samedi, 19 décembre 2015

"L'escapade à Genève" : restaurant coté certes, mais bien davantage, un roman de Charly DODET !

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        Edgard, comptable à la retraite, son épouse qui a toujours porté la culotte dans le ménage et un médecin convaincu de la justesse de ses recherches sont les trois personnages à partir desquels Charly Dodet a construit son quatrième roman L’escapade à Genève (1).

        Porteur d’un lourd secret – la date de sa mort – que lui a révélé un médecin spécialiste  exigeant par ailleurs le mutisme total, Edgard a changé. Maintenant, il passe des heures au café des Trois Clés. Maintenant, prétextant de nouveaux examens médicaux à Bruxelles, il fait seul une escapade à Genève. Il avait envie, après ce qui lui est arrivé, d’enfin profiter de quelques moments pour découvrir ce qu’il a toujours voulu voir : le lac de Genève, un petit bout de Suisse et les montagnes.

        Cette escapade se révèle moins bénéfique qu’Edgard ne l’a espéré. Sa femme ayant découvert son mensonge commence à fantasmer. L’illogique devient logique et tout s’enchaîne. Le talent de Charly Dodet est de transcrire en phrases simples des faits qui se sont simplement  passés. Dans le romancier perce le journaliste qu’il a été des années durant à Vers l’Avenir devenu aujourd’hui L’Avenir !

        Même plongé dans l’intrigue, Charly Dodet garde l’œil du journaliste : descendre d’un train, en Belgique, est toujours périlleux ! L’espace entre la plateforme et le quai est démesurément grand et il y a lieu de faire une belle enjambée si l’on ne veut pas se coincer le pied sous l’ultime marche.

        L’escapade à Genève pose un problème fondamental.  De tous temps, l’humain sait qu’il est appelé à mourir. Quand ? Parce qu’être à même de répondre à cette question ouvre la voie à des marchés fabuleux, des chercheurs s’échinent à la trouver sans s’inquiéter si l’humanité en sera plus heureuse.  Incontestablement, Edgard – cobaye malgré lui – ne l’est pas devenu. Je ne sais pas si vous rendez bien compte de ce qu’est devenue ma vie. Je ne sais plus où aller. Je stresse en permanence, je fais des hallucinations, je vois des fantômes partout (…) J’entends des horloges partout, et dans mon esprit, il n’y a plus qu’une seule chose qui compte : je décompte les jours et les heures !

        D’un naturel optimiste, Charly Dodet parvient à mener L’escapade à Genève non pas vers un happy end – ce qui serait banal – mais vers une toute autre finale. C’est surprenant mais très vraisemblable. À l’image de la vie …

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(1) L'escapade à Genève - roman - Charly Dodet - Éditions Persée - Aix-en-Provence - 234 pages - 19 € 30

 

 

09:38 Écrit par Pierre André dans Actualité, Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

jeudi, 10 décembre 2015

Bernard DIMEY - poète, chansonnier, romancier - en haut de l'affiche de l'Etuve.

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         Des mélodies telles Syracuse, Mémère, Mon truc en plume, Il ne faudra jamais et d’autres encore comme Frédo, Une soirée au Gerpil, La Femme du marin, Madame la Marquise a dit sont encore de nos jours dans la tête des seniors de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Ce qui fait pas mal de têtes. Il y a, en effet, plus de sept cent mille personnes âgées de plus de 65 ans !

        Ces mélodies ont été chantées par Henri Salvador, Yves Montand, Serge Reggiani, Juliette Gréco, Charles Aznavour, Patachou, Mouloudji, Michel Simon, Francesca Solleville, Jean Ferrat, Zizi Jeanmaire, etc. Que de belles voix !

       Ces mélodies sont nées à partir des textes émanant d’un poète nommé Bernard Dimey, né à Nogent, ayant vécu à Montmartre. Il connaissait son quartier et ses habitants comme le fond de sa poche et en imprégna toute son œuvre. (…) C’était un tragique qui ne se prenait pas au sérieux dira de lui Mouloudji.

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        Bernard Dimey, un nom injustement oublié mais que le Théâtre de l’Étuve a décidé de rappeler (1)  en présentant textes et chansons de lui. Ce florilège de chansons et de textes projette le spectateur dans l’univers de Bernard Dimey, que l’inconscience populaire a décidé d’ignorer mais que Montmartre n’a pas oublié (…) autant de succès où l’humour, la tendresse, l’humanité ne peuvent qu’émouvoir et vous faire voyager… Tout l’amour de ce grand poète populaire qui avait pris ses quartiers chez les putes de Paris, et qui les a décrites avec une tendresse infinie comme l’écrit Philippe Dengis metteur en scène de ce spectacle Car tout ce qui ne vaut rien n’a jamais eu de prix.

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       La scénographie et la régie sont de Jean-Marc Rouffart et les artistes  - Philippe Dengis, Fanny Liberatoscioli, Francesco Nobile et Maria Tridetti - sont accompagnés au piano par Xavier Chapelier et à l’accordéon par Maurice Blanchi.

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(1)  Car tout ce qui ne vaut rien n’a jamais eu de prix  au Théâtre de l’Étuve – vendredis 11 et 18 décembre, samedi 19 déc. à 20h15, dimanches 13 et 20 déc. à 15h30 – PAF 15€ (12€ groupes, étudiants, pensionnés) – Réservations ; SMS 0492 56 29 10 ou reservationetuve@gmail.com 

 

23:38 Écrit par Pierre André dans Actualité, Culture, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

lundi, 07 décembre 2015

Jeudi 10 décembre, 21h20, ultime "noms de dieux" suivi de la "Nuit de noms de dieux" !

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        Tout le monde descend ! Cette expression de wattman annonçant le terminus permet à Edmond Blattchen de signaler que noms de dieux mis sur rail en janvier 1992 en compagnie du philosophe Bernard-Henri Lévy est arrivé à terme en décembre 2015 avec le numéro 200 consacré à Latifa Ibn Ziaten, une mère courage (1).

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        Elle est la maman du parachutiste Imad, la première victime – le 11 mars 2012 du terroriste Mohammed Merah. Depuis, je suis une mère blessée, déchirée. Je reste debout pour défendre les valeurs de la République. Il nous faut absolument tendre la main à ces jeunes, ces enfants de la République. Il faut leur faire aimer la France comme je l’aime. L’ampleur du travail qui est à faire est énorme : c’est un travail de fourmi, de terrain, dans les écoles, les maisons d’arrêt, les mosquées, avec les parents… Le président Hollande lui remettant à titre de co-lauréate le prix 2015 pour la Prévention des conflits de la Fondation Jacques Chirac a dit d’elle vous incarnez aux yeux de tous nos compatriotes de quelque confession, de quelque origine, de quelque parcours, l’amour maternel dans ce qu’il a de plus fort et de plus poignant : la souffrance du deuil mais aussi la possibilité de puiser dans le chagrin les ressources pour aller vers la dignité.

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        À l’instar des cent nonante neuf invité(e)s qui l’ont précédé(e)s, Latifa Ibn Ziaten a suivi les cinq chapitres de noms de dieux. Le symbole : le béret rouge de parachutiste de son fils. Sans modifier quoique ce soit au concept, ni au décor – en ce compris la table, empruntée puis achetée auprès de la firme liégeoise Georgette Ballegeer -, Edmond Blattchen et le réalisateur Jacques Dochamps ont accompli durant plus de dix mille minutes une émission que seul le service public peut offrir.

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        La deux centième émission se prolonge par la rediffusion de huit noms de dieux tout au long de la nuit (2). Un événement de plus dans la vie de noms de dieux qui en compte déjà quelques-uns dont sa longévité, vingt-trois ans à l’antenne d’une télévision publique née il y a soixante-deux ans. Pour ses vingt ans, en 2012, noms de dieux a eu droit à une tranche horaire quotidienne durant toute la saison d’été tandis que la chaîne québécoise Canal Savoir l’a fait découvrir au public francophone américain.

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        Par ailleurs, un certain nombre d’émissions ont fait l’objet d’édition intégrale en livres. Edmond Blattchen – récipiendaire notamment, en 1982, du Prix Jeunes Talents de la Province de Liège – a amené sur le plateau de noms de dieux philosophes, théologiens, écrivains, sociologues, hommes et femmes politiques, scientifiques ou encore artistes dont les réflexions clarifient le monde. La deux centième ne marque pas la fin de noms de dieux car dans ce vivier, la RTBF ne va pas manquer, un jour ou l’autre, d’aller puiser comme elle l’a fait en rediffusant l’entretien d’Edmond Blattchen avec Henry Bauchau ou André Glucksmann et, déjà, bien d'autres.

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  • (1) Diffusion le jeudi 10 décembre 2015 vers 21h20 sur « la trois ». Rediffusion sur « la trois » le samedi 12 décembre vers 23h15. Sans oublier, la possibilité de voir l’émission durant une semaine sur le Net, en cliquant sur latrois.be/revoir
  • (2) 22h20 Sa Sainteté le Dalaï Lama (1994), 23h15 Stéphane Hessel (2009), 00h15 L’abbé Pierre (1993), 01h10 Élie Wiesel (1995), 02h00 Sœur Emmanuelle (1993), 03h00 Albert Jacquard (1994), 03h55 Amélie Nothomb (2009), 04h45 Edgar Morin (1992).

08:32 Écrit par Pierre André dans Actualité, Culture, Spiritualité, Télévision | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

jeudi, 03 décembre 2015

Le président de l'Alliance française de Liège veut davantage de membres. Ils sont déjà 300 !

        Paradoxalement, Liège – ville francophile s’il en est – est restée jusqu’au 21ème siècle à l’écart de l’Alliance française, une association internationale créée en 1883, à l’initiative de Paul Cambon, avec des personnalités de grande envergure tels Ernest Renan, Jules Verne, Ferdinand de Lesseps ou Louis Pasteur.

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        Liège est la huitième Alliance française au Royaume de Belgique. Elle a été devancée notamment par Verviers, Huy, Gand. En 2011, William Ancion dépose la candidature de Liège auprès de la Fondation Alliance française qui l’accepte à l’unanimité. Son président Jean-Pierre de Launoit lui annonce la bonne nouvelle le 23 novembre (cfr Liège 28 du 23 novembre 2011).

        En janvier 2012, William Ancion assiste, à Paris, au Congrès de l’Alliance française dont l’invité d’honneur est Stéphane Hessel dialoguant avec Edmond Blattchen , un des dix-neuf membres fondateurs de la section liégeoise (cfr. Liège 28 du 27 janvier 2012). Officiellement, l’Alliance française de Liège est née le mercredi 22 février 2012 au Palais provincial en présence notamment de son Excellence l’ambassadeur de France Michèle Boccoz.

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        Fidèle aux trois missions dévolues à chacune des sections réparties dans le monde, l’Alliance française de Liège a trouvé son assise populaire en instaurant, en octobre 2014, les lundis de l’Alliance française, au Théâtre de Liège, à 18h. Si le premier lundi voué aux secrets du Quai d’Orsay n’en a guère révélé, en revanche, les autres ont mis en lumière les talents des invités Jean-Marie Piemme, Sacha Sprenger, Jacques Mercier, Philippe Claudel, Christian Lacroix.

         En 2015, les lundis de l’Alliance française de Liège ont fait fort en invitant Bernard Pivot puis Yves Winkin – originaire de Verviers-la-mal-aimée de l’avis de Télévesdre (1/12/2015) – qui mène une brillante carrière à Paris en qualité de directeur de la culture scientifique et technique du CNAM et directeur du Musée des Arts et Métiers. En janvier 2016 – le 18 – l’invité du lundi est Jean-Charles De Keyser qui chante Jacques Brel dont Quand on a que l’amour a marqué la cérémonie d’hommage de la France aux Invalides.

        Ce lundi, le président de l’Alliance française de Liège en présentation de l’orateur José Brouwers a changé de préambule. Au lieu d’exalter l’association dans son aspect universel, il a choisi d’évoquer la section liégeoise en lançant un appel aux adhésions.

        Actuellement, trois cents membres cotisent soit en qualité de sympathisant (20 €) ou d’adhérent (25 €). La qualité de membre donne accès gratuit aux manifestations de l’Alliance française de Liège et permet de profiter des avantages proposés par ses partenaires. Les membres adhérents sont conviés à l’assemblée générale - au printemps - au cours de laquelle le Bureau fait le bilan de la saison, expose les projets et entend les suggestions. Les avantages sont de plus en plus nombreux : réductions à divers spectacles, concert Berlioz, représentations à la Comédie royale du Théâtre Arlequin, etc, etc. Il est possible de réserver ses places aux lundis à la billetterie du Théâtre de la Place (tél. 04/342. 00.00) dont le directeur, Serge Rangoni, est un des fondateurs de la section liégeoise.

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        Les cotisations à Liège sont dérisoires si elles sont comparées, par exemple, à celles de l’Alliance française de Flandre-Orientale : - membre individuel: € 30,00 - avec conjoint: € 45,00 - tarif étudiant: € 15,00 - membre bienfaiteur: 50,00 € - membre bienfaiteur avec conjoint: 75,00 €.

        Comme faire de la pub dans la presse est hors de prix, William Ancion demande au public de la faire via Internet. Il signale que les cartes de membres ne sont pas envoyées par Bpost mais sont quérable lors des lundis et précise même que tout membre est chargé d’inscrire personnellement son nom! Tant de vertus d’économie font souvenir qu’au siècle dernier, il a été échevin des Finances en charge de redresser celles de la ville de Liège. Globalement, il y a réussi …

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© Yusuf AHMED, de l'Alliance française de Dacca  (Bangladesch), lauréat du 5e concours international de photo organisé par la Fondation Alliance française sur le thème "Climat, état d'urgence". Exposition à Paris-Le Bourget (COP 21)


 
   

 

16:11 Écrit par Pierre André dans Actualité, Culture, francophonie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mardi, 01 décembre 2015

EXCLUSIF : plus fort que "Le Canard Enchaîné" !

        En exclusivité, le correspondant breton de Liège 28 nous a fait parvenir cette photo que ni Place royale, ni C’est du belge n’ont l’audace de vous proposer.

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        Ce document montre que sous leurs peignoirs les Souverains sont, vraisemblablement, dans la tenue sous laquelle Philippe est apparu le 15 avril 1960 et Mathilde le 20 janvier 1973.

        Il semble que cette dernière se livre à une opération nasale dont parents et éducateurs cherchent à dissuader la pratique auprès des jeunes. Quant au Roi, il n’est pas possible d’identifier le titre de l’ouvrage qu’il lit. Cependant, il est permis de croire, comme il est dit sur le site www.monarchie.be, qu'il s'agisse d’un ouvrage traitant d’une meilleure compréhension de l'homme dans la société moderne.

         À en juger par l’absence de paille dans le verre, il est permis d’imaginer que la boisson est de la bière. On note que le Roi boit plus vite que la Reine, ce qui ne signifie pas qu’il boive davantage. La bière est susceptible d’être une bière locale. Selon le correspondant breton de Liège 28, cette bière pourrait être une Duchesse Anne Triple brassée chez Lancelot, une blonde triple dédiée à Anne de Bretagne, deux fois Reine de France. Une boisson puissante et rafraichissante qui, titrant 7 degrés et demi, révèle un sacré caractère.

23:10 Écrit par Pierre André dans Actualité, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg