement d’une Campagne pour un usage sûr des colorations capillaires
L’initiative en revient au service public fédéral de la Santé publique dont la vice-première Laurette Onkelinx est ministre. Cette campagne est destinée aux consommateurs qui se colorent les cheveux. Parmi ces consommateurs vient en tête Élio Di Rupo. Comme la recherche d’un Premier ministre a nécessité, depuis la démission d’Yves Leterme (26 avril 2010), 588 jours avant que la Belgique ne retrouve un gouvernement de plein exercice, Laurette Onkelinx a fait preuve d’utilité publique en rappellant les conseils de base pour un usage plus sûr des colorations capillaires.
08:47 Écrit par Pierre André dans Actualité, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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jeudi, 03 mai 2012
La liberté d'expression en cause à Tunis.
Le hasard fait parfois bien les choses ; Aujourd’hui, à Tunis, l’UNESCO célèbre la journée mondiale de la liberté d’expression. Tunis est le rendez-vous de personnalités du monde de la presse qui débattent du thème les nouvelles voix : la liberté de la presse et son rôle dans le changement des sociétés. Au même moment, toujours à Tunis, décision attendue dans le procès Nessma (La brise). Cette chaîne de télévision privée tunisienne a diffusé à quelques jours des élections du 23 octobre le film Persépolis. Ce long métrage d’animation a, notamment, reçu en 2007, le prix du jury de Cannes. Ce film franco-iranien a été projeté sans problème à Tunis. Nessma a présenté une version doublée en arabe tunisien et suivi d’un débat sur l’intégrisme religieux.
Les salafistes ont crié au blasphème pour une séquence où Dieu paraît sous la forme d’un vieillard barbu Le directeur Nabil Karoui présente des excuses tandis que des salafistes tentent d’incendier sa demeure à La Soukra, dans la banlieue de la capitale. Une plainte est déposé contre le directeur par 140 avocats et des citoyens pour atteinte aux valeurs sacrées et aux bonnes mœurs et trouble à l'ordre public. Un délit passible de trois ans de prison. Les audiences ont été houleuses et le tribunal a mis la cause en délibéré ce jeudi 3 mai.
Dans le quotidien tunisien Le Temps de ce matin, une chronique est consacrée à ce procès. On peut y lire ; Bien sûr que le meilleur des scénarios, le plus vraisemblable en somme, serait que le patron de Nessma soit acquitté, purement et simplement, libéré des charges ayant pesé sur lui, et qui sont plutôt des charges pesant sur l’avenir de la liberté d’expression intra-muros (…) faire le procès d’un film, par ricochet, c’est faire le procès de toute une révolution, qui n’est pas advenue pour que les tunisiens, débarrassés d’une dictature, se retrouvent sous la coupe d’une autre, dont ils ne veulent pas. (...) La raison serait que les charges contre Nessma, ou celui qui la représente, peu importe, tombent d’elles-mêmes, parce que toute cette histoire, depuis le début, est cousue de fil blanc. Le reconnaître, c’est faire œuvre de sagesse, car le fondamentalisme, quelle que soit la forme dans laquelle il se drape, n’a pas droit de cité en Tunisie. La liberté de s’exprimer, oui par contre…
^^^^^^
Le jugement condamne Nabil Karoui à 2400 dinars tunisiens (1185 €) pour trouble à l'ordre public. Deux autres personnes - responsables respectivement du doublage et du visionnage - écopent d'une amende de 1200 dinars (592 €). La justice tunisienne à sa propre conception de la liberté d'expression...
10:39 Écrit par Pierre André dans Actualité, Media | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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mercredi, 02 mai 2012
Quel candidat tire bénéfice d'un vote blanc ?
Le 1er mai, sous le regard de Jeanne d’Arc, la présidente du Front National (6 421 426 voix sur 35 883 209 voix exprimées) – après avoir crié à ses sympathisants un Silence digne d’un kapo, a déclaré que son vote sera blanc et bleu marine en juin. Elle n’a toutefois pas donné explicitement de consigne de vote.
Le vote annoncé de Marine Le Pen est en contradiction avec les recommandations de Minute, l’hebdomadaire d’extrême droite. En effet, sur son site Minute tout en reconnaissant que Nicolas Sarkozy n’a pas tenu ses promesses de 2007 écrit ; m’abstenir ou voter blanc, ce serait favoriser l’élection du candidat socialiste.
En appui à ce barrage à Hollande, un entretien exclusif avec le ministre de la Défense et des Anciens combattants – troisième personnage du gouvernement Fillon. En première page, Monsieur Longuet déclare : les patriotes ne peuvent pas laisser passer François Hollande et considère, en pages intérieures, que rien n'enpêche de passer des alliances avec le FN. Bref, comme a dit un autre le 27 avril, Marine Le Pen est compatible avec la République.
15:14 Écrit par Pierre André dans Actualité, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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mardi, 01 mai 2012
Bagatelle, ce que Sarkozy n'a pas repris au Trocadéro !
Ce mardi 1er mai, à Paris, au Trocadéro, Nicolas Sarkozy prononcé un discours d’une quarantaine de minutes. Il a cité à deux reprises le général de Gaulle reprenant le début et la fin d’un texte connu sous le nom de discours de Bagatelle. Mais qu’a dit le général Charles de Gaulle le 1er mai 1950 et que n’a pas repris l’actuel Président de la République ?
Ah ! certes, nous connaissons les peines et les soucis de tant de gens et de familles. Nous entendons la rumeur d'alarme qui retentit dans l'univers. Mais, si nous sommes lucides, nous sommes également résolus. Pourquoi? Parce qu'à travers les obstacles nous avons choisi notre route. C'est celle qui monte et va tout droit. Au fond, depuis dix ans et plus, nous sommes, nous, ceux qui ne veulent pas que la France donne sa démission.
Mais d'autres, hélas ! y consentent. D'abord, les malheureux pour qui notre pays ne doit être que l'un des domaines du Kremlin. Mais aussi, certains Français qui doutent de la France : « C'en est trop ! chuchotent ceux-là. Nous sommes maintenant tombés trop bas pour pouvoir remonter la pente. Prenons-en notre parti ! A l'intérieur ne touchons à rien, de peur que tout ne s'écroule. A l'extérieur, faisons ce que demandent les étrangers les mieux pourvus. Ainsi pourrons-nous, peut-être, ménager nos chances de vivoter. Et, si la patrie doit mourir, tâchons au moins que sa mort soit douce!»
Oui, voilà ce que murmurent les pleurnichards du renoncement. Il faut dire que l'impuissance du régime ne leur fournit que trop d'arguments. Inversement, ce régime lui-même invoque l'atonie ambiante pour justifier sa médiocrité. Inutile de chercher ailleurs les causes de cette maladie d'abandon qui, naguère, malgré la valeur de certains des hommes au pouvoir et beaucoup d'efforts accomplis par la nation, nous fit lâcher les gages que nous avait valus la victoire de 1918, nous empêcha d'établir jamais, ni l'harmonie sociale, ni l'équilibre financier, figea notre défense dans la ligne Maginot, nous conduisit à Munich, détourna le dernier Gouvernement de la Troisième République, aux jours tragiques de 1940, de poursuivre la lutte dans l'Empire et aboutit, enfin, à l'effondrement et à la capitulation.
Nous incarnons, nous autres, le contraire de cette politique du perpétuel recul. C'est parce que, dans l'extrémité, nous pûmes rendre à la nation confiance en elle-même, conduire son effort avec autorité et commencer la rénovation, que la guerre fut gagnée, que le pays fut redressé, que la liberté et l'ordre furent restaurés. Mais, à peine cela était-il fait, qu'on vit le régime des partis se rétablir contre nous, trompant d'abord le pauvre monde par des programmes et des prospectus, pour s'engluer ensuite dans une stagnation lamentable. Et, comme ses clans et ses groupes se sentent désormais condamnés, ils achèvent de se coaguler dans le conservatisme des sièges et des places.
On comprend donc très bien pourquoi nous, qui voulons la France agissante et indépendante, trouvons devant nous deux catégories d'opposants. D'un côté, ou, comme on eût dit jadis, « à notre gauche », les séparatistes. De l'autre côté, ou, « à notre droite », la coopérative de conservation politicienne et sociale qui, pour le moment, s'appelle : Troisième Force. Je ne commettrai certes pas l'erreur ni l'injustice de mettre sur le même plan les opposants des deux espèces. Les premiers sont les ennemis de l'État. Les seconds ne font que lui nuire. Mais les uns, comme les autres, font obstacle au redressement. Il en est ainsi, d'abord pour ce qui concerne la question principale, celle qui est au fond du drame de notre siècle, je veux dire la question de la condition ouvrière.
Un jour, la machine a paru. Le capital l'a épousée. Le couple a pris possession du monde. Dès lors, beaucoup d'hommes, surtout les ouvriers, sont tombés sous sa dépendance. Liés aux machines quant à leur travail, au patron quant à leur salaire : ils se sentent moralement réduits et matériellement menacés. Et voilà la lutte des classes ! Elle est partout, aux ateliers, aux champs, aux bureaux, dans la rue, au fond des yeux et des âmes. Elle empoisonne les rapports humains, affole les États, brise l'unité des nations, fomente les guerres.
Car, c'est bien la question sociale, toujours posée, jamais résolue, qui est à l'origine des grandes secousses subies depuis trente-cinq ans. Aujourd'hui, c'est la même question, toujours posée, jamais résolue, qui pousse le monde vers un drame nouveau. C'est elle qui fournit de prétextes la tyrannie qui s'étend sur les deux tiers de l'Europe et de l'Asie. C'est elle qui, chez nous, procure aux séparatistes tant de concours désespérés. C'est elle qui empêche la prospérité de prendre son essor pour adoucir les misères humaines. Ah ! les pays libres peuvent bien déployer leur propagande et se ruiner en armements, l'épée, de Damoclès demeurera suspendue tant que chaque homme ne trouvera pas dans la société sa place, sa part, sa dignité.
Eh bien ! Nous voulons cela ! D'autres peuvent le caricaturer, nous sommes les seuls à pouvoir le faire. C'est l'Association des hommes, de leurs intérêts, de leurs capacités, que nous entendons bâtir. Ce sont des sociétaires, et non des adversaires, qui, selon nous, doivent assurer ensemble la marche des entreprises. Ce sont des contrats, établis en vue du meilleur rendement et assurant à chacun sa part des bénéfices, qui doivent remplacer aussi bien le dirigisme des prix et salaires que le système de ces conventions qui ne sont que des armistices. En raison de tout ce que la France a souffert et de tout ce qui la menace, nous avons décidé, nous, de réaliser cette réforme. Nous y appelons le peuple français. Il nous faut, pour y réussir, vaincre les séparatistes qui ne veulent pas que les plaies soient guéries. Il nous faut aussi faire liquider par le pays la coopérative qui étale maintenant son impuissance au milieu de l'angoisse ouvrière, des affaires ralenties, des grèves pourrissantes, des conciliations .avortées, et pour qui le mouvement serait une mortelle catastrophe.
Nous avons choisi, nous, une fois pour toutes pour le présent et l'avenir. N'est-ce pas ? les jeunes, qui m'entendez !
Mais nous savons bien, nous autres, que l'indépendance, la rénovation exigent un régime capable de mettre en oeuvre l'État et de conduire la nation. C'est le contraire, bien entendu, qu'ont réalisé et que maintiennent contre nous les séparatistes, unis pour cela aux coopérateurs de la conservation. Les premiers, en effet, jugent que ce système de confusion favorise leurs entreprises. Les seconds s'accrochent à une bâtisse où s'abritent les jeux, intrigues, vanités, qui font la vie des partis. Nous voulons, nous, arracher les Pouvoirs publics à la discrétion des chapelles, faire en sorte que le Gouvernement, le Parlement, la Justice, soient séparés et, par conséquent, responsables chacun pour son compte, avec, au-dessus d'eux, un arbitrage national qui puisse recourir au pays. Nous voulons que notre peuple se rassemble pour son salut, au lieu de se laisser diviser et subdiviser par des fractions dont les querelles l'épuisent, servent ses adversaires et ne nourrissent que les partisans.
Hier, tandis que la France, opprimée par l'invasion et étouffant sous l'humiliation, entendait les voix du parti pris, du mensonge, du renoncement, retentir à tous les échos, moi-même et mes compagnons n'avons jamais cessé de dire : « Rien ne compte, excepté de vaincre. Il n'y a qu'une route à suivre, celle du combat ! » Quant à nous, à aucun moment, nous ne fîmes autre chose que d'agir pour y réussir sans concéder en rien à la mollesse, ni au désespoir. Nous étions peu, au départ. Mais, à mesure des événements, combien de Français nous rallièrent de corps ou d'âme, y compris beaucoup de ceux qui, d'abord, nous avaient négligés ou même combattus ! A la fin, par la voix de Paris criant sa joie sur les Champs-Élysées, la nation tout entière devait nous donner raison.
Aujourd'hui, dans le tumulte d'un monde en fusion, au milieu de tant d'appels à la haine ou à la faiblesse, parmi tous les intérêts opposés et embrouillés, moi-même et mes compagnons disons au pays : « Rien ne compte excepté de renaître. Rétablir l'unité, avant tout par l'harmonie sociale ; maintenir l'indépendance ; bâtir l'État qu'il nous faut avec sa force et sa justice. C'est le salut ». Et nous marchons vers le but, sans nous en laisser détourner par aucune combinaison. Nous sommes sûrs qu'à la masse des Français qui nous a déjà rejoints s'ajoutent, pas à pas, beaucoup de ceux qui, d'abord, ne nous entendirent pas ou refusèrent de nous suivre.
17:40 Écrit par Pierre André dans Actualité, Politique, Social | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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lundi, 30 avril 2012
Mon "Temps des cerises".
J’aimerai toujours le temps des cerises
Et le souvenir que je garde au cœur.
Jean-Baptiste Clément a écrit ce poème, en 1866, vingt ans avant le 1er mai, aux Etats-Unis, où 200.000 travailleurs se mettent en grève pour obtenir la journée de travail n’excédant pas les huit heures. Chacun a rêvé d’écrire ce poème. Un lecteur de Liège 28 nous a adressé ce texte intitulé très sobrement :
MON “TEMPS DES CERISES”.
J’aurais aimé écrire pour toi « Le temps des cerises »,
Car c’est une chanson qu’on fredonne,
Et non un chant,
Qu’on entonne.
J’aurais aimé écrire pour toi « Le temps des cerises »,
Parce qu’elle annonce,
Que passé l’an nouveau,
Fini l’hiver corbeau,
L’arbre sera plus fort et plus beau.
J’aurais aimé écrire pour toi « Le temps des cerises »
Parce que,
Des fleurs au blanc pur,
Sortent
Les fruits mûrs,
Qui rougissent,
Les barricades.
J’aurais aimé écrire pour toi « Le temps des cerises »,
Parce qu’elle revient,
La chanson,
A chaque printemps,
Redit espoir, amour, mélancolie,
Et qu’elle n’est pas celle qu’on oublie.
J’aurais aimé écrire pour toi « Le temps des cerises »,
Où le poète en peine,
S’extasie,
Devant la femme amène,
J’aurais aimé écrire pour toi « Le temps des cerises »,
Parce qu’elle nous rappelle,
Qu’il faut, avec amour, la chanter,
Quand la nature renaît.
Le nom de l’auteur de Mon « Temps des Cerises »? Willy Burgeon, député durant 28 ans, élu pour la première fois au scrutin du 7 novembre 1971. Le 10 mai 1988, Willy Burgeon est désigné à la présidence du Conseil régional wallon. Il va occuper ce poste sans discontinuer jusqu’au 5 juin 1995, devenant le sixième président du Parlement wallon et celui qui en assure la plus longue présidence comme il est précisé dans l’Encyclopédie du Mouvement wallon (1) évoquant la carrière de Willy Burgeon, Président honoraire du Parlement wallon.
(1) Encyclopédie du Mouvement wallon - Tome IV Parlementaires et ministres de la Wallonie (1974-2009) - éditions de l'Institut Destrée téléphone 081 23 43 96 - 600 pages, 85 €
19:22 Écrit par Pierre André dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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jeudi, 26 avril 2012
Samedi, Rettigny reçoit Kristine, la petite-fille du pilote du B24 abattu à la Noël 1944.
Noël 1944. Mieux connue outre Atlantique sous la dénomination de Battle of the Bulge (Bataille du Saillant), la bataille des Ardennes est en cours. Lancée le 16 décembre, dès 5h trente, l’offensive von Rundstedt avec l’aide du ciel semble une réussite. Bastogne est encerclé par les troupes allemandes du général Heinrich Freiherr von Lüttwitz. Le général Anthony Mac Auliffe a refusé de se rendre par un mot que Cambronne a jadis utilisé autrefois, Nuts.
Deux jours avant Noël, le ciel se dégage. Aussitôt, l’aviation alliée peut se déployer. Le 25 décembre, parmi d’autres objectifs, une escadrille américaine s’envole, le but : bombarder les nœuds routiers et ferroviaires de Müsch-Mechernich-Hallschlag-Gerolstein dans l’Eifel. Participe à cette mission, le B24-42-95220 piloté par William W. Truxes Jr (né le 24 juillet 1918 à Chadron dans le Nebraska) et neuf hommes d’équipage Au retour, peu après midi, à hauteur de Saint-Vith, les Américains sont la cible de onze Messerschmitt, Atteint au moteur n°3, le B24 explose une vingtaine de km plus loin ; au dessus du petit village de Rettigny – moins de deux cents habitants – un village dont les origines remontent au 12ème siècle.
Le crash du B24 a été fatal à sept membres de l’équipage. Trois aviateurs parviennent à s’échapper - William W Truxes Jr., le co-pilote John E Sullivan et Burton Hurwitz, opérateur RCM. Arrivé au sol, William W. Truxes Jr est sévèrement brûlé, atteint à la colonne vertébrale et a de nombreuses côtes brisées. Néamoins il trouve la force de marcher dans la neige avant d’être capturé. Comme ses deux camarades, William W. Truxes Jr est envoyé au Stalag Luft 7110.
Libéré, William W. Truxes Jr retrouve sa femme Mildred épousée en 1941 et son premier enfant né en décembre 1944. Le Chicago Tribune a retracé la vie privée et professionnelle de cette personnalité d’Oswego décédée il y a cinq ans à l’âge de 88 ans. Il est le fondateur à 57 ans de l’entreprise qui porte son nom à Naperville (Illinois).
Ce samedi 28, à 16h. sa petite fille Kristin et le gendre de William W. Truxes Jr viennent à Rettigny inaugurer une stèle destinée à rappeler la chute de l’avion. Cette stèle qui n’est pas la première dans la région est due à l’initiative de Paul Remy de Brisy ( paul.remy@hotmail.com ). Paul Remy et ses amis animent un blogue consacré aux avions alliés et à leur équipage ( http://ardennesavions45.blogspot.com ).
Cette photo fournie par la famille Truxes a été prise à Long Island peu de temps avant le départ vers l'Europe. Le lieutenant William W. Truxes Jr et le co-pilote John E. Sullivan sont assis à droite. Tous les autres sont morts le lundi 25 décembre, jour de Noël.

16:08 Écrit par Pierre André dans Actualité, Histoire | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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dimanche, 22 avril 2012
L'horrible perplexité du lecteur de "Minute".
En France, l’extrême droite peut compter sur l’appui de diverses publications. La plus connue est l’hebdomadaire Minute. Un ancien directeur de rédaction de cet organe, Patrick Buisson, à la tête aujourd'hui de Publifact - entreprise de conseil politique – compte dans ses chalands Nicolas Sarkozy, Président de la République.
Dans sa dernière livraison, en date du 18 avril, Minute affiche, à la Une, Marine Le Pen. Le titre est sans équivoque : Premier tour : par raison ou par conviction, le vote utile, c’est le vote Le Pen.
Mais dans les pages intérieures de l’hebdomadaire, le lecteur trouve un très long texte de Bruno Larebière, ancien rédacteur-en-chef de Minute. Le texte est sans équivoque : Si l’on m’avait dit, il y a cinq ans, que je voterais un jour pour Nicolas Sarkozy, je ne l’aurais pas cru. Durant toute la campagne de 2007, dans les colonnes de « Minute », j’ai livré une bataille totale contre lui. ( … ) Je le voyais comme un pur opportuniste qui allait, non seulement amplifier la désagrégation de la France mais aussi, à force de se dire « de droite », discréditer pour des décennies le fait même que l’on puisse se revendiquer « de droite ».
Au premier tour, j’ai voté, sans conviction, par un mélange d’habitude et de fidélité, pour Jean-Marie Le Pen,(…) Au second, je suis resté chez moi, comme à chaque présidentielle, à chaque législative, à chaque cantonale depuis que j’ai le droit de vote – sauf en 2002 bien sûr.
N’ayant pas mis l’ombre d’un espoir dans son élection, (…) je ne suis donc pas un déçu du sarkozysme et le regard que je porte sur son action n’est pas obéré par le sentiment d’avoir été dupé. Tout au contraire, un quinquennat plus tard, je souhaite ardemment sa réélection et je m’apprête à lui apporter mon suffrage dès le premier tour.
Que va faire le lecteur de Minute ? Réponse en fin de journée.
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Résultat des courses à la grosse louche vers 20h ; sur 10 lecteurs de Minute, 6 préfèrent Sarkozy et 4 restent fidèles à Le Pen.
11:08 Écrit par Pierre André dans Actualité, Media, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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vendredi, 13 avril 2012
Bis repetita placent, le plaisir de revoir et de réentendre.
Depuis 2009, est installé à Liége la SONUMA ( SOciété de NUMérisation et de commercialisation des Archives audiovisuelles ). Dotée de 40 millions d’Euros, cette société a acquis le fonds d’archives télévisuelles et radiophoniques de l’entreprise de service public RTBF.
Créée par la loi du 18 juin 1930 sous le nom d’INR (Institut national de radiodiffusion ), cette entreprise est devenue RTB ( Radio-Télévision belge ) en 1960, puis le Royaume ayant évolué, s’est muée en RTBF ( Radio-Télévision belge de la Communauté française ) en 1977.
Comme le dit la SONUMA, des milliers d’heures de programmes radio et TV ont été produites. Ces archives audiovisuelles, témoignages vivaces des événements clés de notre époque, sont autant d’empreintes de notre identité culturelle et de la mémoire collective.
Ces archives ne reflètent pas l’ensemble de la production. Tout un temps, le syndrome Kuypers a joué et le mot archive a fait peur. Il faut savoir qu’après la guerre, un incendie a ravagé les archives filmées du ministère de l’Instruction publique causant plusieurs victimes. Le secrétaire-général de ce ministère, Julien Kuypers tenu pour responsable en sa qualité de plus haut fonctionnaire de ce département a été poursuivi et condamné le 1er mars 1950, a un an de prison avec sursis. Outre ce syndrome, des raisons d’économie ont joué puisque une bande magnétique utilisée pour un reportage a pu être réutilisée pour enregistrer un autre événement. Enfin, des sensibilités peuvent également être incriminées. Ainsi, durant la grève de 60-61, tout chercheur trouvera plus facilement des images des membres du gouvernement de Gaston Eyskens que celles consacrées au syndicaliste André Renard !
Inutile de pleurer sur le lait renversé, aujourd’hui la SONUMA est là. Elle a même pignon sur blog http://blog.sonuma.be . Les personnes curieuses de revoir soit Léo Ferré à Liège en 1964, soit d’apprécier la musculature deConstant le Marin, soit de connaître le frisson de la vitesse sur le circuit de Francorchamps en compagnie de Lucien Bianchi, soit de revoir le mariage d’Albert et Paola, le 2 juillet 1959, soit d’affronter la neige comme Bernard Hinault à Liège-Bastogne-Liège en 1980 ont l’occasion de le faire en s’inscrivant à la newsletter. Ce n’est pas de la nostalgie mais une manière agréable de connaître l’histoire de près des trois quarts du siècle dernier et l'actualité contemporaine.
18:56 Écrit par Pierre André dans Actualité, Histoire, Media | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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vendredi, 06 avril 2012
Mali, un pays en danger.
Au rang des dégâts collatéraux de l'intervention occidentale dans le conflit lybien, il en est un que les analystes ont oublié tant ils étaient heureux d'avoir mis fin au règne de 42 ans de Khadafi. Un règne qui a vu notamment ce dictateur planter sa tente en plein Paris avec l'assentiment du Président Sarkozy. Le dégât collatéral le plus important se déroule au Mali - il a commencé dès l'été 2011 et est est entré dans l'actualité en ce printemps 2012. Sous l'impulsion notamment de Mahamoudou Coulibaly, un ingénieur civil informaticien diplômé de l'Université de Liège et détenteur d'un Master en science de gestion de l'ULG-HEC, la cinquantaine de Maliens vivant en Belgique lance un appel avant qu'il ne soit trop tard.
Appel du Collectif des Maliens de Belgique
Depuis trois mois des groupes islamiques armés (les salafistes, les djihadistes, l’Aqmi) en quête de territoire ont agressé la république du Mali (Etat indépendant, démocratique et laïc).Pour se donner une respectabilité internationale, ces agresseurs utilisent la cause touareg qui était déjà prise charge par l’Etat malien.
La prise du pouvoir par les militaires le 22 mars 2012 conjuguée avec les défections de certains éléments de l’armée régulière ont accéléré l’avancée des agresseurs.
Le silence « assourdissant » et incompréhensible, de nombre de pays sur la condamnation ferme de ces agressions qui continuent, consterne tout le peuple malien.
Un peuple aux cultures millénaires, accueillant et ouvert qui a toujours été par ailleurs épris de paix et de justice. Sans la paix, il ne peut y avoir de développement.
Nous pensons que l’heure n’est pas aux sanctions économiques et politiques du Mali. L’heure est à la reconquête de l’intégrité territoriale de notre pays qui, il y a quelques mois était cité comme modèle de démocratie dans la sous région.
Nous, ressortissants maliens et résidants en Belgique, constatons quotidiennement dans la presse qu’une place importante est consacrée aux représentants des agresseurs en occultant leur crime odieux.
A ce jour, le grand oublié est le peuple malien, ce peuple qui depuis les premiers jours de son indépendance a inscrit dans sa constitution son attachement à l’unité africaine et a choisi comme devise : un peuple, un but, une foi.
D’énormes efforts ont été consentis avec l’aide des partenaires techniques et financiers dans le développement du nord du mali depuis l’avènement de la démocratie. Force est de constater que des erreurs de gouvernance, les mauvais accords successifs de paix signés entre le gouvernement malien et les rebelles du nord n’ont fait qu’aggraver le mal être au sein de l’armée nationale.
Les conséquences de l’embargo total décrété le 29 mars 2012 par la CEDEAO ne feront qu’aggraver la souffrance et la douleur de la population malienne qui vit dans un pays enclavé où la sécheresse pointe déjà à l’horizon avec son cortège de famine, de maladies etc.
Nous maliens de Belgique réunis au sein du collectif adressons un appel solennel aux représentants des peuples frères et amis du peuple malien, pour éviter tout risque de déstabilisation de la sous région, demandons à travers la présidence de l’union européenne :
- Une condamnation ferme et sans équivoque de l’agression et de l’acte de barbarie perpétrés par les agresseurs (Exécution sommaire, éventrement et émasculation de 70 militaires maliens le 17 janvier 2012),
- Une aide à la capture des responsables de ces actes barbares et leur traduction devant le tribunal pénal international ( TPI),
- Un soutien au Mali dans son effort de stabilisation et de sécurisation du septentrion,
- Une interdiction de tout soutien financier, diplomatique aux agresseurs qui commencent déjà à instaurer la charia dans le Nord Mali,
- La levée de l’embargo financier, économique et diplomatique décrété par la CEDEAO.
22:38 Écrit par Pierre André dans Actualité, francophonie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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mardi, 03 avril 2012
Une étude qui mérite d'être lue quand bien même on est en vacances !
Les bouleversements constitutionnels du Royaume ont pris en ligne de mire l’institution provinciale. Celle-ci est née en 1795 alors que la Principauté de Liège, celle de Stavelot-Malmedy et les Pays-Bas autrichiens sont rattachés à la France.
À la grosse louche, ces territoires correspondent à la Belgique actuelle. Français nous sommes et les divisions administratives sont les départements. À l’époque, ce qui sera en 1830 la Belgique, le pays comporte neuf départements. Leurs noms : la Lys, l’Escaut, les Deux Nèthes, la Dyle, la Meuse inférieure, l’Ourthe, les Forêts, la Sambre-et-Meuse et Jemappes.
Le régime hollandais de Guillaume 1er accepte la division administrative mais change les noms – histoire de mettre l’imagination au pouvoir. Ce qui donneFlandre occidentale, Flandre orientale, Anvers, Brabant, Limbourg, Liège, Luxembourg et le Grand-duché de Luxembourg, Namur, Hainaut.
Le Royaume de Belgique après, fait son deuil du Grand-duché de Luxembourg, procède à quelques aménagements dont le funeste de 1962 qui prive la province de Liège des six communes des Fourons. En 1995, la province de Brabant est divisée en deux, Brabant wallon et Brabant Flamand. Bruxelles et ses 19 communes sont reconnues en 1989, Région de Bruxelles-Capitale.
En 1991, les cinq provinces wallonnes créent l’Association des Provinces wallonnes (APW) dont le Président actuel est le député provincial liégeois Paul-Émile Mottard. En collaboration avec le professeur de droit constitutionnel de l’Université de Liège, – une chaire occupée en son temps par François Perin –Christian Behrendt, l’APW vient de publier une Étude sur les activités des provinces wallonnes.
Cette étude magistrale – pratiquement 500 pages – est disponible sur le site de l’APW - www.apw.be. Nous n’avons pas la prétention de vous résumer cette étude mais nous vous invitons à la lire. Lecture faite, vous trouverez que prendre l’institution provinciale en ligne de mire des bouleversements institutionnels du Royaume n’est pas forcément la meilleure politique !
07:32 Écrit par Pierre André dans Actualité, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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vendredi, 30 mars 2012
Grand Curtius, Ernest de Bavière en pleine frénésie ce week-end...
Fête au Grand Curtius ce samedi 31 mars et dimanche 1er avril. L’accès au musée est gratuit tant aux expositions temporaires Ernest de Bavière et Frénésie Vénitienne qu’aux salles permanentes. Le tout en musique : le samedi à 18h et 19h30, Serge Schoonbroodt et son orgue portatif, le dimanche à 15h, le Consort Henry Du Mont présente de la musique vocale des 17ème et 18ème siècle.
Le Grand Curtius est ouvert dès 10h les deux jours. Le samedi, les portes se ferment à 22h et le dimanche à 18h.

22:38 Écrit par Pierre André dans Actualité, Art | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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vendredi, 23 mars 2012
Julie Fernandez-Fernandez atteint un âge que Jean-Jacques Rousseau estime "convenable"

À l’occasion de ses quarante ans, le journaliste-écrivain Jean-Louis Servan-Schreiber a publié en 1977, un livre intitulé À mi-vie. L’entrée en quarantaine est le temps d’un bilan et un moment de réflexion sur son avenir. Le temps est irremplaçable et aujourd’hui est le premier jour du reste de ma vie comme le dit Victor Hugo.
Arrivée à cet âge, la Liégeoise Julie Fernandez-Fernandez a décidé de marquer la date avec ses ami(e)s. Le bilan de la graduée en communication est assez brillant. Entrée en politique, en octobre 2000, étant la 19ème élue avec 767 voix de préférence sur la liste PS qui obtient 20 mandats. Aux communales de 2006, elle accroît son score de 95 % 18 et devient Échevine de l'État civil, de la Population, des Mairies de Quartier et des Cimetières.
En guise de cadeau d’anniversaire, le 20 mars 2008, elle reçoit la charge de Secrétaire d’État aux Personnes handicapées. Un poste qu’elle conserve alors que la Primature voit défiler Yves Leterme et Herman Van Rompuy.
Aux élections régionales de 2009, dans l’arrondissement de Liége, ses 8030 voix de préférence l’amènent cinquième des six élus socialistes liégeois aux Parlements wallon et communautaire. Aux élections fédérales de juin 2010, dans la circonscription électorale de Liège, ses 10.069 voix de préférence (premier score féminin de la liste) l’amènent sixième des sept élus socialistes liégeois à la Chambre.
Son maiden speech a eu lieu lors de la séance plénière du 17 mars 2011. Julie Fernandez-Fernandez intervient lors la discussion sur une proposition de loi modifiant la législation afférente au congé de paternité. Elle intervient au nom de son groupe : Monsieur le président, chers collègues, notre groupe se réjouit de l'adoption de ce texte. Il mettra fin à une discrimination dénoncée depuis des années par les mouvements de défense des droits des homosexuels et des lesbiennes. En effet, ce qu'on appelle le congé de paternité n'était accessible qu'à celui dont la filiation à l'égard de l'enfant était reconnue. Sa prise de parole terminée, le président de la Chambre, André Flahaut ; Je vous félicite pour votre première intervention dans cette assemblée, madame. Les applaudissements qui accompagnent traditionnellement un maiden speech terminés, Herman De Croo, ancien président de la Chambre signale ; Monsieur le président, Mme Fernandez Fernandez a été secrétaire d'État et, même en cette qualité, elle a déjà parlé à la Chambre!
Et maintenant ? Julie Fernandez-Fernandez peut partager l’avis de Jean-Jacques Rousseau voyant à quarante ans, l’âge le plus convenable pour réunir toutes les qualités qu'on doit rechercher dans un homme d'État.
13:16 Écrit par Pierre André dans Actualité, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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dimanche, 18 mars 2012
CTA, un nouveau label à l'Ecole d'Hôtellerie et de Tourisme de la Ville de Liège.
En complément du décret du 28 avril 2004, le 31 mai 2005 est né le Contrat pour l’École. Ce Contrat entend répondre aux problèmes majeurs de notre enseignement. Il prévoit notamment – jargon oblige - une modernisation de l’équipement pédagogique dans les établissements d’enseignement qualifiant (…) ainsi que la création de 20 à 30 Centres de technologies avancées en Région wallonne et à Bruxelles visant à mettre des équipements de pointe à disposition des élèves et des enseignants de l’enseignement technique et professionnel, de promotion sociale et supérieur non universitaire. Coût 2006 : 200.000 EUR pour le cadastre, à partir de 2007, intervention du FEDER.
Le FEDER (Fonds Européen de Développement Régional) intervient à hauteur de 50% dans la création des Centres de technologies avancées (CTA). En 2007, appel est lancé aux écoles souhaitant obtenir le label. Cinquante deux écoles déposent un dossier de candidature. L’École d’Hôtellerie et de Tourisme de la Ville de Liège est en lice. Créée à la demande du secteur en 1927, elle est la première école du pays. Son dossier les bases du futur des métiers de bouche obtient le label CTA le 18 avril 2008. La subvention est de 823.500 € en provenance, à part égale, de la Fédération Wallonie-Bruxelles et du FEDER. À cette manne, il convient d’ajouter les 230.000 € de la Ville de Liège. Soit un total de 1.053.500 € (= 42.498.085 francs belges aux yeux de ceux qui ont connu le 20ème siècle).
Désigné Coordonnateur CTA Jacques Mathieu suit depuis avril 2009 les travaux d’aménagement du Centre de technologies avancées installé dans les anciens bâtiments de bPost, 6 rue de Namur. L’inauguration a eu lieu ce mercredi 14 mars. Gérard Georges de l’École d’Hôtellerie et de Tourisme depuis 1990 a présenté aux autorités son nouveau né – le CTA – en précisant que son école a la grande chance d’appartenir à un secteur particulièrement porteur d’emploi car 95% de nos diplômés trouvent un emploi facilement.
Parmi les objectifs poursuivis par le CTA Hôtellerie de la Ville de Liège notons le mariage de la science et la technologie au service de la création culinaire, la recherche d’une cuisine réfléchie et devenir un centre de gastronomie durable.
22:02 Écrit par Pierre André dans Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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vendredi, 09 mars 2012
Ancien consul général de France à Liège Dominique Pin est mort. Le Président de Côte d'Ivoire assiste à ses funérailles.

Avant d’être nommé Consul général de France à Liège, Dominique Pin a été affecté à la cellule affaires africaines dirigé par le Secrétaire général de l’Élysée, Hubert Védrine, au temps du second septennat présidentiel de Mitterand,. En 2001, il se retrouve à l’ambassade de France en Côte d’Ivoire. Laurent Gbagbo vient d’être élu Président. En 2002, en septembre, troubles à Abidjan. Alassane Ouattara et sa famille sont menacés d’exécution par les escadrons de la mort du Président Gbagbo. Ils trouvent refuge à l’ambassade de France où ils sont sauvés par l’ambassadeur Renaud Vignal et Dominique Pin.
Devenu Président de la Cöte d’Ivoire, Alassane Ouattara se souvient. Lorsqu’en août dernier, Dominique Pin succombe d’un cancer à l’âge de 63 ans, le Président est venu avec son épouse assister aux funérailles à Chapois, le village natal situé dans le Jura. Le Président y a prononcé l’oraison funèbre de son ami Dominique :(…)La maladie a donc fini par avoir raison du courage et de la ténacité qui l’ont toujours caractérisé. Avec la mort de Dominique, nous perdons un grand serviteur de la France, mais aussi un Homme attachant, un homme généreux, et un homme remarquable.
Nous nous sommes connus dans des circonstances particulières. Ce sont des moments que le temps n’efface pas et sur lesquels, l’oubli n’a pas de prise. En Septembre 2002, la Côte d’Ivoire, mon pays, connaît une crise profonde, avec une tentative de coup d’état transformée en rébellion.
Alors que nous étions menacés de mort, pourchassés par des hommes en armes, L’Ambassadeur de France en Côte d’Ivoire, Renaud Vignal qui nous a quittés, et son plus proche collaborateur, Dominique Pin, ont posé un acte d’une portée considérable.
A la demande de la France, du Président Chirac, ils nous ont accueillis à la Résidence de France à Abidjan. Ainsi, nous avons été hébergés chez Christine et Dominique Pin du 22 Septembre au 27 Novembre 2002 où nous n’avons manqué de rien. Dominique et Christine nous ont entourés de leur affection. Ils avaient le sens de la fraternité et de l’hospitalité. Nous leur devons d’être en vie, mon épouse, certains proches collaborateurs et amis, et moi.
De cette rencontre en Septembre 2002 est née une grande amitié. Depuis, nous sommes restés très liés. Nous gardons de Dominique PIN le souvenir d’un homme fidèle en amitié, d’un homme de cœur, d’un humaniste et d’un diplomate de grande valeur.
Nous n’oublierons jamais ce qu’il a représenté pour nous et tout le soutien qu’il nous a apporté, plus particulièrement ces derniers mois, jusqu’à mon accession au pouvoir.
Dominique PIN avait épousé notre cause: celle de la justice, de la démocratie et de liberté. Pendant ces derniers mois, il n’a ménagé aucun effort pour expliquer dans les médias pourquoi notre combat était juste. Il nous quitte à un moment où j’ai le plus besoin de lui, de son expérience, de ses conseils avisés et de son amitié pour mener à bien la mission que les Ivoiriens m’ont confiée. (…)
Nous ne saurions lui rendre tout ce qu’il nous a donné.
Mais, nous avons l’obligation morale d’honorer sa mémoire chaque fois que cela est possible. (…)
Je voudrais leur dire que mon épouse et moi, nous partageons leur profond chagrin et les assurer de notre compassion et de notre solidarité.
Dominique, repose en paix! Que la terre du JURA que tu as tant aimée te soit légère !
Adieu, mon ami.
12:30 Écrit par Pierre André dans Actualité, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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mercredi, 07 mars 2012
Bpost : mieux que la "Journée des Compliments", place à la "Semaine des Compliments" !
Fin février, bpost a eu une idée remarquable. Elle a réalisé que prendre un instant pour faire un compliment, cela met un peu de soleil dans la journée. (…) nous sommes convaincus qu’un petit geste sympathique et gratuit peut faire une différence dans notre vie de tous les jours : un petit compliment, cela crée une ambiance plus positive et cela nous aide à adopter un regard plus optimiste. Les 27 et 28 février, tous les facteurs ont déposé dans chaque boîte aux lettres hors celles marquées « pas de publicité », une carte préaffranchie.
Postée le 29 février, la carte apporte un compliment de l’un(e) à l’autre. Juste à temps pour être à destination le 1er mars, Journée des Compliments, peu importe que l’un(e) soit à Oostende et l’autre à Arlon ou vice-versa. Dans un Royaume divisé – la formation d’un gouvernement nécessite 541 jours au minimum -, bpost fait œuvre d’unité nationale par sa Journée des Compliments tout comme Pirenne l’a fait, tout à fin du 19ème siècle, en imaginant la civilisation nationale de la Belgique. L’Administrateur-délégué Johnny Thijs mérite un compliment patriotique d’Elio, voire d’Albert II.
Si le jeudi 1er mars est la Journée des Compliments, ceci ne signifie pas que toutes les cartes postées le 29 février soient arrivées le lendemain comme il convient. : J+1 garantit la distribution de votre envoi le jour ouvrable suivant le dépôt de votre envoi dans un bureau de poste ou dans une boîte rouge. Certains destinataires de compliments ont même attendu le 5 mars pour les recevoir ! Si les esprits chagrins sont capables d’en faire reproche à bpost au lieu de bpositiver, nous suggérons que l’an prochain la Journée des Compliments se mue en Semaine des Compliments.
11:22 Écrit par Pierre André dans Actualité, Amour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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lundi, 27 février 2012
L'ancêtre de la Sécurité sociale - la Caisse de prévoyance - est née à Ans.
À la fin du 12ème siècle, de la terre noire propre à faire du feu fut trouvée dans beaucoup d’endroits de la Hesbaye. Cependant, l’exploitation en sous-sol s’impose. Elle se termine huit siècles plus tard en région liégeoise. Le droit minier liégeois est dominé par le principe qui possède le comble, possède le fond. Principal propriétaire des terres, l’Eglise concède des terrages à des comparchionniers. Le pire ennemi des charbonniers est l’eau qui envahit les mines. Certes, via les araines, Liège bénéficie d’eau potable mais trop de bures sont abandonnées faute d’exhaure. En 1582, le Prince-Évêque Ernest de Bavière proclame l’Édit de Conquête qui vise à sauver les fosses inondées (cfr Liège 28 6/12/2010 – Les Planchar, maître de fosses dans la Seigneurie de Montegnée).
À la Révolution française, nombre de charbonniers liégeois ont pris la route de l’exil. La mise sous séquestre de leurs biens est décidée. La législation minière au Pays de Liège change. La loi Mirabeau décrète les mines sont à la disposition de la nation. La nation confie l’exploitation à des nouveaux capitaines d’entreprise, résolus, ambitieux, politiquement intrigants, formés techniquement (…) le règne des « barons du charbon » comme le déplore Robert-Armand Planchar.
Nous sommes le vendredi 28 février 1812. Comme d’habitude, au charbonnage Beaujonc – propriété de Lambert Colson et de Madame Hardy - 127 mineurs sont au travail, au niveau moins cent septante mètres. Parmi ces 127 mineurs, il y a un aveugle, Nicolas Riga, des enfants dont Mathieu Goffin, 12 ans, fils d’Hubert Goffin, fils lui aussi de mineur. Bien que la généalogie des pauvres ne va généralement pas au delà du grand-père, on trouve déjà un Goffin mineur à la fin du 16ème siècle.
Il est 10h lorsque Mathieu Labeye, ouvrier chargeur au panier – cuffat - aperçoit de l’eau tombant dans la bure. Prévenu le maître mineur Hubert Goffin réalise que l’eau provient d’une digue rompue près du puits Triquenotte, autre houillère propriété de la Compagnie Colson. Tandis que l’eau envahit la mine, Goffin bat le rappel de l’ensemble des ouvriers. Par trois fois, le panier réussit à remonter 35 mineurs. Goffin emmène les autres vers d’autres galeries supérieures. Comme seul outil, leur pic. Rapidement privés de chandelles, ils cherchent une issue. Par ailleurs, les secours extérieurs s’organisent. Le mercredi 4 mars, la jonction est établie via la houillère de Mamonster Le bilan ; 105 mineurs sauvés, 22 noyés. Les catastrophes minières ne sont pas rares. Une centaine au Pays de Liège entre 1802 et 1813.
Une enquête sur les causes de la catastrophe est menée sous la direction de l’ingénieur en chef au Corps impérial des Mines, Beaunier. Le 25 mars 1812, premier constat : imprévoyance due à l'habitude des dangers inhérents à la mine, négligence résultant de l'impunité, témérité inspirée par le désir de rendement à tout prix, insuffisance de la technicité dans les méthodes d'exploitation et dans les moyens de parer aux dangers.
Avant même que les causes du drame ne soient établies, chacun et à fortiori l’Empereur Napoléon, les devine. Désireux de distinguer l'héroïsme de ce simple soldat du travail, l'Empereur lui décerna la croix de chevalier de la Légion d'honneur le 12 mars 1812. Cerise sur le gâteau, une pension à vie de 600 francs. Les mineurs Nicolas Bertrand, Mathieu Labeye, Melchior Clavir et Mathieu Goffin reçoivent une prime de 300 francs or. En outre, Mathieu est inscrit au Lycée impérial de Liège.
L’Empereur ordonne au préfet de l'Ourthe, le baron Charles Micoud d'Umons de donner à la cérémonie de remise de la Légion d’honneur le luxe, le faste, la grandeur de l'Empire. La cérémonie se déroule le dimanche 22 mars à l’Hôtel de Ville de Liège. Les peintres Jacques-Charles Bordier du Bignon et Philippe-Auguste Hennequin ont immortalisé ce moment où le premier ouvrier reçoit la Légion d’honneur.
Ulcéré par le comportement des barons du charbon, Charles Micoud d’Umons s’en est plaint à l’Empereur lors de son passage à Liège en 1811, les propriétaires ne comptant pour rien la vie de leurs ouvriers. La catastrophe du charbonnage Beaujonc lui permet de revenir sur le sujet. En juillet 1812, il soumet au ministre de l’Intérieur, Camille de Montalivet un projet de caisse permanente de secours. Cette caisse est alimentée par une très légère retenue sur les salaires. Au lendemain de la bataille de Buntzlau, le 26 mai 1813, Napoléon signe le décret instituant la Caisse de prévoyance en faveur des ouvriers houilleurs du département de l'Ourthe.
Ancêtre de la Sécurité sociale, la Caisse de prévoyance est installée le 15 juillet 1813 à l’Hôtel de Ville de Liège. Les propriétaires des mines contribuent à hauteur d’un demi pour cent de la masse salariale de leurs ouvriers et employés. Ceux-ci à hauteur de deux pour cent.
L’administration de la Caisse de prévoyance est gratuite. Font partie de droit du Conseil d’administration 1o le préfet du département ; 2o l'évêque diocésain ; 3o le procureur impérial près le tribunal de première instance ; 4o le maire de la ville de Liège ; 5o l'ingénieur en chef des mines. Cinq autres administrateurs sont élus annuellement ; un parmi les propriétaires des grandes exploitations, un parmi les directeurs de fosses, deux parmi les maîtres mineurs, et un parmi les ouvriers houilleurs.
Sous le régime hollandais, la Caisse de Prévoyance est suspendue. La Belgique indépendante la rétablit en 1837. L’année centenaire de la catastrophe voit l’érection, à Ans, d’un monument en hommage à Hubert et Mathieu Goffin, œuvre du sculpteur liégeois Oscar Berchmans.
22:36 Écrit par Pierre André dans Histoire, Social | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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vendredi, 24 février 2012
"Le Soir" a 125 ans !
Page 295 de l’album marquant, en 1987, le centième anniversaire du journal Le Soir, il est indiqué constaté par huissiers, le tirage journalier moyen du Soir pour les jours ouvrables s’est élevé, en 1956, à 305.041 exemplaires.
Ces chiffres ne sont pas des chiffres certifiés par le CIM (Centre d’Information sur les Médias) pour une raison toute simple ; le CIM , à l’époque, n’existe pas. Il est né en 1971 de la fusion de l'OFADI (premier organisme d'authentification de la diffusion des titres de presse en Belgique) et du CESBP (premier organisme belge de mesure d'audience), le CENTRE D'INFORMATION SUR LES MEDIAS, en bref LE CIM, est une association sans but lucratif, dont les membres sont les acteurs du monde de la communication en Belgique.
Aujourd’hui, à en croire la revue Journalistes, le mensuel de l’association des journalistes professionnels, Le Soir, en 2011, a un tirage de 79.405 exemplaires. En 2010, le tirage a été de 81.069. En 2011, Le Soir n'atteint plus que 26% 04 de son tirage en 1956 ! Quasi un tirage en perte de trois-quart par rapport au tirage de 1956...
Pour l’ensemble de la presse francophone du Royaume, le déclin – entre 2010 et 2011 - est de 3% 04. Quant à la presse néerlandophone, elle est en progression de 0% 5.
Nous laissons à d’autres – plus compétents que nous – le soin d’expliquer ces différences. Nous nous bornerons à dire que dans les années 50-60, à la maison, nous étions abonnés à deux titres : un national reçu le matin et un local apporté à la tournée postale de seize heures. Aujourd’hui, le groupe Rossel envisage des synergies entre les titres du groupe. Le système revient, selon l’image donnée par Didier Haman, directeur et rédac’chef du Soir, à mettre les ingrédients en commun tandis que les journaux les cuisineront différemment, à leur manière, en préservant leur vocation. Belle ratatouille en perspective…
11:27 Écrit par Pierre André dans Actualité, Media | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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mardi, 21 février 2012
Paul Libens, un personnage attachant au coeur d'or.
Personnage attachant difficile à cerner écrit Luc Dardenne, président du Dernier Carré (amicale des pensionnés de la RTBF) dans un éloge funèbre (1) de Paul Libens qui avait un cœur d’or.
Né le 17 janvier 1924, Paul Libens vit sa petite enfance à Ayeneux. 1924 est classée dans les années folles – le Liégeois Simenon s’installe place des Vosges à Paris – qui seront suivies de la grande crise, prélude à la seconde guerre mondiale entamée le 1er septembre 1939. En 1940, au début des hostilités du 10 mai, comme des milliers de jeunes Belges, Paul Libens reçoit du général Denis, ministre de la Défense l’ordre de rejoindre par ses propres moyens un des Centres de Recrutement de l’Armée Belge (CRAB). Envoyés en France pour se former à l’art militaire, ces jeunes ne le seront pas car l’armée belge capitule le 28 mai. Beaucoup rentrent en Belgique, d’autres choisissent de demeurer en France. C’est le cas de Libens qui rejoint les maquis du Sud-Ouest. Au cours d’un accrochage, il est blessé à la cuisse. Il en garde cicatrice toute sa vie. Il termine la guerre en qualité de membre des Forces françaises de l’Intérieur (FFI).
De retour à Liège, il participe à la création du Théâtre de l’Étuve. Il en devient un des comédiens attitrés. Il écrit des chansons. Il défend son Marchand de Parapluie à l’une des premières émissions Musicorama lancées par la radio Europe 1. Ceux qui ont entendu Paul chanter dans mon pays, les marchands de parapluie ont toujours le sourire en regardant tomber la pluie ne peuvent l’oublier. À Paris, il se fait ami(e)s (et un carnet d’adresses) en se produisant dans des boîtes à chansons dont La Colombe, véritable pépinière de talents avec Barbara, Guy Béart, Anne Sylvestre, Romain Bataille, Pia Colombo, Jean Ferrat, Pauline Julien, Paul Louka, Georges Moustaki, Pierre Perret et d’autres. Leurs amitiés résistent au temps.
En 1960, Paul Libens tourne dans Le Cercle Romain, un film à l’atmosphère tendue de Raymond Haine. Le Cercle Romain a fait l’objet en janvier 2008 d’une sortie en DVD où le spectateur retrouve quelques scènes d’une audace extraordinaire (qui) en font un film déconcertant et digne d’intérêt. Autre facette cinématographique de Paul Libens, sa participation dans Jeudi, on chantera comme dimanche de Luc de Heusch. Sur un scénario partiellement écrit par Hugo Claus, ce film produit en 1967 par Henri Storck raconte l’histoire d’un jeune couple qui essaie d'accomplir leur rêve de bonheur dans la société de consommation que l'on surnomme à l'époque la société des loisirs.
Le Centre de production de la RTBF-Liège permet à Paul Libens d’extérioriser ses divers talents. De Choses vues et entendues au Podium orange, sa vie est faite de bonheurs qu’il offre à quantité de vedettes invitées aux multiples émissions. Paul Libens est leur mentor de Liège. Il fait découvrir à certaines les nuits de Liège, dolce vita wallonne. De ces rencontres, en sort un livre Ah, les beaux monstres réédités sous le titre Stars et vedettes.
En 1972, à l’occasion du Mois de la Francité, associé à quelques amis, Paul Libens lance Agendascope, numéro zéro de ScopLiège qui durant une douzaine d’années sera le mensuel liégeois par excellence. Paul Libens demeure attaché à la poésie et à la chanson. Le millénaire de la Principauté de Liège lui inspire Le Peuplier wallon dont le refrain reste d’actualité ; Wallons, Wallons / Accordons nos violons / Wallons, Wallons / Chantons tous la même chanson / Wallons, Wallons / Réveillons nos carillons / Wallons, Wallons / Le bonheur est à l'horizon !
(1) Visites Centre funéraire de Robermont 21 et 22/2 de 16 à 18h30. Funérailles le 23 février à 14h.
11:19 Écrit par Pierre André dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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mercredi, 15 février 2012
Didier Reynders à la rencontre de la "révolution du jasmin".

La Tunisie de Zine-el-Abidine Ben Ali a choisi d’être représentée à Liège par Didier Reynders, consul honoraire de Tunisie. Celui-ci devenu Ministre dans le gouvernement fédéral en 1999, sa charge de consul honoraire a été assumée, jusqu’il y a peu, par le Calidifontain Laurent Burton. Les nouvelles attributions ministérielles de Didier Reynders ont amené les deux hommes à renoncer à représenter la Tunisie à Liège. Autrement dit, pour le moment, il n’y a plus de consul honoraire de Tunisie à Liège.
La Tunisie de Moncef Marzouki a reçu ce lundi la visite officielle du Ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders. Rudy Demotte Ministre-Président des gouvernements wallon et de la fédération Wallonie Bruxelles a pour sa part visité la Tunisie, il y a quelques mois.
Notre Ministre des Affaires étrangères n’a pas été reçu par le Président Marzouki. Attitude totalement normale en l'occurence. En revanche, il a rencontré son homologue Rafik Abdessalem et le Ministre du Tourisme Elyes Fakhfakh. À l’un, il a, selon notre confrère tunisien La Presse, réitéré l’appui politique ferme de son gouvernement à la Tunisie en cette phase transitoire, faisant part du soutien de son pays aux efforts de la Tunisie visant à relever les défis auxquels elle est confrontée sur le plan économique et social. À l’autre, Didier Reynders a réaffirmé le soutien de la Belgique pour la relance de l’économie tunisienne, recommandant aux investisseurs et opérateurs touristiques des deux pays de se rapprocher davantage et d’explorer les nouvelles opportunités de coopération qu’offre désormais le climat de transparence qui règne en Tunisie après la révolution.
Le gouvernement tunisien compte notamment développer un tourisme religieux qui présente des séjours all inclusive halal c'est à dire sans boissons alcoolisées. Cette offre axée actuellement sur la France permet de visiter des sites de l'Islam.
22:46 Écrit par Pierre André dans Actualité, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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dimanche, 05 février 2012
Au Crowne Plaza, dîner de gala du Corps consulaire de Liège
Dans la grande salle de bal du Crowne Plaza, le dîner de gala du Corps consulaire de Liège a accueilli, outre le Consul général de carrière du Royaume du Maroc, deux nouveaux Consuls honoraires représentant la Confédération suisse et le Royaume des Pays-Bas.
Le Royaume du Maroc est actuellement le seul pays à être représenté à Liège par un Consulat général de carrière. En août 2011, le Consul général Mr Abdelghani Bellaaziri est rentré au Maroc. Son successeur Mr Sidi Nour-Ed dine El Alaoui a reçu l’exequatur le 8 novembre 2011. Un peu à l’étroit au 54 quai Saint-Léonard, Mr El Alaoui est en quête d’un immeuble mieux adapté à l’importance de son Consulat général (téléphone : 04 227 41 59 – courriel consumaliege@skynet.be) et à l’image du Maroc.
La Confédération suisse est, de nouveau, présente à Liège en la personne de Mme Florence Roth, Consule honoraire qui a reçu son exequatur le 30 novembre 2011. Originaire de Moutier, cette Jurassienne préside la Société suisse de Liège-Verviers - www.suisseliege.be. Le Consulat suisse est installé à Saint-Nicolas (téléphone : 04 252 22 27 – courriel liege@honrep.ch). Avec Mme Roth, Liège retrouve un Consulat de Suisse après une longue vacance. En effet, si nos sources sont sûres, le dernier Consul de la Confédération a été le Baron Arthur de Sénarclens, co-fondateur du Cercle consulaire de Liège au siècle dernier. 
Après la fermeture de son Consulat général de carrière, en mai 1986, le Royaume des Pays-Bas a été représenté, dès le 1er janvier 1989, par un Consul général honoraire, Mr Peter van Ettro avec juridiction sur les provinces de Liège, Namur et Luxembourg. Atteint par la limite d’âge, citoyen d’honneur de la Ville de Liège, il est remplacé par Mr Bernard Piette. Celui-ci est le premier Consul général dont l’exequatur en date du 9 janvier 2012 porte, outre la signature royale, celle du nouveau Ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders. Le Consulat général est situé à Blégny, au siège de Logistics in Wallonia (téléphone : 04 387 88 26 – courriel bpi@logisticsinwallonia.be).

Doyen du Corps consulaire, le Consul honoraire d’Espagne Mr Fernand Goffioul a reçu ses invités avant que notre consœur Lily Portugaels ne modère un débat consacré à l’Europe. Ni les parlementaires européens (les PPE Anne Delvaux, Mathieu Grosch, l’APSD Marc Tarabella), ni le député MR Hervé Jamar n’ont requis l’intervention de la modératrice.À retenir de ce débat ; grâce au Parlement Européen, les atermoiements du gouvernement wallon sur le projet Liège Carex (Cargo Rail Express) n’entraînent pas lepire. Ouf. Pour terminer, une information people; l’ex-journaliste de la RTBF est très fâchée à l’égard de la presse qui, au Parlement Européen, n’a d’yeux pour le seul Daniel Cohn-Bendit !

Monsieur le Consul général El Alaoui
11:52 Écrit par Pierre André dans Actualité, Liège | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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vendredi, 27 janvier 2012
Fins de mois intelligentes pour notre confrère Edmond Blattchen.
Fin de mois quelque peu fatigante certes mais rudement intelligente pour le journaliste liégeois Edmond Blattchen.
Le 29 janvier, il reçoit vers 22h45 sur la deux de la RTBF.be dans l’émission Noms de dieux Slimane Zeghidour, rédacteur en chef et éditorialiste de TV5 Monde.
Né en Kabylie, un an avant la guerre de libération qui a mené l’Algérie à l’indépendance le 5 juillet 1962, Slimane Zeghidour a passé son enfance dans un camp de regroupement. Au terme d’étude de journalisme à Paris, il a été grand reporter pour des titres prestigieux (Le Monde, Libération, le Nouvel Observateur) tout en publiant La Vie quotidienne à La Mecque de Mahomet à nos jours, Le Voile et la bannière, Les 50 mots de l'islam, et plus récemment L’Algérie en couleurs (Editions Les Arènes). Il anime un séminaire de Géopolitique des religions en Sciences politiques à l’université de Poitiers et a un blogue blogs.tv5.org/deus_ex_machina.
Extraits de ce blogue : Pour le croyant, «islam» évoque l’«abandon» confiant de soi en Dieu et non point la soumission aveugle. Son éthique fondamentale se résume, selon la Sunna, à «adorer Dieu, sans rien Lui associer, observer la prière canonique, verser l’aumône obligatoire, jeûner durant le mois de Ramadan, offrir à manger à l’affamé et le salut de paix, au voisin comme à l’inconnu». Aujourd’hui, le mot islam désigne à la fois la religion (l’équivalent de christianisme) et la civilisation (l’équivalent de chrétienté). Mais le croyant préfère utiliser, pour désigner l’univers islamique, soit
le terme d’Oumma (la «Matrie», la communauté des croyants), soit l’expression Dar el-Islam (la Maison de l’islam). Cette demeure de l’esprit s’étend de l’Indonésie au Maroc et du Cercle polaire au tropique du Cancer.
Les 30 et 31 janvier, Edmond Blattchen est à Paris au Congrès mondial de l’Alliance Française. Il n’y est pas seul. William Ancion qui préside la section liégeoise fondée tout récemment (cfr Liège 28 - 23 novembre 2011) assiste également a ce Congrès qui réunit des délégués de plus de 130 pays. En clôture du Congrès de l’Alliance Française, en vedette Stéphane Hessel.
Jean-Pierre de Launoit, Président de la la Fondation de l'Alliance française internationale est très heureux d’avoir Stéphane Hessel à son Congrès. Il doit ce bonheur à Edmond Blattchen qui n’a guère eu à plaider auprès de son ami Stéphane Hessel. Ensemble, boulevard Raspail, mardi vers 16h, Edmond Blattchen et Stéphane Hessel dialogueront sur le thème S’indigner, s’engager, espérer.
19:57 Écrit par Pierre André dans Actualité, Télévision | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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lundi, 23 janvier 2012
En 2014, le Corps consulaire de Liège célébrera ses cent ans !
En Belgique, il y a quelques deux cents Consuls honoraires. Leur tâche est de représenter les pays dont ils sont Consuls honoraires, de prêter main-forte aux ressortissants de ces pays et de faciliter les relations entre ces pays et nos Régions.
Ouvert sur le monde, le Pays de Liège en compte actuellement une quarantaine qui forment le Corps consulaire de Liège - www.consulsliege.be.
Corps consulaire créé en 1914 comme l’a rappelé le 8 mars 1919, le Président Gustave Ghilain, Consul des Etats-Unis Mexicains : Au début de cette guerre mondiale, tous les Consuls établis à Liège se sont réunis en une Assemblée générale et ont pensé qu'il était nécessaire de se constituer en un Cercle Consulaire. (…) Il y a deux ans environ, nos Collègues les Consul et Vice Consul du Chili et le Vice Consul d'Espagne sont venus me voir pour me prier de prendre l'initiative de réunir à nouveau les Consuls des Pays Neutres et examiner ensemble les meilleures mesures à prendre pour sauvegarder nos intérêts et ceux de nos nationaux. (…) Notre première réunion fut décisive, en ce sens que tous, unanimement, nous fûmes d'avis de nous réunir régulièrement, de rechercher nos droits et nos prérogatives et de nous entraider pour les défendre. (…) les Consuls de Commerce et les Consuls de Carrière ont, à peu près, les mêmes prérogatives, sous le rapport qui nous occupe. Les uns et les autres ont beaucoup de devoirs, peu d'exemptions et d'immunités et presque pas de droits ! … La confirmation de ces conclusions a été vécue par nous durant cette guerre. Nous devons pourtant constater que les autorités occupantes nous ont reconnus, pour nous et pour nos nationaux, certaines prérogatives que nous avons obtenues en nous appuyant les uns sur les autres. Dès que l'un de nous avait obtenu en effet un avantage, il en avisait le Comité - qui était toujours à la disposition du corps consulaire. Le fait était dès lors noté comme un précédent, pour le revendiquer éventuellement à leur tour.
En 2011, deux pays – l’Italie et la France – ont supprimé leurs Consulats Généraux de carrière. Ces pays seront représentés par des consuls honoraires. Messieurs Gérard Apruzzese et Jean-Pierre Rousseau sont désignés mais en attente de l’exequatur ou autrement dit la reconnaissance officielle par le Ministère des Affaires étrangères de notre pays.
Il ne demeure à Liège qu’un seul pays – le Maroc - représenté par un Consulat Général - consumaliege@skynet.be. Diplomate de carrière, Monsieur Sidi Nour-Ed dine El Alaoui est à la tête d’une trentaine d’agents parmi lesquels deux ministres plénipotentiaires, deux conseillers et deux secrétaires d’ambassade. Les bâtiments du Consulat Général sont installés au quai Saint-Léonard 54. Cette adresse n’est pas immuable car le Maroc est à la recherche d’un lieu plus emblématique.
Le Corps consulaire a mis sur pied un groupe de travail visant au développement du nombre de Consulats et l’amélioration de leurs qualités. Ce groupe présidé par Michel Mikolajczak réunit cinq institutions: Province, Ville et Université de Liège ainsi que la Région de langue allemande et le Corps consulaire
Tenu à un certain devoir de réserve le Corps consulaire de Liège ne l’a pas violé en organisant une conférence de presse. Première de l’année, cette conférence de presse a été l’occasion de rendre hommage à Marcie et André Evrard, gérants de la Maison de la Presse, depuis plus de trente ans. Originaires de Chevron, Marcie et André sont des chevronnés qui font des conférences de presse des réceptions réussies, des chevronnés qui seront pensionnés fin juin.
22:35 Écrit par Pierre André dans Liège | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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jeudi, 19 janvier 2012
"Le néerlandais du Premier ministre est bon"

Premier ministre en Belgique, Elio Di Rupo n’a pas choisi la facilité pour sa première rencontre avec un autre Premier. Il n’a pas, en effet, choisi d’aller chez François Fillon, Jean-Claude Juncker ou Mario Monti. Il s’est rendu à La Haye auprès du Premier ministre hollandais Mark Rutte en vue de régler ce qui pose problème entre les Pays-Bas et la Belgique.
Notre confrère De Morgen raconte la visite. Par mesure de sécurité, le Premier ministre néerlandais avait prévu des interprètes, mais ceux-ci n'ont pas dû intervenir. "Le néerlandais du Premier ministre est bon", a même affirmé Rutte après coup. "L'entretien s'est d'ailleurs entièrement déroulé en néerlandais." Y compris, donc, sur les thèmes plus épineux, et notamment le dossier du polder Hedwige.
16:27 Écrit par Pierre André dans Actualité, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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Une lettre anonyme de soldats inconnus ...
Ce matin, la plupart des journalistes liégeois ont reçu une lettre anonyme émanant de quelques anciens sous-officiers (…) anciennement casernés à Saive. À la fin de leur missive, ils écrivent : si notre lettre n’est pas signée et est donc anonyme, c’est tout simplement que nous risquons de graves ennuis car nous sommes toujours en activité. Il y a là comme une contradiction.
Il est heureux que le pays ne se trouve pas en état de guerre. En effet, si déjà en période de paix l’anonymat est requis par ces sous-officiers en raison de graves ennuis, nous n’osons imaginer de quel courage seraient capables ces hommes en période de guerre !
15:37 Écrit par Pierre André dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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mercredi, 18 janvier 2012
Des abribus JC Decaux très inconfortables ... (deuxième épisode)
Le 17 novembre 2011, Liège 28 a attiré l’attention sur les abribus de la firme JC Decaux dépourvus de sièges. Ceux-ci ayant été vandalisé et volés. C’est le cas notamment de certains abribus de la ligne 29 desservant le CHU-Bruyères. Aucun responsable qu'il soit de la firme JC Decaux ou du TEC ne s'en soucie clôt l’article.
Le 13 janvier 2012, le TEC réagit. Le problème évoqué a retenu toute notre attention précise le courriel. Nous en sommes convaincus, le problème existe depuis septembre. Liège 28 ne l’a évoqué qu’en novembre. Deux mois plus tard, car toute situation malvenue mérite de laisser au temps le temps de la résoudre.
Le TEC nous signale que le mobilier urbain (abribus, bancs, poubelles) mis en
place à proximité de nos points d'arrêt ne nous appartient pas. Il est en effet propriété de la firme Decaux et est placé dans le cadre d'un contrat liant cette dernière à la Ville de Liège.
Tout en regrettant de ne pouvoir en faire davantage, le TEC nous informe avoir transmis au service Urbanisme de la Ville de Liège afin qu'il examine les possibilités de réinstaller des bancs à ces endroits. Personnellement, nous n’apercevons guère de difficultés administratives à réinstaller des bancs à ces endroits.
Transmettre le dossier au service de l’Urbanisme ne fait guère avancer le schmilblick d’autant que l’échevin en charge de l’urbanisme, le cdH Firket connaît déjà la situation. Il sait que ces sièges appartenant à la société Decaux ont été volés. Les clients du TEC ne doivent pas être les victimes de ces faits délictueux d’autant que la société Decaux continue à percevoir les recettes des publicités en occupant l’espace public que lui a concédé la Ville de Liège.
Un responsable de la firme Decaux a expliqué récemment à la TV qu’à chaque fois qu’une vitre est brisée, elle dépose plainte. Remplacer une vitre brisée coûte 300 €. Decaux n’attend pas que les auteurs soient connus pour la remplacer. Qu’attend-elle pour remplacer les sièges dérobés ? Pourquoi la Ville de Liège est-elle si indulgente envers cette société ? Le seul espoir des usagers des bus est que 2012 est une année électorale…
20:44 Écrit par Pierre André dans Liège | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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mardi, 10 janvier 2012
Willy Burgeon, l'anti-conformiste qui dit non à bon escient.
Il y a un mois, après 540 jours durant lesquels l’inconciliable a été à la recherche de la conciliation, Elio Di Rupo – élu président du PS, le 28 mai 2011, par 17.436 militants sur 81.491 en règle de cotisation – a demandé à son parti d’adhérer au gouvernement dont il sera le Premier ministre. Toutes les fédérations ont dit oui y compris celle de Thudinie représentée par Willy Burgeon.
Willy Burgeon est adversaire de la participation. Fidèle à son franc-parler au nom du socialisme, de la vérité et de la liberté d’opinion, dans son discours, il explique : La droite encourage le PS, le seul parti de gauche dans la coalition depuis qu’on a commis l’erreur d’éjecter Ecolo, à faire son sale travail et le risque est grand de pousser le PS aux élections et de lui faire subir un vote-sanction lors des élections communales. Et Willy Burgeon de citer Vandervelde : « Quand la droite dit du bien de moi, je me demande ce que j’ai fait de mal ». Je suis effaré quand je vois tout l’establishment belgicain derrière notre premier militant. Que nous réserve-t-il, l’establishment ? Sûrement, rien de bon !
Pour avoir osé dire je pense qu’il est nécessaire de relancer le parti et s’être opposé tant à la participation gouvernementale qu’à la modification des statuts du PS, Willy Burgeon s’est rendu coupable d’un crime de lèse-majesté. Aussitôt, Le Soir a publié un article commençant par ces mots : Fou ? Inconscient ? Mal informé ? Téméraire ? Courageux ? Lucide ? Tout seul, dimanche, face à un millier de militants PS enthousiastes (sincères ? embrigadés ? réfléchis ? irresponsables ?), réunis à Bruxelles, Willy Burgeon a osé voter contre la participation de son parti au prochain gouvernement ! (…) L’homme n’en est pas à sa première excentricité.
La journaliste d’évoquer ce qu’elle nomme « première excentricité » – un déplacement en Corée du Nord - qui selon elle, valut à Willy Burgeon l’ire présidentielle : Le président Di Rupo l’avait illico démis de son mandat à la tête de l’Union des villes et communes de Wallonie. À la volonté présidentielle, Willy Burgeon a rétorqué que l’Union des Villes n’était pas une officine du PS et qu’il était hors de question que je démissionne si le Conseil d’Administration me gardait sa confiance. Ce qui fut fait. Il est donc faux de dire que Di Rupo m’a démissionné de l’UVCW. Le PS se retrouvant dans l’opposition à Binche aux élections communales de 2.000, je ne sollicitai plus une représentation dans cette association Un droit de réponse a été envoyé au Soir. Se drapant dans l’infaillibilité du journal de référence, Le Soir est demeuré indifférent.
Il faut savoir qu’en 2000, Willy Burgeon est tombé dans un piège médiatique. Depuis 1983, Willy Burgeon est membre du CILRECO (Comité International de Liaison pour la Réunification de la Corée) en remplacement d’André Léonard, ancien Secrétaire Général du PS. En cette qualité, il a été contacté par un réalisateur de la RTBF, membre influent de l’Union Socialiste Communale de Tournai avant de virer Ecolo, le sollicitant pour l’aider à filmer un Strip-Tease en Corée du Nord.
Hors de question d’appuyer ce type d’émission répond Willy Burgeon. Cependant, comme le parlementaire wallon a souvent reproché au régime de Pyongyang d’être trop fermé, il accepte d’intercéder pour que la RTBF soit la première télévision d’un pays capitaliste à pénétrer dans l’univers nord-coréen. Ceci a pris du temps d’autant qu’une délégation parlementaire a du être du voyage. Ces tractations se font en confiance étant entendu qu’aucune image ne soit des images destinées à Strip-Tease. L’équipe de la RTBF a filmé quelques dix-sept heures pour produire cinquante-deux minutes.
Invités à la projection de l’émission, Willy Burgeon et ses amis ont constaté que le contrat a été rompu. Délibérément, la RTBF a envoyé une équipe de Strip-Tease en République Populaire Démocratique de Corée. De ces dix-sept heures de tournage, l’équipe de Strip-Tease a appliqué le principe voltairien qui a dit Donnez-moi une phrase de quelqu'un et je le fait pendre. Aujourd’hui encore la RTBF qui a vendu largement cette émission de Strip-Tease a cru du meilleur goût d’illustrer sur sa troisième chaîne la mort de Kim Jong Il par une rediffusion de ce Strip-Tease ! Il est temps, grand temps de dire maintenant, ça suffit. Ce harcèlement s’apparente à un lynchage médiatique contraire à toute déontologie journalistique.
Il est à noter que Guy Spitaels, en 2006, lors de la préparation de son livre Chine-USA, la guerre aura-t-elle lieu ? s’est rendu à Pyongyang en compagnie de Willy Burgeon, anticonformiste sachant se conformer à la politesse du pays qui le reçoit.
11:06 Écrit par Pierre André dans Media, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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