vendredi, 29 mai 2015

En mai 2015: le grand flop de la presse gavée de sondages, le top de la sénatrice Fabienne Keller

        Un des moments forts de ce mois de mai s’est passé au lendemain des élections britanniques du 7 mai. Les résultats – majorité absolue des conservateurs au Parlement de Westminster, quasi-totalité des sièges dévolus à l’Écosse (59) obtenus par le NSP Scottish National Party (56) – ont démenti tous les commentaires de la presse tant britannique qu’internationale. La presse a eu le grand tort de s’appuyer sur les multiples sondages qui ont affirmé tout au long un conflit coude-à-coude entre travaillistes et conservateurs. La presse n’a pas informé ses lecteurs.

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         En revanche, les sénateurs français ont bien été avisés en chargeant leur collègue UMP Fabienne Keller de rédiger un rapport d’information (1) sur la place du Royaume Uni dans l’Union européenne. En ayant interrogé dix-neuf personnalités, Fabienne Keller a pu, sans être une Madame Soleil, déclarer à ses collègues de la commission des affaires européennes, à la mi-avril : il apparaît maintenant probable que  le  SNP  pourrait gagner  56   des 59 circonscriptions écossaises le 7 mai prochain. En plein dans le mille trois semaines avant les élections !

        Évoquant, dans même rapport, le Brexit dont se gargarise les commentateurs, Fabienne Keller a noté : il nous a été précisé que l’euroscepticisme était un sentiment très répandu, mais qu’il n’entraînait pas pour autant le soutien à  un quelconque « Brexit » dont le nom seul témoignerait de l’inventivité maligne de la presse dans ce domaine. En somme, beaucoup de bruit pour rien autour d’un concept embryonnaire et, dans certains cas, seul le plaisir de faire peur serait à l’œuvre.

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(1)    Rapport d’information n° 420 – Sénat session 2014-2015 – enregistré à la Présidence du Sénat le 16 avril 2015

Photos : La Présidente du SNP, Nicola Sturgeon, entourée de ses 56 élu(e)s à Westminster, devant le pont d'Edimbourg, capitale de l'Ecosse  -  Fabienne Keller, sénatrice du Bas-Rhin

08:00 Écrit par Pierre André dans Actualité, Europe, Media, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

lundi, 25 mai 2015

Le Corps consulaire de la Province de Liège à la rencontre de Lambert Darchis.

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        Le Corps consulaire de la Province de Liège (CCPLg) a célébré le centenaire de son existence en 2014 (cfr Liège 28 du 14/11/2014). Dès lors, il est permis de dire qu’il vient d’organiser, ce week-end d’Ascension, le premier voyage de son deuxième siècle. Destination Rome vu que sur les trente-cinq ambassadeurs choisis, depuis 1832, pour représenter la Belgique auprès du Saint-Siège, le poste, depuis novembre 2014, est dévolu à un Liégeois, Bruno Nève de Mévergnies. Pour la petite histoire, précisons que les relations diplomatiques entre les deux États ont été rompues par la Belgique de 1880 à 1885 à l’initiative du Chef de Cabinet et ministre des Affaires étrangères, le Liégeois Walthère Frère-Orban.

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         Outre des séances de travail au Ministère italien des Affaires étrangères, la Farnesina et à l’ambassade belge où le CCPLg a fait connaissance des consuls honoraires belges en Italie, le programme a inscrit la Fondation Lambert Darchis réservée  depuis 1696 aux artistes liégeois. C’est à ce collège que la ville de Liège doit presque tous les bons artistes, qu’elle a possédés et possède encore a estimé André-Modeste Grétry qui a été l’hôte en 1759 de la maison sise Via Monte d’Oro, acquise par les exécuteurs testamentaires de Lambert Darchis.

        Né à Milmort en 1625, Lambert Darchis se fixe très tôt à Rome où il amassa une fortune assez considérable en sa qualité d’agent de la cour selon la Biographie nationale. Celle-ci précise qu’il aimait les arts et appréciait ses compatriotes. Lambert Darchis, nature généreuse, par son testament du lundi 22 octobre 1696 crée un collège à Rome pour accueillir gratuitement, durant cinq ans  maximum, les jeunes liégeois, signalés pour leur aptitude pour les sciences et les beaux-arts.

       

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        Au 18ème siècle, les fonds ont permis d’héberger en permanence dix-huit personnes dont Jean-Noël Hamal, son neveu Henri Hamal, Léonard Defrance, André-Modeste Grétry, Joseph Dreppe. À la Révolution française, le collège est fermé mais des aides sont encore accordées. En 1823, le gouvernement des Pays-Bas reconnaît à la députation permanente du conseil provincial de Liège le droit de désigner les pensionnaires dont le nombre est de douze. En 1842, la députation permanente se plaint que les bourses Darchis soient administrées par des ecclésiastiques sous la surveillance de la cour romaine. Elle exige des administrateurs liégeois et refuse que des bourses soient accordées à des étudiants en droit ou en théologie. Rome fait le gros dos et conteste le droit de nomination à la députation permanente, lui concédant, tout au plus,  celui de faire des propositions. À la mi 19ème siècle,  un accord est trouvé, les administrateurs sont liégeois et les bourses partagées entre artistes et ecclésiastiques. Parmi les boursiers du 19ème, l’abbé Antoine Pottier, Louis Simonis, Adrien de Witte, Léon Mignon. Parmi ceux du 20ème, l’abbé Guillaume van Zuylen, l’abbé Éric de Beukelaer, Richard Heintz, Jean-Pierre Ransonnet, Maurice Musin.

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        Actuellement, au 21ème siècle, le siège de la Fondation Lambert Darchis est à Rome, 40 Via del Sudario, I - 00186 Roma, dans les bâtiments de la Fondation Saint-Julien des Flamands. Le conseil d’administration est présidé par un Liégeois, l’abbé Alphonse Borras, Vicaire général du diocèse de Liège. La Fondation Lambert Darchis est reconnue juridiquement par un acte authentique du 15 avril 2004. Cet acte précise l’objet social : la Fondation a pour fin d’offrir, selon ses facultés, par le moyen de bourses d’étude, la possibilité de bénéficier de tout ce que Rome représente en fait de richesse chrétienne et artistique, à de jeunes Liégeois désireux de compléter leur formation dans le domaine des sciences ecclésiastiques et des beaux-arts. Aucune bourse ne peut être octroyée cette année académique 2014-2015 par la Fondation, en raison des circonstances économiques actuelles et de travaux coûteux de rénovation de l’immeuble Via Monte d’Oro dont une façade arbore le perron liégeois.

 

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 Photos : ambassade belge auprès du Saint-Siège, testament de Lambert Darchis, fondation Saint-Julien des Flamands.

11:51 Écrit par Pierre André dans Actualité, Histoire, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

samedi, 16 mai 2015

LE 56ème FESTIVAL THÉÂTRAL DE SPA : D’ ÉCLAIRANTES ÉNUMÉRATIONS.

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        Le Festival de théâtre de Spa  se présente chaque année en communiquant une série de chiffres que l’on peut compléter, voire parfois rectifier au lieu de les arrondir : sa 56ème édition depuis 1959 (1) propose en  2015,  10.000 places  en six lieux et en dix jours afin de permettre à 73 comédiens (20 dont 7 musiciens  des Baladins du Miroir, 18 de deux productions de l’Atelier-Théâtre Jean Vilar et six nous venant des Pays de Loire, tandis que les 16 autres  spectacles - sur 20  soit   80%  de ceux-ci - ont ensemble  eu recours à 29 comédiens soit moins de deux en moyenne par spectacle) de jouer 44 fois 20 pièces dont quatre créations et trois spectacles venus de France dont celui (« sold out » c’est-à-dire complet en moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire) avec la triomphatrice  du Molière de la meilleure comédienne de l’année :  la Liégeoise Marie Gillain. On pourrait poursuivre  l’inventaire à la Prévert  en évoquant quatre rencontres, trois lectures, cinq spectacles de rue, six stages dont cinq pour des catégories de jeunes allant de 2 ans et demi à 17 ans ou bien encore un dîner spectacle, des formules Thermes-Théâtre etc….

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        Mais chez les lecteurs curieux les énumérations ne font l’objet d’appréciations qu’après comparaisons. Je lis ainsi qu’en 1961, le festival annonçait 26.252 spectateurs pour 39 représentations en  18 jours  par 37 comédiens résidant à Spa et 42 comédiens navetteurs . Ou bien que pour sa mise en scène de la création mondiale en langue française de la pièce magistrale de Bertold Brecht « Arturo Ui », Jacques Huisman avait employé trente six comédiens.  Quand fin 2002, Armand Delcampe  secondé notamment par le Bourgmestre Houssa obtint du Ministre libéral wallon de la Culture  Richard Miller, la signature d’un contrat-programme pour le Festival spadois, il put annoncer pour 2003, 88 représentations (le double de cette année) de 28 spectacles dont 8 créations en 16 jours… En 2006 on annonça même plus de 100 représentations !

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        Aujourd’hui, Cécile Van Snick nous écrit :  « Le contrat-programme signé en 2002 prévoyait un échelonnement de la subvention jusqu’ en décembre 2006 . Ensuite, nous avons eu droit à quelques indexations. Celles-ci s’arrêtent en 2011. En 2015, la subvention a été diminuée de 1%. Lorsque j’évoquais en conférence de presse le montant de 17.000 euros en moins pour l’artistique, c’était en additionnant l’ensemble des montants diminués cette année (aide de la Présidence de la Fédération, aide du Tourisme, diminution de la subvention de la Fédération, Arts & Vie,…)                

        La subvention de 173.525 euros  en 2002 a progressé de 38,6% en quatre ans pour atteindre 240.451 euros en 2006 mais la ministre  bruxelloise Fadila Laanan a refusé de renouveler le contrat-programme et s’est  contentée en huit ans d’une progression de 6,4%  (de 240.451 à 255.910 euros en 2011  montant maintenu sans indexation jusqu’en 2014 et abaissé en cette année 2015 à 253.351 euros). Nous connaissons l’impécuniosité de l’ex-Communauté française devenue une Fédération Wallonie-Bruxelles à régionaliser. Les clés de répartition des subventions communautaires  localisables avaient été généreusement fixées pour Bruxelles (alors quelque 20% des francophones de la Fédération dans cette région dotée de l’essentiel des budgets des institutions culturelles fédérales) à 25%, 75% devant revenir à la Wallonie. Dans le secteur des arts de la scène (comme à la R.T.B.F.) c’est à présent l’inverse grâce à des Charles Piqué et Fadila Laanan  qui avec la complicité des Wallons de l’establishment bruxellois ont roulé dans la farine ministres et parlementaires wallons pourtant largement majoritaires au sein de la Fédération. Spa fournit à cet égard avec son Festival de Théâtre un exemple flagrant d’iniquité.

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        En effet une véritable aberration se révèle dans  les subventions de deux Festivals : l’un flamingant d’avant-garde te Brussel le « KunstenFestival des Arts » qui en plus des crédits considérables de la Communauté flamande et même de l’Union Européenne ainsi que des aides service de Brussel-Bruxelles-hoofdstad-capitale recevait en 2013 près de  600.000 euros (597.566) alors que le Festival Royal de Théâtre de Spa recevait pour sa 54ème édition   255.910 euros  soit quelque 40% de ce qui était octroyé aux affidés de Mevrouw Frie Leysen (2). Cela dans un silence qui est selon moi aussi assourdissant que scandaleux. Espérons que cela  change car autrement la mort à petits feux du Festival de Spa se terminera par une euthanasie. Le seul moyen de l’éviter nous semble être de transférer des subventions de Bruxelles vers la Wallonie.            

        Ceci dit , je n’ai pas présenté  les spectacles. C’est parce que vous trouverez bien davantage à leur sujet sur le site du Festival (www.festivaldespa.be) que ce que je pourrais en dire ici. Par contre vous n’y trouverez pas ce que vous avez pu lire ci-dessus. Mais je prévois de vous donner en suivant deux représentations lors de cinq soirées du 7 au 16 Août une dizaine d’appréciations motivées.                                    

        Jean-Marie Roberti

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(1) Depuis 1959, c’est-à-dire d’abord un quart de siècle en décentralisation du Théâtre National dirigé par Jacques Huisman auquel succéda un Jean-Claude Drouot alias Thierry la Fronde  qui échoua en 1986 et 1987, deux « anciens » Billy Fasbender et André Debaar prenant le relais en 1988 et présentant jusqu’en 1998 une vitrine des productions dramatiques en Communauté française, tandis que depuis 1999, c’est-à-dire depuis 17 ans, c’est le duo Armand  Delcampe et Cécile Van Snick qui met désormais l’accent sur la création (comme le démontrait en 2009,   dans son livre sur le cinquantenaire du Festival,  le journaliste de « La Libre Belgique » Philippe Tirard)  et qui  assume (aujourd’hui très difficilement)  l’actuelle pérennité de  cette manifestation estivale majeure de l’art dramatique en Wallonie.

(2) Une fine observatrice de la vie culturelle bruxelloise, par ailleurs ancienne parlementaire, nous fait justement remarquer que la Fédération Wallonie-Bruxelles a certes obtenu que l'appellation KunstenFestival soit complétée par la mention  "des Arts"  mais, ajoute-t-elle, il faut attaquer ce "kunst" sur le fait que le contrat ne prévoit que trois productions de la Fédération Wallonie Bruxelles. Elle souligne encore que "les 35 producteurs bruxellois ne sont pas francophones" A son avis,  un double financement par les Flamands et les francophones serait de nature  à permettre des créations et un caractère mondial où, conclut-elle, la Wallonie devrait être plus présente.  Nous pourrions souscrire à une telle conclusion si la Wallonie obtenait dans ce secteur de l'art dramatique (comme dans bien d'autres domaines culturels) une proportion équitable des interventions publiques (et non pour le Festival théâtral de Spa 40% de ce que la Fédération  octroie au riche KunstenFestival). Nous apprenons que le Théâtre dit National (auquel cette Fédération accorde plus de six millions d'euros annuels) annonce l'organisation d'une saison 2015-2016 complètement commune avec le  Koninklijke Vlaamse Schouwburg. Grâce à l'addition des subventions 70 spectacles peuvent être programmés en région de Bruxelles-Capitale en y assurant à la Flandre une place démesurée par rapport à sa représentativité réelle (10% des demandes de pensions sont rédigées en néerlandais vient-on d'apprendre) et cela dans un esprit belgicain et recentralisateur. Jusques à quand la majorité wallonne de la Fédération Wallonie-Bruxelles se laissera-t-elle rouler dans la farine ? 

22:50 Écrit par Pierre André dans Actualité, Art, Culture, francophonie, Loisirs, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

jeudi, 14 mai 2015

L'Islam contre ... l'islamisme, thème du noms de dieux le 16 mai.

 

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        La RTBF puisse dans le fonds riche de près de 200 émissions de service public noms de dieux d’Edmond Blattchen et Jacques Dochamps en rediffusant une émission (1) qui rend, à la fois, hommage à l’invité Abdelwahab Meddeb – décédé le 6 novembre 2014 -, participe à l’émotion collective en suite de l’attentat au Bardo de Tunis le 18 mars 2015 et contribue à l’amélioration du vivre ensemble.

        La première diffusion a eu lieu le 17 avril  2077. Abdelwahah Meddeb, partisan d’un Islam libéral, est un écrivain franco-tunisien auteur de nombreux livres dont La maladie de l’Islam – Prix Mauriac 2002- et Matière d’oiseaux – Prix Max Jacob 2002 – et chroniqueur de Culture d’Islam, une émission hebdomadaire de Radio France. Son pari à noms de dieux se situe entre peur et espérance. Peur de voir l’Islam rongé par l’islamisme, espérance qu’il se redresse grâce à l’épreuve de la démocratie.

 

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(1) Samedi 16 mai vers 22h50 sur la Deux. Rediffusion sur « la deux » dans la boucle de nuit du 20 au 21 mai. Sans oublier, la possibilité de voir l’émission durant une semaine sur le Net, en cliquant sur www.ladeux.be/revoir

07:09 Écrit par Pierre André dans Actualité, Culture, Télévision | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

dimanche, 10 mai 2015

6 août et 20 août 1914, des dates qui comptent dans l'histoire de l'ULg.

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        Le mois d’août 1914 a influencé la toponymie - ou mieux dit l'odonymie - de l’Université de Liège Intra-muros, alors que le maintien de l'ordre dans la ville de Liège relève du major allemand Bayer  (cfr Liège 28 du 30/9/2014), le massacre de dix-sept civils dans nuit du jeudi 20 août perpétré par une soldatesque ivre place de l’Université a entrainé, au lendemain de la première guerre mondiale -  le lundi 30 décembre 1918 -, un changement d’appellation en place du XX Août . Une plaque commémorative rappelle aux passant(e)s, étudiant(e)s et professeur(e)s les faits. La corbeille en fer forgé destinée à accueillir les fleurs en hommage est en chômage technique depuis longtemps.

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        Sur le campus du Sart-Tilman, il y a souvenir d’août 1914 par l' Allée du 6 Août. Aucune notice n’évoque les terribles combats livrés, sous des pluies diluviennes, la nuit du 5 au 6 août par les lignards et le 1er régiment de chasseurs à pied contre les troupes allemandes qui veulent s’emparer du fort de Boncelles. La bataille du 6 août au Sart-Tilman est gagnée par les Belges sous le commandement du général Jacques - un Stavelotain mieux connu plus tard sous le nom du général Jacques de Dixmude. Le fort résiste jusqu’au 15 août à 7h30. Au matin du 6 août, l’aumônier du 1er régiment écrit : là, devant moi, gisent plus de 5 000 soldats des corps de Brandebourg, de Hanovre et de Poméranie. Le sol est couvert d’un manteau gris, parsemé çà et là de taches sombres d’uniformes de chasseurs. Pas de notice à l’Allée du 6 Août, à croire que les territoires de la mémoire se limitent à la Cité Miroiᴙ !  

       En revanche, à un mètre de la plaque Allée du 6 Août, il y a un poteau de signalisation triangle rouge renversé doublé d’une notice noire sur fond orange sur laquelle on peut lire ATTENTION CARREFOUR vous n’avez pas la priorité...

 

 

22:03 Écrit par Pierre André dans Actualité, Culture, Histoire, Liège, Université | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

jeudi, 07 mai 2015

Au Kinépolis, FESTIVAL DU FILM MAROCAIN, deuxième édition, les 9 et 10 mai.

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        Le samedi9 et dimanche 10 mai à Kinépolis-Rocourt va se dérouler le 2ème Festival du film marocain de Liège FFML (1). Hormis le réalisateur Kamal Kamal qui en est à son troisième long-métrage Sotto Voce, les cinq autres – Mohamed Amin Benamraoui, Rachid El Ouali, Mourad El Khaoudi, Othman Naciri, Abdeslam Kelai - n’ont jamais réalisé que des courts-métrage. Le FFML est assuré d’une vision sur l’avenir du cinéma marocain.

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        De par sa situation géographique et la variété de ses paysages, le Maroc peut se revendiquer Terre de cinéma. On y tourne, bon an, mal an, entre vingt et trente longs métrages : Orson Welles y a réalisé Othello en 1949 alors que le Maroc est sous Protectorat de la France. Le Protectorat français a créé dès 1944, le Centre Cinématographique Marocain (CCM). Le Maroc devenu en 1955 un Royaume indépendant conserve en l’état le CCM avant de le réformer en 1977 en lui confiant l’organisation et la promotion de l’industrie cinématographique au pays. Des studios de tournages sont créés, Mohamed VI inaugure ceux de Ouarzazate. Des écoles forment aux métiers du cinéma en partenariat avec des institutions étrangères dont l’INSAS de chez nous. Bien que Terre de cinéma, le Maroc n’est cependant pas encore connu pour une production typiquement marocaine.  

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        Le Festival du Film Marocain de Liège a l’ambition de contribuer à cette notoriété en présentant six films aux synopsis très variés. Ainsi Adios Carmen raconte l’histoire d’un enfant de dix ans qui vit seul avec son oncle, violent et buveur, depuis que sa mère, veuve, est partie se remarier en Belgique. Carmen, une réfugiée espagnole fuyant le franquisme lui fait découvrir le cinéma. Bientôt, les tensions entre le Maroc et l’Espagne se profilent … la suite au FFML. Ainsi Ymma narre comment un publicitaire de Casablanca s’en va à la recherche, en Corse, d’une femme mystérieuse croisée sur le Net … la suite au FFML. Ainsi Malak conte les mésaventures d’une jeune fille de dix-sept ans enceinte. Délaissée par le père de son enfant,  elle doit affronter sa famille, son entourage dans sa condition de mère célibataire … la suite au FFML. Ainsi Sotto Voce qui traite de la guerre de libération d’Algérie. La mère du réalisateur de ce film, à l’époque de ce conflit est une moudjahid algérienne qui doit trouver refuge au Maroc. La frontière marocco-algérienne est truffée de mines et gardée militairement. Le récit évoque Moussa, passeur marocain en charge d’un groupe de fuyards à travers les montagnes de l’Algérie vers le Maroc … la suite au FFML.

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   (1) Renseignements complémentaires : tél. 0470 33 12 41 ou  info@assala.org

11:00 Écrit par Pierre André dans Actualité, Art, Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg