mercredi, 30 mars 2011

8ème Biennale internationale de gravure contemporaine de Liège.

       Depuis quelques jours, Liège est le siège de 8ème Biennale internationale de gravure contemporaine (1). Le maître d’œuvre est le Cabinet des Estampes et des Dessins de la Ville de Liège installé au Parc de la Boverie, dans le bâtiment érigé en vue d’abriter le Palais des Beaux-Arts lors de l’Exposition Universelle de 1905.

      La Commissaire de la Biennale, Régine Rémon, par ailleurs Conservatrice du Cabinet des Estampes et des Dessins (CED),  note dès la première incursion dans l’univers particulier de l’estampe, nous voici interpellés, séduits par la magie de son alchimie et impatients d’en connaître davantage. Elle insiste, avec fierté – on le serait à moins -, pour cette 8e édition, parmi les 600 dossiers réceptionnés, 58 candidats ont été retenus : ils exposent au MAMAC des œuvres originales et récentes. 24 pays sont représentés, dont certains sont devenus des partenaires fidèles de l’évènement ( Japon, Colombie, Canada, Brésil ...) mais d’autres nous rejoignent pour la première fois : l’Afrique du Sud, le Paraguay, le Kosovo, répondant à notre volonté d’ouverture sur d’autres cultures.

      Au Cabinet des Estampes et des Dessins dont le soixantième anniversaire sera célébré en 2012, se trouve une des personnalités majeures de l’art allemand et européen de ce siècle : Georg Baselitz. Xylographies, pointes-sèches, linogravures, eaux-fortes, aquatintes, vernis mou, le peintre-sculpteur-dessinateur décline ces différentes techniques depuis 1963. ( …) Exécutés la tête en bas, ses sujets familiers -nus, enfants, chiens, cerfs... - illustrent le propos de l’artiste : « Je représente le monde à l’envers, tel qu’il est ». L’exposition Baselitz propose 40 gravures - toutes techniques confondues -, constitue une première en Belgique.

       La 8ème biennale internationale de gravure contemporaine ne se limite pas aux MAMAC et  Cabinet des Estampes et des Dessins. Une vingtaine de manifestations se déroulent en d’autres lieux de Liège. Le public est invité à découvrir des dizaines d’artistes contemporains aux sensibilités différentes tandis qu’il lui est loisible d’admirer les chefs-d’œuvre gravés d’Albrecht Dürer, les gravures d’Armand Rassenfosse et les vues de l’étranger de Jean Donnay. Ce chantre de la Basse-Meuse est présenté au Musée régional d’Archéologie et d’Histoire de Visé. C’est l’exposition la plus excentrique de la 8ème Biennale.

       En revanche, l’exposition la plus au centre de Liège se tient à deux pas du Perron, rue des Mineurs, Au Placard à balais. Le graphiste David Cauwe y propose Gloomy Sunday qu’il présente ainsi : La nature n’existe pas. Elle n’est que dans la relation que nous établissons avec elle. Ici et là, des indices, des fragments, témoignent comme ironiquement de l’artifice de vivre. Fleurs artificielles déposées sur les tombes ou végétaux emprisonnés dans les serres d’un jardin botanique. Reflets de soi ou de tout, petites choses dérisoires et touchantes mais où s’exalte l’idée même de voir et de sentir. Déposées sur la feuille, elles acquièrent une vie nouvelle – accompagnement graphique, impression, empreintes, mise en page, photo-graphies.

PLACARD DCauweST2010.jpg

 

(1) Programme détaillé http://www.cabinetdesestampes.be/spip.php?article152

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lundi, 28 mars 2011

L'art de poser la question.

       Aujourd’hui, réunion de Commissions au Parlement de la Communauté française. À la Commission Jeunesse, trois parlementaires – un de l’opposition, Pierre-Yves Jeholet (MR), deux de la majorité, Marc Elsen (cdH) et Yves Reinkin (ÉCOLO) – posent une question relative au Centre ADEPS de Naninnes.

      L’intitulé de la question portant sur le prêt de tentes est fonction naturellement de leur sensibilité politique. De quel parlementaire émane la formulation un brin revendicative : Manque de matériel pour les mouvements de jeunesse à Naninnes ?

      Du MR ?  Du cdH ? Que nenni. Ceux-ci se contentent d’évoquer le stock. Seul l’ÉCOLO  dénonce une carence - gouverner c’est prévoir  - du gouvernement soutenu par sa formation !

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samedi, 26 mars 2011

La croisière des "LUCHORALIES 2011"

 

       France Télévisions a envoyé, hier soir, en la Collégiale Saint-Jacques de Liège  une équipe de FR 3 Dijon. Objectif ? Réaliser un documentaire sur la chorale CHUchotis de la Côte d’Or. Celle-ci participe aux Luchoralies 2011 - Festival international des Chorales hospitalières – qui se déroulent actuellement en Belgique, sous le patronage de la Reine Fabiola..

        L’organisation de ces Luchoralies 2011 a été confiée à Lucante (Clinique Universitaire Saint-Luc à Woluwé Saint-Lambert). Afin de varier les plaisirs au lieu de faire séjourner ses hôtes en un seul endroit si prestigieux soit-il, la Présidente Chantal Herman a imaginé  de les emmener en croisière, au départ du Port de Bruxelles. À bord de deux navires de plaisance dont Le Monet, elle a conduit à travers canaux et Meuse 300 choristes à Anvers, Liège et Namur. À bord, ces choristes ont répété ensemble. Aux escales, les diverses chorales ont donné des concerts dans des cliniques et maisons de repos.

        Ces 300 choristes viennent de France – CHU de Dijon, CHU Guillaume-Régnier de Rennes, Centre hospitalier de Lens, Centre hospitalier de Saint-Brieux, CHU Larrey d’Angers -, du Québec  - hôpital Sainte-Justine de Laval-Montréal. Chaque chorale est venue avec ses chefs de chœur, ainsi pour Saint-Luc,Victor Gilmard et André Goovaerts et pour l’hôpital quédécois, Sylvain Cooke dit Sylvain le Magnifique. Il assume, chaque semaine, une quarantaine d’heures de répétition à la tête de septante chorales !

 SYLVAIN COOKE.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(1)

 

 

 

Le concert de Liège a été une générale avant celui donné aujourd’hui, à 19h30, en présence de la princesse Léa de Belgique, dans la salle d'Armes des Grottes de Han. Ce concert exceptionnel est donné au profit  de l’association Mistral Gagnant www.mistralgagnant.be dont l’objectif est de réaliser les rêves d’enfants hospitalisés car faire avancer leur rêve équivaut à faire reculer la maladie.

 (1) photo de "Sylvain le Magnifique" parue dans le journal "Le Courrier de Laval"


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mardi, 22 mars 2011

Espace Wallonie : Georges Truffaut, Histoire d'eaux Liège expose son avenir.

       Au fil des siècles et notamment en 1409, 1571, 1643, 1740, Liège a été victime de son fleuve, la Meuse. Au 19ème siècle, des travaux gigantesques sur le cours de la Meuse ont permis de croire que Liège est pratiquement à l’abri des inondations. Erreur, car quelques semaines de pluies abondantes aboutissent au drame de 1926. Comme l’écrit notre confrère Jean-Pierre Keimeul les inondations mirent en évidence de nombreuses lacunes en matière d’ « écologie industrielle » : galeries de mines non comblées, entraînant des affaissements de terrain ; manque de compréhension (et donc de contrôle) des bassins hydrographiques, avec pour corollaire un questionnement quant aux responsabilités de chacun (patrons de charbonnages, État…).

       L’exposition  Histoire d’eaux Liège expose son avenir qui se termine samedi, à l’Espace Wallonie – place Saint-Michel jouxtant Haute-Sauvenière – montre des vues de la catastrophe de 1926 notamment à Seraing et Tilleur qui ont été plus touchés encore que le centre de Liège qui a connu des endroits où l’eau a atteint les deux mètres.

       Coordonnée par Jean-Yves Xhenseval avec la collaboration de la Direction générale du Service public de Wallonie, l’exposition fait, à juste titre, la part belle à l’importance que la voie d’eau représente dans le redéploiement  de la région liégeoise. Trois niveaux de l’Espace Wallonie – 4, 3, 2 – sont consacrés au présent et au futur des voies d’eaux. Nous n’en dirons rien. L’intérêt mérite votre visite et votre réflexion.  

En revanche, le plateau du cinquième de l’Espace Wallonie montre comment les autorités ont réagi d’abord aux inondations, ensuite à la crise économique qui frappe le monde simultanément à la montée des régimes forts, extrémistes, fascistes et nazis.

       Comme à l’habitude, la catastrophe permet de dégager des crédits pour entreprendre des travaux qui ont été envisagés, voire promis auparavant. Ainsi, on effectue l’endiguement du fleuve jugé utile et promis au lendemain de l’Exposition Universelle de 1905. Exposition retardée de deux ans à cause des travaux menés sur l’Ourthe. Dès 1928, le démergement de la Meuse est confié à l’Association intercommunale pour le démergement et l'épuration (AIDE). Une des intercommunales les moins connues des Liégeoises et des Liégeois alors que celle-ci leur évite des maux connus des siècles durant par leurs ancêtres.

       Fin 1929, éclate la Grande Dépression. Les festivités prévues pour le centenaire de l’indépendance de la Belgique, tout particulièrement les deux Expositions internationales d’Anvers et de Liège, n’ont pas eu le succès escompté. Déception à Liège où 12 millions de visiteurs sont attendus, la moitié seulement s’est déplacée entre le 3 mai et le 3 novembre. Héritages de l’Exposition internationale de la grande industrie, sciences et applications, art wallon ancien : l’aérogare d’Ans, le pont-barrage de l’île Monsin. Le moment fort de cette Exposition se déroule, le jour de la Visitation, le samedi 31 mai lorsque le Roi Albert soulève, à l’aide d’une pelle à vapeur, la première motte de terre du futur Canal qui relie Liège à Anvers. La décision d’entreprendre ces importants travaux publics – une politique prônée par John-Maynard Keynes – le mardi 24 avril 1928, à la Saint-Fidèle.Canal Abert.jpg

       Le creusement du Canal Albert dure neuf ans. Il est inauguré par le Roi Léopold III, le dimanche 30 juillet 1939. À la Sainte-Juliette, le port fluvial de Liège est enfin uni au port maritime d’Anvers, son Roméo ! Cet événement s’est déroulé dans le cadre de l’Exposition internationale de la technique de l’eau qui s’est ouverte le samedi 20 mai.  

Grand Liège.jpg       L’idée d’organiser ce que le public a appelé l’Expo de l’eau a été prise au restaurant Le vieux Liège lors d’un dîner réuni, en 1936, à l’initiative de l’Échevin des Travaux publics, Georges Truffaut. À ce dîner, participe notamment notre confrère René Lieutenant, journaliste à La Wallonie tout comme l’a été Georges Truffaut. Homme d’action, celui-ci fonde avec diverses personnalités liégeoises, Le Grand Liège (1) dont le but est de conférer à la Cité Ardente un essor économique plus grand, un rayonnement intellectuel plus vivace, en un mot, une renommée digne d’une grande ville.

       L’Exposition internationale de la technique de l’eau a été fermée, prématurément, le samedi 2 septembre. La veille, la Pologne est envahie par l’Allemagne nazie et l’avant-veille, frappés par la foudre l’explosion de deux ponts liégeois minés, le Val Benoît et celui d’Ougrée a provoqué une vingtaine de morts.

       En revanche, son inauguration a été remarquable. À leur arrivée par train royal, le Roi et les personnalités de la Cour ont traversé la ville en calèche avant d’arriver à Coronmeuse. A l’issue de la visite, le programme a prévu un thé d’honneur. Thé et non vin d’honneur. À l’époque, la loi Vandervelde du 29 août 1919 sur l’alcool est toujours de stricte application, le Patron est mort quelques mois plus tôt.

        Moult vedettes se produisent dont le Fou chantant,  moult manifestations dont le Cortège des drapeaux. Le commissaire aux Fêtes, Georges Thone a admis la participation des anciens combattants regroupés en Croix du Feu et rejeté ceux ayant choisi l’emblème du fusil brisé au prétexte qu’on pourrait craindre des troubles de la part des gens qui ne veulent pas comprendre notre symbole au fusil brisé. Ces anciens combattants s’étonnent auprès de Georges Truffaut de ce refus d’autant que les Croix du Feu ont prouvé un peu avant les élections que leur façon d’agir cadrait bien avec le mouvement fasciste. Georges Truffaut considère que la réclamation contre la participation des Croix du Feu est entièrement fondée.

       L’historien Paul Delforge de l’Institut Jules Destrée présente le jeudi 24 mars, à 18h30, les diverses facettes de Georges Truffaut, un grand Liégeois, concepteur de l’Expo de 39, parlementaire, officier de marine qui récupère l’or belge au Sénégal lors de l’invasion, mort  en entraînant  des recrues belges en Angleterre en 1942 (2).

 

 

iGeorges Truffau.jpg(1)   www.legrandliege.be – Président : Jean-Maurice Dehousse,

(2)   Réservation souhaitée au  04 250 93 30

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dimanche, 20 mars 2011

Aux élections, chaque voix compte. La preuve dans le canton de Corrèze.

       Les élections cantonales n’ont pas suscité – c’est le moins que l’on puisse dire – l’enthousiasme de nos voisins du Sud. La qualité des candidat(e)s n’est pas en cause. Notamment, en Corrèze où s’est présentée pour la sixième fois Bernadette Chirac.

       En 2004, elle a été élue  par 56%73 face à trois personnes, un PS, Christian Ravidat, un Vert-Écologie Didier Lorioux et une Front National Chantal Noël.

       Ce 20 mars, elle a perdu quantité de voix.- moins 231. La femme de l’ancien Président Jacques Chirac obtient en effet 1114 voix contre 1345 en 2004. Moralité, son pourcentage chute de manière forte face à deux candidatures, François Barbazange étiqueté Divers gauche et Murriel Padovani-Lorioux, Vert-Écologie.

       Elle l’emporte par 50%04, autrement dit une voix de plus que la majorité qu’elle atteint grâce à la procuration que lui a donné l’ancien Président de la République, Jacques Chirac. Celui-ci a préféré rester quai Voltaire à Paris plutôt que de rejoindre son château de Bity, sur la commune de Sarran dont sa femme est l’adjointe au maire, Michel  Poincheval.

       Sans atteindre le niveau national d’abstention – 55 % -, le taux est passé de 17%51 à 21%15. Le nombre des votes atteint  2226 personnes dans le canton de Corrèze, Le maire de Corrèse recueille 1004 voix et la candidate écologiste 108.

 

CORREZE.png


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jeudi, 17 mars 2011

Les petits apéritifs avec les grands Liégeois.

       En 2012, Ville de Liège, Province de Liège commémorent le 400ème anniversaire de la mort, le 17 février à Arnsberg, de Son Altesse Ernest de Bavière,  45ème Prince Évêque de la Principauté de Liège. Cet hommage a été annoncé récemment, lors d’une conférence de presse, par le Gouverneur Michel Foret.

      Le mardi 31 mai en la Maison des Seniors, rue Charles Bartholomé 52, à 10h30, les petits apéritifs avec les grands Liégeois ont pris pour thème Bavière : un länder allemand, un site liégeois, une famille de princes-évêques. Membre-fondateur de la LGL (Les Guides de Liège), Isabelle Vandenbosch présente en une visite guidée, une découverte illustrée d’un grand Liégeois et après cette conférence confort, une discussion s’engage autour d’un petit apéritif (1).

      De Son Altesse Ernest, les Liégeoises et Liégeois connaissent le nom par l’ancien hôpital de Bavière. Son Altesse n’a pas hésité à donner à la Confrérie de la Miséricorde son très beau palais d’Outre-Meuse, y compris les jardins, afin de le transformer en un premier hôpital.

      Mais Son Altesse n’a pas limité son action liégeoise au seul domaine sanitaire. Elle se préoccupe également d’éducation et de religion. Elle fait appel aux membres de la Societas Iesu, fondé en en 1534 par Ignace de Loyola, pour l’aider dans ces tâches. Aux Jésuites, Elle accorde des facilités pour enseigner et se fait assister de leurs lumières pour combattre le protestantisme et imposer les règles du Concile de Trente au clergé liégeois un peu trop licencieux. Son Altesse en supprimant les 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10 et 11 novembre 1583 permet à la Principauté d’adopter le calendrier grégorien.

      Son Altesse Ernest de Bavière s’occupe aussi de moderniser le droit minier en proclamant, en 1582, l’Édit de Conquête (cfr Liège 28 du 6/12/2010). Féru de sciences, il s’intéresse aussi bien au ciel notamment via l’astronomie (Traité de l’Astrolabe) qu’à la terre en analysant lui-même les eaux de la Fontaine de Pline. Bien avant que le néologisme réseauter ne soit créé, Son Altesse tisse et entretient un réseau de relations qui en font un excellent diplomate et l’ami de Juste Lipse, de Torrentius et autres beaux esprits.

      À en croire certains, Henri IV, le Vert-Galant a dit, à propos de Son Altesse Ernest de Bavière : Mon cousin de Liège me ressemble jusqu'à la ceinture ! Il n’est pas certain que la ressemblance s’arrête à la ceinture. En effet, tel le rapporte Alphonse Le Roy dans sa notice de Biographie nationale (T. VI, pp. 632 et suiv.) parue en 1897, Son Altesse ne se décida jamais à se faire ordonner prêtre et que sa vie privée ne fut pas tout à fait exemplaire.

 

Ernest de Baviere.gif

 

(1) Contact : Delphine Wilkin 0470 68 87 31 - delphine.wilkin@liege.be

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mercredi, 16 mars 2011

...le sens de la réplique!

       Le temps de Carême est tendance. Des centaines de Bruxelloises et Bruxellois ont tenu à assister ce mercredi midi, en l’église du Finistère, rue Neuve, à la messe célébrée par l’évêque de Liége Aloys Jousten qui a également prononcé le sermon.

       Dans sa présentation aux fidèles, le Père Patrick, Dominicain a tenu à souligner le rôle important joué par Mgr Jousten dans le retour à Liège de son Ordre dans la paroisse de Saint-Jean. Retour à Liège, cela a un sens réplique le prélat et les fidèles d’éclater d’un rire de connivence...

21:02 Écrit par Pierre André dans Religion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

vendredi, 11 mars 2011

Vive la fête, vive la Fête de la Francophonie, vive Verviers ville des mots 2011.

       Mars est le mois de la Francophonie avec en apothéose la Journée internationale de la Francophonie, le 20.  Dans tous les pays qui participent, sous des formes différentes, à cette célébration, le maître-mot de ce mois est solidarité. Le but est que les utilisateurs  se réapproprient la langue française par des moyens créatifs, à exploiter ses ressources expressives sans contraintes (…) la langue est faite pour le citoyen et non le citoyen pour la langue.

       Comme le dit et le répéte, le professeur Jean-Marie Klinkenberg – Verviétois d’origine – parrain de Verviers, ville des mots 2011, président du Conseil supérieur de la langue française ;  je ne défends pas le français, mais celles et ceux qui le parlent : c’est tout différent. Je défends le droit du citoyen à utiliser sa langue dans les aspects les plus contemporains de sa vie personnelle comme de sa vie professionnelle. Je défends son droit à les vivre dans un français auquel il puisse avoir un accès réel et actif (…). Bref, je défends les droits des usagers et la démocratie linguistique. Des usagers du français comme de toute autre langue, d’ailleurs (…) Ce n’est évidemment pas par hasard que je suis sensible aux aspects langagiers des aliénations et des exclusions sociales. D’autres le seront par exemple aux aspects économiques (certes bien plus déterminants) de ces problèmes. Ma responsabilité à moi est là : montrer qu’une politique de la langue est un chapitre de la politique sociale. Extrait tiré de Enivrez-vous publié sur le blogue http://verviersvilledesmots.blogspot.com en date du 9 mars 2011.

       Dans 70 villes suisses de Bâle à Coire, de Zurich à Lugano, de Winterthur à Genève, de Lausanne à Delémont, francophonissime capitale de la République et Canton du Jura, la langue française se fête cette année, au Café, im Café, al Caffè, en il Café. Sous le signe de Prenez langue avec nous, ce simple mot Café  - employé en français, allemand, italien et romanche - désigne un lieu de rencontre, de discussion, de réjouissance, lieu de culture, dans ses développement en café-concert, café-philo, café ciné ou autres. La francophonie rend hommage à tous ces lieux d’accueil et de vie qui sont nos deuxièmes maisons le temps d’un verre, d’une discussion, d’un spectacle.

       La France et le Québec ont choisi la formule Francovilles. En 2008, à l’occasion de son 400ème anniversaire, la ville de Québec et de Bordeaux ont été désignées Francovilles. En 2011, c’est Lévis qui est Francoville et son pendant en France est Grand Quevilly.

      Lévis est une ville de 140.000 habitants, sur la rive droite du Saint-Laurent, juste en face de Cap Diamant que lequel est érigé la Capitale. Le moyen le plus simple pour franchir le fleuve large d’un kilomètre est le traversier. Jusqu’en 1930, le traversier a été la seule liaison entre les deux villes. Lévis a vu, en 1900, la naissance du Mouvement Desjardins dont les Caisses populaires sont la base de l’essor économique du  Québec. Outre la francophonie sous le signe le français pour agir ensemble, Lévis  célèbre cette année, le 375ème anniversaire de la création de la seigneurie de Lauzon dont  la superficie est sensiblement identique (444 km²) à celle de Lévis, nouvelle mouture administrative depuis 10 ans. La francophonie est en fête depuis le 4 mars et jusqu’au 27. La porte parole de cette méga Francofête, Stéphanie Lapointe demande d'utiliser le français non pas simplement pour pouvoir parler, mais pour évoquer une part de notre identité. Qu'on arrive à se servir de notre langue comme d'une sorte de miroir de notre culture, de notre histoire! Stéphanie Lapointe de faire sienne une phrase de L’énigme du retour de Dany Laferrière : nous ne mangeons pas pour vivre, mais pour pouvoir lire.

       Grand-Quévilly est une ville de 27.000 habitants à une vingtaine de minutes en métro de Rouen, ville dont est originaire Guillaume Couture associé à la création de Lévis. La Francofête de Grand-Quévilly n’a pas l’ampleur de celle de Lévis et est plutôt axée sur poésie.

       La fête de la Francophonie résonne ailleurs qu’à Verviers, à Lévis et Grand-Quévilly. Chez nous, dans tout le réseau d’anciennes Villes des mots (Braine-l'Alleud, Habay, Huy, La Louvière, Liège-Chiroux, Mouscron, Tournai, Watermael-Boitsfort), il y des activités. Le 20 mars, Woluwé-Saint-Lambert reçoit Claude Hagège, linguiste, qui affirme : les formes orales qui foisonnent telles que les verlans ou les argots français sont des signes de vitalité, de diversité et de dynamisme - v.lozet@woluwe1200.be .

       Outre la Suisse, la Communauté française de Belgique, 68 autres États de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) font fête à la langue qu’ils ont en partage. Ainsi, au Portugal sur le thème les plaisirs partagés (plazeres partithados), en l’Espagne sous le parrainage du slameur Grand Corps Malade, en République démocratique du Congo avec en axe Francophonie, diversité et développement durable, aux Comores la mise valeur de la littérature comorienne en langue française, au Costa-Rica la diversité culturelle est la base du mural de 15 graffeurs édifié à San José, à Washington (USA) Francophonie 2011 cultural festival, au Japon le séisme va perturber le Vive l’Afrique, occasion de mettre en valeur les pays indépendants depuis une cinquantaine d’années. Bref, la fête de la Francophonie est une vaste communion universelle - www.20mars.francophonie.org/-2011- autour de notre langue.

       Évoquant la Journée internationale de la Francophonie, le Secrétaire général de la Francophonie Abdou Diouf  la dédie à la jeunesse, à la jeunesse de tous les pays et de tous les continents, à cette jeunesse du Monde arabe qui a eu le courage et la volonté de tracer, pacifiquement, la voie de la liberté politique et de l’équité économique et sociale, à une jeunesse qui ne doit plus être condamnée à osciller entre désespoir et révolte, mais qui doit pouvoir porter et concrétiser, dans la dignité et la confiance, son espoir légitime d’un avenir aux couleurs de la liberté, de la stabilité et de la prospérité. 

13:52 Écrit par Pierre André dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mardi, 08 mars 2011

Un bien joli vallon wallon, le vallon de la Légia.

        La Hesbaye constitue en son sous-sol un vaste réservoir d’eau potable. Comme le note l’auteur du livre Le Vallon de la LÉGIA, Joseph Deleuse, sous le limon quaternaire, se trouve une couche de craie perméable de plusieurs mètres d’épaisseur jouant le rôle d’une éponge et reposant sur un lit d’argilite qui empêche la fuite de l’eau.

       Durant près de six millénaires et demi, les hommes venus s’installer au bord de cet ensemble de ruisseaux qui se réunissait pour descendre vers un des nombreux bras de la Meuse, étalant leurs alluvions en un petit delta pour occuper le site de la future place Saint-Lambert ont vécu dans un paysage naturel. Dans un article paru en 1975, Charles Bury, vice-président du Vieux-Liège, écrit ne pas douter que les premiers habitants de Liège aient choisi le site s’étendant au pied de Pierreuse pour y établir leur résidence. D’avancer plusieurs arguments, eau pure, protection des vents, des crues de la Meuse et forêts proches. C’est ce que Joseph Deleuse appelle la Légia primitive encore qu'à l'époque, le ruisseau et ses affluents ignorent cette appellation. Ils portent le nom du lieu-dit où ils sourdent. Brignoul, Coqfontaine, Ster, Hurbise, Chaicole et autres mots qui font bon dans la bouche.

       Quand venu de sa Souabe natale, Norger - auquel Liège doit tout - entreprend de construire la capitale de sa Principauté, il dévie le ruisseau. Est venu le temps de la Légia historique, celle déviée par l'homme pour des besoins utilitaires. C'est la Légia des meuniers, des lavandières et du peuple en général. Ses traces sont encore bien réelles et visibles pour ceux qui acceptent de prendre le temps de la redécouverte. Le livre de Joseph Deleuse - sous-titré Derniers vestiges Derniers témoins - aide à cette redécouverte. Cerise sur le gâteau, Joseph Deleuse effectue des visites commentées. Il suffit de lui demander à l'adresse courriel joseph.deleuse@skynet.be .

       Notger dévie l'embouchure des Basses-Rieux (à l'époque, le nom de la Légia) pour passer derrière le Palais et dans les fossés des premiers remparts. Le ruisseau se partage en deux; l'un vit sa vie par la Cour Saint-André, l'autre, la sienne via le Couvent des Cordeliers. L'un et l'autre accédent aux flancs de la Place du Marché. Les Basses-Rieux partagées rejoignent la Meuse à hauteur de la rue du Rêwe et du quai de la Goffe.

       Le nom de Légia est attribué au ruisseau dans les siècles à venir. Au milieu du 19ème siècle, la Ville de Liège donne ce nom à une rue qui n'a jamais été le lit de la Légia. Pas de quoi s'étonner. Alors qu'aucun Franchimontois n'a escaladé de ce côté, une nuit d'octobre 1468, la Citadelle, la Ville de Liège a appelé Escaliers de Bueren, l'artère pédestre reliant la colline au centre-ville. Un subtil rappel patriotique aux pioupious leur évitant de succomber aux charmes des gueuses de Pierreuse !

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dimanche, 06 mars 2011

Tudieu, quel invité à l'émission "noms de dieux"... le biographe de Dieu, Jean d'Ormesson!

       Dans les pays ayant la langue française en partage, le mois de mars est devenu, depuis 1990, celui de la francophonie. Depuis 1911, c’est aussi en mars que, en divers pays, se célèbre la journée des femmes. En 1977, l’ONU décrète le 8 mars Journée Internationale des Droits des Femmes. Deux événements qui n’ont pas échappé à Edmond Blattchen pour choisir l’invité de noms de dieux diffusé ce mardi, sur la Deux, vers 22h45 (1). Mieux, son invité est qualifié le biographe de Dieu auquel il parle d’égal à égal.

       L’invité d’Edmond Blattchen est Jean d’Ormesson qui se définit comme un oximore. Il dit avoir  été élevé dans la religion catholique (…) je ne l’ai pas quitté (…) je crois qu’il y a pas de preuve que Dieu existe mais nous mourrons d’espérer que Dieu existe.

       Élu le 18 octobre 1973, Jean d’Ormesson est le plus ancien membre de l’Académie française actuelle. Dès sa création, en 1635, l’Académie est chargée de  veiller sur la langue française. Elle en maintient la qualité et suit les évolutions telle la création en 1970 de la Francophonie par des chefs d’États devenus indépendants après avoir été colonies françaises ou sous protectorat. En 1986, en même temps que la Francophonie se réunit en Sommet, l’Académie décerne le Grand Prix de la Francophonie à une œuvre contribuant au rayonnement de la langue française dans le monde.  

       Dès sa création jusqu’au 6 mars 1980, l’Académie n’a élu que des hommes. Marguerite Yourcenar est la première Académicienne. Le jeudi 22 janvier 1981, le principal artisan de cette Révolution, Jean d’Ormesson déclare : Madame, C’est une grande joie pour moi de vous souhaiter la bienvenue dans cette vieille et illustre maison où vous êtes, non pas certes le premier venu, mais enfin la première venue, une espèce d’apax du vocabulaire académique, une révolution pacifique et vivante, et où vous constituez peut-être, à vous toute seule, un des événements les plus considérables d’une longue et glorieuse histoire.
Je ne vous cacherai pas, Madame, que ce n’est pas parce que vous êtes une femme que vous êtes ici aujourd’hui : c’est parce que vous êtes un grand écrivain. Être une femme ne suffit toujours pas pour s’asseoir sous la Coupole. Mais être une femme ne suffit plus pour être empêchée de s’y asseoir. Nous vous aurions élue aussi − et peut-être, je l’avoue, plus aisément et plus vite − si vous étiez un homme. Plût au ciel que les hommes que nous avons choisis depuis trois cent cinquante, ans eussent tous l’immense talent de la femme que vous êtes (…) Nous avons simplement cherché à être fidèles à notre vocation traditionnelle qui est de trouver − si faire se peut − dans les lettres françaises ce qu’il y a de meilleur, de plus digne, de plus durable. Avec vous, Madame, nous y avons réussi.
 

       En recevant Jean d’Ormesson, noms de dieux est assuré d’offrir érudition et humour. Érudit, il a choisi une phrase de Platon : il faut aller à la vérité de toute son âme. Et de conter la réponse de sa fille alors qu’enfant, on lui demande que fait ton papa ? :  mon papa, quand il écrit avec un stylo, il va très vite, c’est pour Le Figaro et quand il écrit avec un crayon, il est très lent, c’est un roman.  Il en a écrit trente-six. le premier publié, en 1956, L’amour est un plaisir et le dernier, en 2010,  C’est une chose étrange à la fin du monde. Question à cinq sous : quel objet a choisi Jean d’Ormesson pour le chapitre symbole ?

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De droite à gauche : Jean d'Ormesson (Académie française), Pierre André (Liège 28), José Brouwers (Théâtre Arlequin).                          Photo ;  © Gérard Dewonck

 

(1) Rediffusion sur la deux, en boucle dès 0h25, la nuit du 10 au 11 mars. Sur le site www.rtbf.be, rubrique revoir, durant une semaine dès mercredi 9 mars, midi.

21:20 Écrit par Pierre André dans Télévision | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

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