vendredi, 16 juin 2017

Pas de panique si vous allez en France. La France ne se limite pas à Paris, Lyon, Grenoble!

 

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      Depuis le lundi 12 juin, jour où paraît dans La Dernière Heure le texte suivant : Si vous partez en France cet été, il est grand temps d'acheter votre écovignette (...) Tous les véhicules, motos, voitures ou utilitaires, qu'ils soient immatriculés en France ou à l'étranger sont concernés. Cette vignette ronde les identifie selon leurs émissions polluantes (oxyde d'azote, particules). Depuis le 1er avril dernier, elle est obligatoire également pour les conducteurs étrangers. La vignette, d'un coût de 3,70 euros (4,80 € frais d'envois inclus vers la Belgique),peut être obtenue sur www.certificat-air.gouv.fr. Si vous n'en êtes pas équipés et que vous vous faites contrôler, il vous en coûtera pas moins de 68 € d'amende et même 135 € pour les poids lourds,la panique règne parmi les automobilistes du Royaume qui envisagent de rendre en France ou de la traverser. D'autant que La Libre, l'Avenir, Le Soir, RTBF ont repris l'information.

      Ces divers articles  nous paraissent prendre de larges libertés par rapport au décret du 29 juin 2016 instituant la vignette "Crit'air". C’est une démarche volontaire, qui peut donner des avantages aux conducteurs, mais chacun est libre de prendre un certificat ou non. Tout le monde est concerné. Crit’Air n’est pas obligatoire pour utiliser son véhicule. Pour la majorité des automobilistes français il constitue un outil pédagogique destiné à développer le véhicule propre. Les collectivités rencontrant des problèmes de pollution aigüe pourront s’appuyer sur les certificats « Crit’air » afin d’adapter la circulation et améliorer durablement la qualité de l’air. Dans ces cas particuliers, le certificat pourra devenir indispensable pour circuler. Crit’Air est avant tout un outil au service des collectivités locales qui engagent des mesures volontaristes en faveur de la qualité de l’air. (...) Le prix d’un certificat est de 4,18 €, payable en ligne. Ce prix couvre les frais de fabrication et d’envoi du certificat, ainsi que les frais de gestion, dont le centre d’appels. Il ne s’agit pas d’une taxe et il n’y a pas de recettes pour le budget de l’État. (...)  Le certificat qualité de l’air est obligatoire pour circuler dans les zones à circulation restreinte instaurées par certaines collectivités (Paris) ou pour circuler lorsque le préfet instaure la circulation différenciée lors de certains épisodes de pollution.

       L’amélioration de la qualité de l’air est l’objectif de la création des zones à circulation restreinte (ZCR). La ville de Paris en créant, pour une durée de cinq ans, sa ZCR le 1er juillet 2016 entend  lutter tant contre la pollution de fond (accumulation de polluants dans l’atmosphère) que contre la pollution de proximité (exposition dans leurs déplacements quotidiens des piétons, cyclistes, automobilistes). Cette pollution de proximité est particulièrement importante dans les rues canyons, dont la configuration géométrique (faible largeur, hauteur des bâtiments) empêche la bonne ventilation.

    Paris n’a rien inventé puisqu’il existe près de deux cents zones de basses émissions en Europe, les premières datent de 1996 en Suède. Depuis 2008, en Allemagne, 53 ville ont introduit des ZCR, appelée également LEZ - Low Emission Zones. (1)

     La ZCR de Paris a également pour ambition de diminuer ou renouveler le parc automobile. Diminution par l’octroi de primes diverses aux Parisiens  qui prennent conscience que la voiture individuelle ou le deux-roues motorisé ne sont pas indispensables pour la plupart des trajets quotidiens. Renouvellement par l’acquisition de voiture propre (électrique, hydrogène hybride rechargeable, GNV).

   Le site officiel de la Ville de Paris précise : Dès lors que vous effectuez régulièrement ou occasionnellement un déplacement à Paris, vous devrez, comme tous les automobilistes parisiens, apposer la vignette Crit'Air sur votre véhicule. Si celui-ci ne correspond pas à une catégorie autorisée à circuler, il vous faudra privilégier, entre 8h et 20h les jours de semaine, les transports en commun, l'autopartage comme Autolib', le covoiturage, voire le vélo. Ultime précision : L’interdiction de circuler vaut par ailleurs, sauf indication contraire, toujours du lundi au vendredi de 8h à 20h, bien que cela ne figure pas sur les panonceaux.

    En France, deux autres villes ont introduit les ZCR. Il s’agit de Lyon et de Grenoble. Depuis le 1er janvier 2017, le centre-ville élargi de Grenoble est devenu une Zone à Circulation Restreinte (ZCR) avec une interdiction de la circulation pour les véhicules de marchandises « non classés », du lundi au vendredi de 6 h à 19 h.

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(1) Pour tout déplacement en Europe, il est possible de le planifier en fonction des villes avec ZCR sur le site http://fr.urbanaccessregulations.eu/userhome/access-regul...

20:06 Écrit par Pierre André dans Actualité, Economie, Media | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

jeudi, 02 mars 2017

1ère chaîne d'info de France, BFM TV HD virée de l'offre de base de Proximus !

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        En pleine campagne présidentielle française – campagne très suivie en Wallonie et  à Bruxelles – Proximus annonce que dès le 31/03, la chaîne d’information BFM TV HD ne sera malheureusement plus diffusée sur Proximus TV. Cette décision  mettra fin à quinze mois de diffusion sur le canal 277 de la première chaîne d'info de France, un titre qui, sur base des calculs d’audience de l’institut Mediamétrie, BFM TV HD détient depuis juin 2008 et dont elle a fait son slogan. C’est, en effet, le 1er janvier 2016 que Proximus a remplacé la chaîne privée allemande  ProSieben  par BFM TV HD dans son offre de base. Au vu de ce nouveau changement annoncé, le client de Proximus peut résilier son abonnement  à tout moment sans frais par écrit.

        L’an dernier, à pareille époque, Proximus annonce la suppression fin avril de la chaîne française KTO fondée en 1999 par le cardinal Jean-Marie Lustiger et diffusée en Belgique depuis 2011. Le 18 mars 2016, l’archevêque De Kesel et les évêques francophones lancent une pétition  contre cette décision unilatérale et inopinée. Des catholiques, des chrétiens, des agnostiques, des francs-maçons, des musulmans, des juifs, des intellectuels la signent. C’est à peine s’ils ne disent pas retro proximus !  Résultat, KTO occupe toujours le canal 299 et bien Malin qui l’en sortira !

        Ni KTO, ni BFM TV ne bénéficient du droit de distribution obligatoire (1) imposé par le Conseil supérieur de l’Audiovisuel (CSA). Dès lors, Proximus met dans ses canaux les chaînes qu’il décide. Il peut également les retirer sans donner la moindre explication. C’est le fait du Prince. En ce qui concerne la suppression fin mars de BFM TV HD, Proximus semble compatir à la tristesse des téléspectateurs par l’adverbe malheureusement. Piètre consolation !

        Dans l’air du temps, Proximus entend être positif. Il précise plusieurs chaînes dans notre offre proposent le même genre de programmation sur l’actualité internationale : LCI (canal 274), CNN (canal 270), BBC World (canal 271), Euronews (canal 272) ou encore France 24 (canal 278). Il ne signale pas l’attribution d’un second canal (le 275) à France 24, filiale de la société publique France Médias Monde. Il omet également de citer la chaîne qatarie Al Jazeera  (canal 276).

        La logique de Proximus évoquant le même genre de programmation que BFM  TV HD constitue un mépris du travail spécifique des journalistes professionnels dans ces chaînes. Cette logique aboutit à nier l’intérêt de la pluralité des médias. Tous les mêmes  semble penser Proximus. Le citoyen soucieux d’être correctement informé a besoin d’avoir accès à plusieurs médias télévisuels car chacun d’eux a une sensibilité différente.

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(1) Bénéficient du droit de distribution obligatoire La Une, La Deux, La Trois, TV5, Eén, Ketnet/Canvas, la BRF et les services de télévision locale dans leur zone de couverture (Avis du CSA  du 20 mars 2014)

15:02 Écrit par Pierre André dans Actualité, Economie, Media, Télévision | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mercredi, 08 février 2017

Présidentielles françaises: un point commun entre Hamon et Macron

 

 

 

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        Changer de banque n’est plus un problème pour les Françaises et Français victimes de phobie administrative. Depuis ce premier lundi de février, une disposition de la loi Macron est entrée en vigueur en France. Il suffit de signer dans la nouvelle banque un contrat de mobilité bancaire et vingt-deux jours plus tard au grand maximum le signataire est client de sa nouvelle banque. Celle-ci ayant pris en charge toutes les procédures à accomplir.

        Un cabinet d’avocats à la Cour d’Appel de Paris – A&B Apelbaum & Associés – vient de signaler que cette loi va plus loin que la loi Hamon de 2014, qui n’avait pas produit les effets escomptés tout en se posant la question Mr Macron aura-t-il plus de poids ? Comme Emmanuel Macron et Benoît Hamon briguent la magistrature suprême, les non-abstentionnistes disposent ainsi d’un élément supplémentaire pour déterminer l’efficacité d’un (hypothétique) futur Président de la République !

 

 

08:13 Écrit par Pierre André dans Actualité, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mercredi, 16 novembre 2016

21 rue La Boétie

 

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        Si le cinéma emprunte souvent des thèmes à la littérature, il est plus rare qu’une expo s’inspire d’un livre. C’est le cas pourtant de l’expo 21 rue La Boétie (1) qui n’a vu le jour que grâce à la parution, en 2012, de l’ouvrage éponyme d’Anne Sinclair. De nationalité américaine, Anne Sinclair née à New-York a été bouleversée d’entendre un fonctionnaire français lui demander vos quatre grands parents sont-ils français ? Le fonctionnaire a demandé ce qu’autorise une loi française de 2009 en matière de nationalité. La phrase lui rappelle la Shoah et le destin de ceux qui, recherchés par les nazis, avaient choisi de partir et qui furent ensuite dépossédés, pillés, déchus de leur nationalitéPaul Rosenberg quitte la galerie d’art du 21 rue La Boétie pour New-York. Un gentil grand-père qui l’a toujours traitée, gamine comme une grande fille.

        J'ai eu soudain envie de revisiter ma légende familiale. Je me suis plongée dans les archives. J’ai retrouvé des correspondances entre Paul Rosenberg et ses peintres, exhumé des « papiers de famille », interrogé des proches et retourné sur les traces de sa famille  J'ai voulu comprendre l'itinéraire de ce grand-père lumineux, intime de Picasso, de Braque, de Matisse, de Léger, devenu paria sous Vichy. Ce grand-père fut un grand marchand. A Paris jusqu'en 1940, puis exilé à New York pendant la guerre. Il était français, juif et amoureux des arts. Ce livre raconte son histoire qui, indirectement, est aussi la mienne.

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        De la conception à la réalisation, l’exposition 21 rue La Boétie est l’œuvre de Tempora, une société fondée, en 1998, par le Liégeois Benoît Remiche. Après avoir fait les beaux jours de la Boverie, 21rue La Boétie s’en va à Paris, au musée Maillol, du 2 mars au 27 juillet 2017. Anne Sinclair est la marraine de l’exposition. Elle s’en explique au  Quotidien de l’Art (27/10/2017) : au début, j’étais à la fois émue et très dubitative, me demandant si cela était faisable, puis très enthousiaste bien évidemment. Je les ai accompagnés puisque mon livre a servi de guide aux commissaires (Elie Barnavi, Isabelle Benoit, Vincent Delvaux, François Henrard et Benoît Remiche)  qui ont effectué un gros travail de recherche pour retrouver les œuvres. J’ai donné mon avis et impulsé les recherches dans certaines directions, particulièrement du point de vue historique.

        Ça a de la gueule. Mon grand-père aurait adoré.  C’est une exposition à la croisée de l’art et de l’histoire. Elle retrace ce qu’a été le marché de l’art avant qu’il soit justement un marché. Mon grand-père était un marchand certes, mais surtout un admirateur forcené de ses artistes. Il disait « Je suis un passeur, mais je ne suis que ça ». Articulée en six chapitres,  l’expo présente notamment soixante-quatre tableaux qui sont passés à une époque ou l’autre à la galerie Paul Rosenberg. Deux de ceux-ci représentent  l’un, Marguerite, l’épouse de Paul, et sa fille Micheline vues par Pablo Picasso en 1918 et l’autre, de Marie Laurencin, Anne Sinclair à l’âge de quatre ans. J’ignorais qu’elle peignait toutes les femmes avec les yeux noirs en amande, mais j’ai dû le pressentir car c’est effrontément que je lui précisai : « Attention, hein, j’ai les yeux bleus ! » Je me rappelle son rire, sa promesse de ne pas les trahir, et elle me gratifia, de fait, de deux billes bleu lavande.

        21 rue La Boétie se révèle un grand succès. Une moyenne de plus de mille visiteurs par jour le premier mois. En marge de l’expo, d’autres activités sont prévues à la Boverie. Ainsi, ce 17 novembre, l’auteur de L'Homme de l'art. Daniel-Henry Kahnweiler, 1884-1979, Pierre Assouline va venir parler de marchands et collectionneurs d’art :Paul Rosenberg, Daniel-Henry Kahnweiler et les autres suivi d’une session de questions-réponses.       

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(1) 21 rue La Boétie – La Boverie, parc de la Boverie, 4020 Liège – 32 (0) 2/ 549 60 49 info@21ruelaboétie.com – tarifs de 1,25 € (art. 27) à 17 € (adulte), senior (+65) 14€, groupe 12  €, groupe scolaire 6 €, famille (2 adultes, 2 enfants) 48 € (6 € par enfant supplémentaire) – l’expo se termine le 29 janvier 2017 – heures d’ouverture : du mardi au vendredi  de 9.30 à 18.00, week-end 10.00 à 18.00, ouvert jours fériés sauf 25/12 et 01/01/2017, fermé le lundi sauf 26/12 et 02/01/2017. Visite guidée 85 €/guide pour 1h30 de visite, maximum 20 personnes, disponible en français, anglais, allemand, néerlandais. 

15:21 Écrit par Pierre André dans Actualité, Art, Culture, Economie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

jeudi, 03 novembre 2016

CE QUE LE PAYS DE LIÈGE DOIT Á LA MEUSE ...qui ne fut jamais un long fleuve tranquille

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        À l’âge de huit ans, Robert-Armand Planchard tombe en amour avec la Meuse. Sous la direction  des professeurs Alexandre Delmer – le père du canal Albert et Fernand Dehousse, sa thèse de fin d’études,  Le rôle de la Meuse dans la Communauté européenne du charbon et de l’acier a été, vu sa qualité, publié à grand tirage. En note infrapaginale, il est précisé que l’ouvrage, paru en 1955 aux Éditions Buteners, est complètement épuisé. L’auteur dispose encore d’une copie !

       Soixante et un ans plus tard, le directeur honoraire du port autonome de Liège ayant joué un certain rôle dans l’évolution des choses au plan fluvial européen et surtout belge a pensé, au soir de sa vie, à résumer tout ce qu’il a vécu, ressenti et perçu quant au rôle joué par la Meuse  à  Liège auquel Robert-Armand Planchar se sent viscéralement très attaché par sa famille de charbonniers, naguère maîtres de fosses au plantchî de Montegnée, d’où partit en 1716, la grand’route dite Branche Planchar construite par Pier Planchar (1657-1737) depuis Bolsée, Glain, Saint-Nicolas, Saint-Gilles et Ans vers le bas-port de Jemeppe-sur-Meuse (2). La boucle est bouclée.

        La Meuse est avec le Rhin et l’Escaut un des fleuves ayant réussi à inscrire leurs trouées Sud-Nord au travers des collines et des monts du massif schisteux rhénan. Dans ce combat qui a duré des millénaires, la Meuse s’est vue subtiliser la plupart de ses affluents au point que Georges Sand écrit La Meuse elle-même n’est ni large ni imposante et, cependant, elle coule dans une large vallée, beaucoup plus large qu’il faut. Le géographe Paul Vidal de La Blache évoque cette fille ruinée dans son palais démesuré.

        Le Pays de Liège y trouve trois avantages ; le premier, la vallée très large est susceptible d’accueillir les larges implantations de populations industrielles, le deuxième, la Meuse reste « haute » très longtemps d’où aujourd’hui, elle est réserve d’eau propre à la consommation alors qu’Escaut et Rhin deviendront des égouts aux eaux mortes, la troisième, sa pente hydraulique moyenne (0,48 m par km) a permis une « régularisation » facile pour éviter que, à l’étiage, la navigation mosane devienne difficile. Moralité, avec de telles grandes qualités, la Meuse devait tout naturellement engendrer à Liège un ensemble industriel et fluvial de très grande importance.

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      En quelques soixante pages, l’auteur résume l’évolution du leudicus vicus mosan en portus dès le VIème siècle, un modeste portus que Notger va transformer en opulente cité lacustre, en unissant par des ponts les nombreuses îles liégeoises et en doublant superficie et sécurité de la cité par l’érection d’une enceinte muraillée (…) Les accostages et bas-ports vont se développer rapidement au sein de cet archipel, unifié et protégé, pour en faire un portus aux mille et une possibilités de charger/décharger. Ce trafic fluvial va des matériaux de construction à la houille, au vin, au bois, aux céréales, au sel, aux armes, etc. La Meuse est la grande artère de ce pays, le courant vital de ce pays si magnifiquement varié. Il n’y a pas que le mercantile qui domine, le spirituel y a un rôle essentiel au point que Liège, capitale politico-religieuse, est surnommé l’Athènes du Nord.  

        Annexée de son plein gré à la France en 1795, la Principauté de Liège n’est point ressuscitée vingt ans plus tard par le Congrès de Vienne qui se charge pourtant de restaurer l’ordre ancien. Le Congrès de Vienne rattache la Principauté de Liège aux Pays-Bas. Elle tombait ainsi aux mains bataves dans une sorte de salmigondis voulu par les Anglais et voué, à terme, au démembrement et à lente putréfaction.

        La création de la Belgique, à partir de 1830, allait faire de la Meuse la modeste servante d’Anvers et de la Belgique et asservir le bassin liégeois aux objectifs anversois. On va voir comment. En cent cinquante pages, Robert-Armand Planchar  raconte les faits comme il les a vécu, ressenti et perçu.  Il y a eu des bourdes diplomatiques dont la première, et non la moindre, date de 1854. Elle est commise par un triple bourgmestre de Liège, Guillaume-Ferdinand  Piercot alors qu’il est ministre de l’Intérieur. Il y a eu les tenants du romantisme portuaire franco-belge, comme Jean-Maurice Dehousse, José Happart, des Liégeois, ou André Baudson, un Hennuyer, ce qui se comprend mieux, prêchaient, à ce temps, pour qu’Anvers et Rotterdam cédassent le pas à Dunkerque.

        Il y a eu des victoires comme, en 1937, la création du Port autonome de Liège voulu par Georges Truffaut.  En tout cas, créer le port, dès maintenant, c’est travailler pour l’avenir de la région déclare le conseiller communal Bounameau. Autre victoire, le Canal Albert en 1939 mais il a fallu attendre 2015 pour que soit érigée, à Lanaye, une quatrième écluse permettant le passage des bateaux de 9000 tonnes en provenance ou destination des pays de Nord et de l’Est de l’Europe.

        Le charme et le mérite de Robert-Armand Planchar est d’appeler un chat ... un chat et de ne pas tourner autour du pot. C’est ce qui fait tout l’intérêt politico-stratégique de Ce que doit le pays de Liège doit à la Meuse … qui ne fut jamais un long fleuve tranquille.  Un franc-parler bien dans la ligne de son premier patron, Jean Rey, qui, en 1957, a déclaré : Chacun sait, ou devrait savoir, que la Belgique a toujours été bornée au Sud par la France et bernée au Nord par les Pays-Bas.

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(1) Ce que doit le pays de Liège doit à la Meuse … qui ne fut jamais un long fleuve tranquille – Robert-Armand Planchar – Édition Noir Dessin Production – 234 pages – 15€

(2) Les Planchar et l'introduction des "pompes à feu" de Thomas Newcomen en Principauté de Liège - Cfr Liège 28 du 6/12/2010

 

07:30 Écrit par Pierre André dans Actualité, Economie, Europe, Liège, Littérature, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

jeudi, 20 octobre 2016

Janvier 2017, première ligne ferrée électrique d'Afrique opérationnelle de Djibouti à Addis-Abeba

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        En novembre, à Djibouti, deuxième étape de l’inauguration de la nouvelle voie ferrée reliant cette ville portuaire à Addis-Abeba, capitale de l’Éthiopie. La première étape de l’inauguration a eu lieu dans cette ville en début octobre. À en croire La Nation, journal djiboutien : la cérémonie inaugurale fut particulièrement longue. Il est vrai que cette ligne est historique. Il s’agit de la première voie ferrée électrique du continent africain. Elle sera opérationnelle dès janvier 2017. Son tracé est parallèle à l’ancienne ligne mise en service le 17 juin 1917 qui, au fil des ans, a dépéri au point qu’aujourd’hui, elle se limite à un tronçon de 207 kms entre Dire Dawa et Galilée, deux villes éthiopiennes.

        L’initiateur de cette nouvelle ligne a été Ismaïl Omar Guelleh, le Président de la République de Djibouti. Sa réalisation, prévue en quatre ans, est l’œuvre des Chinois qui l’ont accomplie avec six mois d’avance. Vingt ans ont été nécessaires pour construire la ligne de 1917 !  Le train de la Renaissance et de la prospérité – long de 752 kms 700 – a un coût – 230 milliards de yuans – financés par la Chine.

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        Le train de la Renaissance et de la prospérité est vu par certains comme le premier maillon d’une Transafricaine allant de Djibouti à Douala, sur la côte Ouest. Les chiffres parlent : un dénivelé de 2 400 mètres, altitude d’Addis-Abeba, et Djibouti ; 41 locomotives et 1171 wagons destinés au fret et aux passagers ; vitesse 90 km/heure pour des convois fret de 3 500 tonnes, 120 km/heure pour les trains de passagers tandis qu’il faut trois jours par la route ; un personnel de 2 000 personnes.

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         Le train de la Renaissance et de la prospérité va être exploité par les Chinois durant les cinq premières années, le temps de former le personnel. Les informations à bord sont trilingues : amharique, la langue de l’Éthiopie, anglais et chinois. Il est à noter qu’en dépit des multiples avatars connus  depuis 1917, la Compagnie ferroviaire, à l’origine CFE (Compagnie du chemin de fer franco-éthiopien),  a réussi à conserver, parmi son personnel, la langue française comme langue de travail. Ce qui est remarquable. La nouvelle Compagnie préfère substituer l’anglais au français et imposer le chinois. Qui paie les violons choisit la musique !

PHOTOS : 1- Ismaïl Omar Guelleh, Président de la République de Djibouti  2- Locomotive Éthiopian Railways 3- Ouvriers chinois

19:05 Écrit par Pierre André dans Actualité, Economie, francophonie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

lundi, 12 septembre 2016

Chat c'est une pharmacie ...

        Au lendemain de la guerre, Charles Trenet part pour l’Amérique. Au Québec, il y découvre notamment la célèbre Pharmacie Montréal située sur Sainte-Catherine. Ouverte vingt-quatre heures sur vingt-quatre, elle est la plus grande pharmacie en détail du monde. Autre caractéristique, on y vend de tout. Il en est de même dans les multiples pharmacies franchisées éponymes.

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        De quoi inspirer Trenet qui, dans son récital à l’Étoile en 1952, chante Dans les pharmacies (1) qui narre l’extrême variété des produits qu’on y trouve. Nul doute qu’il se serait également laissé inspirer par ce caducée félin trouvé à l’entrée de Calvi.

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(1) https://www.youtube.com/watch?v=ioV9HPfBBTk

18:01 Écrit par Pierre André dans Actualité, Economie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

lundi, 05 septembre 2016

Ouf, un décodeur Proximus moins énergivore ...

 

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        Au 31 janvier 2017, les décodeurs actuels de Proximus seront obsolètes. Aussi, une opération d’échange avec le nouveau modèle qui donne accès à un nouveau menu TV convivial  et permet en outre de zapper plus vite est actuellement en cours. En collaboration avec Bpost, Proximus vous propose de choisir le jour où le nouveau décodeur vous est remis à domicile.

        Si pour l’ancien décodeur, Belgacom – le papa de Proximus – a laissé le choix entre l’achat – 99€ - et la location, Proximus impose la location – 8€ le mois – pour le nouveau modèle. S’il est exagéré de crier à l’arnaque, il est permis de dire que la méthode s’en rapproche. Démonstration : prenons un cas réel du client qui achète en juin 2011 son décodeur Belgacom et l’utilise jusqu’à juin 2016 (60 mois), mensuellement cela lui a couté 1€ 65. Pour soixante mois de location chez Proximus, le client est appelé à débourser 384€ car bonne fille,  Proximus lui  accorde la gratuité la première année de location.

        384€ chez Proximus contre 99€ chez Belgacom, c’est une augmentation de … 387%. Ce montant flirte avec l’arnaque mais Proximus rassure. Son nouveau décodeur consomme moins d’électricité.

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09:41 Écrit par Pierre André dans Actualité, Economie, Télévision | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

lundi, 08 août 2016

Comment les compagnies aériennes à bas coût font-elles pour être 57% moins chères qu'une compagnie classique ?

        En Europe, la première compagnie aérienne à bas coût, Ryanair, est apparue il y a une trentaine d’années. Le succès a été au rendez-vous en sorte le bas coût - associé au bagout du patron de Ryanair, Michel O’Leary - s’est développé au point qu’il existe actuellement quelques vingt- cinq compagnies aériennes européennes à bas coût. Deux d’entre elles – Norwegian et Easy Jet - figurent dans les dix premières du classement mondial établi par Skytrax qui fait autorité dans la matière.

        Comment les compagnies à bas coût parviennent-elles à offrir des tarifs si avantageux ? Un des quinze administrateurs d’Air France-KLM, Louis Jobard – commandant de bord sur B777, titulaire d’une Licence de Sciences Economiques-Gestion des Entreprises de l’Université de Tours – estime que les compagnies à bas coût sont 57% moins chères que leurs concurrentes, les compagnies classiques. Autrement dit, quand pour celles-ci, un siège coûte cent euros, il ne coûte que quarante-trois euros chez un bas coût.

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        Louis Jobard dont les propos sont rapportés par le quotidien numérique PNC Contact détaille les économies dont tirent parti les compagnies à bas coût. Ainsi, sur cent euros dépensés par une compagnie classique, les bas coût en économisent 16 par la densité plus élevée de sièges dans les avions, 10 par la réduction des coûts d’escales - chez Easy Jet, une escale n’excède pas la demi-heure - et de handling, 6 par le choix d’aéroports moins chers en redevances et en taxes, 6 par l’absence de catering, 6 par l’inexistence des commissions versées aux agences de voyage, 3 grâce à une utilisation quotidienne accrue des avions – un Airbus d’Easy Jet  vole en moyenne, onze heures par jour -, 3 par la réduction des coûts de vente et de réservation, 3 par la réduction des coûts équipage, 2 par l’externalisation de la maintenance et le choix d’une flotte unique,  2 par la réduction des coûts des fonctions supports et administratives.

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        Le choix d’une flotte unique se caractérise chez Ryanair par trois cents Boeing 737-800 en exploitation (plus deux cent quatre-vingt-trois en commande), chez Easy Jet par deux cent cinquante-cinq Airbus répartis en cent quarante-quatre A319-200 et cent onze A320-200 en exploitation (plus cent soixante-huit dont cent trente A320neo en commande), chez Norwegian  par cent deux Boeing 737-800 en exploitation (plus  vingt-neuf en commande).

09:09 Écrit par Pierre André dans Actualité, Economie, Europe | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mercredi, 29 juin 2016

Débarquant à Liege-Airport, personne n'ignore qu'elle est à Liège mais sait-elle que le pays de Liège est la terre natale de Zénobe Gramme, père de la seconde révolution industrielle?

        Toutes ces différentes personnalités ont un point commun - et la liste ne se limite point à ces seuls noms - Gengis Kahn, Roland Garros, Léonard de Vinci, Krim Belkacem, Pierre-Eliott Trudeau, Saint-Exupéry,  Murtala-Muhammed, Atatürk, Franz-Joseph Strauss, Mohammed V, John-Fitzgerald Kennedy, Aimé Césaire, Habib Bourguiba. Chacun figure au fronton d’aéroports. Rares sont les noms de femmes auxquelles cet honneur est dévolu. Nous en citerons quatre : Reine Béatrix à l’aéroport d’Oranjestad, Princess Juliana à Saint-Martin, Maria Montez à Santa Cruz de Barahona, Sabiha Gökçen à Istambul. Deux sont de sang royal, l’une est actrice, l’autre, fille adoptive d’Atatürk, a été première femme pilote de chasse au monde.

        En débarquant de l’avion, voyant le nom d’une personne au fronton de l’aéroport, chacun(e) découvre de nouveaux éléments d’une histoire locale que le lieu n’évoque en rien. Mieux, lorsque plus tard, ce nom apparait à nouveau, il fait se profiler le souvenir de la ville. Ainsi Monastir a dénommé son aéroport Habib Bourguiba, enfant de cette cité. La stature de cet homme d’État tunisien rejaillit sur sa ville natale et plus tard, au nom de Bourguiba se profilera Monastir.

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        Ces quelques exemples pris d’aéroports magnifiant des hommes et des femmes de talent né(e)s chez eux doivent nous inspirer. Le pays de Liège a compté des talents, des génies. Il en compte encore qui assurent le redéploiement économique et culturel de notre région. Nous pouvons, nous devons en être fiers !

        Lorsque la première révolution industrielle naît en Grande-Bretagne, la Wallonie et plus particulièrement le pays de Liège lui emboîte le pas sur le continent européen. C’est un enfant du pays, Zénobe Gramme, qui donne naissance à la seconde révolution industrielle en brevetant et commercialisant la dynamo. Évoquant Zénobe Gramme, l’historien Paul Delforge de l’Institut Jules Destrée voit en lui le modèle du Wallon inventif et entreprenant. Un certain mythe entoure celui qui aurait répondu un jour à un physicien qui avait mis la dynamo en équations : « s'il m'avait fallu savoir tout cela, je ne l'aurais jamais inventée ». En est-on si sûr ?  

        Quelques années après sa mort, Liège a rendu hommage à Zénobe Gramme en édifiant, par souscription publique, un monument au confluent de la Meuse et de l’Ourthe. Il a été inauguré par sa fille Zoé, le 7 octobre 1905, dans le cadre de l’Exposition  Universelle. À cet hommage du XXème siècle peut s’ajouter celui du XXIème qui consiste à ajouter à la dénomination de Liège-Airport celle de Aéroport Zénobe Gramme.   

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10:00 Écrit par Pierre André dans Actualité, Economie, Histoire, Liège | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

lundi, 13 juin 2016

Le Corps Consulaire de Liège en voyage en Grèce.

GRECE Egine.jpg©FCW

        Le Corps Consulaire de Liège et son Doyen Fernand Goffioul, consul honoraire d’Espagne, ont choisi la Grèce comme destination de leur voyage annuel. La préparation en a été confiée au consul honoraire de Grèce, Robert Laffineur, professeur émérite de l’Université de Liège en histoire de l’art et archéologie de l’antiquité classique. Considérant la Grèce comme son pays d’adoption, il a su, dans le programme réalisé, allier les mythes helléniques et les réalités grecques contemporaines.

        Première étape dans le monde hellénique, cela va de soi, l’Acropole – quand je vis l’Acropole, j’eus la révélation du divin … - ensuite visite des lieux de fouille de l’École française d’Athènes, le sanctuaire d’Apollon à Delphes ou de l’École belge d’Athènes à Thorikos avec son théâtre ancien si particulier et ses tombes à coupole mycéniennes. Sans oublier les musées et les temples qu’ils soient de Poseidon au Cap Sounion, d’Aphaia à l’île d’Égine ou encore de Zeus l’Olympien dans le parc public d’Hadrien à Athènes. Le tout commenté avec intelligence, humour par un consul (et professeur émérite) pour ses pairs.

        L’ambassadeur de Belgique en Grèce Luc Liebaut a tenu à recevoir  dans les jardins de sa résidence  le Corps Consulaire de Liège en compagnie notamment de membres du Belgian Business Club, une association où se retrouvent importateurs grecs de biens belges et investisseurs belges dans ce pays. Autre contact avec la société grecque, la réunion de travail avec les dirigeants d’Enterprise Greece a permis de mieux connaître la situation économique. Le président du Conseil d’Administration de l’AWEX, Dominique Godin pour sa part explique les atouts de la Wallonie. Dernier contact avec la réalité grecque, la relève de la garde des evzones auprès du Soldat inconnu grec et la visite du Parlement. À noter l’édification en 2000 dans sa cour ouest, d’une statue géante du premier ministre Charilos Trikoupis. Un hommage à celui qui a affronté, fin 19ème siècle, des difficultés présentant des similitudes  avec les problèmes d’aujourd’hui.

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        La cerise sur le gâteau du voyage a été la réception, au pied du stade où Pierre de Coubertin a lancé les Jeux olympiques modernes en 1896, par Dimitris Avramópoulos, pénultième consul de carrière en poste à Liège (1983-1987) et actuellement Commissaire européen en charge de la migration, des affaires intérieures et de la citoyenneté. Évoquant ces matières en off the record, Dimitris Avramópoulos se fait grave tandis qu’auparavant, il a échangé des souvenirs liégeois. Parmi ceux-ci, la création par le chargé de cours Laffineur, en 1986, des premières  Rencontres égéennes internationales auxquelles le consul Avramópoulos apporte son appui car elles marquent l’anniversaire  des sensationnelles  découvertes de Schliemann  à  Mycènes. Une collaboration initiale fructueuse puisque les Rencontres égéennes internationales en sont à leur 16ème édition.  

        Le programme du Corps Consulaire de Liège n’a pas fait l’impasse sur la cuisine grecque dont Archestratos a vanté les mérites dès 330 avant J-C. Des maisons de bouche (1) propices à exalter la variété de l’art culinaire et à souder un groupe. Quand, au Cookoovaya, Gérard Blaise se réjouit de la troisième victoire (Silverstone, Monza, Aragón) de son petit-fils Max Defourny en cinq courses de formule Renault 2.0, chacun(e) est un peu le papy ou la mammy du jeune Max (17 ans). À l’issue de ces repas, chacun(e) se connaît mieux !    

(1)    Agora Select, Ch. Mexi 8 – K. Ventiri 9 (la mention de deux noms de rues dans une adresse grecque indique que le lieu se trouve à l’angle des deux rues) 115 28 Athènes-quartier Ilisia, To Kafeneio, Loukianou 23, 106 74 Athènes-quartier Kolonaki, Akrogiali, Paralia Souniou (Sounion), Cookoovaya, Ch. Mexi 2, 115 28 Athènes-quartier Ilisia, Stamatopoulos Tavern, Lyssiou 26, 105 58 Athènes-quartier Plaka,  Restaurant Orizontes, Lofos Likavitou, 106 76 Athènes-colline du Lycabette.

20:15 Écrit par Pierre André dans Actualité, Culture, Economie, Europe | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mardi, 10 mai 2016

Oufti, on ne l'aurait pas cru, encore heureux qu'on l'ait lu !

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        Parmi les centaines d’articles proposés par Colruyt figure du Saumon Atlantique fumé de marque Everyday. Le prix ? 2 €96 les 200 grammes. Au verso de l’emballage, une notice indique comment se répartissent les 200 gr : 97% saumon Atlantique (Salmo salar, élevé en Norvège), sel  et l’endroit et le manière dont le produit est conditionné en Lithuanie et sous vide. Et afin que l’acheteur n’ignore rien de l’article vendu, la notice précise en lettres orange Contient du poisson

12:57 Écrit par Pierre André dans Actualité, Economie, Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

dimanche, 17 janvier 2016

Quand il arrive au TEC de racketter les senior-e-s abonné-e-s !

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        Sur le bon trois millions et demi d’habitants en Région wallonne, six cent mille sont âgés de plus de 65 ans. Ministre du Transport au début du XXIème siècle, l’Écolo José Daras décide de leur accorder la gratuité sur les TEC. Une mesure sociale qui rend aux pensionné(e)s une capacité de mobilité sans toucher à leur pension, modeste dans la majorité des cas.

        Le TEC a été contraint de renoncer à la gratuité et de demander une participation financière qui se situe à soixante pour cent de celle de la STIB. Pour mémoire, la STIB dessert un territoire de 162 km² avec un réseau urbain très dense et le TEC une région de 16 845 km² qui mêle compagnes et villes.

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        En 2015, le TEC a adopté la carte MOBIB – acronyme de MOBility In Belgium – déjà en application depuis plusieurs années à la STIB. Au 1er février 2016, le TEC abandonne les cartes magnétiques à l’exception, en ce qui concerne le TEC Liège-Verviers, de celles utilisées sur les lignes Eupen-Aix-la-Chapelle et Eupen-Montjoie.

        La MOBIB permet notamment au TEC de mieux connaître les déplacements de ses clients pour mieux adapter son offre. La carte MOBIB doit être validée en la présentant, à distance, à un valideur. Un signal sonore avertit le voyageur au cas où la présentation n’a pas opéré la validation. Tec it easy, il suffit de recommencer la présentation. Mais, les senior(e)s n’entendent pas nécessairement ce signal sonore. En effet, selon le rapport 2014 de la Fédération francophone des Sourds de Belgique, plus de soixante pour cent des personnes âgées de plus de soixante-cinq ans sont atteintes de déficiences auditives !

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        Si les valideurs STIB indiquent à l’aide de deux points lumineux extérieurs que la MOBIB a subi, avec succès, son examen de passage, les valideurs TEC sont d’un autre modèle. Plutôt que de présenter la carte au valideur, les senior(e)s ont intérêt à poser leur MOBIB sur l’écran du valideur quitte à cacher le V vert qui apparaît sur l’écran intérieur.

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        Les senior(e)s y ont même grand intérêt car la non validation abo constitue l’infraction numéro 13 que les contrôleurs vêtus de gris sont notamment chargés de réprimer. Aux senior(e)s de plus de septante-cinq ans, voir ces contrôleurs rappelle le souvenir des feldgrau vérifiant les identités dans les trams jaunes, verts, vicinaux et trolleybus durant la guerre. Ceci s’apparente à la violence psychique à l’égard des personnes âgées d’autant que certains contrôleurs – pas tous heureusement – se comportent en authentiques feldgrau. Forts de leur assermentation, ils se refusent à tout dialogue.

        L’infraction numéro 13 entraine une pénalité de 10 € - l’équivalent de cent jours de l’abonnement annuel senior – pour un préjudice consistant à fausser d’une unité, le nombre de voyageurs annuels du TEC – 287 000 000 en 2014 ! Il n’y aucune proportionnalité entre le préjudice subi par le TEC et la peine encourue. Le montant de 10 € est qualifié : Frais Administratifs et de Voyage !

        Bref, croyant de bonne foi avoir validé leur abonnement, les senior(e)s, dans un bus en mouvement, se mettent en quête d’une place au risque de se voir pénaliser, un peu plus tard, par un contrôleur feldgrau en quête de faire du chiffre !

 

 

20:11 Écrit par Pierre André dans Actualité, Economie, Social | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

samedi, 28 novembre 2015

1+1=11, une formule neuve de réseautage estampillée "STANDARD"

        La météo du 19 novembre est franchement dégueu… Le 1+1=11 club d’affaires comptant le plus grand nombre de membres adhérents du pays a connu son baptême sous un déluge d’eau. Les initiateurs de 1+1=11, Bruno Venanzi, président du Standard et Alexandre Grosjean, président de la Chambre de commerce et d’industrie Liège-Verviers-Namur (CCILVN) sont aux anges. La philosophie du projet de réseautage (cfr Liège 28 du 3/11/2015) répond aux attentes des pros des milieux économiques, industriels et politiques venus de plus de cent kilomètres à la ronde.

CCI_LANCEMENT_11-WEB-0013.jpg         Plus d’un demi-millier de personnes ont pénétrés sur la pelouse par le couloir des joueurs. À la différence de ceux-ci, tou(te)s ces participant(e)s ont pu se munir d’un parapluie (au choix : blanc ou rouge) pour franchir les quatre-vingt mètres qui les séparent de la tribune d’où suivre, sur le podium en forme de demi ballon de foot, l’entretien du jour mené par la journaliste Christine Schréder.

        Celle-ci ne peut qu’évoquer le dicton mariage pluvieux, mariage heureux en recevant ces deux invités devenus partenaires de 1+1=11. Bruno Venanzi explique son souci de mieux exploiter l’infrastructure du stade, d’assumer l’exploitation de la marque Standard à l’image des grands clubs européens. Il annonce, notamment, qu’une marque de grande distribution compte s’installer au stade. Alexandre Grosjean dont la CCILVN est la première à utiliser, dès avril prochain, le Standard comme siège de ses activités ne sera point seule à le faire. Deux jeunes entreprises (1) sont invitées – en 90 secondes – à faire connaître leur savoir-faire. C’est surprenant et magique !

        La partie ludique est confié à Martin Charlier, alias Kiki L’Innocent, un supporter comme seul Sclessin en produit et à un tir de pénalty en direction des filets défendus par Arnaud Bodart, le neveu de l’autre. Le président du Standard montre dans ce botté qu’il a le foot tant dans les pieds que dans la tête et le cœur.

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        Le prochain 1+1=11 a lieu jeudi 17 décembre 2015 (2). Même objectif, le réseautage – arriver avec cent cartes de visites identiques, repartir avec cent cartes de visites différentes selon le mot d’Alexandre Grosjean -, même moyen, joindre une information sérieuse, utile dans un climat agréablement ludique.

LIEGE Arab.jpgLes invités du 17 décembre sont Philippe Limbourg - patron pour la Belgique et le Luxembourg du guide Gault & Millau qui attribue tant toques que notations aux restaurateurs – et Arabelle Meirlaen – créatrice de la cuisine intuitive – qui cumule les honneurs gastronomiques (Lady chef 2008, une étoile Michelin, prix de cheffe de l’année 2014 Gault & Millau) pour son restaurant Restaurant Arabelle Meirlaen Cuisine Intuitive (3). La cuisine n’est pas une discipline de règles et des lois, à chacun son style. Ici c'est une cuisine de femme, combinaison de mes intuitions et de ma créativité, élaborée en symbiose avec la nature, selon mes cueillettes du moment (…) Ma cuisine, je l'imagine comme la vie : belle, goûteuse, croustillante, pleine d'’émotions et d'amour...           

CORRECTIF ajouté le vendredi 4 décembre 2015

L’Union belge ayant décidé que le match de quart de finale de Coupe « STANDARD – COURTRAI » se déroule à SCLESSIN le jeudi 17 décembre, 1+1=11 reporte au jeudi 25 février 2016 le rendez-vous avec Philippe Limbourg et Arabelle Meirlaen.

1+1=11 reçoit le jeudi 28 janvier 2016 Éric Gerets qui s’entretiendra avec Michel Lecomte (RTBF). Et Martin Charlier, alias Kiki l'innocent, trépigne lui aussi déjà d'impatience de rencontrer ce mythe du football belge...

                 

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09:15 Écrit par Pierre André dans Actualité, Economie, Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mardi, 03 novembre 2015

un plus un égale onze ... tout compris au réseautage !

        En septembre, l’Association des Liégeois travaillant à Bruxelles (ALTB) a reçu un de ses membres, Bruno Venanzi, devenu le propriétaire du Standard. Il a confié les raisons de cette acquisition : valoriser ce potentiel que représente cet outil. Ce jour-là, Venanzi n’en a pas dit davantage.

       En ce début de novembre, le patron du Standard et le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Liège-Verviers-Namur (CCI LVN) ont présenté leur nouvelle entente qui va dans le sens de valoriser l’infrastructure de Sclessin.

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       Dès le 19 novembre, les deux partenaires lancent le 1+1=11. Cette formule  présente chaque mois aux membres du CCI LVN et du Standard une activité de réseautage inédite (1). Le président du CCI LVN Alexandre Grosjean la résume ainsi : imaginez-vous pénétrer sur la pelouse de Sclessin par le couloir des joueurs. Au programme, un débat animé sur le terrain par une personnalité médiatique avec des invité(e)s renommé(e)s issus de différents milieux (économie, sport, culture,…). Cet entretien décalé organisé en tribunes sera teinté d’humour pour offrir à la fois plaisir et contenu à des chefs d’entreprises issus de Wallonie, de Bruxelles et de Flandre.

        Après la prestation sur le terrain, le réseautage se poursuit en dîner assis ou debout dans l’espace affaires du stade Maurice-Dufrasne. Il est à noter que cette formule inédite est le fait d’institutions nées au XIXème siècle. Les chambres de commerce et d’industrie trouvent leurs origines officielles le 1 nivôse an XI (mercredi 24/12/1802) et le Standard a été créé en 1898. Mais comme le dit Alexandre Grosjean : notre démarche est prospective et anticipative (…) évitons de rester attentistes : nous préférons créer le futur plutôt que de le subir.

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       Début avril 2016, le CCI LVN sera, sous la tribune T3, dans ses nouveaux bureaux – de style Google c-à-d créatif – répondant au vœu de Bruno Venanzi qui a la volonté de développer l’extra sportif et de créer un pôle économique à Sclessin. Des fenêtres des bureaux du CCI LVN, la vue donne sur ce qui reste du terril verduré et, bientôt, sur le tram (11 ?).    

  

 (1) 1+1=11 - renseignements : Frédéric Van Vlodorp (fvv@ccilvn.be) Christophe Mausen (cm@ccilvn.be)

21:10 Écrit par Pierre André dans Actualité, Culture, Economie, Gastronomie, Liège | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

lundi, 20 juillet 2015

Trente-cinq ans déjà ! trois regards sur une métamorphose ... BLEGNY-MINE

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        En octobre 1976, lors de la séance de rentrée du Conseil Provincial, le Gouverneur de la Province de Liège Gilbert Mottard exhorte les Liégeois(e)s à conserver un témoin majeur de l’activité charbonnière. Une industrie qui a pris racine –si on ose ce mot – chez nous dans tous les sens du terme dès le 11ème -12ème siècle. Lors de la découverte du charbon de terre, celui-ci est appelé houille, un mot qui vient du wallon hoye. Jean d’Outremeuse attribue la découverte de charbon de terre au forgeron de Plainevaux, Hullos. Les maîtres charbonniers et leurs ouvriers sont connus. La dynastie des Planchar a régné des siècles à Montegnée. Il y a eu l’Édit d’Ernest de Bavière sur les areines. Il y a eu la loi Mirabeau. Le bassin minier de Liège tout comme sa prestigieuse École des Mines est réputé à l’international. La bataille du charbon est gagnée chez nous. Puis à partir des années 60, au 20ème siècle le déclin de nos charbonnages commence.

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        L’appel du gouverneur Mottard est entendu. Deux projets sont en lice : Cheratte et Trembleur à Blegny. Il appartient au Ministre de la Culture, Jean-Maurice Dehousse, de trancher. Dehousse descend dans le fond de chaque charbonnage et décide de retenir le projet de Trembleur. Ce choix a été opéré fin 1978, seize mois avant la fermeture du site, ce qui a permis d’intégrer son réaménagement dans les travaux liés à la fermeture et d’éviter la vandalisation des infrastructures a rappelé le Président de Blegny-Mine, Abel Desmit, lors de l’inauguration de l’exposition de photos Trente-cinq ans déjà ! trois regards sur une métamorphose  (1).

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        La mine de Trembleur a été la dernière mine de la province de Liège à être fermée, le lundi 31 mars 1980. En juillet de la même année, le dimanche 6, dans le cadre des 150 ans de l’indépendance de la Belgique, le Roi Baudouin a inauguré le site de Blegny-Mine. Un des pionniers d’une discipline encore naissante, l’archéologie industrielle, et être le premier charbonnage du continent européen à s’ouvrir à la visite touristique via le puits d’origine.

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        En juillet 2012, Blegny-Mine a été inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO. Ce titre prestigieux a également été attribué aux sites miniers majeurs de Wallonie , Le Bois du Cazier, Bois-du-Luc et Grand-Hornu.

        L’exposition Trente-cinq ans déjà ! trois regards sur une métamorphose  est en quelque sorte une ode à la mine et aux hommes, femmes et enfants qui, durant huit siècles, ont consacré leur vie à l’exploitation des entrailles de la terre liégeoise. Des photos d’art, d’amour, de tendresse réalisées par trois photographes qui ont des attaches avec la mine. Alfred Janssen-Reul est un ancien mineur qui a arraché la houille au charbonnage du Trembleur. Paul Donnay est un des fondateurs de la Confrèrie des Maîsses Houyeûs dè Payis d’Lîdje et Théo Bellefroid, passionné de mines dès son enfance à Saint-Nicolas a légué à Blégny-Mine, sa très belle et riche collection de photos. Fait exceptionnel de cette exposition, pratiquement chaque visage de mineur porte un nom. En effet, le Gouverneur honoraire de Liège, Paul Bolland a mis son œil de lynx pour identifier des têtes qu’il a jadis bien connues !

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(1)   Trente-cinq ans déjà ! trois regards sur une métamorphose  - salles d’exposition de Blegny-Mine – Rue Lambert Marlet  23 Blegny – jusqu’au 31 août 2015 – 13h à 18h – Infos :  32 (0)4 387 43 33 www.blegnymine.be

16:31 Écrit par Pierre André dans Actualité, Economie, Histoire, Liège, Social | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mardi, 07 juillet 2015

Une question de saison...

        Une question se pose en ces temps météo-socio-héllénico caniculaires. À capacité égale, que choisir un verre à moitié plein ou un gobelet à moitié vide ?

10:20 Écrit par Pierre André dans Actualité, Economie, Social | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

dimanche, 08 mars 2015

Trop de vertu tue la vertu (proverbe suisse).

        Fin mars, le gouvernement de la Confédération suisse va soumettre en consultation populaire le deuxième volet de sa stratégie énergétique. La ministre des Finances, Eveline Widmer-Schlumpf va proposer d’appliquer à partir de 2021, comme moyen incitatif, une taxe climatique et une taxe sur l’électricité. Le Conseil fédéral y voit un moyen efficace de réduire les émissions de gaz à effet de serre, d’augmenter la part des énergies renouvelables tout en améliorant l’efficacité énergétique.

        Le parti des Vert’libéraux (PVL) se targuant d’ouvrir une voie royale aux projets trop timides du gouvernement ont proposé d’établir une taxe sur les énergies polluantes qui remplacerait la TVA actuellement perçue sur l’ensemble des biens et services. Cet impôt antisocial et compliqué de l'avis du PVL rapporte annuellement 22 milliards de francs (forcément suisses) à la Confédération soit le tiers de son budget. La proposition des Vert’libéraux a été soumise à la votation ce dimanche.

        Dès fin janvier, le PVL a su par un sondage que sa proposition ne l’emporterait pas. Néanmoins, il gardé la foi en déclarant qu’il serait très déçu s’il n’obtenait pas un minimum de 20% de oui. Le résultat de la votation est d’une cruauté totale. Le non recueille 92% ne laissant que 8% au oui. Pour une déception c’en est une ! La consolation des Vert’libéraux est qu’en 1929, une initiative n’a obtenu que 2%7 de oui. Il y a eu pire, donc y a pas le feu au lac !

 

22:29 Écrit par Pierre André dans Actualité, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

samedi, 21 février 2015

...où quand le privé vise à atténuer la rigueur fiscale du gouvernement wallon PS-cdH !

        Depuis le 1er janvier 2015, le régime des titres-service ne dépend plus du gouvernement fédéral mais des régionaux. En Wallonie, le gouvernement PS-cdH, Magnette-Prévot a décidé de ne pas augmenter la valeur faciale du titre-service  - 9 € - mais de réduire la déduction fiscale qui passe de 30% à 10%. La ristourne fiscale sera de 0,90 € au lieu de 2€70 par heure prestée lorsque l'utilisateur aura rempli, en juin 2016,  sa déclaration fiscale exercice 2016-année 2015.

        Réagissant à cette mesure gouvernementale wallonne, une grande surface en partenariat avec une entreprise de titres-services propose pour toute nouvelle inscription entre le 14 février et le 31 mars 2015 d’accorder 1000 points bonus supplémentaires  (valeur 10 €). De plus, 25 points bonus (valeur 0€25) pour chaque heure prestée par l’aide-ménagère sont également accordés. Le privé adoucit la rigueur du gouvernement wallon PS-cdH !

16:41 Écrit par Pierre André dans Actualité, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mercredi, 24 décembre 2014

Bravo les neveux ... un cinquième magasin ANDRÉ à Embourg, Voie des Ardennes.

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        En 1928, Alphonse André et son épouse Laurence ont quitté Rettigny, leur village natal des Ardennes pour le 37 en Gérardrie, à Liège. Ils y ouvrent un commerce d’alimentation. Installé à proximité des grands magasins Vaxelaire et Grand Bazar, Papa et Maman innovent. À la demande du personnel de ces entreprises – en majorité des jeunes femmes – ils préparent des tartines beurrées et garnies de jambon. À l’époque, ils sont l’unique magasin liégeois à offrir ce type de service à la clientèle.

        Durant la guerre, Papa et Maman traversent des années noires. En effet, ils se contentent  de délivrer – moyennant des timbres de ravitaillement - des aliments rationnés. Après la guerre, la relance a été lente car des mesures de restrictions ont perduré. Le ministère du ravitaillement a subsisté jusqu’en novembre 1948.

        Mon frère Henry, actif dans les associations  de commerçants, a succédé à Papa. Ensuite, mes neveux Étienne et Luc ont repris l’entreprise et ont essaimé en ville. Gardant le magasin en Gérardrie, ils ouvrent à l’identique des commerces d’alimentation rue Saint-Paul, rue Puits-en-Sock et rue Saint-Gilles (cfr Liège 28 25 novembre 2006).

        Récemment, en entrepreneurs dynamiques, ils ont  installé, extra-muros,  un cinquième magasin presque à l’identique. La porte d’entrée est placée au milieu et non à droite de la vitrine.  Comme le 37 en Gérardrie, le nouvel établissement est proche d’une grande surface, le Carrefour market  d’Embourg et est situé, au 62  …Voie des Ardennes !

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10:00 Écrit par Pierre André dans Actualité, Economie, Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mardi, 25 novembre 2014

... et vive sainte Catherine et les catherinettes !

        En ce jour béni des catherinettes, le journal suisse Le Matin offre à ses lectrices un publi-reportage de circonstance sur un sextoy d’origine allemande. Son fabricant donne même une garantie d’orgasme à toutes celles qui utilisent le Womanizer W100. Ses thuriféraires le surnomment bombe à orgasmes. Dédié au clitoris, cet engin ne le touche pas mais le stimule par des aspirations et des ondes de pression finement ajustées.

        L’hebdomadaire grand public – un million d’exemplaires, le plus fort tirage en Europe – Stern a accordé à cet outil de plaisir une cote de 15 sur 10 pour son efficacité. Seul reproche, un site français déplore la faiblesse du désign : autant le designer de la décoration était soit un stagiaire en langues vivantes de Corée du Nord, soit un psychopathe, soit un Allemand. Je penche pour la dernière solution. Je dois avouer que la décoration pique un peu les yeux. Moi qui aime ce qui est classe, on est là dans la plus baroque des décorations à tendance vulgaire.

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16:20 Écrit par Pierre André dans Actualité, Amour, Economie, Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

lundi, 27 octobre 2014

Le 56ème Festival royal de théâtre de Spa peut avoir lieu ! Et après ?

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        Fidèle à l’apophtegme de Beaumarchais sans liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur, notre confrère Jean-Marie Roberti couvre le Festival de Théâtre de Spa depuis de nombreuses années. Outre l’aspect culturel, il est un des rares confrères à s’intéresser aux conditions institutionnelles auxquelles se trouvent confrontés Armand Delcampe et Cécile Van Snick, organisateurs de ce Festival devenu Royal. Royal, certes … Mais menacé sûrement selon le mot de Delcampe. En 2002, Richard Miller, ministre de la Culture à l’époque, a signé un contrat-programme quinquennal avec la Ville de Spa. Celui-ci n’a jamais été renouvelé par Fadila Laanan qui a occupé, durant dix ans, ce ministère de la Culture. Un record de longévité ministérielle exercé pour se contenter de prolonger, par de simples avenants annuels, un contrat-programme obsolète.

        Le Festival (royal) de Théâtre de Spa est la principale manifestation estivale wallonne d’art dramatique à qui est, systématiquement et injustement, refusé le renouvellement d’un contrat-programme pluriannuel comme l’a proclamé à de multiples reprise Jean-Marie Roberti. Et de comparer la subvention accordée à Spa et les largesses financières de la Communauté française – l’ancienne appellation de la Fédération Wallonie-Bruxelles – s’en allant vers ce « Festival des Arts de Bruxelles » étant mieux connu sous l’appellation que lui donna sa fondatrice Mevrouw Frie Leysen : « Het Kunsten Festival » au service, dans la capitale de l’Europe, de la Communauté flamande et d’une expression dramatique réservée à une petite minorité  d’avant-garde. À ces largesses viennent s’ajouter celles de l’Union européenne, de la Communauté flamande, de la Région de Bruxelles-Capitale et de la Ville de Bruxelles. Face à cette situation, les député(e)s wallon(ne)s pourtant majoritaires au sein du Parlement de la Communauté restent amorphes. Jean-Marie Roberti le déplore : C’est dans le silence assourdissant de trop d’élus de la majorité wallonne du Parlement de l’ex-Communauté française  que sont votés des budgets qui bafouent toute équité quant à la répartition des dépenses localisables entre régions wallonne et bruxelloise.

        Au lendemain des élections de mai, la situation peut-elle évoluer favorablement pour le Festival royal de Théâtre de Spa ? Il est permis de le penser encore qu’un certain nombre de membres du Conseil de l’art dramatique désignés en 2012 pour cinq ans par la ministre précédente restent en place. Un certain optimisme est né de la première intervention d’un nouveau parlementaire, Charles Gardier – récipiendaire en 2013 de l’Ordre du Mérite wallon – qui a interrogé Joëlle Milquet, ministre de la Culture quant à l’avenir du Festival royal du Théâtre de Spa.

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       Le Festival royal de Théâtre de Spa existe depuis 1959. La 55e édition de cet événement culturel incontournable en Fédération Wallonie-Bruxelles s’est déroulée cet été.

Les avantages de ce festival sont nombreux. Tous les styles de théâtre y sont représentés, ce qui en fait la vitrine artistique d’une grande partie de la production francophone belge. Il attire un public varié et nombreux. En effet, plus de 14 000 spectateurs ont participé au festival cette année.

Le taux d’occupation était donc proche du maximum. La politique des prix pratiquée le rend accessible à toutes les couches de la population, y compris aux jeunes qui découvrent ainsi un univers culturel différent. Le festival met l’accent sur la création d’œuvres d’auteurs belges et met ainsi en évidence la valeur artistique de nos talents. Autant d’avantages, le tout dans le cadre particulier, reconnaissons-le, de la ville de Spa, berceau du thermalisme moderne. (…)

Pourtant, son avenir pose question. Y aura-t-il une 56e édition, et si oui, sera-t-elle de qualité?

En effet, depuis la fin du contrat-programme entre ce festival et la Communauté française en 2006, les moyens réduits dont il dispose ne correspondent plus à ses besoins. Ces limitations budgétaires entraînent une liberté de choix restreinte et une programmation réduite. Les subventions sont, à titre d’exemple, 2,33 fois inférieures à celles attribuées au Festival des Arts de Bruxelles. (…) Je vous interroge aujourd’hui sur le soutien de la Fédération Wallonie Bruxelles. Comptez-vous accorder à ce festival les moyens que la Fédération ne lui reconnaît plus depuis 2006, ce qui délaisse ainsi l’art dramatique dont nous devrions pourtant être fiers? Comment comptez-vous rassurer les organisateurs de ce festival? 

 

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        Réponse prudente de l’ancienne ministre fédérale : le Festival royal de Théâtre de Spa, qui vient de fêter sa 55ème édition, a été intégré dans les nouveaux échéanciers prévus par Mme Fadila Laanan pour le secteur théâtral.

D’après mes informations, la commission d’avis est sur le point de m’envoyer sa note relative à la conclusion des prochains contrats-programmes.

Le renouvellement du festival de Spa, ses conditions et ses montants font l’objet d’un des trente-neuf dossiers concernés. Le cadre budgétaire sera donc prochainement fixé pour 2015 et les années ultérieures.

J’ai rencontré, hier, (NDLR : 1er octobre) la commission d’avis. Les avis devraient me parvenir officiellement dans les semaines qui viennent, après analyse par le service juridique de l’administration. Je prendrai les décisions les plus opportunes sur la base de ces avis, après avoir entendu les différents acteurs.

À ce stade, je ne peux donc vous communiquer aucune décision, mais je connais l’importance et la qualité du festival. Un avenant au contrat-programme permet de le prolonger jusqu’au 31décembre 2015 pour garantir la continuité de l’événement. Pour le festival de Spa comme pour les autres dossiers, les contrats-programmes seront fixés à partir du 1er janvier 2016 pour les cinq prochaines années. 

        En réplique, Charles Gardier entend rester vigilant : J’attends avec impatience le retour de la commission d’avis. J’espère qu’il prendra en compte l’importance de ce festival et des matières théâtrales en général. Je ne manquerai pas de revenir vers vous si nécessaire. Il est à souhaiter que d’autres parlementaires des divers partis mènent le combat avec Charles Gardier qui a eu raison de soulever le problème dès à présent. Car 2015 sera décisif quant à la vie ou à la mort d’un Festival qui depuis 1959 occupe une place importante dans ce secteur culturel. En 2015, les contrats-programmes seront élaborés pour les années allant de 2016 à 2020. Le Festival royal de Théâtre de Spa mérite réparation pour les neuf ans de sacrifices qui lui ont été infligés à tort.

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lundi, 20 octobre 2014

En Tunisie, le timbre de la solidarité est de mise mais il est minime même en millimes !

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         La Tunisie applique depuis le 1er octobre 2014 un timbre de sortie de 30 dinars (= 12/13€). Ce timbre fiscal doit être réglé en dinars tunisiens. L’État tunisien escompte de l’avis de Mme Habiba Louati, directrice de la législation fiscale, drainer une recette de 120 millions de dinars pour l’exercice 2015. Le timbre de sortie est appliqué dans le passeport. Quant à ceux qui – comme les Belges notamment – sont entrés en présentant leur carte d’identité, le Ministère du Tourisme répond : On vous passera un autre document sur lequel vous mettez votre timbre.

        La taxe de sortie – selon l’expression du Consulat général de Tunisie à Bruxelles – se transforme en timbre de la solidarité dès l’arrivée sur le sol tunisien.  Afin d’éviter les files à l’aéroport au moment du départ, de grandes affiches – en anglais, en arabe (langue officielle du pays), en français – vous conseillent de vous le procurer dans les hôtels, les agences de voyages, les recettes des finances, les recettes des douanes (y compris celles frontalières), les banques et les débits de tabac. Expérience vécue, l’hôtel où nous sommes descendus nous a affirmé, avec force, détermination et sourires, que l’aéroport est seul habilité à délivrer ce sésame.

        Notre confrère tunisien La Presse titre quand l’aéroport est pris d’assaut en évoquant le timbre de solidarité. L’article conclut : il est urgent de penser à pallier la situation avant que le rythme ne s’accélère. Il risque vraiment d’y avoir de l’agressivité. Et de suggérer de faire payer ce timbre à l’entrée.  

        La décision prise par l’Assemblée nationale constituante d’appliquer ce timbre de solidarité uniquement à tout étranger non résident en Tunisie y compris les enfants inscrits sur les passeports de leurs parents tout en excluant les Tunisiens résidant à l’étranger (TRE) a mécontenté les Tunisiens restés au pays. D’autant que ceux-ci sont tenus d’acquitter 60 dinars pour un timbre de voyages lors de chaque déplacement à l’étranger. C’est bien beau d’être tout le temps connecté à nos chaînes locales quand on réside sur d’autres continents, mais c’est mieux quand un effort est demandé de répondre présent et de ne pas rester sur un nationalisme de façade qui ne résiste pas à l’épreuve du portefeuille a-t-on pu lire sur le site de l’Économiste magrébin.

        L’annonce du  timbre de solidarité a provoqué un certain émoi chez les touristes algériens. Ceux-ci sont parmi les plus nombreux à se rendre en Tunisie et se rangent parmi les plus dépensiers. Cet émoi a justifié une déclaration, à la mi-septembre, du ministre algérien des Affaires étrangères,  Ramtame Lamamra : ces mesures ne sont ni discriminatoires ni arbitraires. Il ne faut pas appréhender cette mesure sous l'angle de la réciprocité. Et le ministre de se féliciter des bons rapports Alger-Tunis et de rappeler qu’à  l’époque des années noires connues par l'Algérie, la Tunisie a accueilli les Algériens sans leur imposer de visa.

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Vendredi 24 octobre à 20h : Wallonie-Bruxelles  Roberte Mamou, piano; Thierry Cammaert, hautbois; Quartz Friends Orchestra, direction Gérard Noack. En première mondiale, Roberte Mamou, prestigieuse pianiste et fidèle de l’Octobre Musical de Carthage nous offre en compagnie de T. Cammaert et G. Noack, les œuvres de Sylvain Dupuis.

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lundi, 13 octobre 2014

C'était au temps où Verviers verviétait ... La Belle Époque au C.T.L.M.

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mardi, 23 septembre 2014

Les jeunes potentiellement lésés par un loi entrant en vigueur le 1er octobre.

        Soucieux de mettre en conformité la législation belge avec la Convention n°189 de l’Organisation internationale du Travail sur le travail domestique, le Gouvernement Di Rupo a décidé qu’à partir du 1er octobre 2014,  tout citoyen qui recourt aux services d’une personne pour effectuer des travaux ménagers d’ordre manuel (lessiver, repasser, nettoyer, jardiner, …), est dorénavant considéré comme un employeur et cela indépendamment de la durée des prestations. D'un coup de sa baguette magique, Di Rupo accroît le nombre  de petits patrons dans le Royaume et assure – ce qui est un bien – une protection sociale aux gens de maison.

        Seule exception – à la condition de ne pas dépasser 8 heures/semaine - les activités occasionnelles de nature non-manuelles et non professionnelles. Rentre notamment dans cette catégorie, le baby-sitting. La limitation de durée par semaine risque de gêner les jeunes. Ceux-ci n’ont guère d’autres choix que le baby-sitting pour acquérir de quoi payer leurs études ou leurs voyages de formation. Une autre solution en vue de respecter la durée maximale de 8 heures est d’augmenter les tarifs. Mais cette solution ne fait point l’affaire des ménages ayant des enfants et dont les revenus sont modestes!

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mardi, 09 septembre 2014

Plein emploi ou crise, la pub au secours de l'employeur !

        À la lecture de 7Dimanche – un hebdomadaire gratuit -, il est, presque, permis d’imaginer que le Royaume connaît le plein emploi. À moins que, sinistre réalité, le Royaume ne soit au plus profond de la crise.

        Dans l’édition en date du 7 septembre de 7Dimanche, un employeur, acteur de la plus belle mutation en cours dans le secteur des médias, est contraint de faire une pub sur un sixième de page – grand format – en vue de dénicher le/la réceptionniste polyvalent(e) convoité(e).

        Dès la définition de fonction, l’employeur ne cache pas l’ampleur de la mission qui comprend sept secteurs dont participer aux réunions commerciales hebdomadaires et établir les procès-verbaux de réunion sans compter les tâches diverses de secrétariat pour la direction, outre, bien sûr, réceptionner les appels téléphoniques, les traiter et les transmettre au bon interlocuteur.

        Quant au profil recherché, il est à la même mesure. Nécessité d’une expérience, d’une aisance au téléphone, d’une maîtrise de Word, Excel et PowerPoint.

        Et l’employeur en échange de cette pub sur un sixième de page – grand format – qu’offre-t-il ? Un CDD (Contrat à durée déterminée) allant du 15 octobre au 22 février !   

07:00 Écrit par Pierre André dans Actualité, Economie, Social | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

jeudi, 24 juillet 2014

Indispensable à qui aime Liège, le Guide architecture moderne et contemporaine 1895-2014.

        À l’instar d’autres grandes villes, Liège dispose maintenant d’un Guide architecture moderne et contemporaine 1895-2014 (1). Le fait est d’importance.  La présentation de l’ouvrage au public s’est faite en la Salle Académique de l’ULg. Les universités belges francophones (ULg, UMons, ULB et UCL) ont tenu à apporter leur concours scientifique aux auteurs Sébastien Charlier – doctorant en histoire, art et archéologie ULg – et Thomas Moor, historien également.

       Dans l’avant-propos, ceux-ci notent que l’architecture moderne et contemporaine reste le parent pauvre de la culture belge francophone. Il en résulte qu’elle demeure largement méconnue – voire rejetée – du grand public autant que de nos élus (…) la régionalisation à l’aube des années 1980, évolution propre à l’histoire belge, a puisé en Wallonie les ressources de sa légitimation (…) dans une valorisation sélective du patrimoine, ciblant prioritairement le bâti antérieur à la période que couvre ce guide (…) Il est significatif qu’aucun département ou direction de l’architecture n’ait été mis en œuvre lors de ces réformes de l’État – a contrario du patrimoine – et que ce ne soit qu’en 2007 qu’un service transversal ait été mis en place à la Communauté française (…) avec la Cellule architecture, pour que la dimension publique de l’architecture soit enfin revendiquée et vécue comme constitutive de notre citoyenneté.

        Le communiqué de presse de Caracas PR précise notamment que la publication a été réalisée avec le concours de la Ville de Liège (Archives communales et Département de l’Urbanisme). La photographie a fait l’objet d’une commande auprès d’une jeune auteure, Élodie Ledure, sous la direction artistique du critique Emmanuel d’Autreppe. (…) le graphisme est développé par Double Page (Daniela Corradini), associé à David Cauwe.

        Les notices qui accompagnent chaque édifice public ou privé ont été rédigées par 48 personnes dont 26 femmes. La parité est conforme à la proportionnelle femmes/hommes dans la vie !

        Ce livre est à acquérir et à lire de sorte que disparaissent les péremptoires j’aime pas des adversaires de la modernité et de la contemporanéité. Édifiée sur un site parcouru par un fleuve, la Meuse, alimenté sur sa rive droite de la rivière Ourthe, venue du fin fond des Ardennes et sur sa rive gauche de la rivière Légia, venue de la proche Hesbaye, Liège se révèle être une ville où pas moins de cent quarante-quatre artistes sont associés aux œuvres répertoriées dans ce premier ouvrage d’une collection de guides. Le  prochain sort en février 2015 et traite – cela va de soi en sa qualité de capitale européenne de la Culture – de Mons & cœur du Hainaut.      

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(1)  Guide architecture moderne et contemporaine 1895-2014  - sous la direction de Sébastien Charlier et Thomas Moor – Co-éditeurs Cellule architecture de la Fédération Wallonie-Bruxelles et Mardaga - Format 17 x 24 – 400 pages – relié, cousu fil de lin – 35 €

15:23 Écrit par Pierre André dans Actualité, Art, Culture, Economie, Politique, Université | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

jeudi, 05 juin 2014

Royaume du Maroc : une mission du Corps consulaire de Liège et du Consulat Général du Royaume du Maroc à Liège.

 

 

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          Le Corps consulaire de Liège sous la direction de son Doyen Fernand Goffioul, Consul d’Espagne, a co-organisé avec le Consul général du Maroc Sidi Nour-Ed dine El Alaoui, lors de ce congé de l’Ascension, une mission dans trois villes impériales du Royaume, Rabat, Meknès et Fès. Reçu par le vice-Président du Conseil de la Ville de Fès, le Dr Allal Amraoui qui fait fonction de Président – celui-ci est devenu Secrétaire Général de l’Istiqual, parti historique qui a obtenu la fin du Protectorat français -, Jean-Marie Roberti, consul du Mexique s’est réjoui que Liège Athènes du Nord rencontre l’Athènes du Sud qu’est Fès. Les deux villes faisant partie de l’Association internationale des Maires francophones (AIMF), Roberti a signalé la grande expertise de nos intercommunales susceptible d’aider à la solution de certains problèmes  rencontrés. 

        Fès est également un lieu saint  pour le tidjanisme dont le fondateur Cheikh Ahmed Tidjani après avoir fait ses études à l’Université-Mosquée Qarawiyyine, y a vécu et y est enterré. Cette branche de l’Islam est très répandue en Afrique noire et Fès est un lieu de pèlerinage sur la chemin de la Mecque 

074.jpg                                    © FCW - Rabat  "Rue des consuls".

        Dans une revue de l’Office national marocain du Tourisme, il est précisé que du XVIIe siècle jusqu’en 1912, tous les diplomates et les représentants des puissances étrangères étaient tenus de résider dans la célèbre rue des consuls située à Rabat qui, à l’époque s’appelait Salé-le-Neuf. La raison ? Ils avaient ainsi  facilement accès au souk des esclaves (…) et pouvaient y racheter leurs compatriotes capturés par des pirates et vendus aux enchères. À défaut de pouvoir racheter l’un ou l’autre de leurs compatriotes, les membres du Corps consulaire de Liège – une institution centenaire cette année – ont tenu à y effectuer leurs emplettes. 

088.jpg               © FCW - Rabat, tram.

       Tout comme Liège s’apprête à l’avoir en 2018, Rabat dispose du tram qui passe notamment sur le nouveau pont enjambant le fleuve Bouregreg. Ce pont se veut un trait d’union permettant l’extension de la ville de Rabat, capitale administrative du Royaume depuis 1912. La délégation du Corps consulaire de Liège après s’être recueillie au mausolée Mohammed V a été reçue  à l’Administration des Douanes et Impôts indirects et à la Direction Générale des Impôts.

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        © FCW - Rabat, Fernand Goffioul (d) et le Directeur Général des Douanes Marocaines Zouar Chorfi (g).

       La Douane marocaine affiliée à l'Organisation Mondiale des Douanes (OMD) en partage les visions dont celles de saisir les opportunités du commerce international. La Douane marocaine se doit ainsi de lutter contre la drogue, la corruption et le commerce informel. Le Maroc  se refuse de devenir le dépotoir de l’Europe particulièrement au moment des vacances. Tant pour la diaspora marocaine que pour les touristes étrangers, à partir du 1er mai 2014, les moyens de transport à usage privé importés par des personnes ayant leur résidence habituelle à l’étranger et transportant des marchandises à caractère commercial ne pourront plus bénéficier du régime de l’admission temporaire. Les marchandises importées à des fins commerciales, devront satisfaire à la réglementation et aux procédures en vigueur en matière d’importation.

       À la Direction Générale des Impôts, l’accent a été mis sur les incitations fiscales que le Maroc met en avant pour accueillir des investisseurs étrangers telle l’exonération totale de l’impôt sur les sociétés ou de l’impôt sur le revenu pendant une période de 5 ans consécutifs. Il a été fait état d’une convention du 31 mai 2006 entre les deux Royaumes tendant à éviter la double imposition et a prévenir l'évasion et la fraude fiscales en matière d'impôts sur le revenu. Il n’a pas été question de TVA au cours de cette rencontre. Heureusement, car dans son édition du 2 juin, le journal marocain faisant autorité en la matière L’Économiste a fustigé les Quelque 28 pages de procédure pour rembourser seulement un petit dixième de la TVA due par l’État aux entreprises! (…) Il y en a pour 14 à 17 milliards de DH (1 milliard 250 € à 1 milliard 515 €). Personne n’est capable de donner une somme exacte, ni d’expliquer comment on fait le calcul. (…) Que se passerait-il si une entreprise ne savait pas à 20% près ce qu’elle doit à ses employés, ses fournisseurs ou au fisc ?!

       À l’issue d’un déjeuner offert par le Ministre de la Migration, la délégation du Corps consulaire de Liège s’est rendue dans les locaux de la Cour de Cassation où elle a eu l’occasion de visiter le Musée y attenant.   

 

08:32 Écrit par Pierre André dans Actualité, Economie, francophonie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mercredi, 21 mai 2014

Le 24 mai 2014 à Verviers, Journée de la laine filons donc au CTLM !

 

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       Verviers - très bonne terre selon le dictionnaire des noms de lieux en Wallonie (2005) - retourne ce samedi 24 mai 2014 à l’époque moyenâgeuse où ses habitants ont vécu majoritairement d’élevage et d’agriculture, avec une activité drapière complémentaire. Verviers champêtre se décline en deux sites, au Parc de l’Harmonie (1) et au Centre touristique de la Laine et de la Mode – CTLM (2).

       Ce dernier met l’accent sur les méthodes ancestrales, accueillant nombre d’artisans. En l’occurrence, il fait honneur en particulier aux fileurs, dont une quinzaine, réunis par Pascaline Neirinck,  font partie des filandières de Wallonie. Cetteasbl a pour objet la valorisation de la laine des moutons locaux et la créativité par la promotion des techniques de filage. L’avenir textile est également pris en compte au CTLM qui présente les créations traditionnelles et innovantes des entreprises de la région, du drap de billard au textile intelligent. On inaugure Verviers, ville textile au présent  à 13 heures en présence du Collège et du Conseil communaux.

       Les réjouissances du 24 mai 2014 sont comparables à celles organisées de tout temps. Tonte des moutons, démonstration du traitement de la fibre reine de la journée, en particulier du filage, auquel les curieux pourront s’essayer, visites guidées, achat/vente de produits ovins, restauration,… À 14 et 15 heures, place aux histoires contées par Paul Fauconnier.

       Ce samedi de 10 à 18 heures, le CTLM a une double ambition : accueillir le grand public et les professionnels de la laine. Ces derniers ont ainsi l’occasion de tisser des liens en vue d’une utilisation des ressources locales en filière raccourcie. Une poignée d’acteurs culturels apporte autant de touchessupplémentaires à l’action. Cette démarche témoigne semble-t-il de la nouvelle signature au CTLM.

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(1)  Place de l'Harmonie   4800 Verviers

(2)  30 Rue de la Chapelle 4800 Verviers

 

Renseignements : www.aqualaine.be – 087/30.79.21

Le Musée du transport en commun de Liège fait circuler une navette gratuite entre l’Harmonie et le CTLM (départ à l’heure à l’Harmonie et à la demi-heure au CTLM).

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12:04 Écrit par Pierre André dans Actualité, Economie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

jeudi, 31 octobre 2013

De l'importance de bien choisir sa banque ...

        Ce week-end, le quotidien L’Écho – un des meilleurs journaux francophones du Royaume  pour ne pas dire le meilleur – a consacré un article au complot de la banque HSBC contre le Trésor belge. Un complot attesté par la lecture des fichiers de 3.137 comptes que L’Écho a pu se procurer.

       C’est parfois cocasse. Ainsi, un client anversois qui, au téléphone, se présente sous le nom de l’un ou l’autre footballeur très célèbre. Il demandera ensuite « le prix du caviar ». En fait,  il veut connaître  l’état de son compte.

       C’est parfois étonnant de prendre connaissance de la clientèle de HSBC Private Bank          Genève à un moment ou l’autre. Ils sont bijoutiers, notaires,  cardiologue, professeur,  voire même  ministre d’État. Durant son mandat sénatorial, Roger Lallemand a été client de cette banque. Interrogé, celui-ci - 82 ans aux prochaines neiges - a répondu à nos confrères : ma mémoire n’est plus très bonne. Si vous me dites que j’avais un compte dans cette banque, c’est probablement vrai.   

 

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Photos: ULg-TILT Houet

11:13 Écrit par Pierre André dans Actualité, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg