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vendredi, 27 janvier 2012

Fins de mois intelligentes pour notre confrère Edmond Blattchen.

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       Fin de mois quelque peu fatigante certes mais rudement intelligente pour le journaliste liégeois Edmond Blattchen.
      Le 29 janvier, il reçoit vers 22h45 sur la deux de la RTBF.be dans l’émission Noms de dieux Slimane Zeghidour, rédacteur en chef et éditorialiste de TV5 Monde.

     Né en Kabylie, un an avant la guerre de libération qui a mené l’Algérie à l’indépendance le 5 juillet 1962, Slimane Zeghidour a passé son enfance dans un camp de regroupement. Au terme d’étude de journalisme à Paris, il a été grand reporter pour des titres prestigieux (Le Monde, Libération, le Nouvel Observateur) tout en publiant  La Vie quotidienne à La Mecque de Mahomet à nos jours, Le Voile et la bannière, Les 50 mots de l'islam,  et plus récemment L’Algérie en couleurs (Editions Les Arènes). Il anime un séminaire de Géopolitique des religions en Sciences politiques à l’université de Poitiers et a un blogue blogs.tv5.org/deus_ex_machina.

Extraits de ce blogue : Pour le croyant, «islam» évoque l’«abandon» confiant de soi en Dieu et non point la soumission aveugle. Son éthique fondamentale se résume, selon la Sunna, à «adorer Dieu, sans rien Lui associer, observer la prière canonique, verser l’aumône obligatoire, jeûner durant le mois de Ramadan, offrir à manger à l’affamé et le salut de paix, au voisin comme à l’inconnu». Aujourd’hui, le mot islam désigne à la fois la religion (l’équivalent de christianisme) et la civilisation (l’équivalent de chrétienté). Mais le croyant préfère utiliser, pour désigner l’univers islamique, soit
le terme d’Oumma (la «Matrie», la communauté des croyants), soit l’expression Dar el-Islam (la Maison de l’islam). Cette demeure de l’esprit s’étend de l’Indonésie au Maroc et du Cercle polaire au tropique du Cancer.

         Les 30 et 31 janvier, Edmond Blattchen est à Paris au Congrès mondial de l’Alliance Française. Il n’y est pas seul. William Ancion  qui préside la section liégeoise fondée tout récemment (cfr Liège 28 - 23 novembre 2011) assiste également a ce Congrès qui réunit des délégués de plus de 130 pays. En clôture du Congrès de l’Alliance Française, en vedette Stéphane Hessel.
    Jean-Pierre de Launoit, Président de la la Fondation de l'Alliance française internationale est très heureux d’avoir Stéphane Hessel à son Congrès. Il doit ce bonheur à Edmond Blattchen qui n’a guère eu à plaider auprès de son ami Stéphane Hessel. Ensemble, boulevard Raspail, mardi vers 16h, Edmond Blattchen et Stéphane Hessel dialogueront sur le thème S’ indigner, s’ engager, espérer.

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lundi, 23 janvier 2012

En 2014, le Corps consulaire de Liège célébrera ses cent ans !

       En Belgique, il y a quelques deux cents Consuls honoraires. Leur tâche est de représenter les pays dont ils sont Consuls honoraires, de prêter main-forte aux ressortissants de ces pays et de faciliter les relations entre ces pays et nos Régions.


       Ouvert sur le monde, le Pays de Liège en compte actuellement une quarantaine qui forment le Corps consulaire de Liège - www.consulsliege.be.

Corps consulaire créé en 1914 comme l’a rappelé le 8 mars 1919, le Président  Gustave Ghilain, Consul des Etats-Unis Mexicains : Au début de cette guerre mondiale, tous les Consuls établis à Liège se sont réunis en une Assemblée générale et ont pensé qu'il était nécessaire de se constituer en un Cercle Consulaire. (…) Il y a deux ans environ, nos Collègues les Consul et Vice Consul du Chili et le Vice Consul d'Espagne sont venus me voir pour me prier de prendre l'initiative de réunir à nouveau les Consuls des Pays Neutres et examiner ensemble les meilleures mesures à prendre pour sauvegarder nos intérêts et ceux de nos nationaux. (…) Notre première réunion fut décisive, en ce sens que tous, unanimement, nous fûmes d'avis de nous réunir régulièrement, de rechercher nos droits et nos prérogatives et de nous entraider pour les défendre. (…) les Consuls de Commerce et les Consuls de Carrière ont, à peu près, les mêmes prérogatives, sous le rapport qui nous occupe. Les uns et les autres ont beaucoup de devoirs, peu d'exemptions et d'immunités et presque pas de droits ! … La confirmation de ces conclusions a été vécue par nous durant cette guerre. Nous devons pourtant constater que les autorités occupantes nous ont reconnus, pour nous et pour nos nationaux, certaines prérogatives que nous avons obtenues en nous appuyant les uns sur les autres. Dès que l'un de nous avait obtenu en effet un avantage, il en avisait le Comité - qui était toujours à la disposition du corps consulaire. Le fait était dès lors noté comme un précédent, pour le revendiquer éventuellement à leur tour.

       En 2011, deux pays – l’Italie et la France – ont supprimé leurs Consulats Généraux de carrière. Ces pays seront représentés par des consuls honoraires. Messieurs Gérard Apruzzese et Jean-Pierre Rousseau  sont désignés mais en attente de l’exequatur ou autrement dit la reconnaissance officielle par le Ministère des Affaires étrangères de notre pays.

       Il ne demeure à Liège qu’un seul pays – le Maroc - représenté par un Consulat Général - consumaliege@skynet.be. Diplomate de carrière,  Monsieur Sidi Nour-Ed dine El Alaoui est à la tête d’une trentaine d’agents parmi lesquels deux ministres plénipotentiaires, deux conseillers et deux secrétaires d’ambassade. Les bâtiments du Consulat Général sont installés au quai Saint-Léonard 54. Cette adresse n’est pas immuable car le Maroc est à la recherche d’un lieu plus emblématique.

        Le Corps consulaire a mis sur pied un groupe de travail visant au développement du nombre de Consulats et l’amélioration de leurs qualités. Ce groupe présidé par Michel Mikolajczak réunit cinq institutions: Province, Ville et Université de Liège ainsi que la     Région de langue allemande et le Corps consulaire

       Tenu à un certain devoir de réserve le Corps consulaire de Liège ne l’a pas violé en organisant une conférence de presse. Première de l’année, cette conférence de presse a été l’occasion de rendre hommage à Marcie et André Evrard, gérants de la Maison de la Presse, depuis plus de trente ans. Originaires de Chevron, Marcie et André sont des chevronnés qui font des conférences de presse des réceptions réussies, des chevronnés qui seront pensionnés fin juin.

22:35 Écrit par Pierre André dans Liège | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

jeudi, 19 janvier 2012

"Le néerlandais du Premier ministre est bon"

Elio Di Rupo.jpg

        Premier ministre en Belgique, Elio Di Rupo n’a pas choisi la facilité pour sa première rencontre avec un autre Premier. Il n’a pas, en effet, choisi d’aller chez François Fillon, Jean-Claude Juncker ou Mario Monti. Il s’est rendu à La Haye auprès du Premier ministre hollandais Mark Rutte en vue de régler ce qui pose problème entre les Pays-Bas et la Belgique.
     Notre confrère De Morgen raconte la visite. Par mesure de sécurité, le Premier ministre néerlandais avait prévu des interprètes, mais ceux-ci n'ont pas dû intervenir. "Le néerlandais du Premier ministre est bon", a même affirmé Rutte après coup. "L'entretien s'est d'ailleurs entièrement déroulé en néerlandais." Y compris, donc, sur les thèmes plus épineux, et notamment le dossier du polder Hedwige.

16:27 Écrit par Pierre André dans Actualité, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

Une lettre anonyme de soldats inconnus ...

        Ce matin, la plupart des journalistes liégeois ont reçu une lettre anonyme émanant de quelques anciens sous-officiers (…) anciennement casernés à Saive. À la fin de leur missive, ils écrivent : si notre lettre n’est pas signée et est donc anonyme, c’est tout simplement que nous risquons de graves ennuis car nous sommes toujours en activité. Il y a là comme une contradiction.

       Il est heureux que le pays ne se trouve pas en état de guerre. En effet, si déjà en période de paix l’anonymat est requis par ces sous-officiers en raison de graves ennuis, nous n’osons imaginer de quel courage seraient capables ces hommes en période de guerre !

15:37 Écrit par Pierre André dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mercredi, 18 janvier 2012

Des abribus JC Decaux très inconfortables ... (deuxième épisode)

       Le 17 novembre 2011, Liège 28 a attiré l’attention sur les abribus de la firme JC Decaux dépourvus de sièges. Ceux-ci ayant été vandalisé et volés. C’est le cas notamment de certains abribus de la ligne 29 desservant le CHU-Bruyères. Aucun responsable qu'il soit de la firme JC Decaux ou du TEC ne s'en soucie clôt l’article.

       Le 13 janvier 2012, le TEC réagit. Le problème évoqué  a retenu toute notre attention précise le courriel. Nous en sommes convaincus, le problème existe depuis septembre. Liège 28 ne l’a évoqué qu’en novembre. Deux mois plus tard,  car toute situation malvenue mérite  de laisser au temps le temps de la résoudre.

       Le TEC nous signale que le mobilier urbain (abribus, bancs, poubelles) mis en
place à proximité de nos points d'arrêt ne nous appartient pas. Il est en effet propriété de la firme Decaux et est placé dans le cadre d'un contrat liant cette dernière à la Ville de Liège.

       Tout  en regrettant de ne pouvoir en faire davantage, le TEC nous informe avoir transmis au service Urbanisme de la Ville de Liège afin qu'il examine les possibilités de réinstaller des bancs à ces endroits. Personnellement, nous n’apercevons guère de difficultés administratives à réinstaller des bancs à ces endroits.

       Transmettre le dossier au service de l’Urbanisme ne fait guère avancer le schmilblick d’autant que l’échevin en charge de l’urbanisme, le cdH Firket connaît déjà la situation. Il sait que ces sièges appartenant à la société Decaux ont été volés. Les clients du TEC ne doivent pas être les victimes de ces faits délictueux d’autant que la société Decaux continue à percevoir les recettes des publicités en occupant l’espace public que lui a concédé la Ville de Liège.

        Un responsable de la firme Decaux a expliqué récemment à la TV qu’à chaque fois qu’une vitre est brisée, elle dépose plainte. Remplacer une vitre brisée coûte 300 €. Decaux n’attend pas que les auteurs soient connus pour la remplacer. Qu’attend-elle pour remplacer les sièges dérobés ? Pourquoi la Ville de Liège est-elle si indulgente envers cette société ? Le seul espoir des usagers des bus est que 2012 est une année électorale…

20:44 Écrit par Pierre André dans Liège | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mardi, 10 janvier 2012

Willy Burgeon, l'anti-conformiste qui dit non à bon escient.

        Il y a un mois, après 540 jours durant lesquels l’inconciliable a été à la recherche de la conciliation, Elio Di Rupo – élu président du PS, le 28 mai 2011,  par 17.436 militants sur 81.491 en règle de cotisation – a demandé à son parti d’adhérer au gouvernement dont il sera le Premier ministre. Toutes les fédérations ont dit oui y compris celle de Thudinie  représentée par Willy Burgeon.

      Willy Burgeon est adversaire de la participation. Fidèle à son franc-parler au nom du socialisme, de la vérité et de la liberté d’opinion, dans son discours, il explique : La droite  encourage le PS, le seul parti de gauche dans la coalition depuis qu’on a commis l’erreur d’éjecter Ecolo, à faire son sale travail  et le risque est grand de  pousser le PS aux élections et de lui faire subir un vote-sanction lors des élections communales. Et Willy Burgeon de citer Vandervelde : « Quand la droite dit du bien de moi, je me demande ce que j’ai fait de mal ». Je suis effaré quand je vois tout l’establishment belgicain derrière notre premier militant. Que nous réserve-t-il, l’establishment ? Sûrement, rien de bon !        

      Pour avoir osé dire je pense qu’il est nécessaire de relancer le parti et s’être opposé tant à la participation gouvernementale qu’à la modification des statuts du PS, Willy Burgeon s’est rendu coupable d’un crime de lèse-majesté. Aussitôt, Le Soir a publié un article commençant par ces mots : Fou ? Inconscient ? Mal informé ? Téméraire ? Courageux ? Lucide ? Tout seul, dimanche, face à un millier de militants PS enthousiastes (sincères ? embrigadés ? réfléchis ? irresponsables ?), réunis à Bruxelles, Willy Burgeon a osé voter contre la participation de son parti au prochain gouvernement ! (…) L’homme n’en est pas à sa première excentricité.

       La journaliste d’évoquer ce qu’elle nomme « première excentricité » – un déplacement en Corée du Nord - qui selon elle, valut à Willy Burgeon l’ire présidentielle : Le président Di Rupo l’avait illico démis de son mandat à la tête de l’Union des villes et communes de Wallonie. À la volonté présidentielle, Willy Burgeon a rétorqué  que l’Union des Villes n’était pas une officine du PS et qu’il était hors de question que je démissionne si le Conseil d’Administration me gardait sa confiance. Ce qui fut fait. Il est donc faux de dire que Di Rupo m’a démissionné de l’UVCW. Le PS se retrouvant dans l’opposition à Binche aux élections communales de 2.000, je ne sollicitai plus une représentation dans cette association Un droit de réponse a été envoyé au Soir. Se drapant dans l’infaillibilité du journal de référence, Le Soir est demeuré indifférent.

       Il faut savoir qu’en 2000, Willy Burgeon est tombé dans un piège médiatique. Depuis 1983, Willy Burgeon est membre du CILRECO (Comité International de Liaison pour la Réunification de la Corée) en remplacement d’André Léonard, ancien Secrétaire Général du PS. En cette qualité, il a été contacté par un réalisateur de la RTBF, membre influent de l’Union Socialiste Communale de Tournai avant de virer Ecolo, le sollicitant pour l’aider à filmer un Strip-Tease en  Corée du Nord.

       Hors de question d’appuyer ce type d’émission répond Willy Burgeon. Cependant, comme le parlementaire wallon a souvent reproché au régime de Pyongyang d’être trop fermé, il accepte d’intercéder pour que la RTBF soit la première télévision d’un pays capitaliste à pénétrer dans l’univers nord-coréen. Ceci a pris du temps d’autant qu’une délégation parlementaire a du être du voyage. Ces tractations se font en confiance étant entendu qu’aucune image ne soit des images destinées à Strip-Tease. L’équipe de la RTBF a filmé quelques dix-sept heures pour produire cinquante-deux minutes.

      Invités à la projection de l’émission, Willy Burgeon et ses amis ont constaté que le contrat a été rompu. Délibérément, la RTBF a envoyé une équipe de Strip-Tease en République Populaire Démocratique de Corée.  De ces dix-sept heures de tournage, l’équipe de Strip-Tease a appliqué le principe voltairien qui a dit Donnez-moi une phrase de quelqu'un et je le fait pendre. Aujourd’hui encore la RTBF qui a vendu largement cette émission de Strip-Tease a cru du meilleur goût d’illustrer sur sa troisième chaîne la mort de Kim Jong Il par une rediffusion de ce Strip-Tease ! Il est temps, grand temps de dire maintenant, ça suffit. Ce harcèlement s’apparente à un lynchage médiatique contraire à toute déontologie journalistique.

      Il est à noter que Guy Spitaels, en 2006, lors de la préparation de son livre Chine-USA, la guerre aura-t-elle lieu ? s’est rendu à Pyongyang en compagnie de Willy Burgeon, anticonformiste sachant se conformer à la politesse du pays qui le reçoit.

11:06 Écrit par Pierre André dans Media, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

vendredi, 06 janvier 2012

Michel de Lamotte a le marcel chic ...

        En 2011, le plus célèbre marcel du monde a été celui arboré par Laurent Gbabgo, le 11 avril.. Il est apparu sur la plupart des chaînes TV du monde. Aujourd’hui, il conserve son marcel à Scheveningen. Vraisemblablement, il doit s’agir d’un Damart car les nuits sont froides dans ce lieu de rétention de la Cour pénale internationale.

       En 2012, le député cdH liégeois Michel de Lamotte vise le titre. À ses 5080 électeurs du 7 juin 2009 et quelques faiseurs d’opinion, il a adressé une carte de vœux le présentant dans sa salle de bain, se rasant habillé d’un marcel. Il porte sur l’épaule (droite) un tatouage Liège Expo 2017. Manifestement, il ne pense pas à Liège qu'en se rasant... il le fait également en se déshabillant !

       Cependant, ces adeptes du marcel ne doivent pas se faire trop d’illusion sur leur capacité à changer le monde. En effet, comme l’a dit le Druze Libanais Kamal Joumblatt, seuls ceux qui ne portent pas de chemise sur leur torse sont ceux qui libéreront le monde.

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17:50 Écrit par Pierre André dans Liége 2017, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

dimanche, 01 janvier 2012

Alerte à Liège, la bruxellisation gagne du terrain.

Ernest de Bavière.jpgDans la rubrique divina lectio de Liége 28, vous trouverez entre autres sites celui de URBI ET FOURBI  - http://urbietfourbi.skynetblogs.be. Nous vous invitons à le lire.  

       À l’issue de sa visite de la remarquable exposition consacrée, au Grand Curtius, à Ernest de Bavière, l’auteure du blogue Françoise Carton de Wiart a franchi la Meuse pour voir ce qu’il restait de l’hôpital inauguré en 1895 par Léopold II à quelques distances de celui créé en 1603 par Ernest de Bavière.

      Photos à l’appui, notre consœur décrit ce qu’elle a vu :  sur le site de Bavière, il reste une chapelle et le bâtiment d’entrée. De beaux restes. Projets immobiliers ?  Le visiteur est frappé par la « bruxellisation » en cours. Toit éventré, fenêtres ouvertes….  Ernest se retourne dans sa tombe. Il n’y a pas qu’Ernest, il y a Léopold II  et de nombreux autres qui souhaitent que leurs concitoyennes et concitoyens en vie réagissent.

      En cette année électorale caractérisée en mars par une visite du Bureau International des Expositions,  la Ville de Liège serait bien inspirée de montrer qu’elle est a même de construire en vue de connecter le monde ; relier les gens tout en sachant protéger ce qu’elle a décidé de garder de son passé.

 

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13:50 Écrit par Pierre André dans Liège | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

vendredi, 30 décembre 2011

Quel jour sommes-nous ?

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        Tous les journaux ont fait état  ce 30 décembre du jour que les îles Samoa ont supprimé afin d’être en phase avec l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Une question de fuseau. C’est rare et cela a mérité le traitement médiatique.

        Mais chez nous lorsque le calendrier grégorien a fait place au calendrier julien, nos aïeux en ont été totalement été chamboulé. Chamboulement qui a commencé le 4 octobre 1582  et qui voit le lendemain apparaître la date du 15 octobre. Comme à l’époque, il n’est point question de l’emprise  de la globalisation, la modification du calendrier ne s’est pas faite du jour au lendemain. Ainsi la Russie devenue soviétique n’a adopté le calendrier grégorien qu’en … 1918.

        En  Principauté de Liège, le calendrier grégorien est d’application sous Ernest de Bavière en 1583. Selon diverses informations que nous n’avons pu vérifier, le passage a eu lieu du 10 au 21 février ou du 2 au 12 novembre 1583. Des Liégeois assurent que le passage a eu lieu du 9 au 20 décembre 1582.

23:57 Écrit par Pierre André dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

jeudi, 29 décembre 2011

Liège : une ville dont la beauté est méconnue ...

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       Au printemps de l’année 2011, une question d’une simplicité biblique a été posée  par Grande un mensuel touristique : Quelle est, à votre avis, la plus belle ville de Belgique ? Six mille réponses sont parvenues. Incontestablement Bruges est en tête avec quarante et un pour cent des suffrages suivie de Gand qui recueille vingt-sept pour cent deux. Bruxelles se classe troisième devant Anvers.

       Et Liège dans tout ça ? Ce n’est pas la gloire. Précédée par Durbuy et Namur, Liège se situe en neuvième position avec un score inférieur à un pour cent, zéro neuf tandis que Malines clôt le top ten avec un zéro sept.    

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mardi, 20 décembre 2011

Au temps où la Province de Liège snobait le Président Marzouki.

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       Fin octobre 2005,  Liège 28 a critiqué les propos du député permanent MR Georges Pire qui se félicite du partenariat de la Province de Liège  et du Gouvernorat de Sousse  établis depuis 1992. Dans le même texte, Liége 28 s’est étonné du  voyage d’études qu’un certain nombre de conseillers provinciaux socialistes effectue durant le long week-end de Toussaint dans ce même Gouvernorat  dans un pays soumis à la dictature de  Zine el-Abidine Ben Ali .

       Liège 28 a écrit le 29 octobre 2005 : Aujourd’hui, à Sousse, les conseillers provinciaux socialistes liégeois auront le loisir de s’informer du sort réservé par le régime tunisien au docteur Moncef Marzouki. Le feront-ils ? Feront-ils rapport au député permanent en charge des relations Extérieures de la Province ? « Le Dr. Moncef Marzouki, ancien Président de la LTDH et porte-parole du Conseil National des Libertés en Tunisie (CNLT) a été condamné en décembre 2000 à un an d’emprisonnement du chef de diffusion de fausses information et de maintien d’une association non autorisée, à savoir, le CNLT (qui s’est vu refuser la reconnaissance légale par les autorités). En juillet 2000, le Dr Marzouki avait été licencié arbitrairement de son poste public de professeur de médecine à l’Université de Sousse. Il ne s’agit là que des attaques les plus récentes subies par le Dr Marzouki, qui a derrière lui une longue histoire de harcèlement. Il avait été emprisonné pendant quatre mois au cours de l’été 1994 suite à une interview qu’il avait donnée à un journal espagnol à propos de la situation des droits de l’Homme en Tunisie. Après avoir récupéré son passeport, en mai 2000, après en avoir été privé pendant six ans, le Dr Marzouki se vit à nouveau empêché de quitter la Tunisie en décembre 2000, puis encore en mars 2001 ».

       À l’époque, nos questions aux autorités provinciales sont demeurées sans réponse. Mieux, un certain sourire condescendant a accueilli l’irresponsable auteur de ces questions. Aujourd’hui, Moncef Marzouki est, depuis le 13 décembre 2011, le Président de la République de Tunisie, la première république arabe libre. Il s’est déclaré : fier de porter la plus précieuse des responsabilités, celle d'être le garant du peuple, de l'Etat et de la révolution. À quand une visite des autorités provinciales liégeoises au Gouvernorat de Sousse ?

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mardi, 13 décembre 2011

Après un carnage, la course à la com'...

        À 18h42, un communiqué émanant du Parti du Travail de Belgique adresse les : condoléances du PTB aux victimes.  Le texte donne la parole à Raoul Hedebouw, secrétaire régional du PTB ;  Ce qui s’est passé est horrible et devrait être inimaginable dans une société comme la nôtre. Mes pensées vont plus particulièrement aux familles des victimes décédées, ainsi qu’aux équipes de secours qui ont  fait tout ce qui était possible pour sauver un maximum de gens.

        À 20h38, - en provenance de Bruxelles – un communiqué émanant des Écologistes Confédérés pour l’organisation de luttes originales adresse son soutien aux familles des victimes et aux blessés. Le texte donne la parole à huit personnes – du co-président fédéral à la cheffe du groupe communal - ; Les écologistes saluent la rapidité de l'intervention des services de secours et du personnel des différents hôpitaux de la ville qui se sont mis en place sur le terrain face au chaos. De telles irruptions de violence sont intolérables et les écologistes tiennent à rappeler avec force à quel point nos concitoyens ont besoin de vivre en sécurité dans une société qui sache porter et mettre en œuvre des valeurs de solidarité, de respect et de justice.

       À 21h31, un communiqué émanant d’Aloys Jousten, évêque de Liège: déclare ; La violence aveugle et inhumaine a semé la mort et la terreur au cœur de notre bonne ville de Liège. Que de souffrance inutile et inacceptable ! Aux victimes, aux familles éprouvées, à la population sous le choc, j’exprime ma sympathie et mon soutien moral. Tous ont une place dans la prière des chrétiens du diocèse. Je tiens à remercier les forces de l’ordre et les autorités civiles pour leur courage et leur engagement. 

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dimanche, 11 décembre 2011

Côte-d'Ivoire : élections législatives et presse

 

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       Ce dimanche, en Côte-d’Ivoire, les élections législatives se déroulent. Les premières élections sous la présidence de Alassane Ouatarra et une dizaine de jours après que l’ancien président Laurent Gbagbo a été transféré à la prison de Scheveningen où sont détenus les prévenus appelés à comparaître devant la Cour Pénale Internationale (CPL) de la Haye

        Les partisans de ADO – le surnom que ses fidèles  ont donné à Alassane Dramane Ouatarra – sont assurés de la victoire. En effet, leurs adversaires ont appelé, dans leur majorité, au boycott des élections. Néanmoins, l’ancien porte-parole du Président Gbagbo Gervais Coulibaly est candidat. Son slogan  est simple ; Si tu aimes Gbagbo, il faut voter Gervais Coulibaly.

       Au vu de la presse ivoirienne, il n’est pas certain que le pays retrouve la paix et la sérénité. Ils font état d’une manifestation organisé à La Haye devant la CPL organisé hier par le  Comité de Pilotage des Actions de la Diaspora (CPAD) en vue d’obtenir la libération de Laurent Gbagbo. Si la presse occidentale n’en fait nul état, cette manifestation, le quotidien ivoirien Notre voie titre Les Africains envahissent La Haye aujourd’hui. Un autre L’Inter fait sa une avec Prison de La Haye Les adresses pour  parler ou écrire à Gbagbo à la CPI.    

   

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samedi, 10 décembre 2011

Le muet du sérail ou le mutisme est de rigueur !

        Comme chacun le sait, la dernière séance de casting du gouvernement fédéral s’est déroulé au siège de la Fondation Roi Baudouin. Siège situé à l’arrière du Palais Royal. La largeur d’une rue sépare les deux bâtiments.

        Le choix de cet endroit – une première dans l’histoire des formations gouvernementales – est apparu magique aux yeux du formateur le plus ultra monarchiste de la classe politique du pays. Un choix qui, selon certaines sources sûres, a été suggéré par le Palais.

       Le casting  ardu s’est prolongé. Dans le courant de lundi, le Président du sp.a Bruno Tobback a pris l’air dans les jardins de la Fondation Roi Baudouin. D’une fenêtre au jardin, un dialogue muet s’instaure. À des pouces dressés ou abaissés, Bruno Tobback a répondu par un index posé sur la bouche. Le message a été aussi bien compris que rédigé sur Tweeter !

 

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mardi, 06 décembre 2011

Ruban blanc et jupe colorée à l'Athénée Léonie de Waha !

       Naître femme, peu importe le lieu, n’est pas la garantie d’une vie paisible. Depuis des siècles, la femme subit des violences tant physiques que psychiques. La légende prétend qu’un vieux proverbe hollandais assure ; pour avoir bonne  femme, il faut battre. Si toi tu sais pas pourquoi, elle le sait.

       Trêve de plaisanterie (de mauvais goût), la question de la violence faite aux femmes commence à se poser ça et là dans le monde. En Afrique, le troisième rapport de l’Observatoire marocain des Violences Faites aux Femmes fait état de 37.632  cas de violences. Ce chiffre est en augmentation de 44% sur le second rapport. Les victimes osent davantage se confier. C’est un progrès mais l’Observatoire souhaite que l’État s’engage dans une lutte accrue contre ce fléau. En France, le fléau est le même. En 2010, 146 femmes sont mortes victimes de violences conjugales. Un numéro d'urgence national – le 3919 – reçoit l’appel des victimes, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. En  Belgique, les Bureaux d’aide aux victimes (BAV) classent en premier leurs interventions en suite de violences faites aux femmes. Une femme sur cinq  subit des violences !

       À  Liège,  élèves et corps professoral  de l’Athénée Léonie de Waha  ont  tenu à montrer leur engagement dans la lutte contre les violences envers les femmes.  Le 30 novembre soit durant les 16 jours d'activisme contre la violence faite aux femmes, qui suit la Journée internationale pour l'élimination de la violence du 25 novembre, l’ensemble de l’Athénée a réfléchi sur le respect, la violence et l'égalité entre les hommes et les femmes ainsi que sur les différents clichés "masculin-féminin". Par ailleurs, un certain nombre de professeur(e)s ont choisi de venir en jupe pour marquer leur volonté de lutter contre les discriminations en prouvant que l'identité masculine ou féminine ne se résume pas à une apparence physique et que hommes ou femmes, nous sommes tous égaux.

       Moins médiatique que le port de la jupe, le Ruban blanc a été à l’honneur à l’Athénée Léonie de Waha. Symbole de la lutte contre les violences faites aux femmes, toute personne qui le porte s’engage publiquement à ne jamais se rendre coupable de violence à l’égard des femmes, ne jamais fermer les yeux ou cautionner cette violence, ne pas chercher d’excuses aux agresseurs, ne jamais dire « les femmes l’ont bien cherché », convaincre les hommes violents de se faire aider.

      Le ruban blanc a une origine tragique. Il rappelle un massacre qui s’est déroulé le 6 décembre 1989 à l’École polytechnique de Montréal. Ce jour-là, sur le coup de 17 h. Marc Lépine a tué 14 jeunes femmes leur criant : Vous êtes une gang de féministes. J'haïs les féministes.  Son forfait accompli, Marc Lépine s’est suicidé.

 

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vendredi, 02 décembre 2011

Le futur gouvernement fédéral Di Rupo signe pour "LIEGE EXPO 2017"

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       Dans le projet de déclaration gouvernementale, élaboré par la coalition hexapartis sous la direction du formateur Élio Di Rupo, il est question à la page 167 de Liège.

       Il y est écrit : La promotion des intérêts économiques belges et l’attraction des investissements étrangers sont une priorité pour notre pays. Dans ce sens, le réseau diplomatique fédéral belge continuera à travailler dans une logique de coopération permanente et d’échanges notamment avec les entités fédérées. Dans cette optique, le Gouvernement saisira toutes les occasions qui lui sont données pour promouvoir l’Exposition internationale de Liège 2017.

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mardi, 29 novembre 2011

Jean-Marie Roberti évoque son ami le Général chilien Sergio Poblete.

Demain, au crématorium de Robermont, auront lieu les funérailles de Sergio Poblete. Retenu à l’étranger, notre confrère Jean-Marie Roberti nous a envoyé un témoignage qui allie histoire et tendresse amicale.

  

SERGIO POBLETE.jpgPhoto Siglo XXI

               En 1972,  j’avais trente deux ans et j’étais depuis six ans le journaliste professionnel responsable rédactionnel d’un hebdomadaire syndical organe  du Mouvement Populaire Wallon (M.P.W.) : « Combat » fondé peu avant la fin de la grande grève de l’hiver  1960-61 par André Renard.                                                

              Suite à divers « accrochages » avec André Cools, l’influent Joseph Sevrin (meilleur ami du père d’André qui lui était un syndicaliste mort en camp de concentration), me fit savoir que le député bourgmestre de Flémalle. souhaitait  que je l’interviewe. Je pris rendez-vous et l’agenda nous conduisit à prévoir cet entretien le jour de Noël après-midi.  Ayant emprunté trois bus, j’arrivai le 25 Décembre à 15 h. au domicile de la famille Cools et André vint m’ouvrir revêtu d’un tablier car il faisait la vaisselle.                                                                   

             Il fit d’emblée semblant de me reprocher le fait que je n’avais pas participé au vol inaugural de la Sabena  entre Zaventem et Padahuel (aéroport  de Santiago du Chili), vol qui avait permis aux coprésidents du P.S.B.-B.S.P. – qu’il était avec l’Anversois Josse Van Eynde – de rencontrer le Président Allende et  d’apprécier la politique que celui-ci développait dans les « poblaciones » en faveur des plus déshérités. « C’est un journaliste comme toi qui doit expliquer  aux travailleurs wallons combien il est essentiel d’être concrètement solidaires de l’Unité Populaire chilienne ». Je n’ai eu aucun mal à lui répondre que je n’appartenais pas à l’establishment de la presse belge bien pensante et que dès lors « Combat » n’était  jamais invité par  la Sabena. « Ah ! c’est comme cela,  viens »me dit-il et il téléphona au domicile privé du Ministre des Communications Fernand Delmotte.     

            Il dit à ce socialiste wallon, d’emblée approbateur, qu’il devait réparer les oublis de la Sabena et il lui demanda de faire préparer  un « réquisitoire gouvernemental » pour une personne, Bruxelles-Santiago, aller et, conclut –il, « même retour ». Une manière pour André Cools qui plaida ce jour là pour l’initiative industrielle publique de « faire la paix » avec un jeune journaliste dont il fit les années suivantes son collaborateur dans les relations avec les socialistes chiliens.                                                                                                                                                    

           Mon séjour chilien en mars-avril 1973, le rapport remis  à sa demande à Irène Pétry , secrétaire d’Etat à la coopération qui voulait justifier son choix d’enlever (alors que cela ne faisait pas l’unanimité au sein du gouvernement Leburton) une partie significative des crédits prévus pour Mobutu afin de les octroyer à Allende, long rapport que clôturait  une courte phrase : « En cas de malheur (renversement de l’Unité Populaire ) toute coopération devrait être supprimée ». Ce qu’elle fit après que le 11 Septembre 1973, elle dut rebrousser chemin à Buenos-Aires alors qu’elle se rendait  ce 11 Septembre là à la grande commission mixte belgo-chilienne dont l’ouverture à la Moneda fut empêchée par les bombardements du Palais présidentiel   ordonnés par Pinochet  avec le feu vert de Kissinger...

          Ce sont d’autres histoires mais elles expliquent pourquoi André Cools - lorsque le Secrétaire général du Parti Socialiste du Chili Carlos Altamirano dut sortir de la clandestinité et fut invité par  le P.S.B.-B.S.P. à venir quelques jours à Bruxelles -  me demanda d’accompagner ce responsable chilien lors de ses diverses entrevues à la F.G.T.B. chez Georges Debunne, à la C.S.C. chez Jef Houthuys, à la C.I.S.L., etc. Lors de la réunion boulevard de l’Empereur, André Cools et Josse Van Eynde les co-présidents du P.S.B.-B.S.P. demandèrent à Carlos Altamirano ce que les socialistes belges pouvaient faire spécifiquement pour leurs camarades chiliens. C’est alors que j’entendis pour la première fois le nom de Sergio Poblete. Altamirano expliqua : nous avions deux Généraux socialistes au sein de la Force Aérienne Chilienne, Bachelet  et Poblete, incarcérés par la junte putchiste peu après son golpe (coup d’État). Suite aux mauvais traitements qu’ils ont comme leur camarade le capitaine Vergara, subis, le Général Bachelet est  décédé d’une insuffisance cardiaque dans leur cellule. Nous voudrions, ajouta le Secrétaire Général du P.S. chilien, vous demander d’essayer de sauver Sergio Poblete que le Président Allende avait choisi comme Directeur Général de l’industrie lourde du Chili ce qui –  même sans les mines de cuivre dotées de leurs propres responsables – équivalait à un poste de niveau ministériel.                                                                                                                                                                           Nous vous le demandons à vous pour plusieurs raisons. D’abord parce que le camarade Poblete, fils d’un éminent juriste, franc-maçon aux options très sociales comme le fut aussi le Docteur Allende -  juriste représentant le Chili dans la branche de la Société des Nations dont est issu l’actuel Bureau International du Travail, a inscrit Sergio dans des études  en langue française d’ingénieur en aéronautique qu’il termina avec succès car  son trop jeune âge conduisit à ce que soit rejetée sa demande de faire partie des Brigades internationales qu’avec un compagnon, il était venu à vélo, depuis Genève, formuler à la frontière franco-espagnole.  Outre ses compétences linguistiques et scientifiques, Poblete a peut-être aussi l’atout pour une campagne chez vous d’avoir été l’aide de camp au Chili du Premier ministre démocrate-chrétien belge Théo Lefèvre lorsque celui-ci, à l’invitation insistante de l’ex-Président   Eduardo Frey, effectua une assez longue visite officielle au Chili. Enfin, comme Général chargé de l’acquisition des avions et du matériel de la Force Aérienne Chilienne, Sergio Poblete décida d’achats en Belgique qui lui valurent l’octroi par votre Gouvernement d’une haute distinction dans vos ordres nationaux ce qui devrait démontrer au besoin  sa parfaite honorabilité.  D’une même voix, l’un approuvant l’autre, Cools et Van Eynde répondirent que les Socialistes belges feraient tout ce qui serait en leur pouvoir afin de sauver Sergio Poblete.

            Une fois Altamirano parti, André Cools me demanda s’il pouvait compter  sur moi pour coordonner la campagne à mener pour Poblete, étant entendu que j’aurais carte blanche pour engager en ce domaine le Parti. J’ai répondu positivement à mon tour. Le premier objectif fut d’éviter  qu’après la mort de Bachelet, les Généraux félons ne choisissent de faire discrètement disparaître  Poblete. Pour éviter  cette discrétion, ce qui s’avéra essentiel ce furent la collaboration  de l’Ambassadeur de Belgique à Santiago Monsieur Panis qui avait déjà agi avec détermination et  courage pour mettre à l’abri des militants et personnalités recherchés par la Junte et celle de son Conseiller démocrate-chrétien Monsieur  Mineur qui accepta d’aller personnellement chaque jour demander à rencontrer ou à avoir des nouvelles du Général Poblete. Pendant ce temps là nous avons développé une campagne de presse allant de Radio Moscou à Radio Vatican (grâce à des communiqués rédigés différemment en fonction de chaque catégorie de destinatairer mais tous  rappelant Bachelet et appelant à la libération de Poblete. La veuve du Général Bachelet restait d’ailleurs affectueusement  proche de la famille Poblete.                                                                        

          Ayant milité avec son fils au sein du MUBEF (Mouvement universitaire belge des Etudiant s francophones), j’ai grâce à celui-ci obtenu un rendez-vous en soirée chez André Molitor, Chef de Cabinet du Roi. Je dus le convaincre de la justesse de notre  cause puisque peu après j’appris que le Roi Baudouin et la Reine Fabiola avaient envoyé deux lettres manuscrites en espagnol demandant à pouvoir faire accueillir en Belgique  un Général  qui avait reçu chez nous une haute distinction honorifique. Ce qui m’a révélé qu’une décoration pouvait être utile. L’ensemble de la campagne et en particulier cette démarche royale,  que je pense très peu fréquente, conduisirent la Junte à décider de « l’expulsion »  du Chili de Sergio Poblete. Informés grâce à notre Ambassade, comme  la famille  de Sergio Poblete, du jour et de l’heure de cette expulsion, nous avons obtenu qu’une hôtesse de l’air militante socialiste prénommée Lulu soit avec son plein accord affectée au vol Zaventem-Padahuel afin de s’occuper particulièrement du Général Poblete. Lulu alla même saluer l’épouse de Sergio, Nelly qui lui dit que son mari avant d’être incarcéré avait  enterré leur dernière bouteille de Champagne pour des jours meilleurs et qu’elle l’ouvrirait deux heures après l’heure prévue du décollage. A Padahuel, l’avion de la Sabena fut relégué en bout de piste après embarquement des passagers normaux, de leurs bagages et du frêt.  Deux auto-mitrailleuses précédant et  suivant un véhicule cellulaire s’approchèrent  des escaliers disposés à la porte de l’avion, un occupant fut poussé hors de l’espèce de fourgon, monta les marches et au sommet se retourna en narguant les domestiques de la junte, les saluant d’un poing levé et fermé ce qui – conformément aux instructions reçues en Belgique – amena Lulu à tirer brusquement à l’intérieur de l’avion, ce Général dangereux car risquant une rafale d’arme automatique. Dès qu’il fut installé dans le fauteuil lit qui lui avait été réservé, Sergio Poblete épuisé par des mois de traitements inhumains, s’endormit profondément. L’avion partit et deux heures plus tard Lulu réveilla le Général qui s’étonna d’être si vite tiré de son sommeil. En lui tendant une flûte de Champagne, Lulu lui expliqua qu’il devait déguster – comme le faisaient sa femme et  les leurs – ce Champagne qu’il avait  caché à Santiago et que la Belgique de son côté lui offrait avec joie. Sergio me confia que cette flûte resterait la meilleure de sa vie avec celle qu’il allait conserver au frigo jusqu’au décès de Pinochet. J’avais été envoyé à Zaventem où les formalités avaient été réduites au strict minimum et j’accompagnai Sergio dans les bureaux de la questure de la Chambre des Représentants où un jeune questeur député de Liège avait réuni la quasi totalité des parlementaires socialistes

Depuis nous avons connu avec Sergio beaucoup de moments forts et je voudrais en évoquer de manière la plus succincte possible une dizaine

1°) Nous avons lors d’une visite  à l’Université de Liège, remercié le Roi Baudouin de son intervention en faveur de Sergio Poblete. L’administrateur de l’U.Lg et mandataire socialiste Henri Schlitz évoquant la possibilité d’engager cet ingénieur aéronauticien  au service informatique de l’Université,  le Roi intervint en ce sens auprès du Recteur qui proposa avec succès ce souhait royal au Conseil d’administration. Ensuite Sergio Poblete travailla en y démontant ses compétences aéronautiques dans les cabinets ministériels de Guy Mathot puis de Jean-Maurice Dehousse mais l’âge de la retraite atteint, il ne put justifier d’années d’activités en Belgique lui donnant droit à une pension décente. Il vécut de maigres allocations sociales jusqu’au moment où après que Pinochet ait été d’assez longue date écarté du pouvoir les autorités chiliennes lui envoyèrent (discrètement pour ne pas braquer des responsables militaires promus sous et  par la Junte et bien sûr sans les arriérés !) le montant  de sa retraite d’officier.  

2°) Quand l’épouse de Sergio Poblete put le rejoindre à Liège, ma  femme et moi nous décidâmes de les recevoir à la maison. Un collègue de la Fondation André Renard Emile Delvaux, assistant social après avoir préalablement acquis ( en raison d’une obligation décrétée par la direction de l’orphelinat du Vertbois où il avait été placé enfant) un diplôme de l’école d’Hôtellerie de la Ville de Liège, accepta volontiers de choisir et de préparer un menu « digne de nos invités », qui resta dans les annales et dont à l’exception d’excellents vins je souviens encore : Homards à l’armoricaine, Gigue de chevreuil grand veneur,  un plateau des meilleurs fromages classiques et une grande Omelette norvégienne. A Chênée, nous avons de nombreuses années été actifs dans le domaine de la solidarité en organisant notamment des Noëls rouges pour les enfants des réfugiés politiques latino-américains (précédés de week-ends de collectes de porte à porte de jouets, vêtements,  nourriture et objets de bonne qualité)

3°) Pinochet avait envoyé comme Ambassadeur à Bruxelles le Général Nuño que Sergio Poblete nous décrivit comme ayant été un tortionnaire lors du coup d’État et après celui-ci, nous fournissant des détails précis : lieux, dates, noms de victimes etc… J’informais dans « Combat » sur les exactions de ce sinistre personnage et avec mon concours et surtout celui de Michel Melchior (qui devint Président  de notre Cour constitutionnelle et qui rechercha tous les antécédents de diplomates déclarés non grata - non désirés – par la Belgique depuis 1830, Jean-Maurice Dehousse interpella le Ministre des Affaires étrangères Renaat  Van Elslande (CVP). Tant par la pertinence de ses mises en cause du Ministre que par la supériorité de sa préparation et de sa documentation, il contraignit  ce Ministre à faire savoir à Santiago que s’il ne retirait pas de Bruxelles sans espoir de  retour cet Ambassadeur , il serait  contraint de le faire expulser. Exit Nuño, venceremos !

4°) Madame Allende venant à La Haye comme invitée d’honneur du Congrès de l’Internationale socialiste, Sergio Poblete demanda au Bourgmestre de Liège Edouard Close s’il souhaitait recevoir la Veuve du Président  du Chili. La réponse fut positive comme elle le fut aussi suite à ma suggestion (pourtant combattue par feu mon collègue Pierre Bernimolin alors Chef du Protocole) d’appliquer les mêmes règles que lors de la visite officielle d’un Chef d’Etat (présentation des corps constitués et nominalement de chaque membre du Conseil communal) sauf pour les drapeaux, seul celui en berne du Chili surmontant la porte d’entrée principale.  Cette visite se déroula à l’entière satisfaction de Mme Allende (« Tencha » étant son diminutif  affectueux. Sergio et moi étions allés la chercher  aux Pays-Bas et nous nous étions longuement arrêtés au retour à une grande exposition Rubens à Anvers. J’accompagnai aussi Mme Allende et Sergio chez feu le ministre alors socialiste des Affaires étrangères Henri Simonet. A condition de ne pas obtenir pendant la présidence belge de l’Union européenne une réaction unanime des États-membres ; la Belgique s’engageait  à descendre le niveau de ses relations diplomatiques en rappelant à Bruxelles l’Ambassadeur belge à Santiago. La réaction unanime des Européens fut impossible à obtenir le Royaume Uni venant  de choisir une amie de Pinochet pour le gouverner : Margaret Thatcher. Mais Simonet tint parole et  fit savoir à Edouard Close qu’il pouvait  annoncer ce retrait du Chili de l’Ambassadeur belge pour protester contre les violations des droits de l’homme. Cette annonce le Bourgmestre devait  la faire au Palazzo Vecchio à Florence lors d’une réunion des grandes villes du Monde solidaires des démocrates chiliens. Une grève d’Alitalia empêcha Edouard Close d’arriver en Toscane où  via Turin je me trouvais déjà en éclaireur.  Le Bourgmestre me chargea d’expliquer la décision belge. Annoncé par des trompettes qui ne devaient pas être de la renommée mais que jouaient  avec solennité des hérauts en tenues Renaissance, je pris la parole brièvement ce qui n’empêcha pas Madame Allende de se lever pour venir m’embrasser sous les applaudissements ? ni à mon retour à Liège d’être chaleureusement félicité par Sergio.

5°) Sergio voulait agir en informant – notamment en français – au sujet des multiples aspects de la résistance des démocrates chiliens. Il créa à cette fin un périodique Les Nouvelles du Chili. Vu son statut de réfugié politique, je lui ai conseillé de ne pas en être l’éditeur responsable  afin de ne pas donner d’angle d’attaque à des réactionnaires mal intentionnés. Il me proposa de le devenir mais je lui répondis qu’il y avait des personnalités bien plus notables. A qui penses-tu ? me demanda-t-il. Je répondis : A celui qui fut mon prof de critique historique et  qui sur son expérience des camps de concentration nazis, a écrit un livre remarquable « A l’ombre de la mort ». Il s’appelle Léon-Ernest Halkin et  habite une jolie maison  qui sur les coteaux du Péry domine Liège. Allons le voir, me dit Sergio.  Je pris rendez-vous. Nous y allâmes. Le Professeur nous attendait. Nous lui avons exposé à deux voix l’objet de notre démarche et avons conclu en lui demandant de nous poser toutes les questions qu’il jugerait utiles. Il nous répondit : Je n’en poserai aucune. Et  il ajouta : C’est évidemment un  grand honneur pour moi d’accepter d’être votre éditeur responsable.

6°) Hélas l’émotion est parfois beaucoup plus tragique. Sergio considérait que son rôle de fournisseur de la Force Aérienne chilienne impliquait d’empêcher Pinochet et consorts de recevoir ce que précédemment il achetait. Parfois en raison des liens d’amitié créés, plus rarement sous la menace des conséquences post-pinochettistes d’une collaboration normalisée avec la Junte , il obtenait des réactions non négligeables comme la non-fourniture de pièces détachées indispensables aux vols de certains types d’avion. Un des fils de Sergio était devenu comme son père officier de la FACh et il avait après le golpe été relégué le plus loin possible de Santiago. Il reçut l’ordre d’effectuer un vol. L’avion qui lui avait été destiné n’avait pas été réparé et  dès lors s’abattit tuant son pilote.

Telle est l’odieuse réalité du fascisme.  Aujourd’hui et demain encore,  les responsables survivants d’actes d’une telle barbarie devraient être traînés en justice.

7°) D’une santé chancelante, profondément affectée pat les conséquences du coup d’État, irréversiblement blessée par des horreurs comme l’assassinat d’un de ses fils, l’épouse de Sergio Nelly décéda elle aussi.        

Dans ses terribles malheurs, Sergio eut la grande chance de pouvoir compter d’abord sur sa fille Monica artiste aux talents remarquables (tant en ce qui concerne la sculpture que la peinture) , militante des droits de l’homme (et de la femme !), arrivée en exil comme jeune épouse de Rafaël Cantillana (je les ai d’abord connus quand Rafaël terminait ses études d’ingénieur à Mons avant d’aller travailler à la Compagnie intercommunale liégeoise des Eaux - la CILE- dont cet  ingénieur vient d’être retraité comme Directeur de la qualité des eaux). Monica et Rafaël ont deux enfants Andres (auquel sa compagne a donné l’arrière petit-fils de Sergio, Bruno et qui international belge de rugby dans un passé récent, s’est orienté comme son père vers la CILE)  et la charmante Beatriz  qui après des études d’esthétique et  d’architecte d’intérieur a trouvé un compagnon et  cherche à progresser dans ses fonctions professionnelles. Cette famille  a été rejointe par une dame seule habitant un appartement (qu’elle a gardé) dans le building du Quai Saint-Léonard où Sergio et Nelly puis Sergio seul habitaient de longue date. Prénommée Rosemary cette dame a donné quelques coups de main, s’est liée d’amitié  avec Sergio dont elle est devenue l’attentive et  souriante compagne.

8°) Lors d’une visite officielle de l’Ambassadeur du Chili à Liège (où le discours du Bourgmestre parla trop et trop élogieusement de moi) Sergio Poblete fut fait – un des premiers – «citoyen d’honneur» de la Ville de Liège. Il en était fier mais c’était incontestablement justifié car il fut assurément dans la seconde moitié du XXème siècle le plus emblématique  réfugié politique accueilli par la Cité ardente ce qui m’a amené à suggérer qu’une voirie de notre ville porte son nom.

9°)  Un Monsieur est venu sonner au 36 H 13 Quai Saint-Léonard à 4000 Liège. Sergio Poblete a ouvert la porte d’entrée du building et celle de son appartement.  Le Monsieur s’est présenté : c’était le précédent Ambassadeur du Chili à Bruxelles. Il remit à Sergio pour lui et pour sa fille deux passeports chiliens (ce qui confirmait la nationalité dont la Junte avait déclaré vouloir priver le Général Poblete pour ses actions hostiles ce qui avait conduit  Sergio à déclarer à la TV : « Je suis né Chilien, je vis en Chilien et je mourrai en Chilien tandis que Pinochet est né fasciste, vit en fasciste et mourra en fasciste ») et deux billets d’avion aller-retour en business classe Bruxelles- Santiago. En outre, une lettre de la présidente élue du Chili Michelle Bachelet invitait le Général Poblete et sa fille Monica à sa prestation de serment  lors de son entrée en fonctions. Monica et moi notamment, nous avons dû insister pour que Sergio accepte l’invitation dans son pays qui n’avait pas condamné Pinochet pour ses crimes. Il m’a été dit que l’accueil à Santiago fut excellent et que le représentant de la Belgique André Flahaut alors Ministre de la Défense fut très prévenant  à l’égard du Général et de sa fille. La Présidente descendit de son estrade  et vint embrasser le compagnon de cellule de son père. Autre surprise de Madame Bachelet : elle avait attribué la place de secrétaire d’Etat à la Force Aérienne Chilienne adjoint au Ministre de la Défense à un inconnu : Raoul Vergara. Mais peut-être vous souvenez-vous du capitaine qui avait été torturé avec les Généraux Bachelet et Poblete .

10°) Invité à la fête donnée pour les 90 ans de Sergio Poblete (où je n’ai pas reconnu de mandataires élus mais essentiellement des militants de base), je suis resté en contact  avec le Général par  téléphone et même parfois par  lettre. Nous nous sommes revus de temps à autre. Pour la dernière fois avec mon épouse peu avant notre départ prévu de longue date à l’étranger  quand informé par Monica ? nous avons eu le privilège de nous entretenir avec lui à la Clinique André Renard à Herstal alors qu’il était lucide et fraternel. Monica et  Rosemary raccompagnaient  un professeur chilien à l’Université d’Anvers puis passaient le cornet du téléphone à Sergio pour qu’il puisse s’entretenir quelques minutes avec celui qui fut le principal conseiller d’Allende Juan Garces qui appelait pour la deuxième fois depuis Madrid.

Ce mercredi 30 Novembre ne pouvant me trouver à Robermont où Sergio Poblete doit être incinéré j’ai voulu manifester en écrivant  ce témoignage toute l’estime et toute l’affection que j’éprouvais à l’égard d’un homme qui a beaucoup compté dans ma vie.

Jean-Marie Roberti 29/11/2011.

16:57 Écrit par Pierre André dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

samedi, 26 novembre 2011

...retour sur un automne de 2008 et vision sur un printemps 2015 !

       A l’automne 2008, les milieux culturels ont été en émoi. Sous l’impulsion notamment d’Alain De Clercq, ils ont organisés une vaste pétition afin que Liége se porte candidate au titre de Capitale européenne de la Culture en 2015. Finalement, la Ville a organisé le dimanche 22 février 2009 une consultation populaire à laquelle 18.446 Liégeoises et Liégeois ont participé. Un chiffre important mais insuffisant pour contraindre Liège à présenter sa candidature.

        À la lecture du Bulletin des questions et des réponses du Parlement de la Communauté française – Communauté devenue Fédération Wallonie-Bruxelles -, les Liégeoises et les Liégeois réalisent que les dés ont été pipés. En effet, la députée MR, la Carolorégienne Véronique Cornet  a posé, en date du 5 juillet 2011, la question  suivante à la ministre Fadila Laanan ; pourriez-vous nous informer sur l’ensemble des subventions qui ont été octroyées par le Gouvernement de la Communauté française à l’opération Mons 2015 (fondation et opérateurs liés) depuis que ce projet a été initié ?

        La ministre de la Culture répond ; 2005 : 25.000 € - 2006 : 100.000 € - 2007 : 100.000 € - 2008 : 1.000.000 € -  2009 : 2.000.000 €.  De 2010 à 2013, la somme annuelle est de 3.200.000, en 2014 la somme sera 4.000.000 € et en 2015, 10.000.000 €. Soit un total de 30.000.000 €. Notre calculatrice nous indique un total de 30.025.000 €. Cherchez l’erreur !

       Le programme de Mons 2015 est en train de s’établir autour de cinq axes. Ainsi, les arts plastiques célèbrent Van Gogh venu à Cuesmes pasteur en est reparti peintre. La musique se constitue autour du Montois Roland  de Lassus. Quant à la littérature, plutôt que choisir en figure de proue le Montois Charles Plisnier, premier Goncourt wallon, Mons 2015 a préféré Paul Verlaine. Celui-ci a séjourné du 25 octobre 1873 au 16 janvier 1875 à la prison de Mons après avoir blessé son amant Arthur Rimbaud, le 10 juillet 1873, rue des Brasseurs à Bruxelles. Dame souris trotte / Grise dans le noir. / On sonne la cloche, / Dormez, les bons prisonniers ! On sonne la cloche : / Faut que vous dormiez. / Pas de mauvais rêve, / Ne pensez qu'à vos amours.

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jeudi, 24 novembre 2011

Avec cinq cafés labellisés "Bistrot de terroir", Liège est championne de Wallonie.

 

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        Cinq établissements de Liège viennent de recevoir le label Bistrot de terroir décerné par la Fédération Ho.re.ca Wallonie. Ces cinq établissements sont ainsi honorés car à travers un accueil convivial et de qualité, la promotion des produits du terroir, l'information touristique et l'animation locale qu'ils dispensent, une fonction multiservices et le respect des règles d'hygiène, ils jouent le rôle de relais d'informations touristiques locales et régionales.  Ils contribuent ainsi au développement touristique et socio-économique de la Wallonie.

        Avant même d’avoir reçu ce label  Bistrot de terroir – un label rare, quarante quatre pour l’ensemble de la Wallonie – ces cinq établissements ont été honorés par une clientèle fidèle. Qui à Liège ne connaît pas Le Randaxhe  (04/341.19.29), Le Bouquin  (04/222.37.07), La Taverne Royale  (04/223.43.54), Aux Caves « Chez Willy » (04/252.05.92), La Taverne Saint-Paul  (04/223.72.17) ?

       Le Zizi Coin Coin est à la carte de quatre établissements tandis que le Péket ne l’est que dans trois. Un résultat quelque peu étonnant car même au temps où la loi Vandervelde a été de stricte application, il y a toujours eu moyen de boire une petite goutte dans n’importe quel caberdouche.

21:38 Écrit par Pierre André dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mercredi, 23 novembre 2011

L'Alliance Française et Liège.

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       Créée en 1883, au 215 Boulevard Saint-Germain, à Paris, au Cercle Saint-Simon sous l’appellation association nationale pour la propagation de la langue française dans les colonies et à l’étranger,  l’Alliance française a 3 missions. La première,  proposer des cours de français, en France et dans le monde, à tous les publics. La deuxième, mieux faire connaître la culture française et les cultures francophones, dans toutes les dimensions. La troisième, favoriser la diversité culturelle en mettant en valeur toutes les cultures. Aujourd’hui, l’Alliance Française est présente dans 136 pays  dans 968 villes. Ces chiffres sont repris du site www.fondation-alliancefr.org qui annonce par ailleurs une présence dans 135 pays  et 1016 villes. Peu importe le chiffre exact mais le fait est que Liège n’est pas du nombre.

       Quelques Liégeoises et Liégeois à l’initiative de William Ancion ont déposé un dossier de candidature auprès de la Fondation Alliance française en vue de constituer une Alliance Française à Liège. À l’unanimité, le Conseil d’administration a admis le dossier de candidature lors de sa réunion le jeudi 17 novembre. Le Président de la Fondation Alliance française, Jean-Pierre de Launoit a confirmé à William Ancion, ce mercredi  23 novembre, l’heureuse nouvelle. Liège rejoint les sept Alliance française existant en Belgique (Anvers, Bruxelles-Europe, Condroz-Meuse-Hesbaye, Flandre occidentale - Courtrai, Flandre orientale – Gand,  Hainaut – Mons et Verviers).

       La France officielle se félicite de l’action de l’Alliance Française. Ainsi, le général de Gaulle, à Alger, au soixantième anniversaire, en 1943 déclare : c’est par de libres rapports spirituels et moraux, établis entre nous-mêmes et les autres, que notre influence culturelle peut s’étendre à l’avantage de tous et qu’inversement peut s’accroître ce que nous valons. Organiser ces rapports, telle fut la raison de naître, telle est la raison de vivre, telle sera la raison de poursuivre de l’Alliance Française.

        En 1983, à l’occasion du centenaire de l’Alliance Française, le Président François Mitterrand déclare : je n’ai voulu laisser le soin à personne de célébrer l’Alliance Française : Sa démarche est celle que souhaitent, que désirent et qu’accompagnent les responsables du pays. Non qu’ils veulent se substituer à elle. Vous l’avez compris, elle accomplit sa tâche aussi bien qu’elle peut, dans la plus totale des libertés, cette liberté qui n’est pas soumise aux accidents des circonstances. Mais, je tiens à affirmer, ici, que toute votre histoire, je la sens un peu comme la nôtre, c’est celle de la France et de ses amis dans le monde, c’est celle d’une famille, d’une communauté vivante. Quand on parle le même langage, on a déjà gagné du terrain pour une meilleure connaissance. On a gagné du terrain pour que la paix l’emporte sur les bouleversements, les conflits et les guerres.

22:46 Écrit par Pierre André dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mardi, 22 novembre 2011

Juste un monde plus juste tel est le monde de Danielle Mitterrand invitée de noms de dieux demain mercredi sur la Trois RTBF.be.

 

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       Symbole du service public à la RTBF.be, noms de dieux est une émission qui reste toujours d’actualité. Le temps n’affadit pas son message. Téléspectatrice et téléspectateur auront l’occasion de s’en rendre compte en se branchant demain, mercredi 23, à 21h35 sur la Trois.

        Réalisé en 1997 par Jacques Dochamps, ce noms de dieux n’a pas pris une ride. Il voit Edmond Blattchen recevoir Danielle Mitterrand, présidente de France-Libertés. Cette Fondation à laquelle son mari le Président François Mitterrand accorde son parrainage en 1986 a un but : aider les résistants du monde entier.

       Dans son dernier message sur le site de France-Libertés (www.france-libertes.org), Danielle Mitterrand écrit : La vie a voulu que je parcoure un long chemin dans le temps. Le destin m'a donné l’occasion de fouler de nombreux tapis rouges et de rencontrer les grands de ce monde. Mais il m'a surtout permis de côtoyer des populations de tous les continents, d’entendre les témoignages d’hommes et de femmes oubliés du bonheur de vivre et accablés par la misère. Les tapis rouges des voyages présidentiels ne m'ont pas égarée, pas plus que les lustres ne m'ont éblouie (…) Aujourd’hui j'observe un capitalisme qui se fissure et se détruit lui-même, victime de sa démesure totalitaire et de son mépris pour les valeurs humaines non marchandes. 25 ans après avoir créé France Libertés, les raisons d'être de la Fondation sont toujours valables... (…) une trop grande partie de l'humanité reste au bord du chemin, et subit de plein fouet les folies de notre système. Le changement climatique en est un exemple : une fois de plus ce sont les plus pauvres, les plus vulnérables qui seront les premiers à payer pour notre "mal-développement". (…)  France Libertés est essentiellement un maillon actif d’un réseau mondial qui aspire à organiser l’alternative à la mondialisation du commerce et de la finance pour une société qui donne toutes ses chances à la vie.

15:15 Écrit par Pierre André dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

jeudi, 17 novembre 2011

Un arrêt de la Cour constitutionnelle confirme la loi burqa.

       Athée, Élisabeth Cohen n’apprécie pas la loi du 1er juin visant le port de tout vêtement cachant totalement ou de manière principale le visage, loi  adoptée en suite de la  proposition du calidifontain Daniel Bacquelaine. En septembre, par requête à la Cour constitutionnelle, Élisabeth Cohen  a demandé la suspension voire l’annulation de cette loi dite loi burqa.

       Femme belge, vivant en Belgique et athée, la requérante observe notamment que cette loi est de nature à affecter sa liberté de se vêtir, de s’exprimer par ses vêtements, sa liberté individuelle et son droit de circuler librement sur la voie publique sans devoir renoncer à d’autres droits. Autre argument, elle estime avoir intérêt à vivre dans une société qui ne discrimine pas les minorités religieuses.  Considérant que cette loi est un appauvrissement culturel,  contraire à la liberté de religion qui constitue l’un des fondements d’une société démocratique. La requérante souligne que, selon la Cour européenne des droits de l’homme, la liberté de religion constitue aussi un « bien précieux » pour les athées.

        Après en avoir délibéré, ce 17 novembre, la Cour constitutionnelle  a débouté Élisabeth  Cohen qui  ne prouve pas à suffisance que l’application immédiate de la loi du 1er juin 2011 risque de lui causer un préjudice grave difficilement réparable.

20:30 Écrit par Pierre André dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

Des abribus JC Decaux très inconfortables ...

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       Les pubs confiées par des annonceurs aux abribus de la firme JC Decaux sont remarquablement traitées. Ainsi si une vitre est brisée, elle est aussitôt remplacée. Le client est roi.

       En revanche, les chalands qui attendent sous un abribus JC Decaux sont l'objet de nettement moins d'attention. Ainsi, des sièges détruits ne sont pas remplacés. Telle est notamment la situation le long de l’itinéraire 29, une ligne TEC qui dessert le Centre hospitalier universitaire des Bruyères. Depuis plus de deux mois, les abribus JC Decaux situés à l’antenne communale de Grivegnée et à la clinique des Bruyères sont dépourvus de tout siège. Aucun responsable qu'il soit de la firme JC Decaux ou du TEC ne s'en soucie. 

12:21 Écrit par Pierre André dans Liège | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

lundi, 14 novembre 2011

Liège très prochainement une des sept villes merveilles du monde ? ... Suspens !

       Les médias font actuellement grand cas d’une liste des sept merveilles de la nature  établie par une entreprise zurichoise New Seven Wonders Foundation dirigée par le Québéco-Suisse Bernard Weber. Cette liste a  été établie sur base de votes via Internet, SMS ou téléphone. À noter qu’une personne peut émettre plusieurs votes.

       Les sept merveilles de la nature lauréates sont l’Amazonie,  la baie d’Halong, les chutes d’Iguazu, Jeju, la Montagne de la Table, l’île de Komodo et la rivière souterraine de Puerto Princesa.

        New Seven Wonders Foundation va lancer une nouvelle campagne en vue de déterminer les sept villes merveilles du monde. Liège sera-t-elle du nombre ? Ceci dépend des Liégeoises, des Liégeois, des Citoyennes, Citoyennes d’honneur de la Cité et des Ambassadrices, Ambassadeurs du Pays de Liège. Yes we can !

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        Début du 21ème siécle,  New Seven Wonders Foundation prenant conscience que des sept merveilles du monde selon les vues d’Hérodote, il n’en reste qu’une, a trouvé utile d’en choisir de nouvelles. Une démarche qui a quelque peu déplu à l’UNESCO – Organisation  des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture. En 2007, l’UNESCO morigène : Il n’y a aucun point de comparaison entre la démarche médiatique de M. Weber et le travail scientifique et éducatif résultant de l’inscription des sites sur La Liste du patrimoine mondial. La liste des 7 nouvelles merveilles sera le fruit d’une initiative privée, ne reflétant que l’opinion d’un public ayant accès à l’Internet, et non celle du monde dans son ensemble. Cette démarche ne pourra en aucune manière contribuer de façon significative et durable à la préservation des sites élus par ce public

12:04 Écrit par Pierre André dans Liège | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

samedi, 12 novembre 2011

Il y a "mort pour la France" et "mort pour la France" !

       Le 11 Novembre demeurera à jamais le jour où dans toutes les villes et tous les villages de France, devant les monuments aux morts où sont gravés les noms de ceux d'entre vous qui ne sont jamais revenus, nous irons nous recueillir et vous rendre l'hommage qui vous est dû. Mais dans cette journée à laquelle la pire des guerres a donné une signification si profonde, c'est à tous les « morts pour la France », vos frères dans le sacrifice, que la Nation rendra désormais aussi hommage. (…) Il s'agit d'honorer ceux qui sont tombés en faisant leur devoir pour leur pays. Il s'agit d'honorer aussi ceux que l'on n'a jamais honorés, ceux que l'on a oubliés, ceux auxquels l'on se contente de dire une fois merci au moment des funérailles mais dont on délaisse ensuite la mémoire parce que l'on préfère oublier les guerres dans lesquelles ils sont tombés. C’est en ces termes que le Président Sarkozy a annoncé que la France honorera désormais ceux sont morts pour elle.

       Mais, aucun mort pour la France antérieurement à la guerre 14-18 n’est compris dans le message présidentiel. Ceux-ci sont oubliés, sans hommage national. Pourtant, nombreux sont ceux qui sont  morts pour la France depuis que la France est France. Par exemple les morts pour la France durant la guerre de 1870, durant l’épopée napoléonienne, à Azincourt et encore dans les plaines de Courtrai en 1302.

      Aucun de ces morts pour la France ne verra son nom gravé sur les monuments aux morts des 36 682 communes de France. En effet, la déclaration présidentielle précise : le Gouvernement apportera aussi son soutien à la proposition de loi visant à rendre obligatoire l'inscription sur les monuments aux morts des noms des « Morts pour la France ». Je pense en particulier à tous les morts en opérations extérieures.

13:54 Écrit par Pierre André dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mercredi, 09 novembre 2011

Les personnes à mobilité réduite sont mieux traitées à Verviers qu'à Huy ou Bordeaux !

       Intouchables, la comédie mettant en scène un milliardaire tétraplégique et un voyou de banlieue se révèle un franc succès. En cinq jours, ce film dépasse le millions six cent mille entrées et devance Harry Potter ou Rien à déclarer.

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       Étonnamment, dans nombre de salle il n’y a aucune personne handicapée. La raison ? Les salles de cinéma ne sont pas accessibles aux personnes en chaise roulante ! Hier, notre confrère L’Avenir a relaté la mésaventure survenue au complexe Kihuy à Huy lorsqu’une personne à mobilité réduite n’a pu assister à la projection. Aujourd’hui, avec un titre proche de L’Avenir, notre confrère bordelais Sud-Ouest relate une mésaventure analogue au complexe UGC-Cinécité , près de la place Gambetta, à Bordeaux..

       Les explications données par les exploitants des salles se ressemblent étrangement. Celles de Huy : Sur nos sept salles, deux ne sont pas accessibles aux personnes handicapées. Il s’agit des salles 1 et 2 qui sont les plus anciennes et datent de l’ancien bâtiment. Initialement, le film ‘’Intouchables’’ devait être projeté en salle 6. Mais vu le succès populaire rencontré, la direction a fait le choix de le déplacer dans une salle de plus grande importance pour satisfaire toutes les demandes. »

À Bordeaux,  Pierre Bénard confie : En tant que directeur, j'ai été gêné, c'est un film très grand public et je suis obligé de le passer en grande salle. Pour l'accès aux handicapés, je suis sensible à ce sujet et j'essaye de gérer au mieux. Je suis vigilant et, en fonction de l'évolution de l'affluence,  dès qu'on pourra le projeter dans une salle accessible, on le fera.

       Pour terminer sur une note moins mercantile, L’Avenir de ce mercredi annonce qu’à Verviers, les personnes à mobilité réduite auront accès aisé à la séance de 20h50  au Cinépointcom (Boulevard des Gérardchamps - téléphone 087 539363)

11:44 Écrit par Pierre André dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

lundi, 07 novembre 2011

Comme dans le Midi, déjeuner en terrasse à Liège, en novembre, est un plaisir...

       À condition d’avoir mis son petit Damart, il est très agréable de déjeuner – en novembre - à la terrasse du Pilori, place du Marché. On y voit toute la vie de la Cité. On remarque les stewards de la Ville dont les costumes – veste jaune, pantalons noirs – évoquent la NVA. Ce qui, à dire vrai, est plutôt inquiétant.

       En vue d’atténuer cette fâcheuse impression, il est grand temps de réintroduire la garance dans l’uniforme des stewards liégeois. Certes, en temps de guerre, le pantalon garance de l’infanterie de ligne française a été totalement inadapté. La preuve en est lors de la bataille de Charleroi en août 1914. Mais, en temps de paix, les fantassins français  avaient de la gueule et rassuraient la population. Une semblable mission est confiée aux stewards …et Liège y gagnera en couleurs.

20:12 Écrit par Pierre André dans Liège | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

samedi, 29 octobre 2011

Jean-Maurice Dehousse se livre à un vaste tour de la situation politique actuelle.

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        Jean-Maurice Dehousse demeure très actif en dépit de ce qu’il soit officiellement à la retraite politique. Il y a quelques temps, il publie une communication dans la rubrique Débats de notre consœur La Libre intitulée Et après l’’Euro ? Conscient de la perte de diffusion de la presse quotidienne francophone belge, il a choisi de faire parvenir cet article via un message aux amies et amis. Jean-Maurice Dehousse leur avoue ne pas être sûr que vous soyez des fidèles lecteurs et lectrices de La Libre, quelque pluraliste qu’elle soit devenue,

        Mais comme mine de rien, le week-end passé (22 octobre) a marqué un tournant important et significatif dans l’histoire de l’Europe, Jean-Maurice Dehousse se livre à un vaste tour de la situation politique actuelle – expression que nous a, si souvent, seriné André Cools à La Populaire à l’issue de réunion du PSB interdite à la presse.

        Premier point, l’euro, l’Europe. Un chapitre important que Jean-Maurice Dehousse conclut par ces mots : vous m’avez vu et entendu traiter de tout ceci pendant des années mais c’est une victoire amère de constater qu’on a eu raison trop tôt.  Et cela n’empêche personne de prendre les mêmes pour recommencer (en rejetant MONTEBOURG et MELENCHON par exemple).

       Deuxième point, fermeture du chaud à Liège. Ici encore, je ne regrette pas d’avoir eu raison trop tôt en défendant avec bec et ongles le maintien de la minorité de blocage détenue par la Région Wallonne (à quel prix !) mais les Princes qui nous gouvernaient, en particulier Robert COLLIGNON et son Chef de Cabinet, n’ont rien voulu entendre (et la Fédération de Liège n’a rien fait pour empêcher l’abandon, feu le Bourgmestre de Seraing ne m’ayant pas suivi). Hier, tous ceux qui ont bradé Cockerill se retrouvaient à Seraing  à manifester avec les syndicats,( …) et avec les malheureux licenciés, qui n’en peuvent évidemment rien et croient de bonne foi MITTAL seul coupable.  Il y a quelques jours, comme on réclamait « la nationalisation » (au nom de quelle nation ?), Jean-Claude MARCOURT, par ailleurs bon Ministre, a répondu au vol : « les traités européens ne le permettent plus ».  Je n’en suis pas si sûr, mais si c’est vrai, alors pourquoi les a-t-il défendus et votés ?

        Troisième point, DEXIA ; Enfin, après avoir persuadé les Socialistes de vendre le Holding Communal et la Caisse Générale d’Epargne et de Retraite ou C.G.E.R. au nom de la modernité, l’Etat belge a non pas « acheté » mais « racheté » (personne ne le dit) DEXIA. Il faut entendre REYNDERS pontifier que «la banque des Communes n’a pas à jouer en bourse avec l’argent des citoyens » alors que c’est précisément  pour permettre à ses amis de le faire que les Libéraux ont liquidé les deux grandes institutions belges de crédits et pour, ce sont les mots de NARMON (ancien Directeur du Crédit Communal et fossoyeur de la Ville de Liège), « faire de DEXIA le premier au monde ! » (textuel). (…)  Soit cent ans de gestion publique sans aucun problème, et la catastrophe après moins de vingt ans de gestion du privé dans les deux cas.

Magnifique effort aussi de la plupart des communes wallonnes (sauf les malignes dont Soumagne : on voit la griffe de Charles JANSSENS) pour « recapitaliser le Holding (donc DEXIA) sur base de la promesse d’un intérêt à 13 % ».  On croit rêver.  Résultat : une nouvelle Bérézina ! (…)  Quelle est la triple buse de l’Institut Emile Vandervelde qui a conçu (ou au moins avalisé) cette désastreuse opération ? (…) En attendant, la Région Wallonne ne dispose toujours pas d’une institution de crédit sérieuse.  Et je ne suis pas seul à le penser et de citer l’article publié le 25 octobre par le député Marc Bolland, dans L’Écho sous le titre explicite un bras financier pour la Wallonie.

19:51 Écrit par Pierre André dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mercredi, 26 octobre 2011

Le sixième testament de Philippe Monfils !

        En 1985, lorsque le Liégeois Philippe Monfils est devenu Ministre-Président de la Communauté française, il répondu les SAS en question d’un journaliste s’enquerrant de ses lectures préférées. Se revendiquer  lecteur de Son Altesse Sérénissime, Prince Malko Linge alors qu’il est en charge de la Culture, a paru, à l’époque, un blasphème. Les fondamentalistes n’ont guère le sens de l’humour.

        Aujourd’hui, l’ancien Ministre-Président persiste et signe. L’accord constitutionnel d’Élio Di Rupo conciliant l’inconciliable est qualifié par Philippe Monfils de Sixième Testament. Rien d’irrévérencieux dans cette appellation. Le Tunisien Tertullien a choisi, au IIIe siècle, le même mot Testament de préférence à Alliance lors d’une traduction. La différence entre Tertullien et Philippe Monfils ? L’un évoque l’Ancien et le Nouveau Testament - ils ont tous deux le même dessein et la même suite -, l’autre sait pertinemment que le Sixième Testament sera suivi de numérotation allant croissante !

19:12 Écrit par Pierre André dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

dimanche, 23 octobre 2011

Prochainement - l'exequatur acquis - de nouveaux titulaires de postes consulaires à Liège.

         Au niveau consulaire, l’année 2011 n’a guère été bénéfique pour Liège. En effet, deux Consulats Généraux de carrière ont disparu ; le Consulat Général de France et celui d’Italie. Les efforts - tant des autorités politiques locales que celles émanant des représentants citoyens - pour leur maintien ne sont parvenus à prévaloir sur la décision des États souverains.

         Ces États maintiennent toutefois une représentation au travers de Consuls (Généraux) honoraires. En attente de leurs exequatur - autorisation accordée à un agent étranger d'exercer ses fonctions dans le pays -, les personnes désignées pour ces charges ne peuvent se prévaloir du titre de Consul honoraire ou de Consul Général honoraire.

        Néanmoins, selon nos informations, il semble que la France ait fait choix du Français Jean-Pierre Rousseau qui depuis 1999 est le directeur général de l’Orchestre philharmonique royal (depuis 2010) de Liège OPRL. Monsieur Jean-Pierre Rousseau qui, de 1978 à 1986, a été attaché parlementaire au Sénat et à l’Assemblée Nationale préside le Conseil d’Administration de la Chambre française de Commerce et d’Industrie des provinces de Liège et du Luxembourg.

       Par ailleurs, il semble que l’Italie ait fait choix du Belgo-Italien (la double nationalité étant désormais admise) Gérard Apruzzese, patron d’une des entreprises liégeoises de peinture portant son nom? président de Solitalia, président de la Confédération de la Construction wallonne de 2004 à 2008. En septembre 2011, à la cérémonie officielle des Fêtes de Wallonie, à Namur, dont les invités d’honneur étaient les Wallons d’origine italienne, Monsieur Gérard Apruzzese a pris la parole en leur nom. Il a notamment déclaré dans le sillon industriel de la Sambre et de la Meuse, environ 10% de la population sont d’origine italienne.

       Les Pays-Bas ont aussi décidé de remplacer pour raison d’âge  leur Consul Général honoraire, l’ancien patron de M.C.B. à Awans, Monsieur  Peter van Ettro. La fonction a été attribuée à Monsieur Bernard Piette qui a travaillé aux Chambres de Commerce et d’Industrie de Liège puis de  Maastricht avant de s’occuper de la coordination de la logistique des transports en Wallonie. L’Ambassadeur des Pays-Bas a annoncé que Monsieur Piette sera comme son prédécesseur Consul général honoraire. On ignore, à l’heure actuelle, si les Consuls Généraux de carrière remplacés par des honoraires resteront, eux, soit « Généraux » ou bien si l’Italie et/ou la France les dégraderont. Ce qui serait  malheureux au moment où Liège aspire à devenir, en 2017, le siège de l’Exposition internationale.

22:03 Écrit par Pierre André dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg