mercredi, 13 août 2014

Feuilleton : Colombo, du marché à la nuit la plus longue par Oncle Bob 3/3

        Nirupama prend une douche et apparaît dans une totale nudité. Un corps majestueux; des seins bien proportionnés et son sexe épilé m’éblouissent. Une vraie déesse dans un corps de femme. Elle m’indique qu’il n’y aura pas de positions spécifiques mais que le blanc que je suis jouera au missionnaire et qu’elle s’occupera de tout.

        Intrigué, je la pénètre avec douceur et ressens un massage délicat d’une série de muscles mis en mouvements. Prisonnier d’une gangue chaude et humide mon sexe est véritablement emprisonné et tous les efforts pour me dégager restent vains.

        Le téléphone sonne. Mon ami Eduardo a été informé par la réception que je me trouve en compagnie d’une femme. Il souhaite regagner notre chambre mais je lui demande d’attendre un quart d’heure et de boire un verre sur mon compte. Il marque son accord tout en maugréant.

        Prisonnier du sexe de Nirupama, toutes mes tentatives d‘extractions sont impossibles. Bienheureux dans ce conduit irradié par d’incomparables et délicats mouvements des muscles, mon sexe accepte la béatitude de ce moment privilégié. Je l’avoue sans honte je suis vaincu par cette puissance féminine hors normes et je ne peux qu’accepter cette situation inédite.

        Le téléphone retentit pour la deuxième fois et je ne décroche pas. Au troisième appel, mon ami Eduardo furieux m’informe qu’il regagne notre chambre.

        Nirupama prend conscience des difficultés qui surgissent et décide de me libérer de son cocon protecteur. Elle prend une douche et se sèche dans les essuies de mon ami Eduardo qui arrive en tirant la tête. Nirupama, étincelante a revêtu son sari, a remis ses bijoux.
Elle m’adresse un sourire d’amazone vainqueur des pauvres hommes que nous sommes. Elle me dit : Merci à toi d’avoir voulu vivre ce moment...Tu n’oublieras jamais cette nuit même si les traits de mon visage et ma silhouette s’effaceront progressivement de ta mémoire.

        Interloqué, je reste muet et me mure dans un silence pesant alors qu’Eduardo manifeste sa colère en insistant sur mon égoïsme. Cette journée qui avait mal débuté se termine par une nuit inoubliable grâce à la volonté d’une femme inconnue et mystérieuse dont j’ignorerai toujours les motivations. Nirupama a laissé une trace unique et profonde, incomparable que je ne retrouverai jamais et que je rechercherai vainement dans toutes mes rencontres ultérieures.

 

 

07:00 Écrit par Pierre André dans Actualité, Amour, Cinéma, Culture, Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

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