vendredi, 09 mars 2012

Ancien consul général de France à Liège Dominique Pin est mort. Le Président de Côte d'Ivoire assiste à ses funérailles.

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       Avant d’être nommé Consul général de France à Liège, Dominique Pin a été affecté à la cellule affaires africaines dirigé par le Secrétaire général de l’Élysée, Hubert Védrine, au temps du second septennat présidentiel de Mitterand,. En 2001, il se retrouve à l’ambassade de France en Côte d’Ivoire. Laurent  Gbagbo vient d’être élu Président. En 2002, en septembre, troubles à Abidjan. Alassane Ouattara et sa famille sont menacés d’exécution par les escadrons de la mort du Président Gbagbo. Ils trouvent refuge à l’ambassade de France où ils sont sauvés par l’ambassadeur Renaud Vignal et Dominique Pin.

        Devenu Président de la Cöte d’Ivoire, Alassane Ouattara se souvient. Lorsqu’en août dernier, Dominique Pin succombe d’un cancer à l’âge de 63 ans, le Président est venu avec son épouse assister aux funérailles à Chapois, le village natal situé dans le Jura. Le Président y a prononcé l’oraison funèbre de son ami Dominique :(…)La maladie a donc fini par avoir raison du courage et de la ténacité qui l’ont toujours caractérisé. Avec la mort de Dominique, nous perdons un grand serviteur de la France, mais aussi un Homme attachant, un homme généreux, et un homme remarquable.
Nous nous sommes connus dans des circonstances particulières. Ce sont des moments que le temps n’efface pas et sur lesquels, l’oubli n’a pas de prise. En Septembre 2002, la Côte d’Ivoire, mon pays, connaît une crise profonde, avec une tentative de coup d’état transformée en rébellion.
Alors que nous étions menacés de mort, pourchassés par des hommes en armes, L’Ambassadeur de France en Côte d’Ivoire, Renaud Vignal qui nous a quittés, et son plus proche collaborateur, Dominique Pin, ont posé un acte d’une portée considérable.
A la demande de la France, du Président Chirac, ils nous ont accueillis à la Résidence de France à Abidjan. Ainsi, nous avons été hébergés chez Christine et Dominique Pin du 22 Septembre au 27 Novembre 2002 où nous n’avons manqué de rien. Dominique et Christine nous ont entourés de leur affection. Ils avaient le sens de la fraternité et de l’hospitalité. Nous leur devons d’être en vie, mon épouse, certains proches collaborateurs et amis, et moi.
De cette rencontre en Septembre 2002 est née une grande amitié. Depuis, nous sommes restés très liés. Nous gardons de Dominique PIN le souvenir d’un homme fidèle en amitié, d’un homme de cœur, d’un humaniste et d’un diplomate de grande valeur.
Nous n’oublierons jamais ce qu’il a représenté pour nous et tout le soutien qu’il nous a apporté, plus particulièrement ces derniers mois, jusqu’à mon accession au pouvoir.
Dominique PIN avait épousé notre cause: celle de la justice, de la démocratie et de liberté. Pendant ces derniers mois, il n’a ménagé aucun effort pour expliquer dans les médias pourquoi notre combat était juste. Il nous quitte à un moment où j’ai le plus besoin de lui, de son expérience, de ses conseils avisés et de son amitié pour mener à bien la mission que les Ivoiriens m’ont confiée. (…)
Nous ne saurions lui rendre tout ce qu’il nous a donné.
Mais, nous avons l’obligation morale d’honorer sa mémoire chaque fois que cela est possible. (…)
Je voudrais leur dire que mon épouse et moi, nous partageons leur profond chagrin et les assurer de notre compassion et de notre solidarité.
Dominique, repose en paix! Que la terre du JURA que tu as tant aimée te soit légère !
Adieu, mon ami.

 

12:30 Écrit par Pierre André dans Actualité, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

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