lundi, 11 décembre 2017

"À la recherche de sens" : le 201ème "noms de dieux"?

  • BLATTCHEN Sens.jpg

       Incontestablement, Noms de dieux a été, à la RTBF, une émission-culte. Elle s’est appuyée sur cinq piliers : le titre, l’image, la phrase, le symbole, le pari. En vingt-quatre ans, aucune des personnalités invitées ne s’est dérobée à ces canons. En sorte d’obtenir une unité composée de la diversité plurielle de ces personnalités.

       Jean Olivier - un téléspectateur nomdedieulâtre - s’est livré à un travail de bénédictin sitôt le mot fin est apparu sur le deux-centième numéro. Il vient de publier un ouvrage À la recherche de sens (1). On y trouve tout y compris le patronyme et prénom de tous ceux ou celles qui ont participé à l’équipe de production, même pour une seule émission. À vue de nez, sauf erreurs ou omissions, ce sont trois cent septante personnes qui peuvent revendiquer l’honneur d’avoir contribué à l’érection de l’œuvre collective noms de dieux. On y trouve tout y compris la biographie des deux cents personnalités invitées, complétée d’une phrase de la réponse aux cinq piliers. Jean Olivier a même établi un glossaire allant de Advaita à Zoroastrisme en passant par des termes aussi peu courant dans une conversation que Hésychasme, Philocalie ou Sikhisme.

       Spécialiste de l’étude du coma, Steven Laureys, professeur ULiège, préface l’ouvrage de Jean Olivier, cet essai est un hommage rendu à une œuvre culturelle majeure. L’auteur cherche un lien entre, conscience et matière (sur base de nos connaissances actuelles), d’où la question centrale de son opuscule : « l’univers pourrait-il avoir une conscience ? ». C’est la question qu’il m’a posée !

       Fidèle à l’esprit de noms de dieux, Jean Olivier a réalisé (pages 58 à 65) ce que l’on peut appeler la deux-cent-unième émission en s’appuyant sur les cinq piliers. Son titre : noms de Dieu, son image : Varsovie, 7 décembre 1970, photo de Willy Brandt à genoux au mémorial du ghetto, sa phrase : le plus à percevoir est l’évidence (Edgar Morin), son symbole : une inclusion fluide, son pari ; la plus grande menace, n’est-elle pas d’y réintroduire les Dieux ? Est-ce vraiment la tâche du prochain siècle ? Dans sa recherche de sens, l’auteur s’explique sur les divers piliers. Il invite chacune de ses lectrices, chacun de ses lecteurs à faire leur deux-cent-unième émission (2). De quoi constituer des noms de dieux populaires qui ont leur place à côté de la série réalisée par Edmond Blattchen et Jacques Dochamps.  

     BLATTCHEN OLIVIER.pngEdmond Blattchen et Jean Olivier

  •  

     (1)À la recherche de sens : 200 noms de dieux – Jean Oelivier – Édition edipro – 496 pages – 24 € - www.recherchedesens.beMaximum

  • (2) Dix pages A4 dactylographiées à adresser à la Bibliothèque Ulysse Capitaine, Fonds patrimoniaux (noms de dieux), En Féronstrée 120, 4000 Liège (Belgique)

08:00 Écrit par Pierre André dans Actualité, Culture, Littérature, Spiritualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mardi, 05 décembre 2017

"Réinventer Liège" ... avec une vieille recette

 

800px-Jean_Auguste_Dominique_Ingres_016.jpg

 À juste titre, Liège est très fière du musée de la Boverie, lieu d’expositions temporaires prestigieuses. Ce musée possède également des collections permanentes de grande qualité. Sont-elles mises en valeur ?

   Non répond, dans Consoloisirs, Bernard Hennebert, auteur du livre  Les musées aiment-ils le public ?. Il raconte : Le vendredi 27 octobre 2017, on a visité à deux son fond permanent, de 16H30 à 17H30. Nous n’y croiserons aucun autre visiteur. Ce fait indiqué sur mon facebook attire les réflexions suivantes: «Ce musée a été conçu au détriment des collections permanentes tant pour le nombre et la sélection des œuvres que pour leur mise en scène…»; «Les gardiens sont sympas;-) et bien conscients de cette triste réalité ! La mise en place est pathétique»;(…) La Boverie symbolise l’évolution de la prédominance des expositions temporaires sur la présentation du fond permanent. Certaines institutions seraient même prêtes à ranger leur patrimoine dans leurs réserves loin des regards du public pour favoriser les grandes expositions qui attirent plus souvent le public, les rentrées financières, les sponsors et les médias. Ainsi, dans le musée liégeois, la majorité des locaux spacieux du rez-de-chaussée deviennent les écrins spectaculaires de ces expositions événementielles tandis que la collection doit trouver refuge essentiellement au sous-sol, dans des locaux étroits, bas de plafonds, souvent mal éclairés. La situation est d’autant plus problématique que des chefs d’œuvres naguère exposés avec fastes dans d’autres musées liégeois ont été rapatriés ici.

   À sa prochaine visite, Bernard Hennebert est assuré de rencontrer davantage de monde. En effet, à partir du 1er décembre, tous les musées liégeois, à l’initiative de l’Échevin de la Culture, Jean-Pierre Hupkens, permettent l’accès gratuit de leurs collections permanentes aux jeunes – Liégeois ou non – de moins de vingt-six ans.

   Ce retour en arrière constitue incontestablement un progrès d’autant qu’il est accompagné d’une approche pédagogique renforcée.  Placée sous le signe de Réinventons Liège, cette décision scabinale me fait souvenir que, dans les années cinquante du siècle dernier, adolescent, lors de mon périple dominical à la Batte, j’ai toujours poussé – gratuitement - la porte du Curtius – pas encore grand – ou du musée d’armes. Et le goût des musées m’est venu !  

Claus jardinier.jpg

Illustrations : Bonaparte, premier Consul (Ingres) - Le vieux jardinier (Claus) 

14:36 Écrit par Pierre André dans Actualité, Art, Culture | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg