jeudi, 01 juin 2017

Le vote des Français à l'étranger: candidates et candidats de la 4ème circonscription Benelux.

ANGLADE PA.jpg

Pieyre-Alexandre ANGLADE, candidat de LA RÉPUBLIQUE EN MARCHE

   Sur les 577 membres de l’Assemblée nationale élus le 18 juin, onze représentent les Françaises et Français résidants hors de France. En fait, ils ont été élus par 1 150 550 personnes dont il y a lieu de retirer les abstentionnistes. Pour voter à l'étranger Vous devez être inscrit au préalable sur la liste électorale consulaire précise le ministère français de l’Intérieur.

     Pour recueillir le vote de ses expatriés, la France a divisé l’ensemble du monde – tout au moins les cent-cinquante pays repris sur une liste établie par la France – en onze circonscriptions. Si les expats résident dans un pays ne figurant pas parmi les onze circonscriptions, par exemple ceux établis en Corée du Nord, la solution est l'inscription sur la liste électorale d'une commune de France telle la commune dc naissance et ensuite le vote par procuration. Celles et ceux qui habitent notre Royaume figurent dans la quatrième circonscription appelée parfois circonscription Benelux car elle englobe le Royaume des Pays-Bas et le Grand-Duché de Luxembourg.  

      Cent-quatre-vingt-quatre candidates et candidats sont en lice dans les onze circonscriptions réservées aux Français à l’étranger  pour siéger parmi les 577 membres de l’Assemblée nationale soit presque dix-sept candidatures par siège. Pour les 566 sièges restants, il y a sept-mille-six-cent-nonante-huit candidatures soit presque quatorze candidatures par siège. Avec dix-huit candidatures, la quatrième circonscription dépasse légèrement les normes, il n’en est pas de même dans la neuvième circonscription – Afrique du Nord et Occidentale - qui compte vingt-sept candidatures.

     Onze candidates et candidats ont été en lice pour le premier tour des présidentielles, dix-huit le sont pour le premier tour des législatives dans la quatrième circonscription (Benelux) qui se déroule le dimanche 4  juin et non le 11 juin, premier tour des législatives en France. La  date du second tour auquel on accède en réunissant 12% 5 des suffrages exprimés, est identique – 18 juin – pour la France et les expats

   Dans sept circonscriptions dont la quatrième se présente un candidat d’extrême-droite, une manière comme une autre de dédiaboliser (un peu) le Front National qui a investi Soraya Lemaire. Six candidat(e)s ont l’étiquette divers sans autre précision tandis que sont catalogués divers droite Denis Dhiver et Muriel Réus. Un seul représentant de divers gauche, Bertrand de Cordier. Ni le Parti communiste, ni France debout n’ont investi de candidat(e)s dans la circonscription Benelux. En revanche les partis Écologiste (Perrine Ledan), Union des Démocrates et des Indépendants (Caroline  Laporte), Radical de gauche (Frédérique Plaisant), Les Républicains (Valérie Bros), La France insoumise (Sophie Rauszer), Socialiste (Philip Cordery), République en marche (Pieyre-Alexandre Anglade) ont tenu à être présents sous leur couleur dans la quatrième circonscription. 

      Élu en 2012, de la circonscription Benelux, le député socialiste Philip Cordery souhaite se voir confirmer pour un second mandat dans la phalange PS après avoir été recalé dans sa demande d’investiture par la République en marche. Dans un document de 37 pages – Bilan de mandat 5 ans au service des Français du Benelux – il présente le travail du titulaire du siège 539 à l’Assemblée nationale. J’ai fait de l’enseignement et de l’éducation l’une des priorités de mon mandat… force est de constater que les trois pays du Benelux ont été, dans de nombreux domaines, les précurseurs d’avancées sociétales majeures notamment en ce qui concerne le mariage homosexuel ou la fin de vie. Je me suis donc inspiré des expériences et des législations nationales de ces pays pour enrichir le débat en France…. L’Europe a été au cœur de mon action à l’Assemblée nationale. Philip Cordery s’est également préoccupé de diffusion de la culture française notamment en soutenant à Liège les Amitiés françaises.

     Quoique ayant été conseillère du XVIème arrondissement de Paris, Valérie Bros, candidate des Républicains se présente comme novice en politique. Elle a le sens de la réplique assassine ; Je crois me rappeler que Philip Cordery avait pris 37 engagements. Et 37 engagements c’est peut-être plus que ce qu’on ne peut tenir… Bros est le nom du mari de Valérie Khoury, mère de cinq enfants, tous nés à Bruxelles. Née à Rabat, elle a un cursus académique impressionnant : licenciée en droit, elle est diplômée de l’École des Hautes études commerciales HEC, diplômée d’études supérieures spécialisées de fiscalité internationale DESS, diplômée de l’Institut d’études politiques de Paris IEP, promotion Victor  Schoelcher de l’ENA.

      Son parcours professionnel est aussi impressionnant : conseiller référendaire à la Cour des Comptes, elle a été membre des cabinets de Francis Mer (gouvernement Raffarin) et de Michel Barnier (gouvernement Fillon). Actuellement, elle mène une activité entrepreneuriale privée. Dans le programme électoral de Valérie Bros figure notamment  tout ce qui tourne autour de l’éducation. Scolariser ses enfants dans le système scolaire français à l’étranger, ne doit pas être un luxe mais un droit. (…) on a deux difficultés importantes : la première c’est l’accessibilité. Cette scolarité coûte très cher(…) la deuxième chose c’est qu’il n’y a pas assez de places. (…) Il y a des centaines et parfois des milliers d’enfants, en liste d’attente pour arriver dans cet enseignement.

      Le grand handicap de ces deux candidatures dites de grand parti tient en les scores obtenus au premier tour des présidentielles par François Fillon - 16 102 voix soit 23,77% - et Benoit Hamon – 6009 voix soit 8,87%. Pratiquement aucune dynamique. En revanche, les résultats d’Emmanuel Macron - 26 268 voix soit 38,77% - et de Jean-Luc Mélenchon - 11 899 voix soit 17,56% - procurent à Pieyre-Alexandre Anglade la dynamique de la victoire et à Sophie Rauszer la dynamique de la gauche. En plus, ils ont l’atout de leur jeunesse, 30 ans et 29 ans. Néanmoins, comme le taux d’abstentions -  44, 54 % en avril - risque d’augmenter encore vu le week-end de Pentecôte, la lutte reste ouverte aux surprises.

     Sophie Rauszer est fan de Rosa Luxemburg : Juive allemande d'origine polonaise, elle a dédié sa vie à son combat et s'est imposée comme LA femme politique de son siècle. ( …) ses ambitions de société sont encore aujourd'hui un horizon. Ainsi, le projet socialiste "mettra fin à l'inégalité entre les hommes, à l'exploitation de l'homme par l'homme, à l'oppression d'un peuple par un autre ; il libérera la femme de l'assujettissement à l'homme". Adolescente, en 2005, elle milite en faveur du non lors du référendum français sur le traité établissant une Constitution pour l’Europe. Le non l’emporte par 54 % 68 des suffrages exprimés. Cette victoire la stimule au point qu’à vingt-quatre ans, étudiante en études européennes, elle est en juin 2012, candidate suppléante aux législatives dans la quatrième circonscription de Côte d’Or pour le Front de Gauche. En 2017, elle est candidate France Insoumise dans la quatrième circonscription des Français à l’étranger. Elle aime le débat et déteste être oisive. Aussi est-elle assistante parlementaire  au Parlement européen.

     Pieyre-Alexandre Anglade est le candidat de la République en marche. Il a mis en place le mouvement En Marche fort de 4000 adhérents en Benelux dont 2500 en Belgique. La première réunion s’est tenue au London college, place de Londres à Ixelles. C’est là le lieu choisi par Pieyre-Alexandre Anglade pour tenir sa dernière rencontre publique le 2 juin. Dans Le Petit journal (www.lepetitjournal.com), il a confié à notre consœur Noémie Choimet comment de nombreuses personnes venues des partis traditionnels  voulaient s'accaparer ce renouveau. Je ne voulais pas de cette récupération alors j'ai déposé ma candidature à l'investiture d'En Marche dans la circonscription du Benelux. Mon engagement en faveur d’En Marche et d’Emmanuel Macron est donc mûrement réfléchi. Je me suis engagé dès la première heure alors que rien ne laissait présager le succès d’En Marche. Je me suis démené, parce que j’y croyais. Ce qui le séduit dans la République en marche : ce besoin de renouveau, cette nécessité de changement, cette urgence de refonder la vie politique. Les défis sont trop grands pour ne pas comprendre qu'il est aussi de mon devoir de contribuer et de mettre fin à cet immobilisme qui nous conduit vers une spirale négative et dangereuse. Seule LREM dispose d'un espace de liberté pour réunir ce que la société a de mieux à nous offrir. Le projet qu'il porte a été écrit par et pour des citoyens désireux de participer et de reprendre la parole. L'optimisme qui porte LREM brise le pessimisme généralisé du monde politique.

     Diplômé de l’Université de Paris IV en Histoire et relations internationales et titulaire d’un master en politiques européennes de Sciences po de l’Université de Strasbourg, Pieyre-Alexandre Anglade a été durant quatre ans, l’assistant parlementaire de l’eurodéputée Nathalie Griesbeck (Modem). Actuellement, il occupe les mêmes fonctions auprès du vice-président du Parlement européen Pavel Telicka. Disons encore qu’il est apparenté au champion cycliste Henri Anglade, deux fois champion de France sur route. Déjà en marche…

17:11 Écrit par Pierre André dans Actualité, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

Les commentaires sont fermés.