samedi, 29 octobre 2011

Jean-Maurice Dehousse se livre à un vaste tour de la situation politique actuelle.

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        Jean-Maurice Dehousse demeure très actif en dépit de ce qu’il soit officiellement à la retraite politique. Il y a quelques temps, il publie une communication dans la rubrique Débats de notre consœur La Libre intitulée Et après l’’Euro ? Conscient de la perte de diffusion de la presse quotidienne francophone belge, il a choisi de faire parvenir cet article via un message aux amies et amis. Jean-Maurice Dehousse leur avoue ne pas être sûr que vous soyez des fidèles lecteurs et lectrices de La Libre, quelque pluraliste qu’elle soit devenue,

        Mais comme mine de rien, le week-end passé (22 octobre) a marqué un tournant important et significatif dans l’histoire de l’Europe, Jean-Maurice Dehousse se livre à un vaste tour de la situation politique actuelle – expression que nous a, si souvent, seriné André Cools à La Populaire à l’issue de réunion du PSB interdite à la presse.

        Premier point, l’euro, l’Europe. Un chapitre important que Jean-Maurice Dehousse conclut par ces mots : vous m’avez vu et entendu traiter de tout ceci pendant des années mais c’est une victoire amère de constater qu’on a eu raison trop tôt.  Et cela n’empêche personne de prendre les mêmes pour recommencer (en rejetant MONTEBOURG et MELENCHON par exemple).

       Deuxième point, fermeture du chaud à Liège. Ici encore, je ne regrette pas d’avoir eu raison trop tôt en défendant avec bec et ongles le maintien de la minorité de blocage détenue par la Région Wallonne (à quel prix !) mais les Princes qui nous gouvernaient, en particulier Robert COLLIGNON et son Chef de Cabinet, n’ont rien voulu entendre (et la Fédération de Liège n’a rien fait pour empêcher l’abandon, feu le Bourgmestre de Seraing ne m’ayant pas suivi). Hier, tous ceux qui ont bradé Cockerill se retrouvaient à Seraing  à manifester avec les syndicats,( …) et avec les malheureux licenciés, qui n’en peuvent évidemment rien et croient de bonne foi MITTAL seul coupable.  Il y a quelques jours, comme on réclamait « la nationalisation » (au nom de quelle nation ?), Jean-Claude MARCOURT, par ailleurs bon Ministre, a répondu au vol : « les traités européens ne le permettent plus ».  Je n’en suis pas si sûr, mais si c’est vrai, alors pourquoi les a-t-il défendus et votés ?

        Troisième point, DEXIA ; Enfin, après avoir persuadé les Socialistes de vendre le Holding Communal et la Caisse Générale d’Epargne et de Retraite ou C.G.E.R. au nom de la modernité, l’Etat belge a non pas « acheté » mais « racheté » (personne ne le dit) DEXIA. Il faut entendre REYNDERS pontifier que «la banque des Communes n’a pas à jouer en bourse avec l’argent des citoyens » alors que c’est précisément  pour permettre à ses amis de le faire que les Libéraux ont liquidé les deux grandes institutions belges de crédits et pour, ce sont les mots de NARMON (ancien Directeur du Crédit Communal et fossoyeur de la Ville de Liège), « faire de DEXIA le premier au monde ! » (textuel). (…)  Soit cent ans de gestion publique sans aucun problème, et la catastrophe après moins de vingt ans de gestion du privé dans les deux cas.

Magnifique effort aussi de la plupart des communes wallonnes (sauf les malignes dont Soumagne : on voit la griffe de Charles JANSSENS) pour « recapitaliser le Holding (donc DEXIA) sur base de la promesse d’un intérêt à 13 % ».  On croit rêver.  Résultat : une nouvelle Bérézina ! (…)  Quelle est la triple buse de l’Institut Emile Vandervelde qui a conçu (ou au moins avalisé) cette désastreuse opération ? (…) En attendant, la Région Wallonne ne dispose toujours pas d’une institution de crédit sérieuse.  Et je ne suis pas seul à le penser et de citer l’article publié le 25 octobre par le député Marc Bolland, dans L’Écho sous le titre explicite un bras financier pour la Wallonie.

19:51 Écrit par Pierre André dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

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