vendredi, 28 juin 2013

Sur la Trois de la RTBF, les rediffusions de noms de dieux du 30 juin au 6 juillet.

        Troisième semaine de rediffusion de noms de dieux en clôture des émissions journalières de la Trois. Le programme est séduisant ;

  1. 30/06/2013 : Anne Morelli – 23H10
  2.  01/07/2013 : Bernard Chouraqui – 23H40
  3.  02/07/2013 : Jacques Testart – 23H30
  4.  03/07/2013 : Faouzi Skali – 23H50
  5.  04/07/2013 : Père Philippe Verhaegen o.s.b. – 23H40
  6.  05/07/2013 : Jean Bauberot – 23H40
  7.  06/07/2013 : Arthur Haulot – 23H40

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vendredi, 21 juin 2013

Le menu de noms de dieux la semaine du 23 au 29 juin

      Noms de dieux poursuit son marathon estival de clôture des émissions journalières de la Trois. Mais les couches-tôt ne sont pas laissés au bord de la route. Outre la faculté d’enregistrer, ils bénéficient – tout comme les couches-tard - de revoir l’émission sur le site de la RTBFbe  - www.rtbf.be  - durant une semaine.

Voici le menu du dimanche 23 juin au samedi 29 juin ;

  1. 23/06/2013 : Michel Barat – 23H40
  2. 24/06/2013 : Gisèle Halimi – 24H00
  3. 25/06/2013 : Monseigneur Godfried Danneels – 23H40
  4. 26/06/2013 : Bernard Kouchner – 23H40
  5. 27/06/2013 : Eugen Drewermann – 23H20
  6. 28/06/2013 : Georges Van Hout – 23H30
  7. 29/06/2013 : Sa Sainteté le Patriarche Bartholomée 1er – 23H40

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mardi, 18 juin 2013

... le 30 janvier 1933, une date à retenir !

          Il y quatre-vingt ans, le 30 janvier 1933, Adolf Hitler est nommé Chancelier par le Maréchal-Président  Paul von  Hindenburg dont le nom complet est Paul Ludwig Hans Anton von Beneckendorff und von Hindenburg. Les deux hommes ne s’apprécient guère. Lorsque, fort du résultat des élections du 31 juillet 1932 – les nazis disposent de 37 % des députés au sein du Reichstag – Adolf Hitler revendique le poste de Chancelier, von Hindenburg déclare Faire d'un caporal bohémien le chancelier du Reich, ce serait du propre ! Hitler le considère comme un vieux fou. Vieux, von Hindenburg l’est incontestablement, il est né le samedi 2 octobre 1847.

         Pourquoi un tel revirement en moins de six mois ? Il s’en est passé des choses en ces six mois. Le 6 novembre 1932, nouvelles élections. Le parti nazi perd des plumes, deux millions d’électeurs en moins par rapport au scrutin de  juillet. Mais avec ses 196 députés  - une perte de 34 sièges – les nazis demeurent la première formation politique allemande sans être au pouvoir.  Le poste de Chancelier étant attribué, en décembre 1932, au général  Kurt von Schleicher partisan d’un rapprochement avec les nazis s'ils n'existaient pas il aurait fallu les inventer.

        Son règne a été court car il a voulu obtenir du Maréchal-Président certaines possibilités de gouvernance notamment la mise en application de l’article 48 de la Constitution.  Cet article stipule : Si un Land ne remplit pas les devoirs qui lui incombent en vertu de la Constitution et des lois du Reich, le président du Reich peut l'y contraindre en utilisant la force. Le président du Reich peut, lorsque la sûreté et l'ordre public sont gravement troublés ou compromis au sein du Reich, prendre les mesures nécessaires à leur rétablissement ; en cas de besoin, il peut recourir à la force. A cette fin, il peut suspendre totalement ou partiellement l'exercice des droits fondamentaux garantis. Le 28 janvier 1933, le Chancelier Kurt von Schleicher présente sa démission au Maréchal-Président qui n’en est nullement marri. Quelques jours auparavant, en effet, il a demandé à l’ancien Chancelier Franz von Papen d’examiner l’éventualité de nommer Adolf  Hitler Chancelier. Ce qui est chose faite, le 30 janvier. Le Maréchal-Président accorde à celui-ci tout ce qu’il refusé à Kurt von Schleicher. La haine de von Schleicher à l’égard de von Papen est grande, c’est le genre de traître à côté de qui Judas Iscariote fait figure de saint !

        Promu Chancelier, Adolf  Hitler dissout le Reichstag, adresse à la nation un message via la radio, nous voulons rétablir l'union morale du peuple sur la base du christianisme, de la famille et du respect du passé. Le Maréchal-Président fixe la date des prochaines élections au 5 mars. La campagne électorale a été courte et brutale. Adolf Hitler entend occuper le terrain au maximum en restreignant l’expression de ses adversaires au premier rang desquels il range les communistes. Le parti socialiste, le SPD, est également dans la ligne de mire du Chancelier. Le quotidien du SPD, Vorwaerts, est interdit de paraître durant trois jours.

        Le programme électoral d’Hitler est simple : il promet aux paysans de les sortir de la misère et aux ouvriers, de leur donner du travail. Le tout, grâce à des plans quadriennaux. Les Sections d’Assaut et les Casques d’Acier dont le leader Franz Seldte est ministre du Travail, font régner la terreur et traquent l’abstentionnisme. Coup de théâtre, en fin de soirée du 27 février 1933, le Reichstag prend feu. Incendie criminel dont l’auteur ( ?), le communiste Marinus van der Lubbe affiche également des sympathies socialistes. Son procès devant la Cour supérieure de Leipzig s’ouvre le 21 septembre 1933. Sont également accusés le député Ernst Torgler, chef de groupe du parti communiste, et trois communistes bulgares Vassili Taneef , Blagoi Popoff et Georges Dimitrov. La Cour acquitte les co-accusés dont Dimitrov élu en 1935 secrétaire général du Komintern  et en 1946, premier ministre de la République  de  Bulgarie. La Cour condamne à mort van der Lubbe, exécuté le 10 janvier 34. Sa condamnation a été considérée illégale le 10 janvier 2008.

    

Incendie du Reichstag.jpg

                                       Bundesarchiv, Bild 146-1977-148-19A / unknown / CC-BY-SA 3.0

         Le 5 mars, la participation électorale est forte. Plus de 39 millions de citoyen(ne)s ont élu 647 parlementaires dont 288 nazis (+ 92), 120 socialistes (-1),  81 communistes (-19),  74 catholiques (+4). Le 21 mars - jour anniversaire de l’inauguration  du premier Reichstag par Otto von Bismarck  – Joseph Goebbels, ministre de la propagande et de l’instruction du peuple met en scène le réveil allemand à Postdam. Deux offices religieux au programme : l’un en l’église évangélique Saint-Nicolas où sont inhumés le roi-soldat, Frédéric-Guillaume 1er et son fils Frédéric le Grand tout deux rois de Prusse, l’autre en l’église de la Garnison. Le Maréchal-Président von Hindenburg est en grand uniforme de parade.

        Le 23 mars, Adolf Hitler obtient les pleins pouvoirs jusqu’au 1er avril 1937, le temps de mettre en application ses deux plans quadriennaux. Les 647 élus le 5 mars ne sont pas tous présents. Les communistes sont à l’ombre dans le premier camp de concentration ouvert à Dachau, le 21 mars. Des parlementaires socialistes sont absents pour la même raison. 535 députés participent au vote. 441 sont en faveur des pleins pouvoirs.

       En août 1932, à Fulda, tous les évêques allemands ont interdit à leurs fidèles d'adhérer au parti nazi. Interdiction d’adhérer mais liberté de vote. Une semaine après la déclaration gouvernementale d’Adolf Hitler, toujours à Fulda, les évêques tout en considérant incompatibles christianisme et nazisme, estiment toutefois que  les interdictions et mises en garde générales à l'égard du National-Socialisme n'avaient plus à être considérées comme nécessaires. Chambellan du Pape Pie XI, le vice-Chancelier Franz von Papen négocie depuis avril avec le cardinal Eugenio Pacelli, Secrétaire d’État un concordat signé le 8 juillet. Ce concordat a été tellement violé par les nazis que, devenu le pape Pie XII, Eugenio Pacelli ne confirme pas le titre de Chambellan. Le bon pape Jean XXIII se charge de rendre à von Papen ce poste de Chambellan.

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       L’accession d’Hitler au poste de Chancelier a provoqué un accroissement de l’exode des citoyens juifs de l’Allemagne. Auparavant, ceux-ci ont été la cible favorite des formations paramilitaires pro-hitlériennes. La solidarité des Juifs envers les exilés réfugiés notamment en Grande-Bretagne et aux États-Unis provoque l’ire d’Hitler. Considérant être victime, Adolf  Hitler déclare, le 30 mars, une guerre juive contre l'Allemagne devait atteindre nécessairement les Juifs d'Allemagne. Le boycott des magasins juifs est ordonné le samedi 1er avril. Pas un client allemand ne franchit le seuil d’un de ces commerces.

       Le 1er mai, manifestation de masse organisée par le régime. Dix colonnes de 100.000 ouvriers convergent vers Tempelhof. Le lendemain, dissolution des syndicats.  Déjà, le 7 avril, le parti communiste est interdit et voit tous ses biens saisis. Ce même 7 avril, est promulguée la loi sur la restauration de la fonction publique qui force à la démission des fonctionnaires et professeurs juifs.

       Le 10 mai, à l’issue d’un autodafé organisé par les étudiants nazis présidé à Berlin par Herbert Gutjahr, Joseph Goebbels se réjouit ; l'ère de l'intellectualisme judaïque est fini Les temps sont passés où les ordures et les impuretés de l' « asphalt littérature » juive emplissait les bibliothèques. Ont été brulés les livres d’une centaine d’auteurs selon un ordre de ce style : contre la corruption spirituelle, l'exagération et une complication malsaine de la sexualité pour l'anoblissement de l'âme humaine, je livre à la flamme les écrits de Sigmund Freud. Pareille cérémonie se déroule dans une vingtaine de villes universitaires dont Heidelberg, université fréquentée par Goebbels attiré par la réputation de Friedrich Gundolf, érudit juif !

       Dans l’hebdomadaire français L’Illustration, Robert Lambel (1) dénonce, dès le mois de mars 33, la dictature hitlérienne. C'est une véritable dictature hitlérienne dont les élections du 5 mars ont provoqué l'avènement en Allemagne. On a vu en quelques jours le gouvernement national socialiste établir son emprise souveraine sur l'ensemble du Reich, tandis que les formations militarisées des nazis se livraient à des démonstrations significatives. C’est sous cette dictature que, le 19 mars, au Grunewald Stadium, l’équipe de football française de football a fait match nul – 3 buts à 3 – avec l’équipe allemande. Le 7 juin, à Rome, l’ambassadeur allemand Ulrich von Hassel signe avec le français Henry de Jouvenel, le britannique sir Ronald  Graham et Benito Mussolini Ce pacte à quatre vise au maintien de la paix pour dix ans. Il est officialisé à Rome le 15 juillet.

 

(1)  Robert Lambel – de son vrai nom Robert de Beauplan – proche initialement des milieux intellectuels de gauche a été attaché à l’État-Major de Pétain pendant la 1ère guerre. Durant la seconde guerre, il a été éditorialiste à Radio-Paris. À la Libération, il est condamné à mort, peine commuée en réclusion perpétuelle.

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vendredi, 14 juin 2013

in cauda venenum ...

Liège 28 Télévision Grèce.jpg

 

       Dans la lettre d’info hebdomadaire de la Fédération  professionnelle des journalistes québécois, à la rubrique  les nouvelles du journalisme dans le monde, nos confrères signalent  la fermeture de la télé publique en Grèce.

      La finale de l’article précise ; Il faut dire que très peu de Grecs (moins de 10%) regardent les chaînes publiques qui sont le fief des partis politiques qui y placent leurs amis, bien payés mais incompétents. Elles ont (sic) régulièrement critiquées pour leur clientélisme et leur mauvaise gestion.

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Quarante-huitième "Vacances Théâtre Stavelot", un grand cru dès le 5 juillet.

        En 2015, le sigle VTS – Vacances Théâtre Stavelot – va disparaître au profit  de  RVTS  - Royal Vacances Théâtre Stavelot.  En 2015, il y aura cinquante ans que Polo Deranne, Jean Mottard et le bourgmestre de Stavelot de l'époque, Bruno Philippart, ont convenu de créer cet événement culturel. Le choix des mots a été heureux : vacances évoque la détente, théâtre évoque le jeu, Stavelot évoque la ville à dimension humaine et le tout est signal de plaisir, de joie, de bonheur.

       La quarante-huitième édition se déroule  du 5 au 14 juillet. Présentant l’édition 2013, le président des VTS, le député provincial Paul-Émile Mottard écrit : Comme chaque année, la sélection est riche, diversifiée et surtout de qualité ! Le festival vous emmènera d’un univers à l’autre, de compagnie en compagnie, de Guillaume Apollinaire à Pierre Desproges. Les spectacles empruntent des chemins souvent très différents mais ont toujours un dénominateur commun : le plaisir de découvrir. À l’heure où le multimédia éloigne parfois le public des scènes de théâtre, le festival fera la démonstration de son absolue nécessité.

       Nécessité de rire, sourire, l’humour mêlé à la réflexion  est le trait dominant de VTS 2013. Le premier spectacle – 5 juillet, 20 h15 - est une pièce Motobécane qui a enchanté Avignon ; L’atmosphère est intime, démunie tout comme Victor, très proche. Un casque, une mobylette, un casier à bouteilles. Sa vie se résume à cela. Et nous on est pris entre le rire et l’émotion, tant ses anecdotes sont touchantes et sonnent si justes!

       Au programme de VTS 2013,  on découvre notamment Claude Semal, Patrick Poivre d’Arvor, et bien d’autres spectacles. Pour en savoir davantage www.festival-vts.net .     

 

 

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Bel été sur la Trois de la RTBF : un noms de dieux est programmé chaque soir.

       Noms de dieux a célébré son vingtième anniversaire en 2012 en rediffusant du 2 juin au 2 septembre des émissions sur la Trois de la RTBF. Ce fut un franc succès. Moralité, la Trois remet le couvert du 17 juin au 5 septembre 2013.

       L’an dernier, le 1er juin, Liège 28 a écrit : noms de dieux terminent la journée de la Trois. À quelle heure ? Difficile à dire, l’horaire est déterminé par la durée des émissions précédentes. Il est vain de prévoir une rediffusion avant 22h30.

      Toutefois, Internet prend le relais de la télévision. Sur le site RTBFbe ( www.rtbf.be ), la rubrique Revoir accueillera les noms de dieux. Information prise à bonne source, la réponse a été : les « noms de dieux » rediffusés cet été devraient pouvoir être revus via l’icône « Revoir » sur le site de la rtbf.

       Chaque vendredi, Liège 28 présente les invités de la semaine suivante.

       Cette année, pas un mot n’est à changer dans ce texte. Ci-dessous, les invités de noms de dieux reçus par Edmond Blattchen dans une réalisation de Jacques Dochamps ;

  1. 17/06/2013 : Monseigneur André-Joseph Léonard – 01H15 (18/06/2013)
  2.  18/06/2013 : Jean Guitton – 24H00
  3.  19/06/2013 : Mohammed Arkoun – 24H30
  4.  20/06/2013 : Pierre Chaunu – 23H40
  5.  21/06/2013 : Annick De Souzenelle – 24H30
  6.  22/06/2013 : Alain Touraine – 23H30

 

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dimanche, 09 juin 2013

"Ton parfum sur le tarmac" un voyage entre Amérique et Afrique du Nord.

       Un malheur n’arrive jamais seul, la loi des séries. Bernard, le héros de Ton parfum sur le tarmac, le nouveau  roman de notre confrère Charly Dodet (1) connait, coup sur coup, des ennuis professionnels et la perte de sa femme et de ses deux enfants, dans un accident de la route. Bernard est désespéré.

       Afin de lui changer les idées, un ami voyagiste lui demande d’être le chauffeur d’un groupe de touristes au Québec. C’est fou comme le Québec a ce don particulier d’enthousiasmer les Européens. À Tadoussac, pendant que ses touristes naviguent dans l’espoir d’apercevoir des baleines, Bernard  se repose à la  terrasse du Gibard, savourant une Maudite. Une jeune femme brune, Sarah, qui n’a rien d’une agasse-pissette engage la conversation. Ils sympathisent, se revoient à Québec tout en se promettant de garder le contact.

       De retour en Wallonie, Bernard  trouve, dans son courrier, une lettre lui proposant de travailler un an à Tunis. Perplexité mais Bernard accepte. Envol vers Tunis. Le taxi l’amène au 14 avenue Habib Bourguiba, à l’hôtel El-Bahy offrant un très bon rapport qualité-prix. Le temps de déposer ses bagages, Bernard décide d’aller faire un tour de chien. À son retour, il aperçoit un individu sortant de sa chambre. Il prévient la réception qui alerte la police. Les deux policiers visitent la chambre, découvrent de la drogue et emmènent Bernard au poste et le jettent dans une cellule où se trouvent déjà Youssef. Comparution le lendemain devant un juge. Bernard n’y comprend goutte et grâce à Youssef parvient à s’évader.

        Il est libre mais dans quelle Tunisie. Celle d’avant le 14 janvier 2011, la Révolution du Jasmin  – on peut le croire car dans le bureau du juge Abdelwahed il y a un portrait, sans doute le buste du président de la République. Celle de maintenant – on peut le croire car comme lui explique Mouammar  tout paraît peut-être bien huilé en Tunisie à présent, pour un étranger qui débarque (…) Aujourd’hui, c’est vrai, la Tunisie a changé, beaucoup changé. En apparence, car les réseaux sont heureusement toujours là.

       Le romancier Charly Dodet n’oublie pas qu’il a été journaliste. Ton parfum sur le tarmac est davantage qu’un roman, il est un roman-reportage. L’exfiltration de Bernard est un récit qui traverse tout le Magreb et les pays voisins tel le Mali et le Niger. Son histoire, ses injustices à l’égard des Berbères – nous sommes des Berbères, des hommes et fiers de l’être -, à l’égard des Touareg  - les Arabes, les nouveaux seigneurs, ont coupés les vivres aux Touareg et les ont réduit en esclavage (…) quoi qu’il nous arrive, demain, nous serons toujours la nation du désert, les maîtres du Sahara -, à l’égard des Sahraouis – il parle des arrestations sommaires, des tortures, des Sahraouies défigurées (…) parler de l’attitude de la France, qui continue à soutenir inconditionnellement le Maroc.   

       Ce roman-reportage  fourmille d’informations qui collent à la réalité, à l’actualité. Grâce à Charly Dodet, un éclairage est apporté à bien des titres ou textes des quotidiens. Titres et textes tels l’appel à l’aide des Sahraouis entendu à l’ONU Ban Ki-moon épingle le Maroc, ou Sahara occidental : L’UA appelle à mettre fin à l’occupation du Sahara occidental par le Maroc ou bien encore Kidal reste la seule ville que l’armée malienne n’a pu reprendre, en vertu d’un accord tacite avec les forces françaises et tchadiennes installées dans ce que le MNLA considère comme sa place forte. Français et Tchadiens sous-traitent la sécurité dans cette ville au MNLA ; Mais le roman-reportage demeure avant tout un roman dont la dernière phrase relate les retrouvailles de Sarah et de Bernard ; ils tombèrent langoureusement dans les bras l’un de l’autre.

 

Ton parfum sur le tarmac.jpg

(1) Ton parfum sur le tarmac – Roman de Charly Dodet - 258 pages – Éditions Persée  Aix-en-Provence – 20 € 80 – Charly Dodet dédicace à la FNAC-Liège, rue Joffre, le samedi 22 juin, de 15 à 17h.

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mardi, 04 juin 2013

Quand les "élites françaises" deviennent des "carpettes anglaises"...

Genieve FIORASSE.jpg

        Gaulliste de gauche, Philippe de Saint Robert  préside l’Académie de la Carpette anglaise.  Cette académie, entre autres activités, décerne un prix d’indignité civique,  attribué à un membre des « élites françaises » qui s’est particulièrement distingué par son acharnement à promouvoir la domination de l’anglo-américain en France au détriment de la langue française.

       Rien que du beau monde parmi les récipiendaires de la Carpette anglaise depuis la création du Prix en 1999. On y trouve aussi bien Jean-François  Copé que Martine  Aubry, Louis Schweitzer, Valérie Pécresse, Christine Lagarde que le Conseil Constitutionnel ou bien encore France-Télécom, Jean-Marie Colombani et autre Jean-Marie Messier.

       En 2013, l’Académie a décerné un Prix exceptionnel de la Carpette anglaise  à Geneviève Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Investir dans la connaissance et pour la jeunesse, c’est faire le pari de l’avenir. C’est faire le pari de la réussite étudiante, dans un pays où l’ascenseur social est en panne. C’est faire le pari de la compétitivité, dans un monde en pleine mutation technologique, scientifique, économique, sociétale, environnementale. C’est construire le nouveau « modèle français ». Rien que des beaux sentiments dans la présentation du projet. L’ennui, c’est que la ministre pour construire le nouveau « modèle français » a inclus un article 2 favorisant outrageusement  la langue anglaise…

       L’Académie française, l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres, l’Académie des Sciences d’Outre-Mer, Jacques Attali (conseiller d'État, professeur d'économie, conseiller spécial de François Mitterrand), Claude Hagège et Antoine Compagnon, professeurs au Collège de France, et de nombreux professeurs d’université et personnalités politiques l’ont mise en garde. Geneviève Fioraso a maintenu son projet en l’état et, en première lecture,  l’Assemblée Nationale l’a adopté, le 28 mai 2013,  par 289 voix contre 248

       Quant à la circulaire  N°5652/SG du Premier Ministe, Geneviève Fioraso s’est assise dessus ou ne l’a point reçue. Parfois il y a des problèmes de communication au sein du Cabinet. Pour sa gouverne, Geneviève Fioraso peut trouver de larges extraits publiés le 28 avril 2013 dans Liège 28.

       Pour mémoire, la circulaire de Jean-Marc Ayrault, émise le 25 avril 2013, a pour objet l’emploi de la langue française. Les 37 destinataires  se voient rappeler un certain nombre de principes républicains touchant à la fonction première de l’usage du français par l’administration, qui est de contribuer à la cohésion de notre pays autour d’une langue  partagée. C’est un droit dont nos concitoyens tirent parti dans la vie quotidienne. Ce droit participe de notre démocratie dans la mesure où il garantit un égal accès à l’information et au savoir. Parce qu’il est dépositaire de notre pacte social, l’État a une responsabilité particulière dans la promotion et l’application de ce droit. À quoi bon défendre ou promouvoir le français hors de nos frontières sans en favoriser l’usage dans notre pays lui-même, à commencer par l’ensemble des représentants de l’État.


10:00 Écrit par Pierre André dans Actualité, francophonie, Politique, Université | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

dimanche, 02 juin 2013

Etre supporter

        La sortie nationale de film Je suis supporter du standard  est prévue le 5 juin. Néanmoins, la presse internationale s’y intéresse déjà. Ainsi Le Canard enchaîné dans sa chronique Les films qu’on peut voir cette semaine est très positif.

       On peut notamment y lire : Cette sympathique comédie belge, écrite, réalisée et interprétée par Riton Liebman, repose en grande partie sur sa verve et son abattage. Mais sa vision du foot comme une addiction est savoureuse, d’autant qu’elle mène à la création des Footballistiques anonymes.  


14:18 Écrit par Pierre André dans Actualité, Cinéma, Sport | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg