mercredi, 31 décembre 2014

Hubert Grooteclaes, l'autodidacte d'Aubel, créateur de l'école liégeoise de la photographie universellement reconnue !

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        Deuxième rétrospective à Liège de l’œuvre  du photographe Hubert Grooteclaes (1). La première a eu lieu, il y a plus d’un quart de siècle, en 1987, en la salle Saint-Georges. À l’époque,  Grooteclaes a déclaré : Rétrospective ? Une façon agréable de sentir que l'on devient vieux. Aujourd’hui, sa voix d’outre-tombe dit : Rétrospective ? Une façon agréable de sentir que l'on reste jeune !

        Outre ses deux rétrospectives liégeoises, l’artiste a, à son actif, 102 expositions. Je ne tiens déjà pas compte des expositions de groupe. C'est ridicule. Je ne tiens compte que de mes expositions personnelles (…) Je suis un orgueilleux, ça sûrement …c'est pas un défaut.

        102 expositions, un peu partout dans le monde, notamment à Paris, Londres, Turin, Washington, Tokyo, Hiroshima, Lille (Festival anarchiste).  Une morale de l'anarchie ne peut se concevoir que dans le refus. C'est en refusant que nous créons. Je vous parlerai plus volontiers de beauté que de technique. C'est pour moi l'essentiel. Elle me permet de sublimer l'ordinaire en marge des conneries quotidiennes. Je m'efforce toujours d'asseoir la photographie comme une fête de l'intelligence.

        Pour ses vingt ans, sa maman offre à son fils, orphelin de père dès l’âge de six ans, un Zeiss Ikon. Depuis la fin de sa poésie au collège Saint-Hadelin, à Visé, Hubert Grooteclaes assiste sa maman, fromagère à Aubel. Il continue d’exercer ce métier jusqu’à ses vingt-sept ans. La photo est son hobby.  Il en fait son boulot, son art.

        Le 14juillet 1963, son ami Léo Ferré  (2) le qualifie l’homme avant le déclic, pour être le vol avant l’oiseau qui doit sortir forcément de vos boîtes amicales.Vingt ans plus tard, le Liégeois Joseph Orban écrit : quand Grooteclaes déclenche son obturateur, ce n'est pas une machine qui bâille, c'est un cœur qui impressionne la lumière. Des mots qui font mouche auprès d’Hubert Grooteclaes ; Je crois qu'un artiste demande à être aimé. C'est tout (…) déjà de rencontrer des gens qui aiment bien ce que vous faites, c'est agréable.

       Le paradoxe de Grooteclaes, l’autodidacte, c'est d’être à l’origine de l’école liégeoise de la photographie en enseignant à l’École Supérieure des Arts Saint-Luc de Liège. La prise de vue, c'est vite fait (…) C'est alors que c'est difficile. Après, c'est tout noir, tout seul dans le noir. Recommencer, ne jamais être content. De ses étudiants, Grootclaes demande qu’ils soient passionnés (…) J'essaie qu'ils aient un jugement juste pour la photo. Et ça, c'est déjà difficile. Il faut savoir ce qui se fait un peu partout. Il faut s'être trompé très souvent et se remettre en question, toujours. Ne jamais être sûr de soi...  j'essaie que mes élèves puissent montrer leurs photos à Amsterdam, à Milan, à New-York sans qu'on leur rie au nez. C'est difficile, mais c'est comme ça. Autrement, si vous voulez plaire à Amay, ou à Houtsiplout, c'est facile: il ne faut pas surprendre.

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(1)  Rétrospective Hubert Grooteclaes – Grand Curtius, Féronstrée 136 – Jusqu’au 8 février 2015 – fermé le mardi

(2)  Apéro littéraire musical, le 16 janvier 2015, 18h – Grand Curtius - Erno le Mentholé face à Léo Ferré

      Hommage à Léo Ferré, le 18 janvier 2015, 20h30 - Théâtre de Liège - Relecture d’œuvres de Ferré en jazz par Gianmaria Testa, Paolo Fresu, Roberto Cipelli, Attilio Zanchi, Philippe Garci - Réservation Aquilone 0496 21 50 46 et Théâtre de Liège 04 342 00 00 - PAF 25 €

 

 

 

18:00 Écrit par Pierre André dans Actualité, Art, Culture, Liège | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mercredi, 24 décembre 2014

Bravo les neveux ... un cinquième magasin ANDRÉ à Embourg, Voie des Ardennes.

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        En 1928, Alphonse André et son épouse Laurence ont quitté Rettigny, leur village natal des Ardennes pour le 37 en Gérardrie, à Liège. Ils y ouvrent un commerce d’alimentation. Installé à proximité des grands magasins Vaxelaire et Grand Bazar, Papa et Maman innovent. À la demande du personnel de ces entreprises – en majorité des jeunes femmes – ils préparent des tartines beurrées et garnies de jambon. À l’époque, ils sont l’unique magasin liégeois à offrir ce type de service à la clientèle.

        Durant la guerre, Papa et Maman traversent des années noires. En effet, ils se contentent  de délivrer – moyennant des timbres de ravitaillement - des aliments rationnés. Après la guerre, la relance a été lente car des mesures de restrictions ont perduré. Le ministère du ravitaillement a subsisté jusqu’en novembre 1948.

        Mon frère Henry, actif dans les associations  de commerçants, a succédé à Papa. Ensuite, mes neveux Étienne et Luc ont repris l’entreprise et ont essaimé en ville. Gardant le magasin en Gérardrie, ils ouvrent à l’identique des commerces d’alimentation rue Saint-Paul, rue Puits-en-Sock et rue Saint-Gilles (cfr Liège 28 25 novembre 2006).

        Récemment, en entrepreneurs dynamiques, ils ont  installé, extra-muros,  un cinquième magasin presque à l’identique. La porte d’entrée est placée au milieu et non à droite de la vitrine.  Comme le 37 en Gérardrie, le nouvel établissement est proche d’une grande surface, le Carrefour market  d’Embourg et est situé, au 62  …Voie des Ardennes !

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10:00 Écrit par Pierre André dans Actualité, Economie, Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

dimanche, 21 décembre 2014

Suspense : quelle sera la personnalité de Liège 2014 ?

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        La parité homme/femme n’a pas été respectée par les organisateurs de la 27ème édition de l’élection du Liégeois de l’année 2014 qui ont soumis aux suffrages 6 femmes face à 24 hommes. 20% de nominées alors qu’elles sont majoritaires (50% 70) au sein de la population de la ville de Liège en 2013.  

        Il est vrai que l’appellation datant du siècle dernier est demeurée la même au fil des ans alors que diverses modifications ont cependant été apportées au long du temps.

        Le changement le plus important de cette année a été l’introduction d’une nouvelle catégorie regroupant des personnalités éminentes du commerce. Dans cette catégorie, les femmes l’ont emporté nettement. Parmi les six noms proposés – 2 hommes, 4 femmes -, les électrices et électeurs ont amené en finale du scrutin trois femmes dont l'une sera LA Liégeoise de l'année 2014 dans sa catégorie. À moins que le jury des médias ne la consacre LIÉGEOISE DE L'ANNÉE 2014 ...

        Autre enseignement à retirer de la 27ème  édition, l’élimination de grosses pointures nominées qui, pourtant, ont cherché à mobiliser leurs réseaux en vue, légitime, de s’assurer leurs votes quotidiens.  It's a game !

12:17 Écrit par Pierre André dans Actualité, Liège | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

samedi, 13 décembre 2014

Les autorités de l'Université de Nanterre : de 68, elles n'ont rien appris même si elles feignent d'oublier !

        En ce qui concerne la vie quotidienne comme on dit prosaïquement, l’Université de Nanterre n’a guère progressé entre 1968 et aujourd’hui  En mars 68, le vendredi 22, des étudiants auxquels les autorités universitaires interdisent d’aller dans les chambres des filles à la résidence universitaire se sont insurgés. Le mouvement dirigé par un juif allemand a pris une ampleur bien connue.

        Le meneur dit Dany le Rouge devenu au fil des années Dany le Vert, Dany l'Européen, jouant un rôle central dans l'émergence d'un mouvement vert européen influent a été, ce jeudi, récipiendaire d’un doctorat  honoris causa de cette Université dont Cohn-Bendit a été le plus important contestataire.

        Aujourd’hui, l’Université de Nanterre interdit à ses étudiants d’utiliser les ascenseurs. Ce privilège est strictement réservé aux professeurs ! 

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22:35 Écrit par Pierre André dans Actualité, Université | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mercredi, 10 décembre 2014

Invitée d'Edmond Blattchen, le 13 décembre, Stéphanie Janicot, auteure de la Mémoire du Monde.

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         Sous le règne d’Aménophis III, la romancière française Stéphanie Janicot fait naître Mérit-Sophia, l’héroïne de sa trilogie La mémoire du monde. Dotée de l’immortalité, Mérit-Sophia traverse trois millénaires et rencontre nombre de dieux.

         Quoi de plus naturel qu’Edmond Blattchen – producteur de noms de dieux – reçoive l’ancien mannequin breton – née à Rennes la veille de 68. D’autant qu’en janvier 2015, parait  son essai intitulé  Dieu est avec vous … (sous certaines conditions) (1) à propos duquel Stéphanie Janicot déclare heureusement, j'ai une certaine capacité à faire les questions et les réponses. Autrement dit, je peux donner mes mots à Dieu, puisqu'Il en manque (.. .). Dieu n'est pas bavard, mais il a accepté que je le sois pour deux. Merci.  

        Stéphanie Janicot, invitée de noms de dieux (2) a choisi au chapitre image de l’émission : le bulldozer charriant les cadavres, extrait de Nuit et Brouillard. Au chapitre objet, elle présente celui qu’elle porte d’habitude à son majeur, une bague. Cette bague a toute une histoire qui en fait sa valeur.

        En fin d’émission alors qu’Edmond Blattchen remercie Stéphanie Janicot d’être venue sur le plateau de noms de dieux, celle-ci le félicite remarquables lectures et remarquables questions!

 

(1)    Dieu est avec vous … (sous certaines conditions) – Stéphanie Janicot – Albin Michel – à paraître le 11 janvier – 72 pages.

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(2)    Diffusion  le samedi 13 décembre 2014 sur « la deux » vers 22h45. Rediffusion dans la boucle de nuit  sur « la deux » du mardi 16 au mercredi  17 décembre vers 0h30. Sans oublier, la possibilité de voir l’émission durant une semaine sur le Net, en cliquant sur www.ladeux.be/revoir

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21:50 Écrit par Pierre André dans Actualité, Culture, Littérature, Religion, Spiritualité, Télévision | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

samedi, 06 décembre 2014

chi va piano va sano certes mais il faut aller vite avec les Amis de l'Orchestre pour acquérir le nouveau piano !

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        Le grand piano de concert Steinway de l’Orchestre Philharmonique Royal de Liège (OPRL) présente quelques signes de fatigue. Depuis 1992, il réjouit l’ouïe de tous les mélomanes qui fréquente la Salle Philharmonique du boulevard Piercot. Il a été décidé de le remplacer.

        Mais un nouveau piano coûte cher 100.000 €, une somme qui ne se trouve pas sous les pieds d’un cheval. Aussi Les Amis de l’Orchestre Philharmonique Royal de Liège ont décidé d’endosser le harnais pour soutenir  l'OPRL et témoigner une fois encore que l’amitié n’est pas un vain mot. Depuis leur fondation en 1988, ils ont déjà offert quelques 300.000 € à l’Orchestre de leur cœur.

        Durant la saison 2014-2015, les Amis de l’Orchestre (1) construisent le nouveau piano en proposant d’acquérir symboliquement des éléments constitutifs du nouveau. Ceci va de l’acquisition d’une des 52 touches blanches au coffre. Les prix varient. La touche blanche vaut 30 €, la noire 45€. Ceci va à l’encontre de la règle bien connue : une blanche vaut deux noires mais la relative rareté des touches noires – 36 – justifie le prix.

        La vente symbolique doit, selon nos calculs, rapporter 30.720€.  Chaque contributeur  qu’il ait acquis une touche, un marteau (80€), une pédale (500€), le tabouret (1.000€), le couvercle (3.000€), la table d’harmonie (5.000€), le cadre en fonte (8.000€) ou le coffre (10.000€) est invité pour un récital exclusif  lors de l’arrivée du nouveau piano. De plus, son nom sera cité dans les remercîments.

(1) Contact : Guy Delville, Président des Amis de l’Orchestre guy.delville@skynet.be  – BE70 1960 2954 3225

21:43 Écrit par Pierre André dans Actualité, Art, Culture, Liège, Musique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

lundi, 01 décembre 2014

À l'Étuve, en décembre, deux créations "Hello Alice" et "Les casse-pieds sonnent toujours deux fois".

       

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        Le mois de décembre est un mois d’effervescence au Théâtre de l’Étuve, 12 rue de l’ Étuve. Cela commence par la création de Hello Alice ! et se termine, la soirée de Réveillon de Nouvel-An, par une autre création,  Les casse-pieds sonnent toujours deux fois.

        Hello Alice (1) est de la plume de Claude Yon, auteur dramatique contemporain, qui retrouve le personnage vedette de Lewis Carol en une adulte bien séduisante. D’autant qu’elle a conservé toutes les qualités de l’Alice enfant. Elle est courtoise, curieuse extravagamment curieuse, patiente, attentive.Bref, un amour de petite fille. Claude Yon retrouve dans son Alice adulte tout le sens de la satire que Lewis Caroll est parvenu à mettre dans son œuvre à l’égard de ses amis. L’absurdité du monde est grande sans ébranler l’Alice adulte. Je suis en retard ! En retard ! En retard ! Mais non, Hello Alice est là.   

        Les casse-pieds sonnent toujours deux fois (2) est de la plume du Liégeois de John Grégoire – directeur-adjoint de l’Étuve. Selon l’auteur, chacun se retrouvera (s’il est honnête) ou reconnaitra quelqu’un (s’il l’est un peu moins),tour à tour dans le rôle de la victime ou du casse-pied dans une cascade de situations quotidiennes qui font que la vie est loin d’être un fleuve tranquille. Qui dit Réveillon dit bulles et zakouskis. L’une et l’autre sont au rendez-vous.

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Anne Bellicano, Philippe Dengis, John Grégoire, Béatrice Lahaye dans HELLO ALICE

 

(1) Hello Alice – du 5 au 20 décembre, tous les vendredis et samedis 20h15 – 15€ et 13€ - réservation SMS 0492 /56 29 10 reservationetuve@gmail.com

(2) Les casse-pieds sonnent toujours deux fois – 31 décembre – 35€ - réservation et prépaiement indispensables BE27 7320 2709 4373

15:24 Écrit par Pierre André dans Actualité, Loisirs, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg