dimanche, 09 novembre 2014

Jupille, une commune comme une autre en 14-18... mais une expo à voir !

        Douze siècles après avoir été cité dans un document sous le nom de Jopila, l’entité de Jupille a connu les affres de la première guerre mondiale. Aujourd’hui, une expo (1) relate le quotidien des Jupillois demeurés à Jupille ou exilés en Angleterre, en Hollande durant le conflit ainsi que le sort des prisonniers et des condamnés par l’occupant.

        En Angleterre, une amitié centenaire s’est établie entre la famille jupilloise et la famille Boyes, invitée d’honneur à l’inauguration. C’est également dans ce pays que s’est arrêté l’exode d’autres Jupillois, les Vandersmissen. Conviés par Henry Ford à séjourner aux USA le temps du conflit, ils n’ont pu franchir l’Atlantique. Henri Ford dégotte un job pour le chef de famille et le charge d’accueillir les autres Belges qui rejoignent la Grande-Bretagne.

        Bien d’autres anecdotes ont été recueillies  par la Commission d’Histoire locale de Jupille (C.H.L.J). Ainsi sont évoqués les Piedboeuf  lancés dans la chaudronnerie en 1812  et devenus un des leaders européens au 19ème siècle. Puis, en 1853, une branche de la famille opte pour la brasserie qui se crée un nom sur le marché régional. Les réquisitions de l’occupant la ramènent au niveau d’une petite brasserie locale.

        Ainsi, est exposé un exemplaire de La Meuse du mercredi 5 août – édition blanche du matin, le quotidien édite, en effet, uniquement avec d’autres articles une édition verte en fin d’après-midi. En première page, un texte signé GEO envoyé spécial à Visé relate dans le détail son voyage à vélo. Arrêté par les Uhlans qui l’obligent à abandonner son cycle, le journaliste poursuit sa route à pied encadré de deux Uhlans qui ne disent mot. Arrivé à Visé, le journaliste dépose, toujours sous la garde des Uhlans silencieux, le message au café. Le trio reprend, à pied, la route en direction de Liège. Arrivé au point de la rencontre initiale avec les Uhlans, ceux-ci lui permettent de récupérer sa bicyclette. Et GEO de pédaler à toute vitesse car il doit rédiger son article. Curieusement dans celui-ci, il ne pipe mot de ce qui s’est passé à Visé, le 4 août, où à 13h15, venant de Mouland à vélo, cinq gendarmes belges commandés par le maréchal des logis Auguste Bouko aperçoivent, à hauteur du collège Saint-Hadelin, les troupes teutonnes. Sans hésiter, les cinq gendarmes font feu sur elles. Combat inégal. Bouko meurt ainsi que Jean-Pierre Thill.

affiche expo 14-18  3

(1)    Foyer culturel de Jupille-Wandre  - 2 rue Chafnay, 4020 Jupille - 6 et 13 novembre de 16 à 20h - 8, 9, 15 et 16 novembre de 14 à 17h.

20:08 Écrit par Pierre André dans Actualité, Culture, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

Les commentaires sont fermés.