vendredi, 29 avril 2011

"Madame", le mot juste pour résister à un marketing insidieux.

       La marine est un art et un grand art a dit Voltaire. Ce n’est pas qu’un grand art, le mot marine évoque, dans l’inconscient collectif, bien de moments, bien des situations agréables que ce soit, en peinture, les marines, en vacances, les étendues marines, et dans la bouche, le terme est doux à prononcer et doux à entendre dans la conversation.

       Lors des dernières élections cantonales en France, une présidente d’un parti d’extrême droite a, très habilement, su exploiter le capital de sympathie du mot marine. Son papa, originaire de la Trinité-sur-Mer lui ayant donné, en 1968, les prénoms Marion Anne Perrine qui lui ont permis de se faire appeler Marine. En plus, blonde comme les blés, elle n’a pas hésité à s’afficher leader d’une Vague bleue Marine. Quantité d’électeurs ayant  succombé aux délices du marketing, les médias ont titré Succès de la vague bleue Marine.

      De Marine en sondages, de sondages en Marine, la gamine est devenue la favorite des intentions de vote des Français aux présidentielles de 2012. Les journalistes français l’appellent Marine tout comme les journalistes belges disent Élio ou Bart. C’est sympa, c’est la proximité !

       À cette opération de marketing, une tendance de résistance commence à s’organiser. Invitées sur les plateaux TV, des élues – de droite ou de gauche - parlent de Madame Le Pen. Tous les commentateurs n’ont pas encore saisi le sens de la démarche. Pourtant, il est utile de rappeler qu’il n’est point de différence fondamentale entre Monsieur Le Pen et Madame Le Pen. Nouvelle ruse du diable, il a changé de prénom mais il reste le diable…   

10:59 Écrit par Pierre André dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

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