mercredi, 29 avril 2015

Un calendrier riche de jours fériés en mai, autant de raisons supplémentaires d'admirer les richesses du Château de HARZÉ !

       Si l’avènement de Charlemagne a laissé entrevoir un IXème siècle radieux dans nos régions, rapidement la population a déchanté. Les invasions normandes et hongroises ont amené les habitants de Harzé à se protéger en édifiant une maison forte sur un piton rocheux. L’histoire n’a pas retenu le nom du seigneur à la base du projet mais des historiens (1) se passionnent pour ce territoire.

        Enclavé dans la principauté de Stavelot-Malmedy, le pays de Harzé fait partie du comté devenu duché de Luxembourg qui ne sera Grand-Duché que réduit à son format actuel.  La guerre de Trente ans (1618-1648) qui divise l’Europe, pire la déchire, et oppose initialement catholiques et protestants, puis États à États,  joue un grand rôle dans l’érection du Château de Harzé.

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        Dès le début du conflit, tout comme  nombre de Wallons dont Ernest de Suys, le seigneur de Harzé Albert de Ligne s’est engagé dans les troupes catholiques sous commandement de Jean ‘tSerclaes en soutien de Ferdinand II. Tous bataillent tant et plus, ils sont à la Montagne blanche et en bien d’autres lieux. Ernest de Suys prend du galon au point  de devenir  général d’artillerie en tête de l’arsenal impérial. En avril 1629, l’empereur Ferdinand II de Habsbourg le nomme baron de Tourabel.

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        Un mois plus tard, Albert de Ligne vend la seigneurie de Harzé à Ernest de Suys, baron de Tourabel. Ce guerrier est aussi un entrepreneur et homme de goût. Il tient la première de ces vertus de son aïeul savoyard Guido Suisse qui, le premier édifie aux Pays-Bas des digues en plantant des pieux à l’aide de maillets et la seconde de son grand-père Jacques – Jacobus Susius - humaniste, poète latin, ami de Juste-Lipse.  Ernest de Suys entreprend de remplacer la maison forte par un château dans un style de Renaissance mosane, classé, en 1965, monument historique par  la Commission royale des Monuments et sites.

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        Le blason inspiré des ouvrages de l’aïeul figure sur les murs du château et la devise familiale imaginée par le grand-père Portat constantia palmam se retrouve sur un tableau représentant le comte Ernest de Suys. Car  la constance à guerroyer de celui-ci lui mérite ce titre de comte du saint empire romain  germanique  attribué par l’empereur Ferdinand III de Habsbourg, le lundi 11 avril 1639.  Tandis que le guerrier se déploie sur les champs de bataille, sa maman Georgine de Lynden veille à l’édification du château de Harzé. Château où le comte séjourne peu, il est toujours en guerre ! Il y trouve la mort le jeudi 3 août 1645 à Nördlingen où les troupes françaises emmenées par Condé et Turenne infligent la défaite aux troupes impériales. Le corps du comte est ramené de Souabe à Stavelot où Ernest de Suys a souhaité être inhumé.

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        Depuis 1973, la Province de Liège a acquis le château de Harzé et ses dépendances. Elle en a confié la gestion à une ASBL  DTLV  qui regroupe  les Domaines touristiques du Vallon de la Lembrée. Des dépendances, DTLV  en a fait le Musée de la meunerie et de la boulangerie (2) et du Château, un lieu luxueux de séminaires résidentiels (3). Une partie de caves voutées abrite un restaurant La Ptite Auberge  (4) qui dispose d’une splendide terrasse.

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        La P'tite Auberge  est une halte le dimanche à l’heure du goûter pour les promeneur(e)s de ce beau pays de Harzé célébré par le poète Lucien RadouxC'est Harzé la jolie au fil de ses virages / Qui gerbe la culture en prisme de mirage / C'est pavillonchamps et ses versants de clarté / Où le bonheur s'égaille en reflets d'aparté / C'est Fy la solitaire à l'abri de ses chênes / Qui sourit toute seule en silence et sans gêne / C'est Priestet la sainte assise au mamelon / Qui domine partout les ombres des vallons.

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(1)    Citons notamment le docteur Louis Thiry (Histoire de l'ancienne seigneurie et commune d'Aiwaille et de la région d'Ourthe-Amblève),  Amédée Pollet  (HARZE dans le passé ou mille ans d'histoire), Pierre Ninane (Harzé, mon village - http://harze.e-monsite.com)

(2)     De mai à octobre, dimanche et jours fériés 14-18h. Ajout du samedi,  en juillet et août,  ouvert  13-18h et démonstration par des artisans.

(3)    info@chateau-harze.be  - Tél. 32 (0)4 246 63 63 

(4)    La P'tite Auberge – Tél: 00 32 (0)4 246 63 53 - Restaurant du mercredi midi au dimanche soir (sauf samedi midi). 

09:25 Écrit par Pierre André dans Actualité, Europe, Gastronomie, Loisirs, Religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

dimanche, 26 avril 2015

Ce soir, le palmarès du 09e FIFPL, déjà un premier bilan ... et en avant pour le Xe ! En addendum, Palmarès intégral.

        D’ici quelques heures, le palmarès du 09ème Festival international du film policier de Liège (FIFPL) va être dévoilé. Pour l’instant, seuls les neuf membres du Jury présidé par José Pinheiro gardent le secret. Lors du bilan tiré, ce dimanche matin,  avec la presse, le jury s’est montré ravi d’avoir découvert l’aspect convivial de l’esprit liégeois. Le nouvel ambassadeur de la Province, Enrico Macias a placé La Cantina sur le podium des restaurants liégeois sélectionnés par le FIFPL, un Enrico Macias qui rêve de créer un couscous au sirop de Liège !

        Un Jury ravi d’avoir eu la chance de visiter en compagnie de Christophe Maheu l’hôtel de Bocholtz, Maison Internationale de Liège, un bâtiment du XVIème siècle de style Renaissance mosane. Acquis récemment par François Fornieri, CEO Mithra, devenu un des sponsors du FIFPL: c’est un honneur pour nous de pouvoir accompagner pour la première fois le rendez-vous cinématographique majeur de Liège, qui met à l’honneur notre cité et contribue à son rayonnement international.  

        Le 09ème FIFPL a soigné sa réputation jusque dans les détails. Au moins deux limousines affectées au transport du Jury portent sur leurs plaques d’immatriculation les lettres GDC (j’ai décès). Il y a peut-être crime dans le coffre comme le montre une scène du film polonais Jeziorak, opus en compétition !

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ADDENDUM : PALMARÈS DU 09ème FIFPL

 

LES INSIGNES DE CRISTAL 2015

  • PRIX DU MEILLEUR FILM ( GRAND PRIX DU FESTIVAL) : « THE MULE » d’Angus Sampson et Tony Mahony
  • PRIX DU MEILLEUR SCENARIO : « ELEPHANT SONG » de Charles Binamé
  • PRIX DU MEILLEUR COMÉDIEN : Angus Sampson pour le film « THE MULE » d’Angus Sampson et Tony Mahony
  • PRIX DE LA MEILLEURE COMÉDIENNE : Leven Rambin pour le film « 7 MINUTES »
  • PRIX DU JURY JEUNES : « DE BEHANDELING » de Hans Herbots
  • PRIX DU JURY JEUNE EUROPE : « ELEPHANT SONG » de Charles Binamé
  • PRIX DU PUBLIC ( Prix exceptionnellement attribué cette année à un documentaire ) : « JE SUIS FEMEN » d’Alain Margot
  • PRIX DU MEILLEUR DOCUMENTAIRE : « LA NEF DES FOUS » d’ Eric D’agostino et Patrick Lemy
  • PRIX DU MEILLEUR COURT MÉTRAGE : « VOS VIOLENCES » d’Antoine Raimbault
  • PRIX DE LA CRITIQUE – MEILLEUR COURT MÉTRAGE : « LES ECLAIREURS » De Benjamin Nuel
  • PRIX DU PUBLIC – MEILLEUR COURT MÉTRAGE: « VOS VIOLENCES » d’Antoine Raimbault
  • PRIX LITTÉRAIRE DE LA PLUME DE CRISTAL : « IMAGINE LE RESTE » de Hervé Commère
  • LE GAGNANT DU CARREFOUR DES COMÉDIENS : « Clément DEBOEUR »

16:36 Écrit par Pierre André dans Actualité, Cinéma, Liège | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

jeudi, 23 avril 2015

196ème invité de noms de dieux, l'émission de Blattchen, Robert STÉPHANE, AG honoraire de la RTBF, cofondateur de TV5, chargé de cours émérite de l'ULg.

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        Je suis un Peau-Rouge qui ne marcherai jamais dans une file indienne, ce vers d’Achille Chavée, Robert Stéphane – né Clausse – en a fait sa règle de vie. Il n’a jamais rejeté a priori un projet d’émission paraissant une tentative folle mais structurée avec intelligence. Pour lui, l'esprit d'un bon service public est de faire la pédagogie des enjeux par le spectacle. Clarifier le monde, le rendre compréhensible mais en utilisant le spectacle pour accrocher le spectateur.

        Acteur majeur dans l’audiovisuel belge – premier présentateur du JT à l’INR, chef du Centre RTB-Liège à 31 ans, administrateur-général de la RTBF, créateur de Vidéographies – Robert Stéphane l’est aussi sur le plan international. Il relance le CIRTEF, est à la base du CIRCOM, d’INPUT et est un des co fondateurs de TV5, première chaîne francophone à diffusion mondiale. Pour ce,  François Mitterand le nomme Chevalier de la Légion d’Honneur et lui remet personnellement les insignes à l’Élysée. Il a été président du Conseil d’Administration d’OBN, chaîne de télévision multiethnique à Sarajevo. Licencié en sciences sociales de l’ULB, il a enseigné à l’INSAS et à l’ULg, il a été chargé du cours de la sociologie des media.

        Convaincu que notre monde est un vrai village, se défendant d’être un philosophe, simplement un journaliste et gestionnaire, Robert Stéphane est l’invité du prochain  noms de dieux (1). Un noms de dieux conçu par Edmond Blattchen à travers un système de chapitres introduits par des concepts, des objets, des textes, des images. Procédé qui permet  de relancer l'interlocuteur interviewé et de fixer le spectateur sur des sujets difficiles mais cruciaux.

        Ainsi, le titre - noms de dieux !? - permet de découvrir  l’athéisme héréditaire et l’attachement à une laïcité ouverte de Robert Stéphane.  Ainsi, le symbole – un smartphone – permet de découvrir un passionné des progrès fulgurants des techniques  de communication modernes, conscient des manipulations auxquelles elles nous exposent tous désormais. Ainsi, le pari – le progrès – permet de découvrir  le sens de la responsabilité, de la résistance, de la sérendipité en sorte que le pire n’est pas sûr !

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(1) Diffusion  le samedi  25 avril 2015 sur « la deux » vers 22h45. Rediffusion sur « la deux » dans la boucle de nuit du 29 au 30 avril. Sans oublier, la possibilité de voir l’émission durant une semaine sur le Net, en cliquant sur www.ladeux.be/revoir

08:07 Écrit par Pierre André | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

lundi, 20 avril 2015

Au 09e Festival international du film policier de Liège, il y a à voir ... plus de 55 heures de film !

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        Sept jurys pour le neuvième Festival international du Film policier de Liège (FIFPL). Il y a le Jury officiel présidé par le réalisateur José Pinheiro. Il y a le Jury jeune présidé par Amélie Dethier. Il y a le Jury Jeunes européens présidé par Amir Ben Abdelmoumen. Il y a le Jury documentaire présidé par Philippe Moureau. Il y a le Jury littéraire présidé par Jean-Baptiste Baronian. Il y a le Jury court-métrage présidé par Isabelle de Hertogh. Il y a le Jury de la critique sans présidence mais point anar pour autant. Au total, dans les sept jurys, il y a quarante-quatre membres dont vingt-quatre femmes et vingt hommes. Deux jurys sont unisexes : le Jury jeune, exclusivement féminin – en commémoration du quarantième anniversaire de la femme est l’avenir de l’homme de Ferrat ? – tandis que le Jury littéraire est strictement macho !

        Le FIFPL offrent à ses spectatrices et spectateurs l’occasion de visionner quarante et un films en provenance de quatre continents. Seule l’Afrique fait défaut. En faisant l’impasse sur le dessin animé japonais Sherlock Holmes dont la durée nous est inconnue, voir tous les films projetés prend, les yeux rivés constamment sur le grand écran du Palace, cinquante-six heures dix-sept minutes dix secondes très exactement.

        Mais le FIFPL ne se limite pas au cinématographe sensu stricto. Outre les galas d’ouverture et  de clôture qui voit la remise des Insignes de Cristal, il y a également l’attribution à un(e) comédien(ne), par un huitième Jury, de trois ans de cursus au Cours Florent à Paris ou à Bruxelles. Il y a également, dans les locaux de la Cour d’Assises de Liège, la reconstitution du procès d’Angèle Laval, le corbeau de Tulle. Il y a également les rencontres du Festival consacrées à la graphologie, au maquillage du crime, à la détection du mensonge, à Oxana Shachko, une Femen. Il y a également la Plume de Cristal décernée à un roman policier, normal pour un festival dans la ville natale de Simenon. Il y a également un hommage au cinéma asiatique. Il y a également un séminaire de l’imaginaire. Il y a également des animations prévues par la police locale de Liège. Bref, c'est un Festival international du film policier aux nombreuses pistes à exploiter.

 

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dimanche, 19 avril 2015

En moins de quatre mois, plus de vingt représentations de "L'Emmerdeur" à la Compagnie royale du Théâtre Arlequin.

       D’une citation de Molière, le Théâtre Arlequin a fait sa devise : C'est une étrange entreprise que de faire rire les honnêtes gens. Pour ce qui est de faire rire les gens – honnêtes par définition -, la Compagnie royale Théâtre Arlequin réussit à merveille avec L’Emmerdeur  (1) de Francis Weber. Un auteur dont les comédien(ne)s de l’Arlequin ont déjà joué Le dîner de cons avec le légendaire François Prignon.

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        Le public le retrouve avec plaisir dans son rôle de photographe de chiens écrasés dans une presse merdique (Alexandre Tirelier), déprimé en suite du départ de sa femme Louise (Marie-José Delecour), suicidaire, emmerdeur attitré du tueur en mission Ralph Milan (Serge Swysen). L’interprétation de ce dernier est hallucinante tantôt  ange gardien de Prignon, tantôt aux prises avec les piqûres malencontreuses du docteur Wolf (Pierre Ligot) ou le revolver du policier (Franco de Bartolomeo). Quant aux mimiques du garçon d’étage (Jean-Marie Gelon) découvrant les situations équivoques de ses clients, elles sont indescriptibles.

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        Dans une mise en scène tout en finesse de Marcel Kervan utilisant avec intelligence le décor de deux chambres d’hôtel élaboré par Valérie Urbain, la pièce L’Emmerdeur fait un malheur et ce n’est que justice.

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(1)  Trois dernières représentations: vend. 24, sam. 25 avril à 20h30 et dim. 26 à 15h00 – PAF 20€ - Location : Billetterie Forum et Arlequin, 12 Pont d’Avroy, lundi au vend. 11-18h, sam. 12-18h, tél. 04 223 18 18 ou par Internet www.theatrearlequin.be

13:13 Écrit par Pierre André dans Actualité, Culture, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

vendredi, 17 avril 2015

Le rire est de mise au Théâtre de l'Étuve.

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        Après avoir présenté à l’Étuve en avant-première son nouveau spectacle Je suis Posture, Alain Posture y revient (1). Imitateur, chanteur et humoriste, Alain Posture est un Hennuyer qui n’a jamais ennuyé personne ! Il adore faire rire. Pendant dix-sept ans, il fait carrière à Paris dans les cabarets, au théâtre, à la TV. Depuis, une dizaine d’années, il se partage entre café-théâtre belges et français.  

       Son nouveau spectacle Je suis Posture est un mélange subtil d’imitation au service de la comédie en revisitant les grands classiques du cinéma français et de multiples escales en chanson. Le public rit de bon cœur convaincu que c’est pas parce qu’on n’a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule !…  et de rire à nouveau à gorge déployée...

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       Après Posture, le spectacle de l’Étuve est consacré à la magie avec les Stupidos Magicos (2). Inutile de préciser que le rire est à nouveau au rendez-vous.

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 (1) Sam. 25 avril, 20h15, dim. 26 avril,15h30 – Réservation : reservationetuve@gmail.com ou par sms au 0492/52910 - Paf : 15 € - Groupes, pensionnés et étudiants 12 €

      (2) Sam.9 mai, 20h15 - Réservation : reservationetuve@gmail.com ou par sms au 0492/56 29 10 - Paf : 7€ - Groupes, pensionnés et étudiants  5 €

14:00 Écrit par Pierre André dans Actualité, Culture, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

dimanche, 12 avril 2015

Y a-t’ il un mauvais sort lancé à travers le monde contre les capitales culturelles annuelles ?

           On souvient qu’à Mons, en 2015, une nouvelle gare signée Calatrava devait accueillir les millions de visiteurs. Ces visiteurs se contentent d’arpenter couloirs en tôle émaillés de moult escaliers en jouissant d’une vue imprenable sur un chantier en plein travail. Mons, Capitale culturelle européenne 2015 s’affaire encore sur d’autres projets ayant pris du retard.

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        À Constantine, ville algérienne nommée, en décembre 2012, Capitale de la Culture arabe 2015, nombre de projets prévus ont également pris du retard. Or, l’inauguration officielle a lieu le 16 avril. La presse algérienne s’inquiète. Dans son édition dominicale, El Watan écrit : pour les plus optimistes, ceux qui préfèrent voir la bouteille à moitié pleine qu’à moitié vide, ils éprouveront de la peine à trouver des choses positives à mettre dans leur escarcelle. Une pâle et budgétivore copie du Zénith, deux antres de la culture péniblement refaits, un théâtre réaménagé et d’innombrables taches noires. (…) Avec moins d’une dizaine de projets réceptionnés avant le jour J, nous sommes aujourd’hui bien loin des 75 projets annoncés au départ ! Cela dit, l’événement aura lieu avec ce qui a été achevé à la hâte, dans la précipitation avec toutes les inévitables malfaçons.

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        El Watan de préciser que le wali (gouverneur) a été le seul à avoir décidé du sort de la super cagnotte de 60 milliards de dinars (plus de 500 millions d’euros). Il avait reçu carte blanche pour tout orchestrer. Surnommée la ville des ponts, Constantine a été la cible des caricaturistes algériens dont les renommés Hic et Radje. Un des dessins de Hic représente deux sacs remplis de dollars reliés par un pont tandis que celui de Radje montre deux Constantinois sur un pont, l’un disant l’argent va couler à flot pour la Capitale de la Culture arabe, l’autre précisant sous les ponts !

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        La verve des caricaturistes algériens est la meilleure garantie de la concrétisation de la déclaration du ministre de la Communication, Hamid Grine qui voit dans Constantine, Capitale de la Culture arabe l’occasion de consacrer davantage la liberté d’expression.

20:57 Écrit par Pierre André dans Actualité, Culture | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg