jeudi, 30 octobre 2014

Très bientôt, le 16 décembre, septantième anniversaire du début de l'Offensive von Rundstedt.

       L’année 2014 est riche en commémoration. Il y a eu le centenaire du début de la grande guerre. Jamais avant le 4 août 2014, Liège n’a vu tant de chefs d’États sur son sol. Il va y avoir, à partir du 16 décembre, commémoration du septantième anniversaire de l’offensive von Rundstedt qui est connue aussi sous le nom de bataille des Ardennes, Wacht am Rheinou encore Battle of the Bulge. Jamais avant le samedi 16 décembre 1944, les Ardennes n’ont vu tomber tant d’avions sur son sol. Ainsi, en voulant ravitailler Bastogne, rien qu’entre le 23 et le 27 décembre 1944, 18 C 47 se sont écrasés atteints par l’artillerie antiaérienne ou les avions de chasse allemands.

        En 2010, un groupe d’Ardennais originaires du village de Brisy ont décidé d’en savoir davantage à propos d’un avion qui s’est écrasé, le 27 novembre 1944, non loin de leurs fermes au lieu-dit Drogny. Via des recherches sur Internet notamment sur U.S. Army Air Forces of World War II, Missing Air Crew Report, ils ont découvert que l’avion – un Lockheed Hudson – effectuant, au départ de l’aéroport anglais de Tempsford, une mission de dépôt à l’arrière des lignes allemandes d'un agent secret Paul Penczock, a été abattu, au retour, dans des conditions qui demeurent mystérieuses. Poursuivant leurs recherches, opiniâtres comme seuls les Ardennais le sont, ils sont entrés en contact avec les familles de l’équipage. Avec le soutien de l’administration communale de Gouvy, ils ont érigé un monument à la mémoire des pilotes, le long de la route allant à Cetturu, 300 m à droite avant le pont sur l'Ourthe.

 

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       Ensuite, les Ardennais de Brisy se sont intéressés à un autre avion – un B 24 – qui s’est écrasé, à midi, le jour de Noël, dans le village voisin, Rettigny. Ce B 24 après avoir bombardé les nœuds routiers et ferroviaires de l’Eifel a été attaqué à hauteur de Saint-Vith avant de choir à Rettigny. Le devoir de mémoire s’est aussi traduit par un monument inauguré en 2012 en présence de membres des familles de l’équipage.

 

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        Enfin, les Ardennais de Brisy ont retrouvé trace d’avions abattus à Cornemont, Malempré, Dochamps, Rachamps, Rogery, Champlon, Habay-la-Neuve, Vielsalm, Habièmont, Les Tailles, Houffalize, Bastogne, etc. Ils sont, actuellement, à la recherche d’éléments complémentaires sur deux bombardiers Lancaster de la Royal Air Force qui se sont écrasés la nuit du 5 au 6 janvier 1945 sur le territoire d’Houffalize. Toutes les informations recueillies, très souvent illustrées, font l’objet d’articles sur le site http://ardennesavions45.blogspot.be/ répertorié dans la rubrique divina lectio de Liège 28 sous le titre 40-45, Avions abattus dans les Ardennes  

 

Légende des photos :

1- Steve Wilkinson et Valérie Feret, neveu et nièce de Reginald Wilkinson, pilote du Hudson.

2- En compagnie de Paul Remy, un des Ardennais de Brisy, Barbara Szabunka et son mari Stanley rencontrent Louis André, témoin du drame qui a couté la vie de son oncle le S/Sergent Peter Hardick, le jour de Noël 1944.

16:46 Écrit par Pierre André dans Actualité, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

lundi, 27 octobre 2014

Le 56ème Festival royal de théâtre de Spa peut avoir lieu ! Et après ?

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        Fidèle à l’apophtegme de Beaumarchais sans liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur, notre confrère Jean-Marie Roberti couvre le Festival de Théâtre de Spa depuis de nombreuses années. Outre l’aspect culturel, il est un des rares confrères à s’intéresser aux conditions institutionnelles auxquelles se trouvent confrontés Armand Delcampe et Cécile Van Snick, organisateurs de ce Festival devenu Royal. Royal, certes … Mais menacé sûrement selon le mot de Delcampe. En 2002, Richard Miller, ministre de la Culture à l’époque, a signé un contrat-programme quinquennal avec la Ville de Spa. Celui-ci n’a jamais été renouvelé par Fadila Laanan qui a occupé, durant dix ans, ce ministère de la Culture. Un record de longévité ministérielle exercé pour se contenter de prolonger, par de simples avenants annuels, un contrat-programme obsolète.

        Le Festival (royal) de Théâtre de Spa est la principale manifestation estivale wallonne d’art dramatique à qui est, systématiquement et injustement, refusé le renouvellement d’un contrat-programme pluriannuel comme l’a proclamé à de multiples reprise Jean-Marie Roberti. Et de comparer la subvention accordée à Spa et les largesses financières de la Communauté française – l’ancienne appellation de la Fédération Wallonie-Bruxelles – s’en allant vers ce « Festival des Arts de Bruxelles » étant mieux connu sous l’appellation que lui donna sa fondatrice Mevrouw Frie Leysen : « Het Kunsten Festival » au service, dans la capitale de l’Europe, de la Communauté flamande et d’une expression dramatique réservée à une petite minorité  d’avant-garde. À ces largesses viennent s’ajouter celles de l’Union européenne, de la Communauté flamande, de la Région de Bruxelles-Capitale et de la Ville de Bruxelles. Face à cette situation, les député(e)s wallon(ne)s pourtant majoritaires au sein du Parlement de la Communauté restent amorphes. Jean-Marie Roberti le déplore : C’est dans le silence assourdissant de trop d’élus de la majorité wallonne du Parlement de l’ex-Communauté française  que sont votés des budgets qui bafouent toute équité quant à la répartition des dépenses localisables entre régions wallonne et bruxelloise.

        Au lendemain des élections de mai, la situation peut-elle évoluer favorablement pour le Festival royal de Théâtre de Spa ? Il est permis de le penser encore qu’un certain nombre de membres du Conseil de l’art dramatique désignés en 2012 pour cinq ans par la ministre précédente restent en place. Un certain optimisme est né de la première intervention d’un nouveau parlementaire, Charles Gardier – récipiendaire en 2013 de l’Ordre du Mérite wallon – qui a interrogé Joëlle Milquet, ministre de la Culture quant à l’avenir du Festival royal du Théâtre de Spa.

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       Le Festival royal de Théâtre de Spa existe depuis 1959. La 55e édition de cet événement culturel incontournable en Fédération Wallonie-Bruxelles s’est déroulée cet été.

Les avantages de ce festival sont nombreux. Tous les styles de théâtre y sont représentés, ce qui en fait la vitrine artistique d’une grande partie de la production francophone belge. Il attire un public varié et nombreux. En effet, plus de 14 000 spectateurs ont participé au festival cette année.

Le taux d’occupation était donc proche du maximum. La politique des prix pratiquée le rend accessible à toutes les couches de la population, y compris aux jeunes qui découvrent ainsi un univers culturel différent. Le festival met l’accent sur la création d’œuvres d’auteurs belges et met ainsi en évidence la valeur artistique de nos talents. Autant d’avantages, le tout dans le cadre particulier, reconnaissons-le, de la ville de Spa, berceau du thermalisme moderne. (…)

Pourtant, son avenir pose question. Y aura-t-il une 56e édition, et si oui, sera-t-elle de qualité?

En effet, depuis la fin du contrat-programme entre ce festival et la Communauté française en 2006, les moyens réduits dont il dispose ne correspondent plus à ses besoins. Ces limitations budgétaires entraînent une liberté de choix restreinte et une programmation réduite. Les subventions sont, à titre d’exemple, 2,33 fois inférieures à celles attribuées au Festival des Arts de Bruxelles. (…) Je vous interroge aujourd’hui sur le soutien de la Fédération Wallonie Bruxelles. Comptez-vous accorder à ce festival les moyens que la Fédération ne lui reconnaît plus depuis 2006, ce qui délaisse ainsi l’art dramatique dont nous devrions pourtant être fiers? Comment comptez-vous rassurer les organisateurs de ce festival? 

 

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        Réponse prudente de l’ancienne ministre fédérale : le Festival royal de Théâtre de Spa, qui vient de fêter sa 55ème édition, a été intégré dans les nouveaux échéanciers prévus par Mme Fadila Laanan pour le secteur théâtral.

D’après mes informations, la commission d’avis est sur le point de m’envoyer sa note relative à la conclusion des prochains contrats-programmes.

Le renouvellement du festival de Spa, ses conditions et ses montants font l’objet d’un des trente-neuf dossiers concernés. Le cadre budgétaire sera donc prochainement fixé pour 2015 et les années ultérieures.

J’ai rencontré, hier, (NDLR : 1er octobre) la commission d’avis. Les avis devraient me parvenir officiellement dans les semaines qui viennent, après analyse par le service juridique de l’administration. Je prendrai les décisions les plus opportunes sur la base de ces avis, après avoir entendu les différents acteurs.

À ce stade, je ne peux donc vous communiquer aucune décision, mais je connais l’importance et la qualité du festival. Un avenant au contrat-programme permet de le prolonger jusqu’au 31décembre 2015 pour garantir la continuité de l’événement. Pour le festival de Spa comme pour les autres dossiers, les contrats-programmes seront fixés à partir du 1er janvier 2016 pour les cinq prochaines années. 

        En réplique, Charles Gardier entend rester vigilant : J’attends avec impatience le retour de la commission d’avis. J’espère qu’il prendra en compte l’importance de ce festival et des matières théâtrales en général. Je ne manquerai pas de revenir vers vous si nécessaire. Il est à souhaiter que d’autres parlementaires des divers partis mènent le combat avec Charles Gardier qui a eu raison de soulever le problème dès à présent. Car 2015 sera décisif quant à la vie ou à la mort d’un Festival qui depuis 1959 occupe une place importante dans ce secteur culturel. En 2015, les contrats-programmes seront élaborés pour les années allant de 2016 à 2020. Le Festival royal de Théâtre de Spa mérite réparation pour les neuf ans de sacrifices qui lui ont été infligés à tort.

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dimanche, 26 octobre 2014

La chronique de Marcatchou : UNE PLACE AU SOLEIL (2)

UNE PLACE AU SOLEIL (2)

Les avatars de la place de l’Yser La maison de campagne de Bernardin Porquin était alors la plus belle demeure de la rive droite, sinon de toute la cité. Devenu capitaine de la Garde bourgeoise d’Outre-Meuse, notre banquier y jouira des agréments que procurent une résidence champêtre et l’estime générale de ses concitoyens. La vie s’écoulera, douce, de 1568 à 1579, année de sa mort. Cinq ans plus tard, ses filles vendront le domaine au prince-évêque Ernest de Bavière devenu chef de l’Etat liégeois en 1580. Ce prélat a la magnificence des Habsbourg et les curiosités d’un prince renaissant. Dans son palais d’Outre-Meuse où il résidera parfois avec sa cour, il s’adonne à l’astronomie et à la chimie,admiré par ses gens et quelques invités de marque.

Cette appréciation est moins élogieuse sous la plume du docteur Fremder, pseudonyme d’A. Morel, émigré français qui n’aimait ni les prélats,ni les princes, et publia chez nous, dans la seconde moitié du XIXe siècle, plusieurs guides à l’usage des voyageurs. Je vous laisse juge : « L’évêque, infatué des promesses du grand œuvre, s’en allait là souffler des fourneaux, chauffer des cornues et quintessencier des substances quelconques avec l’espoir d’en faire de l’or. N’ayant réussi qu’à évaporer beaucoup de florins sous forme de fumée, il s’arrêta et résolut de métamorphoser ses laboratoires en hôpital. »

Comprenons qu’Ernest de Bavière vieillissant, se faisant rare dans sa principauté, céda en 1603 sa maison d’Outre-Meuse à la jeune Compagnie de la Miséricorde chrétienne dont il venait d’approuver les statuts, à charge pour elle d’y soigner les indigents malades. Des mauvaises langues colportèrent qu’il croyait sauver ainsi son âme d’alchimiste et de bon vivant. Quoiqu’il en soit, l’hôpital de Bavière était né.

Sautons deux siècles et écoutons le témoignage du professeur Ernest Malvoz égrenant ses « Souvenirs estudiantins » pour la revue « Le carabin » : «  Du palais d’Ernest de Bavière, je ne puis m’imaginer qu’il restait des vestiges dans le vieil hôpital où j’ai fait mes études en « 1883-1886 ». Il est vrai qu’on y avait annexé à l’époque moderne quelques constructions sans aucun style pour les services de chirurgie .» Dans ces installations rudimentaires enseignèrent et opérèrent des savants de renommée internationale… Vous me suivez toujours ? La semaine prochaine, si plêst-à Diu, je vous embrigaderai dans la croisade pour la sauvegarde de la maison Porquin.

MARCATCHOU  

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lundi, 20 octobre 2014

En Tunisie, le timbre de la solidarité est de mise mais il est minime même en millimes !

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         La Tunisie applique depuis le 1er octobre 2014 un timbre de sortie de 30 dinars (= 12/13€). Ce timbre fiscal doit être réglé en dinars tunisiens. L’État tunisien escompte de l’avis de Mme Habiba Louati, directrice de la législation fiscale, drainer une recette de 120 millions de dinars pour l’exercice 2015. Le timbre de sortie est appliqué dans le passeport. Quant à ceux qui – comme les Belges notamment – sont entrés en présentant leur carte d’identité, le Ministère du Tourisme répond : On vous passera un autre document sur lequel vous mettez votre timbre.

        La taxe de sortie – selon l’expression du Consulat général de Tunisie à Bruxelles – se transforme en timbre de la solidarité dès l’arrivée sur le sol tunisien.  Afin d’éviter les files à l’aéroport au moment du départ, de grandes affiches – en anglais, en arabe (langue officielle du pays), en français – vous conseillent de vous le procurer dans les hôtels, les agences de voyages, les recettes des finances, les recettes des douanes (y compris celles frontalières), les banques et les débits de tabac. Expérience vécue, l’hôtel où nous sommes descendus nous a affirmé, avec force, détermination et sourires, que l’aéroport est seul habilité à délivrer ce sésame.

        Notre confrère tunisien La Presse titre quand l’aéroport est pris d’assaut en évoquant le timbre de solidarité. L’article conclut : il est urgent de penser à pallier la situation avant que le rythme ne s’accélère. Il risque vraiment d’y avoir de l’agressivité. Et de suggérer de faire payer ce timbre à l’entrée.  

        La décision prise par l’Assemblée nationale constituante d’appliquer ce timbre de solidarité uniquement à tout étranger non résident en Tunisie y compris les enfants inscrits sur les passeports de leurs parents tout en excluant les Tunisiens résidant à l’étranger (TRE) a mécontenté les Tunisiens restés au pays. D’autant que ceux-ci sont tenus d’acquitter 60 dinars pour un timbre de voyages lors de chaque déplacement à l’étranger. C’est bien beau d’être tout le temps connecté à nos chaînes locales quand on réside sur d’autres continents, mais c’est mieux quand un effort est demandé de répondre présent et de ne pas rester sur un nationalisme de façade qui ne résiste pas à l’épreuve du portefeuille a-t-on pu lire sur le site de l’Économiste magrébin.

        L’annonce du  timbre de solidarité a provoqué un certain émoi chez les touristes algériens. Ceux-ci sont parmi les plus nombreux à se rendre en Tunisie et se rangent parmi les plus dépensiers. Cet émoi a justifié une déclaration, à la mi-septembre, du ministre algérien des Affaires étrangères,  Ramtame Lamamra : ces mesures ne sont ni discriminatoires ni arbitraires. Il ne faut pas appréhender cette mesure sous l'angle de la réciprocité. Et le ministre de se féliciter des bons rapports Alger-Tunis et de rappeler qu’à  l’époque des années noires connues par l'Algérie, la Tunisie a accueilli les Algériens sans leur imposer de visa.

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Vendredi 24 octobre à 20h : Wallonie-Bruxelles  Roberte Mamou, piano; Thierry Cammaert, hautbois; Quartz Friends Orchestra, direction Gérard Noack. En première mondiale, Roberte Mamou, prestigieuse pianiste et fidèle de l’Octobre Musical de Carthage nous offre en compagnie de T. Cammaert et G. Noack, les œuvres de Sylvain Dupuis.

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dimanche, 19 octobre 2014

La chronique de Marcatchou : UNE PLACE AU SOLEIL.

UNE PLACE AU SOLEIL (1).

        Sur la place de l’Yser, l’entrepreneur de démolition Castagnetti castagne ferme contre les structures de l’ancien « Nouveau Gymnase », devenu Théâtre de la Place, et dans un ultime avatar le Théâtre à la place… scène ouverte, « autogérée » où se succédèrent le meilleur et le pire du répertoire engagé, créations, happenings, etc. Cette place avec sa couronne d’arbres, qui devait être un poumon vert au cœur du Djus-d’là, en aura vu de toutes les couleurs, depuis son revêtement de cendrée rouge sur lequel se disputait le championnat provincial de pelote. Il nous faudra cependant remonter haut dans l’histoire –la grande et la petite- pour comprendre l’importance de cet endroit, l’intérêt que lui portent les habitants de la rive droite, et les enjeux des futurs aménagements. Êtes-vous disposés à me suivre au long de deux ou trois chroniques ? En ce début d’automne, je veillerai à ce que les pages du livre d’histoire(s) que nous tournerons ensemble ne soient pas des feuilles mortes. Pour y mettre de la vie et du bruit, retrouvons Castagnetti  aux prises avec ce théâtre préfabriqué, copie conforme d’une maison de la Culture, de Nice.

        Elle fut importée dans l’urgence, pour pallier la disparition du Gymnase, tombé au champs d’horreur du chantier de la place Saint-Lambert, avec les Degrés-Saint-Pierre, le square Notger et son magnolia qui fleurit encore dans nos souvenirs. Ce théâtre de comédie « ad intérim » était prévu pour une durée de vingt ans. Il eut largement le temps de s’enraciner, si l’on se souvient des tergiversations du pouvoir communal avant de décider sa démolition. Si l’on en croit aussi les moyens techniques mobilisés par Castagnetti.

        Mais laissons-là conteneurs et charroi, grues et bulldozers pour remonter dans le temps et retrouver ces lieux à l’époque des biefs et des moulins, dans un Outre-Meuse demeuré champêtre, quand il faisait partie de l’archipel que dessinaient alors les nombreux bras de l’Ourthe. Au milieu du XVIIe siècle, Bernardin Porquin, un banquier d’origine lombarde, fit bâtir sa maison de campagne sur cette île idyllique, baignée par les eaux du Barbou. Construite pour l’essentiel en pierre calcaire, elle impressionna les bonnes gens de l’endroit qui l’appelaient « li mohone di marbe ». On ne prête qu’aux riches, n’est-ce pas ? Les armoiries de Bernardin Porquin se remarquent dans un vitrail de la chapelle de Bavière : elles montrent un porc, du plus beau noir. Oui, un cochon, comme son nom francisé vous le laissait (peut-être) supposé… (à suivre)

    

Marcatchou

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mercredi, 15 octobre 2014

Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles: l'école francophone des Fourons et le nouveau Conseil d'Administration de la RTBF.be

        Deux parlementaires verviétois -  Muriel Targnon (PS) et Pierre-Yves Jeholet (MR) – se sont inquiétés, mercredi au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles du sort des bâtiments de l’école francophone des Fourons. On sait que la majorité du bourgmestre Broers (NVA) a décidé de vendre les bâtiments de cette école dont le pouvoir organisateur est le Centre sportif et culturel des Fourons. La valeur du bâtiment est estimée à 650.000 €. Le Collège  communal des Fourons a octroyé la priorité au pouvoir organisateur de l’école pour se porter acquéreur, sa réponse de principe devant lui parvenir ce mercredi 15 octobre 2014.

La ministre Joëlle Milquet s’est borné a déclarer : Il est évident que nous allons trouver des solutions. La Fédération Wallonie-Bruxelles respectera ses engagements, au-delà du contexte politique et de la nécessité de maintenir une école francophone à Fourons.

        Au cours de cette séance, il a été procédé au renouvellement du Conseil d’administration de la RTBF. Le PS obtient 6 administrateurs -  M. Gilles Doutrelepont, Mmes Line Gerbovits, Julie Leprince, Sylviane Portugaels, MM. Philippe Reynaert et Philippe Van Muylder. Leurs suppléants sont Mme Julie Ludmer, M. Jean-Louis Colinet, Mmes Sandrine Tytgat, Elisa Vainsel, MM. Baptiste Meur et Dimitri Kennes.

        Le MR obtient  5 administrateurs - M. Daniel Soudant, Mmes Clarisse Albert, Laurence Glautier, Anne Junion et M. Jean-Philippe Rousseau. Leurs suppléants  sont M. Frédéric Maghe, Mme Johanne Moyart, MM. Vincent Jammaers, Bernard Garcez et Mme Diana Nikolic.

       Le cdH obtient 2 administrateurs - MM. Jean-François Raskin et Jean Hilgers. Leurs  suppléants sont M. Eric Poncin et Mme Isabelle Karl.

       Les groupes Ecolo et FDF qui ne sont pas présents au CA vont demander à la Conférence des Présidents de pouvoir désigner un observateur conformément à l’esprit du Pacte culturel, en se référant à la jurisprudence déjà appliquée dans le passé.

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lundi, 13 octobre 2014

C'était au temps où Verviers verviétait ... La Belle Époque au C.T.L.M.

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dimanche, 12 octobre 2014

La chronique de Marcatchou : LES AMIS BELGES

LES AMIS BELGES

         Ces derniers jours de septembre, une belle délégation de la Commune libre de Saint-Pholien-des-Prés, en grande tenue comme il se doit, participait au XIVème Etats Généraux des Républiques et Communes libres de France, à Tulle, la capitale du Bas Limousin, où toutes les vaches sont rousses. Les cruciverbistes et amateurs de charades connaissent bien cette cité d’origine gallo-romaine réputée «  la ville la plus légère de France », parce qu’elle est la patrie des dentellières. Le fameux « point de Tulle » n’a plus de secret pour les dames de notre délégation.

         Si nous avons tourné le dos aux fêtes de la Communauté, à Namur comme à Bruxelles, c’était pour la bonne cause : représenter notre petit pays de cocagne au sein des « Etats libres » parmi les citoyennes et citoyens des Communes libres de Sabatas (Chomérac), des Trois Bagnoles (Nancy), du Safranier (Antibes), de la Citadelle (Montbéliard), du Vieux Mans, de la gare de Bandol, de la république des Canuts (Lyon) et d’une dizaine d’associations de joyeux drilles dévoués à leur terroir. Nous avons tenté à Tulle, comme à Lyon et à Montbéliard, de préciser que, bien sûr, nous sommes heureux et fiers d’être « les amis belges », mais que nous sommes aussi « les amis wallons » et surtout « les amis liégeois », citoyens d’une principauté millénaire.

        Avons-nous été entendus ? Il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer. Nous avons misé sur la mémoire et la reconnaissance du ventre, en distribuant aux notables locaux et aux 17 délégations des bâtons de « Café Liégeois », accompagnés des armoiries de Saint-Pholien-des-Prés et de la Cité Ardente. Pas le logo débile, « le doigt d’horreur » adopté par le conseil communal contre l’avis de la majorité des « Lîdjwès, fîrs di l’èsse », mais notre blason historique portant le Perron d’or. En attendant son retour en grâce à la Violette, il figurera, avec sa Légion d’honneur, en bonne place dans 17 mairies folkloriques de France. Au moment du départ, nos camarades se pourléchaient encore les babines. « Au revoir chers amis belges, et merci ! » nous ont-ils lancé. Petite leçon d’humilité que nous rapportons aux gros bonnets de la Communauté. Il y aura longtemps encore du pain sur la planche… Et du Café liégeois !

                                MARCATCHOU 

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jeudi, 09 octobre 2014

Le Professeur Thomas Gergely est le 190e invité d'Edmond Blattchen à NDD !

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        Une semaine après la fin du Yom Kippour (1) -  le Jour du Grand Pardon  - Edmond Blattchen reçoit, pour son cent nonantième  noms de dieux, le professeur Thomas Gergely qui présente régulièrement,  à la RTBF.be, l’émission du Consistoire israélite de Belgique  Shema Israël – En quête de sens.

        Né à Budapest en 1944, Thomas Gergely échappe miraculeusement à l’âge de trois mois  à la déportation massive des Juifs ordonnée par Eichmann, exécutée avec la complicité de la gendarmerie hongroise.  Émigré en Belgique, il y devient professeur à la section de journalisme de l’ULB. Admis à l’éméritat, il y enseigne l’histoire juive et préside, à l’ULB, l’Institut d’étude du judaïsme Martin Buber, ce dernier étant un philosophe et théologien mort en 1965, à l’âge de 87 ans.

        En 2005, le Centre Communautaire Laïc Juif a attribué à Thomas Gergely le Prix du Mensch de l’Année. En yiddish, Mensch signifie Homme au sens de personne d’exception au comportement exemplaire.

       Pour l’émission noms de dieux, Thomas Gergely a choisi comme image, une photo de Juifs en marche vers le ghetto de Budapest en 1944, étape avant le camp d’extermination. Son symbole est une miniature du Temple de Jérusalem et son pari - parvenir à la paix - passe par le devoir de tous nous engager à être responsables les uns des autres.

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 (1) Diffusion  le samedi 11 octobre  2014 sur « la deux » vers 22h45. Rediffusion dans la boucle de nuit  sur « la deux » du mardi 14 au mercredi 15 octobre  vers 0h30. Sans oublier, la possibilité de voir l’émission durant une semaine sur le Net, en cliquant sur www.ladeux.be/revoir

00:10 Écrit par Pierre André dans Actualité, Religion, Spiritualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

lundi, 06 octobre 2014

Théâtre de l'Étuve : les spectacles d'octobre !

        Liège 28 a toujours eu une tendresse particulière pour le théâtre qui, un jour, donnera son nom à la rue de l’Étuve selon le mot de l’écrivain liégeois Alexis Curvers. Sans remonter à l’époque de Jean Mottard, Georges Konen, René Godefroid, Dolly Damoiseau, Paul Libens et tant d’autres qui ont transformé une mûrisserie de bananes en un lieu mythique, en 2010 avec les confrères de la presse liégeoise, nous avons contribué à la réussite de l’Étuvethon. Cette opération a permis d’empêcher une cave émancipée de revenir une cave terne, ou pire, une caverne emplie de fantômes.

        Le mercredi 2 février 2011, à 20h15, l’Étuve a repris vie. Si, en excellent comptable, on compare les résultats des années civiles 2012 et 2013, il y a lieu d’être souriant. Que ce soit le nombre de spectacles (+13%), le nombre de spectateurs (+14%), le nombre de représentations (+26%) ou la recette globale (+28%), les chiffres sont en hausse. Souriant, confiant mais aussi patient. Promise début de cette année, une subvention n’est toujours pas au rendez-vous.

       Brassens.jpg La saison 2014-2015 a commencé par un spectacle dont l’Archevêque de Malines raffole, si l’on en croit la récente émission de la RTBF, 69 minutes sans chichis. Ce qui séduit Léonard chez Brassens, c’est le côté non conventionnel, c’est la beauté de ses textes, l’intense poésie de ceux-ci. Et aussi la manière dont il aborde toutes les vanités de l’existence, il est très sensible au mystère de la mort. Lors du premier spectacle de l’Étuve, Jean Dufour a présenté un Brassens tout nu, tout cru, poète dont les textes ont été transformés en contes, en sketches. Bref, un Brassens sans soutien-Georges, un spectacle apprécié.

        Le deuxième spectacle (1) s’intitule DUO. Écrit par Robert Sullon, il conte l’histoire de duettistes qui, après trente ans de vie artistique, estiment réciproquement son humour subtil, l’autre est débile ! Une pièce drôle, grinçante, terriblement humaine interprétée par Robert Sullon, John Grégoire et Alexandra Sullon.

                                                                 

        Le troisième spectacle d’octobre (2) est une reprise d’une pièce qui s’est révélé un immense succès la saison dernière, Michel Udiany aggrave son cas. L’occasion pour l’auteur liégeois Michel Udiany d’observer la société actuelle et d’en rendre compte avec un humour acide assez désopilant.

        Michel Udiany n’est pas, ce que l’on a appelé dans les siècles passés, qu’un histrion, il est également un historien rigoureux. Dans le cadre des commémorations officielles de la guerre 14-18, sa compagnie Zéron Tropa, en collaboration avec l’Étuve, a présenté à la Tour du Mémorial Interallié de Cointe, Quatorze. En sept tableaux, description les jours qui précèdent la guerre en août 14 et l’impact de l’entrée en guerre sur la vie des gens.

        La suite de la saison 2014-2015 du Théâtre de l’Étuve est à découvrir, au mois le mois, dans Liège 28. Déjà, l’attention se porte sur ce qui devient une tradition, le réveillon de nouvel an avec un spectacle Les casse-pieds sonnent toujours deux fois avec bulles et zakouskis à l’entracte.

(1) 10, 11, 17, 18 octobre à 20h15 reservationetuve@gmail.com

(2) 31 octobre, 1 novembre à 20h15 reservationetuve@gmail.com

00:52 Écrit par Pierre André dans Actualité, Art, Culture, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg