lundi, 24 août 2015

NAOS ou l'art et le mystère des églises byzantines au Péloponnèse exposés à la Collégiale de Huy.

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©Affiche Ph Roussel

       Faute de main courante, à Huy, l’accès par le parvis Théoduin de Bavière à la Collégiale Notre-Dame et Saint Domitien – inscrite au Patrimoine exceptionnel de la Wallonie – est quelque peu malaisé pour tout qui éprouve des difficultés à se mouvoir. Cette absence de main courante est d’autant plus inexplicable que des travaux de restauration y sont en cours depuis des dizaines d’années. Un détail mais le diable s’y niche même dans une collégiale heureux mélange de gothique rayonnant du 14e siècle et flamboyant du 15e siècle comme l’est celle de Huy L’intérieur de cette église est remarquable. Cette vidéo – 1’33’’ – l’atteste www.tresordehuy.com en le présentant sous forme d’une visite aérienne inédite.

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         Dans ce cadre superbe, Robert Laffineur offre NAOS (1). Ce nom désigne un lieu de culte chrétien datant de la période byzantine allant de la partition de l’empire romain tout à la fin du IVème siècle à la prise de Constantinople, le 29 mai 1453. L’exposition se veut une découverte de la période médiévale de la culture grecque dans le Péloponnèse.                                   

                                      ©R Laffineur

HUY Byz RTC.jpgLigourio.jpg©R Laffineur

         La maçonnerie des murs extérieurs fait toujours largement appel à la brique, même pour les éléments décoratifs, insérés entre les pierres suivant la technique dite du cloisonné. Elle inclut fréquemment des blocs de remploi, parfois sculptés ou inscrits, des spolia en provenance de bâtiments antiques des environs, dont la disposition est entièrement libre et produit des effets de patchwork souvent étonnants. A quelques exceptions près (…)- il s’agit d’architectures aux formes et à la décoration simples, aux dimensions modestes et à l’allure souvent campagnarde. (…) Cette sobriété et parfois cette rusticité s’harmonisent à merveille, il est vrai, avec la grandeur et l’austérité des paysages. Elles sont aussi plus expressives d’une spiritualité populaire et rurale qui persiste jusqu’à nos jours. 

©R Laffineur

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          Autant la nudité externe des naoi est patente autant la décoration intérieure des édifices est plus généreuse, voire exubérante, avec des peintures couvrant toutes les surfaces murales (…) Le programme iconographique est dominé fréquemment, dans l’abside centrale, par la figure de la Théotokos, la Vierge mère de Dieu, et, sous la coupole centrale, par l’image du Pantocrator ou Christ en majesté, maître de toutes choses. Si elles obéissent foncièrement à des schémas et des canons imposés, ces représentations figurées des églises du Péloponnèse n’en expriment pas moins,(…) la sensibilité individuelle des artistes anonymes qui ont œuvré à l’expression d’une foi collective (…) Cette permanence des styles et cette fidélité à l’orthodoxie iconographique amèneront la poursuite des traditions décoratives byzantines pendant les siècles de la turcocratie, au même titre que l’étonnante persistance des formes de l’architecture religieuse jusqu’à aujourd’hui.

         Aux yeux du Consul honoraire de la République hellénique à Liège pour la Wallonie cette exposition se veut un hommage à ces artistes anonymes et à cette pérennité de la culture grecque, un hommage à la Grèce éternelle, qui (…) a toujours su défendre les valeurs d’identité, de solidarité et de liberté, qui sont la marque des grandes nations.

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(1)   NAOS – jusqu’au dimanche 27 septembre – Collégiale de Huy – du mardi au dimanche de 9h à 12h et de 13h à 18h -

 

 

 

06:16 Écrit par Pierre André dans Actualité, Art, Culture, Religion, Spiritualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

samedi, 22 août 2015

Sur la rive gauche, la Terrazza Martini temporaire, sur la rive droite deux terrasses permanentes, à Li P'tite Couhène et La Taverne des Vennes.

        La météo prévoit du soleil ce dimanche à Spa-Francorchamps. Comme dans la dernière décennie du 20ème siècle, les supporters allemands se sont déplacés en masse au temps de la splendeur de Schumacher, cette année, on attend une déferlante néerlandaise autour du circuit ardennais venue soutenir leur compatriote Max Verstappen, âgé de 17 ans. Rien n’est joué entre l’écurie Mercedes-AMG et la Scuderia Ferrari d’autant que les pilotes de Williams Martini Racing sont susceptibles de jouer les trouble-fête.

       Jeudi soir, à la soirée VIP organisée à la Terrazza Martini, Valtteri Bottas et Felipe Massa n’ont rien révélé de leur boulot dominical  Jeudi soir, le boulot a été promo de Martini sans possibilité de poser des questions ou de se faire photographier avec eux. Connue pour sa gioia di vivere  (joie de vivre italienne), Martini – et sa Terrazza temporaire – fait découvrir l'univers de la F1 dans quatre villes de Grand Prix. Liège a été choisie pour installer Boulevard Frère-Orban, en bord de Meuse l'impressionnante terrasse, à l’accès gratuit  vendredi 21 et samedi 22 aoûtet l'on y sert aux non-VIP un mélange irrésistible de cocktails à base de … Martini !

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        Mais si cette Terrazza en rive gauche est temporaire, sur la rive droite, il est deux établissements qui offrent, en tout temps, le charme de leurs terrasses. L’un, La Taverne des Vennes (1) située au milieu du Boulevard de l’Automobile, sur la petite place aux catalpas, l’autre Li P’tite Couhène (la petite cuisine) (2) au bout de ce même boulevard, à l’ombre de la Médiacité.

        La Taverne des Vennes est un établissement populaire comme le quartier en a compté beaucoup lorsque des industries tel Cuivre et Zinc y ont prospéré.  La Taverne des Vennes, c'est un microcosme qui permet de rêver a écrit notre confrère Jean-Pierre Keimeul. Les habitués occupent le zinc. Aux murs, des reproductions de l'exposition universelle de 1905. Un des rares établissements à y être vraiment attentifs. Cela garde le cachet d'une vieille brasserie. Dans le vaste jardin fleuri, à l’arrière, Marcus mitonne une petite restauration chaque midi du lundi au vendredi, tandis que le patron, Charlie met à la disposition de sa clientèle un barbecue et une piste de pétanque. Derrière le comptoir, officie notamment  la jolie Joanna, à l’accent du français de Beyrouth.

LIEGE Ista.jpgGeorges Ista, journaliste, militant wallon

        Li P’tite Couhène est la seule enseigne commerciale de la rue d’Harscamp en forme d’un gigantesque sachet de frites. Éric les prépare et le sert dans des cornets tels qu’utilisés au temps où les fritures s’appelaient, comme Georges Simenon l’écrit dans Mémoires intimes, encore fritures et non friteries !

        Attenant au comptoir est le restaurant qui donne accès à une belle terrasse arborée de vignes et de figuiers. L’Eden en pleine ville. La carte est courte, gage de qualité, auquel s’ajoutent deux suggestions hebdomadaires. L’une propose un tour de monde sous forme d’hamburger, les USA avec sauce BBQ maison, bacon, cheddar, laitue, tomates, l’Italie avec  mozzarella, tomates séchées, pesto, roquette, olives, la Grèce avec tzatziki, tomates séchées, feta, olives noires.

        Les autres suggestions hebdomadaires ? Variées telles salade César (blanc de poulet, romaine, parmesan, bacon...), anneaux de calamars et salade grecque, filets de rougets, légumes du Sud grillés et boulghour, bœuf bourguignon, médaillon de porc aux deux pommes, sauce crémeuse au cidre, filet mignon de porc miel-gingembre. L’eau à la bouche. Voisine à Media rives, la RTBF a fait de Li P’tite Couhène une de ses cantines. Mojito, sangria, splitz sont préparés maison. En prime, à l’issue du repas, le patron Éric offre toujours un péket au melon, un régal !

        Inutile de le dire - mais cela le vaut bien - que tant à Li p’tite couhène qu’à La taverne des Vennes, les prix sont ultra-démocratiques.

(1)   La Taverne des Vennes, place Georges Ista 17, tél. 04.343.91.47. Ouvert 7 jours sur 7, www.tavernedesvennes.be

(2)   Li P’tite Couhène, rue d’Harscamp 48, GSM 0492 639 514. Ouvert du mardi au samedi de 11h30 à 21h00.

10:22 Écrit par Pierre André dans Actualité, Gastronomie, Loisirs, Sport | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

jeudi, 20 août 2015

SPA : 56ème Festival, CLÔTURE, BILAN & PERSPECTIVES

 

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        C'est la volonté de ne pas permettre la fin du Festival de théâtre de Spa en 2017  qui a dominé le climat de cette année 2015

        Nous avons évoqué la réunion  extraordinaire du Conseil communal de la Ville de Spa ce vendredi 14 août avec ce seul point à son ordre du jour.
Rappelons qu'en 2012 à Spa le MR obtenait, comme en 2006, 55% des votes valables (les votes nominatifs de préférence pour le bourgmestre dépassant la moitié des suffrages de sa liste) soit 13 des 21 sièges (un de moins qu'en 2006  ce qui permit à Ecolo d'entrer au Conseil) la liste proche du CdH progressant en voix mais pas en sièges (4) tandis que les socialistes avec trois sièges (statu-quo) étaient associés au Collège. Ce 14  août (alors qu'ailleurs le quorum de 11 sur 21 ne serait pas souvent réuni à une telle date) 18 des 21 conseillers spadois étaient présents soit les 13 MR, les 3 PS et 2  des 4 Cdh (les trois vacanciers étant les deux autres CdH et l'élu Ecolo). 

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        Le texte de la délibération fut discuté et amendé mais voté à l'unanimité sans aucune abstention c'est-à-dire par le MR mais aussi par les représentants des deux partis qui forment la majorité au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles (PS et CdH). Nous serions étonnés si la même unanimité ne pouvait pas être obtenue au niveau de l'arrondissement de Verviers et de la Province de Liège ce qui ouvre des perspectives régionales et communautaires.
 
        Ce nouveau rapport de forces rend crédible la claire revendication des élus spadois; 1° le maintien du soutien par la Fédération Wallonie Bruxelles du Festival royal de théâtre de Spa;           2°) une réception par Mme la Ministre et la "commission d'avis" (le CAD ou Conseil de l'Art dramatique) d'une délégation de la Ville de Spa et de la Direction du Festival pour comparer objectivement les arguments des uns et des autres. L'analyse qui précède cette double conclusion est éclairante.
 
        L'annonce par le courrier du 17 Juillet 2015  de Mme Milquet de la non subsidiation du Festival  dès 2017  se base sur des données infondées du CAD.  
- 1° Ce Festival n'aurait qu'un ancrage local: argument creux car ces cinq dernières années un quart du public vient du Brabant wallon, du Hainaut de Namur et du Luxembourg  ainsi que de Bruxelles (9%) les Spadois représentant 7,55% tandis que ce sont les spectateurs des autres coins de la Province de Liège qui constituent un peu plus des deux tiers du public. Or l'agglomération liégeoise ne constitue pas un ancrage local spadois. 
- 2° Le CAD déplore l'absence d'infrastructures adéquates . C'est faux :certes, aucune subvention n'a été demandée car on ne les obtient que trop tard et trop partiellement mais la petite ville de 10.000 habitants a investi sur fonds propres 6.347.141 euros et 27 cents (soit plus de 256 millions ou plus d'un quart de milliard de francs belges) Quelque 2.500 frs belges par habitant pour les infrastructures des spectacles aucune cité  de chez nous ne dit mieux. 
- 3° Le soutien à un Festival estival de théâtre en Wallonie devrait selon le CAD être plus affirmé qu'à Spa. Cela ne manque pas de culot : alors que la Fédération Wallonie Bruxelles réduit son concours à la Wallonie et en particulier à Spa, cette cité met gracieusement ses salles à la disposition du Festival et lui octroie une subvention de 118.775 euros  
- 4° A la fermeture préconisée par le CAD la Ville de Spa rétorque: comparez les obligations contractuelles 2008 à 2012 du Festival à savoir 15 créations et 15 autres co-produites  ainsi que 300 représentations alors que le Festival a présenté 34 créations, 24 autres co-produites et 337 représentations. En réalité avec une subvention de 31 euros par spectateur le Festival de Spa dont les comptes sont sains obtient trois à quatre fois moins que bien d'autres.
 
        La Ville de Spa et son conseil communal unanime déplorent que une aussi brutale tentative de mettre fin à plus d'un demi-siècle  de créations artistiques de qualité suivies par un public nombreux (94'% de taux d'occupation en 2015 !) ait été développée sur base d'arguments incorrects  et cela sans la moindre concertation avec les organisateurs ni avec la Ville de Spa qui restent désireux d'améliorer encore leur Festival en prenant en compte les dix objectifs de la note d'orientation de la Ministre.  Bref, l'heure est  au dialogue mais aussi à la résistance s'il ne devait pas être fructueux.

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        Quant au bilan du festival 2015, il a été évoqué lors de la rencontre avec le public organisée chaque année en fin de matinée le dernier jour des représentations. Cette fois cette rencontre fut ouverte par un vigoureux plaidoyer très applaudi du Bourgmestre Joseph Houssa. En 10 jours plus de 11.000 spectateurs (700 étant comptés plusieurs fois car abonnés) ont assisté à 50 représentations  de 20 spectacles dont 15  affichèrent complets (le taux d'occupation avoisinant 94%). Le rendez-vous de 2016 est déjà donné: onze jours du vendredi 5 au lundi 15 Août. Et pas question que ce soit pour une dernière édition

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        Une telle défense spadoise  doit  se prolonger avec force à Liège en faveur du Festival et aussi tout particulièrement aussi du Théâtre Arlequin dont la Ville a récemment acheté les salles de la rue Ruxthiel pour pérenniser cette compagnie professionnelle et ses emplois. L'absence de concertation de la part de la Fédération conduit à ce qu'elle semble même ignorer cet achat. 
 
        Restent deux questions que même des amis de Madame Milquet  me confirment comme tout-à-fait pertinentes:
1° Est-il normal que Bruxelles (20% de la population francophone de la Fédération et siège des institutions culturelles fédérales) reçoive 66,8% des subventions pour 20 de ces 35 institutions théâtrales conventionnées ?
2° Est-il admissible que les douze membres du Conseil de l'Art dramatique, majoritairement Bruxellois, se déplaçant rarement et peu soucieux de comparer bilans et obligations conventionnelles, puissent conseiller l'octroi de subventions alors que la plupart d'entre eux sont liés à des institutions qui reçoivent ces subsides publics?

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        Il me reste à dire quelques mots au sujet des deux derniers spectacles auxquels j'ai assisté dimanche soir  : Les lois fondamentales de la stupidité humaine qu'elles s'appliquent aux crétins, aux bandits  ou aux gens intelligents ne m'ont guère fait rire. 

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Par contre j'ai beaucoup aimé la magistrale production  de l 'Atelier Théâtre Jean Vilar de Louvain-la-Neuve: ": La famiglia dell'antiquario du grand  Carlo Goldoni qui sut tourner le dos aux bouffoneries de la comedia dell'arte et peindre en italien comme en français les moeurs de Venise puis de Paris. Les onze comédiens sont excellents sous la conduite du couple formé par le toujours magistral  Alexandre von Sivers, l'antiquaire Anselme, et par sa femme Isabelle, la très expressive Cécile Van Snick qui préfère  la recherche de la qualité artistique plutôt que les affrontements politiques. Par contre  je conteste le choix imposé par Madame Daniela Bisconti qui enseigne l'art dramatique au Conservatoire Royal de Bruxelles : postposer de deux siècles cette comédie de Goldoni dont la langue (même adaptée par la metteur en scène) n'est pas celle du XXème mais bien du XVIIIème siècle. Servir humblement de grands textes plutôt que s'en servir pour se faire valoir,  me semble devoir rester une règle. L'imagination n'a rien d'inutile quand elle reste crédible. Ce qui n'est pas le cas quand on place des personnages de 1750 en 1950.  Alexandre Dumas romance Louis XIII mais ne le fait pas mourir sous les murs de Maastricht contrairement à Patrick Roegiers qui a essayé lors d'une lecture à Spa de justifier  son choix de tuer Christian Simenon sur le front de l'est chez les SS  wallons de Degrelle  et non plus tard en Indochine dans les rangs d'ailleurs non dépourvus de nazis de la Légion étrangère française où son frère Georges s'en était débarrassé

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Mon coup de cœur de ce 56ème Festival restera donc ces Lettres à Elise remarquablement écrites, mises en scène et jouées par un quatuor formé chez les Baladins du Miroir par Jean-François Viot, Nele Paxinou, Sophie Lajoie et Jean-Marie Pétiniot.
Pour de tels moments exceptionnels, puisse le Festival de Spa continuer à servir un public qu'il importe d'élargir en Wallonie et bien au delà.  

                    Jean-Marie ROBERTI

10:47 Écrit par Pierre André dans Actualité, Culture, Politique, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mardi, 18 août 2015

... quand la mi-août est Fête nationale, c'est plus romantique

       

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        Le concordat du 23 Messidor an IX régissant la vie religieuse en France signé par Bonaparte 1er Consul et  le Pape Pie VII stipule en son article XLI, aucune fête, à l'exception du dimanche, ne pourra être établie sans la permission du Gouvernement. Cet article 41 du concordat du 10 septembre 1801 a permis, sans que personne ne perde la face, de supprimer nombre de fêtes religieuses qui ont égayé l’Ancien Régime.

        Afin de sauver la date de l’Assomption, les signataires du Concordat sont allés jusqu’à modifier la date de la fête célébrée jusqu’alors le 2 mai de ce saint martyr officier romain Napoléon, prénom largement répandu en Corse et en Italie. La mi-août devient  le jour où arrive sur terre en 1769 le 1er Consul et où arrive au ciel la mère du Christ. Ce jour miraculeux convient à merveille pour en faire un jour de Fête nationale dans les divers départements de France dont celui de l’Ourthe, capitale Liège. Liège a conservé la tradition en faisant du 15 août la Fête nationale des Marie.

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        Il est un autre pays, le Liechtenstein qui célèbre sa Fête nationale le 15 août. Au 18ème siècle, après avoir acquis la seigneurie de Schellenberg et le comté de Vaduz, Johann Adam Andreas obtient que ces territoires soient élevés au rang de Principauté d’Empire à laquelle il donne son nom, Liechtenstein. Une première dans l'histoire qui sera imitée en 1932, lorsque le Bédouin Ibn Seoud appelle son Royaume Arabie Saoudite.

        La Principauté de Liechtenstein acquiert sa souveraineté en entrant en 1806 dans l’éphémère Confédération du  Rhin regroupant 28 Etats. Le Congrès de Vienne  fait de la Principauté un des 39 membres initiaux de la Confédération germanique dont le but  est le maintien de la sûreté extérieure et intérieure de l'Allemagne, de l'indépendance et de l'inviolabilité des États confédérés. En 1862, le Prince Johan II  instaure la monarchie constitutionnelle.

        Ce n’est qu’en 1938, année de l’Anschluss, que la famille princière réside au Liechtenstein. Auparavant, elle a vécu à Vienne. En 1940, la Principauté décide de se doter d’une Fête nationale. La date ? La veille de l’anniversaire du Prince Franz-Joseph II soit le 15 août.

        2015 marque les 75 ans de la Fête nationale. Le matin, partie officielle à laquelle les 37000 sujets sont conviés : deux discours dans la prairie, fanfares, pas de défilé militaire - l'armée est supprimée depuis 1868 -, nombreux diplomates,  population venue des onze communes de la Principauté  et des étrangers parmi lesquels les Amis du Liechtenstein de la Fédération Wallonie-Bruxelles et son président Charly Dodet. Ensuite, réception à la bière dans les jardins du Château.

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        L'après-midi et le soir, partie populaire avec notamment les multiples musées dont l'immaculé tout en blanc de la Fondation Art HILTI inauguré le 23 mai 2015 fait contraste avec le cube noir du Kunstmuseum dédié à l'art contemporain dont est friande la famille Liechtenstein depuis le 16ème siècle! Une friandise qui a mis cette famille en tête des collections d'art privées au monde...

09:45 Écrit par Pierre André dans Actualité, Culture, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

lundi, 17 août 2015

SPA : spectacles du 56ème Festival de théâtre commentés par Jean-Marie ROBERTI.

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OVATIONS  POUR LES BALADINS  et son quatuor des « LETTRES A ELISE » :

Nele Paxinou, Jean-François Viot, Sophie Lajoie, Jean-Marie Pétiniot

      J’admire Madame Nele Paxinou.   L’intelligence et la sensibilité de ses conceptions dramatiques. Son adjoint   Gaspar Leclère a écrit et mis en scène  pour une vingtaine de comédiens et de musiciens 1914,  Le Grand Cabaret un spectacle évoquant  la veille du premier conflit mondial. Joué plus de deux cent fois entre 2005 et 2010, il a été exceptionnellement repris au Festival de Spa ces 11, 12, 13 et 15 Août 2015. Mais dès avant l’an dernier, une nouvelle demande moins festive, provenant surtout de milieux scolaires fut adressée à la compagnie des Baladins du Miroir : commémorer  le centenaire du déclenchement de cette terrible guerre, la préférée de Georges  Brassens.

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      Un même souhait fut formulé par un de nos meilleurs et plus expérimentés comédiens actuels   Jean-Marie Pétiniot qui aurait voulu interpréter un  texte qu’il aurait rédigé sur base de témoignages d‘époque. Nele Paxinou, fondatrice et directrice des Baladins du Miroir, donna  son accord de principe à l’initiative, précisa qu’il devrait s’agir d’un spectacle non d’exhibition mais de réflexion  nécessitant le recours au petit chapiteau des Baladins (et non au grand comme Cabaret ou bien encore à des locaux scolaires ou communaux permettant avec le concours d’une bonne équipe technique imaginative, de créer une atmosphère adéquate. Vu sa motivation et en dépit d’un âge plus élevé que celui du rôle (ce qui ne se révéla pas gênant du tout) elle confia à Jean-Marie Pétiniot le rôle masculin de la représentation. Par contre  elle fit appel à un jeune (moins de quarante ans) auteur dramatique lotharingien (à la fois du Namurois et du Brabant roman et donc wallon, Jean-François Viot,) romaniste distingué  qui s’est déjà distingué à Spa (où Alexandre von Sivers, François Sikivie et d’autres comédiens avaient créé sa pièce Sur la route de Montalcino où se confrontaient deux chercheurs dont l’un wallon) Le quatuor fut complété par une  une talentueuse comédienne d’origine québécoise Sylvie Lajoie.

      L’échange de correspondance entre Elise et son mari au front montre la guerre telle qu’elle fut. C’est juste, simple, épuré jusqu‘au poignant. Cela fait comprendre combien l’arrière, les femmes surtout, furent concernées.

     L’accueil du public fut enthousiaste  Ce sont les plus longs et les plus vigoureux applaudissements entendus cette année à Spa (1).  Jean-François Viot  n’est pas, me semble-t-il, un auteur  chez qui l’imaginaire est essentiel : il préfère partir de faits mais ce qu’il crée en exposant ce qui en découle  s’avère d’une grande efficacité. La Wallonie  a en lui un écrivain important et il est réjouissant que le Parlement d’une Fédération à laquelle nous préférons notre région européenne, lui ait octroyé  son Prix Littéraire 2014.

 THE PLACE TO BE

      Le mardi 11 Août 2015, au Petit Théâtre Jacques Huisman, ce n'était plus vraiment le 56ème Festival Royal de Théâtre de Spa mais the place to be pour deux soirées sold out quasi avant l'ouverture des réservations, avec dans la salle le père Philippe et sur scène la fille prodigue Marie revenue au théâtre et dans sa province pour provoquer comme le voulait sans doute l’auteur américain David Ives et ce qui lui valut un Molière (dont certains Liégeois sont presqu'aussi fiers que d'un titre du Standard) mais sans que cela choque encore qui que ce soit cent vingt après le décès du Chevalier Léopold von Sacher-Masoch. Ceci dit qu’ajouter de plus que ce qu’écrivait la critique dramatique du FIGARO, Armelle Heliot, le 3 Novembre dernier :  Marie Gillain, très à l'aise dans les guêpières et autres atours de la belle, est magistrale et toujours légère, irrésistible et maîtresse de la moindre de ses inflexions. Étourdissante! Une artiste  qui mérite toute notre estime.

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 N’EST NI MOLIERE, NI JULES ROMAINS QUI VEUT

       Le jeudi 13 Août j'ai assisté à une pièce de Louis Calaferte mise en scène par Patrick Pelloquet pour son Théâtre Régional des Pays de la Loire: Le serment d'Hippocrate  qui se voulait drôle et rocambolesque pour tourner férocement en dérision la médecine qui a survécu à d’autres attaques. Cet auteur avait bien tort de se mesurer à Molière et à Jules Romains. Les comédiens ont -eux- souligné tous les effets de ce vaudeville (genre qui convenait mieux à la fin du XIXème siècle) mais comment les distinguer quand les programmes à Spa n’associent plus les acteurs et les personnages qu’ils incarnent

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DU SALTO VOCALE  AU DESTIN SANS  PASSER  PAR DOFFICE

       Acrobate vocal, entraînant un public bon enfant,  la prestation de Salto vocale  de Bernard Masuir débute agréablement une soirée théâtrale. Par contre je n’ai pas pu voir pour des raisons personnelles le spectacle des mimes  Michel Carcan et Othmane Moumen. Quant au destin de deux femmes sur un plan incliné de Fabrice Gardin,l’intérêt que j’ai ressenti pour ce spectacle m’incite à ne pas en écrire.

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 LA VILLE REAGIT

       Ce vendredi le Bourgmestre  de Spa Joseph Houssa avait convoqué à 18 heures en séance publique à l'Hôtel de Ville  une séance du Conseil communal qui devait réunir le quorum bien que nous soyons à la mi-août (c'est tellement plus romantique)  et  qui avait pour but de se prononcer (y compris les représentants des deux partis majoritaires au niveau de la Fédération Wallonie-Bruxelles: le P.S. et le CdH ) à l'unanimité sur le seul sujet (ce qui est peu fréquent !) mis à l'ordre du jour : LE FESTIVAL DE THÉÂTRE.

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        Nous venons d’en apprendre le résultat le quotidien verviétois LE JOUR du groupe L’AVENIR reproduisant sur internet une dépêche de l’agence BELGA. La voici

 Une motion au conseil communal pour sauver le festival de théâtre de Spa

      Le Conseil communal de la Ville de Spa a, effectivement,  approuvé, ce vendredi soir, à l’unanimité, une motion visant à sauver le festival de théâtre de Spa.

     Le 17 juillet dernier, la ministre de la Fédération Wallonie-Bruxelles en charge de la Culture, Joëlle Milquet, avait annoncé sa décision de ne plus subsidier cette manifestation dès 2017.

      La décision de la ministre se base sur un rapport du conseil de l’art dramatique (CAD) qui estime, entre autres, que le festival se caractérise par un ancrage local. Dans son rapport, le CAD déplore que la ville de Spa ne se soit pas dotée depuis tant d’années, d’infrastructures adéquates. Au vu de ces différents arguments, le conseil préconise l’accompagnement de l’arrêt du soutien à l’opérateur.

      Une décision que conteste la ville de Spa, qui fait savoir que sur les cinq dernières années, 67,82% des spectateurs étaient originaires de la province de Liège mais non de Spa. Par ailleurs, la commune a expliqué que des investissements sur fonds propres, pour un montant de 6.347.141 euros, ont été consentis pour l’aménagement des infrastructures.

     Le Conseil communal regrette qu’une décision aussi brutale ait été prise sur base d’arguments incorrects et sans aucune concertation, ni avec les organisateurs, ni avec la ville de Spa.

     Après quelques modifications syntaxiques demandées par l’opposition Osons Spa (la minorité est de tendance CdH)  le conseil a approuvé une motion qui réclame le maintien du soutien du festival royal de théâtre de Spa par la fédération Wallonie-Bruxelles. Le Conseil demande également que la ville de Spa et la direction du festival soient reçues par la ministre et par la commission d’avis pour comparer, de façon objective, les arguments avancés par chacun.

        Cette motion nous semble modérée mais nécessaire. Il importe que les Wallons se mobilisent. Nous y reviendrons.

 

     Jean-Marie Roberti

  (1) NDLR : Les « Lettres à Elise » de Jean-François Viot sont le coup de cœur de Jean-Marie Roberti. Un coup de cœur  tel qu'il conseille vivement à tous d’aller découvrir au Théâtre Blocry à Ottignies-Louvain-la-Neuve où cette pièce sera jouée  quatorze fois du 15 au 20, du 22 au 25 et du 27 au 30 octobre  deux fois à 13 H. 30’ et une fois à 16 heures en matinées scolaires trois fois à 19 heures 30 et huit fois à 20 heures 30 (Tél. 0800 25 325  et réservations@atjv.be  Site : www.atjv.be)                                                                                                                                                         

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samedi, 08 août 2015

SPA : ouverture orageuse du 56ème Festival de théâtre

 

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        Ce déchaînement de l’orage trop violent pour reconstituer au mieux les réserves aquifères de la Ville d’eau était naturel et en rien lié à l’arrivée de la Ministre de la culture qui n’eut pas davantage lieu que celles que n’assumèrent pas davantage pendant 22 ans du dernier tiers de siècle, ses quatre prédécesseurs bruxellois  MM. Moureau, Tomas et Picqué ainsi que Mme Laanan. Elle préfère accorder plus du double de subventions au riche Kunstenfestival qu’à celui de Spa dont elle se garde  d’analyser la manière exemplaire avec laquelle les obligations contractuelles de la convention ne sont pas seulement pleinement remplies mais aussi largement dépassées avec le concours sans faille d’une Cité dont les investissements sur fonds propres utiles au Festival s’avèrent importants même en l’absence d’aides spécifiques.

        Punir les bons élèves est absurde. Mais d’autres peu assidus peuvent s’avérer jaloux. Ces pseudo-experts du conseil de l’art dramatique sont par rapport aux chevilles ouvrières du Festival de Spa et du Théâtre Arlequin Armand Delcampe  (né – bon anniversaire – le 11 Août 1939 )et José Brouwers (né le 26 Mars 1931) ce que sont au Cdh  des Milquet’s boys and girls tels Mme Matz ou M. Drèze par rapport à Jean-Pierre Grafé (né le 31 Mars 1932) qui, comme Armand Delcampe avec Cécile Van Snick ou  comme José Brouwers avec Marie-Josée Delecour,  a cherché avec Marie-Dominique Simonet puis avec  Anne Delvaux à rajeunir et féminiser le Cdh liégeois. Nous en reparlerons mais venons en aux deux spectacles auxquels nous avons assisté vendredi soir.

AU SERVICE D’UN BEAU TEXTE

        En guise d’apéritif du Festival, nous avons eu droit à la création  d’une pièce, tirée du roman de Violette Ailhaud, L’homme semence. Que cette histoire ait été vraie alors que cette véracité semble peu vraisemblable nous importe moins que la qualité du texte dont voici une citation parmi des dizaines d’autres possibles.

Ça vient du fond de la vallée. Bien avant que ça passe le gué de la rivière, que l'ombre tranche, en un long clin d’œil, le brillant de l'eau entre les Iscles, nous savons que c'est un homme. Nos corps vides, de femmes sans mari, se sont mis à résonner d'une façon qui ne trompe pas. Nos bras fatigués s'arrêtent tous ensemble d'amonteiller le foin. Nous nous regardons et chacune se souvient du serment. Nos mains s'empoignent et nos doigts se serrent à en craquer les jointures notre rêve est en marche, glaçant d'effroi et brûlant de désir.

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Dans une mise en scène très pointue d’Annette Brodkom assistée par une demi-douzaine de spécialistes du son, de la voix, du mouvement , des lumières, de la scénographie etc…  la jeune comédienne Marie Avril réussit un sans faute. Être comédien(ne), c’est servir humblement de grands textes nous disait Gérard Philippe au milieu des années cinquante lors de rencontres internationales des jeunes au Festival du TNP en Avignon. C’est dans cette voie que s’est engagée et qu’excellence à présent Marie Avril.

 

L’ÉVOLUTION DE NOTRE SOCIÉTÉ CONDAMNE-T-ELLE L’AFFIRMATION DE NOTRE IDENTITÉ : JUIVE… OU WALLONNE ?

        En présence du Bourgmestre Houssa (né en 1930 mais dont la première échevine a un demi-siècle de moins que lui) et de deux Gouverneurs de province, un ancien du Brabant wallon Valmy Féaux qui fut aussi Ministre-Président de la Communauté française de l’époque et d’un autre, ancien ministre prolongé au moins jusqu’au lendemain des Fêtes de Wallonie comme Gouverneur de la Province de Liège, Michel Foret, le plat de résistance de cette soirée d’ouverture fut la création en français d’une des quinze pièces du dramaturge américain Donald Margulies : « Brooklyn Boy ».

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         Un écrivain juif (ou censé l’être) perd-il son identité en obtenant le succès grâce à  un roman autobiographique ? Au rythme de séquences  aux transitions spectaculaires, cet écrivain est confronté à son père, à un condisciple d’enfance devenu épicier, à son ex-épouse, à une jeune femme de passage, aux studios hollywoodiens et à nouveau à son condisciple puis au fantôme de son père.          

        Retrouvera-t-il son identité ? Richard Ruben qui se trouve deux heures en scène et qui joue juste mais devrait veiller à rester toujours aussi audible que son père, Armand Delcampe metteur en scène de cet intéressant spectacle joué par sept comédiens secondés par le double de collaborateurs. Intéressant parce qu’universel. Et si une pièce  nous interrogeait sur notre propre identité en espérant que les Wallons comprennent enfin qu’ils doivent, en régionalisant la culture et l’enseignement,  devenir maîtres chez eux !

 

 

                           Jean-Marie Roberti

16:50 Écrit par Pierre André dans Actualité, Culture, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mercredi, 05 août 2015

Exclusivité "Liège 28" : VEUT-ELLE DÉMÉNAGER LE FESTIVAL DE SPA À MONS ?

 

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Une exclusivité de Liège 28

VEUT-ELLE DÉMÉNAGER LE FESTIVAL DE SPA À MONS ?

     Un avis négatif quant à  la subsidiation du Festival de Spa vient d’être rendu par le Conseil de l’Art dramatique composé d’experts de l’establishment communautaire, absents de Spa en août mais dont les trois quarts, en toute incompatibilité, s’occupent d’abord de  se servir eux-mêmes.

     Ce Conseil à nette majorité bruxelloise dépend, en, fait des Ministres de la Culture qui, pendant ce dernier tiers de siècle, furent vingt-deux ans bruxellois. Joëlle Milquet qui succède ainsi à Fadila Laanan, Charles Picqué, Eric Tomas et Philippe Moureaux a décidé  dans un premier temps de diminuer de 5%   en 2016 les subsides des onze institutions théâtrales dont sept wallonnes ayant reçu des avis négatifs et, dans un second temps, d’étudier l’arrêt éventuel de tout subventionnement.

     En 2016, trente cinq institutions conventionnées dont vingt bruxelloises doivent recevoir  29,3 millions  d’euros : 19,6 à Bruxelles (66,8%) et 9,7 hors Bruxelles (lisez en Wallonie) soit moins d’un tiers.

     Quelque 20% des francophones de la Fédération Wallonie-Bruxelles habitent les 19 communes de la Région-capitale où l’État fédéral finance d’importantes institutions culturelles. Les clés de répartition Persoons Dehousse des dépenses culturelles localisables de la Communauté française (25% à Bruxelles, 75 % en Wallonie)  sont généreuses pour la capitale et devraient rester valables. En fait, elles sont bafouées par les ministres bruxellois et leurs conseils d’experts.

     Il est temps que Ministres et Députés wallons largement majoritaires  au  Gouvernement et au Parlement de la Fédération Wallonie Bruxelles se réveillent.

     Mme Milquet connaît ce péril et, nous confiait écœuré un de ses propres collaborateurs,  pour rendormir les Wallons, elle entend bien les diviser . Elle compte proposer (ou l’a déjà fait) à son ami mayeur de la Capitale européenne 2015 de la Culture  de charger   les professionnels de l’art dramatique du Brabant wallon  (ceux de l’Atelier et des Baladins)  de créer, avec des moyens  significatifs, un Festival  estival théâtral hennuyer  et surtout montois afin de diminuer le déséquilibre existant dans le domaine culturel entre la Province du Hainaut et celle de Liège.

     Cela  fera oublier aux Hennuyers les déséquilibres Wallonie Bruxelles et si les Brabançons wallons  rechignaient à jouer dans une telle pièce, ce seraient leurs futurs contrats-programmes qui seraient menacés.

      Quand Machiavel  recommandait au Prince Divide et impera (divise et règne) il ajoutait un second conseil : sois discret.

     Révélées, les intentions de Joëlle Milquet devraient susciter  chez les Wallons un sursaut de dignité. Se battre entre eux alors qu’ils sont majoritaires et peuvent donc faire rétablir l’équité serait d’une grande bêtise car ils ont besoin de se montrer unis et solidaires face aux défis européens et à ceux de la mondialisation.

     Puisse cette voix de la raison être entendue !               

     liege28.skynetblogs.be  

         

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06:00 Écrit par Pierre André dans Actualité, Culture, Politique, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg