vendredi, 28 novembre 2014

Aux urnes citoyens, il vous appartient de choisir la Liégeoise ou le Liégeois de l'année 2014 !

         2014 a été une année électorale par excellence. En mai, il y a eu un triple scrutin vue de choisir les mandataires au Parlement européen, à la Chambre et à la Région. Et pour les plus Belges de la Belgique à savoir les germanophones, en prime, une quatrième élection visant à désigner leurs représentant(e)s au Deutschsprachige Gemeinschaft Belgiens. Voici, de la fin novembre à décembre, le scrutin  en vue de choisir la Liégeoise ou la Liégeoise de l’année 2014. C’est la vingt-septième fois que Liège et le monde entier sont invités à participer à ces élections.

        Il s’agit d’un événement durable donc plus de papier à découper comme autrefois. Tout se fait par internet - http://www.sudinfo.be . La règle ne varie guère. Des consœurs et confrères de Vlan-Spectacle Liège,de La Meuse, de RTC-Télé-Liège et de Vivacité ont sélectionnés trente personnalités liégeoises sans nécessairement les prévenir. Les sélectionneur(e)s les ont rangés comme d’habitude en cinq catégories. Surprise, cette année-ci les politiques exunt. Elles/Ils sont remplacé(e)s par des commerces locaux. Comme le précise Christine Rasir : pour un journal publicitaire comme le nôtre, il est en effet tout indiqué de mettre ainsi en valeur les commerces liégeois qui ajoute-t-elle ont innové ou qui ont fait preuve d’originalité durant l’année écoulée.

        La formule du crochet lancée en 1931 refaisant fureur en ce début du 21ème  siècle, les éliminatoires, déjà en place  les années antérieures, sont conservées. Des six candidat(e)s par catégorie présenté(e)s la première semaine, il n’en reste que cinq en lice la deuxième semaine. L’éliminé(e) est celui/celle recueillant le moins de votes. Il en est ainsi jusqu’à la semaine du 15 décembre. Le suspense va en s’accélérant. Clôture du vote le dimanche 21 décembre à minuit pile. Le public détermine qui l’emporte dans chacune des catégories. Il appartient au jury des quatre rédactions de choisir la Liégeoise ou le Liégeois de l’année 2014.

        Le système électoral moderne prévoit que chaque candidat(e) ne peut recevoir qu’une voix de chaque électrice ou électeur. Le système électoral imaginé pour choisir celle ou celui qui sera sacré(e) Liégeois(e) de l’année est totalement différent. Le/la sélectionné(e) peut recevoir une voix par jour soit vingt-huit voix de chaque électrice ou électeur ! Le suffrage plural en vigueur fin 19ème s’est contenté de trois voix.

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mardi, 25 novembre 2014

... et vive sainte Catherine et les catherinettes !

        En ce jour béni des catherinettes, le journal suisse Le Matin offre à ses lectrices un publi-reportage de circonstance sur un sextoy d’origine allemande. Son fabricant donne même une garantie d’orgasme à toutes celles qui utilisent le Womanizer W100. Ses thuriféraires le surnomment bombe à orgasmes. Dédié au clitoris, cet engin ne le touche pas mais le stimule par des aspirations et des ondes de pression finement ajustées.

        L’hebdomadaire grand public – un million d’exemplaires, le plus fort tirage en Europe – Stern a accordé à cet outil de plaisir une cote de 15 sur 10 pour son efficacité. Seul reproche, un site français déplore la faiblesse du désign : autant le designer de la décoration était soit un stagiaire en langues vivantes de Corée du Nord, soit un psychopathe, soit un Allemand. Je penche pour la dernière solution. Je dois avouer que la décoration pique un peu les yeux. Moi qui aime ce qui est classe, on est là dans la plus baroque des décorations à tendance vulgaire.

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16:20 Écrit par Pierre André dans Actualité, Amour, Economie, Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

dimanche, 23 novembre 2014

Elio fait mieux que Lulu !

        Combien de militant(e)s socialistes ont-ils été invité(e)s à l’élection du candidat unique à la présidence du PS ? Combien sont-elles(ils) allé(e)s voter ? Selon le communiqué officiel du premier parti de la Fédération Wallonie-Bruxelles, un pourcentage plus important que lors de l’élection précédente. En 2014, le pourcentage dépasse 28% alors qu’en 2011, il n’a pas atteint 23%.   

        Mais 28% de 90.000 ou de 60.000 ? Selon les sources, le nombre varie. 90.000 est le nombre de militants cité par Elio Di Rupo dans un courrier adressé, fin octobre, aux camarades appelés aux urnes. Par rapport au nombre de militants en règle de cotisation en 2011, il y eu progression de plus de 10% pendant qu’il a exercé la charge de Premier ministre et confié les rênes du parti au Liégeois Thierry Giet puis au Carolorégien Paul Magnette.

        Le service public de radio-télévision dans son JT de la mi-journée, le vendredi 20 novembre, a parlé de 60.000 votants. La RTBFbe n’est pas suspecte d’hostilité à l’égard du PS – elle est objective. Dans ce cas, il y a régression d’un quart de militants pendant qu’Elio Di Rupo exerce la charge de Premier ministre. En dépit de leurs efforts à faire valoir les mérites de la Primature, Giet et Magnette ne sont point parvenus à conserver la fidélité de vingt mille militants. Sur qui crier haro ? Sur le duo ou le primo…?

        À la grosse louche – à défaut de disposer de chiffres précis émanant du boulevard de l’Empereur (le bien nommé) - dans l’hypothèse de 90.000 appelés à voter, Elio Di Rupo a obtenu 23.560 OUI. Il n’en a recueilli que 15.725 dans l’hypothèse énoncée par le service public de radio-télévision.

18:50 Écrit par Pierre André dans Actualité, Télévision | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

vendredi, 21 novembre 2014

Présidence du PS en 2011: 96 % 70, un score à battre. Elio entend l'améliorer ... Il en est capable!

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        Aux urnes, citoyens !, le titre de cet ouvrage du député cdH Francis Delpérée est d’application ce vendredi et samedi pour les 90.000 citoyens affiliés au PS appelés à voter pour le renouvellement anticipé du Président de leur parti. Le nombre de 90.000 est annoncé par l’actuel Président (et unique candidat à sa succession comme il est de tradition depuis une dizaine d’années) dans une lettre aux Camarades : Au PS, nous somme 90.000 membre. Si ce nombre est impressionnant, il doit surtout induire une grande convivialité. Il me semble utile de favoriser les moments de rencontre et d’échange entre nous. Aussi, je souhaite que le parti organise un « grand rassemblement annuel des militants », festif et convivial.Le poète Aragon se serait réjoui de ces 90.000 militants,  avant-garde de la classe ouvrière, rompus dès la jeunesse, à la parole et à l’action.

        Cette candidature unique à la présidence du PS, de l’ex-Premier ministre a suscité un titre provocateur du Vif  (heddomadaire du groupe de presse flamand Roularta) : Di Rupo va-t-il tuer le PS ? À Jeudi en prime du JT de la RTBFbe, interrogé sur les oppositions réelles ou supposées à la candidature unique, Paul Magnette – un des deux Présidents faisant fonction le temps de la Primature dirupienne – a répondu : je n’ai entendu aucun membre du PS tenir ce genre de propos.

        Pourtant, le Ministre-Président du Gouvernement wallon et Bourgmestre de Charleroi – la ville la plus importante de Wallonie – a du entendre, le 7 novembre, à la Maison du Peuple de Chapelle-lez-Herlaimont,  lors de la campagne électorale de Di Rupo en Hainaut,  Willy Burgeon – ancien Président du Parlement wallon – exprimer son opposition en huit points. Parmi ces points : pourquoi n’avons-nous jamais exigé le Ministère des Finances quand nous étions aux affaires ? ou : parce que, sous sa férule, nous avons perdu les élections communales et celles du 25 mai où le PS a perdu 2% en Francophonie, 7 % en Hainaut et près de 10 % dans le Canton de Mons. EDR a perdu 22.000 voix de préférence. C’est une lourde sanction.

        Le 14 novembre, à l’amphi de l’ULg, au Complexe Opéra, lors de la campagne électoralede Di Rupo en province de Liège, même son dans la bouche d’un militant de base, Francis Carlier : Au sein de notre Parti, le choix des mandataires, la cooptation entre amis, sans tenir compte des mandants est chose courante et néfaste.La cooptation telle qu'elle est pratiquée n'est pas démocratique, elle n'est pas Socialiste. La modification régulière des statuts est néfaste.La prolongation d'une même Présidence est néfaste. Citoyennes, Citoyens, je vous remercie. Ah oui, encore quelques mots. Très fraternellement, Elio, dégage de la Présidence de notre Parti Socialiste !

        Dans l’hebdomadaire M-Belgique, le Liégeois Jean-Maurice Dehousse, Ministre maintes fois : Di Rupo a recréé un belgicanisme criant, mettant une sourdine forte au mouvement wallon. Maintenant, le PS est perdu avec son belgicanisme, parce qu’il n’a plus d’interlocuteur en Flandre. Le PS est isolé et va le rester un bon moment (…) En cassant l’alliance historique PS-CVP, Di Rupo a permis le basculement vers la N-VA, parce que le mouvement flamand n’abandonne jamais là où le mouvement wallon est épisodique.

        Pour mémoire, les résultats du dernier scrutin en fin mai 2011 auquel  81.491 militants ont été invités : 63.326 abstentions (77 %71), votes émis 18.145 (22 %29), 17.436  (21 %40) émis en faveur du candidat unique, 596 (0 %73)  adversaires du candidat unique, 113 (0 %14) bulletins blancs ou nuls. À 21h 50, le samedi 28 mai, proclamation du Secrétaire général du PS, le citoyen Gilles Mahieu, au Boulevard de l’Empereur : Elio Di Rupo est réélu au suffrage universel des membres à la Présidence du PS pour une période de 4 ans avec 96,7% des votes valables.

13:35 Écrit par Pierre André dans Actualité, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mercredi, 19 novembre 2014

Deux lettres la rendent coquine !

        Actuellement,  à Bruxelles, une pub à caractère humanitaire est à l’affiche dans les rames de métro. Le texte ? Un homme existe lorsque sa voix est écoutée. Devenez répondant bénévole. Dans une rame, un voyageur facétieux y a ajouté deux lettres s et e. Le texte en est devenu coquin !

16:18 Écrit par Pierre André dans Actualité, Amour | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

samedi, 15 novembre 2014

Vous sentez vous capable ? Cette question posée à un noir a-t-elle un relent de racisme à la Dupont-Lajoie ou non ?

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        Au journal télévisé de la RTBFbe de 19h30 du 11 novembre, comme bien d’autres, nous avons été surpris par une des questions posées au premier échevin pressenti pour assurer l’intérim de bourgmestre de Sambreville. La question a été vous sentez vous capable ? Il convient de savoir qu’aux élections communales d’octobre 2012, le premier échevin classé en 29ème position a réalisé le 3ème score de votes de préférence. Dans le civil, le premier échevin est docteur en médecine et sociologue. Mais, il est noir de peau.

        Estimant que ce type de question vous sentez vous capable ? à un noir de peau a un relent de racisme à la Dupont-Lajoie, confraternellement nous avons adressé un courriel au directeur de l’information et des sports laissant la réponse à sa réflexion.

        Dix-huit minutes plus tard, nous avons reçu réponse fort civile : je m’inscris en faux contre votre sentiment (…) y voir un relent de racisme ne me paraît pas du tout recevable. La preuve peut en être que la réponse du nouveau bourgmestre montre bien qu'il n'a pas la même perception que vous de cette question. Le nouveau bourgmestre s’est borné à dire chaque personne à une vue de soi et les autres pensent ainsi tout comme interrogé sur une procédure judiciaire à l’instruction, il a répondu je ne m’appelle pas Justice mais Denis Lisélélé.

        Selon le directeur de l’information et des sports, la capacité de tout responsable politique qui prend en charge de nouvelles responsabilités est une interrogation légitime et même une question d'intérêt général. Nous posons souvent cette question dans des circonstances aussi difficiles où délicates. 

De la même sorte, nous (médias) nous posions la question de la capacité de Elio DI Rupo de diriger un gouvernement après une longue crise politique, comme celle, de Charles Michel dans les circonstances actuelles.  

Ne croyez-vous pas que ce type de question peut aussi être posée à de nombreux bourgmestres concernant la gestion de leur ville? Bien à vous.

        Nous n’ajouterons aucun commentaire à ces propos laissant à chacun sa réflexion ! 

 

23:40 Écrit par Pierre André dans Actualité, Media, Politique | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

jeudi, 13 novembre 2014

À noms de dieux, le 15 novembre, REZA, le photographe de l’âme.

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        Pour la première fois depuis sa création, noms de dieux reçoit (1) un photojournaliste, Reza Deghati mieux connu sous le nom de REZA. Originaire de Tabriz, une ville de plus d’un million d’habitants, chef-lieu de la province de l’Azerbaïdjan oriental, au nord-ouest de l’Iran, Reza est architecte de formation.

        Adolescent, au lycée il crée un journal L’Envol dans lequel il évoque la misère ambiante. Sitôt paru, la direction du lycée confisque tous les exemplaires et les déchire. Sous Mohammad Reza Chah Pahlavi, officiellement, il n’y a pas de misère. Reza est réprimandé. Il ne promet toutefois pas de s’amender. Jeune étudiant, il récidive. La misère du peuple – surtout celles des enfants - coexistant avec l’opulence indécente du pouvoir en Iran le révolte. En 1974, il est arrêté pour militantisme artistique contre le Chah par la SAVAK, organisme de police politique. Il est emprisonné durant trois ans dont cinq mois de torture.

        Il évoque, pour la première fois, un épisode de cette torture dans noms de dieux. Sous la direction du Guide de la Révolution, Rouhollah Khomeiny, la République islamique traque les membres de la SAVAK. En sa qualité de photographe du magazine Newsweek, Reza est convié à une conférence de presse où sont présentés des membres de la SAVAK. Reza reconnaît l’un de ses tortionnaires. À la fin de la réunion, Reza lui tend la main en l’appelant sous son nom de code. Ce geste a joué un rôle majeur dans la vie de Reza qui, en 1981, choisit l’exil. La tyrannie de la République vaut celle de la monarchie !  

        Le monde est mon champ de vision déclare Reza qui travaille pour les titres de presse les plus célèbres de la planète. Aux USA, la National Geographic Society – société savante fondée en 1888 – le reçoit comme membre en 1991. En préface d’une exposition de ses photos dans les Jardins du Luxembourg, à Paris, Reza écrit : les chemins multiples que j’ai pris depuis trente ans, m’ont conduit à la rencontre d’enfants, de femmes et d’hommes dont les destins, uniques, m’ont marqué. Proche de chacun d’eux, au point de sentir leur souffrance comme leur joie, j’ai raconté grâce à cet alphabet universel qu’est la photographie, leurs mémoires d’humains pris dans la tourmente du monde.

        Convaincu que les peuples n’avancent vers la paix que via la liberté d’opinion, d’expression, Reza a fondé en 2001, l’ONG internationale AINA qui a, dans ses objectifs, la formation aux techniques de la communication les jeunes et les femmes. Cette ONG est notamment active en Afghanistan.

 

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(1)    REZA, le photographe de l’âme - Diffusion  le samedi 15 novembre 2014 sur « la deux » vers 22h50. Rediffusion dans la boucle de nuit  sur « la deux » du mardi 18 au mercredi 19 octobre  vers 0h40. Sans oublier, la possibilité de voir l’émission durant une semaine sur le Net, en cliquant sur www.ladeux.be/revoir

 

Selfie REZA et Pierre André         Copyright Webistan

21:37 Écrit par Pierre André dans Actualité, Art, Culture, Spiritualité, Télévision | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mardi, 11 novembre 2014

14 novembre 2014 : Centenaire du Corps consulaire de la Province de Liège.

        La première phrase du préambule de la Convention de Vienne sur les relations consulaires rappelle que depuis une époque reculée, des relations consulaires se sont établies entre les peuples. Le préambule se dit persuadé que la Convention va contribuer à favoriser les relations d'amitié entre les pays, quelle que soit la diversité de leurs régimes constitutionnels et sociaux. Parmi les nombreuses fonctions imparties aux consuls figure notamment celle de prêter secours et assistance aux ressortissants, personnes physiques et morales, de l'État d'envoi.

        Trois mois, jour pour, après le massacre de la place de l’Université en août 1914, les consuls en poste à Liège – une quarantaine – se rassemblent afin d’unir leur force sous la présidence de Gustave Ghilain, consul des États-Unis Mexicains. Dans un discours mémorable prononcé le samedi 8 mars 1919, celui-ci a fait le bilan de l’action des consuls durant le conflit. Nous devons pourtant constater que les autorités occupantes nous ont reconnu, pour nous et pour nos nationaux, certaines prérogatives que nous avons obtenues en nous appuyant les uns sur les autres. Le Président Ghilain de mettre en exergue certaines actions en faveur de la Belgique telle celle du consul des Pays-Bas neutres au conflit ;  En s'appuyant sur les textes en vigueur, Mr Oudenne a su empêcher les charbons belges de passer en Hollande et que les graviers prétendument destinés à la réfection de nos routes, soient dirigés au front pour servir à la construction et à la consolidation des tranchées allemandes.

        Conscient de l’importance représentée par ce Cercle consulaire appelé par la suite Corps consulaire de la Province de Liège, son Bureau – le Doyen, Fernand Goffioul (Espagne), le Vice-Doyen Sidi Nour El dine El Alaoui (Maroc), le Secrétaire Général Didier Bronne (Norvège) et le Secrétaire Général adjoint Jean-Marie Roberti (Mexique) – a décidé de marquer le Centenaire de leur institution d’un éclat tout particulier.

        Sous la Présidence d’honneur de Dimitris Avramopoulos – Commissaire européen aux Migrations et Affaires intérieures – et de Didier Reynders – Ministre des Affaires étrangères -, tous deux anciens consuls à Liège, la journée du Centenaire, le vendredi 14 novembre 2014, met en valeur les divers atouts du Pays de Liège. Atouts économiques, patrimoniaux, culturels et institutionnels – Wallonie, Université, Province, Ville – sont présentés aux 21 ambassadeurs de 20 pays par les 52 membres du Corps consulaire de la Province de Liège.

        21 ambassadeurs de 20 pays, le rapport peut sembler bizarre à première vue. Mais il convient de se souvenir que Bruxelles, capitale du Royaume, est aussi le siège de l’Union Européenne, de l’OTAN, institutions auprès desquelles sont accréditées diverses délégations dont le chef a rang d’ambassadeurs. C’est notamment le cas de la Finlande qui dépêche à Liège S.E. Per-Mikaël Engberg, ambassadeur auprès du Roi et S.E. Madame Pia Rantala, ambassadeur auprès de l’OTAN. Pour être précis et un rien people, Per-Mikaël et Pia sont époux. Per-Mikaël confesse il nous est particulièrement important de pouvoir profiter pendant nos vacances d’été de notre chalet situé dans l’archipel de Turku ; quant à l’hiver, nous nous sommes habitués au fil des ans à passer une semaine de ski dans les Alpes.

        Le public est convié à visiter une exposition en la Salle des Professeurs (1) où sont présentés la plupart des 46 pays qui ont fait choix permanent de la Province de Liège à travers les 52 personnalités du Corps Consulaire centenaire. Le public est également invité à 15 heures, à la Salle Académique de l’Université de Liège pour y entendre notamment Paul Delforge de l’Institut Jules Destrée retracer l’histoire consulaire au Pays de Liège.

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(1)    Exposition accessible de 10 à 18h le 14 novembre 2014.

16:12 Écrit par Pierre André dans Actualité, Liège, Université | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

dimanche, 09 novembre 2014

Jupille, une commune comme une autre en 14-18... mais une expo à voir !

        Douze siècles après avoir été cité dans un document sous le nom de Jopila, l’entité de Jupille a connu les affres de la première guerre mondiale. Aujourd’hui, une expo (1) relate le quotidien des Jupillois demeurés à Jupille ou exilés en Angleterre, en Hollande durant le conflit ainsi que le sort des prisonniers et des condamnés par l’occupant.

        En Angleterre, une amitié centenaire s’est établie entre la famille jupilloise et la famille Boyes, invitée d’honneur à l’inauguration. C’est également dans ce pays que s’est arrêté l’exode d’autres Jupillois, les Vandersmissen. Conviés par Henry Ford à séjourner aux USA le temps du conflit, ils n’ont pu franchir l’Atlantique. Henri Ford dégotte un job pour le chef de famille et le charge d’accueillir les autres Belges qui rejoignent la Grande-Bretagne.

        Bien d’autres anecdotes ont été recueillies  par la Commission d’Histoire locale de Jupille (C.H.L.J). Ainsi sont évoqués les Piedboeuf  lancés dans la chaudronnerie en 1812  et devenus un des leaders européens au 19ème siècle. Puis, en 1853, une branche de la famille opte pour la brasserie qui se crée un nom sur le marché régional. Les réquisitions de l’occupant la ramènent au niveau d’une petite brasserie locale.

        Ainsi, est exposé un exemplaire de La Meuse du mercredi 5 août – édition blanche du matin, le quotidien édite, en effet, uniquement avec d’autres articles une édition verte en fin d’après-midi. En première page, un texte signé GEO envoyé spécial à Visé relate dans le détail son voyage à vélo. Arrêté par les Uhlans qui l’obligent à abandonner son cycle, le journaliste poursuit sa route à pied encadré de deux Uhlans qui ne disent mot. Arrivé à Visé, le journaliste dépose, toujours sous la garde des Uhlans silencieux, le message au café. Le trio reprend, à pied, la route en direction de Liège. Arrivé au point de la rencontre initiale avec les Uhlans, ceux-ci lui permettent de récupérer sa bicyclette. Et GEO de pédaler à toute vitesse car il doit rédiger son article. Curieusement dans celui-ci, il ne pipe mot de ce qui s’est passé à Visé, le 4 août, où à 13h15, venant de Mouland à vélo, cinq gendarmes belges commandés par le maréchal des logis Auguste Bouko aperçoivent, à hauteur du collège Saint-Hadelin, les troupes teutonnes. Sans hésiter, les cinq gendarmes font feu sur elles. Combat inégal. Bouko meurt ainsi que Jean-Pierre Thill.

affiche expo 14-18  3

(1)    Foyer culturel de Jupille-Wandre  - 2 rue Chafnay, 4020 Jupille - 6 et 13 novembre de 16 à 20h - 8, 9, 15 et 16 novembre de 14 à 17h.

20:08 Écrit par Pierre André dans Actualité, Culture, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

jeudi, 06 novembre 2014

Forum des journaux de langue françaises édités dans les pays arabes;

        Les 29 et 30 novembre se tiendra à Dakar le XVème Sommet des chefs d'État et de gouvernements de la Francophonie. En prélude à ce Sommet, fin de semaine dernière, s’est tenu à Beyrouth, un Forum des journaux de langue française édités dans les pays arabes. Cette presse qui va des quotidiens tels El Watan en Algérie, La Presse ou Le Temps en Tunisie, L’Orient-Le Jour au Liban, L’Économiste au Maroc à plus de cent-cinquante publications dont Al Arham Hebdo en Égypte joue un rôle important pour la sauvegarde de la langue française dans ces régions. Cette presse défend également les valeurs démocratiques et professionnelles.

        Cette presse francophone a généralement une liberté de ton supérieure à la presse arabe comme l’a reconnu au Forum, Hicham Mourad d'Al Ahram Hebdo. Il est vrai que lire dans El Watan ces lignes de l’avocat, ancien ministre, Abdennour Ali Yahia  L’Algérie indépendante est devenue une copie de l’Algérie coloniale, et le pouvoir est revenu à la cécité politique des colons.(…) Qui savait en avril 1999, quand Bouteflika s’est accaparé du pouvoir, puis de tout le pouvoir, qu’il ferait de l’Algérie une république bananière ? a de quoi surprendre qui connaît un peu l'Algérie. Son ministre de la Communication, Hamid Grine a dans son objectif de revoir - dans un certain sens - la liberté de presse octroyée à divers médias non officiels !

        La presse francophone éditée dans les pays arabes connaît moult difficultés dont certaines sont communes à l’ensemble de la presse dans le monde. Certaines sont liées aux crises politiques et économiques que connaissent les pays de ces régions. Aussi pour mettre fin ou du moins atténuer la régression, les éditeurs envisagent de créer une structure commune capable de défendre leurs intérêts moraux et matériels. Les participants comptent mettre en place avec l'appui de l'OIF (Organisation internationale de la Francophonie), une plateforme régionale commune qui sera alimentée par des articles dans les différents médias en vue d'augmenter leur visibilité et de mettre en valeur la qualité de leurs productions journalistiques.

 

22:54 Écrit par Pierre André dans Actualité, francophonie, Media | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

lundi, 03 novembre 2014

Le programme de novembre au Théâtre de l'Etuve.

        À l’affiche du Théâtre de l’Étuve en ce mois de novembre, quatre spectacles. Le premier n’est autre que du Jean Genet, un auteur qui a fait scandale au milieu du siècle dernier. Excrémentiel à en croire François Mauriac, génial selon d’autres dont Jean Cocteau. Jean-Paul Sartre lui a consacré un livre Saint Genet, comédien et martyr. Charlotte Chantrain et Céline Charlier sont les interprètes de la pièce Les bonnes (1)  qui suscite le rire alors qu’elles s’entrainent à tuer.

        Les trois autres spectacles de novembre à l’Étuve relèvent de la musique – rien de tel pour se délivrer de la tristesse du onzième mois. Le 15 novembre, jour de la fête de la Dynastie qui coïncide avec celle de la Communauté germanophone du pays, le trio celtique de Luc Pilartz avec violon, accordéon et vielle à roue entraîne le public dans les musiques d’Irlande et d’Écosse.

        Le Liégeois Luc Baba avec la complicité de Quentin Bernard, Brésilien d’origine, offre un spectacle intelligent, humain, sensible (…) pratique un humour parfois grinçant mais toujours juste (2). Enfin, concert de Patrick Jania accompagné à la contrebasse par Yves Billoin. De guitariste, Patrick Jania est à la chanson de ses propres textes qui révèle une passion pour la langue française. Un récital qui vaut la peine de découvrir (3).  

        À l’Étuve, les comédien(ne)s sont sur le pont pour la création en décembre d’une pièce de Claude Yon, Hello Alice. Dans une vie précédente qui s’est arrêtée en 1997, Claude Yon s’est spécialisé dans la gestion et le marketing industriel. Depuis, il vit de sa plume : 15 pièces de théâtre, 4 romans.  

 

(1)    Les bonnes - 7 et 8 novembre : réservation par courriel reservationetuve@gmail.com ou par SMS au 0492/56 29 10.

(2)    Tu parles – 21 et 22 novembre : réservation par courriel reservationetuve@gmail.com ou par SMS au 0492/56 29 10.

(3)    Patrick Jania – 28 et 29 novembre : réservation par courriel reservationetuve@gmail.com ou par SMS au 0492/56 29 10.

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dimanche, 02 novembre 2014

La chronique de Marcatchou : UNE PLACE AU SOLEIL (3)

UNE PLACE AU SOLEIL (3)

        Les avatars de la place de l’Yser Depuis le régime français qui a balayé les corporations et les ordres religieux, une Commission des Hospices Civils gère l’assistance aux pauvres et aux malades. Je vous fais grâce du demi-siècle de palabres, rapports, projets et contre-projets qui, au temps de Malvoz opposèrent souvent les administrateurs de Bavière aux professeurs de la Faculté de Médecine sur l’opportunité de construire ailleurs un nouvel hôpital ou d’agrandir l’ancien.

        Le 26 septembre 1895, les sœurs hospitalières (les Augustines de Bavière), l’aumônier, les infirmiers, garde-malades et gardes de nuit, les jardiniers, le maréchal-ferrant, le palefrenier et lacouturière quittent officiellement « li vî Bavîre ». Une page se tourne…

        En passant rue Ernest de Bavière, arrêtez-vous devant la façade Art Nouveau de l’immeuble n°9 :à hauteur du deuxième étage, un panneau fait de carreaux de céramique montre, en l’idéalisant quelque peu, le « palais d’Outre-Meuse » qui se dressait encore à deux pas de là, en 1903, quand le propriétaire fit construire son immeuble.

        Bien avant l’exode du personnel et des malades vers le nouvel hôpital, aux anciens prés Saint-Denis, la sauvegarde de la maison Porquina vait agité l’opinion. Animée par l’historien Charles-J Comhaire, la société « Les Amis du Vieux Liège » avait lancé une pétition  et remué ciel et terre pour obtenir la conservation de la fameuse « mohone di marbe ». En 1897, il insistait dans la presse sur l’importance artistique et historique du bâtiment : « Les locaux pourraient être appropriés à peu de frais à de nombreux services communaux. (…) Dans les 2 grandes salles du vieil hôpital d’Ernest de Bavière et dans la chapelle du chanoine Didden, un magnifique musée de tableaux et d’estampes, etc.

C’était trop beau, trop simple, trop cohérent, trop avantageux… Le combat pour la Maison Porquin fut exemplaire et vain. L’institut Archéologique Liégeois, la Commission des Monuments, la presse unanime, des groupements artistiques, des associations locales se dressèrent sur la route des vandales officiels. Peine perdue. L’échevin des travaux laissa aux intempéries le temps de ruiner l’édifice. Un jour, on devait s’apercevoir que la pauvre Maison Porquin constituait un danger pour la sécurité publique. Air connu

MARCATCHOU

 

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00:05 Écrit par Pierre André dans Actualité, Liège | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg