mardi, 25 avril 2017

Un peu avant le 7 mai, Liégeoises et Liégeois feront choix entre un Président ou une Présidente de la République française.

 

FRANCE Intérieur.jpg

 

       Le résultat du premier tour des présidentielles françaises obtenu en province de Liège est identique à ceux des Régions socialement défavorisées de Guyane et La Réunion qui placent Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen en tête – Guyane JLM 24%72 MLP 24%29, La Réunion JLM 24%53 MLP 23%46 % . Initié par l’Alliance Wallonie-France (cfr Liège 28 du 14/4/2017), le vote consultatif liégeois place au second tour Jean-Luc Mélenchon avec 24%70 et Marine Le Pen 22%10. Il est à noter le score surprenant obtenu dans les régions rurales de Hamoir, Harzé, Ferrières et Comblain-au-Pont par Marine Le Pen 62%87. Ce résultat l’aurait été davantage si Spa, ville d’eaux, n’avait tempéré la ferveur marine !

      Les 22 et 23 avril, les Françaises et Français du monde entier ont qualifié pour la finale du 7 mai Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Du passé, faisons table rase et dès ce mardi 25 avril, les militants de l’Alliance Wallonie-France arpentent à nouveau la province afin de connaître le choix  liégeois entre un Président ou une Présidente. Le dépouillement a lieu le 3 mai. Il est également possible de voter sur le site www.participezauxpresidentielles.be. Les petits malins qui espèrent bourrer les urnes en multipliant les votes par voie électronique en sont pour leurs frais car les 3 commissaires chargés de contrôler le bon déroulement du vote tiennent à vous dire que tout vote répété plusieurs fois par la même personne annulera automatiquement le vote exprimé par cette personne. Un citoyen = Une voix.  

      Sans prétention scientifique, la consultation populaire de l’Alliance Wallonie-France c’est néanmoins du sérieux. La presse s’y intéresse davantage. Les résultats du premier tour ont fait l’objet d’une page entière dans les diverses éditions de La Meuse avec commentaire et analyse de Gaspard Grosjean, journaliste politique. Une équipe de RTC Télé Liège a inscrit à son programme le tournage d’une séquence de vote de ce second tour. Des journaux français ont manifesté leur intérêt pour l’initiative AWF.

LIEGE France.jpg

      Cerise sur le gâteau, à la Maison de la Presse et de la Communication, tout comme au 1er tour, les Amitiés françaises et la Chambre de Commerce et d’Industrie France-Belgique organisent la nuit des élections françaises. Une occasion de discuter avec Michel Hermans, politologue.

17:02 Écrit par Pierre André dans Actualité, Europe, Media, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

jeudi, 20 avril 2017

Avoir un bon copain Voilà c'qui y a d'meilleur au monde ...

 

    En publiant, en octobre 2002,  Le monde de PAN sous-titré Histoire drôle d’un drôle de journal, notre confrère Pierre Stéphany conclut s’il n’existait pas, il faudrait l’inventer. Il faudrait seulement, aujourd’hui, qu’on le réinvente. Ce vœu pieux amène le calamiteux Ubu-PAN. Depuis le 14 avril, son éditeur John-Alexander Bogaerts a choisi de laisser choir Ubu, de cheminer sous le seul nom de PAN dont la destinée est confié au blogueur Marcel Sel promu rédacteur en chef.

     Marcel Sel dans son premier éditorial évoque les fondateurs en écorchant le pseudo de l’un d’eux Jean-Léo devenu Jo-Léo. À coup sûr, la parution du Numéro 3770 de l’hebdomadaire satirique est une non-information sauf aux yeux de François de Brigode, présentateur attitré du JT de la RTBF depuis deux décennies.

     À la trente-quatrième minute de son journal du 13 avril, les téléspectateurs apprennent que demain l’hebdomadaire satirique PAN va renaître de ses cendres. Il se veut piquant et salé et s’inscrit à présent dans la logique d’un Canard Enchaîné. À vérifier quand même sur papier et sur le net dès demain.

     La dernière phrase de ce texte – durée globale 12 secondes –  témoignant du scepticisme journalistique atteste que de Brigode est conscient d’avoir commis dans la première phrase une variante de pub  clandestine. Les tarifs de la Régie Média Belge pour une pub de trente secondes avant le journal avoisinent les 3800 € et le journal est exclu de l’offre publicitaire. Les propos peccamineux de de Brigode  ont pour base le copinage au sein du microcosme tel qu’il en existe dans chaque ville.

     PAN s’inscrit-il dans la logique d’un Canard enchaîné ? Pour le savoir rien de plus simple que de comparer la recension du livre Zinc parue dans le numéro 3770 de PAN et celle parue naguère dans le Canard. Autant celle-ci donne l’envie de lire l’ouvrage de David Van Reybrouck, autant celle de PAN est banale.

    Assurément, PAN  doit encore s’améliorer avant de retrouver les honneurs du CRISP (Centre de recherche et d’informations socio-politiques). PAN a reçu ces honneurs en 1961 lorsqu’il a été qualifié de phénomène psycho-social. Nous ne doutons point qu’il les retrouve lorsque se réalisera le vœu formulé par François de Brigode dans la rubrique Courrier du cœur du numéro 3770, à savoir ce que j’attends de Pan : du piquant et pas de délation(s). Bref, du journalisme !:).

   

19:26 Écrit par Pierre André dans Actualité, Media | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

vendredi, 14 avril 2017

Le vote "d'amon nos autes" aux présidentielles françaises et soirées électorales

 

FRANCE Intérieur.jpg

      Il est indéniable que dans la partie francophone du Royaume de Belgique les élections pour la Présidence de la République française suscitent un intérêt important. Il suffit de voir la place prise dans la presse pour s’en rendre compte. Aussi, à la Maison de la Presse et de la Communication de Liège, la Chambre de Commerce et d’Industrie France-Belgique organise les 23 avril et le 7 mai deux soirées électorales consacrées au scrutin français. Les  attentes et les résultats feront l’objet de l’analyse et des commentaires du professeur Michel Hermans de HEC-ULg. Licencié en science politique de l’ULg et docteur en science politique de l’Université de Paris (Panthéon-Sorbonne), Michel Hermans est un des meilleurs politologues du pays. Il est vrai qu’outre ses diplômes et ses qualités professorales, Michel Hermans a été le dernier assistant de François Perin !

       Autre initiative due à Paul Durieux et à Marcel Dehalu de l’Association Wallonie-France. Depuis le 9 avril et jusqu’au 17, des militants de ce mouvement pluraliste sont en marche avec le matériel nécessaire (urnes, bulletins de vote, écritoire …) pour que le citoyen puisse exprimer un vote secret pour un des onze candidats au 1er tour des présidentielles. Sur le site spécialement ouvert pour l’occasion www.participezauxpresidentielles.be le vote est également possible. En présence de trois commissaires, le dépouillement a lieu le 18 avril et les résultats attendus dans la soirée. Semblable opération est reconduite pour le deuxième tour des présidentielles françaises.   

00:05 Écrit par Pierre André dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

samedi, 08 avril 2017

Crise sociale en Guyane : le journal local, France-Guyane, une tonalité différente de la presse hexagonale !

GUYANE.png

     À 7 000 km de Paris, le département d’outre-mer de la Guyane connaît une crise sociale grave. La presse nationale et régionale française en rend compte, nos journaux en parlent. Mais pour se faire une religion, rien ne vaut mieux que de s’informer auprès du journal local France-Guyane (1). Les nouvelles technologies le permettent.

    L’image de la Guyane, en Europe occidentale a été, autrefois, les bagnes de Cayenne et, aujourd’hui, c’est Kourou et son centre spatial. La crise sociale grave nous offre une autre image. En feuilletant France-Guyane, l’accueil de la délégation interministérielle envoyé par Paris y est relaté. Cinq des 500 frères contre la délinquance dont Mickaël Mancée et Olivier Goudet président du collectif Tròp Violans – cagoulés – s’en viennent à la maison du préfet de Guyane dire au patron de la délégation, Jean-François Cordet nous voulons vous dire pourquoi nous ne voulons pas vous recevoir. Nous ne traiterons qu’avec un ministre. Ce face-à-face est sec et bref. Jean-François Cordet s’en explique à notre consœur Déborah Neuzi Nous sommes venus ici la main tendue, pour avoir un dialogue. On me demande une audience et je vois arriver des personnes qui ne montrent pas leur visages et profèrent quelque chose qui ressemblent à des menaces. C’est contre le sens de la République, qui veut un discours les yeux dans les yeux, avec la volonté de faire progresser les choses, ce que je n’ai pas ressenti ici.

     La veille, Ségolène Royal venue à Cayenne pour lancer l’Appel de la Guyane a vu les 500 frères contre la délinquance encagoulés s’inviter à la réunion de la Convention de Carthagène.  Les auteurs de cette intrusion la justifient : Pourquoi serait-ce à nous de ne pas mettre notre cagoule ? Les malfrats sévissent en cagoule et rien n'est fait. La cagoule, c'est notre emblème. Dès que nous serons en action, nous la mettrons. Nous voulons montrer les sentiments des victimes face aux agresseurs. Vendredi, lorsque nous sommes arrivés dans à l'auditorium de la CTG, il y a des gens qui ont eu peur, ils ont ressenti la douleur des victimes.  (...) Ceux qui n'ont jamais été séquestrés, ligotés, frappés, agressés pensent que cela ne peut arriver qu'aux autres. Ce sont aussi les premiers à critiquer la forme de nos actions. Nous sommes en état d'urgence en France, et les Guyanais ne sont pas protégés. C'est à l'État de nous protéger. Du coup, Ségolène Royal est rentrée à Paris bousculant son programme prévoyant l’inauguration à Saint-Georges du pont reliant la Guyane et le Brésil sur le fleuve Oyapock.

     La semaine du 20 au 26 est celle où il est, notamment, question des 500 frères. Quelle est l’origine du nom ? Réponse dans France-Guyane : Le nom des 500 Frères vient du film 300, de Zack Snyder, qui raconte la résistance de 300 soldats spartiates face à l'armée perse conduite par le roi Xerxès en personne. À Paris, la ministre des Outre-Mer, Êricka Bareigts, déclare ne se rendre en Guyane aussi longtemps qu’elle ne peut dialoguer avec les Guyanais les yeux dans les yeux.

     Le lundi 27 mars, grève générale  en Guyane. Paris s’attend à des incidents. France-Guyane titre, en deux couleurs, Ambiance solidaire. Dans le texte, il est écrit : un sentiment très fort d’appartenance et de solidarité se fait ressentir partout à Cayenne et ailleurs depuis de début du mouvement (…) la volonté d’avancer pour la Guyane est omniprésente. La bâtonnière Magali Robo-Cassildé déclare : les avocats sont prêts à apporter leur expertise pour ce qui est accordé et réalisé. Nous allons aider le collectif dans la compréhension juridique des protocoles avant les signatures. Il n’est pas question que l’on fasse avaler des couleuvres aux Guyanais après ce coup de force historique

     Paris annonce que d’ici la fin de la semaine, la ministre des Outre-Mer accompagné d’autres membres du gouvernement se rend en Guyane.

     France-Guyane relate minutieusement la première rencontre entre les deux ministres venus de Paris et les représentants des divers collectifs, des élus et la presse guyanaise, nul n’est encagoulé à l’intérieur de la Préfecture où les discussions ont lieu les yeux dans les yeux Extraits du journal local ; 11h30 : Les membres des collectifs qui ont quitté la réunion sont toujours devant la préfecture. Ils annoncent que si les médias ne sont toujours pas autorisés à assister aux débats dans la demi-heure, ils ouvriront les barrages pour permettre à la population de venir manifester devant la préfecture. (…) Après 45 minutes d'attente, Matthias Fekl et Ericka Bareigts arrivent enfin. Ils prennent tour à tour la parole mais le fond des discours est identique : les négociations ne peuvent se faire en présence des journalistes. « Aucune réunion ne s'est jamais tenue de cette manière, y compris en Guyane », insiste le ministre de l'Intérieur. (…) Les 500 Frères exigent aussi de la ministre des Outre-mer qu'elle présente des excuses aux Guyanais pour leur avoir manqué de respect. Après un discours d'introduction dans lequel elle rappelle l'urgence de trouver des solutions concrètes, Ericka Bareigts répond qu'elle ne s'excusera pas. Selon elle, il y a eu des « incompréhensions » 16 heures trente les représentants du collectif reviennent sur le balcon cette fois-ci accompagnés de la ministre des Outre-mer, Éricka Bareigts. Coup de théâtre. La ministre présente ses excuses en personne devant le peuple guyanais. Davy Rimane précisera, plus tard, qu'elle s'est excusée pour son comportement dans les médias nationaux. La foule crie de joie au moment des excuses de la ministre. La ministre dit également espérer que le débat sur l'égalité réelle se concrétise.

     Ce jeudi 6 avril, France-Guyane constate que l’intérêt médiatique s’estompe. Le journal local écrit Au lendemain de l’annonce de l’adoption du plan d’urgence pour la Guyane par le gouvernement, les quotidiens nationaux ont majoritairement relégué l’actualité du département en brève. Seuls Le Monde et L’Humanité continuent ce matin de proposer une large couverture au mouvement. Pourtant dans ce département à 7 000 km de Paris, la population demeure solidaire avec ses élus, ses collectifs. Le mouvement se durcit.

GUYANE FRANCE.png

(1) France-Guyane - Les Formules courtes durées à un tarif SPÉCIAL !jusqu'au 30/04/2017 (cliquez pour voir l'offre spéciale) – 8 € le mois au lieu de 13 € 90

11:32 Écrit par Pierre André dans Actualité, Media, Politique, Social, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg