mercredi, 28 mai 2014

De quelques réflexions au lendemain d'un triple scrutin.

       Lorsque le leader de la NVA a déclaré, dimanche soir, sur le plateau de la Télévision d’État, que dans ce pays, il existe une démocratie flamande et une démocratie francophone, certains se sont étranglés d’émotion d’entendre pareil propos. Or, le 15 août 1912, Jules Destrée, dans la Revue de Belgique, a déjà écrit au Roi Albert 1er : Il n'y a pas de Belges, mais des Wallons et des Flamands. Si les termes ne sont pas exactement identiques, le sens est toutefois le même. Dans le terme wallon de Destrée, il convient d’inclure les Bruxellois que le bourgmestre d’Anvers désigne comme francophones.

        Les fantaisies du bug informatique qui ont forcé à attendre jusque mardi soir, en Régions bruxelloise et wallonne (en ce compris les neuf communes de la Communauté germanophone), les résultats tant à l’Europe, la Chambre que les Régions font quelque peu désordre pour reprendre une expression favorite d’Élio Di Rupo.

       Dimanche soir, à l’exception de Deleuze qui a reconnu l’évident échec de son parti avant d’envoyer courageusement sa co-présidente Émily Hoyos l’expliquer sur les autres plateaux – Lulu, Polo, Didjé ont chanté on a gagné, on a gagné. Qui donc dit vrai ? 

C’est depuis le 21 mai 1995, que les Belges élisent 150 députés au lieu de 212 comme autrefois.

Résultats de la bande des quatre du 21 mai 1995 : 21 PS, 18 PRL-FDF, 12 PSC, 6 ECOLO.
Résultats de la bande des quatre du 13 juin 1999 : 19 PS, 18 PRL-FDF, 10 PSC, 11 ECOLO.

Résultats de la bande des quatre du 18 mai 2003 : 25 PS, 24 MR, 8 cdH, 4 ECOLO. (2 partis changent de nom ; MR = PRL-FDF et cdH = PSC)

Résultats de la bande des quatre du 10 juin 2007 :  20 PS 23 MR, 10 cdH, 8 ECOLO.

Résultats de la bande des quatre du 13 juin 2010 :  26 PS, 18 MR, 9 cdH, 8 ECOLO.

Résultats de la bande des quatre du 25 mai 2014 :  23 PS, 20 MR, 9 cdH, 6 ECOLO,

        À noter que sous l’appellation un peu péjorative des grands médias, des petits partis sont venus parfois s’adjoindre à la bande des quatre pour constituer la minorité francophone de la Chambre fédérale. Ainsi, à l’issue du scrutin du 13 juin 2010, le Parti Populaire a compté un élu. Par les mystères de l’apparentement, l’élu a été un histrion et non le fondateur du PP, l’avocat patenté des petits porteurs lésés par la déconfiture de Fortis.

De même, à l’issue du scrutin du 25 mai 2014 où le MR s’est présenté  comme une coalition PRL-MCC, le FDF ayant repris sa liberté ne partageant pas les positions libérales relatives à la sixième reforme de l’État, le FDF obtient 2 sièges. Score identique, 2 sièges sont attribués au PTB-GO ! Quant au PP, il garde son siège dévolu à un Liégeois.

        Depuis le 21 mai 1995, Christian Van Eyken est élu au Parlement flamand – 124 membres - représentant l’Union des Francophones, cartel constitué par le FDF, PS, MR, cdH. Le parti ECOLO a toujours refusé de faire partie de ce cartel. Cette formation reste unitaire tout comme le PTB-GO ! Christian Van Eyken a obtenu 7.658 voix de préférence le 25 mai 2014.

 

christian.jpg

 

12:46 Écrit par Pierre André dans Actualité, Politique, Télévision | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

samedi, 24 mai 2014

Tête de la liste 6 -FDF- Cristina COTEANU dépose plainte auprès de la Computer Crime Unit. Cristina COTEANU est privée de tout moyen d'expression !

       Ce samedi matin empruntant le train pour assister à Verviers Champêtre - un succès remarquable tant au Parc de l’Harmonie qu’au Centre touristique de la laine et de la Mode (CTLM) où notamment Dorothée Luis a présenté une dizaine de races ovines et Paul Fauconnier a conté les aventures réelles survenues  dans son patelin de Pouillou-Fourneau – nous avons eu la surprise de découvrir en cadeau d'un voyageur inconnu un livre Aller à l’essentiel et simplifier sa vie. Première phrase en exergue une citation de Jacques Delors la société de consommation a privilégié l’avoir au détriment de l’être.

         Nous revoici ramené à la réalité des élections européennes qui ont vu, en Fédération Wallonie-Bruxelles, le service public de Radio-Télévision se muer en Radio-Télévision d’État quasi du style Corée du Nord. En Corée du Nord, est d’office invité  dans toutes les émissions d’interviews et de débats le Parti tandis qu’en Fédération Wallonie-Bruxelles sont d’office invités, dans toutes les émissions d’interviews et de débats, (…) les partis suivants : PS, MR, ECOLO et CDH. La Corée du Nord ne s’encombre pas de réserve de style démocratique tel un intérêt éditorial, journalistique et informatif. En Fédération Wallonie-Bruxelles oui et on résout le problème en invitant à droite, le PP et à gauche, le PTB. Le dieu objectivité dont le culte a été de rigueur, autrefois, dans la Radio-Télévision de service public se satisfait aujourd’hui de ces simagrées dans la Radio-Télévision d’État.

        Cette Radio-Télévision d’État ne reconnaît pas l’intérêt éditorial, journalistique et informatif  d’une candidate telle Cristina Coteanu, première effective de la liste numéro 6, Fédéralistes démocrates francophones. Sous Ceausescu, les parents Coteanu se sont réfugiés en Belgique avec leur fille Cristina. Le tyran Ceaucescu éliminé, les Coteanu retournent en Roumanie. Leur fille fait de brillantes études tant à Iasi que dans diverses universités d’Europe. Quadrilingue (roumain, français, anglais, néerlandais), elle est notamment aujourd’hui  professeur de droit européen à l’ULB, dirige le Centre Bigwood de l’Institut d’Études Européennes de l'ULB.

         Sa campagne électorale, Cristina l’a fait sur les réseaux sociaux tels Facebook. Mais ses comptes ont été piratés. Vendredi après-midi, l’agence Belga a diffusé une dépêche selon laquelle la tête de liste FDF pour les élections européennes, Cristina Coteanu, a déposé plainte vendredi auprès de la Computer Crime Unit (CCU) de la police fédérale, après avoir été victime, à deux reprises depuis le début du mois d’un piratage de compte Facebook. À deux jours des élections, tous les coups semblent permis dans notre belle démocratie…

 

Cette page n’est malheureusement pas disponible.

Le lien que vous avez suivi peut être incorrect ou la page peut avoir été supprimée.

23:31 Écrit par Pierre André | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mercredi, 21 mai 2014

Le 24 mai 2014 à Verviers, Journée de la laine filons donc au CTLM !

 

Bureau de l'acheteur1.jpg

       Verviers - très bonne terre selon le dictionnaire des noms de lieux en Wallonie (2005) - retourne ce samedi 24 mai 2014 à l’époque moyenâgeuse où ses habitants ont vécu majoritairement d’élevage et d’agriculture, avec une activité drapière complémentaire. Verviers champêtre se décline en deux sites, au Parc de l’Harmonie (1) et au Centre touristique de la Laine et de la Mode – CTLM (2).

       Ce dernier met l’accent sur les méthodes ancestrales, accueillant nombre d’artisans. En l’occurrence, il fait honneur en particulier aux fileurs, dont une quinzaine, réunis par Pascaline Neirinck,  font partie des filandières de Wallonie. Cetteasbl a pour objet la valorisation de la laine des moutons locaux et la créativité par la promotion des techniques de filage. L’avenir textile est également pris en compte au CTLM qui présente les créations traditionnelles et innovantes des entreprises de la région, du drap de billard au textile intelligent. On inaugure Verviers, ville textile au présent  à 13 heures en présence du Collège et du Conseil communaux.

       Les réjouissances du 24 mai 2014 sont comparables à celles organisées de tout temps. Tonte des moutons, démonstration du traitement de la fibre reine de la journée, en particulier du filage, auquel les curieux pourront s’essayer, visites guidées, achat/vente de produits ovins, restauration,… À 14 et 15 heures, place aux histoires contées par Paul Fauconnier.

       Ce samedi de 10 à 18 heures, le CTLM a une double ambition : accueillir le grand public et les professionnels de la laine. Ces derniers ont ainsi l’occasion de tisser des liens en vue d’une utilisation des ressources locales en filière raccourcie. Une poignée d’acteurs culturels apporte autant de touchessupplémentaires à l’action. Cette démarche témoigne semble-t-il de la nouvelle signature au CTLM.

Escalier Dethier1.jpg

       

(1)  Place de l'Harmonie   4800 Verviers

(2)  30 Rue de la Chapelle 4800 Verviers

 

Renseignements : www.aqualaine.be – 087/30.79.21

Le Musée du transport en commun de Liège fait circuler une navette gratuite entre l’Harmonie et le CTLM (départ à l’heure à l’Harmonie et à la demi-heure au CTLM).

cour2 RP.jpg

12:04 Écrit par Pierre André dans Actualité, Economie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

dimanche, 18 mai 2014

René CHAUMONT, une des plus belles voix de Liège, sa ville.

chaumont.jpg

       Actuellement - sauf erreur ou omission comme disent les banquiers – Liège compte 62 impasses. La Ville de Liège honore, dans ses impasses, le nom d’un des premiers décorés de la Légion d’honneur ou encore des vertus telles l’Espérance ou la Mutualité.  En fait, il y a davantage d’impasse car ne sont pas reprises sur le plan de Liège (édition 2010) les impasses privées tel l’impasse Graindor qui donne sur la rue Saint-Laurent. Et pourtant, c’est dans cette impasse qu’est né le 14 mai 1933 René Chaumont dont la voix est une basse noble.

       Sur son site www.renechaumont.com le chanteur  explique les caractéristiques de cette voix dont la nature l’a doté. La basse profonde (ou basse noble, ou encore basse Nivette, en référence au chanteur du XIXe siècle Juste Nivette), jadis appelée basse-contre, est la plus grave des voix de basse. Il s'agit d'une voix sombre et puissante, apte à se faire solennelle aussi bien que sépulcrale, et capable de soutenir un ensemble vocal extrêmement chargé. Les vraies basses profondes sont très rares.

       En 1972, René Chaumont remporte le Grand Prix de la Chanson wallonne. Il est engagé à dans les chœurs de l’Opéra de Paris mais son cœur demeure attaché à Liège.  Il interprète notamment Liège, ma ville de Paul Libens et René Fourré. Ami de Jean-Denys Boussart, il enregistre, en 1998, une production du  Royal Caveau Liégeois constituée des plus belles chansons wallonnes, Po l'pus grande glwère dèl pitite patrèye. En 1999, Chaumont chante Saint-Pholien des Prés, chansons qui aujourd’hui sont plus jamais d’actualité puisque à l’occasion du centenaire de l’église actuelle, une exposition (1) retrace neuf siècles d’histoire de ce quartier.

(1) Du 18 mai au 22 juin - Mairie de la commune libre de Saint-Pholien des Prés - 16 rue des Ecoliers, 4020 Liège.

 

21:08 Écrit par Pierre André dans Actualité, Art, Musique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mercredi, 14 mai 2014

Une TPE liégeoise - ANDRĀS - restaure lampadaires et lustres en vue du 4 août 2014.

Andras.jpg 

       Agée de 88 ans, la Reine Elizabeth II a confié à son petit-fils William – Prince du Royaume-Uni, duc de Cambridge – et à son épouse Kate, le soin de la représenter aux commémorations du centenaire de la Première Guerre  mondiale qui se dérouleront à Liège, le 4 août prochain. Des invitations ont été adressées par le Roi Philippe à 84 Chefs d’État pour assister à ce moment d’histoire qui va commencer au Mémorial Interallié de Cointe.

      La construction à Liège de ce Mémorial a été décidée, à Rome en 1925 lors d’un Congrès de la Fédération Interalliée des Anciens Combattants (FIDAC) présidée par le journaliste Charles Bertrand – député de la Seine de 1919 à 1928,  capitaine blessé à quatre reprises durant la Guerre.  Si certains Liégeois rêvent de l’édifier au confluent de la Meuse et de l’Ourthe, un concours international d’architecture est lancé. L’Anversois Josef  Smolderen l’emporte avec un projet d’élever une tour de 75 mètres de haut sur la colline de Cointe dont le sous-sol est truffé de galeries d’anciennes exploitations minières.

      Entamés en 1928, les travaux ne s’achèvent que 10 ans plus tard, financés par souscription publique des divers pays qui se sont alliés à la Belgique afin de vaincre l’envahisseur germanique. Moderniste, l’architecte Josef  Smolderen a doté Liège d’un monument Art Déco visible de loin sur lequel il a prévu d’installer un phare. En mai 1944, lors des bombardements préparatoires à la Libération, la tour a été atteinte à la base. Une première restauration a été suivie d’une deuxième inauguration royale en 1968.

     Une rénovation s’est imposée en vue de la commémoration de 14-18. Les travaux, financés pour  partie par la Loterie nationale, ont été confiés par la Régie des Bâtiments à une entreprise familiale de Tournai Monument Hainaut  spécialisée dans la restauration du patrimoine.

     Une TPE (Très Petite Entreprise) liégeoise – ANDRĀS – a pris en charge les 24 lampadaires Art déco imaginé par Smolderen. 24. C’est beaucoup dire car dix n’existaient plus et quant aux quatorze, ils se trouvent en piteux état. Comme le dit Andrās Heine – fils du fondateur de  la TPE en 1934, le Hongrois Sāndor (1) - : la restauration demande le talent d’un maître-artisan. En effet, restaurer n’est pas réparer. C’est remettre en état un objet d’art tel qu’il a été conçu tout en respectant les normes techniques actuelles. C’est recréer ce qui a été détruit ou créer ce qui aurait pu exister, tout en répondant aux normes sévères de sécurité. Dix lampadaires ont donc été reconstruits à l’identique, les autres remis à neuf. Outre les lampadaires du Mémorial Interallié, les invités officiels du 4 août tels William et Kate verront,au déjeuner offert au Palais provincial, des lustres restaurés par cette même TPE liégeoise.

      Andrās s’est spécialisé dans les pièces en  bronze et laiton coulé. Il propose des créations uniques et numérotées, classiques ou contemporaines. Joaillier de la lumière, il perpétue un métier artisanal et un savoir-faire vieux de plusieurs siècles.

      Dans les années 60 - il apprenait son métier de son père Sāndor -, avec un groupe de copains  (Joseph Ruelens,  Claude Rinné,  Henri Malinovski,  Guy Defawe,   André Baptiste)  Andrās  Heine a dirigé un groupe de rock  Les Chouchous. Ils se sont produits au Golf Drouot, temple parisien de ce type de musique, ont remporté le Prix du concours des orchestres amateurs.  Leur local de répétition ? Le Castel  situé à un jet de pierre du Mémorial Interallié de Cointe !

(1)  À l’occasion de son quatre-vingtième anniversaire, Andrās – seule lustrerie traditionnelle en Wallonie aujourd’hui alors qu’à Liège, il y en avait une trentaine en 1934 – organise les 17 et 18 mai, de 10 à 18h, des journées portes ouverte de son atelier, 77 rue Jacob-Makoy, Liège

www.andras.be

logo Andras.jpg

11:41 Écrit par Pierre André dans Actualité, Art, Histoire, Liège | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

dimanche, 11 mai 2014

La commune d'Ans décerne ce samedi 17, le Prix Hubert Goffin

      Le vendredi 28 février 1812,  Ans a connu une terrible catastrophe à la mine de houille du Beaujonc. À 170 mètres de profondeur, 127 mineurs sont  surpris par un coup d’eau. Si 35 parviennent à remonter à  la surface, 92 demeurent  emprisonnés. Au bout de  cinq jours, 70 mineurs emmenés par Hubert Goffin échappent à la mort. 22 de leurs camarades ont péri (cfr Liège 28 du 27/2/2012). 

      Dès le 12 mars 1812, l’Empereur Napoléon décrète Chevalier de la Légion d’Honneur, Hubert Goffin, premier ouvrier français à être promu dans cet ordre prestigieux. Deux ans et demi plus tard – peut-être sur les conseils de sa maîtresse Henriette d’Oultremont, issue d’une famille de haute noblesse liégeoise -, le souverain des Pays-Bas agrandis notamment de l’ex-Principauté de Liège lui accorde le titre de Chevalier du Lion dont la devise est virtus nobilitat (le courage ennoblit).

      La commune d’Ans décide, en 2013, sur proposition de l’Échevin Henri Huygen, d’appeler Prix Hubert Goffin, l'ancien Prix de la citoyenneté et de la solidarité. Ce 17 mai, à 11h dans les salons de l’Administration communale (1), le Prix Hubert Goffin va être remis,  pour leur implication au sein de notre commune, à quatre personnalités.

      Honneur aux dames si l’on peut dire. En effet, il n’y a qu’une femme – madame  Marcelle Peulen - parmi ces personnalités. On est loin de la parité femme/homme. Marcelle Peulen est une bénévole toujours prête à rendre service. Un autre lauréat  - Antonio Izzi – peut être classé dans la même catégorie que Marcelle Peulen. Son bénévolat s’est porté sur une personne handicapée de la commune pour  laquelle Antonio Izzi a toujours été disponible.

    Les deux autres lauréats du Prix Hubert Goffin – Claude Raucy et Joseph Deleuse - ont en commun d’avoir été enseignant et d’être écrivain. Le Gaumais Claude Raucy confesse : je déteste écrire. Être seul dans un bureau face à un ordinateur plutôt con, quelle horreur ! Alors, pourquoi continuer ? Pour le plaisir d’avoir des lecteurs. Et de les rencontrer ! Et des lecteurs, il en a à profusion tant il excelle en roman (dont  L’auberge de l’Antoinette - Prix Baron de Thysebaert 1990), poésie (dont Maraudes - Prix Nicole Houssa), théâtre (dont une Le doigt tendu a été jouée en Avignon en 2008),  essais, chansons, nouvelles, etc.  Claude Raucy a publié Hubert Goffin, le chevalier de la mine. Le secrétaire perpétuel de l’Académie Royale Luxembourgeoise a quitté l’enseignement  en 1997, certes pour écrire davantage mais surtout parce que  les femmes politiques en charge de la culture (?), particulièrement une certaine L.O., l’ont fait avec dégoût fuir un monde de médiocres et de démagogues.

      L’écriture, la marche sont les dadas du quatrième lauréat du Prix Hubert Goffin Joseph Deleuse qui a la bosse des mathématiques. Il l’a enseignée durant quarante ans au collège épiscopal Saint-Barthélemy de Liège à des mômes. Ceux-ci devenus adultes se révèlent, par exemple, ministres tels Thierry Detienne, Jean-Claude Marcourt, champion du monde de tennis de table tel Jean-Michel Saive, artistes tels Alain De Clerck, Pierre Theunis,  professeurs d’Université tels Marcel Crahay, Georges Hübner , Bernard Thiry, Robert Halleux ou encore auteur tel  René Swennen. Enseignant,  Joseph Deleuse est aussi conférencier attaché au Services des Affaires Culturelles de la Province de Liège. Sujets préférés, l’eau et  le vin. Retraité, il publie Le vallon de la Légia, L’Eau Roland et ses Fontaines, Le vin en Belgique, hier et aujourd’hui. Il y met en valeur les Coteaux de la Légia exploités par la Confrérie des Vignobles d’Ans et Environs (COVAE) www.covae.be

(1)   Esplanade de l'Hôtel communal, 1 - 4430 ANS

 Ci-dessous, signature de Hubert Goffin conservée au Musée national de la Légion d'honneur et des Ordres de Chevalerie - 2 rue de la Légion d'honneur Paris 7ème.

Goffin DSCF1295.JPG

09:16 Écrit par Pierre André dans Actualité, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

samedi, 10 mai 2014

Un silence monacal brisé par un cygne ... et deux pompiers morts.

       Le vendredi mai 9 à 6h29 PM  (en vieux français le 9 mai à 18 heures 29), nous avons reçu  un communiqué de presse relatif au Conflit des pompiers : Willy Demeyer fait des propositions. Fort aimablement, il est précisé : Merci de bien vouloir répercuter cette information dans vos médias. Ainsi est fait.

  Dans la perspective de la manifestation que j’ai autorisée ce samedi, Willy Demeyr (sic) s’exprimer quant à la situation vécue par le service public d’incendie depuis plusieurs mois.

Tout d’abord, il tient à préciser avec force tout l’attachement que la Ville de Liège porte à son service public des pompiers. En Belgique, c’est la ville de Liège qui paie le plus par habitant pour ses pompiers : 110 € / habitant / an. Les communes de l’Intercommunale contribuent elles aussi plus que la moyenne nationale qui est de 40€ / habitant / an.

Les centaines de milliers d’habitants desservis par la zone sont donc en droit de bénéficier d’un service d’incendie qui fonctionne de manière optimale.

Conscient qu’il faut aujourd’hui revenir au calme et trouver des solutions permettant l’issue du conflit, Willy Demeyer affirme : - qu’il est disponible pour rétablir, avec les parties, le climat de confiance, indispensable à toute reprise d’un dialogue constructif. - qu’il est disposé à mettre sur la table, avec l’ensemble des intervenants, l’évolution de la structure d’organisation du service des pompiers si celle-ci n’apparaît plus optimale, pour autant que le caractère public de la gestion soit préservé.

Ce communiqué montre une évolution de l’attitude mayorale. Le vendredi 2 mai. par communiqué il est dit   : le Bourgmestre ne s'exprimera plus à cet égard d’ici la prochaine réunion du Conseil communal, le 2 juin. Ce silence monacal se justifie face aux réactions suscitées par l'ordonnance de police prise le 30 avril interdisant aux pompiers – en grève administrative – de manifester en ville le jeudi 1er mai entre 00h01 et 23h59, même en tenue bourgeoise.

16:01 Écrit par Pierre André dans Actualité, Liège, Politique, Social | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mardi, 06 mai 2014

Charlemagne et Liège: il est grand temps d'aller voir cela au Grand Curtius !

Charlemagne.png

       S’il ne fait nul doute que Charlemagne soit mort, à Aix-la-Chapelle, le 28 janvier 814, d’une méchante pleurésie, le lieu de sa naissance reste indéterminé. Rien que dans la région liégeoise, Herstal et Jupille se disputent cet honneur. À l’inauguration de l’exposition Charlemagne et Liège (1), il s’est raconté que récemment, la ville d’Herstal a été très surprise d’entendre un participant à un colloque savant lui assurer que le concitoyen qu’elle revendique est né … aux abord de Paris ! Il vrai qu’en le présentant tel un homme d’État français, un autre biographe prétend qu’il est né au château de Saltzbourg dans la haute Bavière

      Retour à l’exposition Charlemagne et Liège organisée à l’initiative des Disciples de Charlemagne, une confrérie jupilloise philanthropique fondée à la Libération. Confrérie septuagénaire, sa devise : s’amuser pour faire plaisir aux autres. Michel Faway la préside.

     La présentation de la dynastie carolingienne ne fait pas mention qu’avant d’être sacré empereur d’Occident à Rome par le pape Léon III,  le jour de Noël 800, Charlemagne a été, en 768, sacré Roi de France, à Noyon. Évêché inauguré par Médard, un saint peu apprécié par les Disciples de Charlemagne vu ses rapports avec la pluie. Après Charlemagne, tous les Monarques de France (à l’exception de Napoléon 1er  et Louis XVIII) jusqu’à Charles X  ont choisi  Reims pour y être sacrés.  

      Autres pièces exposées : des carolus susceptibles d’intéresser les numismates et autres vestiges carolingiens.

      Signalons également la part généreuse faite à la statue équestre de Charlemagne.   Dans l’esprit du sculpteur Louis Jehotte, seule la place Saint-Lambert dégagée de tout débris de la Cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Lambert est digne d’accueillir son chef d’œuvre. Incontestablement, Liège conteste. Finalement, le chef d’œuvre est relégué à un endroit qui, à l’époque, se situe quasi à la campagne. Une citation latine accompagne les niches abritant les ancêtres de l’Empereur dont Pépin de Herstal : grand dans la guerre, plus grand encore dans la paix. Une paix qu’il n’a connu réellement qu’éternelle !  Charlemagne, un sacré gaillard qui aime les batailles, les femmes (cinq épouses, quatre concubines – aucune Liégeoise -, moult maîtresses), les arts, la vie quoi !

     Le jour de l’inauguration de la statue équestre, le chanteur de rue Joseph Mousset dit Hasserz, surnommé le Béranger liégeois y va d’une pasquèye célébrant l’Empereur qui tend la main, pour voir s’il pleut. Le personnage à la Daumier (2) du Béranger liégeois ajoute du comique à cet événement majeur du 19ème siècle. Rond come on tonê, frèzé come ine catche, avou ‘ne lêdenarène qui lî pindéve inte lès massales fî parèy qu’ine èssègne so l’ façåde d’ine gargote (rond comme un tonneau, grêlé comme un fruit au four, avec un laid nez qui lui pendait entre les joues tout juste à la manière d’une enseigne sur la façade d’une gargote).

Michel Faway.jpg

(1) Charlemagne et Liège - du 4 au 12/05 - salle polyvalente du Grand Curtius -10/18 h sauf le mardi accès gratuit

(2)   Extrait d’un texte de Daniel Droixhe (ULB et ULg) publié sur le site orbi.ulg.ac.be

21:48 Écrit par Pierre André dans Actualité, Art, Culture, Europe, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

samedi, 03 mai 2014

Bon pied, bon sommeil ...

       À Liège, le jeudi 1er mai entre 00h01 et 23h59, il a été interdit  de faire les pompiers. Le premier magistrat de la Ville a précisé dans son ordonnance que l’interdiction de faire les pompiers s’étend même si on la pratique en tenue bourgeoise. Pas question de laisser circuler la fellation la bonne fée qui aide les papas à s’endormir © Franck Dubosc!

      Face aux réactions suscitées par l'ordonnance de police, le binamé maire a déclaré que, d’ici le 2 juin, le Bourgmestre ne s'exprimera plus à cet égard, Les Liégeois(es) en demeurent bouche bée …

20:04 Écrit par Pierre André dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

jeudi, 01 mai 2014

THÉÂTRE À SPA : 55ème FESTIVAL ROYAL DU 5 AU 15 AOÛT 2014.

UNE CONFÉRENCE DE PRESSE TRÈS LISSE.

        TOUT VA TRÈS BIEN, MADAME ... Tout  va très bien, tout va très bien / Pourtant il faut, il faut que l'on vous dise / On déplore un tout petit rien / Un incident, une bêtise,

      Le 55ème festival royal de théâtre SPA 2014 du mardi 5 au vendredi 15 Août propose en onze jours et en cinq lieux, 41 représentations dont 5 créations de 18 spectacles par 18 compagnies parmi lesquelles 4 françaises, outre 3 prestations de  théâtre de rue, 3 concerts de fin de  soirée, 2 lectures de pièces inédites, 4 rencontres avec des auteurs et 7 stages d’initiation. Ce festival axé sur la création contemporaine accueille 10 spectacles et coproduit 4 créations d’auteurs belges. Justine Donnay attachée de presse et  l’équipe du Festival ont réalisé un nouveau site internet convivial  avec synthèses illustrées des spectacles et réservations en ligne possibles dès à présent : http://www.festivaldespa.be 

Sans oublier la disponibilité des délégués du Festival à Liège que sont Françoise et André Bisschops (043433191, andre.bisschops@gmail.com), l’essentiel est dit.  Auteurs et comédiens ont pu s’exprimer et pas une critique n’a été émise.             

L'ANDERLECHTOISE PIRE QUE L'AUTRICHIENNE !                                                                                  

      En petits caractères, en page 13 de la brochure programme  on découvre qu’un atelier d’interprétation et masque aura lieu avec (d’abord) Pierre Trapet (...) et  (ensuite) Armand Delcampe (co-directeur du Festival, metteur en scène, comédien)… Seule mention d’un absent et, comme disait Alphonse (en alexandrin non contemporain) : un seul être vous manque et tout est dépeuplé.                                                                                                                  

        En effet, si celui qui bien plus que moi est un ancien combattant non pas de la guerre 40-45 (nous étions enfants) mais du théâtre populaire de Jean Vilar dès la seconde moitié des années 50 (nous étions jeunes et enthousiastes) avait pu participer à la présentation du 55ème Festival Royal, il aurait expliqué pourquoi il convenait de résister au sort injuste fait à l’art dramatique à Spa par une répartition inéquitable des subventions localisables à l’art théâtral. Ce Festival lui-même finit par refléter la suprématie centralisatrice bruxelloise. Il glorifie ce qui est belge et ce qui est contemporain. Les mots Wallonie et Liège sont pratiquement absents (sauf au niveau de quelques modestes subventions, la culture n’étant toujours pas régionalisée).

      Entre, par exemple,  un Festival de créations dramatiques contemporaines belges et une rencontre des meilleures compagnies françaises se mettant au service des textes de Molière et quelquefois de la musique de Lully, que préféreriez-vous ?  A priori, moi aussi… 

     Puisse le Festival royal de théâtre Spa 2014 ne pas mourir en bonne santé, une Anderlechtoise lui octroyant toujours moins de la moitié de ce qu’elle attribue (en plus des financements importants de la Flandre et de l’Union européenne ainsi que  des aides services de Bruxelles-capitale)à cette  machine avant-gardiste de propagande flamande fondée par Mevrouw Frie Leysen : le KUNSTEN-FESTIVALDESARTS. Nous sommes en effet convaincus du fait que le Festival royal de théâtre de Spa mérite un contrat programme que Richard Miller avait établi mais qui n’a pas été poursuivi.

LA QUALITÉ DOMINE, MAÎTRE-MOT DU FESTIVAL ROYAL DE SPA

       La qualité de la programmation reste, malgré les difficultés budgétaires, très intéressante.  Ainsi, en 1994, au Festival de Spa, eut lieu la création de L’enseigneur  pièce écrite par Jean-Pierre Dopagne. Vingt ans, vingt traductions et quelque 5 à 6.000 représentations plus  tard, le même enseignant et auteur revient créer à Spa L’Ecole est finie ! Comment ne pas se réjouir anticipativement d’autant que le one woman show  (pour rester contemporain)   de Chloé Struvay est mis en scène par Cécile Van Snick ce qui – les précédents festivals l’ont démontré – est un gage de grande qualité que nous donne cette excellente comédienne.  L’an dernier quelque 10.000 spectateurs applaudirent les réalisations du Festival.

      Pour obtenir de bonnes places aux neuf représentations à 18h30. des trois spectacles du Salon gris, aux onze représentations à 19 h  (trois pour L’École est finie !) des cinq pièces  du Radisson, aux dix représentations à 20h30 des cinq pièces   du  Théâtre Jacques Huisman  et à 21 heures aux onze présentations (trois pour la création de Mais il n’y a rien de beau ici ! ) des cinq spectacles du Salon bleu hâtez-vous. Choisissez parmi les onze soirées celles qui vous ensoleilleront  au milieu de votre été.                                

                Jean-Marie ROBERTI

^^^^^^^^

Post scriptum : Pierre André a souligné que deux Festivals ont des noms mondialement connus. SPA est devenu synonyme de confort et de soins personnels. BYBLOS port phénicien fut le berceau de l’écriture alphabétique et devint en Grèce le mot livre ce qui en français conduit vers les bibliothèques… Or, Byblos a non seulement une Banque mais aussi un Festival artistique en juillet.  Pourquoi ne pas rapprocher ces deux Festivals aux noms prestigieux ? demande l’animateur de ce blog.  JMR

20:27 Écrit par Pierre André dans Actualité, Culture, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg