mercredi, 28 août 2013

La fin du Festival royal de Théâtre à Spa

20130708133914festival_royal_de_th_tre_de_spa_logo_jpg.jpg

Titre ambigu ?

Sans aucun doute.

Nous avions l’intention d’aborder les trois  spectacles que nous avons vus avant la clôture du « 54e Festival royal de théâtre SPA 2013 ».

       Nous en dirons certes quelques mots mais il nous semble plus important d’évoquer les suites qu’a eues -  le mardi matin 20 Août à 11 heures lors de la traditionnelle  réunion avec le public - l’avertissement donné dans la brochure de présentation du programme où Armand Delcampe écrivait à propos du Festival « Royal, certes … Mais menacé sûrement ».

      En effet si, comme d’habitude, les spectateurs ont  surtout donné des appréciations subjectives souvent positives à l’égard des « 46 représentations  de 19 spectacles dont 6 créations à Spa, en 12 jours et en 6 lieux par 19 compagnies » comme le souligna la directrice Cécile Van Snick, par contre, les perspectives évoquées au fond de la salle n’avaient rien de réjouissant. 

      Je n’ai pas eu la cruauté d’ouvrir le livre de Philippe Tirard de « La Libre Belgique » sur les 50 ans du Festival en demandant de comparer les chiffres de 2013 avec ceux de l’arrivée à la direction d’un quatuor dont la personne la plus inattendue était en 1999 Cécile Van Snick :  18.000 spectateurs aux 120 représentations de 45 titres par 35 compagnies en 18 jours. Je n’évoquerai pas davantage la « Guinguette » haut lieu des animations de cabaret-théâtre,  ni même ce bar de la presse, lieu d’accueil à la mi-journée par Jacques De Decker, des comédiens et metteurs en scène. Philippe Tirard précise que les « quinzaines théâtrales spadoises » normales attiraient 15 à 18.000 spectateurs. Je me suis de même tu lorsqu’il fut fait état de plus de 90% de taux d’occupation, plus de cent artistes jouant pour 10.000 spectateurs.  Mais j’ai été choqué d’entendre que le théâtre de rue abandonné cette année fera l’objet d’un effort en vue de son rétablissement : c’est dire  le contraire de ce qui est lorsqu’une nouvelle diminution d’une journée de la durée du Festival est prévue en août 2014 (du 5 au 15, juste au moment-où sera commémoré le centenaire de l’invasion du Royaume)

      Entourée du Bourgmestre Joseph Houssa qui a conservé comme compétence la culture (ce qui explique l’intérêt qu’il a rappelé à l’égard du Festival automnal de musique classique et de la saison du Centre culturel spadois) et de Véronique Leroy, chargée toute l’année de l’administration  du Festival de Spa qui quitte l’équipe afin de rejoindre Jean-Louis Collinet au Festival de Liège tandis que l’attachée de presse Sophie Liégeois s’oriente elle vers les « Territoires de la Mémoire » implantés en Cité ardente »), Cécile Van Snick animait cet entretien avec le public.

     Du fond de la salle, ce ne fut pas la voix de l’optimisme qui s’exprima  mais celle réaliste d’Armand Delcampe. Il ne fut démenti par personne quand il déclara que les moyens financiers de la Fédération Wallonie-Bruxelles ne seront ni à court ni à moyen termes augmentés. Le contrat-programme du Festival spadois ayant été laissé en déshérence, ce n’est actuellement que par des modifications au sein même des articles budgétaires  qu’il sera possible de sauver les meubles sans continuer à voir les potentialités se réduire inexorablement  comme peau de chagrin.

     Ce n’est pas parce qu’à l’époque où Guy Verhofstadt  était Premier Ministre, celui-ci obtint que Louis Michel intervienne avec succès au niveau de la Communauté française afin de contribuer au financement de l’opération flamande à Bruxelles de Madame Frie Leysen  consistant à présenter à l’élite européenne  un « KunstenFestivaldesArts » qu’en outre, l’Union européenne subventionne à présent largement , que nous devons admettre que ce KunstenFestival  obtienne en 2013 près de trois fois la contribution de cette Fédération Wallonie-Bruxelles au Festival Royal de Spa. 

Que faire pour tenter de modifier cet état de choses ?

      En démocratie, une majorité parlementaire est nécessaire mais rendue très malaisée à réunir si elle est alternative par rapport à la discipline des partis. Le Parlement de la Fédération  Wallonie- Bruxelles se compose  de 75 Parlementaires wallons  (dont jusqu’en mai 2014, 29 socialistes, 19 libéraux, 14 écolos et 13 démocrates humanistes) et de 19 Parlementaires francophones bruxellois soit au total   94 députés  (majorité  = 48).               

      Vous me rappellerez  justement qu’AUCUN de ces Parlementaires en fonction n’a été vu à ce Festival de Spa.  D’où la nécessité, selon nous,  d’établir un dossier explicatif à adresser aux 75 Parlementaires wallons et une lettre ouverte de synthèse  qu’on pourrait demander de cosigner aux artistes  ayant participé au Festival ainsi qu’aux abonnés de celui-ci. Il pourrait être signalé aux Parlementaires concernés  que ceux qui s’engageraient positivement à l’égard du Festival seraient remerciés publiquement et dans un courrier aux abonnés avant les scrutins de mai prochain. 

      Seule une réaction politique est de nature à sauver le Festival d’une fin pénible au détriment de la qualité des programmes et du respect des travailleurs du secteur. 

Kunstenfestival ou Festival royal de théâtre SPA, que les parlementaires wallons choisissent.  La non indexation de contrats programmes  est d’une hypocrisie sans nom : elle conduit à la mort lente dans l’indignité.

     Quant à écrire au sujet des trois derniers spectacles que nous avons vus,  qu’il nous suffise de féliciter chaleureusement un comédien français  exceptionnel Stéphane Hillel dans un « tour de piste » que Christian Giudicelli  a rédigé avec une intelligente acuité.  Par contre, il nous semble que l’excellente  Laure Godisiabois et Victor Scheffer auraient mieux fait d’établir une anthologie des meilleures chansons de ce qu’on appelait  la Belle époque plutôt que de s’en tenir au répertoire plutôt faiblard de celle qui fut oubliée sous le pseudonyme de Gaby Montbreuse. Enfin les grands comédiens et piliers spadois que sont Michel de Warzée et Jean-Claude Frison auraient pu physiquement inverser leurs rôles dans une pièce « Sentiments provisoires »  où l’humour doux-amer  de l’auteur Gérald Aubert ne m’a guère convaincu.

     Puisse le Festival royal de Théâtre de Spa ne pas s’acheminer en 2014  vers sa fin. Il appartient au Patrimoine immatériel de la Wallonie.

                                                 Jean-Marie ROBERTI

^^^^^^

En post-scriptum :

      Le Festival 2013 comportait heureusement aussi des stages, quatre d’expression théâtrale et un de pratique qu’Armand Delcampe animait avec le comédien français Pierre Trapet. Le co-directeur du Festival, comme le confirme le texte d’annonce de ce stage, participa aussi à une des six manifestations gratuites : quatre rencontres animées par Cécile Van Snick autour d’un des spectacles et deux lectures de pièces inédites dont celle de l’auteur progressiste wallon, Jean Louvet.

     Là non seulement Cécile Van Snick et Armand Delcampe se sont retrouvés (entourés de Marie-Line Lefebvre, Laurence Warin, Christian Dalimier, Frédéric Lepers). L’auteur demeura silencieux sauf dans le débat de clôture avec un public nombreux et réactif espérant sans doute, comme bien d’autres personnes de notre génération marquée par la grande Grève de l'hiver 1960-61, retrouver le souffle de luttes nécessaires.

      Mais c’est moins de luttes que d’aspirations parfois assez utopiques que nous
parle Louvet dans sa pièce intitulée « une soirée ordinaire », celle parmi d’autres où nous nous laissons récupérer par une société de consommation mondialisée. Sans doute  rejoint-il ainsi le propos de Bertold Brecht que les Baladins du Miroir ont actualisé à  Spa dans la Bonne Âme de Sé-Tchouan : il ne sert à rien de vouloir faire le bien dans une  société misérable : c’est elle qu’il faut changer.

      Louvet lui pose des questions plus qu’il ne formule d’affirmations. Que faire (disait déjà Lénine en titre d’un de ses pamphlets) contre notre récupération par cette société mondialisée de consommation ? La réponse n’est plus renversons-la et nous connaîtrons enfin des lendemains qui chantent. Dès lors, on ne peut que rêver : et si elle se détruisait elle-même ? Non, ne rêvons pas et s’il faut chanter, faisons-le avec le Louis Aragon d’ « Il n’y a pas d’amour heureux » : Rien n'est jamais acquis à l'homme Ni sa force / Ni sa faiblesse ni son cœur Et quand il croit / Ouvrir ses bras son ombre est celle d'une croix / Et quand il croit serrer son bonheur il le broie / Sa vie est un étrange et douloureux divorce.  JMR

09:27 Écrit par Pierre André dans Actualité, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

vendredi, 23 août 2013

Un plus un, ça fait deux, deux plus ça fait quatre ...

       Hier, à Virelles, la police a démantelé un laboratoire de drogues chimiques. La magistrale en charge du dossier  a déclaré aux journalistes  ;  Avec 25 kg de cette matière, on peut fabriquer 1,5 million de pilules. Imaginez ce que l’on peut produire avec 600 kg!  

       Pas besoin de faire appel à l’imagination de nos confrères pour obtenir le résultat. C’est tout simplement une question de calcul . Un élève très  moyennement  doué  de troisième primaire donne la réponse dans les cinq secondes. 1,5 million x 24 = 36 millions de pilules !

15:11 Écrit par Pierre André dans Actualité, Economie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

dimanche, 18 août 2013

La nouvelle saison de noms de dieux approche et le temps des rediffusions se termine le 6 septembre.

noms de dieux.jpg

       La saison 2013-2014 de noms de dieux s’ouvre le 29 septembre sur la Deux de la RTBFbe.  Ce dimanche-là, dans une émission réalisée par Jacques Dochamps, Edmond Blattchen reçoit Dom Armand Veilleux, Abbé de l’Abbaye de Scourmont.  Ce dernier tout comme la famille du Père Luc, fils d’un général, cherche à connaître la vérité sur l’assassinat des moines de Tibhirine, en 1996. En temps opportun, nous reparlerons de ce noms de dieux.

       Avant de réintégrer la Deux de la RTBFbe, noms de dieux poursuit ses rediffusions sur la Trois de la RTBFbe  jusqu’au 6 septembre. Initialement, la date de clôture des rediffusions a été le 5 septembre. Toutefois, en consultant l’heure de programmation  - fixée en dernière place et du coup dépendante des émissions diffusées avant - la direction a considéré que  l’émission du samedi du 31 août – Armel Job - serait  pratiquement diffusée à l’aube du dimanche 1er septembre. Dès lors, la direction a estimé, à juste titre, de la programmer  le 6 septembre, à une heure dite de bon chrétien.

       Ci-dessous, les invités d’Edmond Blattchen et le jour – pour ne pas dire nuit – de leur rediffusion. Pendant une semaine via Internet, il est possible de cliquer sur Revoir et de retrouver à l’heure qui plaît à l’internaute le noms de dieux désiré.

       Alexandre Lacroix (21/8), Eric Domb (22/8), Pierre Rabhi (23/8), Nancy Huston (24/8), Fabrice Midal (25/8), Slimane Zeghidour (26/8), Patrick Roegiers (27/8), Henri Gougaud (28/8), Jean-Claude Carrière (29/8), Isabelle Aubret (30/8), Nicole Malinconi (1/9), Chantal Delsol (2/9), Christian Bobin (3/9), Herman Van Rompuy (4/9), Jean Soler (5/9) et Armel Job (6/9).

14:32 Écrit par Pierre André dans Actualité, Spiritualité, Télévision | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

jeudi, 15 août 2013

« LES BALADINS » AU SERVICE DE BRECHT.

20130708133914festival_royal_de_th_tre_de_spa_logo_jpg.jpg

       Au 54ème festival royal de théâtre SPA 2013 (« Royal certes…mais menacé sûrement ! », nous en sommes avertis), Place (toujours) Royale, ces dimanche 10, lundi 11 et mardi 12 Août, le grand  chapiteau rayé bleu et jaune des « Baladins du Miroir » affichait « COMPLET » et, peu avant minuit, les plus raisonnables citoyens du centre spadois étaient réveillés par la force et la longueur du tapage nocturne provoqué par des ovations qui s’échappaient du toit en toile et s’insinuaient dans leurs chambres… Armand Delcampe, bien que présent comme nous mardi, restait impassible, n’invitant même pas son complice le Bourgmestre Houssa à rétablir le calme et l’ordre.

       Il n’y avait rien à faire : les trois  premières représentations d’une pièce que Bertolt Brecht écrivit de 1939 à 1941 au Danemark puis en Suède «La Bonne Âme de Sé-Tchouan» montrent que l’accueil du public fera de cette création un des sommets du service que les Baladins rendent, en Wallonie d’abord et au-delà aussi, à l’art dramatique depuis près d’un tiers de siècle. L’an dernier, le Parlement et le Gouvernement wallons ont attribué à Nele Praxinou pour ses « Baladins » la nouvelle distinction honorifique que constitue le « Mérite wallon » en l’occurrence fort bien . . . mérité

       Dans la traduction réalisée par Marie-Paule Recamo avec la collaboration de Dorothée Decoene et l’inventive et brillante mise en scène de Gaspar Leclère (par ailleurs directeur adjoint à Nele Praxinou) et de François Houart, qui bénéficient du concours de deux douzaines de collaborateurs spécialisés aux niveaux artistique et technique et d’une dizaine d’excellents comédiens jouant une vingtaine de rôles, cette œuvre de Bertolt Brecht convient admirablement à cette troupe unique chez nous qui sur son site internet énumère une cinquantaine de collaborateurs dont vingt-sept photographiés avec mention de leurs responsabilités et leurs dates d’arrivée chez les Baladins.

       Costumes et maquillages originaux, mise en lumière étudiée avec rigueur, décors mobiles et imaginatifs allant jusqu’à une passerelle suspendue faite de cordes et de planches, musique spécialement adaptée et composée, parfois interprétée sur des instruments de « lutherie sauvage » souvent dénichés au fond d’armoires de cuisine, très belles marionnettes créées afin de participer notamment à un final inattendu qui associe aussi des éléments de pyrotechnie : assurément donc un travail d’ensemble d’une ampleur rarement atteinte. Et dans de tels cas, l’habitude est d’insister sur la qualité, l’homogénéité, la motivation du collectif, ce que nous confirmons très volontiers. C’est du professionnalisme haut de gamme.

       Nous tenons néanmoins, toute règle ayant son exception, à distinguer une comédienne arrivée il y a six ans à Thorembais-les-Béguines (actuel siège social des Baladins et lieu d’hibernation de leurs roulottes et camions) : il s’agit de Véronique Pierre née à Namur, ayant réussi ses études supérieures artistiques au Conservatoire Royal de Liège (secteur : art de la parole) et résidant à Bruxelles (où se recentralisent de plus en plus les emplois liés aux activités culturelles). Cette comédienne joue le double rôle de la « Bonne Âme » (prostituée généreuse) et de son sévère et rigoureux cousin (qui ne peut sortir des infortunes sans exploiter les plus faibles).  Véronique Pierre joue juste, sans grossir la caricature : elle sert Brecht et ne s’en sert pas. Elle est à la hauteur d’une gageure qui grâce à elle semble simple à surmonter alors que c’était pourtant loin d’être le cas. Elle mérite donc d’être félicitée autant voire davantage que toutes celles et tous ceux que le metteur en scène Gaspar Leclere a sincèrement remercié en oubliant cependant à ce moment celui auquel nous devons la très grande qualité de ce spectacle : Bertolt Brecht.

       Nous ne raconterons pas l’histoire imaginée par Brecht que vous trouverez sur bien des sites en ligne mais nous voudrions conclure sur une inquiétude et un espoir.

       Notre inquiétude va vers celles et ceux qui - majoritairement issus de la petite et moyenne bourgeoisie – ovationnaient en commentant; « Quelle bonne soirée, c’était bien, il y avait à la fois de l’humour et de la poésie, ces Chinois-là étaient bien étonnants, quelle imagination et quel rythme, on ne s’ennuie jamais mais leurs files avant d’accéder aux places non numérotées, sont excessives et d’ailleurs ils n’ont qu’à faire numéroter leurs places, les autres le font bien mais taisons nous : nous allons pouvoir rire mais au second degré, ce sera ce cruel Desproges . . . ». Beaucoup parmi eux n’ont pas entendu Brecht qui ne s’amusait pas mais décrivait avec verve une société que la crise plonge dans la pauvreté généralisée. Cette parabole nous demande : serions-nous capable de faire le bien dans un Monde où pour s’en sortir apparemment, on doit se soumettre à la loi de l’exploitation de l’homme par l’homme. Brecht nous laisse le soin de choisir la seule conclusion intelligente : c’est le Monde qu’il faut changer. Nous craignons que certains ne l’aient pas compris . . .

       Enfin, l’espoir est celui que nous partageons avec Nele Paxinou et Gaspar Leclere qui nous annoncent qu’ « une magnifique nouvelle vient ensoleiller notre été ». Et il ne s’agit pas de météo. La Province du Brabant wallon vient d’accepter que sa Régie foncière acquière (elle a déboursé 900.000 euros) au cœur de la commune de Jodoigne (Geldenaken en venant de Luik) l’ancienne ferme-moulin le « Stampia » entourée de sept hectares de parc. A notre avis, un député européen a voulu faire mentir Brecht : on peut faire le bien même en période de crise puisque le Brabant wallon peut ainsi financer un pôle culturel à vocation européenne dont la création a été confiée à Nele Paxinou et à ses Baladins. Qui est Nele Paxinou ? La fille née en mars 1942 d’un couple formé par un émigré grec de Turquie et une Flamande. Sa force de caractère lui permit de devenir comédienne mais alors qu’à 23 ans elle jouait au Rideau de Bruxelles elle fut frappée par une encéphalomyélite infectieuse qui lui paralysa définitivement les jambes. Elle se tourna vers des études à l’Université Catholique de Louvain où elle fut doublement diplômée : en art dramatique et en philosophie. Caractérisée par son dynamisme créatif, elle fonda en 1979 le Théâtre du Miroir devenu forain en 1981 : les Baladins du Miroir. Aujourd’hui sa nouvelle mission l’emballe. Qu’elle se méfie cependant : à notre tour nous l’avertissons : la faculté de nuire de  l’impécunieuse Fédération Wallonie Bruxelles ne doit pas être sous-estimée.

          Jean-Marie ROBERTI.   (A suivre)                      

12:20 Écrit par Pierre André dans Actualité, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mercredi, 14 août 2013

... et la fête ? D'abord place aux Citoyennes et Citoyens d'Honneur de Liège

        Histoire de marquer l’ouverture des fêtes liégeoises du 15 août, le Collège Communal  de Liège a décidé d’octroyer la distinction de Citoyen d’Honneur de la Ville de Liège à huit personnalités  - trois femmes, cinq hommes. Ce n’est pas encore la parité mais il y a un énorme progrès par rapport à la grande distribution collective opérée à l’avant- veille de la décision (négative) du Bureau international  des Expositions.  

       La moyenne d’âge des Citoyennes et Citoyens d’Honneur est de 46 ans. Le doyen est Robert-Armand Planchar un Liégeois dont l’ascendance liégeoise remonte au 16ème siècle avec Jean-le-vieux Planchâ, premier Planchâ recensé avec certitude, qui creuse des bures, gratte, creuse et fait creuser.  La benjamine est l’athlète Nafissatou Thiam qui figure dans la délégation belge de haut niveau  participant actuellement au championnat du monde à Moscou. Elle y a croisé un de nos confrères sénégalais de Sud-Quotidien, Abdoulaye Thiam auquel  elle a confié ; je tiens à ne pas oublier que je suis une Thiam, que je suis sénégalaise en partie. Je tiens à mes racines aussi.  

       La Citoyenne d’Honneur la plus proche de l’Hôtel de Ville est Delphine Quirin qui, depuis 1996, au 26 en Pierreuse, échafaude ses chapeaux et autres créations – visibles sur son site www.delphinequirin.be . Le Citoyen d’Honneur le plus proche d’un monument universellement connu est l’Ambassadeur de Belgique à Paris. De son bureau à l’Ambassade, il peut lire sur l’Arc de Triomphe, les noms de deux localités wallonnes où les Français ont été victorieux, Jemappes le 6 novembre 1792, Fleurus le 8 Messidor An 2 contre le prince de Saxe-Cobourg. Le Citoyen d’Honneur, authentique puits de lumière (… et de gaz) est Bruno Venanzi qui, avec son ami Bruno Vanderschueren, a fondé en 2005 Lampiris - www.lampiris.be -, une entreprise qui rayonne en Belgique et en France.

       Autre Citoyen d’Honneur, le Colonel  Breveté d’État-Major Thierry Babette.  Aujourd’hui, il est à la retraite. Auparavant, il a été Chef de Corps du plus ancien régiment du Royaume, le 12ème de Ligne. Longtemps caserné à Liège, le 12ème de Ligne a assuré la défense de la Cité ardente tant en 40 qu’en 1914.  Dès le 8 août, Liège reçoit la Légion d’Honneur et permet aux Français de se renforcer sur la Marne. Un détail que semble ignorer Max Gallo, membre de l’Académie française. Pourtant, dans son Discours sur la vertu, en novembre 2008, il déclare ; mais on arrête l’ennemi à la bataille de la Marne, et c’est à l’abnégation, à la vertu modeste des « soldats paysans » qu’on le doit d’abord.  « Les gars qui cultivent la terre, c’est leur devoir de la défendre » écrit l’un de ces poilus agrippés aux parapets de leurs tranchées.

       Le Collège Communal a également accordé la distinction de Citoyen d’Honneur au directeur général d’Ethias, Bernard Thiry. Celui-ci est aussi directeur du CIRIEC (Centre international de recherches sue l’économie sociale). Fondé en 1947 par l’économiste français Edgard Milhaud, le CIRIEC transfère, en 1957, son siège de Genève à Liège. Depuis, des professeurs ULg –Paul Lambert, Guy Quaden, Bernard Thiry – en assurent la direction.

       Originaire de Saive, Charline Van Snick est aussi Citoyenne d’Honneur. Ce titre s’ajoute à d’autres tel le Mérite sportif. Cette distinction s’ajoute aux multiples médailles d’or, d’argent, de bronze acquises par Charline Van Snick dans sa spécialité, le judo, un sport pratiqué dès l’âge de six ans. Jusqu’à présent, Charline Van Snick a consacré les trois-quarts de sa vie à cet art martial !

00:05 Écrit par Pierre André dans Actualité, Liège | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mardi, 13 août 2013

À L’OUVERTURE DU FESTIVAL THÉÂTRAL DE SPA, UNE RÉVÉLATION GRÂCE À JEAN-CLAUDE IDÉE ET UNE CONFIRMATION SIGNÉE ARMAND DELCAMPE

 

20130708133914festival_royal_de_th_tre_de_spa_logo_jpg.jpg

 

       Le « 54ème festival royal de théâtre SPA 2013 » (« Royal certes mais … menacé sûrement »
avertit celui qui depuis une quinzaine d’années anime ces journées de valorisation de l’art dramatique en Wallonie) a débuté ce 9 Août et se terminera le 20. Nous sommes allés à l’ouverture et nous irons notamment au Brecht des Baladins du Miroir, à la lecture de la pièce la plus récente de Jean Louvet (qui est de notre famille : celle des Wallons les moins à droite possible) et au bilan de clôture. Vendredi dernier, nous avons dégusté en guise d’apéritif une des œuvres de la trilogie du dramaturge finlandais contemporain Mika Myllyaho : « Chaos » (les deux autres volets de ce triptyque s’intitulant « Panique » - celle des hommes face aux exigences féminines – et « Harmonie » - celle que les couples risquent de détériorer davantage en travaillant ensemble).

       Quant au « Chaos », c’est celui que provoque le fait que trois amies disjonctent pour des raisons
professionnelles, familiales et/ou sentimentales. C’est au « metteur en scène » - et en valeur -, « adaptateur, décorateur, responsable des costumes et des lumières » qu’est  Jean-Claude Idée polyvalent de l’art dramatique - il fut même en 1999-2000 co-directeur de ce Festival spadois - que nous devons cette découverte dont ce fut la création mondiale en langue française. Ecrite dans un style tantôt tendre, tantôt cinglant, souvent ironique, toujours lucide, cette pièce vaut aussi par les performances des comédiennes qui jouent avec justesse et conviction leurs propres rôles mais aussi celui de tous les autres personnages – masculins aussi bien que féminins – qui interviennent dans les relations complexes de leurs différentes histoires. Isabelle Paternotte – particulièrement convaincante -, Stéphanie Van Vyve et Nathalie Willame confirment leurs très grandes qualités de comédiennes qui pendant plus d’une heure trente méritent amplement l’ovation que le public leur a réservé à l’issue de la représentation. Bref pour le Festival mieux qu’un apéritif un excellent et surprenant hors d’œuvre.

       Mais ce vendredi, la soirée d’ouverture proprement dite présentait « L’Amant jaloux » de Grétry au Théâtre Jacques Huisman. Une remarque préalable : quelles étaient les personnalités présentes ? Le Gouverneur de la Province de Liège (Michel Foret omniprésent mais atteint au premier semestre 2015 par la limite d’âge - 67 ans - de sa fonction) et le Bourgmestre de Spa, l’inoxydable Joseph Houssa (candidat pour la première fois en 1976, devenu Bourgmestre en 1982, il reste donc à 83 ans le titulaire de cette fonction depuis 31 ans avec une majorité croissante de plus de 55%) étaient entourés de Jean-Pierre Grafé (81 ans notamment Président du Conseil de la Communauté française de 1985 à 1988) et de Valmy Féaux (80 ans, Ministre Président de l’Exécutif de la Communauté française de Belgique de 1988 à 1992). Et où se trouvaient ce 9 Août les actuels Ministres, Parlementaires, fonctionnaires principaux de la Fédération Wallonie-Bruxelles ? Une partie en congé annuel, mais une partie seulement. Ceux qui ne le sont pas ? Je ne les connais pas tous mais je n’en ai vu aucun. Par contre, si j’étais allé non à Spa mais en Avignon, il est peu douteux que j’en aurais croisé bien davantage non sur ni même sous le pont mais dans un théâtre acheté il y a une bonne dizaine d’années par la Communauté française de l’époque. Combien cela coûte-t-il ? Pas seulement l’investissement mais en outre le fonctionnement, le coût du personnel, les réceptions et accueils d’invités ayant lieu essentiellement pendant le Festival soit moins d’un mois par an entre la mi-juillet
et la mi-août et cela depuis plus de dix ans. Qui en profite même en dehors du calendrier du Festival ? Chez nous, ni les retraités spadois, ni les anderlechtois , mais bien particulièrement un establishment dominant surtout à Bruxelles et aussi dans ce cas-ci son entourage. Mieux vaudrait assurément renouveler les contrats-programmes dont l’abandon conduit à la mort par asphyxie des laissés pour compte que de poursuivre une politique qui s’adresse aux mieux nantis.

       Ceci dit pourquoi Grétry à Spa ? Parce que le Directeur du Festival Musical de Lasne (non, ni Monsieur ni même Madame Uytendaele mais bien Bernard Delire) apprécie le compositeur liégeois dont le bicentenaire du décès est l’occasion d’obtenir une aide spécifique de la Fédération Wallonie Bruxelles. Dès lors, Bernard Delire et le président de l’organisation lasnoise Jean-Pierre Mévisse ont proposé au fondateur de l’Atelier Théâtre Jean Vilar Armand Delcampe de mettre en scène un des opéras comiques de Grétry adapté et dirigé musicalement par le directeur de ce festival du Brabant wallon. Le tout a dès lors été marqué par le professionnalisme d’Armand Delcampe qui a pu disposer d’une équipe ne se limitant pas aux six comédiens chanteurs (deux sopranos et une mezzo-soprano aux côtés de deux ténors et d’un baryton basse, à qui il a fallu apprendre non pas à chanter mais à interpréter au mieux les textes parlés), aux deux quatuors – un à cordes et un à vents – ainsi qu’à la mandoliniste et à la contrebassiste mais comprenant aussi plus d’une douzaine d’autres personnes, outre le directeur musical : un scénographe concepteur des costumes, un spécialiste de l’expression scénique et gestuelle, un assistant metteur en scène, un responsable des lumières et de la direction technique, deux peintres décorateurs, une personne confectionnant les costumes, un régisseur général s’occupant des lumières, deux régisseurs de plateau, une maquilleuse et une habilleuse sans compter pour la construction du décor, l’Atelier du Théâtre des Galeries.

       Cette signature d’Armand Delcampe permet en mobilisant les moyens disponibles de réaliser un
spectacle visuellement prestigieux ne manquant ni de rythme musical, ni de rythme théâtral. Quand dans la « Libre Belgique » Madame Martine Dumont Mergeay  - une des rares critiques d’art lyrique du Royaume - s’enthousiasme pour ce « bijou » dont la musique pourrait « soutenir la comparaison avec les plus belles pages de Mozart », ma conviction est qu’elle déraille. De même quand le programme écrit à propos d’un quiproquo sur l’identité d’un personnage : « Molière est bien là ! » cela m’apparaît débile. « L’amant jaloux » opéra bouffe de Grétry sur un livret de Thomas d’Hèle qui a tiré ce sujet d‘une comédie de l’anglaise Suzanna Centlivre, ce n’est pas un opéra de Mozart sur un livret de Molière d’ailleurs mort en scène 83 ans avant la naissance à Salzbourg de Wolfgang Amadeus.

       Dans le prologue d’une pièce en un acte « Le mot de Cambronne » Sacha Guitry disait de sa voix à nulle autre pareille (je cite de mémoire) :
« Cette petite comédie est ma centième comédie,
Oui cent déjà, qu’on ne m’en garde pas rancune,
Oh j’eusse cent fois préféré n’en faire qu’une
et que ce fut Le Misanthrope !
Hélas je n’y suis pour rien, Dieu ne l’a pas voulu ».
Sacha Guitry ne manquait pas d’esprit ce qui lui permettait de distinguer le génie du talent.

       J’ai vu de jeunes adolescents s’enthousiasmer et ovationner longuement la comédie ballet des deux Jean-Baptiste (Poquelin dit Molière et Lully) auteurs du Bourgeois Gentilhomme. Cela ne me paraît pas envisageable pour Grétry dont on a raison de célébrer le bicentenaire du décès sans s’imaginer pouvoir le ressusciter.

               Jean-Marie ROBERTI   (A suivre)

17:37 Écrit par Pierre André dans Actualité, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

lundi, 05 août 2013

La Hesbaye liégeoise, c'est chez nous et ça vaut le coup ...

 Forts.jpg

        Si sur le plan constitutionnel, le Royaume comprend trois Régions, au plan géographique, celui-ci s’articule sur davantage de régions ayant chacune leurs caractéristiques. Parmi ces régions, il y a la Hesbaye relevant de cinq provinces et comptant quatre-vingt communes. Sa superficie équivaut au douzième du Royaume.

       En cette année, 2013, les Liégeois célèbrent en octobre le huit-centième anniversaire de la Bataille des Steppes, en Hesbaye, à Montenakem. Claude Gaier dans son livre Grandes batailles de l’histoire liégeoise au Moyen-Âge clôt le chapitre relatant la victoire sur le duc de Brabant Henri Ier le Guerroyeur ; Qu’importe Le 12 octobre 1213 fut fondée la nation liégeoise. Le samedi 12 octobre, en effet, les diverses forces de la Principauté s’entendent pour ne faire qu’une et remporter la victoire contre l’ennemi brabançon, le dimanche 13 octobre 1213, dans les plaines des Steppes. Cette victoire historique a été date de fête nationale de la Principauté durant plus de cinq. Ce jour-là, les cloches de la Cathédrale carillonnent.

 

Livre2.jpg



       C’est à une autre Hesbaye que le Cercle géohistorique de la Hesbaye liégeoise ( CGHL www.cghl.org ) s’est intéressé dans sa dernière publication richement illustrée. Modestement sous-titrée Essai d’étude géohistorique du Pays de l’Entre-Geer-et-Meuse, cette publication Hesbaye liégeoise (1) est une œuvre collective conforme à l’article 3 des statuts : L'association a pour objet l'étude, l'information et la promotion des richesses geohistoriques de la Hesbaye liégeoise et leur intégration dans l'Europe.

      Dans un premier chapitre Des origines au Moyen-Âge, Guy Destexhe évoque notamment les Omaliens. Au néolithique ancien, une civilisation à la pointe de l’évolution s’installe en Hesbaye. On en a retrouvé trace en 1888 près du village d’Omal – d’où le nom – et par après, en bien d’autres endroits. Les Omaliens originaires du bassin du Danube arrivent vers -5.300 ans (…) Après environ 500 ans d’occupation, ils disparaissent de notre région sans rien léguer aux civilisations postérieures. L’environnement de la Hesbaye se présente comme un paradis pour les Omaliens qui découvrent une région loessique vallonnée, ni trop sèche, ni trop humide, l’eau pure des ruisseaux bien plus nombreux qu’actuellement et à profusion, des affleurements de silex, matière première nécessaire à la confection d’une grande partie de l’outillage. Changement de décor des siècles plus tard, il s’avère que les Mérovingiens (les Francs) sont largement les ancêtres des Hesbignons. Il faut savoir que le Mérovingien est un guerrier dans l’âme. Il naît pour combattre. Si les Mérovingiens offrent des parures à leurs compagnes c’est qu’elles portent aussi les futurs guerriers ! Guy Destexhe est un passionné aimant partager sa passion ; l’auteur tient ses notes à la disposition du lecteur qui souhaiterait en prendre connaissance.

         Les autres auteur(e)s se chargent de raconter la Hesbaye liégeoise du 10ème au 20ème siècle. Ainsi, Anne Godinas-Thys écrit si le cens ne grève pas outre mesure le budget du Hesbignon, il n’en est pas de même de la dîme (1/10 de la récolte), payé au clergé, à l’origine pour assurer les besoins du culte et du desservant, accaparée ou cédée par la suite à des institutions religieuses. Ainsi, Francis Balace avec le concours de Marcel Driesmans écrit le 22 novembre 1918, le Roi Albert rentre dans sa capitale à la tête de ses troupes, pendant qu’à Liège le Soldadenrat s’éclipse très discrètement. Les 23-24, la Hesbaye et la ville de Liège sont évacuées en bon ordre par les dernières garnisons allemandes. Il est assez amusant de lire, dans les rapports envoyés par les différents curés hesbignons à leur évêque à Liège, qu’ils étaient à ce moment surtout préoccupés de sauvegarder la vertu de leurs paroissiennes que menaçait l’installation en cantonnement, avant le retour des troupes belges, de détachements français et britanniques…

 

Hesblg.jpg

(1)            Hesbaye liégeoise – 132 pages – Auteur(e)s : Guy Destexhe, Florence Close, Geneviève Xhayet, Anne Godinas-Thys, Catherine Lanneau, Francis Balace, Carine Driesmans – Coordinateur auteur : Marcel Driesmans – Préface : Claude Lange, président du CGHL – Édition CGHL Fédération Tourisme Province de Liège – 7€ à l’Archéoforum

00:05 Écrit par Pierre André dans Actualité, Europe, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

vendredi, 02 août 2013

Sur la Trois de la RTBFbe, des rediffusions de noms de dieux.

noms de dieux.jpg


Le jeudi 5 septembre marque la fin de la rediffusion estivale de l’émission de service public noms de dieux sur la Trois.  La programmation est certaine. Toutefois, les heures de passage à l’antenne ne sont données qu’à titre indicatif. En effet, dernière émission journalière de la Trois, noms de dieux subit les contretemps que l’horaire connaît éventuellement.

Noms de dieux bénéficie du service Revoir sur le Net qui fonctionne à toute heure durant  la semaine suivant la rediffusion sur la Trois.    

  1. 05/08/2013 : Marcel Otte – 24H10 (soit 0h10, le 6 août)
  2.  06/08/2013 : Alain Hubert – 24H10 (soit 0h10, le 7 août)
  3.  07/08/2013 : Sébastien de Fooz – 24H10 (soit 0h10, le 8 août)
  4.  08/08/2013 : Charles Rojzman – 24H10 (soit 0h10, le 9 août)
  5.  09/08/2013 : Daniel Cohn-Bendit – 24H10 (soit 0h10, le 10 août)
  6.  10/08/2013 : Caroline Fourest – 24H10 (soit 0h10, le 11 août)
  7.  11/08/2013 : François Emmanuel - 24H10 (soit 0h10, le 12 août)
  8.  12/08/2013 : Rony Brauman – 24H10 (soit 0h10, le 13 août)
  9.  13/08/2013 : Thierry Verhelst – 24H10 (soit 0h10, le 14 août)
  10.  14/08/2013 : Thierry Janssen – 24H10 (soit 0h10, le 15 août)
  11.  15/08/2013 : Stéphane Hessel – 24H40 (soit 0h10, le 16 août)
  12.  16/08/2013 : Hervé Hasquin – 24H10 (soit 0h10, le 17 août)
  13.  17/08/2013 : Jean-Pierre Otte – 24H10 (soit 0h10, le 18 août)
  14.  18/08/2013 : Pierre-François de Béthune – 24H10 (soit 0h10, le 19 août)
  15.  19/08/2013 : Didier Van Cauwelaert – 24H10 (soit 0h10, le 20 août)
  16.  20/08/2013 : Mark Eyskens – 24H10 (soit 0h10, le 21 août)

00:05 Écrit par Pierre André dans Actualité, Spiritualité, Télévision | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg