jeudi, 29 octobre 2015

LE GRAND LIÈGE, le temps du changement est venu. Nouveaux statuts à adopter, Michel Foret succède à Jean-Maurice Dehousse.

 

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        Ce jeudi 29 octobre est un grand jour pour Le Grand Liège. Cette ASBL, créée le 1er janvier 1937, à l'initiative de Georges Truffaut va procéder à une révision de ses statuts conservant - ceci va de soi - le respect du pluralisme démocratique dans ses instances . L’objet social, selon les statuts de départ, est la réalisation et l’organisation de fêtes et de manifestations ayant un caractère scientifique (conférences…), artistique, touristique, folklorique et sportif destinés à conserver et à rendre à la Ville de Liège, en particulier (…) un essor économique plus grand, un rayonnement intellectuel plus vivace, en un mot une renommée digne de son passé.

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        Globalement ces objectifs ont été atteints (cfr : Le Grand Liège : une asbl au service de la promotion de notre région sur le site http://ilhs.e-monsite.com ) sous les présidences de Georges Truffaut, Edgard Frankignoul, Georges Thone, Jean Lejeune, Jacques Levaux et Jean-Maurice Dehousse. Ainsi, Le Grand Liège a favorisé l’expansion de l’ULg sur le campus du Sart-Tilman, s’est déclaré partisan de la création d’une Communauté urbaine au lendemain des fusions de communes, a promu systématiquement  la participation féminine dans ses instances et a invité chaque année un conférencier flamand à sa tribune dont Herman Van Rompuy, premier président du Conseil européen.

 

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© Francis Carlier

        Les nouveaux statuts - à adopter ce soir - n’entreront en vigueur qu’après publication au Moniteur belge. Il s’en suit automatiquement une période transitoire. Les actuels membres du Conseil d’Administration sont invités à démissionner.  S’adressant aux membres du Conseil d’Administration, le Président Jean-Maurice Dehousse –en poste depuis 1992 – leur écrit : Comme il faut qu’un mouvement commence quelque part, je tiens à préciser, comme je l’ai fait au Bureau, qu’il est évident que, si la proposition d’une structure d’action provisoire (à laquelle le Conseil donnera le nom qui lui plaira) emporte votre assentiment, j’aurai l’honneur de vous présenter aussitôt ma démission en tant que Président pour souligner que le temps du changement est venu et qu’il est ardemment souhaité et de vous  proposer dans le même temps que notre ami Michel FORET assure la présidence de la  structure provisoire.

 

12:38 Écrit par Pierre André dans Actualité, Liège | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mardi, 20 octobre 2015

À l'ÉTUVE, dès le 30 octobre, PADAM-PADAM, un hommage à Édith PIAF

        Un souvenir personnel vieux de plus d’un demi-siècle. Le dimanche 13 octobre 1963, en compagnie de Fred Gilissen, journaliste à Europe 1, nous descendions sur Paris en voiture. Aux infos de 9h : quelques centaines de personnes attendent boulevard Lannes de rendre hommage à Édith Piaf, puis au fil des heures, le nombre de personnes s’accroît. Dans la soirée, aux abords de la mortuaire, 67 boulevard Lannes, une foule de plusieurs milliers de personnes attend, le service d’ordre n’autorise qu’un passage rapide devant le cercueil. Tout un peuple pleure Piaf.

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         Aujourd’hui, plus d’un demi-siècle après sa mort, les chansons d’Édith sont encore populaires : La Vie en rose,Milord, La Foule, L'Accordéoniste, Mon manège à moi, Non, je ne regrette rien, L'Hymne à l'amour, Mon légionnaire, Mon Dieu, L'Homme à la moto, À quoi ça sert l'amour et tant d’autres. Son répertoire dépasse les trois cents chansons. Piaf, née le 19 décembre 1915, a inspiré des films dont La Môme avec Marion Cotillard - un César et un Oscar de la meilleure actrice – et des spectacles.

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         Le dernier en date Padam-Padam (1) est dû au verviétois Pierre Stembert qui en réalise un hommage à la vie, au talent de la chanteuse et aux compositeurs de ses chansons. La représentation de Padam-Padam repose sur une comédienne Pascale Bonnarens et une chanteuse Martine Dops, formée à cette discipline par la liégeoise Véronique Solhosse, lauréate du Reine Élisabeth en 2000.


         Conçu pour s’adapter à tous les espaces, Padam-Padam trouve à l’Étuve une intimité rencontrée nulle part ailleurs. Les grands moments du spectacle sont renforcés par deux musiciens Louis Dops et Jordan Stoffels.

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(1)  Padam-Padam – Théâtre de l’Étuve, 12 rue de l’Étuve – vend. 30, sam. 31 octobre, vend. 6, sam. 7 novembre à 20h 15 – PAF 15€  

10:09 Écrit par Pierre André dans Actualité, Musique, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

dimanche, 18 octobre 2015

"AU BONHEUR DES MORTS" de Vinciane Despret fait la joie du Canard enchaîné ...

 

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        Une des tâches assignées aux philosophes est de combattre les idées reçues et de proposer de nouvelles idées qui deviendront (éventuellement) reçues en d'autres temps. Professeur de philosophie à l’ULg,  Vinciane Despret dans un ouvrage Que diraient les animaux si... on leur posait les bonnes questions publié en 2012 dans la collection Les Empêcheurs de penser en rond, amène les lecteurs à se demander si les animaux n’ont pas un sens de l’humour bien à eux.

        Paru en 2015, dans la même collection,  Au bonheur des morts de Vinciane Despret vaut à son auteure quinze lignes dans Le Canard enchaîné (14/10) sous le titre Ô FUNÉRAILLES ! L’hebdomadaire de se gausser de l’expression Faire son deuil qui est devenue un dogme et de se réjouir qu’avec les précautions universitaires d’usage, la liégeoise Vinciane Despret lui fasse un sort. Les morts ne le sont que si on cesse de s’entretenir avec eux (…), la mort n’est pas une question de tout ou rien. En conclusion, un bon livre  pour faire le deuil à de nombreux préjugés.

17:18 Écrit par Pierre André | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mardi, 13 octobre 2015

"JARDINS AU PAYS DE LIEGE", finale de la saison 2015 à Neupré dans le jardin de Gaby et Michel Hansenne.

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         À l’instar des Journées du Patrimoine qui permettent au grand public de découvrir des lieux inconnus, alors que ce siècle avait deux ans, des jardiniers décident de présenter leurs jardins privés. Trois raisons motivent la création de Jardins en Pays de Liège : offrir le plaisir d’admirer la nature dans son épanouissement,  contribuer à pérenniser une œuvre s’occupant de l’accueil d’enfants handicapés Enfant d’un même père (1), partager la passion du jardinage.

        La saison 2015 a commencé, fin avril,  par la visite de deux jardins l’un à Louveigné, l’autre à Embourg. Elle se termine en beauté, ce week-end des 17 et 18 octobre,  à Neupré (2) dans le jardin entourant une vieille ferme du Condroz. Jardin aménagé pour être agréable  à vivre et utile  en toutes saisons même l’hiver ou les baies et graines font la joie des oiseaux .

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        L’hôtesse – Gaby Hansenne – décrit ce que verront les visiteurs en cette saison : des teintes d’automne allant de l’orange (viburnum)  au fuchsia (euonymus) et au rose (acer)   en passant par le doré (parrotia). LIEGE Parrotia.JPG

Des fleurs encore, des hydrangeas qui prennent de nouvelles couleurs, une dernière floraison des rosiers au milieu des asters, des sedums  et des graminées qui sont au top.  Des hostas  qui s’endorment et leur feuillage qui devient presque transparent. Sous les châtaigniers un épais tapis  doux et piquant à la fois.

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Des myriades de petites pommes sur les malus et pour ceux qui font des projets pour le printemps prochain, une table/potager.

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        Que du bonheur et ce n’est pas tout. Vincent Botta dont on se souvient qu’il est le photographe de Jardins et coins secrets de Liège et des Coteaux de la Citadelle de Liège présente son nouvel ouvrage Jardins en Pays de Liège, 15 ans de passion partagée. Des photos inédites. Le dimanche, les guides composteurs de Neupré sont à la disposition de tout qui se sent une âme de jardinier qu’il soit du Pays de Liège ou d’ailleurs …

 

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(1)  Enfants d’un même père – asbl 76 Petit Seny à Seny-Tinlot – Tél. 085.51 22 59 - emp.asbl@swing.be

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(2)  Gaby et Michel Hansenne – 28 rue des Deux-Églises – Neupré - Accès : Au croisement de la N63 (Liège-Marche) et de la N639 (Engis-Esneux) prendre la direction de Esneux, ensuite la 2ème à droite - Jardin ouvert les 17 et 18 oct. de 10 à 18h – droit d’entrée 3€, gratuit enfants en dessous de 12 ans. Site Jardins en Pays de Liège www.jardinsenpaysdeliege.be

18:46 Écrit par Pierre André dans Actualité, Art | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

jeudi, 08 octobre 2015

... tous les mots se laissent écrire !

        Au XVIIIe siècle, d’Alembert assurait que l’on n’apprenait rien dans les journaux si ce n’est de savoir que le journaliste est l’ami ou l’ennemi de celui dont il a parlé dans son article. En dépit de ce constat dont la véracité ne peut être entièrement niée en dépit des efforts en vue d’atteindre l’objectivité, les journaux ont continué d’exister. Et c’est tant mieux au fond.

        Les journalistes pour leur part n’ont jamais cessé de chercher à établir un contact avec leur lectorat. Le traditionnel courrier des lecteurs a fait place aux commentaires ou réactions des lecteurs que permettent les nouvelles technologies. Dans les rédactions, la valeur d’un article est d’autant estimée qu’il a suscité de réactions. Le rêve est de faire le buzz qui fait booster l’audience, le tirage.

       Théoriquement, les réactions sont modérées avant d’être rendues publiques. À Sud-Presse, la modération est, pour le moins, modérée. Au point que face au sabbat que faisait la majorité des lecteurs à l’annonce de l’accident de santé d’Anne-Marie Lizin, un lecteur écœuré écrit : Quelle triste mentalité dénotent ces commentaires ! Et ce sont souvent ceux qui lui doivent le plus qui crachent maintenant sur sa personne. Comme les hommes sont petits ! Un véritable festival de faux culs. Autre fait, autre commentaire modéré : Pour prendre son pied mieux vaut une top biche qu'un boudin mais s'il s'agit des qualités humaines de la personne ce n'est évidemment pas lié au physique, ce que je disais d'ailleurs dans un autre post qui vous est sans doute passé au dessus de la tête...Quant à moi je ne suis ni très beau ni très musclé et ne pense pas qu'avec mes deux licences universitaires et mon doctorat je n'ai rien dans la tête mais c'est justement pour celà que je suis capable de faire la part des choses ce qui n'est manifestement pas votre cas comme d'autres bas de plafond qui s'indignent de mes avis...Encore un exemple, modéré par Liège 28 : j espere que est une plaisenterie. vous nous saoulez avec votre racisme, conchitanisme,homophobies et autres ! A force de l employer a toute les sauces comme de vraies imbeciles lobomotisés, vous allez le rellancer pour de bon !

        Devant un tel déferlement – et c’est pire dans la réalité vécue par Sud-Presse  – les milieux de presse se doivent de réfléchir. Confronté à semblable problème,  El watan, quotidien algérien a décidé de suspendre momentanément la publication de ces réactions. Tout en maintenant sous le titre d’un article, l’invitation Réagissez, depuis quelques jours, en dessous du texte du journaliste, il est écrit : El watan a décidé de suspendre provisoirement l’espace réservé aux réactions des lecteurs, en raison de la multiplication de commentaires extrémistes, racistes et insultants.

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        Notre confrère El watan est férocement attaché à la liberté d’expression.  Le directeur de ce journal de référence, Omar Belhouchet, a été condamné plusieurs fois à la prison par le régime en place pour s’être montré critique envers les autorités. Il connaît mieux que personne la valeur de la liberté d’expression mais il sait également que ne peuvent se revendiquer de cette liberté les  commentaires extrémistes, racistes et insultants.

12:25 Écrit par Pierre André dans Actualité, Media | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

jeudi, 01 octobre 2015

Création de "L'Auberge rouge" de Michel Udiany au Théâtre de l'Étuve par la Cie Zeron Tropa

        Le professeur d’histoire, le Liégeois Michel Udiany est également un auteur dramatique qui aime créer ses pièces au théâtre de l’Étuve. Dernière-née, L’Auberge rouge sera à l’affiche dans une mise en scène de l’auteur, dès ce samedi (1).

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        L’intrigue s’appuie sur des faits qui se sont déroulés en Ardèche, à l’auberge de Peyrebeille,  au début du XIXe siècle.  Les tenanciers, les Martin et leur valet Jean Rochette ont été accusé d’avoir détroussé et assassiné une cinquantaine de leurs clients. Le procès a passionné la France. Bien que les faits, le procès et l’exécution se soient déroulés avant l’apparition de la presse populaire innovée par Émile de Girardin, la presse de l’époque surnomme l’auberge de Pierre Martin, l’ossuaire, l’auberge rouge, coupe-gorge, auberge sanglante. Au XXIe, l’affaire continue d’intéresser le public puisque chaque année, cinq mille personnes déboursent quatre € pour visiter de mai à fin septembre, un musée établi dans l’auberge fatale. En réalité, le verdict – trois condamnations à mort, un acquittement - rendu en juin 1833 par la Cour d’assises de Privas n’a porté que sur le meurtre d’un maquignon, car la cinquantaine de meurtres imputés aux quatre accusés leur ont valu l’acquittement.

        À  la même époque, dans nos Ardennes, les bandits Géna et Magonette sévissent. Notre confrère Frédéric Kiesel raconte comment Magonette faillit tuer un maquignon à Wibrin. Sa maison, située à l'écart, était signalée par une enseigne rouillée qui grinçait au vent: celle d'une ancienne auberge. Un soir, un marchand de vaches, revenant de la foire de Saint-Hubert avec son grand chien y demande l'hospitalité. - J'héberge les hommes, pas les bêtes, lui répond, bourru, le patron moustachu. Je payerai pour les deux. J'ai de quoi. J'ai fait de bonnes affaires à Saint-Hubert. Ceci change tout. L'étrange patron sourit. Mais, la nuit, entendant des bruits suspects, voyant des gens en armes, le maquignon se laisse glisser sur le toit de chaume jusqu’au sol, en utilisant son revolver. Il n'ose pas porter plainte... Wibrin n’a pas connu son Auberge rouge mais est entré dans la légende des Rouches!

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(1)  L’Auberge rouge – samedis 3, 10, 17 octobre ; vendredis 9, 16 octobre à 20h15. dimanches 4, 18 octobre à 15h30 – PAF 15 €, réduction 12 € - Réservation : SMS au 0492/56 29 10 ou reservationetuve@gmail.com

22:25 Écrit par Pierre André dans Actualité, Histoire, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg