lundi, 26 juin 2017

Bulletion du Vieux-Liège : Juliette Noël à l'assaut d'une légende relative à Marie Walewska !

Walewska pologne.jpg

       Moins de trois ans avant la Révolution française, en Pologne, chez les Laczynski, une famille noble, naît Marie. Elle a pour précepteur un Français, Nicolas Chopin, futur papa de Frédéric avant d’être envoyée parfaire son éducation au couvent Notre-Dame de l’Assomption à Varsovie. Marie est intelligente et studieuse, avec une douceur de caractère qui l'a fait aimer par tous ici. De plus, elle est d’une grande beauté.

        Les propositions de mariage ne manquent pas. Parmi ceux qui lui font la cour, il y a un jeune homme beau, riche et charmant qui lui a plu tout de suite. Il a pourtant un gros défaut : il est russe et, de plus, appartient à la famille du terrible feld-maréchal Souvorov, ennemi juré de la Pologne que ses puissants voisins, la Russie, la Prusse et l’Autriche, s’étaient partagée. La famille de Marie s’oppose et lui impose le mariage, fin 1804, avec le comte Anastazy Colonna Walewski, ancien chambellan du dernier Roi de Pologne. Point beau, riche de propriétés obérées et vieux - 72 ans, elle 18 -, on comprend qu’avant les noces, elle avait pleuré longtemps et a continué à sangloter pendant la cérémonie.  

        En ayant terminé avec la campagne de Prusse, Napoléon entame la campagne de Pologne. Il arrive à Varsovie, le 18 décembre 1806, en libérateur. Des milliers de Polonais, les Légions polonaises de Dombrowski sont engagées depuis une dizaine d’années dans les armées françaises. Fin décembre 1806, dans un climat de Napoléonmania, l’empereur remarque, dans la foule, la jeune comtesse Walewska, lui parle. Le 1er janvier 1807, il lui écrit Marie, ma douce Marie, ma première pensée est pour toi, mon premier désir est de te revoir. Tu reviendras, n’est-ce pas ? Tu me l’as promis. Sinon l’aigle volerait vers toi. (…) Daigne donc accepter ce bouquet : qu’il devienne un lien mystérieux qui établisse entre nous un rapport secret au milieu de la foule qui nous environne. Exposés aux regards de la multitude, nous pourrons nous entendre. Quand ma main pressera mon cœur, tu sauras qu’il est tout occupé de toi et, pour répondre, tu presseras le bouquet ! Aime-moi, ma gentille Marie, et que ta main ne quitte jamais ton bouquet.

       Le 7 janvier 1807, elle participe au bal de carnaval dont La Gazette de Varsovie rend compte : Sa majesté l'Empereur a assisté à un bal chez le ministre des relations extérieures, le Prince de Bénévent, au cours duquel il a invité à une contredanse la femme du chambellan Anastase Walewski. Des patriotes polonais avec l’assentiment du mari imaginent que Marie est la personne la mieux placée pour convaincre Napoléon de ressusciter le Royaume de Pologne. C’est la période épouse polonaise qui voit l’Empereur et Marie filer le parfait amour au Château royal de Varsovie, au château de Finckenstein, à Paris dans le IXème arrondissement, au Palais impérial de Schönbrunn. Napoléon ne ressuscite pas le Royaume mais par l’accord de Tilsitt, en juillet 1807, crée le Duché de Varsovie où est en vigueur le Code Napoléon.

     Enceinte de Napoléon à Schönbrunn, Marie accouche chez son mari, le vendredi 4 mai 1810 d’Alexandre. L’Empereur est averti de l’heureux événement à Anvers. Soucieux de l’avenir de son fils, il comble la mère de rentes et propriétés diverses. Les générosités de l’Empereur se font moins sur sa cassette personnelle que sur les biens de l’Empire. Marie est devenue riche, surtout grâce aux donations que Napoléon a faites au petit Alexandre. Mais elle risque de ne plus l’être si son mari endetté se met à rembourser. Aussi Marie demande le divorce le 12 juillet 1812 et l’obtient … le 24 août, une rapidité digne de Reno (Nevada USA) !

       Catholique, Marie doit attendre la mort de son ex – le 20 janvier 1815 - avant de convoler en justes noces avec le bel Philippe-Auguste, comte d’Ornano qu’elle a connu à Varsovie en 1807. Jeune, beau, très chic, d’une famille corse liée à la famille Bonaparte, protégé de Laetitia, la mère de Napoléon, ce lieutenant-général participe aux Cent-Jours de Napoléon. Ce qui lui vaut d’être banni de France par la Seconde Restauration. Il se réfugie dans le Royaume des Pays-Bas et épouse, le 7 septembre 1816, Marie  en la collégiale Sainte-Gudule de Bruxelles. En compagnie des enfants de Marie, Antoine et Alexandre, les époux viennent s’établir à Liège d’abord rue Sœurs-de-Hasque puis rue de Fragnée, n° 876, quartier du Sud.

       Dans la dernière livraison du Bulletin de la Société royale LE VIEUX-LIÈGE (1), Juliette Noël relate les endroits où a vécu à Liège  Marie Walewska. C’est de la légende de son habitation rue Mandeville à la réalité. S’appuyant essentiellement sur des documents des Archives de l’État et de Ville de Liège, Juliette Noël retrace notamment l’endroit où est situé le 876, rue Fragnée. Il faut savoir que la numérotation, à l’époque, est continue. Il n’était pas question de donner des numéros pairs ou impairs selon le côté où on se trouvait. Il appert d’un document passé en l’étude du notaire royal Philippe Parmentier que le propriétaire Nicolas Bernimolin donne en location pour une durée d’un an, expirant le quinze mars 1818, l’immeuble et les terrains l’entourant. C’est alors un véritable domaine. Il se dénomme « Sans souci ». Situé à hauteur du numéro 20 de l’actuelle rue du Vieux-Mayeur qui, en ce temps-là, s’appelle ruelle du Vieux-Mayeur, l’immeuble loué a une longueur d’environ 22 mètres avoisinant des jardins de plus d’un hectare.

        Dans la partie finale de son article consacré à l’immeuble occupé par Marie Walewska à Liège, Juliette Noël s’attaque à une légende qui situe cette habitation rue Mandeville. Tâche ardue car l’auteur de la légende n’est autre que Théodore Gobert. Celui-ci a publié des notices sur  les rues de Liége en sa période de journaliste à La Gazette de Liège, notices rassemblées en 1891  en quatre volumes éponymes. Il n’est pas question dans cette première édition de Marie Walewska. Vient la seconde édition, en 1926, où Gobert écrit : Située au pied de la colline, cette demeure caractéristique étendait au loin ses superbes jardins plantés d’arbres touffus, qui en faisait l’une des plus agréables résidences rurales. Ici vint s’installer, après la chute de Napoléon 1er, une dame qui, à cette époque, a beaucoup fait parler d’elle. Il s’agit de la comtesse Walewska. Gobert l’a fait mourir le 15 décembre au lieu du 11. 

        Juliette Noël n’a pas d’explication sur cette affirmation erronée de Gobert ; J’opine à croire qu’il a fait un amalgame avec d’autres biens (…) Quoi qu’il en soit, Gobert sera suivi par les écrivains liégeois postérieurs (…) Les écrivains non-liégeois reprendront l’information. Pour eux, naturellement, la localisation correspondait à un endroit qui leur était inconnu.  Juliette Noël, une orfèvre de la précision !

      Dans ses Mémoires, le comte Alexandre évoque la période liégeoise après le mariage de sa maman : Mon frère aîné, qui avait 4 ans de plus que moi, Monsieur Carité, un vieux valet de chambre nommé André et moi nous partîmes de Paris en diligence pour aller retrouver ma mère aux Eaux de Chaudfontaine près de Liège. (…) Quelques mois après, nous étions établis dans une charmante maison de campagne à la porte de Liège où ma mère mit au jour au mois de juin 1817 un gros garçon qui fut baptisé sous le nom de Rodolphe. (…) j'accompagnais aussi quelquefois mon beau-père chez un libraire de Liège nommé Desoret (NDLR lire Desoer). Là, j'entendais parler politique sans y rien comprendre, cependant j'ai retenu quelques mots de ces conversations dont plus tard j'ai compris le sens. (…) La campagne que nous habitions était à une demi-lieue de la ville. (…) Le Général Ornano ayant obtenu son rappel, ma mère partit pour Paris au mois d'octobre 1817 avec le nouveau-né qu'elle nourrissait malgré les avertissements de son accoucheur de Varsovie le célèbre Czekieski, qui lui avait prédit que si jamais elle se décidait à nourrir elle le paierait de sa vie. Peu de jours après son départ, le Général Ornano, mon frère et moi, nous nous mîmes en route pour aller la rejoindre. Nous voyagions en poste dans une bonne berline lorsqu'au milieu de la nuit près de Namur, nous versâmes dans un fossé (…) Nous arrivâmes le lendemain à Paris à trois heures du matin nous rendant dans la chambre de ma mère. Elle se réveille pour nous embrasser. Quel doux réveil dit-elle mon mari et mes enfants, ce sont là les dernières paroles. Le lendemain, son état s’aggrave au point que ses enfants ne peuvent plus la voir. Elle expire le 11 décembre à six heures du soir d’un abcès au sein dont on n'avait reconnu l'existence que trop tard pour risquer une opération et de calculs rénaux.

 Walewska NAPOLEON.jpg

(1) Le Vieux-Liège fondé le 20 février 1894 – Devise Rien aymez s’il n’est cognu - levieux-liege.be – Cotisations et abonnements aux publications trimestrielles, membres adhérents 25 €, membres de moins de 25 ans 15€ à verser au compte BE42 0000 3248 4054

18:01 Écrit par Pierre André dans Actualité, Amour, Europe, Histoire, Liège, Media, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

vendredi, 05 juin 2015

JPK, pour quoi t'es parti si vite et si tôt ?

BELGIQUE JPKeimeul.jpg©francis carlier

        J’ai perdu un ami, Jean-Pierre Keimeul. Nous avons perdu un ami, JPK. Jean-Pierre a été un être virevoltant mais toujours constant. Il a été journaliste au  Drapeau Rouge mais a également travaillé à La Nouvelle Gazette. Il n’avait rien d’un sectaire. Il était un juste. Comme son papa, créateur du  Grand Prix de Wallonie, résistant qui cache les Juifs durant la guerre et a été honoré par la Knesset comme Justes parmi les nations qui ont mis leur vie en danger pour sauver des Juifs.

        Jean-Pierre fidèle à sa ligne politique - rendre le monde meilleur pour chacun de nous -  a choisi d’être de gauche, peu importe l’étiquette politique que le parti présente, à l’époque, où il en est candidat. Peu importe et quelque soit l’étiquette chacun des responsables de ces partis peut dire : je l'appréciais beaucoup et nous avons bien travaillé ensemble de nombreuses années. Comme son papa, médecin à Tongrinnes, qui n’a pas hésité autrefois à passer du parti libéral au parti socialiste. Il est vrai que, historiquement, le POB est le fruit indirect de libéraux progressistes tel le Liégeois Paul Janson.

        Jean-Pierre a eu comme chacun de nous des défauts. Nous les oublierons comme il aurait oublié les nôtres, le samedi 6 juin, à 9h, au cimetière de Glain, rue Émile Vandervelde – merveilleux parrainage – la rose à la main ayant en tête l’hommage affectueux sur Facebook de son ami Jean-Luc Dalcq :

VIEUX CAMARADE

Je t’ai connu en pleine tourmente
Quand je suis passé au Laveu
Bien liquéfié dans ma soupente
Et on a bu une bière ou deux…

On s’est raconté nos misères
Nos soifs d’amour et nos défaites
On s’est envoyé à la mer
De pour mieux retrouver la fête

De se revoir et renouer
Avec nos manques et nos ratés
Pour bien sûr mieux en rigoler

En peu de temps je t’ai aimé
Et suis pas prêt de t’oublier
Mon vieux Jean-pierre, tu m’fais chialer !

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mardi, 25 novembre 2014

... et vive sainte Catherine et les catherinettes !

        En ce jour béni des catherinettes, le journal suisse Le Matin offre à ses lectrices un publi-reportage de circonstance sur un sextoy d’origine allemande. Son fabricant donne même une garantie d’orgasme à toutes celles qui utilisent le Womanizer W100. Ses thuriféraires le surnomment bombe à orgasmes. Dédié au clitoris, cet engin ne le touche pas mais le stimule par des aspirations et des ondes de pression finement ajustées.

        L’hebdomadaire grand public – un million d’exemplaires, le plus fort tirage en Europe – Stern a accordé à cet outil de plaisir une cote de 15 sur 10 pour son efficacité. Seul reproche, un site français déplore la faiblesse du désign : autant le designer de la décoration était soit un stagiaire en langues vivantes de Corée du Nord, soit un psychopathe, soit un Allemand. Je penche pour la dernière solution. Je dois avouer que la décoration pique un peu les yeux. Moi qui aime ce qui est classe, on est là dans la plus baroque des décorations à tendance vulgaire.

Womanizer.jpg

16:20 Écrit par Pierre André dans Actualité, Amour, Economie, Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mercredi, 19 novembre 2014

Deux lettres la rendent coquine !

        Actuellement,  à Bruxelles, une pub à caractère humanitaire est à l’affiche dans les rames de métro. Le texte ? Un homme existe lorsque sa voix est écoutée. Devenez répondant bénévole. Dans une rame, un voyageur facétieux y a ajouté deux lettres s et e. Le texte en est devenu coquin !

16:18 Écrit par Pierre André dans Actualité, Amour | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

vendredi, 29 août 2014

Feuilleton : UN CASTING PAS ORDINAIRE par Oncle Bob 4/4

        À la pointe de l’aube toute l’équipe se retrouve sur la plage et notre danseuse Nilavali ( Lumière de lune“) est parfaite dès la deuxième prise .

        Vêtue d’une tunique rouge, d’un voile porté sur les épaules, d’un pantalon resserré au niveau des chevilles, Nilavali dompte la caméra. Le regard souriant, les cheveux ceints d‘une couronne dorée, une ceinture de bijoux éclatants ainsi que la point rouge (le Tikka) situé au milieu du front, nous transportent dans un univers presqu‘irréel. Seul le son du ressac de la mer ramène à la réalité.

        La séquence tournée entre chien et loup sera encore plus magique dans la mesure où Nilavali manipulera le flambeau comme un lingam confié par quelque divinité du panthéon hindou.

        Bogdan et moi étions certains que ces deux séquences et notre rencontre avec la famille des pêcheurs tamouls serait un gage de succès pour le court-métrage.

        Ceylan, le Sri Lanka nous a apporté à la fois de merveilleux souvenirs mais aussi le cauchemar persistant des misères de la nuit.

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Ainsi prend fin le feuilleton où l'Oncle Bob - Robert Lombaerts (cfr Liège 28 du 5 juillet 2014) - a raconté ses aventures vécues aux Philippines et au Sri Lanka.  

08:00 Écrit par Pierre André dans Actualité, Amour, Cinéma, Culture, Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

jeudi, 28 août 2014

Feuilleton : UN CASTING PAS ORDINAIRE par Oncle Bob 3/4

        Sous le choc nous sommes prêts à oublier l’idée de la séquence de danse. Aucun de nous n’a cependant envie d’abandonner.

        Le réceptionniste de l‘hôtel nous indique qu’une danseuse Tamoul va se produire dans les jardins de l’hôtel et que nous pouvons peut-être la contacter. Nous assistons au spectacle installés confortablement en dégustant des patties, ces croquettes épicées fourrées de légumes ou de lentilles accompagnées par des bières locales, une Mandalay pour moi et une Three coins pour Bogdan. La danseuse de petite taille est cependant gracieuse, souriante .Elle évolue comme un oiseau dans l’espace ; son corps flexible décrit des arabesques.

        Bogdan demande à notre serveur très stylé de bien vouloir inviter la jeune femme à notre table. Je lui apprends le but de notre rencontre et mon souhait de la voir danser sur la plage à l’aube et au coucher du soleil. L’idée de jouer avec un flambeau tout en dansant la séduit. Professionnelle, elle veut poser ses conditions financières; ce que je comprends parfaitement. C’est là que Bogdan intervient avec ses finesses, ses astuces pour préserver un budget toujours trop étriqué. Après quelques tractations, la jeune danseuse accepte les conditions après avoir exigé le payement d’une journée entière ; ce que Bogdan, tombé sous le charme de l’actrice d’un jour a fini par accepter.

                (à suivre)

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mercredi, 27 août 2014

Feuilleton : UN CASTING PAS ORDINAIRE par Oncle Bob 2/4

        Le chauffeur empeste l’alcool, à l’air bougon et semble comprendre notre désir de trouver une danseuse tamoul pour figurer dans une séquence de début et de fin d’un court-métrage.

        Il acquiesce et nous nous retrouvons dans un véhicule préhistorique avec un plancher troué par la rouille qui rend le sol visible. Nous nous rendons compte que les freins de la voiture sont hors d’usage et qu’il utilise le frein à main pour s’arrêter. Une conduite follement dangereuse nous transporte en dehors de la ville. L’inquiétude nous gagne car nous nous souvenons de la tentative de vol vécue la veille au marché.

        Cet homme nous guide vers un bâtiment isolé, faiblement éclairé par une lanterne rouge. Nous pénétrons dans un lieu glauque, sordide, sinistre. Je pense au roman de Maupassant‘‘ La Maison Tellier‘‘ en pire. Nous sommes assis sur une banquette verdâtre au plastique déchiré. Là aussi une lumière rouge. Pareil à un feu de signalisation, elle passe du rouge au vert et notre chauffeur nous fait signe de le suivre. Jamais je ne pourrai oublier cette vision horrible. Une sorte de grande chambre sur un sol en terre battue. Des vieilles femmes décharnées, édentées, au dos courbé, tentent un vague sourire.

        Un seul désir, quitter au plus vite cette zone d’abattage, d’esclavage, oublier ce chauffeur qui nous a fait découvrir les misères de la nuit plus terribles que celles du jour.

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mardi, 26 août 2014

Feuilleton : UN CASTING PAS ORDINAIRE par Oncle Bob 1/4

         Lors de la réalisation d’un film il importe d’attirer l’attention du spectateur dès les premières images et les premiers sons. Accrocher en surprenant, par exemple, par un pré-générique dynamique et une action inédite sont des éléments que le scénariste, le réalisateur; voire le producteur peuvent apporter à tout type de film qu’il s’agisse de fictions ou de documentaires; de longs ou de court métrages.

        En ce qui me concerne, j’aime le principe d’une boucle qui débute et termine le sujet abord. Je déteste les prises de vues conventionnelles même dans ces courts-métrages touristiques à caractère promotionnel. Il est possible de faire des choix où les individus et leurs actions sont aussi présents que les paysages ou les édifices .

        J’ai suggéré à mon ami Bogdan de débuter le film par une vingtaine de secondes où l‘on découvrirait une danseuse indienne exécutant quelques pas à la pointe de l’aube, sur la plage au bord de la mer. Le court-métrage se terminerait par la même danseuse filmée entre chien et loup; cette lumière particulière que j’affectionne avant la tombée brutale et rapide de la nuit. Je la voyais danser au milieu d’un cercle de feu.

        Elle même utiliserait un flambeau qu’elle inclurait dans la danse en l’apprivoisant. Sur une image arrêtée se déroulerait le générique. Nous avons souvent partagé des goûts identiques et mon ami n’a fait aucune objection à ma proposition.

        Ses seuls soucis où je retrouve le producteur ; le prix de la danseuse et où la trouver. Notre première décision, s’adresser à un chauffeur de taxi, a été mauvaise.

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jeudi, 21 août 2014

Feuilleton : RENCONTRE AVEC LES TAMOULS DU LITTORAL par Oncle Bob 3/3

        En attendant de nous revoir pour partir en mer, Arvalan nous donne quelques conseils si nous fréquentons les plages de cocotiers.

        On peut parfois y trouver des serpents venimeux et il y a intérêt à faire attention où l’on pose les pieds.

        Généralement ces animaux ne sont pas agressifs sauf s’ils se sentent menacés.

        Nous quittons nos hôtes pour passer quelques heures à la plage attentifs aux serpents mais aussi aux crabes aux pinces tranchantes.

        Le lendemain après avoir suivi Arvalan et Arivâli dans une partie de pêche fructueuse; alors que la nuit tombe rapidement, nos hôtes nous guident vers un petit temple caché par une épaisse frondaison d’arbres.

        Nous pénétrons dans ces lieux sacrés où le chef de famille va diriger la cérémonie.

        C’est au son d’une clochette censée appeler les divinités peintes ou sculptées à s’insérer dans leur image que débute la célébration du culte.

        Cette cérémonie du ‘‘puja‘‘ est commune aux tamouls du Sri Lanka et aux Hindous du Continent Indien.  Après l’appel aux divinités la famille allume des bougies et fait brûler de l’encens. L’épouse d’Arvalan et sa fille disposent des guirlandes de fleurs odoriférantes, déposent des fruits, du riz et remplissent des coupes d’eau tout en invoquant les divinités. J’en reconnais une, Ganesh, ce dieu à tête d’éléphant, porte bonheur dans ce panthéon hindouiste où l’homme n’est pas au centre de l’univers mais constitue l’un des éléments du cosmos. Après ce moment à la fois familial et rituélique nous regagnons la maison communautaire. Un repas nous y attend. Au menu, les crevettes grillées accompagnées du riz traditionnel. Une surprise de dimension pour Patrice et Eduardo.

        Ils ont des couverts et leurs portions de crevettes sont décortiquées. Bogdan et moi partageons le plat de nos hôtes qui sourient aux regards ébahis de nos collègues.

        Quelle leçon d’écoute, d’observation et de respect de la part de cette famille Tamoul pour ces étrangers, voyageurs éphémères accueillis dans la plus grande dignité !

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mercredi, 20 août 2014

Feuilleton :RENCONTRE AVEC LES TAMOULS DU LITTORAL par Oncle Bob 2/3

        Chaleureux il nous invite à partager son repas composé de crevettes fraîchement pêchées accompagnées du riz, nourriture de base.

        Arvalan nous explique que la famille Tamoul est constituée comme un véritable clan avec un système social strict où le communautaire prime sur l’indépendance.

        Hindouistes sur le plan religieux, les Tamouls ont mal perçu la suprématie du bouddhisme comme religion d’État. Les trois millions de Tamouls, toutes religions confondues ont été défavorisés par rapport à une bourgeoisie locale cingalaise et un pouvoir asocial, privilégiant une économie ultra libérale tout en menant le pays d’une main de fer.

        Le fils aîné Arvâli poursuit des études secondaires et rêve de rejoindre les Tamouls de France ou de la Réunion. Pour lui, il n’y a ucun d’espoir d’obtenir une fonction intéressante dans son propre pays.

        L’épouse d’Arvalan et l’une de ses filles apportent deux énormes plats, l’un de riz, l’autre de crevettes parfaitement grillées dont les épices flattent les narines.

        Ici on se sert de la main droite pour prendre la nourriture. J’observe que Bogdan ce vieux complice baroudeur, comme moi, est tout à fait à l’aise mais nos équipiers manifestent des difficultés à adopter les coutumes locales.

        Je prends conscience que la famille Tamoul mange les crevettes dans leur entièreté, têtes comprises. Je suis évidemment leur exemple comme Bogdan qui a toujours respecté les traditions même s’il avait des difficultés à les assimiler.

        Par contre Patrice et Eduardo ne parviennent pas à se conformer aux usages. Arvalan et Arvâli observent nos comportements en silence.

        Nous nous accordons sur le fait de suivre une partie de pêche en mer et Bogdan s’arrange sur le plan financier avec le chef de famille pour le défrayer.

        Comme nous avons gagné sa sympathie il nous suggère de filmer une cérémonie d’offrandes qu’il pratique avec sa famille dans un petit temple hindou à l’abri de tous les regards. C’est avec plaisir que nous accueillons cette proposition.

 

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mardi, 19 août 2014

Feuilleton :RENCONTRE AVEC LES TAMOULS DU LITTORAL par Oncle Bob 1/3

        Bogdan et moi avons toujours apprécié ce qu’on appelle en termes de métier: les repérages. Ces premiers contacts sans caméra et autres outils techniques sont primordiaux pour établir une relation de confiance avec ceux qui sont les sujets d’un film et non des objets.

        Aujourd’hui seule la rentabilité compte et les télévisions privées ou publiques vont à l’essentiel, ramener des images et des sons sans avoir été à l’écoute et sans avoir partagé avec les autres.

        La culture des Tamouls de la côte nous intéressait dans la mesure où cette société est implantée dans l’île depuis des millénaires. Pêcheurs ou commerçants, ils possèdent leur propre langue, leur religion, leurs règles sociales. On les appelle les Tamouls de Jaffna installés au nord, à l’est et le long du littoral par rapport aux Tamouls des Hautes Terres ; immigrés de castes inférieures, intouchables utilisés comme main d’œuvre dans les plantations de thé, installés au centre, au sud, de l’île, importés par les colons britanniques.

        Ce sont les Tamouls du littoral qui ont suscité notre intérêt. Nous sommes entrés en relations avec une famille de pêcheurs qui nous a permis de découvrir leur univers. Nous les avons rencontrés à deux reprises avant de tourner le moindre mètre de pellicule.

        Leur village, Negombo, se situe à quarante kilomètres de la capitale. Une lagune, la mer, d’immenses plages entourées de cocotiers; des catamarans locaux et de petits bateaux de pêche, taches sombres naviguant au gré des vents sur une mer étincelante argentée, dont les reflets éblouissent la vision.

        Arvalan, le chef de famille (dont le prénom signifie‘‘ homme d’amour et d’affection‘‘) et son fils aîné Arivâli (‘‘Intelligent ‘‘) nous accueillent dans leur demeure , sorte de grande maison communautaire.

        Arvalan n’a pas d’âge déterminé. Son visage sec, émacié est souriant; une légère barbe grisonnante, le cou décharné, le menton volontaire et les yeux vifs complètent une stature moyenne composée de muscles à fleur de peau et de mains noueuses marquées par le sel marin et les travaux quotidiens.

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samedi, 16 août 2014

Y AURA-T-IL UN 56ème FESTIVAL ROYAL DE THEÂTRE DE SPA ? « MADAME NON » REPONDRA-T-ELLE OUI ?

 

 Cécile Van Snick et Armand Delcampe en 2009 heureux de célébrer les 50 ans du Festival ; se retrouveront-ils en 2015 ?

        Vendredi soir, à l’issue de l’ultime représentation du 55ème  Festival Royal de Théâtre de Spa, Armand Delcampe co-directeur depuis 16 ans de ce Festival, mon épouse et moi, nous nous sommes embrassés en formulant l’espoir de nous revoir l’an prochain.  D’abord parce que lorsqu’on aborde son quatrième quart de siècle c’est l’état de santé qui est susceptible de décider. Mais aussi parce que les moyens diminuent chaque année comparés aux besoins. Certes il y a des éléments positifs qu’a soulignés la co-directrice Cécile Van Snick qui a fait état d’un taux d’occupation des places disponibles  de l’ordre de 90%,. Plusieurs fois les réservations conduisirent à organiser une représentation supplémentaire. Une centaine de personnes suivirent chaque lecture et chaque rencontre.

        Au sein de l’équipe du Festival les nouveaux responsables de la gestion, des services techniques et de la communication réussirent des prestations très appréciées. Quant à moi qui ai suivi dix représentations en cinq soirées, mon « top 4 » va de « Karl Marx, le Retour »  à « No Sport » en passant par « Discours à la Nation «  et « L’école est finie ». Et l’on me dit que j’ai « raté » « Belles de nuit » et surtout « Mangez-le si vous voulez ».

       Sur les 18 spectacles principaux, un tiers était constitué de « one (wo)man show » et un second tiers mettait en scène deux comédien(ne)s. Quand vous devez tenir compte pour des raisons strictement budgétaires de la nécessité de trouver des distributions aussi réduites, cela signifie que votre liberté de choix pour programmer un Festival déjà raccourci en durée et ayant renoncé à tout vedettariat, est réduit comme un peau de chagrin.  Moins pessimiste qu’Armand Delcampe et moi, sans être aussi optimiste que l’octogénaire Bourgmestre de Spa, Cécile Van Snick devra convaincre la nouvelle Vice-Présidente bruxelloise du Gouvernement Wallonie Bruxelles responsable à la fois de l’Enseignement obligatoire et de la Culture de répartir autrement les subventions localisables à l’art dramatique domaine où la Wallonie est gravement spoliée notamment quand on compare le Kunsten Festival instrument de propagande flamande à Bruxelles et le Festival Royal de Spa.. Certes, tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir mais le sursis menaçant n’est pas écarté.

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         Ce 15 Août au Radisson, Stéphane Stubbé a interprêté « No Sport » adaptation qu’il a écrite d’un personnage historique qu’il admire : Sir Winston Churchill. C’était intéressant, souvent amusant, joué avec talent et conviction. Les multiples facettes du « sauveur de l’Occident » en mai 40 sont-elles toutes rencontrées ? Sûrement pas , la mine était trop profonde. Je connais d’autres admirateurs de Churchill : par exemple, le chanoine Eric de Beukelaere  et Armand Delcampe précité. Si ces deux-là avaient  traité ensemble le même sujet, les dimensions à la fois théistes et franc-maçonnes de Churchill auraient été subtilement soulignées ce qui n'est pas le cas ici mais ne nous a pas empêché de passer un bon début de soirée.

        Par contre à 21 heures, nous ne sommes pas entrés dans le texte  de l’américaine Joyce Carol Oates illustrant la violence sauvage d’une société d’Outre-Atlantique, pire que la nôtre.  Nous reconnaissons très volontiers l’excellente prestation du comédien Alexis Goslain, son rythme, son agilité mais un bon acteur sans texte convainquant ne peut seul sauver un spectacle.

       Rappelons une fois encore en conclusion la phrase de Beaumarchais : « Sans liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur. »                                                 

 Jean-Marie ROBERTI

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13:40 Écrit par Pierre André dans Actualité, Amour, Art, Culture, francophonie, Loisirs, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

vendredi, 15 août 2014

Feuilleton :La Feuille du Temps par Oncle Bob 1/1

       Difficile de retrouver la réalité après la nuit inoubliable passée en compagnie de Nérupama (l’incomparable). En état d’apesanteur tout en étant épanoui je pensais à ce polythéisme hindou en me demandant si j’avais rencontré une déesse femme.

      Était-ce Shakti, la puissance féminine créative partagée entre le Kâma (le désir) et le Dharma (le devoir)? Mon envie de me balader dans un endroit calme et serein pour préserver cet état second, guide mes pas vers un sanctuaire bouddhiste.

          À Ceylan l’opposition entre hindouistes et bouddhistes date de l’occupation anglaise. Comme tous les peuples colonisateurs les Anglais n’ont pas dérogé à la règle du ‘‘diviser pour régner ‘‘. Les bouddhistes sont majoritaires suivis des hindouistes et d’une minorité de musulmans et de chrétiens. En 1972, Ceylan change d’appellation pour devenir le Sri Lanka.

        Mes pensées me conduisent dans une vaste étendue verte en légère déclivité. Je me dirige lentement vers un arbre qui se dresse solitaire, à côté du sanctuaire.

        J’aime les arbres symboles de la vie mais aussi de la force, de la flexibilité, de la connaissance, de la droiture. Dans tous les pays, sur tous les continents, les arbres m’ont fasciné : les baobabs africains et malgaches, les pins parasols et les platanes méditerranéens, les chênes et les saules pleureurs du Nord.

        Je contemple le figuier des pagodes dont la cime se dresse à trente mètres du sol. Mon regard descend le long du tronc et accroche la silhouette d’un moine qui se dirige vers moi.

‘‘Vous aimez les arbres? Je lui réponds affirmativement.

        Ce figuier porte sur ses branches des feuilles en forme de cœur. Il est toujours planté près d’un temple et nous lui accordons un grand respect. Il est sacré et avec ses feuilles aux pointes effilées il frémit aux caresses du vent.

        Permettez-moi de vous offrir l’une de ses feuilles. Elle porte en elle l’éveil et la mesure du temps. En vieillissant vous serez au-delà de l’attachement, de l’aversion et des illusions.

        Continuez à donner, à recevoir, à écouter, à chercher. Vos actes de bonté et d’amour envers les autres; votre détachement vous mèneront à l’éveil.

        Gardez précieusement cette feuille; conservez-la, à l’abri de la lumière. De temps à autre, regardez-la; elle se modifiera comme vous, au fil du temps.

        Elle se détruira progressivement et vous constaterez qu’en fait, vous êtes en parfaite symbiose dans sa durée de vie et à l’approche de sa décomposition votre temps sera compté. Bonne route voyageur.

       Cette rencontre et la précédente : deux métaphysiques qui interrogent mes certitudes…

 

 

07:00 Écrit par Pierre André dans Actualité, Amour, Cinéma, Culture, Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mercredi, 13 août 2014

Feuilleton : Colombo, du marché à la nuit la plus longue par Oncle Bob 3/3

        Nirupama prend une douche et apparaît dans une totale nudité. Un corps majestueux; des seins bien proportionnés et son sexe épilé m’éblouissent. Une vraie déesse dans un corps de femme. Elle m’indique qu’il n’y aura pas de positions spécifiques mais que le blanc que je suis jouera au missionnaire et qu’elle s’occupera de tout.

        Intrigué, je la pénètre avec douceur et ressens un massage délicat d’une série de muscles mis en mouvements. Prisonnier d’une gangue chaude et humide mon sexe est véritablement emprisonné et tous les efforts pour me dégager restent vains.

        Le téléphone sonne. Mon ami Eduardo a été informé par la réception que je me trouve en compagnie d’une femme. Il souhaite regagner notre chambre mais je lui demande d’attendre un quart d’heure et de boire un verre sur mon compte. Il marque son accord tout en maugréant.

        Prisonnier du sexe de Nirupama, toutes mes tentatives d‘extractions sont impossibles. Bienheureux dans ce conduit irradié par d’incomparables et délicats mouvements des muscles, mon sexe accepte la béatitude de ce moment privilégié. Je l’avoue sans honte je suis vaincu par cette puissance féminine hors normes et je ne peux qu’accepter cette situation inédite.

        Le téléphone retentit pour la deuxième fois et je ne décroche pas. Au troisième appel, mon ami Eduardo furieux m’informe qu’il regagne notre chambre.

        Nirupama prend conscience des difficultés qui surgissent et décide de me libérer de son cocon protecteur. Elle prend une douche et se sèche dans les essuies de mon ami Eduardo qui arrive en tirant la tête. Nirupama, étincelante a revêtu son sari, a remis ses bijoux.
Elle m’adresse un sourire d’amazone vainqueur des pauvres hommes que nous sommes. Elle me dit : Merci à toi d’avoir voulu vivre ce moment...Tu n’oublieras jamais cette nuit même si les traits de mon visage et ma silhouette s’effaceront progressivement de ta mémoire.

        Interloqué, je reste muet et me mure dans un silence pesant alors qu’Eduardo manifeste sa colère en insistant sur mon égoïsme. Cette journée qui avait mal débuté se termine par une nuit inoubliable grâce à la volonté d’une femme inconnue et mystérieuse dont j’ignorerai toujours les motivations. Nirupama a laissé une trace unique et profonde, incomparable que je ne retrouverai jamais et que je rechercherai vainement dans toutes mes rencontres ultérieures.

 

 

07:00 Écrit par Pierre André dans Actualité, Amour, Cinéma, Culture, Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mardi, 12 août 2014

Feuilleton : Colombo, du marché à la nuit la plus longue par Oncle Bob 2/3

        Même si j’avais du mal à l’admettre, l’incident du marché m’avait choqué et je percevais un début de déprime. Dans ces cas-là je préfère me réfugier dans la solitude pour réfléchir sur le bien-fondé de notre présence et des implications de notre tournage. Bogdan avait bien compris mon désarroi et le besoin de me retrouver avec moi-même. Il avait décidé de passer la soirée en ville avec Patrice et Eduardo et de s’y restaurer.

        Quant à moi, je me retrouve au bar de l’hôtel confortablement installé dans un fauteuil en cuir de l’époque victorienne. Sur une table en acajou, un serveur stylé a déposé un cocktail local que je m’apprête à déguster lorsqu’une créature de rêve vient s’installer en face de moi, arborant un large sourire. Cette femme d’une quarantaine d’années est revêtue d’un magnifique sari. Elle porte un collier et des bijoux en or.

        Son visage régulier et épanoui inspire le respect. Un front large, des lèvres équilibrées rehaussées par un rouge carmin, des yeux noirs, vifs et perçants, une marque symbolique sur le front attestent qu’elle appartient à la caste des commerçants. Je pense immédiatement à ces sculptures de déesses hindoues et à cet érotisme raffiné.

        Elle se présente dans un anglais oxfordien: - My name is Nirupama. It means : l’incomparable in your language. Elle poursuit dans un français hésitant: Je vois en vous un voyageur dont la curiosité est toujours en éveil. Vous avez l’air triste et j’ai envie de vous rendre joyeux. J’imagine que vous avez lu le Kamasoutra et que vous vous en êtes parfois inspiré. Ce que vous vivrez avec moi cette nuit, si vous le désirez, sera une nuit inoubliable. Votre sexe sera marqué à jamais par le contact de mes muqueuses et malgré une quête interminable vous ne retrouverez jamais ce moment unique que moi, Nirupama, ait décidé de vous accorder.

        Ces paroles, ce visage, cette espèce de don de soi sans contrepartie m’interpelle. Je l’informe que je partage ma chambre avec mon collègue Eduardo et que j’ignore l’heure à laquelle il va me rejoindre. Pour Nirupama, cela n’a aucune importance ; il pourra se débrouiller. Je lui suggère de dîner ensemble pour mieux la connaître mais elle refuse et m’incite à rejoindre ma chambre au plus vite.

                   ( à suivre )

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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lundi, 11 août 2014

Feuilleton : Colombo, du marché à la nuit la plus longue par l'oncle Bob 1/3

 

 

        Mon ami Bogdan m’avait proposé de réaliser un court-métrage consacré à l’île de Ceylan - devenue depuis l’État du Sri Lanka -, axé sur la capitale, Colombo,la fête de la Perahera à Kandy ainsi qu‘une rencontre avec des pêcheurs Tamouls établis sur l’île depuis des millénaires. J’avais accepté car ce serait un avant-goût de l’Inde que je parcourerai plus tard sans caméra. Cette fois l’équipe se composait de quatre personnes dont un étudiant,  Patrice, de la section ‘‘Image‘‘ de l’Insas et un professionnel chilien polyvalent, Eduardo, qui s’occuperait du son.

        Je n’ai pas caché à Bogdan que j’aurais préféré filmer moi-même sans l’intermédiaire d’un caméraman car notre duo performant avait reçu un label de qualité pour notre court-métrage MABUHAY aux Philippines.

        Mon attrait pour la découverte étant plus fort que mes réticences, notre quatuor débarque à Ceylan et s‘installe dans le plus bel hôtel de la capitale, Colombo. Bogdan Leszniak avait l’art de choisir les hôtels les plus raffinés. Ces goûts de luxe relevaient de sa généalogie princière. Le Mount Lavinia hôtel, cet édifice remarquable date de la colonisation anglaise. Situé en front de mer, il a gardé les boiseries et les parquets de l’époque coloniale. On a la sensation de se plonger dans l’histoire de l’Empire Britanique et du tout-puissant gouverneur général aux ordres de Sa Majesté

        J’ai décidé de partir en repérages avec Bogdan et de laisser nos deux équipiers récupérer des fatigues du voyage.

        Nous suivons des arcades pour pénétrer dans le quartier commerçant et au marché de Pettah. De nombreux portefaix attendent les clients. Une foule dense et bigarrée circule en tous sens. J’achète une montre dans une boutique, me l’attache au poignet et insère le billet de cinq roupies remis par le commerçant dans la poche avant de ma chemise. Sortis du magasin, nous déambulons dans la foule. Un personnage revêtu d’une sorte de djellaba blanche tente à plusieurs reprises de prendre mon poignet gauche pour y passer un chiffon destiné à nettoyer la montre; sans doute pour la voler. Je le repousse légèrement et, en revenant vers moi, il saisit le billet de cinq roupies qui se trouvait dans la poche de la chemise. Je parviens à lui coincer le bras en lui disant de remettre ce qu’il vient de prendre. Il commence alors à m’invectiver et à appelle les portefaix à l’aide. Nous sommes rapidement entourés d’une foule menaçante qui se presse et nous incite à libérer le voleur. Je décide de lui lâcher le poignet et il disparaît dans la foule qui peu à peu reprend ses activités.

        Cette première prise de contact avec les réalités cinghalaises est désagréable mais une telle situation pourrait se dérouler dans n’importe quel pays et nous nous réconfortons au bar de l’hôtel avec un thé de Ceylan.

        Nous décidons de ne pas parler de cette mésaventure à nos équipiers tout en les incitants à la prudence s’ils envisageaient une sortie nocturne.

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(à suivre)

 

07:00 Écrit par Pierre André dans Actualité, Amour, Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

samedi, 01 mars 2014

A l'instar de quantité d'autres, l'écrivain-dessinateur Siné s'affiche !

       Rares sont celles et ceux qui ne connaissent pas – au moins de nom – Siné. C’est un personnage hors normes qui ravit et horripile ses adversaires et ses amis quitte à ce que ce ne soit le contraire. Octogénaire, il demeure un être plein de vitalité.

       En avril 2009, il a confié au micro d’Antonio Fischetti – Arte radio http://www.arteradio.com/son/406402/sine_bande_encore/ - qu'il bande  encore, baise parfois, ne pense toujours qu’à chat.  Ainsi que le dit Anne Bert, Siné  nargue, provoque et nique la mort. Ainsi le dit-il,  renoncer  au sexe, c’est mourir. Adieu le gourdin de flic d’autrefois mais aujourd’hui, il se dit que le gars qui a inventé le collant, il lui voudrait dix ans de taule !

22:13 Écrit par Pierre André dans Amour, Culture | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

samedi, 10 novembre 2012

Après avoir parcouru les rues de Liège ...et d'ailleurs, Georges YU s'en est allé tutoyer les étoiles !

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        Mon ami, notre ami Georges Yu s’en est allé tutoyer les étoiles. Un fameux boulot dont il risque de ne pas venir à bout nonobstant le temps qu’il s’est offert, l’éternité. Né en 1927, il s’est préparé gentiment à nous quitter un jour qui fait date. Le 9 novembre, la date de la Nuit de cristal, la date de la mort du général de Gaulle, la date de la chute du Mur de Berlin.

        Sacré Georges, sur son site http://www.georgesyu.be, il s’est amusé à présenter une petite balade souriante, ironique, potache ou philosophique à travers textes et citations rédigées ou adoptées à sa sauce. Quelques extraits : J'ai reconnu le bonheur au bruit qu'il a fait en partant Jacques Prévert, Etre dans le vent, c'est avoir un destin de feuille morte Jean Guitton. En 1992, Georges fait l’étonné : J'ai 65 ans aujourd'hui. C'est pas mal à mon âge ? Hein !? ou encore Les gens ne meurent que si on les oublie. Te tracasse pas Georges ! Tu es inoubliable !

 

23:12 Écrit par Pierre André dans Actualité, Amour, Cinéma, Liège, Media, Télévision | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

lundi, 29 octobre 2012

Le Conseil de déontologie journalistique fait le ménage dans les ménages qui font des ménages...

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       Ophélie Fontana et Vincent Langendries vivent l’amour de leur vie. Tous deux sont journalistes à la RTBFbe. Paris-Match-Belgique – poids des mots, choc des photos – ne peut rester insensible face à cet amour. L’hebdomadaire propose aux tourtereaux  une brève escapade à l’hôtel Touessrok à l’île Maurice, le temps  d’une photo et une accroche en couverture; de 11 pages de photos accompagnées de légendes vantant l’hôtel, les bijoux, les vêtements... dans lesquels évoluent les journalistes; et de 3 pages d’interview du couple avec, au bas de la dernière page, des remerciements à une série de fournisseurs de biens et de services.

       En date du 5 avril, Paris-Match-Belgique fait un tabac. La RTBFbe considère qu’elle n’a pas à juger le contenu de la publication en cause, qui s’inscrit dans les usages de la presse magazine centrée sur les stars et les peoples. Somme toute, la télévision publique n’est pas mécontente de la starification de ses journalistes qui confondent allègrement fracture de l’utérus et fracture du fémur royal.

       Selon le rédacteur en chef de Paris-Match-Belgique Marc Deriez, des reportages de ce genre sont courants dans un journalisme qui évolue et sont nécessaires pour donner une atmosphère qui fasse rêver le public. Des propos bien dans la ligne de ceux tenus par Patrick Le Lay, ancien PDG de TF1, évoquant le téléspectateur : nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c'est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c'est du temps de cerveau humain disponible. (…) Rien n'est plus difficile que d'obtenir cette disponibilité.

       Quant au couple de journalistes du service public, ils considèrent en substance n’avoir rien à se reprocher. Ils ont toujours respecté les règles du métier. Ici, ils ont répondu à une demande de Paris Match qui impliquait un voyage rapide à l’Ile Maurice. Ils n’ont bénéficié d’aucun avantage matériel. Tous les objets leur ont été prêtés.

       Un lecteur attentif de Paris-Match-Belgique a vu dans ces 14 pages une confusion entre publicité et journalisme. Le chevalier blanc de l’audiovisuel, Bernard Hennebert (1) a déposé plainte auprès du CDJ (Conseil de déontologie journalistique). Il s’est notamment appuyé sur un article paru dans La Libre – un quotidien du même groupe de presse que l’hebdomadaire IPM. Le quotidien a écrit Le hic? C'est que tout cela ressemble fort à un publi-reportage pour l'hôtel qui les a reçus à l'île Maurice ou pour un bijoutier bruxellois dont la belle porte si bien le collier... dans la piscine. 

       À l’unanimité moins une voix, l’avis du Conseil de déontologie journalistique rendu, ce 17 octobre 2012, partage celui de Bernard Hennebert. Une triste journée pour les journalistes, le CDJ n’accepte pas que qui a embrasé cette profession fasse des ménages comme on dit dans le jargon de la presse. Décidément, les temps sont durs…

 

(1) auteur de quatre livres sur le service public dont le plus récent s’intitule sans faux espoirs « RTBF, le désamour » (2012 – Couleur Livres).

17:31 Écrit par Pierre André dans Actualité, Amour, Media, Télévision | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

dimanche, 21 octobre 2012

... te souviens-tu ?

       La nostalgie de leur jeunesse  incite les quadragénaires et quinquagénaires à venir danser sur les airs en vogue dans les années 70/80. La formule plaît et ça fonctionne très bien. À Liège, un établissement – le Celtic Irland  (1)  - fait mieux. Il a pensé aux mamy et papy en leur proposant de venir danser au rythme des années soixante. Les heures sont adaptées à l’âge de 14h à 18h. Compte tenu que papy et mamy sont très souvent aussi baby-sitter, le Celtic Ireland précise babysitter et ateliers bricolages pour les enfants. Mieux encore décoration d’époque. La date ? Le 28 octobre.

 

(1) Celtic Ireland - Bd de la Sauvenière 143 - www.celtic-liege.be – tél.04/222 0800

 

 

14:00 Écrit par Pierre André dans Actualité, Amour, Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mercredi, 17 octobre 2012

Comment séduire ...

        Vu sur un réseau social, ce conseil destiné à séduire davantage d’amies et amis : Mettez à jour votre profil. Soignez la grammaire et l’orthographe.

15:15 Écrit par Pierre André dans Amour, Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

De la chanson(g) au Théâtre de l'Etuve, en cette fin de semaine.

       Du jeudi18 au samedi  au 20 octobre, à 20h, c’est à un mariage que l’Étuve convie son public en présentant Chansongs  ou quand la chanson francophone épouse la chanson anglophone. Un titre osé qui ressemble à un mariage entre lesbiennes ! C'est très tendance !

        Sur scène, Benjamin Schoos (alias Miam Monster Miam) et ses ami(e)s  dont Mademoiselle Nineteen et Jéronimo. Réservation : etuve.theatre@skynet.be

09:46 Écrit par Pierre André dans Actualité, Amour, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mercredi, 27 juin 2012

Réponse aux petits secrets des seniors ....

       Le million huit cent soixante cent cinquante neuf  habitant(e)s du Royaume qui attendait la réponse à la question orale qui le concernait la prévention du sida chez les seniors doit faire preuve de patience (cfr Liège 28 en date du 22 juin 2012).

       En effet, Jean-François Istasse, président de la commission a annoncé : Les questions adressées à Mme Fadila Laanan, ministre de la Culture, de l’Audiovisuel, de la Santé et de l’Égalité des chances par Mme Sybille de Coster-Bauchau ( …), par M. Pierre-Yves Jeholet (…), et par Mme Florine Pary-Mille, intitulée « Prévention du sida chez les seniors », sont transformées en questions écrites. Et le temps mis à répondre à une question écrite est de loin supérieur au temps mis à répondre à une question orale !

11:52 Écrit par Pierre André dans Actualité, Amour | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

vendredi, 22 juin 2012

Les petits secrets des seniors ...

       La mode est au jeunisme ou en termes plus galants la société adule la jeunesse. Elle n’a pas tort sauf que cela l’empêche de porter attention à certaines réalités. Les campagnes de prévention contre le sida ciblent essentiellement les jeunes et les gens dans la force de l’âge.

       Or, il a été constaté que les MST dont le sida ont tendances à toucher également les personnes âgées ou en termes plus galants les seniors. Il y a effectivement une sexualité des seniors. Mardi prochain, lors de la réunion de la Commission de la Santé de la Fédération Wallonie Bruxelles, la ministre Fadila Laanan est appelée à répondre à la question orale de Florine Pary-Mille relative à prévention du sida chez les seniors. La réponse est attendue par 1.860.159 habitant(e)s du Royaume !

16:02 Écrit par Pierre André dans Actualité, Amour | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mercredi, 07 mars 2012

Bpost : mieux que la "Journée des Compliments", place à la "Semaine des Compliments" !

       Fin février, bpost a eu une idée remarquable. Elle a réalisé que prendre un instant pour faire un compliment, cela met un peu de soleil dans la journée. (…) nous sommes convaincus qu’un petit geste sympathique et gratuit peut faire une différence dans notre vie de tous les jours : un petit compliment, cela crée une ambiance plus positive et cela nous aide à adopter un regard plus optimiste. Les 27 et 28 février, tous les facteurs ont déposé dans chaque boîte aux lettres hors celles marquées « pas de publicité », une carte préaffranchie.

       Postée le 29 février, la carte apporte un compliment de l’un(e) à l’autre. Juste à temps  pour être à destination le 1er mars, Journée des Compliments, peu importe que l’un(e) soit à Oostende et l’autre à Arlon ou vice-versa. Dans un Royaume divisé – la formation d’un gouvernement nécessite 541 jours au minimum -, bpost fait œuvre d’unité nationale par sa Journée des Compliments tout comme Pirenne l’a fait, tout à  fin du 19ème siècle, en imaginant la civilisation nationale de la Belgique. L’Administrateur-délégué Johnny Thijs mérite un compliment patriotique d’Elio, voire d’Albert II.

       Si le jeudi 1er mars est la Journée des Compliments, ceci ne signifie pas que toutes les cartes postées le 29 février soient arrivées le lendemain comme il convient. : J+1 garantit la distribution de votre envoi le jour ouvrable suivant le dépôt de votre envoi dans un bureau de poste ou dans une boîte rouge. Certains destinataires de compliments ont même attendu le 5 mars pour les recevoir ! Si les esprits chagrins sont capables d’en faire reproche à bpost au lieu de bpositiver, nous suggérons que l’an prochain la Journée des Compliments se mue en Semaine des Compliments.

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mercredi, 28 septembre 2011

Les feux de l'amour sont encore à découvrir sous les braises à l'âge de 107 ans : une campagne de l'échevin Drèze.

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      À un an des élections communales, l’Échevin cdH des Services sociaux, de la Famille et de Santé s’offre deux pages grand format dans le toute-boîte Vlan-Spectacle en vue de présenter La Semaine de la Santé de la Ville de Liège. Organisée du 30 septembre – inauguration à 17 h. aux Galeries Saint-Lambert – au 8 octobre, la Semaine a pour thème Toi + moi = nous. Autrement dit la vie affective et sensuelle de 0 à 107 ans.

       Dans le texte de l’Échevin Benoît Drèze où du moins, texte publié sous sa responsabilité, il est écrit : il n’est pas nécessaire d’avoir des orgasmes multiples, d’avoir une libido débordante, d’être fous d’amour tous les jours, d’avoir du sex-appeal des filles des magazines, d’être aussi performant que Rocco Sifreddi (sic) ou d’avoir trouvé son point G…

       Le hasard faisant bien les choses, il se trouve que le Rocco en question participe, ce week-end, au salon Eros. Un quart de page de Vlan-Spectacle est consacrée à la publicité de cet événement. Un article rédactionnel jouxtant la pub précise : M. Siffreddi ne vient pas seul…vous pourrez également avoir sous vos yeux Oksanna et Pussykat.

 

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mardi, 08 février 2011

Le Boudoir des Plaisirs change de siècle ...

     Le 25 janvier, en exclusivité de la presse liégeoise et internationale, Liège 28 a annoncé, sous le titre À la Saint-Valentin, on ne boude pas son plaisir ! la tenue du Boudoir des Plaisirs dans les salons de la Société Littéraire, (…) Cercle de délassement, de distraction, de lecture et de conversation, la Société Littéraire, où se réunissaient nobles, chanoines, clercs, avocats, patriciens et hommes d’affaires, s’est toujours distinguée par son esprit de sociabilité. Le soin que ses membres ont, dans leurs rapports mutuels, de bannir de leurs propos tout ce qui aurait pu nuire à leurs relations, toujours empreintes de cette urbanité de “bon ton” qui a toujours fait l’agrément des bonnes relations qui continuent à les unir. L’article de Liège 28 a souligné le contraste entre une ville où l’érotisme était un sujet tabou, Saintes ville de province et Liège, terre de liberté, voire de libertinage.

     Sur son site, la Société Littéraire indique qu’elle vous acceuillera (sic) pour vos manifestations privées ou publiques : réceptions et cocktail (…), colloques, conférences, séminaires, expositions, etc... Endroit idéal pour y tenir un Boudoir des Plaisirs se dit la société So Trendy, spécialisée en Events & communication. Cependant, en voyant l’affiche de la manifestation des 11-13 février, la Société Littéraire est revenue sur ses positions. Elle pouvait porter (…) préjudice à la réputation de ses membres.

     Forcé de quitter des salons du 18ème siècle, le Boudoir des Plaisirs a trouvé les ressources d’un château du 19ème siècle, le Château de Saint-Nicolas. Édifié en 1835, par le couple Massange-de Louvrex qui investit dans le développement des charbonnages liégeois, ce château a été partiellement détruit par des V1 en décembre 1944 et janvier 1945. Restauré à la moitié des années cinquante, il a été la demeure du Procureur Général de Liège, le Baron Jean Constant, professeur à l’Université de Liège. Depuis 2007, le Château de Saint-Nicolas et son parc sont transformés en hôtel et lieu de réception.

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mardi, 25 janvier 2011

A la Saint-Valentin, on ne boude point son plaisir !

      La Saint-Valentin incite ça et là à penser le quotidien sous une autre forme. Ce n’est pas toujours aisé. Notre confrère Sud-Ouest a rapporté les tribulations d’une auteure, Anne Bert et d’un journaliste Jean Charrier désireux de lire des contes érotique le 14 février. Ils ont jeté leur dévolu sur une Ville fleurie, Ville d'art et d'histoire. Mais cette ville au nom chéri de Saintes Saintes interpelle, Saintes séduit, Saintes ravit, est et reste une ville de province. On a senti qu'à Saintes, l'érotisme était un sujet tabou. Finalement, les gens sont très conservateurs. Dès qu'on prononce le mot, ça fait fuir. Même le club littéraire leur a refusé l’hospitalité tandis qu’un autre lieu a exigé d’expurger les textes d’auteurs tels Verlaine et Aragon. Obstinés, ils ont finalement trouvé un endroit  pour y lire des documents érotiques dont un de Sainte Thérèse d’Avila - http://audioblog.arteradio.com//tintinnabule/frontUser.do?method=getHomePage. Pour Anne Bert, c'est un véritable texte érotique, même s'il n'y a pas de mots crus. Elle connaît une véritable extase dans sa chair. C'est exactement ça, l'érotisme.

      Si Saintes est une ville de province, Liège est terre de liberté, voire de libertinage. Les salons de la Société Littéraire – fondée en 1759 sous les auspices d’un Prince-Évêque éclairé, François-Charles de Velbrück – accueille, les 11, 12 et 13 février, le Boudoir des Plaisirs. L’occasion de se cultiver en compagnie de deux sexologues, mesdames Manon Bestaux  et Sabrina Bauwens. L’une évoque  Le Sourire et le sexe, l’autre L'érotisme dans tous ses états... Au programme également des lectures sensuelles.

     Tout au long du week-end: bar à champagne, bar à huîtres, démonstrations de produits, de massages, expo de photos et de sculptures, bien dans l’esprit du Boudoir des Plaisirs. L’initiatrice Jessica Noirot info@so-trendy.be présente le Boudoir des Plaisirs comme une invitation à la découverte du charme et de la sensualité à travers une expérience qui  donnera très vite des envies…coquines. Le Boudoir des Plaisirs accueille une sélection des meilleurs spécialistes de l’univers érotico-chic et du glamour, les plus réputés et capables d’éveiller les sens les plus subtils du public.

     Dans l’esprit d’il y a deux siècles où littéraire signifie lecture, on retrouve parmi les exposants La Musardine, maison d’édition érotique qui, entre autres ouvrages, publie des BD tel La blanche Épiphanie, récit imaginé par Pichard et Lob qui figure parmi les aventures les plus rocambolesques du panthéon de la bande dessinée adulte. Au départ, porteuse de chèques, la jeune et gironde Blanche parcourt le monde malgré elle tout en essayant de protéger sa vertu. Autre livre, Hilda d’un auteur anonyme – qui se cache sous cet anonymat ? un académicien un tantinet lubrique ? - Hilda est une jeune femme aux formes plantureuses torturée par les démons de la chair, auxquels elle ne sait résister. (…) Honteuse de son comportement immoral, elle va tenter de combattre ses penchants en épousant un notaire veuf et austère. C’est à La Musardine qu’est publiée Nadine Monfils, ancienne professeure de morale, dont le dernier livre Le Bal du Diableavec une plume de « contes de fées », on pénètre dans les fantasmes les plus vénéneux d’une Belge surréaliste. Lynch violé par Fellini.nadine monfils.jpg 

        Le plus récent hôtel de Liège profite du Boudoir des Plaisirs pour faire connaître la suite "Vérone" (…)  qui respire le luxe et le style. Les couleurs se contrastent dans une ambiance de pure élégance. Les meubles argentés vous rappelleront les fastes de l'époque du 18 ième siècle. La boucle est bouclée…

14:51 Écrit par Pierre André dans Amour | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

jeudi, 26 août 2010

L'intimité à crédit.

Coincé entre un gouvernement d’affaires courantes et des préformations discourantes, davantage en chaleur qu’enchanteur notre royaume présente à ses sujettes et sujets de menus plaisirs sensuels. Ainsi, une entreprise familiale flamande de vente à distance - intégrée dans le groupe 3 Suisses International – à la page 46 de son minuscule catalogue propose des vibromasseurs aux noms évocateurs tels langues chatouillantes, va-et-vient ou ree love.

 

D’entrée de gamme, jouissant cependant de l’intensité/vitesse réglable, ces articles sont disponibles avec facilités de payement. Fini le payé, c’est oublié des hétaïres du temps de Maupassant. Aujourd’hui, il est permis d’acquérir ces vibromasseurs en réglant l’acompte de 4€99 assorti de quatre mensualités de 5 €. Le tout sans intérêts, le fameux T.A.E.G. est à 0%. Que du plaisir à crédit… le pied quoi !

08:43 Écrit par Pierre André dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mercredi, 10 février 2010

La Saint-Valentin marque le fin de nombreuses expositions temporaires dans les musées wallons !

        La gratuité d'accès dans 37 musées - liste sur www.consoloirsirs.be  - situés en Communauté française le premier dimanche du mois a pour but de donner au public l'envie de fréquenter les musées en tous temps. Ainsi dimanche dernier, à bord de deux cars scolaires de la Province du Hainaut, une centaine de personnes ont eu un aperçu de trois musées. Celui de la gravure à La Louvière en premier lieu, ensuite Mariemont à Morlanwelz et enfin le musée du Carnaval à Binche.

        Situé rue des Amours, le Musée de la Gravure a choisi de clôturer son expo consacrée aux coutumes et traditions du Nouvel an chinois à la Saint-Valentin. De nombreux musées ont également fixé à la Saint-Valentin la date de clôture de leur exposition temporaire.

        C'est le cas, à Verviers, de l'exposition dédiée à 250 ans de franc-maçonnerie en cité lainière qui se terminera par un concert de Jean-Bernard Barnabé, flûtiste, et Christiane Rutten, pianiste. L'originalité de ce concert réside dans le choix des œuvres composées par des maçons tels Frédéric le Grand, roi de Prusse, et des Verviétois maçons, les Henri Vieuxtemps, Albert Dupuis ou autre Guy Luypaerts.

 

10:57 Écrit par Pierre André dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg