vendredi, 29 avril 2011
"Madame", le mot juste pour résister à un marketing insidieux.
La marine est un art et un grand art a dit Voltaire. Ce n’est pas qu’un grand art, le mot marine évoque, dans l’inconscient collectif, bien de moments, bien des situations agréables que ce soit, en peinture, les marines, en vacances, les étendues marines, et dans la bouche, le terme est doux à prononcer et doux à entendre dans la conversation.
Lors des dernières élections cantonales en France, une présidente d’un parti d’extrême droite a, très habilement, su exploiter le capital de sympathie du mot marine. Son papa, originaire de la Trinité-sur-Mer lui ayant donné, en 1968, les prénoms Marion Anne Perrine qui lui ont permis de se faire appeler Marine. En plus, blonde comme les blés, elle n’a pas hésité à s’afficher leader d’une Vague bleue Marine. Quantité d’électeurs ayant succombé aux délices du marketing, les médias ont titré Succès de la vague bleue Marine.
De Marine en sondages, de sondages en Marine, la gamine est devenue la favorite des intentions de vote des Français aux présidentielles de 2012. Les journalistes français l’appellent Marine tout comme les journalistes belges disent Élio ou Bart. C’est sympa, c’est la proximité !
À cette opération de marketing, une tendance de résistance commence à s’organiser. Invitées sur les plateaux TV, des élues – de droite ou de gauche - parlent de Madame Le Pen. Tous les commentateurs n’ont pas encore saisi le sens de la démarche. Pourtant, il est utile de rappeler qu’il n’est point de différence fondamentale entre Monsieur Le Pen et Madame Le Pen. Nouvelle ruse du diable, il a changé de prénom mais il reste le diable…
10:59 Écrit par Pierre André dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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mercredi, 20 avril 2011
La Lettre des 37 Consuls à Alain Juppé.

Sur le site www.consulsliege.be est disponible le texte de la Lettre des 37 Consuls - signée Didier Bronne, Consul du Royaume de Norvège, Secrétaire général et trésorier du Corps consulaire de la Province de Liège - au Ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères et européennes Alain Juppé. Cette Lettre attire son attention sur l’importance de maintenir à Liège un Consulat général de France. En 1874, Louis Descazes, ministre français des Affaires étrangères implante un Consulat de France à Liège. L’année suivant l’Expo, le Cabinet Sarrien affecte à Liège, un Consul Général, Mr Crozier.
Depuis l’an dernier, des rumeurs circulent quant au sort de ce Consulat général à la tête duquel se trouve un diplomate, Zair Kédadouche. Rumeurs qui ont pris de l’ampleur à l’annonce de la vente de l’immeuble du Consulat Général sis rue Saint-Remy. En novembre, 2010, quatre personnalités liégeoises – Willy Demeyer, Michel Foret, André Gilles et Georges Pire – écrivent une lettre à l’ambassadeur de France à Bruxelles relative à l’avenir de la représentation diplomatique française à Liège. Lettre demeurée sans suite – même pas un accusé de réception. De Conrart, la titulaire du poste garde le silence prudent qui s’apparente à du dédain.
La décision officielle de réorganisation de la représentation diplomatique française en Wallonie étant en suspens, les trente sept Consuls Généraux honoraires et Consuls honoraires chefs de poste en Province de Liège ont pris l’initiative d’écrire à Alain Juppé dont la rigueur est bien connue et elle nous convainc qu’un dialogue avec vous reste possible.
La Lettre des 37 Consuls fait état d’argument politique : Dans notre contexte institutionnel actuel, vu que la majorité belge est flamande et que la majorité flamande n’est plus favorable au maintien de liens essentiels à l’existence d’un Etat commun tels ceux de la sécurité sociale, nous entrons dans une ère d’incertitudes, voire de turbulences. La France se doit d’être informée de l’intérieur par un diplomate reconnu comme représentant du pays frère en Wallonie et non par un conseiller d’Ambassade venu de Bruxelles et qui ne sera pas considéré de la même manière.
Elle fait état aussi d’arguments historiques tel le plébiscite de 1793 par lequel la Principauté se donne à la France de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen ou encore tel, en 2014, le centenaire du décret octroyant la Légion d'honneur à Liège dont les forts ont sauvé Paris de l'invasion. Les arguments de tout ordre – notre célébration de la Fête nationale, le deuxième départ en une décennie du Tour de France 2012, etc – ne manquent pas en faveur du maintien du Consulat Général de France. D’autant que les responsables des institutions publiques ont assuré qu’elles pourraient ensemble mettre à la disposition d’un diplomate et de ses collaborateurs des locaux convenables à des conditions excluant toute concurrence. La vente envisagée pourrait donc avoir lieu et des économies pourraient être réalisées en partie à Liège.
La Lettre des 37 Consuls se termine par un vœu : Nous pensons que devraient être décisifs les arguments d’opportunité politique et d’amicale réciprocité. Réciprocité qui aux yeux de l’ancien Contrôleur général des Armées en France, Philippe Tenesson s’impose car la Wallonie a vocation à être proche de (mais non « rattachée » à) la France et des régions voisines : culture, économie, échanges, avenirs. Si la Région Wallonne fait l'important effort d'une active Délégation à Paris, la France doit maintenir sa présence à Liège, même à frais fixes revus. Fin connaisseur de la Wallonie – il a été Président du Groupe Herstal – Philippe Tenesson est Commandeur de la Légion d’honneur.
22:37 Écrit par Pierre André dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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vendredi, 15 avril 2011
Je suis Maggy, une folle de Ruyigi !
Dans son émission noms de dieux du mardi 19 avril (1), Edmond Blattchen reçoit Marguerite Barankitse qui se présente telle une folle de Ruyigi. Chef-lieu d’une des 17 provinces du Burundi, Ruyigi a connu, en octobre 1993, un massacre de Hutus par les Tutsis. Cette vengeance par les Tutsis de Ruyigi contre les Hutus et apparentés fait suite aux assassinats, lors d’un putsch militaire à Bujumbura, du Président de la République, le Hutu Melchior Ndadaye et de ses proches collaborateurs.
Tutsi, Marguerite que chacun appelle Maggy et ses enfants adoptés – Hutus et Tutsis - échappent à la mort. Dès le 25 octobre 1993, cette auxiliaire épiscopale recueille et nourrit une petite trentaine d’orphelins du massacre. Au printemps 94, l’évêque de Ruyigi met à la disposition de Maggy, un bâtiment pour qu’elle continue sa mission de faire émerger, par le pardon et la réconciliation, une nouvelle génération de citoyens pacifiés. Maggy crée l’ONG La Maison Shalom dont l’objet est d’accueillir, de réinsérer les enfants victimes tant de la guerre civile que du Sida. Peu importe l’origine ethnique des enfants. Maggy raconte dans noms de dieux comment une jeune fille victime des massacres a demandé à l’assassin de ses parents de l’aider à reconstruire leur maison qu’il avait complètement détruite. A l’issue de cette reconstruction, elle lui a fait une autre demande : accepter de devenir son second père. L’enthousiasme de Maggy est tel qu’elle a construit La Cité des anges qui comprend notamment cinéma, centre scolaire, boulangerie, centre informatique, garage etc. Plus de dix mille enfants ont retrouvés la joie de vivre, joie et humour qui émanent de la personnalité de Maggy.
Personnalité exceptionnelle dont les qualités lui ont valu reconnaissance et distinctions tels un doctorat honoris causa de l’Université catholique de Louvain-la-Neuve, la Légion d’honneur. Le 23 avril 2003, la Reine Sylvia de Suéde lui remet le Nobel des enfants. Ces honneurs – et il en est d’autres – n’altèrent en rien ses qualités dont les principales sont la volonté, l’enthousiasme, le sens de la solidarité, de la répartie et l’humour. Elle a tenu a confier à Edmond Blattchen et au réalisateur Jacques Dochamps, avant l’enregistrement de noms de dieux, sa chance de se prénommer Marguerite alors que, née un 21 juillet, on aurait pu m’appeler Fête Nat en éclatant d’un rire communicatif.
(1) vers 22h45 sur la deux - rediffusion sur la deux dans la boucle de nuit du jeudi 21 au vendredi 22 avril. Sur le Net, dès le 20 avril, à la rubrique Revoir sur le site www.rtbf.be
00:19 Écrit par Pierre André dans Télévision | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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mercredi, 13 avril 2011
"La Sentence de Calliope", le premier roman de Laurence Cornet.
Naguère, à Verviers, une petite fille blonde a répété mille fois plutôt qu’une papa, maman, quand je serai grande, je serai … écrivaine ! La gamine machouille son stylo au point que l'objet a cédé sous la détermination des maxillaires; l'encre s'est échappée de son carcan, et la petite tient l'objet comme le saint Graal, sans même se douter qu'il a marqué le coin de sa lèvre. Une tache bleue sur sa bouche qui sourit, qui y croit.
Aujourd’hui, Laurence Cornet a tenu parole. Son premier roman La Sentence de Calliope (1) est paru. Un premier roman fait généralement appel à certains souvenirs personnels. Ici, rien de pareil. Il y a une intrigue et un épilogue qui atteste du goût des mots de l’auteure.
En ouvrant l’ouvrage, le lecteur est frappé par la quantité des points d’interrogations qu’il y voit. Rien de plus normal. Cette ponctuation révèle la pandémie qui frappe la langue française. Pandémie bien pire que l’irritant zut, j’ai le mot sur le bout de la langue…Si le roman n’est point avare de points d’interrogation, il donne au lecteur, en quelque sorte, l’assurance d’avoir découvert, en primeur, une nouvelle auteure dont l’avenir est empli de promesses qui ajouteront à son bonheur.
Jeune fille rangée, Laurence Cornet sert en quelque sorte l’humanité, car quel plus beau cadeau lui faire que des livres ?
(1) « La Sentence de Calliope » - 137 pages – 11€ 29

LAURENCE CORNET © photo Francine Lieutenant
20:42 Écrit par Pierre André dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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samedi, 09 avril 2011
Y pas lieu de s'étonner...
La Belgique a vu tripler sa population entre le moment de sa création et aujourd’hui. En revanche, son territoire ne s’est accru, en suite du Traité de Versailles, que des cantons de Malmedy, Eupen et Saint-Vith. Donc on peut dire, sans crainte de se tromper, que la densité n’a cessé de croître.
Parallèlement à la densité de population, il est un problème qui n’a cessé d’augmenter en intensité, le problème entre Wallons et Flamands. En ce jour ensoleillé, nous en sommes au trois centième jour de crise.
À propos de cette intensité, un homme politique liégeois a écrit : La question des rapports entre Flamands et Wallons est l’une des plus délicates et des plus irritantes de la politique belge. De très nombreuses lois, dites linguistiques, ont été élaborées dans les cinquante dernières années et spécialement depuis la fin de la guerre. Chacune de ces lois s’est caractérisées par des concessions de plus en plus accentuées au mouvement flamand. Celui-ci ne se déclare pas encore satisfait.
Ce texte a été écrit en…1938. Son auteur est Georges Truffaut. Il reste d’actualité (près de) trois-quarts de siècle plus tard. Nihil nove sub sole!
13:12 Écrit par Pierre André dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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jeudi, 07 avril 2011
Dans la perspective de "Liège 2017", l'équipe "Les Pot'Ardents" participe au plus grand défi mondial sportif et solidaire "Oxfam Trailwalker 2011".
Depuis qu’à l’instar de Paris Ville-lumière, Liège est surnommé Cité ardente, titre du roman historique éponyme publié en 1905 par Henry Carton de Wiart, ardent est l’adjectif préféré des Liégeoises et des Liégeois. Pour preuve, l’appellation Les Pot’ardents - www.lespotardents.blogspot.com - adoptée par une équipe d’agents de l’administration communale de la Ville de Liège. Cette équipe s’est inscrite l’Oxfam Trailwalker 2011 se voulant représenter la Ville de Liège.
L’Oxfam Trailwalker - est le plus grand défi sportif et solidaire par équipe au monde. Des équipes de 4 personnes marchent ensemble 100 km en 30 heures maximum pour soutenir les actions de solidarité internationale d’Oxfam.
L’objectif ? Vaincre les injustices et la pauvreté dans le monde. Car chaque équipe s’engage également à collecter, avant le départ de la marche, au moins 1500 € de dons au profit d’Oxfam qui relève chaque jour un autre défi, celui d’agir pour un monde plus juste !
Ambitionnant d’être la ville hôte de l'Exposition internationale de 2017, la Ville de Liège se doit d’avoir des représentants dans tous les événements mondiaux. Pierre Brandt, Charlotte Cauwe, Gelica Dalon, Luc Gilson, Bernard Lechanteur et Pascale Wels l’ont compris. Ils s’entraînent ferme, depuis novembre 2010, pour figurer en bonne place les 27 et 28 août dans les Hautes-Fagnes. Les Pot’ardents portent le dossard 83.

Le défi solidaire est aussi important que le défi sportif. Mais mille cinq cents euros minimum ne se trouvent pas sous le pas d’un cheval. Aussi, les Pot’ardents ont décidé de les chercher au Hangar, 43b quai Saint-Léonard. Ce samedi 9, ils organisent une soirée blind-test à 20h.
Le vendredi 29 avril, à 22h, c’est à une soirée funky avec le groupe M.S.T. (1). Les Pot’ardants présentent aussi la Botteresse, brassée spécialement pour eux. Le pot de Botteresse est, au choix, blonde, brune, ambrée, au goût de pomme, de miel, de cerise.
(1) Réservation : lespotardents@gmail.com ou 0495/277.349
15:03 Écrit par Pierre André dans Liége 2017 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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samedi, 02 avril 2011
"et tant mieux pour eux"...
Le ministre des sports en Communauté française, le cdH André Antoine connaît bien la législation régissant le football. Il sait que des mesures spécifiques sont prévues dans le cadre des contentieux fédéraux : la loi pour la sécurité, l’application de la TVA, l’inspection sociale. Le ministre Antoine sait aussi que pas mal de clubs, et non des moindres, se soucient de ces lois comme de colin-tampon.
Devant cette situation, il est permis de croire que le ministre va pour le moins la déplorer. Nenni. Il préfère, devant le Parlement communautaire, tenir ces propos à l’ambiguïté flagrante : aujourd’hui un grand nombre de clubs fonctionnent en ignorant totalement la législation et tant mieux pour eux ! Le ministre qui se réjouit – tant mieux pour eux ! – de voir la législation bafouée poursuit mais s’il y avait des contrôles plus pointilleux, ils se retrouveraient en infraction alors même qu’ils l’ignorent.
À croire que le principe nul n’est censé ignorer la loi ne s’applique pas aux clubs de football. Le ministre précise même : nos clubs de division d’honneur connaissent la même situation.
20:44 Écrit par Pierre André dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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