jeudi, 16 mars 2017

Capitale de la Résistance, Liège a attendu 70 ans "LE SILENCE DE LA MER' de Vercors !

 

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     Chacun connait (ou devrait connaître) le thème du Silence de la mer. L’action se déroule en France occupée. Des Français, un oncle et sa nièce, doivent accueillir un officier allemand, Werner von Ebrennac. Ils se posent la question comment le supporter. La réponse est simple et claire  comme si cet officier n'existait pas. Comme s'il était muet et transparent. Tu verras, personne ne peut supporter longtemps d'être ignoré aussi longtemps. Tout au long de son séjour, Werner von Ebrennac soliloque : Il sortira de cette guerre de grandes choses pour l'Allemagne et pour la France. Je pense avec mon père que le soleil va briller sur l'Europe. Retour de permission, il réalise combien ses supérieurs l’ont berné d’où sa demande à être affecté au front. L’oncle lui cite Anatole France : Il est grand pour un soldat de désobéir à des ordres criminels. Werner s’en va au front. C’est une manière élégante de se suicider dans l’honneur pour un von Ebrennac.

     Chacun connaît (ou devrait connaître) la Compagnie Royale Théâtre Arlequin. Septante ans après la création parisienne, dans une mise en scène de Jean Mercure, de la pièce inspirée de la nouvelle Le Silence de la mer, Liège a, enfin, connu, des représentations (1), dans une mise en scène d’Alexandre Tirelier, de ce spectacle. Liège en a été privé pour deux raisons : les Galas Karsenty ne l’ont jamais programmé et feu le Gymnase a fait de même, en dépit de ses 36 pièces montés annuellement !

     Le rôle de Werner von Ebrennac est incarné par Fabian Nicolaï, un artiste qui vient de rejoindre talentueusement la troupe de l’Arlequin. José Brouwers et Camille Fernandez assument les rôles d’oncle et de nièce. Leur lecture et leur silence confèrent l’esprit de résistance qui rend muet l’amour de la musique que partagent au moins Werner et la jeune Française. Un spectacle remarquable à l’émotion intense.

     Mais qui est ce Vercors auquel le porte-parole du général De Gaulle, Maurice Schumann, en 1942, à la BBC s’adresse vous, Vercors, encore inconnu et déjà célèbre … ? Pour en savoir davantage, nous avons consulté le Maitron (2). Nathalie Gilbert, auteure de la notice de Jean Bruller dit Vercors précise qu’il effectue sa scolarité à l’Ecole alsacienne qui prolongeait les principes éducatifs des parents : soucieuse de donner à ses élèves une solide culture des sciences et des humanités, privilégiant les méthodes éducatives douces, cette école, de tradition protestante, entendait également former des hommes et des citoyens guidés par une morale intérieure rigoureuse. Cette conscience personnelle, qui doit au besoin se réformer par elle-même, incarne particulièrement l’homme que fut Jean Bruller.

     Diplôme d’ingénieur, service militaire à Tunis,  A son retour en 1926, il entreprit officiellement sa carrière de dessinateur. (…) il publia son premier album alliant texte et dessins, 21 Recettes de mort violente à l’usage des personnes découragées ou dégoûtées de la vie pour des raisons qui, en somme, ne nous regardent pas. Parallèlement, il continua à fournir des dessins pour divers journaux (Le Rire, Fantasio), il devint l’un des illustrateurs des Editions Nathan : la trilogie Pif et Paf.

     Dans les années trente le dessinateur fut donc en contact avec notamment André Gide, Romain Rolland, Roger Martin du Gard, Georges Duhamel, Jean Guéhenno, Charles Vildrac. Ce milieu de gauche, famille intellectuelle de Jean Bruller par héritage paternel, lui dessilla les yeux sur les méfaits du colonialisme (…) A partir de 1932, Jean Bruller entama son œuvre de la maturité préfacée par Jules Romains, La Danse des vivants. Cet album à la philosophie intemporelle inspirée des moralistes du Grand Siècle (…) La philosophie pessimiste du moraliste sur la nature humaine, dégagée des contingences du réel, fut ébranlée par l’Histoire. Elle proposa alors (…) les prémisses de l’évolution d’une pensée intégrant des éléments marxistes, toutefois dominée jusqu’à la fin de sa carrière par l’idéalisme.

     À l’armistice, décidé à ne rien publier sous le joug ennemi, il réside, au 31bis de la rue du Touarte, à Villiers-sur-Morin, petit village en Brie (600 habitants à l’époque) et travaille chez le menuisier. En 1941, il intégra le réseau de l’Intelligence Service, bientôt démantelé. Il entra alors en Résistance intellectuelle (…) Lescure et Bruller créèrent donc leur propre maison d’édition clandestine, Les Editions de Minuit, entreprise viable grâce au réseau des imprimeurs avec lequel le dessinateur avait travaillé dans l’entre-deux-guerres. Celui-ci publia son célèbre récit Le Silence de la mer le 20 février 1942 sous le pseudonyme de Vercors, du nom de cette montagne qui l’avait impressionné en 1939. Si la plume remplaça le crayon, il serait erroné de croire que l’écrivain ne serait pas né sans les contingences historiques. Jean Bruller aimait en effet à compléter ses albums de textes.

     Au lendemain de la guerre, symbole de la Résistance intellectuelle, auréolé d’une soudaine notoriété, Vercors fut nommé à la commission d’épuration de l’édition qu’il quitta dès janvier 1945, jugeant inacceptable les complaisances accordées aux éditeurs. Membre actif du Comité National des Ecrivains (CNE) chargé d’établir la « liste noire » des écrivains compromis, il se montra le plus intransigeant sur le sujet.

     Compagnon de route du Parti communiste, il rendit compte de ses rapports conflictuels avec le PCF dans Pour Prendre congé (PPC, 1957). Désormais, il se montra plus ou moins proche du Parti en fonction des événements et n’hésita plus à se rapprocher des gauches dissidentes pour certains combats comme la guerre d’Algérie. La torture pratiquée par la France dans ce conflit, lui fait refuser la Légion d’honneur en 1960. 

     Inventeur des callichromies, un dérivé de la sérigraphie, reproduction de tableaux à l’huile, il conserve son nom Jean Bruller pour ses œuvres d’artiste et adopte le nom de Vercors en tant qu’écrivain. Vercors s’impliqua pour certaines avancées sociétales. Ainsi il se prononça contre la peine de mort. Il soutint la loi d’autorisation de l’IVG dans Ce que je crois (1975). Dans ses lettres privées, il défendit le droit à mourir dans la dignité.

    Né le 26 avril 1902, jour anniversaire du centenaire de la naissance de Victor Hugo, il décède à 89 ans, à son domicile Quai des Orfèvres à Paris.

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(1)Compagnie Royale Théâtre Arlequin – vendredi 17, 31 mars et samedi 18, 25 mars, 1 avril à 20h 30 – rue Rutxhiel 3 Liège – tél. 04/222.15.43  info@theatrearlequin.be - réservation : billetterie du Forum & du Théâtre Arlequin, rue du Pont d’ Avroy 12 , tél. 04/223.18.18 et par internet www.theatrearlequin.be

(2) http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article178469, notice VERCORS [BRULLER Jean, dit] par Nathalie Gibert, version mise en ligne le 8 février 2016, dernière modification le 8 février 2016. Le printemps du Maitron - 22 mars 2017 - une journée consacrée au Maitron se déroulera dans le Grand Amphithéâtre de la Sorbonne, de 14h à 22h, en présence de nombreux intervenants - pour assister à cette journée, merci de vous inscrire en envoyant vos Nom et Prénom par mail à l’adresse info@maitron.org

12:51 Écrit par Pierre André dans Actualité, Art, francophonie, Histoire, Littérature, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mardi, 10 janvier 2017

ACADÉMIE FRANÇAISE : le pluriel de proximité "exemple à suivre".

    Le 10 septembre 1957, Andreï Makine nait à Krasnoïarsk, une ville de Sibérie située à quelques quatre mille cent kilomètres de Moscou. Sa langue maternelle est le russe mais dès l’âge de quatre ans, grâce à une dame française, il parle également français dont il se sert plus tard pour écrire des romans. À 30 ans, il gagne Paris en qualité de migrant clandestin avant d’obtenir le droit d’asile.

    En 1990, Gallimard publie La Fille d'un héros de l'Union soviétique, une démythification du régime, mais la rage et le désespoir au cœur (…) ce n’est pas parce que le collectivisme a fait faillite, que le capitalisme est la panacée. Ce roman est présenté comme traduit du russe par Françoise Bour. Makine l’a pourtant rédigé en français mais il a dû feindre de l’avoir écrit en russe, et il a paru comme étant traduit du russe par une inexistante Françoise Bour

    Cinq ans plus tard, Le Testament français obtient le prix Goncourt, le prix Goncourt des Lycéens et le prix Médicis. Andreï Makine est désormais un auteur français. La République lui accorde la nationalité française. En 2000, l’Académie française lui décerne la grande médaille de la francophonie obtenue l’année précédente par l’Algérienne  Assia Djebar. Le 3 mars 2016, Andreï Makine est élu au cinquième fauteuil de l’Académie française dont le premier titulaire a été le beau Ténébreux, le poète Jean Ogier de Gombauld. Assia Djebar a été la titulaire de ce fauteuil de 2005 à 2015. 

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    Lors de la cérémonie de réception à l’Académie française, à la mi-décembre de l’an dernier, Dominique Fernandez a déclaré  Cette sensibilité aux nuances de la langue française aura fait de vous l’écrivain qui la maîtrise admirablement. Il nous aura fallu du temps pour le reconnaître ! Vous nous rendiez jaloux (…) La critique ne désarmait pourtant pas. Ce n’est pas un métèque, s’écria-t-on, qui va nous apprendre à écrire en français. Vous êtes un amoureux de notre langue, vous avez ressuscité d’anciens mots oubliés (…) Vous avez même créé des néologismes, qui vont dans le droit fil de la langue, tel le plaisant mot, pour désigner un ivrogne invétéré qui braille et gesticule en public, de « scandaliste », terme qu’il faudrait songer à introduire dans notre Dictionnaire. 

    L’enthousiasme de Dominique Fernandez envers Andreï Mikane va croissant. Mieux encore : vous avez remis en honneur une forme syntaxique rare, dont certains réclament le retour, surtout certaines, qui luttent vaillamment contre ce qu’elles appellent la domination masculine dans la grammaire : le pluriel de proximité. Vous écrivez en effet, à propos des fioritures de l’Art nouveau : « Toutes les sinuosités, galbes et courbes de cette architecture, affaiblies, i, e, s, à moitié effacées, é, e, s, étaient parvenues, u, e, s, jusqu’aux profondeurs de la Russie. » Or, « galbes » étant du masculin, on nous a appris à accorder les trois noms au masculin. Vous, constatant que « courbes » est le dernier nommé, les accordez au féminin, à l’instar de Mme de La Fayette ou de Racine : « Consacrer ces trois jours et ces trois nuits entières » (Athalie, acte I). Exemple à suivre. 

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Dominique Fernandez et Andreï Makine

    Le retour à la règle de proximité d’application en grec ancien, en latin – les deux mamelles de la langue française – et en français ancien  est un exemple à suivre. Cette déclaration d’un académicien au XXIème siècle tranche avec les propos tenus à la fin du XXème par un autre académicien, Maurice Druon, pour qui ce retour apparaît telle une réforme bouleversante qui eût altéré le visage familier du français.  

    Il y a donc de l’espoir pour les signataires de la pétition  Que les hommes et les femmes soient belles ! en rébellion contre la règle le masculin l’emporte sur le féminin. La pétition estime que cette règle de grammaire apprise dès l’enfance sur les bancs de l’école façonne un monde de représentations dans lequel le masculin est considéré comme supérieur au féminin. Le retour à la règle de proximité est une manière d’en terminer avec une révolution sexiste opérée il y a trois cent cinquante ans. Les Éditions Cogito ergo sum installées à Rouen  exigent de leurs auteurs qu’ils respectent la règle grammaticale de proximité qui rétablit cette égalité dans la langue française.

    Fomentée sous le règne d'une monarchie absolue, la révolution sexiste grammaticale a utilisé des arguments qui ne sont plus de mise au XXIème siècle se réclamant de l'égalité femme-homme. Ainsi, selon le jésuite Dominique Bouhours (1628-1702), adversaire de la règle de proximité, lorsque deux genres se rencontrent, il faut que le plus noble l’emporte. Le même abbé Bouhours, le maître à penser et à écrire de sa génération, est également l’auteur de cette phrase bien dépassée à notre époque la connaissance des langues étrangères n’est pas beaucoup nécessaire à un François qui voyage. Où ne va-t-on point avec notre langue ? Ainsi, l'argument du grammairien Nicolas Beauzée (1717-1789), professeur à l’École militaire, est encore plus obsolète : le genre masculin est réputé plus noble que le féminin à cause de la supériorité du mâle sur la femelle.

10:20 Écrit par Pierre André dans Actualité, francophonie, Littérature | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

jeudi, 20 octobre 2016

Janvier 2017, première ligne ferrée électrique d'Afrique opérationnelle de Djibouti à Addis-Abeba

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        En novembre, à Djibouti, deuxième étape de l’inauguration de la nouvelle voie ferrée reliant cette ville portuaire à Addis-Abeba, capitale de l’Éthiopie. La première étape de l’inauguration a eu lieu dans cette ville en début octobre. À en croire La Nation, journal djiboutien : la cérémonie inaugurale fut particulièrement longue. Il est vrai que cette ligne est historique. Il s’agit de la première voie ferrée électrique du continent africain. Elle sera opérationnelle dès janvier 2017. Son tracé est parallèle à l’ancienne ligne mise en service le 17 juin 1917 qui, au fil des ans, a dépéri au point qu’aujourd’hui, elle se limite à un tronçon de 207 kms entre Dire Dawa et Galilée, deux villes éthiopiennes.

        L’initiateur de cette nouvelle ligne a été Ismaïl Omar Guelleh, le Président de la République de Djibouti. Sa réalisation, prévue en quatre ans, est l’œuvre des Chinois qui l’ont accomplie avec six mois d’avance. Vingt ans ont été nécessaires pour construire la ligne de 1917 !  Le train de la Renaissance et de la prospérité – long de 752 kms 700 – a un coût – 230 milliards de yuans – financés par la Chine.

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        Le train de la Renaissance et de la prospérité est vu par certains comme le premier maillon d’une Transafricaine allant de Djibouti à Douala, sur la côte Ouest. Les chiffres parlent : un dénivelé de 2 400 mètres, altitude d’Addis-Abeba, et Djibouti ; 41 locomotives et 1171 wagons destinés au fret et aux passagers ; vitesse 90 km/heure pour des convois fret de 3 500 tonnes, 120 km/heure pour les trains de passagers tandis qu’il faut trois jours par la route ; un personnel de 2 000 personnes.

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         Le train de la Renaissance et de la prospérité va être exploité par les Chinois durant les cinq premières années, le temps de former le personnel. Les informations à bord sont trilingues : amharique, la langue de l’Éthiopie, anglais et chinois. Il est à noter qu’en dépit des multiples avatars connus  depuis 1917, la Compagnie ferroviaire, à l’origine CFE (Compagnie du chemin de fer franco-éthiopien),  a réussi à conserver, parmi son personnel, la langue française comme langue de travail. Ce qui est remarquable. La nouvelle Compagnie préfère substituer l’anglais au français et imposer le chinois. Qui paie les violons choisit la musique !

PHOTOS : 1- Ismaïl Omar Guelleh, Président de la République de Djibouti  2- Locomotive Éthiopian Railways 3- Ouvriers chinois

19:05 Écrit par Pierre André dans Actualité, Economie, francophonie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mardi, 12 juillet 2016

Oufti, quel Congrès ... le XIVe Congrès mondial de la Fédération internationale des professeurs de français

       

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        La préparation du XIVe Congrès mondial de la Fédération internationale des professeurs de français a été longue, six ans. Tout d’abord, il y a le temps de la réflexion, Liège est-elle à même de relever le défi de faire aussi bien – sinon mieux – que Durban (3 millions 400 mille habitants), Paris (2 millions 300 mille), Tokyo (13 millions et demi) ? Fort de l’appui de l’Université, de la Province, de la Ville, Jean-Marie Klinkenberg présente, en 2012 à Durban, la candidature de Liège. Elle est acceptée et ce Congrès se déroule à Liège, du 14 au 21 juillet 2016, sur le thème Français langue ardente.

        Durant quatre ans, tout est mis en œuvre pour faire du Congrès une réussite. Ainsi, la Province de Liège met à la disposition  150 chambres des internats de Seraing et d’Herstal de l’enseignement provincial aussi bien des aides matérielles et logistiques. Ainsi, le service de la communication intervient lors des cérémonies d’ouverture et de clôture du Congrès de même que la collaboration de Fédération du tourisme a été précieuse dans la conception de l’offre culturelle et touristique  proposée aux congressistes sans oublier la réception officielle au Palais provincial des 1500 participants venus de 103 pays.   

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        Dans son message aux congressistes, la Secrétaire-générale de l’OIF (1), Michaëlle Jean déclare : Vous allez vous nourrir mutuellement de la diversité de vos perspectives qui sont riches et qui témoignent d'un investissement constant. Vous le ferez, en ayant bien à l'esprit le message de l’un des pères fondateurs de la Francophonie, Léopold Sédar Senghor: « S’enrichir de nos différences pour converger vers l’universel. » La Francophonie qui nous rassemble est un puissant maillage de réseaux institutionnels, professionnels et de la société civile. Parmi ces réseaux, la Fédération internationale des professeurs de français est l’un des plus emblématiques de la « Francophonie des solutions » – j'aime la nommer ainsi – qui trouve sa force dans des synergies fécondes. Consciente de ses atouts, de ses accomplissements dans tous les domaines, de ses bonnes pratiques à partager, des passerelles à renforcer ou à construire, cette Francophonie trouve dans la langue française un formidable levier.

        Plus de cinq cents communications allant de La culture d'évaluation des compétences au Kazakhstan à L’état du français dans l’empire ottoman et dans la Turquie nouvelle ou encore les Représentations sémantiques des mots « French (français) » et « Francophone (francophone) » chez les élèves et les étudiants du français au Botswana sans oublier D’une implantation de l’approche neurolinguistique (ANL) à Taïwan.

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        L’ensemble des communications vise à mieux encore enseigner le français. Obtient-on un meilleur résultat par L'argot, langage ardent ? Berry van de Wouw le croit : Ce langage coloré mérite donc qu'on en parle en classe. (…) Le matériel est prêt à l'emploi et sera distribué sur clé USB aux participants. Et pourquoi pas essayer les poèmes tels le limerick, le pantoum, le tanka et le haïku ? Ou encore l’humour depuis Philogelos jusqu'aux humoristes contemporains, chaque production comique peut constituer un élément déclencheur dans la démarche didactique en rafraichissant l'ambiance de la classe. L'épanouissement de l'humour en tant qu'outil éducatif est censé atteindre un noble but car « ridendo castigat mores » estime Raluca Ionescu. Un avis partagé par un autre collègue Greet Aelvoet - l’humour influence positivement non seulement notre épanouissement personnel mais également le processus d’enseignement et d’apprentissage - qui a décidé d’enseigner la langue française avec un sourire aux lèvres.

        C’est cool, ici ! C’est vraiment l’fun ! Le rôle des anglicismes en français de France et en français québécois, tel est le titre de la communication de Frédérique Grim de la Colorado State University (USA). Elle s’interroge : Quel mot enseigner dans un cours de français langue seconde ? Devrions-nous nous attacher au vocabulaire purement français ? Sans dévaloriser les langues qui influencent l’usage actuel, l’anglais semble fournir la majorité des néologismes dans la langue française. Entre le français parlé en France et le français dit « québécois », les différences lexicales se retrouvent non seulement au sein de la langue française, mais aussi dans le choix des mots anglais qui entrent dans chacune de ces variétés.

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        Un point de vue que ne partage point le Québécois Jean-Pierre Roy tanné de voir comment et pourquoi la langue anglaise s'infiltre avec autant d'aisance et d'ampleur... Son documentaire La LANGUE À TERRE, film pamphlétaire suit un parcours  politico-historique et s'indigne de l'anglicisation de nos cultures, pénétrées par une langue anglaise mondialisé qui s'impose partout et de plus en plus rapidement. L’impact de l’anglais ne se fait pas sentir qu’au Québec - Bernard Landry, Yves Beauchemin, Pierre Curzi, Louise Beaudoin, Yves Michaud et Victor-Lévy Beaulieu notamment ont conscience du problème - il en va de même ailleurs sur la planète. LA LANGUE À TERRE explore ainsi la place qu’occupe le « globish » en France, notre mère-patrie. Bernard Pivot, Cédric Klapisch, Jean-Pierre Raffarin et Patrice Leconte, entre autres, se questionnent sur les incidences de l’anglais sur la société française. Les Français sauront-ils protéger leur culture et conserver leur place de choix dans le monde ? En cette ère d’hypermondialisation, les nations pourront-elles résister à l’intrusion de l’anglais devenu lingua franca ?

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        Chaque délégation a élaboré un livre blanc sur la situation du français dans son pays en sorte que la synthèse des cent-trois livres blancs donne, à l’issue du Congrès, une vision claire de l’état de la langue française et de la diversité linguistique de la planète.

(1) OIF Organisation internationale de la Francophonie

16:46 Écrit par Pierre André dans Actualité, francophonie, Liège | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

jeudi, 03 décembre 2015

Le président de l'Alliance française de Liège veut davantage de membres. Ils sont déjà 300 !

        Paradoxalement, Liège – ville francophile s’il en est – est restée jusqu’au 21ème siècle à l’écart de l’Alliance française, une association internationale créée en 1883, à l’initiative de Paul Cambon, avec des personnalités de grande envergure tels Ernest Renan, Jules Verne, Ferdinand de Lesseps ou Louis Pasteur.

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        Liège est la huitième Alliance française au Royaume de Belgique. Elle a été devancée notamment par Verviers, Huy, Gand. En 2011, William Ancion dépose la candidature de Liège auprès de la Fondation Alliance française qui l’accepte à l’unanimité. Son président Jean-Pierre de Launoit lui annonce la bonne nouvelle le 23 novembre (cfr Liège 28 du 23 novembre 2011).

        En janvier 2012, William Ancion assiste, à Paris, au Congrès de l’Alliance française dont l’invité d’honneur est Stéphane Hessel dialoguant avec Edmond Blattchen , un des dix-neuf membres fondateurs de la section liégeoise (cfr. Liège 28 du 27 janvier 2012). Officiellement, l’Alliance française de Liège est née le mercredi 22 février 2012 au Palais provincial en présence notamment de son Excellence l’ambassadeur de France Michèle Boccoz.

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        Fidèle aux trois missions dévolues à chacune des sections réparties dans le monde, l’Alliance française de Liège a trouvé son assise populaire en instaurant, en octobre 2014, les lundis de l’Alliance française, au Théâtre de Liège, à 18h. Si le premier lundi voué aux secrets du Quai d’Orsay n’en a guère révélé, en revanche, les autres ont mis en lumière les talents des invités Jean-Marie Piemme, Sacha Sprenger, Jacques Mercier, Philippe Claudel, Christian Lacroix.

         En 2015, les lundis de l’Alliance française de Liège ont fait fort en invitant Bernard Pivot puis Yves Winkin – originaire de Verviers-la-mal-aimée de l’avis de Télévesdre (1/12/2015) – qui mène une brillante carrière à Paris en qualité de directeur de la culture scientifique et technique du CNAM et directeur du Musée des Arts et Métiers. En janvier 2016 – le 18 – l’invité du lundi est Jean-Charles De Keyser qui chante Jacques Brel dont Quand on a que l’amour a marqué la cérémonie d’hommage de la France aux Invalides.

        Ce lundi, le président de l’Alliance française de Liège en présentation de l’orateur José Brouwers a changé de préambule. Au lieu d’exalter l’association dans son aspect universel, il a choisi d’évoquer la section liégeoise en lançant un appel aux adhésions.

        Actuellement, trois cents membres cotisent soit en qualité de sympathisant (20 €) ou d’adhérent (25 €). La qualité de membre donne accès gratuit aux manifestations de l’Alliance française de Liège et permet de profiter des avantages proposés par ses partenaires. Les membres adhérents sont conviés à l’assemblée générale - au printemps - au cours de laquelle le Bureau fait le bilan de la saison, expose les projets et entend les suggestions. Les avantages sont de plus en plus nombreux : réductions à divers spectacles, concert Berlioz, représentations à la Comédie royale du Théâtre Arlequin, etc, etc. Il est possible de réserver ses places aux lundis à la billetterie du Théâtre de la Place (tél. 04/342. 00.00) dont le directeur, Serge Rangoni, est un des fondateurs de la section liégeoise.

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        Les cotisations à Liège sont dérisoires si elles sont comparées, par exemple, à celles de l’Alliance française de Flandre-Orientale : - membre individuel: € 30,00 - avec conjoint: € 45,00 - tarif étudiant: € 15,00 - membre bienfaiteur: 50,00 € - membre bienfaiteur avec conjoint: 75,00 €.

        Comme faire de la pub dans la presse est hors de prix, William Ancion demande au public de la faire via Internet. Il signale que les cartes de membres ne sont pas envoyées par Bpost mais sont quérable lors des lundis et précise même que tout membre est chargé d’inscrire personnellement son nom! Tant de vertus d’économie font souvenir qu’au siècle dernier, il a été échevin des Finances en charge de redresser celles de la ville de Liège. Globalement, il y a réussi …

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© Yusuf AHMED, de l'Alliance française de Dacca  (Bangladesch), lauréat du 5e concours international de photo organisé par la Fondation Alliance française sur le thème "Climat, état d'urgence". Exposition à Paris-Le Bourget (COP 21)


 
   

 

16:11 Écrit par Pierre André dans Actualité, Culture, francophonie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

dimanche, 20 septembre 2015

Liège compte une nouvelle rue : rue Jean Gol.

 

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        Vingt ans, jour pour jour, après son décès, le Ministre d’État Jean Gol a une rue à son nom à Liège. Ainsi en a décidé le 18 septembre 2015 le Collège communal, sur proposition de Julie Fernandez-Fernandez, estimant que Jean Gol est toujours resté attaché à la Ville de Liège, raison pour laquelle un hommage lui est rendu.

        Étudiant, Jean Gol a été actif au sein de diverses associations wallonnes de gauche où il milite notamment avec Guy Mathot, Roger Dehaybe, Jean-Marie Roberti, Urbain Destrée et d’autres. Co-fondateur du Parti wallon des travailleurs (1964), du Parti wallon (1965), du Rassemblement wallon (1968), du Parti des Réformes et de la Liberté de Wallonie (1976) qui prend nom en 1979, de Parti réformateur libéral dont il assume la présidence. Visionnaire d’une patrie francophone, il s’allie avec le FDF aux élections européennes de 1994. Le PRL-FDF a trois élus dont Jean Gol et Antoinette Spaak alors que le nombre de sièges à pourvoir a été réduit de onze à dix.

        Une déclaration de Jean Gol de janvier 1976 : au-delà de s’affirmer Wallon, il convient « d’agir wallon ». Le fédéralisme n’est pas une solution miracle (…) Les problèmes wallons ne seront résolus que grâce à une modification profonde des mentalités en Wallonie, (cfr p. 270 – Encyclopédie du Mouvement wallon – Tome IV)

        La vie de Jean Gol est avant tout une vie politique. Pour preuve, la réponse obtenue par l’historien Joseph Tordoir de Rosita Winkler et de Carine Lescot :il était quasiment impossible de différencier l’homme privé de l’homme public, tant la politique avait rythmé sa vie depuis son adolescence (cfr Liège 28 du 24/11/2005).

        La rue Jean Gol se situe dans le quartier des Guillemins. Elle constitue le prolongement de la rue Bovy et relie la rue de Sclessin à la rue de Fragnée, juste derrière la Tour des Finances. Ce qui ne manque pas d’humour si l’on se souvient que Jean Gol a inventé l’expression la rage taxatoire à l’encontre de tous les gouvernements dont son parti ne faisait pas partie.

       Dans le morceau du quartier des Guillemins dont la toponymie était consacrée à des libertés accordées à Liège par le prince-évêque Albert de Cuyck et des militaires qui les ont défendues en 14-18, on assiste à un glissement politique. La rue Auguste Buisseret, l’esplanade Pierre Clerdent, voici la rue Jean Gol, tous libéraux de qualité sous les yeux même du local du cdH, voisin d’un sex-shop, situé rue Paradis. En vue d’apporter un baume au cdH, disons que parmi les distinctions honorifiques de Jean Gol figure la grand-croix de l'ordre d'Isabelle la Catholique !

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23:10 Écrit par Pierre André dans Actualité, francophonie, Liège, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mardi, 01 septembre 2015

La Côte d'Ivoire rend l'école gratuite obligatoire de 6 à 16 ans pour tous les enfants.

        Rentrée scolaire innovante en Côte d’Ivoire, cette année-ci, à partir de septembre, l’école devient obligatoire de 6 à 16 ans. L'enseignement se fait en français, langue officielle du pays.

         C’est un projet historique comme l’a qualifié la ministre de l’Éducation nationale et de l’enseignement technique, madame Kandia Camara. Douze mille classes ont été construites et trente-cinq mille enseignants ont été recrutés. Ce projet vise à donner les mêmes chances à tous les enfants ivoiriens quelque soit leur milieu d'origine. Il résout également la question du chômage en permettant aux jeunes d’être bien formés. Plus de 150 millions d’euros sont consacrés à ce projet d’école obligatoire que le Président Ouattara avait inscrit dans son programme électoral présidentiel.

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        La mise en œuvre de la scolarisation obligatoire se heurte pourtant à des réticences que la ministre s’efforce de lever en soulignant les avantages de l’école obligatoire pour les enfants aussi bien que pour les familles. Pour l’enfant, la scolarisation obligatoire permet de combattre l’analphabétisme et l’illettrisme, de lutter contre les pires formes de travail des enfants, d’assurer l’égalité des chances en faveur des enfants issus de milieux défavorisés et entre les enfants des deux sexes. Pour les familles, c’est la gratuité de la scolarisation des enfants. Cette décision du Président de la République est en leur faveur. Les familles sont heureuses parce que leurs enfants sont épanouis. Ils savent lire et écrire et ont du travail. Pour la nation, elle met à la disposition de l’État des ressources humaines bien formées pour réaliser le développement. 

        La scolarisation obligatoire est accompagnée de diverses mesures dont le retour du port de l’uniforme.

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samedi, 16 mai 2015

LE 56ème FESTIVAL THÉÂTRAL DE SPA : D’ ÉCLAIRANTES ÉNUMÉRATIONS.

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        Le Festival de théâtre de Spa  se présente chaque année en communiquant une série de chiffres que l’on peut compléter, voire parfois rectifier au lieu de les arrondir : sa 56ème édition depuis 1959 (1) propose en  2015,  10.000 places  en six lieux et en dix jours afin de permettre à 73 comédiens (20 dont 7 musiciens  des Baladins du Miroir, 18 de deux productions de l’Atelier-Théâtre Jean Vilar et six nous venant des Pays de Loire, tandis que les 16 autres  spectacles - sur 20  soit   80%  de ceux-ci - ont ensemble  eu recours à 29 comédiens soit moins de deux en moyenne par spectacle) de jouer 44 fois 20 pièces dont quatre créations et trois spectacles venus de France dont celui (« sold out » c’est-à-dire complet en moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire) avec la triomphatrice  du Molière de la meilleure comédienne de l’année :  la Liégeoise Marie Gillain. On pourrait poursuivre  l’inventaire à la Prévert  en évoquant quatre rencontres, trois lectures, cinq spectacles de rue, six stages dont cinq pour des catégories de jeunes allant de 2 ans et demi à 17 ans ou bien encore un dîner spectacle, des formules Thermes-Théâtre etc….

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        Mais chez les lecteurs curieux les énumérations ne font l’objet d’appréciations qu’après comparaisons. Je lis ainsi qu’en 1961, le festival annonçait 26.252 spectateurs pour 39 représentations en  18 jours  par 37 comédiens résidant à Spa et 42 comédiens navetteurs . Ou bien que pour sa mise en scène de la création mondiale en langue française de la pièce magistrale de Bertold Brecht « Arturo Ui », Jacques Huisman avait employé trente six comédiens.  Quand fin 2002, Armand Delcampe  secondé notamment par le Bourgmestre Houssa obtint du Ministre libéral wallon de la Culture  Richard Miller, la signature d’un contrat-programme pour le Festival spadois, il put annoncer pour 2003, 88 représentations (le double de cette année) de 28 spectacles dont 8 créations en 16 jours… En 2006 on annonça même plus de 100 représentations !

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        Aujourd’hui, Cécile Van Snick nous écrit :  « Le contrat-programme signé en 2002 prévoyait un échelonnement de la subvention jusqu’ en décembre 2006 . Ensuite, nous avons eu droit à quelques indexations. Celles-ci s’arrêtent en 2011. En 2015, la subvention a été diminuée de 1%. Lorsque j’évoquais en conférence de presse le montant de 17.000 euros en moins pour l’artistique, c’était en additionnant l’ensemble des montants diminués cette année (aide de la Présidence de la Fédération, aide du Tourisme, diminution de la subvention de la Fédération, Arts & Vie,…)                

        La subvention de 173.525 euros  en 2002 a progressé de 38,6% en quatre ans pour atteindre 240.451 euros en 2006 mais la ministre  bruxelloise Fadila Laanan a refusé de renouveler le contrat-programme et s’est  contentée en huit ans d’une progression de 6,4%  (de 240.451 à 255.910 euros en 2011  montant maintenu sans indexation jusqu’en 2014 et abaissé en cette année 2015 à 253.351 euros). Nous connaissons l’impécuniosité de l’ex-Communauté française devenue une Fédération Wallonie-Bruxelles à régionaliser. Les clés de répartition des subventions communautaires  localisables avaient été généreusement fixées pour Bruxelles (alors quelque 20% des francophones de la Fédération dans cette région dotée de l’essentiel des budgets des institutions culturelles fédérales) à 25%, 75% devant revenir à la Wallonie. Dans le secteur des arts de la scène (comme à la R.T.B.F.) c’est à présent l’inverse grâce à des Charles Piqué et Fadila Laanan  qui avec la complicité des Wallons de l’establishment bruxellois ont roulé dans la farine ministres et parlementaires wallons pourtant largement majoritaires au sein de la Fédération. Spa fournit à cet égard avec son Festival de Théâtre un exemple flagrant d’iniquité.

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        En effet une véritable aberration se révèle dans  les subventions de deux Festivals : l’un flamingant d’avant-garde te Brussel le « KunstenFestival des Arts » qui en plus des crédits considérables de la Communauté flamande et même de l’Union Européenne ainsi que des aides service de Brussel-Bruxelles-hoofdstad-capitale recevait en 2013 près de  600.000 euros (597.566) alors que le Festival Royal de Théâtre de Spa recevait pour sa 54ème édition   255.910 euros  soit quelque 40% de ce qui était octroyé aux affidés de Mevrouw Frie Leysen (2). Cela dans un silence qui est selon moi aussi assourdissant que scandaleux. Espérons que cela  change car autrement la mort à petits feux du Festival de Spa se terminera par une euthanasie. Le seul moyen de l’éviter nous semble être de transférer des subventions de Bruxelles vers la Wallonie.            

        Ceci dit , je n’ai pas présenté  les spectacles. C’est parce que vous trouverez bien davantage à leur sujet sur le site du Festival (www.festivaldespa.be) que ce que je pourrais en dire ici. Par contre vous n’y trouverez pas ce que vous avez pu lire ci-dessus. Mais je prévois de vous donner en suivant deux représentations lors de cinq soirées du 7 au 16 Août une dizaine d’appréciations motivées.                                    

        Jean-Marie Roberti

___________________

(1) Depuis 1959, c’est-à-dire d’abord un quart de siècle en décentralisation du Théâtre National dirigé par Jacques Huisman auquel succéda un Jean-Claude Drouot alias Thierry la Fronde  qui échoua en 1986 et 1987, deux « anciens » Billy Fasbender et André Debaar prenant le relais en 1988 et présentant jusqu’en 1998 une vitrine des productions dramatiques en Communauté française, tandis que depuis 1999, c’est-à-dire depuis 17 ans, c’est le duo Armand  Delcampe et Cécile Van Snick qui met désormais l’accent sur la création (comme le démontrait en 2009,   dans son livre sur le cinquantenaire du Festival,  le journaliste de « La Libre Belgique » Philippe Tirard)  et qui  assume (aujourd’hui très difficilement)  l’actuelle pérennité de  cette manifestation estivale majeure de l’art dramatique en Wallonie.

(2) Une fine observatrice de la vie culturelle bruxelloise, par ailleurs ancienne parlementaire, nous fait justement remarquer que la Fédération Wallonie-Bruxelles a certes obtenu que l'appellation KunstenFestival soit complétée par la mention  "des Arts"  mais, ajoute-t-elle, il faut attaquer ce "kunst" sur le fait que le contrat ne prévoit que trois productions de la Fédération Wallonie Bruxelles. Elle souligne encore que "les 35 producteurs bruxellois ne sont pas francophones" A son avis,  un double financement par les Flamands et les francophones serait de nature  à permettre des créations et un caractère mondial où, conclut-elle, la Wallonie devrait être plus présente.  Nous pourrions souscrire à une telle conclusion si la Wallonie obtenait dans ce secteur de l'art dramatique (comme dans bien d'autres domaines culturels) une proportion équitable des interventions publiques (et non pour le Festival théâtral de Spa 40% de ce que la Fédération  octroie au riche KunstenFestival). Nous apprenons que le Théâtre dit National (auquel cette Fédération accorde plus de six millions d'euros annuels) annonce l'organisation d'une saison 2015-2016 complètement commune avec le  Koninklijke Vlaamse Schouwburg. Grâce à l'addition des subventions 70 spectacles peuvent être programmés en région de Bruxelles-Capitale en y assurant à la Flandre une place démesurée par rapport à sa représentativité réelle (10% des demandes de pensions sont rédigées en néerlandais vient-on d'apprendre) et cela dans un esprit belgicain et recentralisateur. Jusques à quand la majorité wallonne de la Fédération Wallonie-Bruxelles se laissera-t-elle rouler dans la farine ? 

22:50 Écrit par Pierre André dans Actualité, Art, Culture, francophonie, Loisirs, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

vendredi, 06 février 2015

BE05 0688 9447 0975, le bon numéro pour y virer 20 € et s'abonner au POISCAILLE.

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        En chiffres ronds, de 10.000, le nombre des abonnements à Charlie-Hebdo a bondi à 200.000, un rapport de 1à 20. Comme pareille augmentation constitue incontestablement un grand événement - par l’intermédiaire d’André Gilles en charge de ceux-ci -, le Collège provincial de Liège a décidé de s’y associer en souscrivant cinquante-six abonnements destinés à chaque conseiller élu (21 PS, 17 MR, 8 ECOLO, 8 cdH-CSP, 2 PTB+). L’esprit Charlie-Hebdo va-t-il déteindre sur les interventions des conseillers ? Si oui, les galeries du public seront combles et la tribune de presse davantage fréquentée !

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        Tant qu’à traiter de presse satirique, évoquons celle de chez-nous, Le Poiscaille (1). Apparu sur le Net en février 2010, sous forme papier en octobre de la même -Le Poiscaille, première mouture est un authentique collector. Cinquante exemplaires (non) numérotés, huit pages en noir et blanc au prix de 50 eurocentimes !

        Aujourd’hui, ce journal satirique cent pour cent liégeois œuvre de jeunes pros vit une double crise, existentielle et économique. Crise existentielle propre aux êtres de qualité : à quoi bon être les meilleurs dans ce monde de … ?, crise accentuée par le petit nombre d’abonné(e)s qu’en toute transparence, ils avouent, 180. Leur souhait, en avoir 1000.

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         Dans le dernier numéro (paru) – le 42 sorti le 19 janvier -, les rédacteurs et les caricaturistes multiplient les appels aux abonnements. Trop de modestie et un rien de timidité leur font omettre d’indiquer, au premier coup d’œil, le numéro de compte. Il s’agit du BE05 0688 9447 0975.  Un bon mouvement, virer 20 € au BE05 0688 9447 0975. L’esprit Poiscaille le mérite. L’esprit Poiscaille est aussi un grand événement.

 

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(1)  Le Poiscaille – 17 Bd Saucy, 4020 Liège – Tél. 0473 27 84 38 - lepoiscaille.be – 3€50 le numéro – abonnement un an, 20€ - compte BE05 0688 9447 0975 - redaction@lepoiscaille.be

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jeudi, 06 novembre 2014

Forum des journaux de langue françaises édités dans les pays arabes;

        Les 29 et 30 novembre se tiendra à Dakar le XVème Sommet des chefs d'État et de gouvernements de la Francophonie. En prélude à ce Sommet, fin de semaine dernière, s’est tenu à Beyrouth, un Forum des journaux de langue française édités dans les pays arabes. Cette presse qui va des quotidiens tels El Watan en Algérie, La Presse ou Le Temps en Tunisie, L’Orient-Le Jour au Liban, L’Économiste au Maroc à plus de cent-cinquante publications dont Al Arham Hebdo en Égypte joue un rôle important pour la sauvegarde de la langue française dans ces régions. Cette presse défend également les valeurs démocratiques et professionnelles.

        Cette presse francophone a généralement une liberté de ton supérieure à la presse arabe comme l’a reconnu au Forum, Hicham Mourad d'Al Ahram Hebdo. Il est vrai que lire dans El Watan ces lignes de l’avocat, ancien ministre, Abdennour Ali Yahia  L’Algérie indépendante est devenue une copie de l’Algérie coloniale, et le pouvoir est revenu à la cécité politique des colons.(…) Qui savait en avril 1999, quand Bouteflika s’est accaparé du pouvoir, puis de tout le pouvoir, qu’il ferait de l’Algérie une république bananière ? a de quoi surprendre qui connaît un peu l'Algérie. Son ministre de la Communication, Hamid Grine a dans son objectif de revoir - dans un certain sens - la liberté de presse octroyée à divers médias non officiels !

        La presse francophone éditée dans les pays arabes connaît moult difficultés dont certaines sont communes à l’ensemble de la presse dans le monde. Certaines sont liées aux crises politiques et économiques que connaissent les pays de ces régions. Aussi pour mettre fin ou du moins atténuer la régression, les éditeurs envisagent de créer une structure commune capable de défendre leurs intérêts moraux et matériels. Les participants comptent mettre en place avec l'appui de l'OIF (Organisation internationale de la Francophonie), une plateforme régionale commune qui sera alimentée par des articles dans les différents médias en vue d'augmenter leur visibilité et de mettre en valeur la qualité de leurs productions journalistiques.

 

22:54 Écrit par Pierre André dans Actualité, francophonie, Media | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

lundi, 27 octobre 2014

Le 56ème Festival royal de théâtre de Spa peut avoir lieu ! Et après ?

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        Fidèle à l’apophtegme de Beaumarchais sans liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur, notre confrère Jean-Marie Roberti couvre le Festival de Théâtre de Spa depuis de nombreuses années. Outre l’aspect culturel, il est un des rares confrères à s’intéresser aux conditions institutionnelles auxquelles se trouvent confrontés Armand Delcampe et Cécile Van Snick, organisateurs de ce Festival devenu Royal. Royal, certes … Mais menacé sûrement selon le mot de Delcampe. En 2002, Richard Miller, ministre de la Culture à l’époque, a signé un contrat-programme quinquennal avec la Ville de Spa. Celui-ci n’a jamais été renouvelé par Fadila Laanan qui a occupé, durant dix ans, ce ministère de la Culture. Un record de longévité ministérielle exercé pour se contenter de prolonger, par de simples avenants annuels, un contrat-programme obsolète.

        Le Festival (royal) de Théâtre de Spa est la principale manifestation estivale wallonne d’art dramatique à qui est, systématiquement et injustement, refusé le renouvellement d’un contrat-programme pluriannuel comme l’a proclamé à de multiples reprise Jean-Marie Roberti. Et de comparer la subvention accordée à Spa et les largesses financières de la Communauté française – l’ancienne appellation de la Fédération Wallonie-Bruxelles – s’en allant vers ce « Festival des Arts de Bruxelles » étant mieux connu sous l’appellation que lui donna sa fondatrice Mevrouw Frie Leysen : « Het Kunsten Festival » au service, dans la capitale de l’Europe, de la Communauté flamande et d’une expression dramatique réservée à une petite minorité  d’avant-garde. À ces largesses viennent s’ajouter celles de l’Union européenne, de la Communauté flamande, de la Région de Bruxelles-Capitale et de la Ville de Bruxelles. Face à cette situation, les député(e)s wallon(ne)s pourtant majoritaires au sein du Parlement de la Communauté restent amorphes. Jean-Marie Roberti le déplore : C’est dans le silence assourdissant de trop d’élus de la majorité wallonne du Parlement de l’ex-Communauté française  que sont votés des budgets qui bafouent toute équité quant à la répartition des dépenses localisables entre régions wallonne et bruxelloise.

        Au lendemain des élections de mai, la situation peut-elle évoluer favorablement pour le Festival royal de Théâtre de Spa ? Il est permis de le penser encore qu’un certain nombre de membres du Conseil de l’art dramatique désignés en 2012 pour cinq ans par la ministre précédente restent en place. Un certain optimisme est né de la première intervention d’un nouveau parlementaire, Charles Gardier – récipiendaire en 2013 de l’Ordre du Mérite wallon – qui a interrogé Joëlle Milquet, ministre de la Culture quant à l’avenir du Festival royal du Théâtre de Spa.

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       Le Festival royal de Théâtre de Spa existe depuis 1959. La 55e édition de cet événement culturel incontournable en Fédération Wallonie-Bruxelles s’est déroulée cet été.

Les avantages de ce festival sont nombreux. Tous les styles de théâtre y sont représentés, ce qui en fait la vitrine artistique d’une grande partie de la production francophone belge. Il attire un public varié et nombreux. En effet, plus de 14 000 spectateurs ont participé au festival cette année.

Le taux d’occupation était donc proche du maximum. La politique des prix pratiquée le rend accessible à toutes les couches de la population, y compris aux jeunes qui découvrent ainsi un univers culturel différent. Le festival met l’accent sur la création d’œuvres d’auteurs belges et met ainsi en évidence la valeur artistique de nos talents. Autant d’avantages, le tout dans le cadre particulier, reconnaissons-le, de la ville de Spa, berceau du thermalisme moderne. (…)

Pourtant, son avenir pose question. Y aura-t-il une 56e édition, et si oui, sera-t-elle de qualité?

En effet, depuis la fin du contrat-programme entre ce festival et la Communauté française en 2006, les moyens réduits dont il dispose ne correspondent plus à ses besoins. Ces limitations budgétaires entraînent une liberté de choix restreinte et une programmation réduite. Les subventions sont, à titre d’exemple, 2,33 fois inférieures à celles attribuées au Festival des Arts de Bruxelles. (…) Je vous interroge aujourd’hui sur le soutien de la Fédération Wallonie Bruxelles. Comptez-vous accorder à ce festival les moyens que la Fédération ne lui reconnaît plus depuis 2006, ce qui délaisse ainsi l’art dramatique dont nous devrions pourtant être fiers? Comment comptez-vous rassurer les organisateurs de ce festival? 

 

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        Réponse prudente de l’ancienne ministre fédérale : le Festival royal de Théâtre de Spa, qui vient de fêter sa 55ème édition, a été intégré dans les nouveaux échéanciers prévus par Mme Fadila Laanan pour le secteur théâtral.

D’après mes informations, la commission d’avis est sur le point de m’envoyer sa note relative à la conclusion des prochains contrats-programmes.

Le renouvellement du festival de Spa, ses conditions et ses montants font l’objet d’un des trente-neuf dossiers concernés. Le cadre budgétaire sera donc prochainement fixé pour 2015 et les années ultérieures.

J’ai rencontré, hier, (NDLR : 1er octobre) la commission d’avis. Les avis devraient me parvenir officiellement dans les semaines qui viennent, après analyse par le service juridique de l’administration. Je prendrai les décisions les plus opportunes sur la base de ces avis, après avoir entendu les différents acteurs.

À ce stade, je ne peux donc vous communiquer aucune décision, mais je connais l’importance et la qualité du festival. Un avenant au contrat-programme permet de le prolonger jusqu’au 31décembre 2015 pour garantir la continuité de l’événement. Pour le festival de Spa comme pour les autres dossiers, les contrats-programmes seront fixés à partir du 1er janvier 2016 pour les cinq prochaines années. 

        En réplique, Charles Gardier entend rester vigilant : J’attends avec impatience le retour de la commission d’avis. J’espère qu’il prendra en compte l’importance de ce festival et des matières théâtrales en général. Je ne manquerai pas de revenir vers vous si nécessaire. Il est à souhaiter que d’autres parlementaires des divers partis mènent le combat avec Charles Gardier qui a eu raison de soulever le problème dès à présent. Car 2015 sera décisif quant à la vie ou à la mort d’un Festival qui depuis 1959 occupe une place importante dans ce secteur culturel. En 2015, les contrats-programmes seront élaborés pour les années allant de 2016 à 2020. Le Festival royal de Théâtre de Spa mérite réparation pour les neuf ans de sacrifices qui lui ont été infligés à tort.

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00:05 Écrit par Pierre André dans Actualité, Art, Culture, Economie, francophonie, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mercredi, 15 octobre 2014

Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles: l'école francophone des Fourons et le nouveau Conseil d'Administration de la RTBF.be

        Deux parlementaires verviétois -  Muriel Targnon (PS) et Pierre-Yves Jeholet (MR) – se sont inquiétés, mercredi au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles du sort des bâtiments de l’école francophone des Fourons. On sait que la majorité du bourgmestre Broers (NVA) a décidé de vendre les bâtiments de cette école dont le pouvoir organisateur est le Centre sportif et culturel des Fourons. La valeur du bâtiment est estimée à 650.000 €. Le Collège  communal des Fourons a octroyé la priorité au pouvoir organisateur de l’école pour se porter acquéreur, sa réponse de principe devant lui parvenir ce mercredi 15 octobre 2014.

La ministre Joëlle Milquet s’est borné a déclarer : Il est évident que nous allons trouver des solutions. La Fédération Wallonie-Bruxelles respectera ses engagements, au-delà du contexte politique et de la nécessité de maintenir une école francophone à Fourons.

        Au cours de cette séance, il a été procédé au renouvellement du Conseil d’administration de la RTBF. Le PS obtient 6 administrateurs -  M. Gilles Doutrelepont, Mmes Line Gerbovits, Julie Leprince, Sylviane Portugaels, MM. Philippe Reynaert et Philippe Van Muylder. Leurs suppléants sont Mme Julie Ludmer, M. Jean-Louis Colinet, Mmes Sandrine Tytgat, Elisa Vainsel, MM. Baptiste Meur et Dimitri Kennes.

        Le MR obtient  5 administrateurs - M. Daniel Soudant, Mmes Clarisse Albert, Laurence Glautier, Anne Junion et M. Jean-Philippe Rousseau. Leurs suppléants  sont M. Frédéric Maghe, Mme Johanne Moyart, MM. Vincent Jammaers, Bernard Garcez et Mme Diana Nikolic.

       Le cdH obtient 2 administrateurs - MM. Jean-François Raskin et Jean Hilgers. Leurs  suppléants sont M. Eric Poncin et Mme Isabelle Karl.

       Les groupes Ecolo et FDF qui ne sont pas présents au CA vont demander à la Conférence des Présidents de pouvoir désigner un observateur conformément à l’esprit du Pacte culturel, en se référant à la jurisprudence déjà appliquée dans le passé.

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jeudi, 25 septembre 2014

Sénégal : à la recherche des "fonctionnaires fictifs".

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        Dans un entretien exclusif accordé à Acteurs Publics (1), le DG de la fonction publique du Sénégal, Nouhou Demba Diallo explique la manière dont le gouvernement de son pays a lutté contre le fléau pour les finances publiques du recrutement superflu par l'État.

        Dans ce pays qui vise l’émergence d’ici 2020, la fonction publique joue un rôle moteur. Or, des ministères, qui sont de gros employeurs, ont recruté du personnel alors qu’ils avaient sans doute les ressources humaines suffisantes pour couvrir leurs besoins.

        En 2013, le Président de la République, Macky Sall a demandé un audit de la fonction publique, mais un audit physique et biométrique. C’est-à-dire que nous ne nous sommes pas contentés de compter les fonctionnaires, nous en avons fait une lecture biométrique, avec la prise d’empreintes. C’est plus fiable et cela évite les doublons.

        Pour les fonctionnaires présents à leur poste de travail, pas de problème. Pour ceux qui n’y sont pas, il a été demandé de fournir, endéans les deux mois, la preuve par divers justificatifs qu’ils occupent réellement ce poste. Le temps qu’ils préparent leurs justificatifs, ils ont été mis en contentieux, c’est-à-dire que le traitement n’a pas été versé sur leur compte. Dès la preuve apportée, ces agents ont été payés.

        Au total, 1169 fonctionnaires-fictifs ont été débusqués. D’où, pour l'État, une économie supérieure à 7 millions d’euros. 127.130 des Senégalais(e)s constituent actuellement l’administration qui doit être une administration suffisamment performante car c’est elle qui impulse le développement (…) Nous devons nous projeter dans une administration de développement, alors que nous disposons jusque-là d’une administration de gestion.

(1)  Acteurs publics : Newsletter quotidienne du site acteurspublics.com

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mercredi, 27 août 2014

Les fausses notes sont indésirables au Parlement de la Communauté française.

        Les Francofolies de Spa ont fait leur entrée au Parlement de la Communauté française en la personne de Charles Gardier, co-directeur des Francos. Le président Jean-Charles Luperto a tenu à féliciter chaleureusement ce francophile mélomane en précisant que l’Assemblée au sein de laquelle siège désormais Charles Gardier est tout aussi francophile et non moins mélomane.

18:11 Écrit par Pierre André dans Actualité, Culture, francophonie, Musique, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

samedi, 16 août 2014

Y AURA-T-IL UN 56ème FESTIVAL ROYAL DE THEÂTRE DE SPA ? « MADAME NON » REPONDRA-T-ELLE OUI ?

 

 Cécile Van Snick et Armand Delcampe en 2009 heureux de célébrer les 50 ans du Festival ; se retrouveront-ils en 2015 ?

        Vendredi soir, à l’issue de l’ultime représentation du 55ème  Festival Royal de Théâtre de Spa, Armand Delcampe co-directeur depuis 16 ans de ce Festival, mon épouse et moi, nous nous sommes embrassés en formulant l’espoir de nous revoir l’an prochain.  D’abord parce que lorsqu’on aborde son quatrième quart de siècle c’est l’état de santé qui est susceptible de décider. Mais aussi parce que les moyens diminuent chaque année comparés aux besoins. Certes il y a des éléments positifs qu’a soulignés la co-directrice Cécile Van Snick qui a fait état d’un taux d’occupation des places disponibles  de l’ordre de 90%,. Plusieurs fois les réservations conduisirent à organiser une représentation supplémentaire. Une centaine de personnes suivirent chaque lecture et chaque rencontre.

        Au sein de l’équipe du Festival les nouveaux responsables de la gestion, des services techniques et de la communication réussirent des prestations très appréciées. Quant à moi qui ai suivi dix représentations en cinq soirées, mon « top 4 » va de « Karl Marx, le Retour »  à « No Sport » en passant par « Discours à la Nation «  et « L’école est finie ». Et l’on me dit que j’ai « raté » « Belles de nuit » et surtout « Mangez-le si vous voulez ».

       Sur les 18 spectacles principaux, un tiers était constitué de « one (wo)man show » et un second tiers mettait en scène deux comédien(ne)s. Quand vous devez tenir compte pour des raisons strictement budgétaires de la nécessité de trouver des distributions aussi réduites, cela signifie que votre liberté de choix pour programmer un Festival déjà raccourci en durée et ayant renoncé à tout vedettariat, est réduit comme un peau de chagrin.  Moins pessimiste qu’Armand Delcampe et moi, sans être aussi optimiste que l’octogénaire Bourgmestre de Spa, Cécile Van Snick devra convaincre la nouvelle Vice-Présidente bruxelloise du Gouvernement Wallonie Bruxelles responsable à la fois de l’Enseignement obligatoire et de la Culture de répartir autrement les subventions localisables à l’art dramatique domaine où la Wallonie est gravement spoliée notamment quand on compare le Kunsten Festival instrument de propagande flamande à Bruxelles et le Festival Royal de Spa.. Certes, tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir mais le sursis menaçant n’est pas écarté.

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         Ce 15 Août au Radisson, Stéphane Stubbé a interprêté « No Sport » adaptation qu’il a écrite d’un personnage historique qu’il admire : Sir Winston Churchill. C’était intéressant, souvent amusant, joué avec talent et conviction. Les multiples facettes du « sauveur de l’Occident » en mai 40 sont-elles toutes rencontrées ? Sûrement pas , la mine était trop profonde. Je connais d’autres admirateurs de Churchill : par exemple, le chanoine Eric de Beukelaere  et Armand Delcampe précité. Si ces deux-là avaient  traité ensemble le même sujet, les dimensions à la fois théistes et franc-maçonnes de Churchill auraient été subtilement soulignées ce qui n'est pas le cas ici mais ne nous a pas empêché de passer un bon début de soirée.

        Par contre à 21 heures, nous ne sommes pas entrés dans le texte  de l’américaine Joyce Carol Oates illustrant la violence sauvage d’une société d’Outre-Atlantique, pire que la nôtre.  Nous reconnaissons très volontiers l’excellente prestation du comédien Alexis Goslain, son rythme, son agilité mais un bon acteur sans texte convainquant ne peut seul sauver un spectacle.

       Rappelons une fois encore en conclusion la phrase de Beaumarchais : « Sans liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur. »                                                 

 Jean-Marie ROBERTI

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vendredi, 15 août 2014

THEÂTRE A SPA A L’HEURE DU ONE MAN SHOW : DECEVANT PARFOIS MAIS MAGISTRAL GRACE A ASCANIO CELESTINI ET DAVID MURCIA !

 

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THEÂTRE A SPA A L’HEURE DU ONE MAN SHOW : DECEVANT PARFOIS MAIS MAGISTRAL GRACE A ASCANIO CELESTINI ET DAVID MURCIA !

Huitième des onze jours du 55ème Festival Royal de Théâtre de Spa, ce mardi 12 Août 2014, deux des cinq lieux de représentation n’étaient pas utilisés : le Salon gris (où trois pièces étaient programmées trois fois soit neuf soirs sur onze à 18h30’) et la Salle des Fêtes (où les après-midis à 15h30’ des goûters étaient offerts lors de cinq rencontres et de trois lectures auxquelles on ajoutera deux concerts de fins de soirée).
 
Mardi dernier le choix des festivaliers était réduit à un spectacle à l’Hôtel Radisson à 19 heures et à une des deux représentations plus tardives à 20h30’ au Théâtre Jacques Huisman ou bien à 21 heures au Salon bleu.

Sans compter techniciens ni personnel de salle, combien de comédiennes et de comédiens pouvions nous voir dans ces trois spectacles ?

Le total est aisé à calculer : trois acteurs, un par représentation.

La programmation d’une telle soirée constitue un bon exemple de ce à quoi la co-direction du Festival est contrainte faute de moyens qui ne cessent de décliner puisque leur stagnation s’est aggravée en fonction de l’évolution des coûts du secteur pendant les dix
années  d’indifférence de la ministre anderlechtoise aujourd’hui compétente pour la propreté publique à Bruxelles.

Répétons donc comme Cécile Van Snick a demandé que cela soit fait avant chaque représentation : « LE FESTIVAL EST EN SURSIS ». . .

Mardi après « La danse du fumiste » de Paul Emond nous avons choisi « Discours à la Nation » d’Ascanio Celestini  plutôt que « L’Ami des belges » de Jean-Marie Piemme.

A l’issue de la représentation du premier de ces trois « one man show », mon épouse a eu ce commentaire (juste comme toujours de sa part) : « C’était quand même une belle performance d’acteur ».

Certes !

Et que grâces en soient rendues  à Gilles-Vincent Kapps.

Mais cette performance conduit dans une impasse, une fumisterie pour nous sans intérêt.

Nous avons par contre heureusement fait le bon choix pour notre seconde représentation de cette soirée (nous n’écrivons pas le meilleur car nous ne connaissons pas la pièce de Piemme et parce que lors de ce Festival il nous a été dit que nous aurions le week-end
raté un chef d’œuvre « Mangez le si vous voulez » de Jean Teulé mis en scène et interprété par Jean-Christophe Dollé et Clotilde Morgiève).

Ascanio Celestini (adapté en français par Patrick Bebi) est le digne continuateur de Dario Fo.

Cette fois ce n’est pas pour lui mais pour le grand acteur David Murgia qu’il a écrit et mis en scène un décapant « Discours à la Nation ».

Et c’est à un représentant de la classe dominante qu’il donne la parole pour se gausser en termes caustiques, parfois simplement ironiques mais souvent féroces et cyniques, de ces pauvres types de la classe des dominés dont les vieux engagements idéologiques peuvent être avec jubilation retournés contre eux.

La docilité des exploités, la démission des politiques et des syndicalistes, les exigences d’un marché mondialisé ultralibéral conduisent à supprimer toute résistance et à se moquer sans remord de celles et ceux grâce auxquels une petite minorité s’enrichit en
creusant le fossé d’une société duale entre Continents, Etats et Régions comme entre puissants et misérables, riches et pauvres.

 

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David Murgia (accompagné rythmiquement à la guitare par le compositeur Carmelo Prestigiacomo) incarne avec une parfaite décontraction apparente le personnage cruel et souriant concocté par Celestini.

Il a abaissé le masque des gens bien élevés, il retourne les couteaux dans les plaies et simultanément il est vraiment très drôle et nous a permis d’inscrire ce « Discours à la Nation » au firmament du Festival avec le magistral retour de Karl Marx.

Nous nous réjouirions enfin du fait qu’il s’agit d’une production liégeoise trop rare à Spa mais à vrai dire les réalisations du « Festival de Liège » sont plus bruxelloises que liégeoises car elles émanent du Théâtre National dit de la Communauté française et non
encore de la Fédération Wallonie Bruxelles (sans doute parce que prononcer Wallonie avant Bruxelles est dérangeant pour qui le rééquilibrage régional des budgets rabougris consacrés à « l’art dramatique » serait imbuvable).

Mais c’est au lendemain du 15 Août que nous ferons le bilan d’une organisation culturelle « en sursis ».

Jean-Marie ROBERTI

05:32 Écrit par Pierre André dans Actualité, Art, Culture, francophonie, Loisirs, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

vendredi, 20 juin 2014

Carte Blanche à Jacques BRAIPSON pour célébrer la Fête de la Musique à l'An Vert.

        Incontestablement, à Liège et ailleurs, Jacques Braipson est connu pour son goût et son amour de la musique. En 1983, en suite d’une rencontre avec Maurice Fleuret, le directeur de la musique en France, il lance à Liège, avec le PAC, la première Fête de la Musique à l’image de celle créée en 1982, en France par Jack Lang. Dans le reste du Royaume de Baudouin,  on attend 1984. D’où le slogan en 2014, Liège se met sur son trente et un pour fêter les 30 ans de la fête de la musique.

        Directeur à Liège des Jeunesses Musicales dont il a été le Président national, il a amené quantité de concerts parmi lesquels Genesis (Peter Gabriel), Serge Reggiani, Claude Nougaro, etc, etc. Aujourd’hui vendredi 20, à 20h, à l’An Vert, rue Mathieu Polain, Carte Blanche est donnée à Jacques Braipson qui a invité au rendez-vous à la chanson francophone.

        Il y a La Cécité Amoureuse, un groupe avec des chansons qu’auraient bien pu connaître les cabarets. Si nous n’avions pas eu la bêtise de les laisser mourir. Il y a Valérie Lindekens accompagnée de Vincent de Nève. Entre eux, une complicité s’installe hâtivement…Valérie joue avec les mots et propose des mélodies auxquelles Vincent ajoute sa touche musicale harmonieuse. Il y a Jacques Braipson en personne. Il chante lui-aussi en s’accompagnant à la guitare et à l’harmonica. Il y a Yves Teicher & Co que Jean-Pierre Schroeder de la Maison du Jazz décrit ainsi ; La folie douce de la musique tsigane, la virtuosité ébouriffante du soliste classique, l'imagination débordante du jazzman, l'expérience de la route et du voyage, une passion immodérée pour toutes les musiques et un coeur gros comme ça ! Bref de la chanson de 20 à 80 ans. Naturellement, le tout s’achève par une jam.

Photo : Plus de 4000 MERCIS à tous les fans de la page de la Fête de la Musique à Liège.
Le cap a été franchi avant le 21 juin: objectif du "Community Manager" atteint (c'est la gars qui écrit ce message avec un sourire au lèvre ;) ).
Nous fêterons cela comme il se doit durant tout ce WE, en musique!
Merci.

11:45 Écrit par Pierre André dans Actualité, Art, francophonie, Liège, Musique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

jeudi, 05 juin 2014

Royaume du Maroc : une mission du Corps consulaire de Liège et du Consulat Général du Royaume du Maroc à Liège.

 

 

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          Le Corps consulaire de Liège sous la direction de son Doyen Fernand Goffioul, Consul d’Espagne, a co-organisé avec le Consul général du Maroc Sidi Nour-Ed dine El Alaoui, lors de ce congé de l’Ascension, une mission dans trois villes impériales du Royaume, Rabat, Meknès et Fès. Reçu par le vice-Président du Conseil de la Ville de Fès, le Dr Allal Amraoui qui fait fonction de Président – celui-ci est devenu Secrétaire Général de l’Istiqual, parti historique qui a obtenu la fin du Protectorat français -, Jean-Marie Roberti, consul du Mexique s’est réjoui que Liège Athènes du Nord rencontre l’Athènes du Sud qu’est Fès. Les deux villes faisant partie de l’Association internationale des Maires francophones (AIMF), Roberti a signalé la grande expertise de nos intercommunales susceptible d’aider à la solution de certains problèmes  rencontrés. 

        Fès est également un lieu saint  pour le tidjanisme dont le fondateur Cheikh Ahmed Tidjani après avoir fait ses études à l’Université-Mosquée Qarawiyyine, y a vécu et y est enterré. Cette branche de l’Islam est très répandue en Afrique noire et Fès est un lieu de pèlerinage sur la chemin de la Mecque 

074.jpg                                    © FCW - Rabat  "Rue des consuls".

        Dans une revue de l’Office national marocain du Tourisme, il est précisé que du XVIIe siècle jusqu’en 1912, tous les diplomates et les représentants des puissances étrangères étaient tenus de résider dans la célèbre rue des consuls située à Rabat qui, à l’époque s’appelait Salé-le-Neuf. La raison ? Ils avaient ainsi  facilement accès au souk des esclaves (…) et pouvaient y racheter leurs compatriotes capturés par des pirates et vendus aux enchères. À défaut de pouvoir racheter l’un ou l’autre de leurs compatriotes, les membres du Corps consulaire de Liège – une institution centenaire cette année – ont tenu à y effectuer leurs emplettes. 

088.jpg               © FCW - Rabat, tram.

       Tout comme Liège s’apprête à l’avoir en 2018, Rabat dispose du tram qui passe notamment sur le nouveau pont enjambant le fleuve Bouregreg. Ce pont se veut un trait d’union permettant l’extension de la ville de Rabat, capitale administrative du Royaume depuis 1912. La délégation du Corps consulaire de Liège après s’être recueillie au mausolée Mohammed V a été reçue  à l’Administration des Douanes et Impôts indirects et à la Direction Générale des Impôts.

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        © FCW - Rabat, Fernand Goffioul (d) et le Directeur Général des Douanes Marocaines Zouar Chorfi (g).

       La Douane marocaine affiliée à l'Organisation Mondiale des Douanes (OMD) en partage les visions dont celles de saisir les opportunités du commerce international. La Douane marocaine se doit ainsi de lutter contre la drogue, la corruption et le commerce informel. Le Maroc  se refuse de devenir le dépotoir de l’Europe particulièrement au moment des vacances. Tant pour la diaspora marocaine que pour les touristes étrangers, à partir du 1er mai 2014, les moyens de transport à usage privé importés par des personnes ayant leur résidence habituelle à l’étranger et transportant des marchandises à caractère commercial ne pourront plus bénéficier du régime de l’admission temporaire. Les marchandises importées à des fins commerciales, devront satisfaire à la réglementation et aux procédures en vigueur en matière d’importation.

       À la Direction Générale des Impôts, l’accent a été mis sur les incitations fiscales que le Maroc met en avant pour accueillir des investisseurs étrangers telle l’exonération totale de l’impôt sur les sociétés ou de l’impôt sur le revenu pendant une période de 5 ans consécutifs. Il a été fait état d’une convention du 31 mai 2006 entre les deux Royaumes tendant à éviter la double imposition et a prévenir l'évasion et la fraude fiscales en matière d'impôts sur le revenu. Il n’a pas été question de TVA au cours de cette rencontre. Heureusement, car dans son édition du 2 juin, le journal marocain faisant autorité en la matière L’Économiste a fustigé les Quelque 28 pages de procédure pour rembourser seulement un petit dixième de la TVA due par l’État aux entreprises! (…) Il y en a pour 14 à 17 milliards de DH (1 milliard 250 € à 1 milliard 515 €). Personne n’est capable de donner une somme exacte, ni d’expliquer comment on fait le calcul. (…) Que se passerait-il si une entreprise ne savait pas à 20% près ce qu’elle doit à ses employés, ses fournisseurs ou au fisc ?!

       À l’issue d’un déjeuner offert par le Ministre de la Migration, la délégation du Corps consulaire de Liège s’est rendue dans les locaux de la Cour de Cassation où elle a eu l’occasion de visiter le Musée y attenant.   

 

08:32 Écrit par Pierre André dans Actualité, Economie, francophonie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

jeudi, 20 mars 2014

La ville de Liège célébre le 20 mars, journée internationale de la Francophonie.

       Ce 20 mars, liesse à Liège. Le 20 mars est la Journée internationale de la francophonie. La cité ardente aux marches septentrionales de la francophonie assume avec éclat son rôle. Son bourgmestre est le vice-Président de l’Association internationale des Maires francophones  (AIMF). Tout le courrier émanant de la Ville porte LIEGETOGETHER . En ville, plus d’un magasin signale à ses clients qu’il est OPEN.

        Boulevard d’Avroy, le Home Ruhl dont un des premiers responsables a été Roger Dehaybe, futur Administrateur général de l’Agence intergouver nementale de la Francophonie, s’appelle désormais The Student Hotel.  Enclavé dans la Région flamande, la Radio Télévision Belge Francophone (RTBF) présente dans son JT de 13 heures un reportage sur la Journée internationale … du Bonheur !!!

 

15:03 Écrit par Pierre André dans Actualité, francophonie | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

samedi, 15 février 2014

Effectuer "le tour du jardin" en compagnie du Québécois Jacques Godbout, un régal !

       Romancier, chroniqueur, essayiste, poète, dramaturge, cinéaste, le Québécois  Jacques Godbout  excelle dans tous ces domaines. Cependant n’ayant jamais été un être tragique (devrais-je dire hélas ?), je n’avais pas encore cédé à la tentation biographique. Un dessinateur de talent, Remy Simard est parvenu à le convaincre. À septante-cinq ans, il a accepté la proposition en se donnant une seule contrainte : les véhicules (motorisés) en seraient le fil conducteur, j’écrirais une auto-biographie (1). Un chef d’œuvre d’auto-dérision !

       Cette semaine sont parus les entretiens portant sur les livres, la politique, la culture, la religion, le Québec, la saisine menés par le sociologue Mathieu Bock-Côté – né en 1980 – et le (jeune) octogénaire  Jacques Godbout – né en 1933. Ensemble, ils ont fait Le tour du jardin (2). Comme le dit la notice de l’éditeur, Jacques Godbout y évoque les personnes qu’il a fréquentées et les moments dont il a été le témoin privilégié. C’est l’occasion de découvrir le portrait d’un être rare, un intellectuel québécois qui a tenu, pendant soixante ans de vie publique, à assumer son rôle dans la cité, celui d’éveilleur de consciences et de passeur entre les générations. Le sociologue - chargé de cours à l’École de politique appliquée de l’Université de Sherbrooke – explique sa démarche : je lui ai parlé comme à un interlocuteur intellectuel de premier plan, comme à l’un des observateurs les plus brillants du Québec.

       En réponse à une question sur les rapports entretenus par les Québécois et la langue française, Jacques Godbout réplique : Nous n’avons pas, au Québec, de problèmes de langue, mais un problème de langage. La façon que nous avons d’utiliser la langue révèle notre esprit. Notre langage devrait nous permettre de communiquer avec les francophones du monde, mais nous restons désespérément attachés à notre idiome. (…) On entend de moins en moins un langage relevé, savant ou tout bonnement respectueux des règles. Desquelles, du, dont, et le reste ont disparu. S’est ajouté le «çala» pour faire court. Qu’un journaliste à la radio répète «il est pas capable» plutôt qu’«il est incapable» me hérisse, il existe des mots et des locutions pour tout dire ! Nous nous privons des nuances que permet une langue qui a accumulé une richesse lexicale depuis mille ans! Montréal est une ville menacée par la pauvreté du français beaucoup plus que par la langue anglaise. Chaque fois que Gaston Miron rentrait d’Europe il se désespérait de notre lexique famélique : «Porte, portière, portillon, portail, huis, disait-il, c’est fou ce qu’on peut ouvrir quand on a les mots pour le dire!»

 

(1)    Autos biographie – Jacques Godbout – Illustrations de Remy Simard – Éditions Les 400 coups – 152 pages – Diffusion en Europe Le Seuil  

(2)    Le tour du jardin -  Jacques Godbout – Entretien avec Mathieu Bock-Coté – Éditions du Boréal – 242 pages – Diffusion en Europe Volumen

17:42 Écrit par Pierre André dans Actualité, Culture, francophonie, Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

dimanche, 26 janvier 2014

Le poids des mots ...

       Le poids des mots, le choc des photos, ce slogan prend tout son sens pour une consœur de Paris-Match depuis très exactement 18h45, le samedi 25 janvier. Suite à un coup de fil de monsieur François H., l’AFP publie une dépêche d’une concision extrême au point qu’il convient de parler d’une dépêche laconique.

       Mais, en direct de l'Élysée, une journaliste de LCI qualifie cette dépêche de lapidaire, mot repris con amore par l’ensemble des journalistes et commentateurs. Certes - si l’on en croit le Dictionnaire culturel en langue française d’Alain Rey -  le mot lapidaire depuis 1907 évoque par sa concision et sa vigueur le style des inscriptions gravées sur la pierre des monuments. Incontestablement,  le terme lapidaire appartient au langage des pierres, précieuses ou non. Les lapidations ont été pour les hommes, selon Bernadin de Saint-Pierre, leurs premiers supplices.

... ième Président de la République française est François Hollande

19:18 Écrit par Pierre André dans Actualité, francophonie, Media, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mardi, 04 juin 2013

Quand les "élites françaises" deviennent des "carpettes anglaises"...

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        Gaulliste de gauche, Philippe de Saint Robert  préside l’Académie de la Carpette anglaise.  Cette académie, entre autres activités, décerne un prix d’indignité civique,  attribué à un membre des « élites françaises » qui s’est particulièrement distingué par son acharnement à promouvoir la domination de l’anglo-américain en France au détriment de la langue française.

       Rien que du beau monde parmi les récipiendaires de la Carpette anglaise depuis la création du Prix en 1999. On y trouve aussi bien Jean-François  Copé que Martine  Aubry, Louis Schweitzer, Valérie Pécresse, Christine Lagarde que le Conseil Constitutionnel ou bien encore France-Télécom, Jean-Marie Colombani et autre Jean-Marie Messier.

       En 2013, l’Académie a décerné un Prix exceptionnel de la Carpette anglaise  à Geneviève Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Investir dans la connaissance et pour la jeunesse, c’est faire le pari de l’avenir. C’est faire le pari de la réussite étudiante, dans un pays où l’ascenseur social est en panne. C’est faire le pari de la compétitivité, dans un monde en pleine mutation technologique, scientifique, économique, sociétale, environnementale. C’est construire le nouveau « modèle français ». Rien que des beaux sentiments dans la présentation du projet. L’ennui, c’est que la ministre pour construire le nouveau « modèle français » a inclus un article 2 favorisant outrageusement  la langue anglaise…

       L’Académie française, l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres, l’Académie des Sciences d’Outre-Mer, Jacques Attali (conseiller d'État, professeur d'économie, conseiller spécial de François Mitterrand), Claude Hagège et Antoine Compagnon, professeurs au Collège de France, et de nombreux professeurs d’université et personnalités politiques l’ont mise en garde. Geneviève Fioraso a maintenu son projet en l’état et, en première lecture,  l’Assemblée Nationale l’a adopté, le 28 mai 2013,  par 289 voix contre 248

       Quant à la circulaire  N°5652/SG du Premier Ministe, Geneviève Fioraso s’est assise dessus ou ne l’a point reçue. Parfois il y a des problèmes de communication au sein du Cabinet. Pour sa gouverne, Geneviève Fioraso peut trouver de larges extraits publiés le 28 avril 2013 dans Liège 28.

       Pour mémoire, la circulaire de Jean-Marc Ayrault, émise le 25 avril 2013, a pour objet l’emploi de la langue française. Les 37 destinataires  se voient rappeler un certain nombre de principes républicains touchant à la fonction première de l’usage du français par l’administration, qui est de contribuer à la cohésion de notre pays autour d’une langue  partagée. C’est un droit dont nos concitoyens tirent parti dans la vie quotidienne. Ce droit participe de notre démocratie dans la mesure où il garantit un égal accès à l’information et au savoir. Parce qu’il est dépositaire de notre pacte social, l’État a une responsabilité particulière dans la promotion et l’application de ce droit. À quoi bon défendre ou promouvoir le français hors de nos frontières sans en favoriser l’usage dans notre pays lui-même, à commencer par l’ensemble des représentants de l’État.


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dimanche, 28 avril 2013

Circulaire de Jean-Marc Ayrault relative à l'emploi du français en France.

France.jpg        Le lancement officiel de la Silver economy  par les ministres Arnaud Montebourg et Michèle Delaunay le mercredi 24 avril 2013 a, peut-être, été la goutte d’eau faisant déborder le vase censé assurer, en France, la diffusion de la langue française. En effet, le jeudi 25 avril 2013, le Premier ministre  Jean-Marc Ayrault a adressé à ses 37 ministres et ministres délégué(e)s la circulaire N°5652/SG dont l’objet  est relatif à l’emploi de la langue française.

       En préambule, le Premier ministre fait un petit rappel historique allant de l’ordonnance de Villers-Cotterêts en 1539 à l’inscription en 1992 dans la Constitution  de la disposition  proclamant  la langue de la République est le français. La circulaire primo-ministérielle se veut un rappel  d’un certain nombre de principes républicains touchant à la fonction première de l’usage du français par l’administration, qui est de contribuer à la cohésion de notre pays autour d’une langue  partagée.

       La langue française est un droit dont nos concitoyens tirent parti dans la vie quotidienne. Ce droit participe de notre démocratie dans la mesure où il garantit un égal accès à l’information et au savoir. Parce qu’il est dépositaire de notre pacte social, l’État a une responsabilité particulière dans la promotion et l’application de ce droit. Jean-Marc Ayrault veut mettre la langue française au cœur de la politique de modernisation de l’État. Il entend également faire de langue française un outil d’ouverture au monde. À quoi bon défendre ou promouvoir le français hors de nos frontières sans en favoriser l’usage dans notre pays lui-même, à commencer par l’ensemble des représentants de l’État.

        La circulaire relative à l’emploi de la langue française est un document de trois pages (1). Il s’articule en quatre points. 

       Le premier stipule ; le cadre législatif et réglementaire en faveur du français engage l’ensemble du Gouvernement. Le Premier ministre invite ses ministres et ministres délégué(e)s à veiller au respect des textes qui encadrent l’emploi de notre langue dans la société. Ne pas le faire équivaut à fragiliser notre tissus social.

       Le deuxième considère ; organiser la dimension linguistique de l’action publique contribue à sa modernisation. La langue française exprime les réalités contemporaines et les innovations qui voient le jour. En l’employant systématiquement vos administrations contribuent à l’épanouissement de la relation de confiance entre la langue et le citoyen.

       Le troisième énonce ; quelques principes simples doivent régir l’emploi du français en situation de communication internationale. Lorsque l’interprétation est disponible, il convient aux agents de l’État de s’exprimer systématiquement en français. Et lorsque le statut de notre langue le permet, il leur faut exiger cette interprétation, afin d’avoir l’assurance d’être compris.

       Le quatrième constate ;  l’interprétation et la traduction favorisent la circulation des idées et des savoirs. Pourquoi ? Réponse de Jean-Marc Ayrault ; je vous demande de veiller à la mise en place d’une interprétation, car celle-ci garantit la pertinence et la profondeur des échanges.

       En conclusion, le Premier ministre expose la raison d’être de sa circulaire ; j’attends de chacun d’entre vous un engagement personnel dans la mise en œuvre de ces principes républicains et de bonne gouvernance.

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(1) L’intégralité du document est disponible sur le site DLF- Bruxelles  Diversité linguistique et langue française -  www.langue-francaise.org/Bruxelles/Bruxelles_entree.php

21:27 Écrit par Pierre André dans Actualité, francophonie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

lundi, 25 février 2013

« Le défi que l’on m’a proposé en me nommant représentante du Québec m’enthousiasme, et, c’est avec vous tous que je compte bien le relever » (Caroline Emond).

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        Au cinquième jour dz son entrée en fonction en qualité  de Déléguée générale du Québec (cfr Liège 28 du 11/02/2013), Caroline Emond  a organisé en sa Résidence, une réception à laquelle ont été invités les amis du Québec.

       Prenant la parole, elle leur a adressé un bref message. Le Gouvernement du Québec m’a confié le mandat de le représenter sur le territoire du Benelus et auprès des institutions européennes. C’est un privilège que j’assumerai avec une grande fierté et beaucoup de détermination.

       Caroline Emond a confié ses premières impressions sur la qualité et l’intensité des relations entretenues par le Québec. Je suis fascinée par toutes les possibilités de coopération qui s’offrent pour le Québec dans tous les secteurs d’activités. Sur le plan économique, la Belgique est le 11ème client du Québec. Nombre d’entreprises québécoises sont implantées en Belgique et il y a également des entreprises belges au Québec ; nous sommes prêts à en accueillir davantage. Sur le plan culturel, le bilan montre une représentation artistique québécoise par jour qui est présentée sur le territoire. Le Québec est présent à la Foire du Livre (1).  Caroline Emond évoque encore les excellentes relations au plan académique, les échanges de jeunes, la francophonie internationale et le dossier de l’Accord économique et commercial global (CETA) qui doit voir, cette semaine, de nouvelles avancées vers un traité de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne.

       Le défi que l’on m’a proposé en me nommant représentante du Québec m’enthousiasme et c’est avec vous tous que je compte bien le relever telle a été la conclusion de Caroline Emond, quatorzième Déléguée générale du Québec à Bruxelles.

(1) A Tours et Taxis, du 7 au 11 mars, stand  227

00:05 Écrit par Pierre André dans Actualité, Economie, francophonie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

lundi, 11 février 2013

Lundi prochain, Caroline Emond sera la quatorzième Déléguée générale du Québec à Bruxelles.

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       Bien avant l’inauguration  de la Délégation générale du Québec à Bruxelles, les relations entre la province du Québec et le royaume de Belgique existent.

       Ainsi, en avril 1891, à l’invitation de Monsieur Hamico, capitaliste belge, le Premier Ministre du Québec Honoré Mercier accompagné du trésorier du Québec, monsieur Shehyn est à Bruxelles. Ils sont tous deux reçus en audience par le Roi Léopold II et par Joseph Riquet de Camaran, prince de Chimay, ministre des Affaires Etrangères. Le Roi Léopold II attribue au trésorier le titre d’officier de l’Ordre de Léopold et Honoré Mercier Commandeur du même Ordre créé le 11 juillet 1832 à l’initiative du comte Félix de Merode.

       Ainsi, en 1905, tandis que Liège vit son Exposition Universelle, le Québec installe dans l’actuelle rue Dartois un bureau destiné à faciliter l’émigration vers cette Province. Mieux, en mai 1914, le journaliste montréalais Godfroy Langlois, membre de l’Assemblée législative est nommé en poste à Bruxelles à la tête de l’Agence du Québec. Cette Agence sera dissoute en 1933.

       Près de quarante ans plus tard,  en 1972 - le Liégeois Pierre  Harmel étant Ministre des Affaires Etrangères de Belgique - est inauguré à Bruxelles, le 26 septembre, une Maison du Québec . Elle prendra nom de Délégation Générale du Québec lorsque Jean Deschamps s’y installe le 1er janvier 1973.

       A ce poste, lui succèdent douze délégués-généraux dont une seule femme Nicole Stafford, actuelle directrice de Cabinet de la Première Ministre Pauline Marois. Le Conseil des ministres du 22 janvier 2013 a nommé Caroline Emond déléguée générale du Québec à Bruxelles à compter de 18 février 2013.

       Quadragénaire, Caroline Emond est avocate de formation. Depuis plus de 18 ans, elle est une professionnelle des relations publiques et gouvernementales. Actuellement, elle dirige le service  Affaires publiques et relations gouvernementales, chez Bombardier Produits Récréatifs Inc. Auparavant,  elle a été à Genève, représentante auprès de l’Organisation mondiale du commerce.

       Une note du Ministère des Relations internationales, de la Francophonie et du Commerce extérieur précise : madame Émond possède une vision globale ainsi qu’une fine compréhension des enjeux économiques et politiques mondiaux. Son entrée en poste est un atout indéniable pour le Ministère.

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mercredi, 23 janvier 2013

Il faut sauver CANAL ACADEMIE !

        Nous avons attiré l’attention des lectrices et des lecteurs de Liège 28 sur le risque de disparition de CANAL  ACADEMIE , la radio Internet de l’Institut de France qui regroupe l’Académie française, l’Académie des inscriptions et belles-lettres, l’Académie des sciences, l’Académie des beaux-arts et l’Académie des sciences morales et politiques.

       Cette radio permet aux internautes du monde entier d’être en contact avec les divers membres de ces  Académies. Cette radio permet aux divers membres de ces Académies d’être en contact avec les internautes du monde entier. CANAL ACADEMIE  constitue incontestablement un bel exemple d’association win-win.

       La disparition de CANAL ACADEMIE  priverait les internautes friands d’intelligence et de la culture française de ce contact avec les divers membres de ces Académies. La disparition de CANAL ACADEMIE  priverait les divers membres de ces Académies du contact avec les internautes friands d’intelligences et de la culture française. Les membres de ces Académies se retrouveraient sous la Coupole !

        La Présidente de Diversité linguistique et langue française (DLF) Claire Goyer a réagi dans son blogue – repris in extenso par Liège 28  - en invitant chacune et chacun Vite, allez faire un tour sur www.canalacademie.com et envoyez votre message à la rédaction qui pourra transmettre http://www.canalacademie.com/Nous-contacter.html  .

      

       L’Institut de France a lu le blogue de Diversité linguistique et langue française - http://clairegoyer.blogactiv.eu  .

Voici son commentaire :

   Institut de France

Comment by Institut de France | 2013/01/19 at 14:43:09

Jean-Robert Pitte, membre de l’Institut et président de l’Association Canal Académie, avec le soutien de Gabriel de Broglie, chancelier, et Catherine Bréchignac, secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences, co-présidents désignés de la future Fondation Canal Académie, s’efforcent activement de sauver Canal Académie.

Tous leurs efforts tendent à mieux centrer Canal Académie dans la vie des Académies, à centrer ses missions sur les travaux des Académiciens, à améliorer sa gouvernance, mais aussi à rechercher des financements pérennes.

Faute d’une direction appropriée, ces résultats ne sont pas actuellement atteints.

Toutes bonnes volontés sont les bienvenues et ceux qui souhaitent aider l’Institut à sauver Canal Académie peuvent adresser leurs contributions à l’Institut de France – Canal Académie, 23 quai de Conti 75006 PARIS CS90618.

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12:56 Écrit par Pierre André dans Actualité, Culture, francophonie, Media | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

samedi, 19 janvier 2013

Il faut que le cœur de Canal Académie continue de battre !

       Menace sérieuse sur l’avenir de CANAL  ACADÉMIE,  la radio Internet de l’Institut de France. Il est envisagé purement et simplement de supprimer ce site www.canalacademie.com  La Présidente de Diversité linguistique et langue française (DLF), Claire Goyer prend la défense de CANAL ACADÉMIE et demande à ses lecteurs de se joindre à son combat.

       Nous publions l’article de Claire Goyer car lectrices et lecteurs de Liège 28 ne peuvent accepter la suppression de CANAL ACADÉMIE, fleuron de la culture et de l’intelligence française.

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Peut-on encore sauver Canal Académie, la radio Internet de l’Institut de France ?

 

Une nouvelle inattendue vient de tomber : Dès de printemps 2013, la radio Internet de l’Institut      de France, Canal Académie, devrait cesser ses émissions. Avec elle disparaîtront la poignée de journalistes permanents et les dizaines de collaborateurs bénévoles qui faisaient tourner  la plus prestigieuse radio culturelle Internet jamais créée et la plus écoutée en France et dans le monde. Resterait accessible au public l’immense bibliothèque d’émissions accumulées depuis sa création en 2004, désormais figées dans le temps. Un musée de plus, était-ce l’objectif ?

Les raisons de cet arrêt sont mal connues si ce n’est que plane sur cette décision l’ombre du chancelier de l’Institut de France, Gabriel de Broglie. Membre de  l’Académie des sciences morales et politiques et de l’Académie française, élu chancelier de l’Institut le 29 novembre 2005 et réélu le 25 novembre 2008, Gabriel de Broglie a la prestigieuse et lourde charge de veiller à sa bonne marche, c’est-à-dire à celle de l’ensemble des cinq Académies [1] qui le composent.  On peut se demander, avec tout le respect dû à une personnalité de sa qualité, si le chancelier a bien mesuré les effets de cette décision.

Reflets des trésors des cinq Académies, les émissions de Canal Académie couvrent de nombreux domaines de la connaissance : art, littérature, langue française, histoire, économie, sciences… avec plus de 5000 émissions à écouter ou à télécharger et plus de sept heures de nouveaux programmes enregistrés chaque semaine. Les contenus de Canal Académie ont attiré en 2012 plus de 12 millions de visiteurs sur le site www.canalacademie.com, qui ont pu ainsi télécharger plus de 5 millions d’émissions et lire plus de 36 millions de pages. Pour le seul mois d’octobre 2012, ont été comptabilisés 1.450.000 téléchargements.

L’ambition de Canal Académie était de devenir l’un des acteurs incontournables du monde de la culture, en France, au sein des communautés françaises de l’étranger, mais aussi auprès des nombreux francophones et francophiles qui témoignent chaque jour de leur attachement à ses programmes (informations de diverses sources dont  http://www.patrimoinesdefrance.com)

Sabordage culturel ? Au vu de ce bilan, les millions d’usagers internautes de France et de l’étranger [2] seraient en droit de demander des explications sur une mesure qui, a priori, semble aller à l’encontre du rayonnement de la culture française, de l’image rajeunie de l’Institut  ainsi que d’une politique d’influence française plus que jamais nécessaire dans le monde.

Le statut de Canal Académie au sein de l’Institut, son financement, la ligne éditoriale, toutes les questions relatives à son fonctionnement doivent être débattues et des solutions trouvées pour maintenir cette radio qui a su créer, en quelques années, une image dynamique et moderne des Académies, un dialogue interactif entre internautes et académiciens autrefois réputés inaccessibles, une participation des acteurs de la société civile aux émissions, un flux d’entretiens radiophoniques d’une variété et d’une qualité exceptionnelles, liés à l’actualité dans un esprit ouvert sur le monde. Vite, allez faire un tour sur www.canalacademie.com et envoyez votre message à la rédaction qui pourra transmettre http://www.canalacademie.com/Nous-contacter.html. Il faut que le cœur de Canal Académie continue de battre !

 Claire Goyer

15  janvier 2013

 

[1] L’Institut de France regroupe l’Académie française, l’Académie des inscriptions et belles-lettres, l’Académie des sciences, l’Académie des beaux-arts et l’Académie des sciences morales et politiques.

 

[2] En 2012, 43 % des téléchargements de Canal Académie ont été effectués depuis l’étranger, le Royaume-Uni venant en tête, les Amériques dans leur ensemble étant également bien placées, et la Chine figurant également parmi les premiers. Dès 2007, Jean Cluzel, le fondateur, lui-même membre de l’Académie des sciences morales et politiques estimait aussi que Canal Académie rendait de grands services aux Français de l’étranger.

 

Site DLF : http://clairegoyer.blogactiv.eu

 

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mercredi, 18 juillet 2012

Chevalier de l'Ordre national du Mérite.

 

          Lundi 16 juillet, à la résidence de l’Ambassade de France, l’ambassadeur Madame Michèle Boccoz nous a remis les insignes de Chevalier de l’Ordre national du Mérite. Œuvre de Max Léognany, les insignes consistent en une étoile à six branches double, émaillées de bleu, le centre de l’étoile représente l’effigie de la République portant les mots République française.

         L’article 2 du décret du 13 décembre 1963 instituant l’Ordre national du Mérite  en donne la définition : l'Ordre national du Mérite est destiné à récompenser les mérites distingués acquis soit dans une fonction publique, civile ou militaire, soit dans l'exercice d'une activité privée. Si l’article 13 précise nul ne peut être membre de l'Ordre s'il n'est Français, l’article 19 prévoit : les étrangers qui se sont signalés par leurs mérites à l'égard de la France peuvent recevoir une distinction dans l'Ordre national du Mérite sur proposition du ministre des affaires étrangères. Il appartient au Président de la République – Grand Maître de l’Ordre – de procéder à la nomination par décret publié au Journal officiel. En ce qui nous concerne, le décret porte la date du 9 mai 2012.

 

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photo : Madame Michèle Boccoz, Ambassadeur de France et Pierre André, Chevalier de l'Ordre national du Mérite.

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samedi, 16 juin 2012

Restez vous-même ... ce léger roulement a longtemps été la norme

        Jeudi 14 juin, à Paris, quai Conti, l’auteur libanais Amin Maalouf a été reçu à l’Académie française. Élu l’an dernier, son accent a quelque peu surpris. Aussi avant d’en venir au sujet principal, l’éloge de Claude Levy-Strauss, son prédécesseur au fauteuil numéro 29, il a tenu à expliquer son roulement de langue.

        Cet accent, vous ne l’entendez pas souvent dans cette enceinte. Ou, pour être précis, vous ne l’entendez plus. Car, vous le savez, ce léger roulement qui, dans la France d’aujourd’hui, tend à disparaître a longtemps été la norme. N’est-ce pas ainsi que s’exprimaient La Bruyère, Racine et Richelieu, Louis XIII et Louis XIV, Mazarin bien sûr, et avant eux, avant l’Académie, Rabelais, Ronsard et Rutebeuf ? Ce roulement ne vous vient donc pas du Liban, il vous en revient. Mes ancêtres ne l’ont pas inventé, ils l’ont seulement conservé, pour l’avoir entendu de la bouche de vos ancêtres, et quelquefois aussi sur la langue de vos prédécesseurs. Qui furent nombreux à nous rendre visite - Volney, Lamartine ou Barrès ; nombreux à consacrer des livres à nos châtelaines, à nos belles étendues sous les cèdres. Permettez-moi de m’arrêter un instant sur l’un de ces Libanais de cœur : Ernest Renan. Renan qui écrivit sa Vie de Jésus au pied du mont Liban, en six semaines, d’une traite. Renan qui, dans une lettre, avait souhaité qu’on l’enterrât là-bas, près de Byblos, dans le caveau où repose Henriette, sa sœur bien-aimée. Renan qui fut élu en 1878 au 29e fauteuil, fauteuil qui allait être, cent ans plus tard, celui de Lévi-Strauss.
Souvent l’on associe le rayonnement de la langue française à l’empire colonial. Pour le Liban, ce ne fut pas le cas. Si la France a bien été puissance mandataire au nom de la Société des Nations, ce ne fut qu’une brève parenthèse, de 1918 à 1943, tout juste vingt-cinq ans. Ce n’est pas beaucoup, dans une idylle plusieurs fois centenaire. L’histoire d’amour entre ma terre natale et ma terre adoptive ne doit pas grand-chose à la conquête militaire ni à la S.D.N. Elle doit beaucoup, en revanche, à la diplomatie habile de François 1er.
Ce fut lui qui obtint du sultan ottoman le droit de s’intéresser au destin des populations levantines. Afin de protéger les chrétiens d’Orient ? Telle était la version officielle. La vérité, c’est que le roi de France, en conflit avec les Habsbourg qui dominaient l’essentiel de l’Europe et encerclaient son royaume, cherchait à desserrer l’étau, coûte que coûte. Il s’était donc résolu à conclure une alliance avec le monarque ottoman, considéré pourtant comme l’ennemi traditionnel de la chrétienté. On parle souvent du siège de Vienne par Soliman le Magnifique en 1529. On ne dit pas toujours que François Ier l’avait incité à l’entreprendre, pour mettre en difficulté la maison d’Autriche. Pendant ce temps, le pape adressait au roi de France missive sur missive, l’exhortant à conduire une croisade contre les infidèles, et lui demandant des explications sur ces ambassades successives qu’il dépêchait à Constantinople. Et le roi catholique de répondre que s’il prenait langue avec la Sublime Porte, c’était uniquement parce qu’il avait à cœur le sort des chrétiens d’Orient. Et d’exhiber, à l’appui de ses dires, les « capitulations » signées par le sultan.
Bel alibi ! Mais c’est un peu grâce à cet alibi que nous sommes rassemblés aujourd’hui en ce lieu prestigieux. Par la vertu d’un traité ambigu est née une amitié durable. Elle a eu, au cours des siècles, des ramifications économiques, diplomatiques, administratives et militaires, mais elle a surtout été culturelle. Ce sont les écoles qui ont tissé les liens. Et c’est la langue qui les a maintenus depuis un demi-millénaire. Je ne ferai pas au grand roi l’affront de supposer que cet aspect des choses lui importait peu. Ai-je besoin de rappeler que ce fut le même François Ier qui établit, par l’ordonnance de Villers-Cotterêts, la primauté de la langue française dans son royaume, ouvrant ainsi la voie à la fondation, par le cardinal de Richelieu, de votre Compagnie ?
Notre histoire d’amour se poursuit donc depuis le seizième siècle… En vérité, ses origines remontent bien plus loin encore. Jacqueline de Romilly froncerait les sourcils si j’omettais de dire que les choses ont commencé avec la Grèce antique ; quand Zeus, déguisé en taureau, s’en fut enlever sur la côte phénicienne, quelque part entre Sidon et Tyr, la princesse Europe, qui allait donner son nom au continent où nous sommes. Le mythe dit aussi que le frère d’Europe, Cadmus, partit à sa recherche, apportant avec lui l’alphabet phénicien, qui devait engendrer l’alphabet grec, de même que les alphabets latin, cyrillique, arabe, hébreu, syriaque et tant d’autres.

       En réplique, le benjamin de l’Académie, Jean-Christophe Rufin a clos son discours de réception de Maalouf par ce conseil : Sachez que, dans la nouvelle famille qui vous reçoit aujourd’hui, nous tenons à vous. Nous vous accueillons tout entier et sans réserve, multiple comme vous l’êtes. Et nous vous disons, avec une affection dont vous serez étonné de découvrir la profondeur : Prenez place parmi nous. Entrez ici avec « vos noms, vos langues, vos croyances, vos fureurs, vos égarements, votre encre, votre sang, votre exil ». Devenez dès cet instant l’un des nôtres, mais surtout,

Monsieur,

restez vous-même.

 

       L’intégralité des discours prononcés ce jeudi 14 juin est disponible sur le site de l’Académie www.academie-francaise.fr

19:41 Écrit par Pierre André dans Actualité, Culture, francophonie, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

vendredi, 06 avril 2012

Mali, un pays en danger.

       Au rang des dégâts collatéraux de l'intervention occidentale dans le conflit lybien, il en est un que les analystes ont oublié tant ils étaient heureux d'avoir mis fin au règne de 42 ans de Khadafi. Un règne qui a vu notamment ce dictateur planter sa tente en plein Paris avec l'assentiment du Président Sarkozy. Le dégât collatéral le plus important se déroule au Mali - il a commencé dès l'été 2011 et est est entré dans l'actualité en ce printemps 2012. Sous l'impulsion notamment de Mahamoudou Coulibaly, un ingénieur civil informaticien diplômé de l'Université de Liège et détenteur d'un Master en science de gestion de l'ULG-HEC, la cinquantaine de Maliens vivant en Belgique lance un appel avant qu'il ne soit trop tard.


Appel du Collectif des Maliens de Belgique

Depuis trois mois des  groupes islamiques armés (les salafistes, les djihadistes, l’Aqmi) en quête de territoire ont agressé la république du Mali (Etat indépendant, démocratique et laïc).Pour se donner une respectabilité internationale, ces agresseurs utilisent la cause touareg qui était déjà prise charge par l’Etat malien.

La prise du pouvoir par les militaires le  22 mars 2012 conjuguée avec les défections de certains éléments de l’armée régulière ont  accéléré   l’avancée des agresseurs.

Le silence « assourdissant » et incompréhensible, de nombre de pays sur la condamnation ferme de ces agressions qui continuent, consterne tout le peuple malien.

Un peuple aux cultures millénaires,  accueillant et ouvert qui a toujours été par ailleurs épris de paix et de justice. Sans la paix, il ne peut y avoir de développement.

Nous pensons que l’heure n’est pas aux sanctions économiques et politiques du Mali. L’heure est à la reconquête de l’intégrité territoriale de notre pays qui,  il y a quelques mois était cité comme modèle de démocratie dans la sous région.

Nous, ressortissants maliens et résidants en Belgique, constatons quotidiennement dans la presse qu’une place importante est consacrée aux représentants des agresseurs en occultant leur crime odieux.

A ce jour, le grand oublié est le peuple malien, ce peuple qui depuis les premiers jours de son indépendance a inscrit dans sa constitution son attachement à l’unité africaine et a choisi comme devise : un peuple, un but, une foi.

D’énormes efforts ont été consentis  avec l’aide des partenaires techniques  et financiers dans le développement du nord du mali depuis l’avènement de la démocratie. Force est de constater que des erreurs de gouvernance, les mauvais accords successifs de paix signés entre le gouvernement malien  et les rebelles du nord n’ont fait qu’aggraver le mal être au sein de l’armée nationale.

Les conséquences de l’embargo total décrété le 29 mars 2012 par la CEDEAO ne feront qu’aggraver la souffrance et la douleur de la population malienne qui vit dans un pays enclavé où la sécheresse pointe déjà à l’horizon avec son cortège de famine, de maladies etc.

Nous maliens de Belgique réunis au sein du collectif adressons un appel solennel aux représentants des peuples frères et amis du peuple malien, pour éviter tout risque de déstabilisation de la sous région, demandons à travers la présidence de l’union européenne :

  • Une condamnation ferme et sans équivoque de l’agression et de l’acte de barbarie perpétrés  par les agresseurs (Exécution sommaire, éventrement et émasculation de 70 militaires maliens le 17 janvier 2012),
  • Une aide à la capture des responsables de ces actes barbares et leur traduction devant le tribunal pénal international ( TPI),
  • Un soutien au Mali dans son effort de stabilisation et de sécurisation du septentrion,
  • Une interdiction de tout soutien financier, diplomatique aux agresseurs qui commencent déjà à instaurer la charia dans le Nord Mali,
  • La  levée de l’embargo financier, économique et diplomatique décrété par la CEDEAO.

22:38 Écrit par Pierre André dans Actualité, francophonie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg