dimanche, 13 mai 2012

Guide du visiteur, un nouvel atout de séduction du Musée de la Vie wallonne.

        Au 19ème siècle, à quelques mètres de l’actuel Musée de la Vie wallonne, derrière l’ancien palais des princes-évêques, est installée une entreprise de meunerie. Le gestionnaire s’appelle Édouard Remouchamps, petit-fils et fils de meuniers. À 22 ans, il termine sa première pièce Li sav'tî  (Le savetier). Six ans plus tard, elle est jouée à Mont, un hameau de Dison. Édouard Remouchamps connaît la gloire avec sa troisième œuvre Tâtî l'pèriquî créée le 11 octobre 1885 par la compagnie Le Cercle d’Agrément. La pièce est même à l’affiche à Paris où, en 1887, est fondée La Wallonne. Comme l’écrit le professeur Maurice Piron son succès arrivait à point nommé pour promouvoir le régionalisme wallon tout entier et encourager la prise de conscience des Wallons au moment où les revendications flamandes, jugées excessives voire agressives, provoquaient les premières réactions dans la partie française du pays.

       Édouard Remouchamps meurt le 1er novembre 1900 tandis que son fils Joseph-Maurice termine brillamment ses études de droit. En 1901, celui-ci s’inscrit au barreau de Liège. Il le quitte en 1911. La fortune reçue en héritage de son père lui permet de ne plus plaider. Il peut se livrer à ses deux passions, la politique et le Musée de la vie wallonne. Avec Jules Destrée, il est un des fondateurs de l’Assemblée Wallonne en 1912. La même année, il s’emploie à créer, avec quelques amis tels Jean Haust ou Henri Simon, le Musée de la Vie wallonne. Il avait conçu l'idée d'une institution capable de refléter la vie complète — matérielle, intellectuelle et sociale — des Wallons d'hier et d'aujourd'hui comme l’écrit le professeur Piron. Plus qu'un musée de folklore, puisque les métiers et les techniques y avaient leur place, et pas un musée local, puisqu'il s'agissait de donner, de la vie wallonne, une représentation synthétique par le groupement sélectif des pièces replacées dans une perspective à la fois historique et comparative : telle était l'ambition, tel fut le résultat.

        Peu avant le centenaire du Royaume, le musée s’installe dans les dépendances du Curtius. Reconnu Établissement d’Utilité publique en 1958, le Musée de la Vie wallonne publie, la même année, un Guide du visiteur. Fin des années 60, il s’installe dans l’ancien couvent des Frères Mineurs de Liège, bâtiment de style Renaissance mosane. Petite révolution en 1989, la Province de Liège signe, avec la Ville et l’Établissement d’Utilité Publique du Musée, les documents qui lui confèrent pouvoirs et devoirs de gestion de ce patrimoine. Vingt ans plus tard, une rénovation totale a fait du Musée de la Vie Wallonne un endroit à voir (1)

       Présentée par le député provincial Paul-Émile Mottard, en charge de la Culture, une nouvelle édition du Guide du visiteur (2) permet de mieux saisir la scénographie du musée. Parmi les nombreuses illustrations, une pipe rodje narène (nez rouge) utilisée par les ouvriers désireux de manifester tacitement leur appartenance syndicale en ce 19ème siècle qui interdit, jusqu’en 1866, le droit de coalition.

       Situé au centre historique de la Cité ardente, le Musée de la Vie wallonne est aussi le point de départ vers d’autres manifestations culturelles temporaires. Ainsi Open airs, un ensemble de sculptures monumentales dans un matériau tous à fait inattendu ; le gonflable. Cet ensemble, de l’avis de Paul-Émile Mottard, offre aux badauds une rencontre avec l’art, imprévisible, spontanée, loin des codes induits par les institutions muséales.

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(1) Cour des Mineurs – de 9h30 à 18h30 du mardi au dimanche.- Gratuité, le premier dimanche du mois. Gratuité, le 18 mai, journée internationale des musées et le 19 mai, le Musée participe à La Nuit Européenne des Musées, ouvert jusque 21h30

(2) Guide du visiteur – Coordination scientifique Martine Willems, Marie-Claude Thurion, Cécile Quoilin – Contributions ; Alain Colignon, René Leboutte, Jean-Pierre Ducastelle, Sébastien Pierre, Baudouin Goessens, Jacques Toussaint - Édition Province de Liège Culture et FUP-MVW – 366 pages – Nombreuses illustrations – 10 €

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vendredi, 30 mars 2012

Grand Curtius, Ernest de Bavière en pleine frénésie ce week-end...

       Fête au Grand Curtius ce samedi 31 mars et dimanche 1er avril. L’accès au musée est gratuit tant aux expositions temporaires Ernest de Bavière et Frénésie Vénitienne qu’aux salles permanentes. Le tout en musique : le samedi à 18h et 19h30, Serge Schoonbroodt et son orgue portatif, le dimanche à 15h, le Consort  Henry Du Mont présente de la musique vocale des 17ème et 18ème siècle.

       Le Grand Curtius est ouvert dès 10h les deux jours. Le samedi, les portes se ferment à 22h et le dimanche à 18h.

 

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jeudi, 06 octobre 2011

ARTUNG, un moyen de revitaliser à travers l'art, des endroits inhabituels de Liège.

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        Liège et ses entrailles comportent une part de mystère. Autrefois, les galeries de mines ont occupé si on ose le terme, le haut du terrain. Le siècle dernier n’a pas été en reste avec ses projets d’aménagement commencés et jamais terminés.

        Ces endroits inhabituels ou oubliés de Liège ont incités un groupe de neuf jeunes Liégeoises et Liégeois à les utiliser pour y proposer des événements culturels variés. Réminiscence  ou non de l’époque ou la Principauté de Liège a fait partie du Saint Empire Romain Germanique, leur  groupe a pris nom d’ARTUNG .

        Le groupe ARTUNG est résolument de son temps. Il entend re-initialiser les lieux en leur donnant vie à travers les multiples arts. Samedi 8 octobre, de 16h à minuit, a lieu la première ré-activation Reset 01 place d’Italie, place proche du Palais des Congrès,  à la sortie du Pont Albert, à l’entrée des rues du Parc et Renoz. Par son ambiance et sa configuration (à la fois couvert et en plein air), ce lieu est idéal pour accueillir des artistes variés le temps d’une journée.

        Un programme riche, varié – disponible artung04.headquarter@mail.be – attend  chacune et chacun épris(e) d’art mélangé.

 

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mardi, 16 août 2011

Liège : plus que quelques jours avant la clôture - 28 août - de "La Reliure de fil en aiguille" au Musée d'Ansembourg.

        Dans le splendide immeuble construit peu avant le milieu du 18ème siècle, par le banquier Michel Willems, passé dans le patrimoine de la famille des Comtes d’Ansembourg par héritage, acquis par la Ville de Liège en 1903 et transformé en Musée, l’année de l’Exposition Universelle, est présentée, jusqu’au 28 août, La reliure de fil en aiguille (1).

        Cent trois membres de l’APPAR (Association – de droit français - pour la promotion des Arts de la Reliure) sont présents au Musée d’Ansembourg. Florent Rousseau, président de l’APPAR, précise, à propos du Musée d’Amsembourg,  plus qu’un musée des arts décoratifs, il est représentatif d’une époque et ne demandait qu’à s’ouvrir aux autres arts (…) les reliures vont pouvoir dialoguer avec les œuvres déjà présentes dans le musée : elles vont jouer à jeu égal avec une céramique, un meuble ou un tableau.

       Échevin de la Culture de la Ville de Liège – une des rares cités belges à dispenser encore l’enseignement de la reliure-dorure aux Arts et Métiers (2) -  Jean-Pierre Hupkens écrit : Véritable expression culturelle d’une cité, d’un peuple, d’une époque, la reliure donne aux livres ses lettres de noblesse. Par la stylisation de ses atours, elle le fond et la forme pour s’offrir au regard de tous ceux qui sont épris de beauté.

       Chacune des reliures présentées est originale à base de textile. Elles utilisent toutes les techniques de décoration et toutes techniques. Les diverses reliures proviennent du Canada, de France, d’Espagne et de Belgique. Parmi ces Belges, on retrouve avec plaisir des Liégeoises et des Liégeois dont entre autres Jeanine Stranen, Armand Danze, Rose-Marie Dath, David Cauwe, Marie-Thérèse Vercheval, Ingrid Poolen.

       On ne peut faire une exposition de reliure contemporaine où le textile prédomine, sans parler de l’industrie drapière en Pays de Liège constate Cécile Colon-Coumont, Commissaire adjointe de l’exposition  dans le somptueux catalogue (3). Un premier noyau de cette industrie voit le jour à Verviers sous l’influence probable d’une demande importante de toiles frustes pour le départ des Croisades. Le développement s’effectue dès le 13ème siècle, atteint son apogée au 19ème grâce à l’arrivée en octobre 1799 de l’Anglais William Cockerill engagé par les Verviétois Simonis & Biolley. Au 21ème siècle, la société des Draps et Filés Iwan Simonis reste le fleuron des draps de recouvrement de billard (…) actuellement, les revêtements de billards s’exportent toujours à partir du site de production en Belgique dans plus de 50 pays de par le monde.

      Une vingtaine d’années après que Michel Willems a fait construire son hôtel particulier, venu de Reims, Jean Dessain s’installe comme libraire à Liège, rue des Onze-Mille Vierges, à l’enseigne La Bible d’Or. Six ans plus tard, il obtient l’autorisation d’éditer des almanachs connus sous le nom d’Étrennes mignonnes. Ces almanachs s’habillent d’une reliure en soie côtelée ou brodée de fil d’or ou d’argent, parfois agrémentée de paillons de couleur ou d’argent, formant sur chaque plat un encadrement enserrant tantôt un blason, une peinture, une décoration florale exécutée en soies de couleurs ou tout autre motif brodé, laïque ou religieux.

 

1)     Musée d’Ansembourg – en Féronstrée 114, Liège – Exposition temporaire La reliure de fil en aiguille du 29 avril au 28  août - Ouvert du mardi au samedi de 13 à 18h, le dimanche de 11 à 16h30.

(2)     École des Arts et Métiers - Rue Agimont 9, 4000 Liège, tél 04 223 04 83, fax 04 223 28 21,Direction : André DUPONT, ps.artsmetiers@ecl.be


(3)    Catalogue des Éditions Faton une reliure par page illustrée avec notice en cinq langues (Fr – Né – Al – Ang – Esp), 160 pages, 165 illustrations, 45 € - Outre la préface de l’Échevin et l’introduction par le Président de l’APPAR , textes inédits de Pauline Bovy (Le Musée d’Ansembourg) et de Cécile Colon (De l’usage du textileen reliure à l’essor de l’industrie en Pays de Liège).

 

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mardi, 24 mai 2011

Liège a droit à deux article de la revue internationale "Art & Métiers du Livre"

        Dans sa livraison de mai-juin, le bimestriel  français Art & Métiers du Livre consacre une dizaine de ses pages à Liège. Abondamment illustrées, ces pages évoquent une exposition remarquable, La reliure de fil en aiguille, qui se tient jusqu’au 28 août au Musée d’Ansembourg. Liège 28 reviendra plus en détail dans une prochaine note sur cette exposition internationale qui présente des reliures d’artistes de France, de Belgique, du Canada, d’Espagne, des Pays-Bas. Art & Métiers du Livre distingue notamment un ouvrage Autrefois réalisé par Jeannine Stranen - stranenreliure@swing.be – professeur de reliure-dorure à l’École des Arts et Métiers de la Ville de Liège (1), rue Agimont. Autrefois présente des photos de Robert Stranen dans une reliure en accordéon sur ruban coulissant, plats réalisés en fil d’Écosse aux points de crochet faits main.

       Art & Métiers du Livre publie également un article sur la Bibliothèque Ulysse Capitaine jouxtant le Musée d’Ansembourg. Riche de plus de 250.000 documents, cette Bibliothèque ne cesse de croître soit par des acquisitions, soit par des dons en rapport avec son thème de prédilection qu’est l’histoire de Liège et de la vie liégeoise. La Bibliothèque est accessible à tout public. Liège a une longue tradition en matière de Bibliothèque. Il convient de se souvenir que c’est durant le règne du Prince-Évêque Georges-Louis de Berghes  que s’est ouverte en 1724, la première Bibliothèque à la Violette, le nouvel Hôtel de Ville de Liège. L’article signé par Claudine Schloss et Christine Maréchal précise qu’un catalogue de 1767 propose 844 ouvrages répartis en écritures saintes, théologie, droit canonique et civil, histoire sacrée et profane, médecine et botanique, littérature, architecture, antiquités, géographie.   

 

(1) Jusqu'au 17 juin 2011, sous le titre L'Ecole des Arts et Métiers sort de ses murs se tient une exposition de travaux d'élèves à l'Espace Wallonie, angle place Saint-Michel-Haute Sauvenière. Renseignements : 04 223 04 83 www.artsmetiers.be

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mercredi, 30 mars 2011

8ème Biennale internationale de gravure contemporaine de Liège.

       Depuis quelques jours, Liège est le siège de 8ème Biennale internationale de gravure contemporaine (1). Le maître d’œuvre est le Cabinet des Estampes et des Dessins de la Ville de Liège installé au Parc de la Boverie, dans le bâtiment érigé en vue d’abriter le Palais des Beaux-Arts lors de l’Exposition Universelle de 1905.

      La Commissaire de la Biennale, Régine Rémon, par ailleurs Conservatrice du Cabinet des Estampes et des Dessins (CED),  note dès la première incursion dans l’univers particulier de l’estampe, nous voici interpellés, séduits par la magie de son alchimie et impatients d’en connaître davantage. Elle insiste, avec fierté – on le serait à moins -, pour cette 8e édition, parmi les 600 dossiers réceptionnés, 58 candidats ont été retenus : ils exposent au MAMAC des œuvres originales et récentes. 24 pays sont représentés, dont certains sont devenus des partenaires fidèles de l’évènement ( Japon, Colombie, Canada, Brésil ...) mais d’autres nous rejoignent pour la première fois : l’Afrique du Sud, le Paraguay, le Kosovo, répondant à notre volonté d’ouverture sur d’autres cultures.

      Au Cabinet des Estampes et des Dessins dont le soixantième anniversaire sera célébré en 2012, se trouve une des personnalités majeures de l’art allemand et européen de ce siècle : Georg Baselitz. Xylographies, pointes-sèches, linogravures, eaux-fortes, aquatintes, vernis mou, le peintre-sculpteur-dessinateur décline ces différentes techniques depuis 1963. ( …) Exécutés la tête en bas, ses sujets familiers -nus, enfants, chiens, cerfs... - illustrent le propos de l’artiste : « Je représente le monde à l’envers, tel qu’il est ». L’exposition Baselitz propose 40 gravures - toutes techniques confondues -, constitue une première en Belgique.

       La 8ème biennale internationale de gravure contemporaine ne se limite pas aux MAMAC et  Cabinet des Estampes et des Dessins. Une vingtaine de manifestations se déroulent en d’autres lieux de Liège. Le public est invité à découvrir des dizaines d’artistes contemporains aux sensibilités différentes tandis qu’il lui est loisible d’admirer les chefs-d’œuvre gravés d’Albrecht Dürer, les gravures d’Armand Rassenfosse et les vues de l’étranger de Jean Donnay. Ce chantre de la Basse-Meuse est présenté au Musée régional d’Archéologie et d’Histoire de Visé. C’est l’exposition la plus excentrique de la 8ème Biennale.

       En revanche, l’exposition la plus au centre de Liège se tient à deux pas du Perron, rue des Mineurs, Au Placard à balais. Le graphiste David Cauwe y propose Gloomy Sunday qu’il présente ainsi : La nature n’existe pas. Elle n’est que dans la relation que nous établissons avec elle. Ici et là, des indices, des fragments, témoignent comme ironiquement de l’artifice de vivre. Fleurs artificielles déposées sur les tombes ou végétaux emprisonnés dans les serres d’un jardin botanique. Reflets de soi ou de tout, petites choses dérisoires et touchantes mais où s’exalte l’idée même de voir et de sentir. Déposées sur la feuille, elles acquièrent une vie nouvelle – accompagnement graphique, impression, empreintes, mise en page, photo-graphies.

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(1) Programme détaillé http://www.cabinetdesestampes.be/spip.php?article152

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jeudi, 03 mars 2011

Vivement dimanche ... l'accès aux musées est gratuit

       Plus que trois nuits dormir  et c’est le premier dimanche du mois, le jour où l’accès à 43 musées est gratuit en Wallonie-Bruxelles. La liste de ces musées dont six sont situés à Liège – Grand Curtius, MAMAC, Ansembourg, Art Wallon, Vie Wallonne, Plein air au Sart-Tilman – est disponible sur le site www.consoloisirs.be/dimanches/guideA3-dimanchesgratuits.pdf .

        La gratuité muséale du premier dimanche du mois remonte à 9 ans dans notre pays. Elle s’est inspirée d’une pratique française. Le but de cette gratuité est de donner (ou rendre) à tous le goût d’aller au musée en tout temps. Le mardi 8 février 2011, au Parlement de la Communauté française, la Ministre Laanan a déclaré:  Je me suis engagée à étendre cette gratuité à tous les musées reconnus en Communauté Française. Dans les prochains jours, les services de mon administration doivent me soumettre des propositions de modification du décret de 2002, pour ajouter cette gratuité comme condition supplémentaire de reconnaissance. Une soixantaine de musées seront ainsi accessibles gratuitement ce jour-là. Cet objectif ambitieux reste prioritaire à mes yeux.  

        Le nombre des visiteurs le dimanche 6 février 2011 dans les musées communaux liégeois a été de 870 personnes dont 618 au Grand Curtius.

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jeudi, 03 février 2011

Chouette, le premier dimanche du mois dans les musées, chouettes également les autres dimanches de février au Grand Curtius !

     Le dimanche 6 février est le premier dimanche du mois. Constatation banale sauf pour les musées. Lorsque la Révolution française crée les premiers musées – en 1793, le Louvre – personne ne pouvait imaginer le voir payant. Hélas, au fil du temps, il faut déchanter. Le 28 janvier 1997, par exemple (1), le Disonnais Yvan Ylieff (PS), ministre en charge de la Politique scientifique fixe à 150 francs belges (3 € 72) l’accès aux Musées fédéraux.

      En janvier 2002, à l’imitation de certains musées du Nord de la France, le Centre de la Gravure et de l’Image imprimée – rue des Amours à La Louvière – prend l’initiative de lancer la gratuité du premier dimanche du mois. Avec l’appui de Consoloisirs - www.consoloisirs.be – aidé à distance par le Ministère de la Culture de la Communauté française, ces musées sont, aujourd'hui, au rang d’une quarantaine à jouer le jeu de la gratituité du premier dimanche du mois.

      Parmi cette quarantaine, l’ensemble des musées communaux de Liège qui, dès septembre 2008, s’est ouvert à la gratuité du premier dimanche, sous l’impulsion de l’Échevin Jean-Pierre Hupkens. Auparavant, cette mesure n’est appliquée qu’aux Liégeois de souche sur présentation de leur carte d’identité !

      Les autres dimanches du mois, le Grand Curtius ne se contente pas d’attendre le visiteur. Ainsi, le dimanche 13 février, il propose de venir en famille au Grand Curtius afin de se familiariser au langage des œuvres d'art via notre « parcours-jeux » et partagez le plaisir d'être ensemble au musée. Ainsi, le dimanche 20 février, au programme franc-maçonnerie au Grand Curtius où le non-initié - et même l'initié - est appelé à découvrir l'histoire de la franc-maçonnerie à Liège au travers des collections du plus grand musée de Wallonie - infograndcurtius@liege.be.

      Les fidèles de Consoloisirs, le dimanche 6 février, ont choisi de rallier la Capitale européenne de la Culture 2015. Une programmation qui ressemble à un big-bang avec le CRIOC (Centre de Rechercher et d’Information des Organisations de Consommateurs) au BAM (Beaux-Arts Mons). Que du plaisir de se cultiver…

 (1) Extrait du livre Les musées aiment-ils le public ?-  Bernard Hennebert (cfr Liège 28 – 20/01/2011). 

 

 

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mercredi, 27 octobre 2010

"Etuvethon" afin de sauver un lieu mythique de Liège, l'Etuve.

En réponse à une question écrite de la députée communautaire MR Françoise Schepmans, la ministre de la Culture, Fadila Laanan, a exposé comment ventiler les 30.368.000 € prévus au budget 2010 pour soutenir les infrastructures de théâtre. Budget en baisse de 156.000 € par rapport à 2009 mais en hausse de 1.894.000 € par rapport à 2008 et de 3.714.000 € par rapport à 2007.

Le Théâtre National, dirigé par le Liégeois Jean-Louis Colinet, est subventionné à hauteur de 6.395.000 €.

Les quatre Centres dramatiques se partagent 4.944.000 € ; (1) Théâtre de la Place 2.327.132 €, (2) Théâtre Royal de Namur 762.000 €, (3) Théâtre Varia 1.737.500 €, (4) Maison de la Culture d’Arlon 103.258 €.

Dix neuf Théâtres et vingt-cinq Compagnies théâtrales se partagent 16.050.000 € - en 2009, le même poste connaît un supplément de 145.000 €.

Les dix-neuf théâtres sont ;  (1) Théâtre Jean Vilar 1.767.000 €, (2) Théâtre du Rideau de Bruxelles 1.513.826 €, (3) Théâtre Le Public 1.320.000 €, (4) Théâtre de la Place des Martyrs  878.000 €, (5) Théâtre Royal des Galeries 828.071 €, (6) Théâtre les Tanneurs 801.355 €, (7) Théâtre de La Balsamine 784.594 €, (8) Théâtre de l’Ancre 760.316 €, (9) Théâtre de Poche 725.339 €, (10) Théâtre 140  596.300 €, (11) Théâtre Royal du Parc 5870.963 €, (12) Théâtre Océan Nord 439.311 €, (13) Théâtre Poème 334.000 €, (14) Théâtre Vie 331.691 €, (15) Comédie Claude Volter 320.634 €, (16) Théâtre de la Valette 150.000 €, (17) Théâtre du Méridien 155.379 €, (18) Théâtre Arlequin 151.000 €, (19) Théâtre de la Toison d’Or 77.175 €. 

Tandis que les Compagnies théâtrales portent nom ; (1) Le Groupov 565.662 €, (2) Les Baladins du Miroir 498.558 €, (3) Arsenic 423.000 €, (4) Théâtre de l’Éveil 199.000 €, (5) Compagnie F. Dussenne 159.000 €,  (6) Théâtre du Grand Midi 143.031 €, (7) Infini Théâtre 138.600, (8) Théâtre de l’Équipe 125.000 €, (9) Transquinq. 124.000, (10) Utopia 124.000 €, (11) Théâtre du Sygne 110.563 €, (12) Charge du Rhinocéros 100.000 €, (13) Magic Land Théâtre 79.664 €, (14) Compagnie Point Zéro 78.564 €, (15) Compagnie Victor B 78.240 €, (16) Compagnie Aucun Mérite 78.240 €, (17) Théâtre Épique 77.175 €, (18) Zoo Théâtre 77.175 €, (19) Lucilia Caesar 75.000 €, (20) La Fabrique Imaginaire 52.376 €, (21) Collectif Théâtre 41.160 €, (22) Ligue d’Impro 54.116 €, (23) Le Corridor 25.000 €, (24) Théâtre des deux eaux 25.000 €, (25) La Maison Éphémère 25.000 €.

Quant aux dix-huit Théâtres-Action, ils se partagent  1.647.000 € ; (1) Théâtre de la Communauté 313.000 €, (2) Centre de Th-Action 218.000 €, (3) Théâtre de la Renaissance 114.000 €, (4) Compagnie du Campus 167.000 €, (5) Théâtre des Rues 87.000 €, (6) Brocoli Théâtre 86.500 €, (7) Compagnie Croquemitaine 75.934 €, (8) Théâtre du Copion 70.000 €, (9) Le Grand Asile 56.000 €, (10) Théâtre des Travaux et des Jours 55.000 €, (11) Les Acteurs de l’Ombre 55.000 €, (12) Compagnie Barbiana 55.000 €, (13) Collectif 1984   55.000 €, (14) Théâtre du Public 55.000 €, (15) Studio Théâtre La Louvière 47.283 €, (16) Compagnie Maritime 47.283 €, (17) Compagnie Buissonière 45.000 €, (18) Alvéole 45.000 €.   

Enfin, cinq Festivals théâtraux reçoivent 1.332.000 € à se partager soit  (1) KunstenFestivaldesArts 587.000 €, (2) Festival de Liège 400.000 €, (3) Festival de Spa 251.385 €, (4) Del Diffusion 68.088 €, (5) Festival Stavelot 25.000 €.

À la lecture de ce tableau, tout bon Liégeois – par définition, tous les Liégeois sont bons – a remarqué que le Théâtre Royal  de l’Étuve n’y figure pas.

Les adeptes de la calculette, par ailleurs, ont constaté que, hormis les chapitres Théâtre National et Théâtres-action, l’addition des sommes partagées ne correspond pas nécessairement aux sommes affectées. La différence est minime, elle peut s’expliquer  en prenant le cas du Théâtre Royal de l’Étuve.

Jusqu’en 2009, ce Théâtre Royal – plus de 50 ans d’existence – reçoit un subside annuel de 62.000 €. En 2010, la ministre Laanan  et son administration décident de n’accorder la subvention que pour six mois – elle est donc réduite de moitié. Motif officiel de la Ministre et de son administration ; le Théâtre Royal de l’Étuve n’engage pas de comédien. Pourquoi ne le fait-il pas ? La raison est simple. Après déduction du loyer, de l'électricité, des droits d'auteurs, des divers frais et du paiement du gestionnaire, il ne restait qu'une portion congrue de la subvention, évidemment insuffisante pour engager qui que ce soit sous les liens d'un contrat d'emploi. Le Théâtre Royal de l’Étuve, rémunère les comédiens via des RPI (Régime des petites indemnités) et via le remboursement de notes de frais.

La suppression du subventionnement a rendu la trésorerie exsangue. Un Conseil d’Administration a choisi la voie de la liquidation en espérant que la saison 2010-2011 puisse être menée à son terme. Le liquidateur redoutant que le passif ne s’aggrave a décidé que tout spectacle est supprimé.

Le lieu mythique qu’est devenu, en un demi-siècle, le 12 rue de l’Étuve ne peut cependant mourir. L’ancienne cave où ont mûri les bananes avant que la fille de Jean Rey, Jean Mottard, René Godefroid et tant d’autres ne la transforme en théâtre ne peut redevenir un banal entrepôt.

Un lieu mythique qui a vu les créations, les mises en scène, les spectacles de Arthur Adamov, Jacques Brel, Serge Reggiani, Marcel Lupovici, Barbara, Pierre Perret,  Alphonse Boudard, Louis Velle, Gotainer,  Jacques Rosny, Gilbert Cesbron, Frédéric Dard,  Roland Dubillard, Lawrence Durrell, Léo Ferré, Serge Gainsbourg, Eugène Ionesco, René de Obaldia. Parmi les spectateurs Micheline Presle, Alain Bombard, Georges Simenon, Jean Marais, Edwige Feuillère et tant d’autres.

Évoquer le Théâtre Royal de l’Étuve, c’est évoquer tous ces comédiens de talent, les Anne Marev, les Georges Bossair, les Louise Rocco, les Polo Deranne, les Jean-Paul Dermont, les René Godefroid, les Georges Konen, les Michel Franssen, les Paul Libens, les Liliane Verspeelt, les Roger Francel, les Janine Bastian, les Dolly Damoiseau, les Alain-Guy Jacob, les Jean Daulnoye et d’autres et d’autres.

Pour sauver l’Étuve et donner raison à Alexis Curvers c’est le théâtre qui, un jour,
donnera son nom à la rue de l’Etuve
, un groupe s’est constitué autour d’une idée simple. Utiliser une nouvelle structure, trouver la somme nécessaire au rachat du fonds, créer un conseil d'administration étendu, cogérer la vie du théâtre au quotidien.

Actuellement, le projet est au stade de l’Étuvethon, la recherche de promesse – à tenir – de don. Les personnes faisant l'effort de verser un minimum de 100 € seront membres effectifs de l'ASBL, avec droit de vote aux AG, et si la trésorerie à terme le permet, un vote consacrerait le remboursement de leur mise. Le don supérieur d’un mécène est naturellement le bienvenu tout comme des sommes moindres le sont également. Les petites rivières forment les grands fleuves ou encore petite pluie abat grand vent !  

Le contact : Philippe Dengis, 0475/23.92.55. Courriel : ph.dengis@gmail.com

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mercredi, 06 octobre 2010

Quand les Français confondent "Principauté de Liège" et "Pays-Bas méridionaux"...

 

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Au158 du boulevard Haussmann, à Paris, dans le très beau Musée Jacquemart-André se tient jusqu’en janvier 2011, une exposition  remarquable consacrée aux peintres du 17ème siècle rassemblés sous l’égide de Rubens – Poussin.

Grâce à Albert Vandervelden – Citoyen d’Honneur de la Ville de Liège (promotion 2010) – et au Musée de l’Art wallon, Liège y est très bien représentée. Une section de l’exposition s’intitule même De Paris à Liège, le triomphe du classicisme. Sur soixante-deux toiles, six sont l’œuvre de peintres liégeois. Sont présents Gérard Douffet, l’initiateur de l’école liégeoise de peinture, Bertholet Flémal, Gérard Goswin, Walthère Damery, Jean-Guillaume Carlier et Gérard de Lairesse.

Les œuvres liégeoises vont du Paysage classicisant au Portrait de Jean Valdor sans oublier un Triple Portrait, l’Autoportrait de Carlier, Le Christ appelant à lui les petits enfants et dans un tout autre registre La Fête de Vénus ou encore Le triomphe de Paul Emile.

Organisée dans le cadre de la Présidence belge de l’Union européenne, cette exposition retrace l’histoire d’une double influence : celle exercée par Rubens et les artistes flamands sur les peintres français qui s’approprient les canons esthétiques baroques, puis celle de Poussin qui impose jusque dans les Flandres, les lois du style classique.

Il faut savoir que la veuve de Henri IV, Marie de Médicis a été une groupie de Pierre-Paul Rubens et des autres maîtres flamands tant lors de ses malheurs qu’en ses bons jours. Déchue par son fils Louis XIII de son statut de reine-mère (et, itou, de ses pensions y afférentes) elle pose, à Bruxelles, pour Antoon Van Dyck. Réfugiée à Cologne, elle décède dans une demeure appartenant à Rubens. Préoccupée de la décoration du Palais de Luxembourg dont elle a entamé la construction, elle charge Rubens de divers décors dont notamment l’Allégorie du bon gouvernement. Vaste programme toujours d’actualité…      

Les Commissaires de l’exposition Rubens - Poussin, - l’un spécialiste de la peinture française du XVIIe siècle, Nicolas Sainte Fare Garnot (Conservateur du Musée Jacquemart-André), l’autre, Jan de Maere (Directeur du Centre de Documentation du Patrimoine Flamand)  -, face à cette arrivée de Rubens et de nombreux autres peintres des Pays-Bas méridionaux, ont choisi d’appeler Paris se met à la mode flamande un des six chapitres de l’exposition.

Ils sont nombreux les Philippe de Champaigne,  Jacques Fouquières et d’autres moins notoires à être montés à Paris. Plus exactement à Saint-Germain-des-Prés pour des raisons fiscales. Dans le bourg,  les contraintes sont moindres que dans la capitale.  Des Français tels les frères Le Nain  traduisent le génie flamand de manière à la fois grave et subtile. Il est indéniable, comme le constate un des Commissaire de l’exposition que l'école baroque flamande a eu une forte influence sur les artistes français. Le propos de l’exposition est de montrer qu’à coté de l’influence italienne sur la France, celle des provinces du Nord a beaucoup compté. Ou autrement dit ; Figures majeures de la peinture occidentale et grands maîtres à redécouvrir s’y côtoient pour évoquer la richesse encore méconnue des échanges culturels entre les Flandres et la France.

Mais la mode évolue. Sous Louis XIII, naît une école française détachée de toute influence flamande ou italienne.  Cependant, en Italie, d’autres Français tel Nicolas Poussin poursuivent des travaux dans la même direction. Lorsque l’Académie royale de peinture et de sculpture est fondée en 1648, le style qu’elle propose est celui de Nicolas Poussin. Renversement de situation : si les Flamands continuent à fréquenter la capitale parisienne, ce n’est plus pour diffuser le style et la technique appris pendant leur première formation dans les provinces belges, mais pour reprendre à leur compte les nouveaux modèles picturaux développés par les artistes français. Les exemples d’artistes flamands convertis au classicisme ne manquent pas, mais ce sont tout particulièrement les peintres de la principauté de Liège qui s’approprient les codes stylistiques de l’école française. Mais, à Paris en 2010, nos peintres principautaires liégeois sont subtilement transformés en artistes des Pays-bas méridionaux. Dans la présentation de l’exposition, Bertholet Flémal - formé à Liège dans l’atelier de Gérard Douffet puis à Rome - est surnommé le Raphaël des Pays-Bas tandis que Gérard de Lairesse devient le Poussin hollandais !...

 

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Bertholet Flémal   (Autoportrait)              Gérard de Lairesse (Rembrandt)

17:45 Écrit par Pierre André dans Art | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

dimanche, 27 juin 2010

Un vrai festival, de vraies vacances, du vrai théâtre au 45ème Festival Vacances-Théâtre à Stavelot, à partir du 8 juillet.

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        Moins de septante-cinq jours après son élection à l'Académie Royale de Belgique -  fondée par lettres patentes de l'Impératrice Marie-Thérèse en 1772 - le jazzman Steve Houben a Carte blanche à Stavelot, le 18 juillet,  pour le dernier spectacle du 45ème Festival Vacances-Théâtre (VTS). Pour ce globe-trotter, c'est un peu le retour sur ses terres. En effet,  Steve Houben a vécu toute sa jeunesse à Verviers et sa région.

        S'offrant un académicien en finale - un honneur -, le Festival Vacances Théâtre, de l'avis de Paul-Emile Mottard, président du Conseil d'administration,  présente des spectacles qui fidèles à la tradition, mêleront théâtre, musique et chanson, avec une touche de poésie particulièrement présente cette année.

        La programmation due à Polo Deranne et Jacques Deck est on ne peut plus variée et éclectique. Il y du Camus doublé par une exposition Poésie-Cité, du Marcel Aymé avec Francis Huster effectuant seul en scène La Traversée de Paris (une création en Belgique). Il y a du spectacle pour enfants dont Azazelle Draconis. Il y a un hommage au régional de VTS, Guillaume Apollinaire qui a trouvé un amour de jeunesse à Stavelot. En ce temps-là, il s'appelle encore Wilhelm Apollinnaris de Kostrowitsky.

 

10-La chanson du Mal Aimé-Fanchon Daemers-photo Alfred Velz

        En septembre 2009, à l'occasion d'un colloque organisé  par l'Association internationale des Amis de Guillaume Apollinaire, la comédienne Fanchon Daemers interprète La Chanson du Mal-Aimé, poème écrit à l'âge de trente-trois ans par Apollinaire. Les 59 (+1) strophes de la « Chanson » ont été dites, scandées, chantées, mises en espace avec une sobriété et une force étonnantes. Fanchon Daemers se déplaçait, tout au long de son récital, ou plutôt de sa « performance », sur un plateau jalonné par les différents instruments dont elle jouait tour à tour et qui soutenaient sa diction irréprochable, grave, solennelle ou enjouée selon les strophes. Un grand moment, très intense, d'émotion et de poésie... Reprise de ce spectacle, le 13 juillet.

        Les divers spectacles du VTS - du 8 au 18 juillet - se donnent dans la salle des gardes, la salle des Blancs-Moussis de l'Abbaye mais aussi - c'est une innovation - dans un chapiteau qui peut accueillir davantage de festivaliers. Renseignement et réservation :   vacances-theatre@skynet.be . Site:  www.festival-vts.net .

18:58 Écrit par Pierre André dans Art | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

dimanche, 20 juin 2010

Comment le citoyen d'honneur de Liège, Santiago Calatrava, conçoit-t-il ses chefs-d'oeuvre ?

        Considérée par les Liégeoises et Liégeois comme la plus belle au monde, la gare des Guillemins, conçue par Santiago Calatrava, s'exporte bien. Un Liégeois d'origine carolorégienne, Thierry Michel va aller la présenter à Hanoï, ville millénaire en 2010, en projetant Métamorphose d'une gare lors de la Semaine du Film documentaire au Vietnam.

        La plus belle gare du monde présenterait cependant certains défauts à en croire un dossier pédagogique, publié par le Grand Curtius, à l'occasion de l'exposition Santiago Calatrava Architecte, Sculpteur, Céramiste. Evoquant la future gare de Mons, le dossier assure que l'architecte espagnol a tenu compte des remarques négatives qui lui ont été formulées pour la gare de Liège. Celle de Mons (...) sera surtout écologique !

        Propos propres à fendre le cœur de nos concitoyen(ne)s. Heureusement, l'exposition visible jusqu'à la Fête de la Communauté est remarquable et permet de saisir mieux encore tout l'art de Calatrava. Pour faire une architecture originale et personnelle,  je dois passer par un travail de recherche qui se matérialise par la sculpture et le dessin. C'est sur cette base que j'ai créé un vocabulaire original, qui transgresse cette frontière entre architecture et sculpture.

        Pour l'initiateur de l'exposition - inédite en Europe -, Constantin Chariot, tout Calatrava s'explique. Du dessin à la sculpture, de la sculpture à l'architecture, du mobile à la céramique, c'est en cercles concentriques que Calatrava nous fait avancer dans son univers. Le centre, c'est la Nature.

        Nature présente jusque dans ses maquettes. Ainsi, sur celle de la gare des Guillemins nous y avons compté mille cent dix-sept arbres plantés à proximité du bâtiment prestigieux...

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15:18 Écrit par Pierre André dans Art | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

dimanche, 30 mai 2010

Le Grand Curtius, joyau du Grand Prix "Croûte et Chef d'oeuvre".

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© Benoit Goossens    De gauche à droite; Jean-Pierre Hupkens, Échevin de la Culture, Bonaparte Premier Consul, Bernard Hennebert.

 

        Le Grand Curtius de Liège a frisé la majorité absolue des votes internautes au Grand Prix Croûte & Chef d'œuvre 2010. Ce Grand Prix dont l'importance va croissant dans le monde muséal belge est organisé par Consoloisirs, association dont l'objectif est la défense tant des droits que des devoirs des usagers culturels.

        Le Grand Curtius l'a emporté devant le Musée Universitaire de Louvain-la-Neuve, la Fonderie de Molenbeek et le Musée des Beaux-Arts et de la Céramique installé à Verviers, rue Renier.

        À l'initiative de Constantin Chariot, dès l'inauguration en mars 2009, le Grand Curtius a instauré pour le visiteur le droit d'utiliser son billet d'entrée, dans la quinzaine. Le billet n'étant point nominatif, il est permis de le donner à une tierce personne qui découvrira le musée. Cette formule 2 pour 1 s'inspire des 3 pour 2 des grandes surfaces tout en présentant un avantage économique et culturel supérieur aux pratiques commerciales.

        L'Échevin de la Culture, Jean-Pierre Hupkens s'est déclaré ravi et flatté de recevoir ce Grand Prix Croûte et Chef d'œuvre. Grand Prix qui lui a été remis par l'âme de Consoloisirs, Bernard Hennebert lors d'une cérémonie intime dans les locaux du Grand Curtius.

 

22:24 Écrit par Pierre André dans Art | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mercredi, 05 mai 2010

Au BOZAR de Bruxelles, 17 oeuvres liégeoises figurent à l'exposition La Collection RTBF-De Canvascollectie (6 mai au 6 juin 2010).

TESTSANS TITRE - une oeuvre de David CAUWE

 

        En décembre dernier, Canvas, la deuxième de la VRT et la RTBFbe lancent un appel à l'ensemble des plasticiens du Royaume pour qu'ils envoient leurs créations. L'objectif de l'opération La Collection RTBF-De Canvascollectie  est d'offrir une visibilité accrue à la grande diversité des arts plastiques contemporains dans notre pays et d'y sensibiliser le public.  

        La récompense pour les meilleures œuvres après sélection ? Être exposées au prestigieux Palais des Beaux-Arts de Bruxelles qui accueille depuis quatre-vingts ans, les artistes les plus renommés du monde. Être exposé au Bozar - la nouvelle dénomination du Palais - le rêve de chaque artiste. L'opération La Collection RTBF-De Canvascollectie se révèle un immense succès. Plus de 24000 œuvres parviennent aux organisateurs. 1858 sont préselectionnées.

        Nouvelle sélection ; 300 d'entre elles sont exposées au Bozar du 6 mai au 6 juin. Parmi les 300 retenues, 17 sont liégeoises. Le public peut notamment admirer le talent du peintre Boon, d'Alain De Clerck (Prix de la Jeune sculpture 1997), de David Cauwe ( www.davidcauwe.be ). Graphiste de métier, je pratique en parallèle la photographie. J'utilise essentiellement le livre comme support de création. Sans rien vouloir dire, je tente de capturer des images de lieux proches où jamais personnes n'apparait. Entre autres réactions ; Atmosphère fragile, très réussi.

        Parmi les projets liégeois sélectionnés pour figurer au Bozar,  il y a aussi La Cimaise des Refusés présentée par l'asbl Une Certaine Gaieté. L'idée de son animateur Antaki est d'offrir à 30 artistes refusés une cimaise de l'exposition au Bozar, sans opérer de sélection : seuls les 30 premiers artistes à s'inscrire seront retenus !

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