vendredi, 18 août 2017

Au 58ème festival de théâtre de Spa, du bruit pour les enfants et pour les adultes, une adaptation intéressante mais améliorable.

 

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À longue soirée, courte critique.

    Ce jeudi 17 août, nous avons entendu à 19 heures au Radisson Piletta Remix du Collectif bruxellois Wow et nous avons vu, en la grande salle Jacques Huisman, de 20 heures 30’ à 23 heures 20’ (entracte d’un quart d’heure compris) l’adaptation, la mise en scène, la scénographie et l’interprétation par Jean-Marc Chotteau du dernier roman - Bouvard et Pécuchet - du père de Madame Bovary, Gustave Flaubert.

    Que dire de Piletta Remix ? Que ce n’est pas du William Shakespeare bien que le titre Much Ado About Nothing  (Beaucoup de bruit pour rien) aurait été plus explicite. Chaque spectateur était équipé d’un casque audio et pouvait entendre tous les bruitages de l’enregistrement radiophonique d’un conte de nature à amuser les enfants et ceux friands de sons surprenants. Quant aux autres, ils reconnaissaient une qualité à ce spectacle : sa brièveté relative, à peine plus de trois quarts d’heure. 

    Par contre, la représentation de Bouvard et Pécuchet était non seulement beaucoup plus longue mais elle appelle un commentaire beaucoup plus nuancé. À Lille et Mouscron, le Centre transfrontalier de création théâtrale que Marc Chotteau à Tourcoing a créé en fusionnant sa compagnie et le Centre culturel mouscronnois au sein d’une équipe intitulée La Virgule ne manque pas d’ambition. Théâtraliser l’ultime roman de Gustave Flaubert, ce grand prosateur qui avait tendance à se moquer de manière à la fois caricaturale et réaliste de la sottise et de la médiocrité bourgeoises, constitue assurément une gageure qui s’avère partiellement réussie. Des moyens importants ont été mobilisés pour que lumières et décors changeants et remarquables soient parfaitement adaptés au texte.

    Les deux comédiens, Jean-Marc Chotteau et Eric Leblanc sont des professionnels expérimentés capables de faire rire le public même lors de scènes essentiellement mimées. Notre regret dans cette grande salle au plafond très élevé c’est que parfois, trop souvent surtout dans la fin des répliques de Pécuchet alias Eric Leblanc, le texte n’ait plus été audible. Nous étions placés au cinquième rang au milieu de la salle et mes voisins me confirmaient que je n’étais pas le seul malentendant tout en se réjouissant de n’avoir pas été assis au fond du parterre ou à l’étage. Cette situation ne sert pas l’attention nécessaire pour suivre une aussi longue adaptation faite pourtant de scènes courtes. Ces remarques ne nous conduisent cependant pas à oublier les nombreuses qualités d’un spectacle intéressant mais améliorable.

 

Jean-Marie ROBERTI

 

11:36 Écrit par Pierre André dans Actualité, Culture, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

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