mercredi, 12 septembre 2012

Jean-Marie Roberti dénonce l'iniquité de l'ex-Communauté française envers Spa.

Contrairement à nos confrères professionnels actifs œuvrant dans la presse, le privilège de Liège 28 est de permettre une rédaction à l’aise, avec en devise le festina lente cher à l’empereur Auguste.Pour preuve, les deux articles de Jean-Marie Roberti consacrés au 53ème Festival Royal de Théâtre de Spa qui s’est déroulé du 10 au 24 août.  

banner_site.jpg

LA TRÈS INÉQUITABLE EX-COMMUNAUTÉ FRANÇAISE…

       Rappelons une fois encore les chiffres actualisés qui confirment  qu'est empruntée la même voie… dramatique: deux tiers pour Bruxelles et un seul pour la Wallonie

Doit-on l’écrire en majuscules ? 

L’EX-COMMUNAUTÉ FRANÇAISE S’AVÈRE TOUJOURS AUSSI INÉQUITABLE ENVERS LA WALLONIE MÊME  LORS DES FESTIVALS DE THÉÂTRE .

EN 2012,  255.910 € POUR LE FESTIVAL ROYAL DE SPA ,  597.566 € POUR LE « KUNSTENFESTIVALDESARTS » DÉJÀ LARGEMENT SUBVENTIONNÉ PAR  LA FLANDRE, BRUXELLES-CAPITALE ET, COMME « PROJECT LEADER »,  PAR  UNE GÉNÉREUSE UNION EUROPÉENNE 

407.200 € EN ANNÉE CREUSE POUR L’EX-FESTIVAL DU JEUNE THÉÂTRE DEVENU BIENNAL À LIEGE ET AILLEURS  SOUS  LA DIRECTION PERMANENTE  À BRUXELLES DU  DIRECTEUR DU THÉÂTRE NATIONAL

 PARLONS DÈS LORS PEU DES 69.314 € DE VILLERS-LA-VILLE, MOINS ENCORE DES 31.304 € DE SILLY ET PAS DU TOUT DES 25.000 € DES VACANCES-THÉÂTRE DE STAVELOT…                                              

       Quo usque tandem, Catilina, abutere patientia nostra? Quand donc les élus wallons largement majoritaires au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles  traduiront-ils cette phrase latine en l’adressant à une personne autre que le conjuré que dénonçait Cicéron : Jusqu'à quand enfin, Catilina, abuseras-tu de notre patience ? 

L’ÉQUATION DE NELE…

       Je préfère dire tout le bien que je pense d’une grande dame qui nous a rejoint Armand Delcampe, Pierre André ou moi chez les septuagénaires et tout le mal que fait à la Wallonie l’ex-Communauté française sans réaction de la majorité parlementaire wallonne.

       Elle est née à Anvers. Elle doit son nom à son père Grec immigré de Turquie et son prénom à sa mère flamande. Sa formation religieuse chrétienne orthodoxe l’isola et  l’opposa dès son jeune âge aux bonnes sœurs défenseuses intransigeantes de la seule Sainte Eglise catholique, apostolique et romaine. Jeune comédienne, elle fut paralysée des jambes, dut abandonner la scène et gagna Leuven où – avant le Walen buiten – elle obtint une licence en philosophie et un diplôme de formation théâtrale.

       D’aucuns penseront que ce qui précède ne permet pas de vérifier la pertinence de l’équation selon laquelle : Nele Paxinou est au Théâtre en Wallonie, ce qu’Ariane Mnouchkine est au Théâtre en France.

       Et contrairement à ce qu’imaginent certains la capitale du Théâtre français en Wallonie n’est ni Bruxelles, ni Paris, ni Mons, ni Liège  mais bien actuellement  le Brabant wallon, avec  l’Atelier Jean Vilar de  Louvain-la-Neuve  mais aussi  avec Thorembais-les-Béguines. Là où s’est établi un théâtre forain Les Baladins du Miroir  qui créent, décentralisent et sous leur chapiteau entouré de leurs roulottes renouent avec une tradition qui, de la Comedia del’Arte aux Comédiens routiers,  fit la popularité de l’art dramatique. Quand la Fédération Wallonie Bruxelles verse plus de 6 millions et demi d’euros annuels  comme subvention de base à un Théâtre dit national essentiellement fréquenté par un certain establishment culturel bruxellois, il est honteux qu’une compagnie qui depuis 32 ans sillonne la Wallonie et nous représente au Québec comme en Suisse, en France comme en Afrique en jouant avec talent Molière,  Shakespeare, Ghelderode etc… ne reçoive que bien moins d’un dixième de cette somme. 

       Ceci dit, cette année à Spa même si le public ne se rend sans doute plus compte combien était subversif en 1964 en Slovaquie le fait de mettre en cause les combinards arnaqueurs alors qu’une bureaucratie paralysante régnait sans partage, la pièce de Vladimir Minac  le Producteur de bonheur a de nouveau séduit le public par la qualité et la polyvalence de comédiens musiciens acrobates (avec une mention particulière pour le quatuor formé par les acteurs principaux que sont cette fois Jimena Saez et Sophie Lajoie ainsi que Robert Guilmard et Alexandre Dewez) et par le rythme de la mise en scène de cette grande dame qu’est – même assise -  Nele Paxinou.

                                                                                                                                                                 JEAN-MARIE ROBERTI                  (à suivre)

 

16:27 Écrit par Pierre André dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

Commentaires

Quelle chance j'ai d'avoir connu depuis longtemps(dès 1946) J.M Roberti et aussi Edmond Blattchen depuis quelques années et, ainsi d'avoir connu Liége 28

Écrit par : Raymond Van Herck | dimanche, 16 septembre 2012

Les commentaires sont fermés.