lundi, 20 février 2017

Un demi-siècle en qualité de journaliste professionnel

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© photo Antonin Corto Cauwe

      Il y a un demi-siècle – jour pour jour – le Premier ministre Paul Van den Boeynants a, notamment, signé le document selon lequel M. André, Pierre A.J.G. est admis à porter le titre de journaliste professionnel conformément à la loi du 30 décembre 1963.

   Publiée au Moniteur belge - deux jours avant que je ne commence à travailler à la RTB, premier journaliste engagé au CPL (1) par Robert Stéphane - cette loi stipule cinq conditions à remplir pour  être admis à porter le titre de journaliste professionnel.  Une commission d’agréation dont les membres sont nommés par le Roi veille au respect des cinq conditions dont deux prévoient la participation à la rédaction de journaux à titre de profession principale et moyennant rémunération et ce pendant deux ans au moins. En ce qui me concerne la décision porte le numéro F585.

    Un demi-siècle est un bail d’autant plus que, depuis l’âge de 17 ans, le virus journalistique s’est emparé de moi. Réaction immédiate, rhétoricien, j’ai fondé le journal ronéotypé Cinq barres en référence au collège épiscopal Saint-Bart. L’essentiel de ma carrière s’est déroulée à la RTB et à la RTBF. Le 1er octobre1968, à 8h30 j’ai été la première voix de Liège-Matin. En 1972, lauréat du Grand prix de journalisme de la CRPLF (2), grâce à mon reportage consacré aux Fourons les auditeurs canadiens, français et helvètes ont découvert les enfants de la chorale de Rémersdael répétant le Valeureux Liégeois note par note !

   Quand sonne l’heure de la retraite et que le virus journalistique est toujours là, autrefois au XXème siècle, et encore aujourd’hui, des journalistes professionnels ont négocié le droit de tenir épisodiquement une chronique dans leur journal sans se soucier de prendre de l’espace aux actifs et aux jeunes en quête d’activité.

   Au XXI siècle, la solution est de se tourner vers les technologies nouvelles. À Liège, le premier journaliste professionnel era (en retraite active) à le faire a été Gaston Lecocq. Au lendemain d’une restructuration à La Meuse, Gaston Lecocq a lancé, le 1er septembre 2000, Proxi-Liège, un journal publié exclusivement sur Internet. Le premier à Liège et en Région wallonne à être réalisé sur  la "toile" par un journaliste professionnel qui travaille, avec d'autres journalistes professionnels, dans le respect de la déontologie journalistique… Durant plusieurs années, Proxi-Liège a été le seul organe de presse à faire rayonner Liège et le Pays de Liège à travers le monde. En une série de 26 épisodes, j’ai retracé l’Expo universelle de Liège comme si Proxi-Liège y était allé.  La série est toujours disponible sur le site proxiliege.net

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(1) CPL sigle de Centre de Production de Liège. La loi du 18 mai 1960 dite Loi Harmel instituant la RTB a permis, dans un premier temps, la création de Centre de Production à Liège, à Mons et à Namur.  

(2) CRPLF sigle de Communauté des radios publiques de langue française regroupant à l’origine, en 1955, les radios publiques de Belgique (INR), du Canada, de France et de Suisse romande. Depuis janvier 2016, la CRPLF est fondue dans l’association des Médias francophones publics.  

 

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dimanche, 12 février 2017

Mettre fin au boycott du tourisme en Tunisie et relancer la Charte d'Amitié et de Coopération entre Liège et Sousse.

 

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      Moins de cinq ans après le coup d’État médical de  Zine el-Abidine Ben Ali opéré au détriment du leader historique, Habib Bourguiba - père de l’indépendance de la Tunisie – la Province de Liège et le Gouvernorat de Sousse signent en 1992 une Charte d’Amitié et de Collaboration. La dictature de Ben Ali empire d’année en année mais peu importe. En 2005, le 20 octobre, Georges Pire en charge des Relations Extérieures de la Province se réjouit de constater que les deux partenaires sont, en quelques sortes, « mariés » - si vous me permettez l’expression – depuis le 23 mars 1992. À la Toussaint 2005, désireux de faire souffler un vent de liberté démocratique au sein d’une dictature, les conseillers provinciaux socialistes emmenés par leur chef de groupe Gérard Georges prennent la direction de Sousse.

       17 décembre 2010, à Sidi Bouzid, une gifle d’une policière municipale Fédia Hamdi est le détonateur de la Révolution de la Dignité, la première des Révolutions arabes. Giflé, en butte aux tracasseries policières, le jeune (26 ans) Mohamed Bouazizi s’immole par le feu et meurt le 4 janvier 2011, ayant reçu le 28 décembre la visite du Président Ben Ali. La révolte contre la corruption et le chômage des jeunes grandit dans le pays, la police réprime – plus de 300 tués, plus de 2000 blessés -, l’armée demeure neutre et le 14 janvier  2011, Ben Ali  se réfugie à Djeddah, en Arabie Saoudite. Dès juin 2011, Paris à une Place Mohamed-Bouazizi. De l’avis du maire Bertrand Delanoé, Bouazizi est une figure emblématique qui, par son acte de résistance, symbolise le combat des Tunisiens pour la démocratie, la justice et la liberté. 

      Dès la Révolution de la Dignité enclenchée, le Service fédéral des Affaires étrangères – à l’instar des autres ministères européens des Affaires étrangères – prend  la décision de déconseiller aux Belgestous les voyages non-essentiels vers la Tunisie. Décision confirmée jusqu’aujourd’hui alors même qu’en 2015, le Prix Nobel de la Paix est accordé au Quartet du dialogue national avec la mention pour sa contribution décisive à l'édification d'une démocratie pluraliste en Tunisie. Ban Ki-Moon considère que ce prix est dédié à tous les Tunisiens qui ont commencé le Printemps arabe et François Hollande le prix prouve le succès de la transition démocratique en Tunisie.

      Contrairement à la position rigide de notre SPF Affaires étrangères, sur le site Diplomatie française - mis à jour le 19 janvier 2017 - il est écrit les ressortissants français résidant ou désirant se rendre en Tunisie, sont appelés à faire preuve de vigilance renforcée. Dans ses conseils aux voyageurs, la France distingue quatre stades : formellement déconseillé, déconseillé sauf raisons impératives, vigilance renforcée et vigilance normale. Depuis la menace terroriste, il est évident que la vigilance renforcée s’impose quel que soit le pays. La vigilance renforcée est devenue la norme.

      La classification française a le mérite de ne pas ostraciser tout un pays. La position belge aboutit à un boycott du tourisme en Tunisie. En effet, les tours opérateurs ont, dans un premier temps,  supprimé de leurs catalogues la destination Tunisie et aujourd’hui, Thomas Cook propose une cinquantaine d’hôtels répartis notamment à Djerba, Hammamet, Sousse, Zarzis. Or le tourisme est une activité vitale pour la Tunisie. En 2010, les recettes touristiques ont atteint 3 milliards et demi de dinars -  3.522,5  très exactement – pour tomber à 2.354,6 en 2015 soit une diminution d’un tiers. Et, selon la directrice de l’Office national du tourisme tunisien (ONTT) à Paris, Wahida Jaiet, la situation s’est encore dégradée en 2016 car sur le premier semestre 2016, la baisse de visiteurs européens est de -34 % par rapport à la même période en 2015. La Banque centrale tunisienne estime que la chute des recettes touristiques au premier trimestre 2016 a atteint 51,7 % par rapport à la même période en 2015.

 

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    Lors de la visite officielle en Belgique du Président de la Tunisie, Béji Caïd Essebsi, le Comité de vigilance pour la démocratie en Tunisie a dénoncé le boycott belge du tourisme en Tunisie du ministre Didier Reynders. Cette attitude discriminatoire est non seulement injuste et inamicale, elle n’est nullement justifiée et elle est ressentie par le peuple tunisien comme une véritable punition d’un secteur entier de l’économie tunisienne qui risque d’avoir des conséquences désastreuses sur le processus démocratique dans notre pays. En liaison avec Tunisair et l’ONTT, le Comité de vigilance pour la démocratie en Tunisie organise, du 16 au 20 mars, un voyage de Solidarité avec la Tunisie (1) dont les objectifs sont la fin du boycott et la relance de la Charte d’Amitié et de Collaboration entre Liège et Sousse. Outre des entrepreneurs, des politiques, des médias, ce voyage est ouvert à la société civile et à toute personne qui entend manifester son amitié et sa solidarité avec ce pays si proche.

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(1) Programme : 16/3 et 17/3 Sousse – 18/3 El Jam, Hammamet, Tunis – 19/3 Bardo, Sidi bou Saïd – 20/3 retour. Renseignements et inscriptions : Nisrine Falah nisrine.falah@gmail.com ou  Fethi El Hadjali cvdtunisie@gmail.com  téléphone 0497 21 19 01. Prix : 325 €

19:37 Écrit par Pierre André | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mercredi, 08 février 2017

Présidentielles françaises: un point commun entre Hamon et Macron

 

 

 

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        Changer de banque n’est plus un problème pour les Françaises et Français victimes de phobie administrative. Depuis ce premier lundi de février, une disposition de la loi Macron est entrée en vigueur en France. Il suffit de signer dans la nouvelle banque un contrat de mobilité bancaire et vingt-deux jours plus tard au grand maximum le signataire est client de sa nouvelle banque. Celle-ci ayant pris en charge toutes les procédures à accomplir.

        Un cabinet d’avocats à la Cour d’Appel de Paris – A&B Apelbaum & Associés – vient de signaler que cette loi va plus loin que la loi Hamon de 2014, qui n’avait pas produit les effets escomptés tout en se posant la question Mr Macron aura-t-il plus de poids ? Comme Emmanuel Macron et Benoît Hamon briguent la magistrature suprême, les non-abstentionnistes disposent ainsi d’un élément supplémentaire pour déterminer l’efficacité d’un (hypothétique) futur Président de la République !

 

 

08:13 Écrit par Pierre André dans Actualité, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg