vendredi, 09 février 2018

Compagnie royale théâtre Arlequin : JE VEUX UN MAGRITTE

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    En prologue de Je veux un Magritte, Fernand Darvil (Serge Swisen) avoue avoir volé un Magritte. Il explique son dilemme : doit-il le rendre ou le garder et en tirer parti ? Il consulte la salle : s’il le rend, il n’y pas matière à spectacle. À main levée, le public fait choix de savoir ce qu’il advient de le garder et donc aspire au spectacle.

    Heureux choix.  Écrite à quatre mains par José Brouwers, homme de théâtre, et Philippe Waxweiler, peintre, Je veux un Magritte est tout en finesse alliant séduction et réflexion. L’œuvre conçue par un artiste ne vaut que par sa valeur marchande, un monde où l’œuvre d’art n’a sa place que dans un coffre-fort. Séduisante est la compagne de l’antiquaire Charles de Lost (Fabian Nicolaï) en charge de vendre le Magritte dérobé,  Lucette (Catherine Ledouble) qui, tout au long de la pièce, propose son vin rosé. Séduisante est l’épouse de Fernand Darvil, Cécile (Marie-Josée Delecour) qui, tout au long de la pièce, entend se  distancer du vol du tableau.

    Le titre de la pièce Je veux un Magritte a posé problème à José Brouwers et Philippe Waxweiler. Si d’éminents juristes leur ont confirmé le droit d’utiliser le nom de Magritte dans le titre, les auteurs n’en ont pas moins redouté d’être traînés en justice. Or, comme le dit ironiquement José Brouwers : devant un tribunal, il vaut mieux être proxénète qu’artiste. Prudents, ils ont approché Charly Herscovici, président de la Fondation René Magritte et légataire universel depuis 1986, date de la mort de Georgette Magritte, veuve du peintre. Herscovici a autorisé le titre tout en interdisant de reproduire sur scène toute allusion visuelle à l’œuvre du peintre surréaliste.

    Créée en septembre 2017 à la Cité Miroir, Je veux un Magritte a fait salle comble tout au long de la vingtaine de représentations. Au mois de février, cette joyeuse comédie laisse la place à Cher trésor de Francis Veber (1) tandis qu’en mars, l’Arlequin propose – en création - L’évasion de Socrate, une comédie philosophique d’Armel Job. (2)

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  • 10, 16, 17, 23, 24 février, 20h30. Réservation : theatrearlequin.be ou au  04 223 18 18
  • 2,3, 9, 10, 17, 23, 24, 30, 31 mars, 20h30 et 11 mars, 15h. Réservation : theatrearlaquin.be ou au 04 223 18 18

18:15 Écrit par Pierre André dans Actualité, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

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