lundi, 27 février 2012

L'ancêtre de la Sécurité sociale - la Caisse de prévoyance - est née à Ans.

 

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       À la fin du 12ème siècle, de la terre noire propre à faire du feu  fut trouvée dans beaucoup d’endroits de la Hesbaye. Cependant, l’exploitation en sous-sol s’impose. Elle se termine huit siècles plus tard en région liégeoise. Le droit minier liégeois est dominé par le principe qui possède le comble, possède le fond. Principal propriétaire des terres, l’Eglise concède des terrages à des comparchionniers.  Le pire ennemi des charbonniers est l’eau qui envahit les  mines. Certes, via les araines, Liège bénéficie d’eau potable mais trop de bures sont abandonnées faute d’exhaure. En 1582, le Prince-Évêque Ernest de Bavière proclame l’Édit de Conquête qui vise à sauver les fosses inondées (cfr Liège 28 6/12/2010 – Les Planchar, maître de fosses dans la Seigneurie de Montegnée).

       À la Révolution française, nombre de charbonniers liégeois ont pris la route de l’exil. La mise sous séquestre de leurs biens est décidée. La législation minière au Pays de Liège change. La loi Mirabeau décrète les mines sont à la disposition de la nation. La nation confie l’exploitation à des nouveaux capitaines d’entreprise, résolus, ambitieux, politiquement intrigants, formés techniquement (…)  le règne des « barons du charbon » comme le déplore Robert-Armand Planchar.

        Nous sommes le vendredi 28 février 1812. Comme d’habitude, au charbonnage Beaujonc – propriété de Lambert Colson et de Madame Hardy -  127 mineurs sont au travail, au niveau moins cent septante mètres. Parmi ces 127 mineurs, il y a un aveugle, Nicolas Riga, des enfants dont Mathieu Goffin, 12 ans, fils d’Hubert Goffin, fils lui aussi de mineur. Bien que la généalogie des pauvres ne va généralement pas au delà du grand-père, on trouve déjà un Goffin mineur à la fin du 16ème siècle.

        Il est 10h lorsque Mathieu Labeye, ouvrier chargeur au panier – cuffat  - aperçoit de l’eau tombant dans la bure. Prévenu le maître mineur Hubert Goffin réalise que l’eau provient d’une digue rompue près du puits Triquenotte, autre houillère propriété de la Compagnie Colson. Tandis que l’eau envahit la mine, Goffin bat le rappel de l’ensemble des ouvriers. Par trois fois, le panier réussit à remonter 35 mineurs. Goffin emmène les autres vers d’autres galeries supérieures. Comme seul outil,  leur pic. Rapidement privés de chandelles, ils cherchent une issue. Par ailleurs,  les secours extérieurs s’organisent. Le mercredi 4 mars, la jonction est établie via la houillère de Mamonster  Le bilan ; 105 mineurs sauvés, 22 noyés. Les catastrophes minières ne sont pas rares. Une centaine au Pays de Liège entre 1802 et 1813.

        Une enquête sur les causes de la catastrophe est menée sous la direction de l’ingénieur en chef au Corps impérial des Mines, Beaunier. Le 25 mars 1812, premier constat : imprévoyance due à l'habitude des dangers inhérents à la mine, négligence résultant de l'impunité, témérité inspirée par le désir de rendement à tout prix, insuffisance de la technicité dans les méthodes d'exploitation et dans les moyens de parer aux dangers.

        Avant même que les causes du drame ne soient établies, chacun et à fortiori l’Empereur Napoléon, les devine. Désireux de distinguer l'héroïsme de ce simple soldat du travail, l'Empereur lui décerna la croix de chevalier de la Légion d'honneur le 12 mars 1812. Cerise sur le gâteau, une pension à vie de 600 francs. Les mineurs Nicolas Bertrand, Mathieu Labeye, Melchior Clavir et Mathieu Goffin reçoivent une prime de 300 francs or. En outre, Mathieu est inscrit au Lycée impérial de Liège.

        L’Empereur ordonne au préfet de l'Ourthe, le baron Charles Micoud d'Umons de donner à la cérémonie de remise de la Légion d’honneur le luxe, le faste, la grandeur de l'Empire. La cérémonie se déroule le dimanche 22  mars à l’Hôtel de Ville de Liège. Les peintres Jacques-Charles Bordier du Bignon et Philippe-Auguste Hennequin ont immortalisé ce moment où le premier ouvrier reçoit la Légion d’honneur.

        Ulcéré par le comportement des barons du charbon, Charles Micoud d’Umons s’en est plaint à l’Empereur lors de son passage à Liège en 1811, les propriétaires ne comptant pour rien la vie de leurs ouvriers. La catastrophe du charbonnage Beaujonc lui permet de revenir sur le sujet. En juillet 1812, il soumet au ministre de l’Intérieur, Camille de Montalivet un projet de caisse permanente de secours. Cette caisse est alimentée par une très légère retenue sur les salaires. Au lendemain de la bataille de Buntzlau, le 26 mai 1813,  Napoléon signe le décret  instituant la Caisse de prévoyance en faveur des ouvriers houilleurs du département de l'Ourthe.

           Ancêtre de la Sécurité sociale, la Caisse de prévoyance est installée le 15 juillet 1813 à l’Hôtel de Ville de Liège. Les propriétaires des mines contribuent à hauteur d’un demi pour cent de la masse salariale de leurs ouvriers et employés. Ceux-ci à hauteur de deux pour cent.

      L’administration de la Caisse de prévoyance est gratuite. Font partie de droit du Conseil d’administration  1o le préfet du département ; 2o l'évêque diocésain ; 3o le procureur impérial près le tribunal de première instance ; 4o le maire de la ville de Liège ; 5o l'ingénieur en chef des mines. Cinq autres administrateurs sont élus annuellement ;  un parmi les propriétaires des grandes exploitations, un parmi les directeurs de fosses, deux parmi les maîtres mineurs, et un parmi les ouvriers houilleurs.

        Sous le régime hollandais, la Caisse de Prévoyance est suspendue. La Belgique indépendante la rétablit en 1837. L’année centenaire de la catastrophe voit l’érection, à Ans, d’un monument en hommage à Hubert et Mathieu Goffin, œuvre du sculpteur liégeois Oscar Berchmans.

22:36 Écrit par Pierre André dans Histoire, Social | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

vendredi, 24 février 2012

"Le Soir" a 125 ans !

       Page 295 de l’album marquant, en 1987, le centième anniversaire du journal Le Soir, il est indiqué constaté par huissiers, le tirage journalier moyen du Soir pour les jours ouvrables s’est élevé, en 1956, à 305.041 exemplaires.

       Ces chiffres ne sont pas des chiffres certifiés par le CIM (Centre d’Information sur les Médias) pour une raison toute simple ;  le CIM , à l’époque, n’existe pas. Il est  né en 1971 de la fusion de l'OFADI (premier organisme d'authentification de la diffusion des titres de presse en Belgique) et du CESBP (premier organisme belge de mesure d'audience), le CENTRE D'INFORMATION SUR LES MEDIAS, en bref LE CIM, est une association sans but lucratif, dont les membres sont les acteurs du monde de la communication en Belgique.

       Aujourd’hui, à en croire la revue Journalistes, le mensuel de l’association  des journalistes professionnels, Le Soir, en 2011, a un tirage de 79.405 exemplaires. En 2010, le tirage a été de 81.069. En 2011, Le Soir n'atteint plus que 26% 04 de son tirage en 1956 ! Quasi un tirage en perte de trois-quart par rapport au tirage de 1956...

       Pour l’ensemble de la presse francophone du Royaume, le déclin – entre 2010  et 2011 - est de 3% 04. Quant à la presse néerlandophone, elle est en progression de 0% 5.

      Nous laissons à d’autres – plus compétents que nous – le soin d’expliquer ces différences. Nous nous bornerons à dire que dans les années 50-60, à la maison, nous étions abonnés à deux titres : un national reçu le matin et un local apporté à la tournée postale de seize heures. Aujourd’hui, le groupe Rossel envisage des synergies entre les titres du groupe. Le système revient, selon l’image donnée par Didier Haman, directeur et rédac’chef du Soir, à mettre les ingrédients en commun tandis que les journaux les cuisineront différemment, à leur manière, en préservant leur vocation. Belle ratatouille en perspective…    

11:27 Écrit par Pierre André dans Actualité, Media | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mardi, 21 février 2012

Paul Libens, un personnage attachant au coeur d'or.

 

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       Personnage attachant difficile à cerner écrit Luc Dardenne, président du Dernier Carré (amicale des pensionnés de la RTBF) dans un éloge funèbre (1) de Paul Libens qui avait un cœur d’or.

      Né le 17 janvier 1924, Paul Libens vit sa petite enfance à Ayeneux. 1924 est classée dans les années folles – le Liégeois Simenon s’installe place des Vosges à Paris – qui seront suivies de la grande crise, prélude à la seconde guerre mondiale entamée le 1er septembre 1939. En 1940,  au début des hostilités du 10 mai, comme des milliers de jeunes Belges, Paul Libens reçoit du général Denis, ministre de la Défense l’ordre de rejoindre par ses propres moyens un des Centres de Recrutement de l’Armée Belge (CRAB).  Envoyés en France pour se former à l’art militaire, ces jeunes ne le seront pas car l’armée belge capitule le 28 mai. Beaucoup rentrent en Belgique, d’autres choisissent de demeurer en France. C’est le cas de Libens qui rejoint les maquis du Sud-Ouest. Au cours d’un accrochage, il est blessé à la cuisse. Il en garde cicatrice toute sa vie. Il termine la guerre en qualité de membre des Forces françaises de l’Intérieur (FFI).

       De retour à Liège, il participe à la création du Théâtre de l’Étuve. Il en devient un des comédiens attitrés. Il écrit des chansons. Il défend son Marchand de Parapluie à l’une des premières émissions Musicorama lancées par la radio Europe 1. Ceux qui ont entendu Paul chanter dans mon pays, les marchands de parapluie ont toujours le sourire en regardant tomber la pluie ne peuvent l’oublier. À Paris, il se fait ami(e)s (et un carnet d’adresses) en se produisant dans des boîtes à chansons  dont La Colombe, véritable pépinière de talents avec Barbara, Guy Béart, Anne Sylvestre, Romain Bataille, Pia Colombo, Jean Ferrat, Pauline Julien, Paul Louka, Georges Moustaki, Pierre Perret et d’autres. Leurs amitiés résistent au temps. 

       En 1960, Paul Libens tourne dans Le Cercle Romain, un film à  l’atmosphère tendue de Raymond Haine. Le Cercle Romain a fait l’objet en janvier 2008 d’une sortie en DVD où le spectateur retrouve quelques scènes d’une audace extraordinaire (qui) en font un film déconcertant et digne d’intérêt. Autre facette cinématographique de Paul Libens, sa participation dans Jeudi, on chantera comme dimanche de Luc de Heusch. Sur un scénario partiellement écrit par Hugo Claus, ce film produit en 1967 par Henri Storck raconte l’histoire d’un jeune couple qui essaie d'accomplir leur rêve de bonheur dans la société de consommation que l'on surnomme à l'époque la société des loisirs.

       Le Centre de production de la RTBF-Liège permet à Paul Libens d’extérioriser ses divers talents. De Choses vues et entendues au Podium orange, sa vie est faite de bonheurs qu’il offre à quantité de vedettes invitées aux multiples émissions. Paul Libens  est leur mentor de Liège. Il fait découvrir à certaines les nuits de Liège, dolce vita wallonne. De ces rencontres, en sort un livre Ah, les beaux monstres réédités sous le titre Stars et vedettes.

       En 1972, à l’occasion du Mois de la Francité, associé à quelques amis, Paul Libens lance Agendascope, numéro zéro de ScopLiège qui durant une douzaine d’années sera le mensuel liégeois par excellence. Paul Libens demeure attaché à la poésie et à la chanson. Le millénaire de la Principauté de Liège lui inspire Le Peuplier wallon dont le refrain reste d’actualité ; Wallons, Wallons / Accordons nos violons / Wallons, Wallons / Chantons tous la même chanson / Wallons, Wallons / Réveillons nos carillons / Wallons, Wallons / Le bonheur est à l'horizon !

(1) Visites Centre funéraire de Robermont  21 et 22/2 de 16 à 18h30. Funérailles le 23 février à 14h.

11:19 Écrit par Pierre André dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mercredi, 15 février 2012

Didier Reynders à la rencontre de la "révolution du jasmin".

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        La Tunisie de Zine-el-Abidine Ben Ali a choisi d’être représentée à Liège par Didier Reynders, consul honoraire de Tunisie. Celui-ci devenu Ministre dans le gouvernement fédéral en 1999, sa charge de consul honoraire a été assumée, jusqu’il y a peu, par le Calidifontain Laurent Burton. Les nouvelles attributions ministérielles de Didier Reynders ont amené les deux hommes à renoncer à  représenter la Tunisie à Liège. Autrement dit, pour le moment, il n’y a plus de consul honoraire de Tunisie à Liège.

        La Tunisie de Moncef Marzouki a reçu ce lundi la visite officielle du Ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders. Rudy Demotte Ministre-Président des gouvernements wallon et de la fédération Wallonie Bruxelles a pour sa part visité la Tunisie, il y a quelques mois.

       Notre Ministre des Affaires étrangères n’a pas été reçu par le Président Marzouki. Attitude totalement normale en l'occurence. En revanche, il a rencontré son homologue Rafik Abdessalem et le Ministre du Tourisme Elyes Fakhfakh. À l’un, il a, selon notre confrère tunisien La Presse, réitéré l’appui politique ferme de son gouvernement à la Tunisie en cette phase transitoire, faisant part du soutien de son pays aux efforts de la Tunisie visant à relever les défis auxquels elle est confrontée sur le plan économique et social. À l’autre, Didier Reynders a réaffirmé le soutien de la Belgique pour la relance de l’économie tunisienne, recommandant aux investisseurs et opérateurs touristiques des deux pays de se rapprocher davantage et d’explorer les nouvelles opportunités de coopération qu’offre désormais le climat de transparence qui règne en Tunisie après la révolution.

      Le gouvernement tunisien compte notamment développer un tourisme religieux qui présente des séjours all inclusive halal c'est à dire sans boissons alcoolisées. Cette offre axée actuellement sur la France permet de visiter des sites de l'Islam.

22:46 Écrit par Pierre André dans Actualité, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

dimanche, 05 février 2012

Au Crowne Plaza, dîner de gala du Corps consulaire de Liège

        Dans la grande salle de bal du Crowne Plaza, le dîner de gala du Corps consulaire de Liège a accueilli, outre le Consul général de carrière du Royaume du Maroc, deux nouveaux Consuls honoraires représentant la Confédération suisse et le Royaume des Pays-Bas.

      Le Royaume du Maroc est actuellement le seul pays à être représenté à Liège par un Consulat général de carrière. En août 2011, le Consul général Mr Abdelghani Bellaaziri est rentré au Maroc. Son successeur Mr Sidi Nour-Ed dine El Alaoui a reçu l’exequatur le 8 novembre 2011. Un peu à l’étroit au 54 quai Saint-Léonard, Mr El Alaoui est en quête d’un immeuble mieux adapté à l’importance de son Consulat général (téléphone : 04 227 41 59 – courriel consumaliege@skynet.be) et à l’image du Maroc.

     La  Confédération suisse est, de nouveau, présente à Liège en la personne de Mme Florence Roth, Consule honoraire qui a reçu son exequatur le 30 novembre 2011. Originaire de Moutier, cette Jurassienne préside la Société suisse de Liège-Verviers - www.suisseliege.be. Le Consulat suisse est installé à Saint-Nicolas (téléphone : 04 252 22 27 – courriel liege@honrep.ch). Avec Mme Roth, Liège retrouve un Consulat de Suisse après une longue vacance. En effet, si nos sources sont sûres, le dernier Consul de la Confédération a été le Baron Arthur de Sénarclens, co-fondateur du Cercle consulaire de Liège au siècle dernier. Florence Roth consul Suise.jpg

     



Après la fermeture de son Consulat général de carrière, en mai 1986, le Royaume des Pays-Bas a été représenté, dès le 1er janvier 1989, par un Consul général honoraire, Mr Peter van Ettro avec juridiction sur les provinces de Liège, Namur et Luxembourg.  Atteint par la limite d’âge, citoyen d’honneur de la Ville de Liège, il est remplacé par Mr Bernard Piette. Celui-ci est le premier Consul général dont l’exequatur  en date du 9 janvier 2012 porte, outre la signature royale, celle du nouveau Ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders. Le Consulat général est situé à Blégny,  au siège de Logistics in Wallonia (téléphone : 04 387 88 26 – courriel bpi@logisticsinwallonia.be).

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      Doyen du Corps consulaire, le Consul honoraire d’Espagne Mr Fernand Goffioul a reçu ses invités avant que notre consœur Lily Portugaels ne modère un débat consacré à l’Europe. Ni les parlementaires européens (les PPE Anne Delvaux, Mathieu  Grosch, l’APSD Marc Tarabella), ni le député MR Hervé Jamar n’ont requis l’intervention de la modératrice.À retenir de ce débat ; grâce au Parlement Européen, les atermoiements du gouvernement wallon sur le projet Liège Carex (Cargo Rail Express) n’entraînent pas lepire. Ouf. Pour terminer, une information people; l’ex-journaliste de la RTBF est très fâchée à l’égard de la presse qui, au Parlement Européen, n’a d’yeux pour le seul Daniel Cohn-Bendit !

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Monsieur le Consul général El Alaoui

11:52 Écrit par Pierre André dans Actualité, Liège | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

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