mardi, 29 novembre 2011
Jean-Marie Roberti évoque son ami le Général chilien Sergio Poblete.
Demain, au crématorium de Robermont, auront lieu les funérailles de Sergio Poblete. Retenu à l’étranger, notre confrère Jean-Marie Roberti nous a envoyé un témoignage qui allie histoire et tendresse amicale.
Photo Siglo XXI
En 1972, j’avais trente deux ans et j’étais depuis six ans le journaliste professionnel responsable rédactionnel d’un hebdomadaire syndical organe du Mouvement Populaire Wallon (M.P.W.) : « Combat » fondé peu avant la fin de la grande grève de l’hiver 1960-61 par André Renard.
Suite à divers « accrochages » avec André Cools, l’influent Joseph Sevrin (meilleur ami du père d’André qui lui était un syndicaliste mort en camp de concentration), me fit savoir que le député bourgmestre de Flémalle. souhaitait que je l’interviewe. Je pris rendez-vous et l’agenda nous conduisit à prévoir cet entretien le jour de Noël après-midi. Ayant emprunté trois bus, j’arrivai le 25 Décembre à 15 h. au domicile de la famille Cools et André vint m’ouvrir revêtu d’un tablier car il faisait la vaisselle.
Il fit d’emblée semblant de me reprocher le fait que je n’avais pas participé au vol inaugural de la Sabena entre Zaventem et Padahuel (aéroport de Santiago du Chili), vol qui avait permis aux coprésidents du P.S.B.-B.S.P. – qu’il était avec l’Anversois Josse Van Eynde – de rencontrer le Président Allende et d’apprécier la politique que celui-ci développait dans les « poblaciones » en faveur des plus déshérités. « C’est un journaliste comme toi qui doit expliquer aux travailleurs wallons combien il est essentiel d’être concrètement solidaires de l’Unité Populaire chilienne ». Je n’ai eu aucun mal à lui répondre que je n’appartenais pas à l’establishment de la presse belge bien pensante et que dès lors « Combat » n’était jamais invité par la Sabena. « Ah ! c’est comme cela, viens »me dit-il et il téléphona au domicile privé du Ministre des Communications Fernand Delmotte.
Il dit à ce socialiste wallon, d’emblée approbateur, qu’il devait réparer les oublis de la Sabena et il lui demanda de faire préparer un « réquisitoire gouvernemental » pour une personne, Bruxelles-Santiago, aller et, conclut –il, « même retour ». Une manière pour André Cools qui plaida ce jour là pour l’initiative industrielle publique de « faire la paix » avec un jeune journaliste dont il fit les années suivantes son collaborateur dans les relations avec les socialistes chiliens.
Mon séjour chilien en mars-avril 1973, le rapport remis à sa demande à Irène Pétry , secrétaire d’Etat à la coopération qui voulait justifier son choix d’enlever (alors que cela ne faisait pas l’unanimité au sein du gouvernement Leburton) une partie significative des crédits prévus pour Mobutu afin de les octroyer à Allende, long rapport que clôturait une courte phrase : « En cas de malheur (renversement de l’Unité Populaire ) toute coopération devrait être supprimée ». Ce qu’elle fit après que le 11 Septembre 1973, elle dut rebrousser chemin à Buenos-Aires alors qu’elle se rendait ce 11 Septembre là à la grande commission mixte belgo-chilienne dont l’ouverture à la Moneda fut empêchée par les bombardements du Palais présidentiel ordonnés par Pinochet avec le feu vert de Kissinger...
Ce sont d’autres histoires mais elles expliquent pourquoi André Cools - lorsque le Secrétaire général du Parti Socialiste du Chili Carlos Altamirano dut sortir de la clandestinité et fut invité par le P.S.B.-B.S.P. à venir quelques jours à Bruxelles - me demanda d’accompagner ce responsable chilien lors de ses diverses entrevues à la F.G.T.B. chez Georges Debunne, à la C.S.C. chez Jef Houthuys, à la C.I.S.L., etc. Lors de la réunion boulevard de l’Empereur, André Cools et Josse Van Eynde les co-présidents du P.S.B.-B.S.P. demandèrent à Carlos Altamirano ce que les socialistes belges pouvaient faire spécifiquement pour leurs camarades chiliens. C’est alors que j’entendis pour la première fois le nom de Sergio Poblete. Altamirano expliqua : nous avions deux Généraux socialistes au sein de la Force Aérienne Chilienne, Bachelet et Poblete, incarcérés par la junte putchiste peu après son golpe (coup d’État). Suite aux mauvais traitements qu’ils ont comme leur camarade le capitaine Vergara, subis, le Général Bachelet est décédé d’une insuffisance cardiaque dans leur cellule. Nous voudrions, ajouta le Secrétaire Général du P.S. chilien, vous demander d’essayer de sauver Sergio Poblete que le Président Allende avait choisi comme Directeur Général de l’industrie lourde du Chili ce qui – même sans les mines de cuivre dotées de leurs propres responsables – équivalait à un poste de niveau ministériel. Nous vous le demandons à vous pour plusieurs raisons. D’abord parce que le camarade Poblete, fils d’un éminent juriste, franc-maçon aux options très sociales comme le fut aussi le Docteur Allende - juriste représentant le Chili dans la branche de la Société des Nations dont est issu l’actuel Bureau International du Travail, a inscrit Sergio dans des études en langue française d’ingénieur en aéronautique qu’il termina avec succès car son trop jeune âge conduisit à ce que soit rejetée sa demande de faire partie des Brigades internationales qu’avec un compagnon, il était venu à vélo, depuis Genève, formuler à la frontière franco-espagnole. Outre ses compétences linguistiques et scientifiques, Poblete a peut-être aussi l’atout pour une campagne chez vous d’avoir été l’aide de camp au Chili du Premier ministre démocrate-chrétien belge Théo Lefèvre lorsque celui-ci, à l’invitation insistante de l’ex-Président Eduardo Frey, effectua une assez longue visite officielle au Chili. Enfin, comme Général chargé de l’acquisition des avions et du matériel de la Force Aérienne Chilienne, Sergio Poblete décida d’achats en Belgique qui lui valurent l’octroi par votre Gouvernement d’une haute distinction dans vos ordres nationaux ce qui devrait démontrer au besoin sa parfaite honorabilité. D’une même voix, l’un approuvant l’autre, Cools et Van Eynde répondirent que les Socialistes belges feraient tout ce qui serait en leur pouvoir afin de sauver Sergio Poblete.
Une fois Altamirano parti, André Cools me demanda s’il pouvait compter sur moi pour coordonner la campagne à mener pour Poblete, étant entendu que j’aurais carte blanche pour engager en ce domaine le Parti. J’ai répondu positivement à mon tour. Le premier objectif fut d’éviter qu’après la mort de Bachelet, les Généraux félons ne choisissent de faire discrètement disparaître Poblete. Pour éviter cette discrétion, ce qui s’avéra essentiel ce furent la collaboration de l’Ambassadeur de Belgique à Santiago Monsieur Panis qui avait déjà agi avec détermination et courage pour mettre à l’abri des militants et personnalités recherchés par la Junte et celle de son Conseiller démocrate-chrétien Monsieur Mineur qui accepta d’aller personnellement chaque jour demander à rencontrer ou à avoir des nouvelles du Général Poblete. Pendant ce temps là nous avons développé une campagne de presse allant de Radio Moscou à Radio Vatican (grâce à des communiqués rédigés différemment en fonction de chaque catégorie de destinatairer mais tous rappelant Bachelet et appelant à la libération de Poblete. La veuve du Général Bachelet restait d’ailleurs affectueusement proche de la famille Poblete.
Ayant milité avec son fils au sein du MUBEF (Mouvement universitaire belge des Etudiant s francophones), j’ai grâce à celui-ci obtenu un rendez-vous en soirée chez André Molitor, Chef de Cabinet du Roi. Je dus le convaincre de la justesse de notre cause puisque peu après j’appris que le Roi Baudouin et la Reine Fabiola avaient envoyé deux lettres manuscrites en espagnol demandant à pouvoir faire accueillir en Belgique un Général qui avait reçu chez nous une haute distinction honorifique. Ce qui m’a révélé qu’une décoration pouvait être utile. L’ensemble de la campagne et en particulier cette démarche royale, que je pense très peu fréquente, conduisirent la Junte à décider de « l’expulsion » du Chili de Sergio Poblete. Informés grâce à notre Ambassade, comme la famille de Sergio Poblete, du jour et de l’heure de cette expulsion, nous avons obtenu qu’une hôtesse de l’air militante socialiste prénommée Lulu soit avec son plein accord affectée au vol Zaventem-Padahuel afin de s’occuper particulièrement du Général Poblete. Lulu alla même saluer l’épouse de Sergio, Nelly qui lui dit que son mari avant d’être incarcéré avait enterré leur dernière bouteille de Champagne pour des jours meilleurs et qu’elle l’ouvrirait deux heures après l’heure prévue du décollage. A Padahuel, l’avion de la Sabena fut relégué en bout de piste après embarquement des passagers normaux, de leurs bagages et du frêt. Deux auto-mitrailleuses précédant et suivant un véhicule cellulaire s’approchèrent des escaliers disposés à la porte de l’avion, un occupant fut poussé hors de l’espèce de fourgon, monta les marches et au sommet se retourna en narguant les domestiques de la junte, les saluant d’un poing levé et fermé ce qui – conformément aux instructions reçues en Belgique – amena Lulu à tirer brusquement à l’intérieur de l’avion, ce Général dangereux car risquant une rafale d’arme automatique. Dès qu’il fut installé dans le fauteuil lit qui lui avait été réservé, Sergio Poblete épuisé par des mois de traitements inhumains, s’endormit profondément. L’avion partit et deux heures plus tard Lulu réveilla le Général qui s’étonna d’être si vite tiré de son sommeil. En lui tendant une flûte de Champagne, Lulu lui expliqua qu’il devait déguster – comme le faisaient sa femme et les leurs – ce Champagne qu’il avait caché à Santiago et que la Belgique de son côté lui offrait avec joie. Sergio me confia que cette flûte resterait la meilleure de sa vie avec celle qu’il allait conserver au frigo jusqu’au décès de Pinochet. J’avais été envoyé à Zaventem où les formalités avaient été réduites au strict minimum et j’accompagnai Sergio dans les bureaux de la questure de la Chambre des Représentants où un jeune questeur député de Liège avait réuni la quasi totalité des parlementaires socialistes
Depuis nous avons connu avec Sergio beaucoup de moments forts et je voudrais en évoquer de manière la plus succincte possible une dizaine
1°) Nous avons lors d’une visite à l’Université de Liège, remercié le Roi Baudouin de son intervention en faveur de Sergio Poblete. L’administrateur de l’U.Lg et mandataire socialiste Henri Schlitz évoquant la possibilité d’engager cet ingénieur aéronauticien au service informatique de l’Université, le Roi intervint en ce sens auprès du Recteur qui proposa avec succès ce souhait royal au Conseil d’administration. Ensuite Sergio Poblete travailla en y démontant ses compétences aéronautiques dans les cabinets ministériels de Guy Mathot puis de Jean-Maurice Dehousse mais l’âge de la retraite atteint, il ne put justifier d’années d’activités en Belgique lui donnant droit à une pension décente. Il vécut de maigres allocations sociales jusqu’au moment où après que Pinochet ait été d’assez longue date écarté du pouvoir les autorités chiliennes lui envoyèrent (discrètement pour ne pas braquer des responsables militaires promus sous et par la Junte et bien sûr sans les arriérés !) le montant de sa retraite d’officier.
2°) Quand l’épouse de Sergio Poblete put le rejoindre à Liège, ma femme et moi nous décidâmes de les recevoir à la maison. Un collègue de la Fondation André Renard Emile Delvaux, assistant social après avoir préalablement acquis ( en raison d’une obligation décrétée par la direction de l’orphelinat du Vertbois où il avait été placé enfant) un diplôme de l’école d’Hôtellerie de la Ville de Liège, accepta volontiers de choisir et de préparer un menu « digne de nos invités », qui resta dans les annales et dont à l’exception d’excellents vins je souviens encore : Homards à l’armoricaine, Gigue de chevreuil grand veneur, un plateau des meilleurs fromages classiques et une grande Omelette norvégienne. A Chênée, nous avons de nombreuses années été actifs dans le domaine de la solidarité en organisant notamment des Noëls rouges pour les enfants des réfugiés politiques latino-américains (précédés de week-ends de collectes de porte à porte de jouets, vêtements, nourriture et objets de bonne qualité)
3°) Pinochet avait envoyé comme Ambassadeur à Bruxelles le Général Nuño que Sergio Poblete nous décrivit comme ayant été un tortionnaire lors du coup d’État et après celui-ci, nous fournissant des détails précis : lieux, dates, noms de victimes etc… J’informais dans « Combat » sur les exactions de ce sinistre personnage et avec mon concours et surtout celui de Michel Melchior (qui devint Président de notre Cour constitutionnelle et qui rechercha tous les antécédents de diplomates déclarés non grata - non désirés – par la Belgique depuis 1830, Jean-Maurice Dehousse interpella le Ministre des Affaires étrangères Renaat Van Elslande (CVP). Tant par la pertinence de ses mises en cause du Ministre que par la supériorité de sa préparation et de sa documentation, il contraignit ce Ministre à faire savoir à Santiago que s’il ne retirait pas de Bruxelles sans espoir de retour cet Ambassadeur , il serait contraint de le faire expulser. Exit Nuño, venceremos !
4°) Madame Allende venant à La Haye comme invitée d’honneur du Congrès de l’Internationale socialiste, Sergio Poblete demanda au Bourgmestre de Liège Edouard Close s’il souhaitait recevoir la Veuve du Président du Chili. La réponse fut positive comme elle le fut aussi suite à ma suggestion (pourtant combattue par feu mon collègue Pierre Bernimolin alors Chef du Protocole) d’appliquer les mêmes règles que lors de la visite officielle d’un Chef d’Etat (présentation des corps constitués et nominalement de chaque membre du Conseil communal) sauf pour les drapeaux, seul celui en berne du Chili surmontant la porte d’entrée principale. Cette visite se déroula à l’entière satisfaction de Mme Allende (« Tencha » étant son diminutif affectueux. Sergio et moi étions allés la chercher aux Pays-Bas et nous nous étions longuement arrêtés au retour à une grande exposition Rubens à Anvers. J’accompagnai aussi Mme Allende et Sergio chez feu le ministre alors socialiste des Affaires étrangères Henri Simonet. A condition de ne pas obtenir pendant la présidence belge de l’Union européenne une réaction unanime des États-membres ; la Belgique s’engageait à descendre le niveau de ses relations diplomatiques en rappelant à Bruxelles l’Ambassadeur belge à Santiago. La réaction unanime des Européens fut impossible à obtenir le Royaume Uni venant de choisir une amie de Pinochet pour le gouverner : Margaret Thatcher. Mais Simonet tint parole et fit savoir à Edouard Close qu’il pouvait annoncer ce retrait du Chili de l’Ambassadeur belge pour protester contre les violations des droits de l’homme. Cette annonce le Bourgmestre devait la faire au Palazzo Vecchio à Florence lors d’une réunion des grandes villes du Monde solidaires des démocrates chiliens. Une grève d’Alitalia empêcha Edouard Close d’arriver en Toscane où via Turin je me trouvais déjà en éclaireur. Le Bourgmestre me chargea d’expliquer la décision belge. Annoncé par des trompettes qui ne devaient pas être de la renommée mais que jouaient avec solennité des hérauts en tenues Renaissance, je pris la parole brièvement ce qui n’empêcha pas Madame Allende de se lever pour venir m’embrasser sous les applaudissements ? ni à mon retour à Liège d’être chaleureusement félicité par Sergio.
5°) Sergio voulait agir en informant – notamment en français – au sujet des multiples aspects de la résistance des démocrates chiliens. Il créa à cette fin un périodique Les Nouvelles du Chili. Vu son statut de réfugié politique, je lui ai conseillé de ne pas en être l’éditeur responsable afin de ne pas donner d’angle d’attaque à des réactionnaires mal intentionnés. Il me proposa de le devenir mais je lui répondis qu’il y avait des personnalités bien plus notables. A qui penses-tu ? me demanda-t-il. Je répondis : A celui qui fut mon prof de critique historique et qui sur son expérience des camps de concentration nazis, a écrit un livre remarquable « A l’ombre de la mort ». Il s’appelle Léon-Ernest Halkin et habite une jolie maison qui sur les coteaux du Péry domine Liège. Allons le voir, me dit Sergio. Je pris rendez-vous. Nous y allâmes. Le Professeur nous attendait. Nous lui avons exposé à deux voix l’objet de notre démarche et avons conclu en lui demandant de nous poser toutes les questions qu’il jugerait utiles. Il nous répondit : Je n’en poserai aucune. Et il ajouta : C’est évidemment un grand honneur pour moi d’accepter d’être votre éditeur responsable.
6°) Hélas l’émotion est parfois beaucoup plus tragique. Sergio considérait que son rôle de fournisseur de la Force Aérienne chilienne impliquait d’empêcher Pinochet et consorts de recevoir ce que précédemment il achetait. Parfois en raison des liens d’amitié créés, plus rarement sous la menace des conséquences post-pinochettistes d’une collaboration normalisée avec la Junte , il obtenait des réactions non négligeables comme la non-fourniture de pièces détachées indispensables aux vols de certains types d’avion. Un des fils de Sergio était devenu comme son père officier de la FACh et il avait après le golpe été relégué le plus loin possible de Santiago. Il reçut l’ordre d’effectuer un vol. L’avion qui lui avait été destiné n’avait pas été réparé et dès lors s’abattit tuant son pilote.
Telle est l’odieuse réalité du fascisme. Aujourd’hui et demain encore, les responsables survivants d’actes d’une telle barbarie devraient être traînés en justice.
7°) D’une santé chancelante, profondément affectée pat les conséquences du coup d’État, irréversiblement blessée par des horreurs comme l’assassinat d’un de ses fils, l’épouse de Sergio Nelly décéda elle aussi.
Dans ses terribles malheurs, Sergio eut la grande chance de pouvoir compter d’abord sur sa fille Monica artiste aux talents remarquables (tant en ce qui concerne la sculpture que la peinture) , militante des droits de l’homme (et de la femme !), arrivée en exil comme jeune épouse de Rafaël Cantillana (je les ai d’abord connus quand Rafaël terminait ses études d’ingénieur à Mons avant d’aller travailler à la Compagnie intercommunale liégeoise des Eaux - la CILE- dont cet ingénieur vient d’être retraité comme Directeur de la qualité des eaux). Monica et Rafaël ont deux enfants Andres (auquel sa compagne a donné l’arrière petit-fils de Sergio, Bruno et qui international belge de rugby dans un passé récent, s’est orienté comme son père vers la CILE) et la charmante Beatriz qui après des études d’esthétique et d’architecte d’intérieur a trouvé un compagnon et cherche à progresser dans ses fonctions professionnelles. Cette famille a été rejointe par une dame seule habitant un appartement (qu’elle a gardé) dans le building du Quai Saint-Léonard où Sergio et Nelly puis Sergio seul habitaient de longue date. Prénommée Rosemary cette dame a donné quelques coups de main, s’est liée d’amitié avec Sergio dont elle est devenue l’attentive et souriante compagne.
8°) Lors d’une visite officielle de l’Ambassadeur du Chili à Liège (où le discours du Bourgmestre parla trop et trop élogieusement de moi) Sergio Poblete fut fait – un des premiers – «citoyen d’honneur» de la Ville de Liège. Il en était fier mais c’était incontestablement justifié car il fut assurément dans la seconde moitié du XXème siècle le plus emblématique réfugié politique accueilli par la Cité ardente ce qui m’a amené à suggérer qu’une voirie de notre ville porte son nom.
9°) Un Monsieur est venu sonner au 36 H 13 Quai Saint-Léonard à 4000 Liège. Sergio Poblete a ouvert la porte d’entrée du building et celle de son appartement. Le Monsieur s’est présenté : c’était le précédent Ambassadeur du Chili à Bruxelles. Il remit à Sergio pour lui et pour sa fille deux passeports chiliens (ce qui confirmait la nationalité dont la Junte avait déclaré vouloir priver le Général Poblete pour ses actions hostiles ce qui avait conduit Sergio à déclarer à la TV : « Je suis né Chilien, je vis en Chilien et je mourrai en Chilien tandis que Pinochet est né fasciste, vit en fasciste et mourra en fasciste ») et deux billets d’avion aller-retour en business classe Bruxelles- Santiago. En outre, une lettre de la présidente élue du Chili Michelle Bachelet invitait le Général Poblete et sa fille Monica à sa prestation de serment lors de son entrée en fonctions. Monica et moi notamment, nous avons dû insister pour que Sergio accepte l’invitation dans son pays qui n’avait pas condamné Pinochet pour ses crimes. Il m’a été dit que l’accueil à Santiago fut excellent et que le représentant de la Belgique André Flahaut alors Ministre de la Défense fut très prévenant à l’égard du Général et de sa fille. La Présidente descendit de son estrade et vint embrasser le compagnon de cellule de son père. Autre surprise de Madame Bachelet : elle avait attribué la place de secrétaire d’Etat à la Force Aérienne Chilienne adjoint au Ministre de la Défense à un inconnu : Raoul Vergara. Mais peut-être vous souvenez-vous du capitaine qui avait été torturé avec les Généraux Bachelet et Poblete .
10°) Invité à la fête donnée pour les 90 ans de Sergio Poblete (où je n’ai pas reconnu de mandataires élus mais essentiellement des militants de base), je suis resté en contact avec le Général par téléphone et même parfois par lettre. Nous nous sommes revus de temps à autre. Pour la dernière fois avec mon épouse peu avant notre départ prévu de longue date à l’étranger quand informé par Monica ? nous avons eu le privilège de nous entretenir avec lui à la Clinique André Renard à Herstal alors qu’il était lucide et fraternel. Monica et Rosemary raccompagnaient un professeur chilien à l’Université d’Anvers puis passaient le cornet du téléphone à Sergio pour qu’il puisse s’entretenir quelques minutes avec celui qui fut le principal conseiller d’Allende Juan Garces qui appelait pour la deuxième fois depuis Madrid.
Ce mercredi 30 Novembre ne pouvant me trouver à Robermont où Sergio Poblete doit être incinéré j’ai voulu manifester en écrivant ce témoignage toute l’estime et toute l’affection que j’éprouvais à l’égard d’un homme qui a beaucoup compté dans ma vie.
Jean-Marie Roberti 29/11/2011.
16:57 Écrit par Pierre André dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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samedi, 26 novembre 2011
...retour sur un automne de 2008 et vision sur un printemps 2015 !
A l’automne 2008, les milieux culturels ont été en émoi. Sous l’impulsion notamment d’Alain De Clercq, ils ont organisés une vaste pétition afin que Liége se porte candidate au titre de Capitale européenne de la Culture en 2015. Finalement, la Ville a organisé le dimanche 22 février 2009 une consultation populaire à laquelle 18.446 Liégeoises et Liégeois ont participé. Un chiffre important mais insuffisant pour contraindre Liège à présenter sa candidature.
À la lecture du Bulletin des questions et des réponses du Parlement de la Communauté française – Communauté devenue Fédération Wallonie-Bruxelles -, les Liégeoises et les Liégeois réalisent que les dés ont été pipés. En effet, la députée MR, la Carolorégienne Véronique Cornet a posé, en date du 5 juillet 2011, la question suivante à la ministre Fadila Laanan ; pourriez-vous nous informer sur l’ensemble des subventions qui ont été octroyées par le Gouvernement de la Communauté française à l’opération Mons 2015 (fondation et opérateurs liés) depuis que ce projet a été initié ?
La ministre de la Culture répond ; 2005 : 25.000 € - 2006 : 100.000 € - 2007 : 100.000 € - 2008 : 1.000.000 € - 2009 : 2.000.000 €. De 2010 à 2013, la somme annuelle est de 3.200.000, en 2014 la somme sera 4.000.000 € et en 2015, 10.000.000 €. Soit un total de 30.000.000 €. Notre calculatrice nous indique un total de 30.025.000 €. Cherchez l’erreur !
Le programme de Mons 2015 est en train de s’établir autour de cinq axes. Ainsi, les arts plastiques célèbrent Van Gogh venu à Cuesmes pasteur en est reparti peintre. La musique se constitue autour du Montois Roland de Lassus. Quant à la littérature, plutôt que choisir en figure de proue le Montois Charles Plisnier, premier Goncourt wallon, Mons 2015 a préféré Paul Verlaine. Celui-ci a séjourné du 25 octobre 1873 au 16 janvier 1875 à la prison de Mons après avoir blessé son amant Arthur Rimbaud, le 10 juillet 1873, rue des Brasseurs à Bruxelles. Dame souris trotte / Grise dans le noir. / On sonne la cloche, / Dormez, les bons prisonniers ! On sonne la cloche : / Faut que vous dormiez. / Pas de mauvais rêve, / Ne pensez qu'à vos amours.

15:00 Écrit par Pierre André | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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jeudi, 24 novembre 2011
Avec cinq cafés labellisés "Bistrot de terroir", Liège est championne de Wallonie.

Cinq établissements de Liège viennent de recevoir le label Bistrot de terroir décerné par la Fédération Ho.re.ca Wallonie. Ces cinq établissements sont ainsi honorés car à travers un accueil convivial et de qualité, la promotion des produits du terroir, l'information touristique et l'animation locale qu'ils dispensent, une fonction multiservices et le respect des règles d'hygiène, ils jouent le rôle de relais d'informations touristiques locales et régionales. Ils contribuent ainsi au développement touristique et socio-économique de la Wallonie.
Avant même d’avoir reçu ce label Bistrot de terroir – un label rare, quarante quatre pour l’ensemble de la Wallonie – ces cinq établissements ont été honorés par une clientèle fidèle. Qui à Liège ne connaît pas Le Randaxhe (04/341.19.29), Le Bouquin (04/222.37.07), La Taverne Royale (04/223.43.54), Aux Caves « Chez Willy » (04/252.05.92), La Taverne Saint-Paul (04/223.72.17) ?
Le Zizi Coin Coin est à la carte de quatre établissements tandis que le Péket ne l’est que dans trois. Un résultat quelque peu étonnant car même au temps où la loi Vandervelde a été de stricte application, il y a toujours eu moyen de boire une petite goutte dans n’importe quel caberdouche.
21:38 Écrit par Pierre André dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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mercredi, 23 novembre 2011
L'Alliance Française et Liège.

Créée en 1883, au 215 Boulevard Saint-Germain, à Paris, au Cercle Saint-Simon sous l’appellation association nationale pour la propagation de la langue française dans les colonies et à l’étranger, l’Alliance française a 3 missions. La première, proposer des cours de français, en France et dans le monde, à tous les publics. La deuxième, mieux faire connaître la culture française et les cultures francophones, dans toutes les dimensions. La troisième, favoriser la diversité culturelle en mettant en valeur toutes les cultures. Aujourd’hui, l’Alliance Française est présente dans 136 pays dans 968 villes. Ces chiffres sont repris du site www.fondation-alliancefr.org qui annonce par ailleurs une présence dans 135 pays et 1016 villes. Peu importe le chiffre exact mais le fait est que Liège n’est pas du nombre.
Quelques Liégeoises et Liégeois à l’initiative de William Ancion ont déposé un dossier de candidature auprès de la Fondation Alliance française en vue de constituer une Alliance Française à Liège. À l’unanimité, le Conseil d’administration a admis le dossier de candidature lors de sa réunion le jeudi 17 novembre. Le Président de la Fondation Alliance française, Jean-Pierre de Launoit a confirmé à William Ancion, ce mercredi 23 novembre, l’heureuse nouvelle. Liège rejoint les sept Alliance française existant en Belgique (Anvers, Bruxelles-Europe, Condroz-Meuse-Hesbaye, Flandre occidentale - Courtrai, Flandre orientale – Gand, Hainaut – Mons et Verviers).
La France officielle se félicite de l’action de l’Alliance Française. Ainsi, le général de Gaulle, à Alger, au soixantième anniversaire, en 1943 déclare : c’est par de libres rapports spirituels et moraux, établis entre nous-mêmes et les autres, que notre influence culturelle peut s’étendre à l’avantage de tous et qu’inversement peut s’accroître ce que nous valons. Organiser ces rapports, telle fut la raison de naître, telle est la raison de vivre, telle sera la raison de poursuivre de l’Alliance Française.
En 1983, à l’occasion du centenaire de l’Alliance Française, le Président François Mitterrand déclare : je n’ai voulu laisser le soin à personne de célébrer l’Alliance Française : Sa démarche est celle que souhaitent, que désirent et qu’accompagnent les responsables du pays. Non qu’ils veulent se substituer à elle. Vous l’avez compris, elle accomplit sa tâche aussi bien qu’elle peut, dans la plus totale des libertés, cette liberté qui n’est pas soumise aux accidents des circonstances. Mais, je tiens à affirmer, ici, que toute votre histoire, je la sens un peu comme la nôtre, c’est celle de la France et de ses amis dans le monde, c’est celle d’une famille, d’une communauté vivante. Quand on parle le même langage, on a déjà gagné du terrain pour une meilleure connaissance. On a gagné du terrain pour que la paix l’emporte sur les bouleversements, les conflits et les guerres.
22:46 Écrit par Pierre André dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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mardi, 22 novembre 2011
Juste un monde plus juste tel est le monde de Danielle Mitterrand invitée de noms de dieux demain mercredi sur la Trois RTBF.be.

Symbole du service public à la RTBF.be, noms de dieux est une émission qui reste toujours d’actualité. Le temps n’affadit pas son message. Téléspectatrice et téléspectateur auront l’occasion de s’en rendre compte en se branchant demain, mercredi 23, à 21h35 sur la Trois.
Réalisé en 1997 par Jacques Dochamps, ce noms de dieux n’a pas pris une ride. Il voit Edmond Blattchen recevoir Danielle Mitterrand, présidente de France-Libertés. Cette Fondation à laquelle son mari le Président François Mitterrand accorde son parrainage en 1986 a un but : aider les résistants du monde entier.
Dans son dernier message sur le site de France-Libertés (www.france-libertes.org), Danielle Mitterrand écrit : La vie a voulu que je parcoure un long chemin dans le temps. Le destin m'a donné l’occasion de fouler de nombreux tapis rouges et de rencontrer les grands de ce monde. Mais il m'a surtout permis de côtoyer des populations de tous les continents, d’entendre les témoignages d’hommes et de femmes oubliés du bonheur de vivre et accablés par la misère. Les tapis rouges des voyages présidentiels ne m'ont pas égarée, pas plus que les lustres ne m'ont éblouie (…) Aujourd’hui j'observe un capitalisme qui se fissure et se détruit lui-même, victime de sa démesure totalitaire et de son mépris pour les valeurs humaines non marchandes. 25 ans après avoir créé France Libertés, les raisons d'être de la Fondation sont toujours valables... (…) une trop grande partie de l'humanité reste au bord du chemin, et subit de plein fouet les folies de notre système. Le changement climatique en est un exemple : une fois de plus ce sont les plus pauvres, les plus vulnérables qui seront les premiers à payer pour notre "mal-développement". (…) France Libertés est essentiellement un maillon actif d’un réseau mondial qui aspire à organiser l’alternative à la mondialisation du commerce et de la finance pour une société qui donne toutes ses chances à la vie.
15:15 Écrit par Pierre André dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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jeudi, 17 novembre 2011
Un arrêt de la Cour constitutionnelle confirme la loi burqa.
Athée, Élisabeth Cohen n’apprécie pas la loi du 1er juin visant le port de tout vêtement cachant totalement ou de manière principale le visage, loi adoptée en suite de la proposition du calidifontain Daniel Bacquelaine. En septembre, par requête à la Cour constitutionnelle, Élisabeth Cohen a demandé la suspension voire l’annulation de cette loi dite loi burqa.
Femme belge, vivant en Belgique et athée, la requérante observe notamment que cette loi est de nature à affecter sa liberté de se vêtir, de s’exprimer par ses vêtements, sa liberté individuelle et son droit de circuler librement sur la voie publique sans devoir renoncer à d’autres droits. Autre argument, elle estime avoir intérêt à vivre dans une société qui ne discrimine pas les minorités religieuses. Considérant que cette loi est un appauvrissement culturel, contraire à la liberté de religion qui constitue l’un des fondements d’une société démocratique. La requérante souligne que, selon la Cour européenne des droits de l’homme, la liberté de religion constitue aussi un « bien précieux » pour les athées.
Après en avoir délibéré, ce 17 novembre, la Cour constitutionnelle a débouté Élisabeth Cohen qui ne prouve pas à suffisance que l’application immédiate de la loi du 1er juin 2011 risque de lui causer un préjudice grave difficilement réparable.
20:30 Écrit par Pierre André dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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Des abribus JC Decaux très inconfortables ...
Les pubs confiées par des annonceurs aux abribus de la firme JC Decaux sont remarquablement traitées. Ainsi si une vitre est brisée, elle est aussitôt remplacée. Le client est roi.
En revanche, les chalands qui attendent sous un abribus JC Decaux sont l'objet de nettement moins d'attention. Ainsi, des sièges détruits ne sont pas remplacés. Telle est notamment la situation le long de l’itinéraire 29, une ligne TEC qui dessert le Centre hospitalier universitaire des Bruyères. Depuis plus de deux mois, les abribus JC Decaux situés à l’antenne communale de Grivegnée et à la clinique des Bruyères sont dépourvus de tout siège. Aucun responsable qu'il soit de la firme JC Decaux ou du TEC ne s'en soucie.
12:21 Écrit par Pierre André dans Liège | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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lundi, 14 novembre 2011
Liège très prochainement une des sept villes merveilles du monde ? ... Suspens !
Les médias font actuellement grand cas d’une liste des sept merveilles de la nature établie par une entreprise zurichoise New Seven Wonders Foundation dirigée par le Québéco-Suisse Bernard Weber. Cette liste a été établie sur base de votes via Internet, SMS ou téléphone. À noter qu’une personne peut émettre plusieurs votes.
Les sept merveilles de la nature lauréates sont l’Amazonie, la baie d’Halong, les chutes d’Iguazu, Jeju, la Montagne de la Table, l’île de Komodo et la rivière souterraine de Puerto Princesa.
New Seven Wonders Foundation va lancer une nouvelle campagne en vue de déterminer les sept villes merveilles du monde. Liège sera-t-elle du nombre ? Ceci dépend des Liégeoises, des Liégeois, des Citoyennes, Citoyennes d’honneur de la Cité et des Ambassadrices, Ambassadeurs du Pays de Liège. Yes we can !

Début du 21ème siécle, New Seven Wonders Foundation prenant conscience que des sept merveilles du monde selon les vues d’Hérodote, il n’en reste qu’une, a trouvé utile d’en choisir de nouvelles. Une démarche qui a quelque peu déplu à l’UNESCO – Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture. En 2007, l’UNESCO morigène : Il n’y a aucun point de comparaison entre la démarche médiatique de M. Weber et le travail scientifique et éducatif résultant de l’inscription des sites sur La Liste du patrimoine mondial. La liste des 7 nouvelles merveilles sera le fruit d’une initiative privée, ne reflétant que l’opinion d’un public ayant accès à l’Internet, et non celle du monde dans son ensemble. Cette démarche ne pourra en aucune manière contribuer de façon significative et durable à la préservation des sites élus par ce public
12:04 Écrit par Pierre André dans Liège | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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samedi, 12 novembre 2011
Il y a "mort pour la France" et "mort pour la France" !
Le 11 Novembre demeurera à jamais le jour où dans toutes les villes et tous les villages de France, devant les monuments aux morts où sont gravés les noms de ceux d'entre vous qui ne sont jamais revenus, nous irons nous recueillir et vous rendre l'hommage qui vous est dû. Mais dans cette journée à laquelle la pire des guerres a donné une signification si profonde, c'est à tous les « morts pour la France », vos frères dans le sacrifice, que la Nation rendra désormais aussi hommage. (…) Il s'agit d'honorer ceux qui sont tombés en faisant leur devoir pour leur pays. Il s'agit d'honorer aussi ceux que l'on n'a jamais honorés, ceux que l'on a oubliés, ceux auxquels l'on se contente de dire une fois merci au moment des funérailles mais dont on délaisse ensuite la mémoire parce que l'on préfère oublier les guerres dans lesquelles ils sont tombés. C’est en ces termes que le Président Sarkozy a annoncé que la France honorera désormais ceux sont morts pour elle.
Mais, aucun mort pour la France antérieurement à la guerre 14-18 n’est compris dans le message présidentiel. Ceux-ci sont oubliés, sans hommage national. Pourtant, nombreux sont ceux qui sont morts pour la France depuis que la France est France. Par exemple les morts pour la France durant la guerre de 1870, durant l’épopée napoléonienne, à Azincourt et encore dans les plaines de Courtrai en 1302.
Aucun de ces morts pour la France ne verra son nom gravé sur les monuments aux morts des 36 682 communes de France. En effet, la déclaration présidentielle précise : le Gouvernement apportera aussi son soutien à la proposition de loi visant à rendre obligatoire l'inscription sur les monuments aux morts des noms des « Morts pour la France ». Je pense en particulier à tous les morts en opérations extérieures.
13:54 Écrit par Pierre André dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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mercredi, 09 novembre 2011
Les personnes à mobilité réduite sont mieux traitées à Verviers qu'à Huy ou Bordeaux !
Intouchables, la comédie mettant en scène un milliardaire tétraplégique et un voyou de banlieue se révèle un franc succès. En cinq jours, ce film dépasse le millions six cent mille entrées et devance Harry Potter ou Rien à déclarer.

Étonnamment, dans nombre de salle il n’y a aucune personne handicapée. La raison ? Les salles de cinéma ne sont pas accessibles aux personnes en chaise roulante ! Hier, notre confrère L’Avenir a relaté la mésaventure survenue au complexe Kihuy à Huy lorsqu’une personne à mobilité réduite n’a pu assister à la projection. Aujourd’hui, avec un titre proche de L’Avenir, notre confrère bordelais Sud-Ouest relate une mésaventure analogue au complexe UGC-Cinécité , près de la place Gambetta, à Bordeaux..
Les explications données par les exploitants des salles se ressemblent étrangement. Celles de Huy : Sur nos sept salles, deux ne sont pas accessibles aux personnes handicapées. Il s’agit des salles 1 et 2 qui sont les plus anciennes et datent de l’ancien bâtiment. Initialement, le film ‘’Intouchables’’ devait être projeté en salle 6. Mais vu le succès populaire rencontré, la direction a fait le choix de le déplacer dans une salle de plus grande importance pour satisfaire toutes les demandes. »
À Bordeaux, Pierre Bénard confie : En tant que directeur, j'ai été gêné, c'est un film très grand public et je suis obligé de le passer en grande salle. Pour l'accès aux handicapés, je suis sensible à ce sujet et j'essaye de gérer au mieux. Je suis vigilant et, en fonction de l'évolution de l'affluence, dès qu'on pourra le projeter dans une salle accessible, on le fera.
Pour terminer sur une note moins mercantile, L’Avenir de ce mercredi annonce qu’à Verviers, les personnes à mobilité réduite auront accès aisé à la séance de 20h50 au Cinépointcom (Boulevard des Gérardchamps - téléphone 087 539363)
11:44 Écrit par Pierre André dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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