jeudi, 31 octobre 2013

De l'importance de bien choisir sa banque ...

        Ce week-end, le quotidien L’Écho – un des meilleurs journaux francophones du Royaume  pour ne pas dire le meilleur – a consacré un article au complot de la banque HSBC contre le Trésor belge. Un complot attesté par la lecture des fichiers de 3.137 comptes que L’Écho a pu se procurer.

       C’est parfois cocasse. Ainsi, un client anversois qui, au téléphone, se présente sous le nom de l’un ou l’autre footballeur très célèbre. Il demandera ensuite « le prix du caviar ». En fait,  il veut connaître  l’état de son compte.

       C’est parfois étonnant de prendre connaissance de la clientèle de HSBC Private Bank          Genève à un moment ou l’autre. Ils sont bijoutiers, notaires,  cardiologue, professeur,  voire même  ministre d’État. Durant son mandat sénatorial, Roger Lallemand a été client de cette banque. Interrogé, celui-ci - 82 ans aux prochaines neiges - a répondu à nos confrères : ma mémoire n’est plus très bonne. Si vous me dites que j’avais un compte dans cette banque, c’est probablement vrai.   

 

Roger Lallemand ULg.jpg

Photos: ULg-TILT Houet

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dimanche, 27 octobre 2013

Client roi ? Faut voir...

        Le client est roi. À coup sûr, c’est une maxime fondamentale du commerce. Toutefois, il convient de la nuancer. Ainsi, chez Ikéa, un panonceau pose la question : notre diable jaune vous plaît ? La réponse d’Ikéa à ses clients-rois ; achetez-en un bleu pour 9 € 99. Le client n’a pas le choix de la couleur.

       Mieux, avec nos footballeurs qualifiés pour la Coupe du monde, nul  doute  que le diable rouge se vende davantage. Mieux, grâce à la couleur de ce diable, le client-roi oublie sa frustration de ne pouvoir acquérir le diable jaune.


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jeudi, 24 octobre 2013

Noms de dieux ce dimanche 27 octobre : José Le Roy ou "Vivre sans tête"

Ernst Mach bis.pngAutoportrait Ernst Mach - 1886

     

         Le prochain Noms de dieux (1) est terriblement décoiffant. L’invité d’Edmond Blattchen est José Le Roy à la chevelure toute crollée comme on dit chez nous. Sous ses cheveux frisés, se trouvent un scientifique et un philosophe. José Le Roy est en effet titulaire d’un diplôme d’ingénieur et a été reçu à l’agréation de philosophie, matière qu’il enseigne dans un lycée de France.

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Appelé comme tous les invités à écrire le titre de l’émission, José Le Roy le fait de manière telle qu’apparaît clairement la philosophie qui est sienne. Philosophie inspirée de son maître spirituel, Douglas Harding, inventeur de la Vision sans tête qui permet d’accéder à  l’Éveil conçu par Adi Shankara.

       Découvrir sa véritable nature a été de tout temps, l’obsession de personnes éprises de philosophie depuis le connais-toi toi-même de Delphes au Ne t’en vas pas au dehors, rentre en toi-même : au cœur de la créature habite la vérité du Berbère Saint Augustin sans omettre les propos du physicien-philosophe Ernst Mach à ceux de l’architecte-philosophe Douglas Harding Je ne suis Rien et en même temps, parce que je ne suis rien, je suis tout.

       Durant l’émission, José Le Roy convie les téléspectatrices et téléspectateurs à réaliser une pratique tirée de son livre 54 Expériences de spiritualité quotidienne. Un grand moment – deux minutes vingt secondes - de télévision inoubliable !

 

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(1)               En TV, dimanche 27 octobre sur La Deux de la RTBFbe

vers 22h45 – Rediffusion dans la boucle de nuit du mercredi 30 octobre sur La Deux vers minuit quinze.

 Sur le Net, rubrique Revoir, durant une semaine à partir du lundi 28 octobre.

Connaissance de soi bis.jpg

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mardi, 22 octobre 2013

Le culte du secret de l'administration Obama.

       Dans sa lettre hebdomadaire d’information du 13 octobre, la fédération professionnelle des journalistes du Québec ( FPJQ) a dénoncé la position de l’administration Obama à l’égard de la presse. L’administration Obama est la plus secrète et la plus contrôlante   tel est l’avis du correspondant du New York Times en poste à Washington, David E. Sanger qui a connu le règne de plusieurs présidents.

       Selon un rapport du Committee to Protect Journalists - www.cpj.org -, les fonctionnaires soupçonnés d’être en contact avec des journalistes à la recherche d’informations dites sensibles peuvent être soumis au détecteur de mensonges. Pire, récemment est apparu l’Insider Threat Program qui incite à la délation. Ce programme exige de chaque fonctionnaire de veiller à ce qu’aucun collègue ne divulgue des informations non autorisées à la presse.

       La Maison Blanche a son propre réseau d’information en ligne pour dispenser des informations et des images qui lui sont favorables. Il y règne une attitude de secret qui rompt avec la coutume des précédentes administrations.  

09:25 Écrit par Pierre André dans Actualité, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

jeudi, 17 octobre 2013

La Joyeuse Entrée du Président Barroso à Liège.

         En une semaine, Liège a connu deux Joyeuses Entrées. La première vendredi dernier. Sa Majesté la Reine Mathilde est venue avec son mari rencontrer les Liégeoises et Liégeois. Aucun contestataire à cette visite hormis le temps de chien. Un moment hyper émouvant lorsque deux enfants aveugles ont rencontré, à La Lumière, Sa Majesté la Reine et son mari.

        La deuxième Joyeuse Entrée a constitué une première. Nous n’avons pas souvenir qu’en un peu plus d’un demi-siècle, un des douze Présidents de la Commission Européenne consacre une journée entière à la visite de notre ville. Certes, le Liégeois Jean Rey a été un merveilleux connaisseur de Liège. Il a même tenu l’orgue au temple protestant du quai Marcellis au temps des vacances du titulaire. Plus d’un Président est venu le temps d’une conférence, le soir, invité par une association ou l’autre.

        Le Président José-Manuel Barroso par sa Joyeuse Entrée a innové au point que l’euro-députée Véronique De Keyser dans un communiqué publié la veille – à 11h58 – a pu écrire cependant, j’ignore à quel titre le Président Barroso vient à Liège mais je m’en félicite. La visite a été quelque peu chahutée du genre Barroso dégage ou deux œufs lancés dans sa direction sur la scène du Théâtre de Liège. Ce sont là des non-évènements comme l’a assuré le journaliste Olivier Maroy.

       La première question du dialogue citoyen a été posée par une Frioulane d’Ougrée Nora Dall’Acqua qui s’intéresse au sort de la sidérurgie. Réponse lui est apportée ainsi qu’à d’autres questions posées notamment par des étudiants en Erasmus. Au fond, la Joyeuse Entrée du Président Barroso donne raison à un de ses prédécesseurs, le Liégeois Jean Rey qui a déclaré en son temps : L’Europe n’est pas seulement celle des Gouvernements, des Parlements ou des administrations. Ce doit être aussi celle des peuples, celle des travailleurs, celle de la jeunesse, celle de l’homme.

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dimanche, 13 octobre 2013

Verviers : quand Freddy Joris rencontre sa concitoyenne Marie Mineur.

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Freddy Joris, officier du Mérite wallon (2012)

        En novembre 2010, lors de l’Assemblée des Femmes de Wallonie, la féministe Jeanne Vercheval (1) brosse à larges traits l’histoire du féminisme en Belgique. L’histoire commence avec celle du Royaume. Dès 1832, Zoé de Gamond  prône l’émancipation de la femme par l’éducation. Elle crée une école en 1839. Sa fille Isabelle Gatti de Gamond lance en 1864, une école secondaire laïque pour filles. Un exemple suivi, en 1868, à Liège, par Léonie de Waha.

       Au 20ème siècle, le féminisme connaît dans les années 68-70,  une radicalisation nouvelle. Déjà, en 1966, les femmes-machines de la FN ont fait grève durant trois mois sur le thème À travail égal, salaire égal. À Anvers et en Hollande, les Dolle Minas dont l’appellation vient du surnom d’une militante ouvrière, Wilhelmina Drucker (née à Amsterdam le 30 septembre1843 – y décédée le 5 décembre  1925). luttent contre toute discrimination dont la femme est victime. Notre consœur Jacqueline Saroléa leur consacre un reportage radio dans le magazine F produit par le Centre RTB-Liège. Cela fait tilt chez Jeanne Vercheval qui, en liaison avec les Dolle Minas, fonde un groupe similaire à La Louvière. Les Dolle Minas nous avaient déjà trouvé un nom, Marie Mineur. C’est celui d’une ouvrière qui a fait partie de la Première Internationale.

       Mais qui est cette Marie Mineur ? La réponse est venue de l’Administrateur général de l’Institut du Patrimoine wallon, Freddy Joris, un Verviétois, historien et féministe. Marie Mineur, Marie rebelle (2) est le treizième ouvrage à son nom, lauréat du Prix Prince Alexandre de Belgique. Dédié à Jeanne Vercheval, ce livre raconte l’histoire d’une pionnière féministe en milieu ouvrier au XIXe siècle. Marie Mineur écrit Freddy Joris c’est une indignée dont le destin n’est désormais plus énigmatique, une pionnière du féminisme et de la laïcité durant trois décennies, une rebelle trop longtemps méconnue et pourtant héroïque dans ses engagements précurseurs.

       Le 19ème siècle est un âge d’or pour Verviers. Dès 1801, William Cockerill – le papa de John – y construit les premières machines mécaniques dans le textile. La richesse s’y affiche, petits châteaux d’industriels sur les grands boulevards ombragés au sud de la ville. Verviers compte trois gares dont l’une créée en 1843 comporte dix-sept voies. En 1884, un réseau de tramways sillonne la cité lainière. En 1894, le Verviétois Gérard Dasse est le premier constructeur d’automobiles en Belgique. Coté gastronomie, la tarte au riz, en dépit de la tradition qui la fait remonter au 17ème siècle, subit la concurrence du chocolat et du pain d’épices, spécialités de vingt-trois fabricants !

       C’est dans cette ville que naît, le 30 septembre 1831, Marie Mineur, fille de Pierre François et de Marie Rogister. Le papa de Marie Mineur meurt alors que la fillette a un peu plus de cinq ans. À huit ans, Marie entre à l’usine dont les portes s’ouvrent un peu avant cinq heures du matin. La première législation sociale belge date de … 1889. Elle règlemente le travail des femmes, des enfants et des adolescents. Le gouvernement unioniste présidé par le libéral Jean-Baptiste Nothomb a créé une Commission d’enquête sur le travail des femmes et des enfants en … 1843.

       Marie Mineur a été élevée dans la foi catholique. Mais, en 1876, lors de l’enterrement civil de sa maman, elle déclare : Après 50 ans de pénible labeur, tu as dû te réfugier dans une mansarde au quatrième étage, et accepter les secours du Bureau de bienfaisance, que l’homme en noir ne rougissait pas de te donner. Tu l’as reçu jusqu’au jour où ta fille a respiré l’ère nouvelle, l’ère de la justice et de la vérité ; c’est alors que ta fille a su te faire comprendre que ce n’était pas en priant que le pain vient sur la table, mais que c’était en priant qu’on nous tenait dans l’obscurité, que c’est en s’associant que l’on peut s’aider et se soulager.

       Marie Mineur a été de tous les combats. Pour les retracer, Freddy Joris a consulté bien des archives notamment les archives de la police y  compris celles de la Préfecture de police de Paris. Il a découvert sans pouvoir l’identifier qu’une taupe – qui signait N°1 – a suivi attentivement les diverses activités progressistes verviétoises. Au point qu’en 1878, un collaborateur de la Préfecture de police de Paris annote un rapport ce correspondant est, et depuis longtemps ; très au courant des agissements de l’internationale et des socialistes.

       Marie Mineur en 1888 avec l’aide de quelques militants rationalistes organise les premières Fêtes de la Jeunesse. Loin d’être un ouvrage hagiographique, Freddy Joris dépeint avec précision le climat social dans lequel a évolué Marie Mineur. Lorsque celle-ci meurt le 18 mai 1923, elle qui a tant donné au mouvement féministe et laïc, est enterré civilement, le 20 mai, dans l’indifférence.

       En annexe, Freddy Joris publie des écrits de Marie Mineur parus, entre 1872 et 1879, dans Le Mirabeau, l’organe des Francs Ouvriers, la section verviétoise de l’Association Internationale des Travailleurs (AIT), autrement dit  la Première Internationale.

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(1)     Les femmes dans l’histoire de Belgique, depuis 1830 – Auteure Suzanne Van Rokeghem – Coordination Jeanne Vercheval et Jacqueline Aubenas -  -  Éditions Luc Pire – 2006 – 303 pages.

(2)     Marie Mineur Marie rebelle Auteur Freddy Joris – Éditions Avant-Propos – 2013 – 187 pages – 18 €

18:00 Écrit par Pierre André dans Actualité, Histoire, Social | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

vendredi, 11 octobre 2013

Fourons : ce dimanche, trente septième fête du Peuple fouronnais.

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        Nombreuses sont les personnes se souvenant d’Yves Mourosi  qui, de 1975 à 1981, a présenté le journal télévisé de 13h. sur TF 1. Les Éditions Balland viennent de publier Yves Mourousi Ombre et lumière.

        Ses nobles ancêtres,  des princes phanariotes ont choisi, au 18ème siècle, d’épouser le camp russe lors des conflits avec l’Empire ottoman qu’ils ont servi en qualité d’interprète. Chez les Mourousi, on est naturellement polyglotte. Élevé, à Suresnes, par une grand-mère qui est du genre à parler une langue différente chaque jour afin que son petit-fils devienne polyglotte : portugais le lundi, anglais le mardi, allemand le mercredi, espagnol le jeudi …

       Avant d’être intronisé à la TV, Yves Mourousi travaille à la radio. Un jour, il invite Louis Aragon, auteur d’une évocation  de Vladimir Maïakovski.  L’émission basée sur un entretien avec une personnalité obtient le Grand Prix de la Communauté des radios publiques de langue française (CRPLF).

       L’année suivante, début des années septante, le Grand Prix est décerné à un journaliste du Centre de Production de Liège de la RTB. L’émission concerne les six communes des Fourons. Aucune personnalité  n’est interrogée. Rien que des petites tranches de vie : la tenancière du bistrot évoque les half en half,  un citoyen fâché que j’étais de voir tous ces flamingants,  j’aurai bien tiré dessus si j’avais eu un fusil mais je n’en ai pas ! Au cimetière, les croix de l’enclos réservé aux religieuses du couvent sont toutes repeintes en noir et les mentions  sœur une telle née à se lisent en flamand.  L’émission que nous avons réalisée se termine par  l’hymne - œuvre de l’abbé Gilles Ramoux - Valeureux Liégeois dont les enfants entonnent  non les paroles mais les notes.

       Ce reportage met en exergue sur le plan international, les six communes des Fourons. En effet, à l’époque, la CRPLF réunit les radios de Belgique, du Canada, de France et de la Suisse. Aujourd’hui, le sigle est autre ; RFP (Radios francophones publiques). L’objectif est le même ; promouvoir  la francophonie. Dans les Fourons, aussi le combat reste le même ; lutter contre le harcèlement linguistique avec l’espoir qu’un jour,  les Fourons retournent à la Province de Liège. Ce dimanche 13 octobre – huit centième anniversaire de la bataille des Steppes - les Bruxellois et les Wallons se retrouveront avec les Fouronnaises et les Fouronnais  à la trente septième Fête du Peuple Fouronnais. Manifestation organisée par le Comité de parents de l’école francophone de Fourons.    

 

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jeudi, 10 octobre 2013

Drôle de programmation

Le 22 octobre 1961, de nouveau, une Mars op Brussel organisée

par le Vlaamse Volksbeweging (VVB). Ce mouvement flamingant réclame notamment la fixation définitive de la frontière linguistique. Son vœu se réalise 1962 et voit les six communes des Fourons rattachées à la province du Limbourg. Le chargé de communication du  Vlaamse Volksbeweging s’appelle Wilfried Martens. Par la suite, il connaît une belle carrière.  

En novembre 1961, à Namur, Congrès constitutif du Mouvement Populaire Wallon. François Perin y participe tout comme il participe à Liège, le 24 octobre à la manifestation de soutien aux populations des six communes des Fourons notamment. Par la suite, il connaît une belle carrière politique mais en mars 1980 considérant notamment que La Belgique est malade (…) du nationalisme flamand il démissionne de son mandat de sénateur alors que Wilfried Martens est Premier ministre.

François Perin est mort le 26 septembre. La RTBFbe a choisi de lui rendre hommage ce 10 octobre (cfr Liège 28 – 6/10/2013).  

Mais, le 10 octobre, Wilfried Martens meurt. Ses funérailles ont lieu le samedi 19. La direction générale de la télévision publique de la Fédération Wallonie- Bruxelles décide de modifier la programmation de sa troisième chaîne. Elle retarde l’hommage à Perin à 22h40 qui laisse place à la rediffusion des Bureaux du Pouvoir dans lesquels durant 96 minutes, Fabienne Vande Meerssche se promène en compagnie de son invité martens.   

 

Suite au décès de Wilfried Maertens, « La trois » propose ce soir un double hommage :

21 h : Hommage à Wilfried Maertens « Les Bureaux du pouvoir », de Fabienne de Meersche (96 minutes)

22 h 40 : Hommage à François Perin en deux parties : « Les Artisans du pouvoir » (65 minutes) puis « noms de dieux » (55 minutes).

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mardi, 08 octobre 2013

Sa Majesté la Reine Mathilde et le Roi Philippe en Joyeuse Entrée liégeoise le 11 octobre.

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       Une visite royale se prépare dans les moindres détails sous peine d’y voir le diable y élire domicile. Ainsi pour la Joyeuse sortie du Roi Albert II et de Sa Majesté Paola le 19 juillet 2013, le Collège communal du 12 juillet a pris un arrêté autorisant le dépassement des douzièmes provisoires relatif à la prise en charge de la location de 55 parapluies dans le cadre de la visite royale. En dépit du risque de pluie peu élevé en cette saison d’été, les édiles se sont souvenus de la chanson de Paul Libens Les marchands de parapluie. Sur les ondes d’Europe 1, fin des années cinquante, ce Liégeois a chanté dans mon pays, les marchands de parapluie ont toujours le sourire en regardant tomber la pluie.

       En sa séance du 9 septembre, le Conseil Communal a ratifié la dépense de 275 € 72. Les 72 euro centimes peuvent paraître quelque peu incongrus. En effet, le catalogue de la firme Oupéyenne – une firme sérieuse créée en 1919 – affiche, en location, Parapluie 5€ le même prix qu’une Lavallière. Mais entre juillet et octobre 2013, il y a une différence.

       En effet, comme l’a dit à l’Opéra lors des Fêtes de Wallonie, le bourgmestre Willy Demeyer : Toutes les villes et communes ont reçu au creux de lété la circulaire du Gouvernement wallon nous intimant lobligation de réaliser pour le 1er octobre 2013 un budget 2014 « indicatif » (…) les Villes et communes seront soumises au contrôle européen daustérité via le respect des normes S.E.C.95. Cette règle interdit de financer l’investissement par l’emprunt. (…) je suis très inquiet. Inquiet non pas quant à notre situation (... ) mais inquiet que Madame Merkel siège désormais dans nos Collèges et soccupe aussi de confectionner nos budgets municipaux !

       Il s’agit de ne pas dépenser trop – un franc, est un franc, a fortiori, un euro, est un euro. Optimiste quant au temps le 11 octobre, le Collège a décidé de ne pas louer de parapluies à l’occasion de la Joyeuse Entrée. L’optimisme collégial est confirmé par l’Institut royal météorologique prévoyant conserver un temps assez frais avec des maxima voisins de 13 degrés dans le centre. Par contre, les quantités de précipitations ne semblent pas très importantes. Les prévisions indiquent même un meilleur climat le vendredi 11 octobre que la veille.

       Les parapluies de juillet ont été loués auprès des Établissements Charles Antoine. Il n’y a aucun lien de parenté avec la famille auvergnate du même nom fondant en 1745 une entreprise de location de parapluies, installant boutique à chaque extrémité du Pont Neuf, un parapluie pour la traversée, Monsieur? Entreprise de location et non de vente car celle-ci, à l’époque, est un privilège réservé aux gentilshommes ayant des porteurs.

 

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dimanche, 06 octobre 2013

Jeudi 10 octobre, soirée d'hommage à François Perin sur la Trois RTBFbe.

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       Notre consœur Isabelle Philippon a écrit au sujet de François Perin : ses raisonnements sont comme des bonbons acidulés : ils piquent mais font follement plaisir. François Perin est unique, irremplaçable. D’aucuns le considèrent comme le seul véritable grand homme d’État que la Wallonie ait eu depuis Jules Destrée – ceci est faire peu de cas d’un certain nombre de personnalités qui marquent, ont marqué la vie de la Wallonie – ou comme un visionnaire avec une conscience, une intelligence et un courage exemplaires.

       Ce jeudi 10 octobre, dès 21h05 sur la Trois de la RTBFbe, la programmation est consacrée à François Perin, décédé le 26 septembre, la veille de la Fête de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de la Joyeuse Entrée de Filip dans le fief de son principal ennemi (© Sud-Presse).

       La soirée commence par la rediffusion d’une émission de la série Artisan de l’Histoire présentée le mardi 30 janvier 1996 par les journalistes Willy Estersohn et Philippe Delporte. François Perin raconte, entre autres réflexions, comment il a été amené à chauffer la salle de militants du Mouvement Populaire Wallon en leur racontant les prophéties du Roi Farouk en 2000, il n’y aura plus que cinq rois, le roi de pique … la salle tout entière éclate de rire. André Renard n’apprécie guère non  qu’il soit monarchiste mais il entend rester le seul patron. François Perin a son franc-parler.

       Le 26 mars 1980, en pleine séance, il démissionne de son mandat de sénateur car il estime ne pouvoir rester représentant d’un État auquel il ne croit plus et d’une nation qui n’existe plus. La Belgique est malade (…)du nationalisme flamand (…) de la particratie et (…) des groupes syndicaux de toutes natures. En démissionnant volontairement en pleine séance, François Perin a fait le même geste qu’Alexandre Gendebien qui le 19 mars 1839, à la Chambre, démissionne en déclarant : non, cinq cent mille fois non pour cinq cent mille Belges que vous sacrifiez à la peur. Ni Gendebien, ni Perin n’ont perçu une indemnité de sortie.   

NDTD Prof Perrin.jpgFrançois Perin sur le plateau de noms de dieux.

       La deuxième partie de la soirée commence à 22h10 par la rediffusion de l’émission 50 de noms de dieux d’Edmond Blattchen. Pour celui-ci, François Perin était un libre penseur unique en son genre, anticonformiste obstiné, verbomoteur impénitent, François Perin était un passionné de spiritualité. Il renvoyait dos à dos les matérialistes obtus et les dévots dogmatiques. Les sagesses orientales l’attiraient beaucoup, mais s’intéressait aussi à certaines expériences mystiques chrétiennes. Néanmoins, son maître absolu fut sans conteste Épicure. À noms de dieux, François Perin fut fidèle à lui-même : vif, excessif, sincère, sarcastique, déroutant et malicieux. Et Blattchen d’envoyer au dodo les intolérants de tous bords en les priant de s’abstenir !

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21:11 Écrit par Pierre André dans Actualité, Politique, Spiritualité, Télévision | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

jeudi, 03 octobre 2013

Verviers : un week-end mode au C.T.L.M.

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       Depuis près d’un millénaire, Verviers vit avec la laine une histoire d’amour tout d’abord  artisanale, ensuite franchement industrielle grâce notamment à William Cockerill, le papa de John qui a fait la gloire de Seraing. Verviers a conservé de cette époque glorieuse de très beaux immeubles.

      C’est dans l’un d’eux  -  les entreprises  Bettonville situées rue la Chapelle - que s’est installé,  en 2000, le Centre Touristique de la Laine et de la Mode (C.T.L.M.). Ce premier week-end d’octobre est consacré exclusivement à la mode, la création, les défilés (1).

       Le premier défilé présente la mode vue par des stylistes fréquentant encore les écoles – tous réseaux confondus – sises en province de Liège. C’est l’occasion de déceler les tendances de demain auxquelles le public accordera un prix. Un prix que TéléVesdre transformera en un clip télévisé – valeur 1500 € - diffusé sur la chaîne, clip constituant, par ailleurs, une perle de choix dans un press-book .

       Le deuxième défilé est réservé à des stylistes et des créatrices de chez nous telles Laetitia Éloye, Laurence Pirnay, Gabrielle Gavanda, Marie Schweisthal, Louise Kopij, Claire-Anaïs Boulanger, Liz Vliegen. Elles sont de chez nous mais elles ont beaucoup voyagé. L’une d’elle a donné à son entreprise le nom d’une ville du Chili – le Nuevo Extremo -, Coquimbo. La sonorité du nom est agréable et les  Coquimbanas et les Coquimbanos sont quatre fois plus nombreux que les Verviétoises et Verviétois !

       Le samedi et dimanche sont voués à la création à laquelle un espace et un marché sont dédiés.

 

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(1) Info : 087 30 79 20 - info@aqualaine.be

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