vendredi, 09 janvier 2015

... tout arrive !

        Au siècle dernier, début des années quatre-vingt,  il s’est raconté : Au rythme où la folie se répand, en 2014, le monde entier sera atteint. Mais y a pas de quoi s’affoler, personne ne s’en rendra compte car chacun sera fou. L’année 2014 écoulée, il est permis, en 2015, de constater  la réalité de ce propos !

ensor.jpg

21:53 Écrit par Pierre André dans Actualité, Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

lundi, 20 décembre 2010

Les mosquées en Algérie.

     Se plaçant derrière les mosquées de la Mecque et de Médine, Alger ambitionne de construire la troisième plus grande mosquée du monde. Les cinq piliers de l’Islam - la chahada, la zakat, la prière, le jeûne et le pèlerinage – sont symbolisés par cinq branches s’élançant vers le ciel. La mosquée, construite au quartier Mohammadia dans la banlieue est de la capitale dans la baie d’Alger, face à la mer, comporte un minaret d’une hauteur de 215 mètres accessible par un ascenseur qui met la salle de prières à une minute du sommet. Cette mosquée et son esplanade peuvent accueillir jusqu’à 120.000 fidèles.

     Ce projet initié par le président Abdelaziz Bouteflika a pris du retard. Initialement, l’inauguration est prévue en 2009. Conscient que l’Algérie manquait d’une grande mosquée emblématique de la période d’après l’indépendance. Cette réalisation sera à la hauteur des ambitions du peuple algérien. Son emplacement est symbolique. Alger et sa baie ont été les témoins de la résistance à travers les siècles du peuple algérien face  aux envahisseurs venus de la mer, le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Bouabdallah Ghlamallah ( www.marwakf-dz.org ) a annoncé, fin octobre, que le nom de l'entreprise chargée de ce projet religieux sera bientôt connu. Effectivement, fin novembre, il a été procédé à l’ouverture des plis contenant les offres de 27 entreprises. 15 dossiers ont été retenus en provenance de 13 pays. Chinois et égyptiens sont les plus nombreux à avoir répondu à cet appel d’offre. Maintenant, il  appartient à l’Agence algérienne de réalisation et de gestion du projet de la Grande mosquée d’Alger d’opérer une nouvelle présélection avant  d’évaluer les offres techniques et financières. L’estimation de la construction  est de 1 milliard d’euros.

     Outre ce projet ambitieux, l’Algérie compte actuellement près de 15.000 mosquées dont la mosquée Emir Abdelkader de Constantine capable d’accueillir 10.000 fidèles. Sont en préparation, 3.400 autres dont une à Oran qui accueillera jusqu'à 60.000 fidèles. Toutefois, les travaux de cette mosquée Ibn Badis sont loin d’être achevées. Par ailleurs, le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Bouabdallah Ghlamallah a indiqué que 13 milliards de Dinars algériens (plus de 13 millions d’euros) sont dégagés afin de restaurer toutes les anciennes mosquées.

     Malgré tous ces lieux de culte, en juillet 2010, le ministre Bouabdallah Ghlamallah a dénoncé les attroupements qui se produisent le vendredi à l’heure des prières aux abords des mosquées. Seul l'intérieur des mosquées est fait pour les prières et si celui-ci est rempli de pratiquants, les autres fidèles n'ont qu'à prier chez eux et non pas dehors a déclaré le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs lors d’un point de presse à à Dar El Imam de Mohammadia. Le journal algérien Le Temps en rend compte sous le titre Interdiction formelle de la prière dans les endroits publics

 ( www.letempsdz.com/content/view/41852/1/  ).

     D’autres journaux qui ont assisté au même point de presse marquant  la clôture des deux journées d'étude auxquelles participent 140 imams  et morchidate nouvellement diplômés, préfèrent ignorer cette interdiction d’attroupement et mettent l’accent sur les propos ministériels sur le rôle des imans. L'imam doit  être conscient de la place qu'il occupe dans la société (…) proche de la culture de sa société (…) il n'est certes pas un historien mais doit se  référer, de temps à autre et lors de la célébration des dates nationales, aux  évènements nationaux et aux personnalités ayant marqué l'histoire du pays (…) il  incombe à l’iman d'unifier les rangs, de propager les valeurs d'amour, de ne pas imposer aux fidèles des modèles étrangers mais d’œuvrer à consolider  leur culture propre (…) l'hymne national "Qassaman" est un rappel du million et demi de martyrs et de tous les martyrs tombés au champs d'honneur pour ce pays depuis 1830.

 

19:51 Écrit par Pierre André dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

vendredi, 23 avril 2010

D'un Liège effervescent à un Liège pétillant ?

        En inaugurant le 31 mai 2005 la salle académique de l'Ulg rénovée, le Recteur Willy Legros s'est félicité d'avoir lancé ce chantier. Désormais, chaque siège est pourvu d'accoudoir. Fini la belle époque des banquettes rouges qui ont servi de lit lors de l'occupation par la contestation étudiante en hiver 68-69.

        Lieu symbolique par excellence, la salle académique a servi, début de semaine, de cadre à la présentation de l'ouvrage collectif Le tournant des années 70 - Liège en effervescence , coordonné par Nancy Delhalle, Jacques Dubois et Jean-Marie Klinkenberg.

        Parmi le public, nombre d'anciens occupants se remémorant avoir déposé quasi religieusement des pavés devant la porte du recteur Marcel Dubuisson dans l'ignorance que celui-ci est à même de quitter les lieux par une porte dérobée. A croire que les étudiants d'où qu'ils soient ont des rapports difficiles avec les pavés. Nous avons  souvenir du soir du 10 mai 1968.  À l'angle de la rue Racine et du boulevard Saint-Michel, juché sur une barricade, Daniel Cohn-Bendit harangue les étudiants leur conseillant d'en ériger d'autres tout en veillant à ne pas s'enfermer entre deux barricades.

        Le livre ne se veut pas nostalgique. Que du contraire. Sa sortie coïncide avec de bonnes nouvelles relative à la RTBFbe et à RTC révélées cette même soirée

        À l'automne prochain, la nouvelle troisième chaîne RTBFbe retrouve une émission culte du temps de l'effervescence, Vidéographie. Le nom évolue en Vidéographie 21be.

        À l'automne prochain, doté d'un troisième car de captation, RTC ouvre - sauf blocages politiques ou financiers - un deuxième canal RTC21be axé sur la vie culturelle liégeoise. Du pétillement en perspective.

        Le 21 dans les dénominations indique la volonté ferme de s'inscrire dans le siècle d'aujourd'hui. Un peu à l'image du 28 de ce blog qui peut paraître désireux de s'inscrire dans le vingt-huitième siècle en caressant l'espoir que ce dernier soit pour le troisième millénaire ce que le dix-huitième a été pour le deuxième millénaire, le Siècle des Lumières !

        Le be est un rappel des domaines évoquant le Net. Le be a été préféré au eu digne d'une ville se présentant comme la vitrine des capitales européennes de la culture. Pourquoi ? Mystère. Faut-il y voir l'expression d'un nationalisme petit-bourgeois selon un langage très tendance en Mai 68 ?

 

10:06 Écrit par Pierre André dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mercredi, 21 avril 2010

Quand entendra-t-on aux Guillemins ; "Un billet aller-retour pour Pékin, côté fenêtre, svp" ?

        Les pertes économiques colossales et les perturbations chaotiques dans la vie de centaines de milliers de personnes provoquées par l'éruption du petit volcan islandais Eyjafjallajokull remettent dans l'actualité l'article d'un Liégeois paru dans le bulletin n°405, Janvier-Février 2007 de Science et Culture.

        Au risque d'apparaître  une fois de plus comme un utopiste, voire un farfelu aux yeux de certains journalistes,  Jean Englebert, professeur émérite de l'Université de Liège propose de réaliser un Paris-Pékin en Maglev. Tout comme Bernie Ecclestone dont la devise est Go East, Jean Englebert considère que les pays asiatiques sont en plein développement. Ceux-ci et l'Europe ont tout intérêt à ce nouveau moyen de transport intercontinental.

        Assuré par Maglev un train à lévitation magnétique que les Japonais mettent actuellement au point près d'Otsuki, doit atteindre les 500 km-heure. Soit nettement plus que les Shinkansen circulant au Japon et dont le Vietnam va se doter entre Hanoi et Hô-Chi-Minh-Ville. Jean Englebert a eu l'occasion de voir le prototype du Maglev qui s'inscrit dans la lignée d'un système inventé par l'Allemand Herman-Kemper en 1922 !

        La liaison Paris-Pékin  - près de 10.500 km - via Bruxelles, Berlin, Moscou, Sverdlovsk, Novosibirsk, Yrkutsk, Ulab-Batot dure  21 heures soit 6 de plus que l'avion. C'est écologique car  les réseaux aériens grands consommateurs de kérosène sont grands producteurs de CO2 . C'est concurrentiel alors qu'avec ses 9 jours le Transsibérien ne l'est pas. En effet, le Maglev offre  du confort, du plaisir de vivre les paysages, de la liberté de mouvement, des possibilités de travail, de la sécurité.... !

        Quel est le coût de l'infrastructure ? Jean Englebert répond  je sais que le coût de la construction d'une telle ligne serait très élevé, probablement du même ordre de grandeur que celui du transsibérien à l'époque de sa construction.

 

09:35 Écrit par Pierre André dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

dimanche, 18 avril 2010

Invitée d'honneur du FIFPL, la France joue les prolongations.

        Depuis la création du Festival international du Film policier de Liège (FIFPL), Didier Reynders en est le Président d'honneur. Normal.  Le Ministre des Finances  n'est-il pas à la tête d'une administration dont la tâche est de veiller à ce que les impôts, les droits et les taxes soient récoltés de manière correcte et équitable ? Tâche nécessitant de traquer, sans défaillance, le crime de fraude fiscale. Un crime susceptible d'être commis par des millions de contribuables de ce pays !

        Une conférence de presse-bilan de 4ème FIFPL s'est tenue ce dimanche midi dans la salle du Conseil communal à la Violette. L'Échevin de la Culture Jean-Pierre Hupkens a reçu au nom de la Ville Jury, journalistes et festivaliers. Sur les bancs du Collège ont pris place les membres du Jury. Son président Guy Marchand occupe le fauteuil du maïeur, l'humoriste Laurent Gerra la place habituelle de l'échevin de la Culture. Un des organisateurs du FIPPL, le conseiller communal MR, Gilles Forêt siège également sur les bancs du Collège. Anticipation ou pulsion irrésistible ? Les festivaliers se sont égaillés dans les travées du Conseil. Le critique cinématographique Pierre Germay - notaire de son état - est  assis au banc de Didier Reynders.

        Il ressort de cette conférence de presse-bilan que le 4ème Festival FIFPL a été une réussite fabuleuse. En outre, le Jury est tombé sous le charme de Liège. À présent, il est temps de penser au 5ème Festival. Après la France, invitée d'honneur 2010, les organisateurs hésitent entre deux pays. Suspense donc... En 2011, un nouveau sponsor tel Rolex, Breitling ou Rodania est le bienvenu. Histoire de respecter mieux les horaires. Prévue à midi, la conférence de presse-bilan a commencé à une heure moins quart !

        Toutefois, le 4ème FIFPL se prolonge durant un mois au Consulat général de France. A l'initiative de Zair Kedadouche, Consul Général de France, une exposition de Portraits-robots de stars de polars, portraits-robots dus au talent de Tibet.  Parmi la quarantaine d'œuvres présentées- cela va d'Eddie Constantine, Jean-Paul Belmondo, Jean Gabin à Charles Bronson, Kirk Douglas,  Burt Lancaster et bien d'autres - se trouve la caricature de Georges Simenon.

        Merveilleuse caricature. Cependant, se retrouver parmi les stars du polar ne doit guère enthousiasmer notre concitoyen  En effet, Georges Simenon a toujours exécré le terme polar lui préférant celui de policier !

         Parce qu'il adore ça, le dessinateur de BD Tibet s'est lancé dans la caricature de célébrités aimées ou admirées. Il en est résulté ce qu'il a appelé sa tibetière. Quelques quatre cents croquis aimablement ironiques. Troisième groupe français d'édition, Média-Participation  va faire paraître une sélection de ces caricatures. Sous le titre La Tibetière, les éditions du Lombard dépendantes de Média-Participations vont publier un album fin de cette année. 

        Visible sur  rendez-vous pris au 04.230.58.30, l'exposition au Consulat Général de France constitue une avant-première de cet album et permet de voir les planches originales de ce maître Tibet, né à Marseille et ayant fait brillante carrière chez nous.

 

19:55 Écrit par Pierre André dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mardi, 13 avril 2010

Le droit à la parole des lecteurs ...

        Aujourd'hui, il est de bon ton tant sur les sites des journaux que sur les blogs dont « Liège 28 » d'ouvrir la porte aux commentaires des lecteurs. De la sorte, l'information se partage et n'est plus considérée comme un monopole.

        Cependant, afin d'éviter des abus, journaux et blogs ont opté pour la modération des commentaires qui sont plus ou moins nombreux. Il est des articles dont la nature et l'importance sociétale en suscite beaucoup.

        Notre confrère La Libre.be a résolu le problème d'une manière originale. En dessous d'articles susceptibles de provoquer abondance de réactions telle la pédophilie ecclésiastique,  La Libre.be insère cet avis : Cet article génère un nombre très important de commentaires qui doivent être tous revus en raison du sujet abordé. Il ne nous est matériellement pas possible d'assumer cette charge additionnelle. En conséquence, cet article ne sera pas ouvert aux commentaires. Veuillez nous en excuser. Merci de votre compréhension. La modération.

        En d'autres termes, le lecteur a certes la parole - cause toujours, tu m'intéresses - mais uniquement sur les articles de moindre importance !

 

08:55 Écrit par Pierre André dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

samedi, 03 avril 2010

Un stade digne du RFCL à l'Espace Tivoli ?

        Il y a une pierre, une très grosse pierre dans le soulier de Willy Demeyer. Mieux qu'une pierre, c'est une stéle érigée à la mémoire d'Oscar Flesch, promoteur en 1920 du Stade-Vélodrome de Rocourt. Ce stade a abrité le Royal Football Club Liégeois jusqu'en 1994.

        La stèle a été transférée, il y a quelques années à Alleur, face au Vélodrome.  C'est à cet endroit qu'un nouveau stade aurait du voir le jour en 2007. Papa Daerden l'a promis-juré, si je mens, je vais en enfer.

        Aujourd'hui, la stèle se trouve, couchée sur le trottoir, entre la Violette et le Perron. Envisage-t-on de la laisser là le temps de construire un stade sur l'Espace Tivoli ? La première pierre est proche du chantier ...

 

18:37 Écrit par Pierre André dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

lundi, 29 mars 2010

Heurs et malheurs de la presse.

        Un tableau tiré de Journalistes organe de l'Association des Journalistes Professionnels (AJP) donne une idée claire de la crise que traverse la presse francophone de notre pays. Dressé à partir de chiffres du Centre d'informations sur les médias (CIM), ce tableau montre notamment, qu'entre 2000 et 2009, l'Écho est passé de 28.131 exemplaires à 17.002 (- 38,50 %¨), Le Soir de 122.533 à 85.282 (-30.40%).

        Quant à la RTBF.be, elle n'hésite pas à afficher, sur les Decaux, le visage des ses quatre journalistes  mousquetaires de  Matin-Première en alternance avec une pub proclamant se lever tôt est un délice !

        Par ailleurs, les malheurs futurs de la presse se trament dans l'Illinois, à Evanston. Dans cette localité, des chercheurs américains créent, dans le secret de leurs laboratoires, des techniques journalistiques révolutionnaires. Articles ou journaux télévisés sont conçus par des ordinateurs nous dit l'envoyé spécial du Temps,  notre confrère suisse Yves Eudes.

        Dans son article publié ce matin Le Temps www.letemps.ch Yves Eudes nous révèle tout sur Stats Monkey.  Ce programme d'intelligence artificielle vous rédige n'importe quel article très rapidement. Le tout en deux secondes chrono, qui dit mieux? Le rêve de tout chef de service: un journaliste rapide, pas cher, sans états d'âme.

        Déjà, celui qui s'est vanté d'être World's Greatest Newspaper, le Chicago Tribune s'intéresse de près au développement de Stats Monkey. L'attitude des dirigeants de ce journal nous fait croire qu'ils n'ont pas lu Lénine !

 

18:41 Écrit par Pierre André dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

jeudi, 25 mars 2010

Quand les Richelieu investissent le Palais provincial

        Le 8 juillet 1985, en nous appelant  « mon cher confrère », Georges Simenon nous a écrit : « beaucoup d'écrivains ont débuté par des contes et des nouvelles. Je vous signale cependant, ayant passé par cette école, que la nouvelle est un des genres littéraires les plus difficiles sinon le plus difficile ».

        En juillet 85, il n'y a encore point de Richelieu Georges Simenon et moins encore, il n'est question d'un concours de nouvelles. La situation est toute différente en mars 2010. Le Richelieu Georges Simenon en est à la septième édition de son concours de nouvelles. À Liège où quantité de générations ont répété Chez Colson, tout est bon , cette phrase s'est encore avérée lors de la proclamation des résultats au Palais provincial, le jour du quarantième anniversaire de la Francophonie. La lauréate est  Maryse Colson de Fexhe-le-Haut-Clocher.

        Présentée par son collègue Philippe Jacquemin, la Personnalité Richelieu de l'année Edmond Blattchen dans ses remerciements d'une haute spiritualité a choisi, à l'instar de ses invités de Noms de dieux, l'objet auquel il attache le plus de sens ; le brassard de Résistant de son papa Edmond. La Personnalité Richelieu de l'année a aussi évoqué la mémoire de sa maman dont le cabas a été fouillé par les soldats allemands sans y découvrir la presse clandestine dissimulée en double fond.

 

07:45 Écrit par Pierre André dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

samedi, 20 mars 2010

Qui cherche, trouve.

        Une rumeur - à ne pas confondre avec une information - assure que la Ville de Liège recherche des archélogues. Leur mission : retrouver trace des passages pour piétons !

 

 

19:16 Écrit par Pierre André dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

vendredi, 19 mars 2010

AVIS DE RECHERCHE DE VOUS QUI AVEZ ETE MEMBRE DE LA JEUNE CHAMBRE ECONOMIQUE DE LIEGE.

        L'idée de regrouper les jeunes en dessous de la quarantaine, entrepreneurs et leaders remonte à près de 100 ans. Elle émane de l'Américain  Henri Gissenbier. Il l'a eue en 1915. Mais la métamorphose en Junior Chamber International (JCI) date de fin 1944.

        Quelques cinq ans plus tard, à Liège, une Jeune Chambre Économique se constitue. Ses membres s'appellent jaycee et se tutoient. Le premier président du club liégeois  a été Jean Drossart.  Trente deux personnes peuvent se prévaloir du titre d'ancien(ne)s  président(e)s  de la  JCI de Liège. La première présidente s'appelle Véronique Hustin à fin du XXème siècle, de 97 à 99, la deuxième Carine Jobé est à cheval sur deux siècles, de 2000 à 2002. À peine 6 % !  Les études les plus récentes démontrent pourtant la pertinence et l'intérêt de la présence des femmes au sein  des institutions. La présidence est actuellement assumée par Christophe Van den Broeck.

        Pour l'anecdote, la JCI de Liège a été fondée cinq ans avant celle de Paris due à l'initiative d'Yvon Chotard. Celui-ci a notamment présidé le Conseil d'administration de l'Organisation Internationale du Travail (OIT) au temps où Michel Hansenne, ancien jaycee de Liège, est, depuis 1989, Directeur général du Bureau International du Travail, organe permanent de l'OIT.

        Pour marquer les soixante ans bien sonnés de son existence, la JCI de Liège a décider de réunir toutes celles et tous ceux  qui en ont été membres. Il y des nonagénaires, des octogénaires tel Jean Englebert. La JCI est en train de chercher à remettre une adresse sur chaque ancien jaycee afin de l'inviter le  samedi 15 mai 2010, au Manège de la Caserne Fonck. Avis de recherche est donc lancé sous forme de courriel à info@jciliege.be .

        Au cours de la soirée, les anciens vont faire connaissance de jeunes venus spécialement de Washington, Lausanne, Heidelberg, Bergse-Maas, Macon, Montpellier, Odense, Viljandi et de Liège.

        Une occasion unique de se remémorer comment les Liégeois se sont soulevés contre les projets pharaoniques de l'échevin Jean Lejeune. Cela s'est passé en novembre 1964, Léo Wéry est président. La JCE, selon la terminologie de l'époque, a invité des conférenciers tels Rotival, professeur à Yale, Le Ricolais, professeur à Philadelphie, Secrétain, maire d'Orléans, Moles, professeur à Strasbourg, Claudius-Petit, ministre de la reconstruction en France de1948 à 1953. Le futur professeur d'université - il l'est devenu en 1966 -, Jean Englebert y présente un plan global de développement pour Liège, métropole régionale. Ce plan mieux connu à l'étranger que chez nous, demeure d'actualité. Les travaux du colloque ont fait l'objet d'un livre aux éditions Desoer, « Demain, nos villes ».

        La soirée du 15 mai 2010 est aussi l'occasion  de savoir qu'en « mars 1969, la contestation connaitra un moment capital avec la publication d'un document remarquablement argumenté : le Mémorandum sur le plan particulier d'aménagement de la place Saint-Lambert et de ses abords » (1).

        Si Michel Hansenne a tenu la plume, ce mémorandum est l'œuvre d'une réflexion collective de la JCE que préside Jacques Hansenne.  

        Dans l'introduction de ces 24 pages mémorables, on peut lire : « un plan d'aménagement est sous-tendu par une certaine idée que l'on se fait de la ville ; il est guidé par une volonté de modeler le visage de la ville de telle ou telle manière. En fin de compte, suivant les choix effectués, les habitants seront conduits à y vivre de telle ou telle manière. Bien loin d'être simplement technique, le choix est POLITIQUE, au sens le plus élevé du terme ; il décide de la ville que l'on veut avoir et - partant - du type de civilisation que l'on veut promouvoir. Conditionnant la vie de tous, le choix doit être l'œuvre de tous ».

 

(1) « Le tournant des années 1970 - Liège en effervescence » - page 222.

 

20:28 Écrit par Pierre André dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

dimanche, 14 mars 2010

La différence d'avec les autres journaux !

        Pour son centenaire, le journal « Le Devoir » ( cfr « Liège 28 » 11/01/2010) n'en finit pas de susciter émissions populaires et colloques universitaires sans oublier les messages de lecteurs fidèles depuis tant d'années. Bref, l'enthousiasme total.

        La rédactrice en chef du « Devoir »  Josée Boileau est apparemment plus nuancée. « Comment peut-on être un modèle quand on prétend être national, qu'on a le tirage d'un journal local et le prestige d'un journal international? »  s'empressant d'ajouter « On n'est peut-être pas un modèle, mais on a une âme...»

 

 

17:48 Écrit par Pierre André dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

jeudi, 11 mars 2010

De l'Exposition universelle de Shanghai ouverte le 1er mai.

        Le Hasseltois Justin Onclin est ravi. La première pièce que les millions de visiteurs vont découvrir à l'entrée du pavillon belge à l'exposition universelle de Shanghai est une fusée de deux mètres cinquante de haut en cristal du Val-Saint-Lambert, entreprise dont il est le nouveau patron.

        Œuvre du désigner Delvaux, cette fusée vise à mettre en valeur l'astronaute belge Frank De Winne, digne successeur de Dirk Frimout, et toute l'industrie spatiale belge.

        En revanche, la députée communautaire Françoise Bertieaux voit devenir réalité ce qu'elle a appréhendé en janvier 2010 lors d'une interpellation au Ministre-Président Rudy Demotte. « Le Théâtre Royal de la Monnaie, institution bicommunautaire et figure emblématique de notre pays, voulait reproduire, sur l'esplanade devant le pavillon belge, le temple chinois qui avait servi de décor à l'opéra donné à la rentrée.(...) Une partie de l'opéra devait y être retransmise.(... ) Cette possibilité pourtant bien engagée a été refusée car il fallait garder une place, sur l'esplanade, pour présenter les frites, la bière et les gaufres belges. Pourquoi pas ? Mais il s'agit d'une exposition universelle et non d'une kermesse ! Il faut parfois trouver la bonne mesure ».

        Dans sa réponse très détaillée - « Je remercie le ministre-président (...) Il nous a donné une image précise de cette activité et de son organisation » - Rudy Demotte a notamment déclaré : « Il convient également de noter que trois provinces wallonnes ont décidé de participer à l'exposition de Shanghai : le Luxembourg et le Brabant wallon (en collaboration avec sa Chambre de commerce) et Liège ».

        Fort de cette phrase, nous avons demandé à plusieurs responsables provinciaux le point sur la présence liégeoise à Shanghai. Tous ont gardé de Conrart le silence prudent. L'un cependant nous a transmis une note du 11 mai 2009 qui donne un accord de principe « sur une présence de la Province de Liège à cette Exposition Universelle, avec une mission complémentaire et conjointe en Province du Fujian ». Province à laquelle nous sommes jumelés à l'initiative d'André Krupa, député permanent au vingtième siècle. À une cinquantaine de jours de l'inauguration de l'Expo, nous avons appris « les modalités pratiques de la participation de la Province de Liège à l'expo sont encore en cours d'élaboration ». Chi va piano, va sano !

        Une Province de l'Eurégio a pris quelque avance. Alors que Wallonie-Bruxelles - en ce compris la Province de Liège - va être mise en vitrine du 21 au 25 juin, la Province du Limbourg, du 14 au 21 mai, avec son gouverneur en tête, Herman Reynders va utiliser le pavillon belge pour présenter tous ses atouts et son potentiel d'investissements notamment cinq cents hectares de terrain  industriel à développer. Près de cent mille euros sont prévus pour l'organisation de la semaine limbourgeoise.

 

16:41 Écrit par Pierre André dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

lundi, 08 mars 2010

Combien pour ce chien dans la vitrine ?

        L'appellation « Cité ardente » qui, depuis plus d'un siècle, désigne Liège est-elle en voie d'être supplantée par l'appellation « Vitrine des Capitales européennes de la Culture » ?

        C'est en effet, dans le cadre de cette nouvelle appellation que se présente désormais « Vidéographie 21, Festival des Images expérimentales et numériques ». Prévu les 24, 25, 26 mars, « Vidéographies 21 » donne l'occasion de voir des œuvres de Bige Őrer, (Istanbul 2010), le 24 et de Trans Kino Electro (Mons 2015), le 26. Entre les deux dates, le 25, s'est glissé Montréal qui n'a néanmoins la moindre vocation à devenir Capitale européenne de Culture.   

        Pourquoi Montréal? C'est là que réside maintenant le Liégeois Jean Detheux dont les œuvres sont présentes. Jean Detheux a longtemps habité la petite bourgade Mc Donald'Corners (Canada).

        Les 18.446 Liégeoises et Liégeois qui ont participé le 22 février 2009 à la consultation visant à savoir si la Ville de Liège serait candidate au titre en 2015, savent gré au malicieux qui a créé « Vitrine des Capitales européennes de la Culture ». Illustration parfaite du proverbe « Faute de grives, on mange des merles » !   

 

11:25 Écrit par Pierre André dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

vendredi, 05 mars 2010

De Fléron, "Capitale où la femme règne" à Liège "Vitrine des Capitales européennes de la Culture".

        Le Conseil communal de Fléron dont la bourgmestre est la députée fédérale Linda Musin présente comme particularité d'être (quasi) exemplaire au niveau de la parité. Il compte onze femmes sur un Conseil de vingt-cinq personnes.

        Au Collège, les femmes l'emportent haut la main. Un seul homme - Marc Cappa - affronte cinq femmes - Linda Musin, Colette Balsacq, Daniela Milan, Betty Dumont et Geneviève Wingler. Pour l'anecdote, la moitié du Collège habite rue Lapierre.

        Si la fléronnisation s'étend aux quatre-vingt-quatre communes de la province, il est permis de s'attendre un jour ou l'autre, à voir éclore une Journée provinciale de l'homme tout comme le 8 mars, est la Journée internationale des droits de la femme. Officialisée par les Nations-Unies en 1977, la Journée internationale des droits de la femme célèbre cette année, le centenaire de sa fondation à Copenhague.

        Un centenaire qui se prolonge d'un jour à Liège. En effet, à l'initiative de la Ville de Liège, de son Université et du Groupe de Redéploiement Économique pour le Pays de Liège (GRE), en la salle du TURLg, quai Roosevelt 1B, une rencontre est prévue, le 9 à 14h. avec Mme Hulya Ugur Tanriover, professeure à l'Université de Galatasaray sur le thème « Être femme en Turquie... ».

        Le carton d'invitation vaut d'être conservé. Liège se présente comme la « Vitrine des Capitales européennes de la Culture » !

 

16:24 Écrit par Pierre André dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

jeudi, 04 mars 2010

Espérée au 18ème siècle par la Principauté de Liège, Florence Aubenas est l'invitée de "Noms de dieux" le 9 mars 2010 !

        Durant 157 jours, la journaliste Florence Aubenas n'a pas écrit une ligne. « Un simple accident de travail » a-t'elle confié à ses confrères avides de connaître les détails de sa séquestration en Irak, subie, du 5 janvier au 11 juin 2005, en compagnie de son guide irakien Hussein Hannon Al-Saadi.

        A cette époque, elle travaille pour le journal Libération. En désaccord avec ce qui se passe à Libération suite à l'arrivée d'Edouard de Rothschild dans le capital du journal, elle a choisi de partir pour Le Nouvel Observateur.  

        Personnalité hors du commun, simple et souriante, mais aussi une grande conscience morale et professionnelle, Florence Aubenas est l'invitée de « Noms de dieux » d'Edmond Blattchen. Diffussion sur la Deux de la RTBFbe, le mardi 9 mars, vers 22h50. Innovation, dès le lendemain midi, l'émission peut être (re)vue, durant une semaine, uniquement en Belgique, grâce au « catch up » sur www.ladeux.be/revoir .

        Nous avons eu le privilège d'assister à l'enregistrement de « Noms de dieux ». À un moment, Florence Aubenas et Edmond Blattchen évoquent, avec humour, l'émission diffusée par la RTBF, en décembre 2006, « Bye Bye Belgium ». Et Florence Aubenas d'enchaîner : « Vous devriez faire maintenant « le rattachement de la France à la Principauté de Liège » ! (rires). Quelque peu surpris, Edmond Blattchen demande ; « Vous seriez partante pour être rattachée à la Principauté de Liège ??? ». Cri du cœur de Florence Aubenas ; «  Complètement ! Ah, là, c'est mon souhait ! (Rires) Vivement que la France soit englobée dans la Principauté de Liège ! ». Timide objection de Blattchen ; «  Mais, nous sommes déjà très surpeuplés ... » et Florence Aubenas de répliquer ;  « C'est vrai, mais on resterait chez nous, on ne viendrait pas vous embêter, ce serait seulement un rattachement géographique ! (Rires) ».

        Au 18ème siècle, le Liégeois Jacques de Heusy aurait été ravi qu'une Florence Aubenas de l'époque fasse semblable proposition à la Cour de Louis XV. En 1772, au lieu du « Traité des Limites » marquant les frontières du Royaume de France et de la Principauté de Liège, le conseiller privé du prince-évêque, Charles-Nicolas d'Oultremont, Jacques de Heusy eut rapporté le Royaume à la Principauté. Un cadeau de bienvenue au nouveau prince-évêque, François-Charles de Velbrück. Celui-ci rêve d'introduire les Lumières au Pays de Liège, la Florence Aubenas de l'époque lui fait don du Pays des Lumières...

 

 

 

 

 

08:27 Écrit par Pierre André dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

lundi, 01 mars 2010

Il y a 150 ans, le chemin de fer prend naissance en Belgique.

        Au moment de l'inauguration de la nouvelle gare des Guillemins, Liège 28 (cfr 21/09/2009) a écrit que dès avant la Révolution belge, dans le « Mathieu Laensberg », le Liégeois Charles Rogier fait campagne en faveur  du chemin de fer. Arrivé au pouvoir, Charles Rogier fait adopter, en 1834, la loi dotant la Belgique d'un réseau ferroviaire.

        Un de nos lecteurs a réagi de manière volontairement provocante de quoi réveiller le tigre qui sommeille en chaque journaliste. Aujourd'hui, le même lecteur, le sénateur honoraire François Roelants du Vivier nous précise dans un courriel personnel  « Le premier initiateur officiel du chemin de fer est sans conteste Rogier. Chronologiquement, Nothomb ne devient en effet ministre des Travaux Publics  et donc responsable de la politique des chemins de fer qu'en 1837, même s'il a largement contribué à faire adopter par la Chambre la loi de 1834.

        Cela étant dit,  je souhaite verser au dossier le témoignage de Philippe Bourson, le rédacteur en chef du Moniteur belge, qui à la mort de Nothomb en 1881, écrit dans un article qu'il lui consacre: "ministre des Travaux Publics en 1837, il a mérité néanmoins par son activité d'être rangé au nombre des créateurs du railway national ; son énergique initiative sur ce terrain a montré que dès cette époque il avait acquis la puissance et entrevu l'avenir du puissant instrument économique qu'il eut à manier à ses débuts".

        Il suffit à cet égard de rappeler  que lorsque JB Nothomb quitte le ministère le 18 avril 1840, le réseau atteint plus de 300km de voies, soit 230 km réalisés au cours de son mandat. Le travail du jeune ministre des Travaux Publics (il a 32 ans à son arrivée à la tête du département) en matière de chemins de fer est particulièrement bien illustré dans  "JB NOTHOMB, Travaux publics en Belgique: Chemins de fer et routes ordinaires, 1830-1839, rapport présenté aux Chambres législatives le 12 novembre 1839".

        Comme le souligne l'historien des Travaux publics Marcel Watelet, "ce travail, véritablement une histoire de l'établissement des chemins de fer en Belgique, fut diffusé dans toute l'Europe  et fut considéré comme un modèle du genre pour les constructions ultérieures. (...) Cet ouvrage a considérablement influencé les projets de construction en Prusse, notamment les nouvelles idées émises sur le développement du transport des voyageurs".

        En tout cas Nothomb est sans conteste l'artisan du chemin de fer vers l'Allemagne; ainsi, la liaison du chemin de fer belge  au chemin de fer rhénan, véritable casse-tête financier, a été résolu par Nothomb en faisant participer l'Etat belge, directement, au capital de la Rheinische-Eisenbahn Gesellschaft par un achat d'actions pour 6 millions de francs, approuvé par la loi du 1er mai 1840 ».

        La Biographie nationale publiée par l'Académie royale de Belgique rapporte que sitôt en charge du nouveau ministère des Travaux afin de s'instruire plus à fond dans la matière ferroviaire, « Nothomb avait parcouru l'Angleterre avec des ingénieurs. Il avait reconnu qu'il n'y avait que l'initiative de l'Etat qui pût créer rapidement et correctement un réseau ferré, et qu'il serait dangereux pour un petit Etat de se mettre dans la dépendance des grandes sociétés.

        L'amélioration des moyens de communication réconcilia avec le nouvel état des choses le commerce et l'industrie qui, par suite de la séparation d'avec la Hollande, avaient perdu leurs débouchés dans les colonies néerlandaises.

        Au point de vue des intérêts matériels, la réunion de la Belgique et de la Hollande avait été une combinaison heureuse, car si la Belgique était un pays très cultivé, très industriel et très riche eu minéraux, la marine, le commerce et les colonies de la Hollande offraient des débouchés certains à l'initiative privée.

        La perte de l'embouchure de l'Escaut et la fermeture de la Hollande et de ses colonies paraissaient devoir entraîner la perte de ces débouchés, mais alors le grand réseau qui devait relier Anvers à la Meuse et au Rhin, et qui, par l'embranchement construit en 1839, le rattachait au chemin de fer prusso-rhénan, était destiné à faciliter les échanges du commerce de transit belge avec l'union douanière allemande, en compensation du trafic par mer qui était presque perdu.

        Lorsque Nothomb quitta le ministère en 1840, la Belgique avait 309 kilomètres en exploitation, c'est-à-dire le premier réseau de chemins de fer en Europe, conçu d'après un plan pratique et uniforme ».

        2010 marque le 150ème anniversaire de la première liaison Bruxelles-Malines, le 5 mai 1835 avec les locomotives anglaises  La Flèche, l'Éléphant et le Stephenson sur des rails fabriqués à Seraing, dans les Ateliers John Cockerill. La même année 1835 - le 30 décembre - la première locomotive d'origine nationale sort des mêmes Ateliers John Cockerill. Son nom ? « Le Belge » évidemment !  

 

21:43 Écrit par Pierre André dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mardi, 16 février 2010

Nouvelles pas si nouvelles... mais toujours bonnes à connaître !

        En octobre, lors de l'élection par le Parlement communautaire des membres du Conseil d'administration de la Radio-Télévision belge de la Communauté française, outre les candidats présentés par les différents groupes politiques, il s'est trouvé une Liégeoise, Madeleine Mairlot sur la liste « candidats isolés ».        

        Comme il est de tradition, les nonante-quatre parlementaires ont désigné les treize candidats retenus par les groupes politiques démocratiques. Parmi eux, figurent deux personnalités liégeoises : André Mordant (PS) et Clarisse Albert (MR).

        Cette dernière est à nouveau Vice-Présidente, poste qu'elle détient en compagnie d'Anne Poutrain (PS) et de Jean-François Rasquin (cdH). La présidente du Conseil d'Administration de la RTBFbe est Bernadette Wynants (Ecolo). Le Comité permanent  est donc essentiellement féminin. C'est une première.

        Après cette  première, une dernière. Depuis hier soir, à minuit, RTBF Sat a cessé d'émettre. Née le 26 novembre 2001, RTBF Sat est morte le 15 février 2010 en suite de compressions budgétaires. Néanmoins, la RTBFbe demeure accessible de par le monde grâce  notamment à son site, portail d'information permanente www.rtbf.be.



 

15:36 Écrit par Pierre André dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

dimanche, 14 février 2010

A chacun sa place...

        Le service public fédéral de l'Intérieur du Royaume de Belgique gère la liste des conseils relatifs aux préséances protocolaires. Il s'agit d'une liste de conseils et non d'obligations.

        Si la tête de liste est réservée aux cardinaux belges - même démissionnaire Godfried Dannels la conserve - quoique promu primat de Belgique André-Joseph Léonard se retrouve à la septante-troisième position en sa qualité d'Archevêque de Malines-Bruxelles. Position qu'il doit partager  avec Évêques et évêques auxiliaires, Président du Synode de l'Eglise Protestante Unie de Belgique, Président du Consistoire Central Israélite de Belgique, le Grand Rabbin, Président du Comité Central du Culte Anglican en Belgique, Métropolite -Archevêque du Patriarcat Œcuménique de Constantinople, Président de l'Exécutif des Musulmans de Belgique et les Présidents du Centre d'Action Laïque.

        Sans être dans le secret des dieux du Vatican, il est permis de croire que André-Joseph Léonard ne va pas attendre aussi longtemps son chapeau de cardinal qu'Erard de la Marck, quarantième prince-évêque de Liège, au seizième siècle. D'autant que des propositions de lois sont déposées pour chambouler ces préséances qui mettent en seconde position, le Nonce apostolique, doyen du Corps diplomatique.

 

20:11 Écrit par Pierre André dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

vendredi, 29 janvier 2010

Discours du Président Gérardy sur l'état de la presse liégeoise .

        Jeudi soir, réception traditionnelle des vœux de Nouvel-An à la Maison de la Presse en Haute-Sauvenière. Le discours d'accueil du Président Marc Gérardy (Radio Contact) a été marqué par le recueillement en suite de la catastrophe du 26 janvier. Catastrophe qui a focalisé l'attention de la presse internationale, nationale et régionale. La Maison de la Presse a offert aux confrères venus « couvrir » l'événement toutes les facilités de travail dont l'information a besoin pour être correctement traitée. La Maison de la Presse a joué le rôle que ses fondateurs les Robert Dewez, Christian Dessambre et autres, lui ont assigné lors de sa création en 1975, rôle auquel sont demeurés fidèles leurs successeurs avec la complicité de Marcie et André Evrard, gérants.

        Recueillement également face à la situation de la presse liégeoise. En un an, Liège a vu la suppression du bureau liégeois de l'agence Belga dirigé par Nathalie Evrard et initié dans les années 60/70 par Emile Stiernet, disparition de « Radiolène » après 27 ans au service de l'arrondissement de Verviers, transfert du « Tchantchès » de « La Meuse », Pierre Martin en direction de Namur, réduction du nombre de journalistes au Bureau local d'information (BLI) de la RTBF.be, et extinction de Keskispass.

        Quelques rayons de soleil dans cette morosité : la radio privée Equinoxe célèbre ses vingt ans ce samedi au Centre culturel de Chênée, Zone 80 change de dénomination en Maximum FM, Ciel  Radio fait de même avec l'appui du groupe IPM et devient Tweez.

        Enfin les abonnés liégeois à Belgacom TV peuvent espérer que leur opérateur ajoute RTC TéléLiège à son offre Confort, vers la mi-2010. Pourvu que Belgacom TV ne profite pas de l'arrivée de RTC TéléLiège pour bouter dehors une autre chaîne comme il l'a fait lors de l'introduction de France 24 au détriment d'Euronews français.   

 

13:34 Écrit par Pierre André dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mercredi, 13 janvier 2010

Flémalle: miam-miam du bio.

        Philippe Renard est le chef des cuisines d'Ethias. Partisan du bio, il a, en quelque sorte, révolutionné - en bien - les habitudes de ce restaurant d'entreprise.

        Ce soir, à 19h, à l'Athénée provincial de Flémalle, Guy Lang, Philippe Renard va aborder une question cruciale, en temps de crise, « Le BIO accessible à tous : leurre ou réalité ? ». Le sujet est passionnant, le conférencier agréable.

        L'Athénée Guy Lang est situé sur la Grand-Route 317 à Flémalle, apfl@provincedeliege.be

 

14:38 Écrit par Pierre André dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

vendredi, 01 janvier 2010

Sans égaler l'omni-présent Président l'hyper-actif Nicolas Sarkozy, la famille royale belge n'a pas chômé en 2009.

        Durant l'année 2009, des neuf personnes qui composent la famille royale régnante sur le Royaume de Belgique, c'est une « pièce rapportée » - selon l'expression du « bon peuple » - qui a accompli le plus grand nombre d'activités dites « activités officielles ».

        Sur les 478 « activités officielles » recensées, la Princesse Mathilde en a effectué 92 (19,24 %). Son Altessse précède de peu, son époux, le Prince Philippe qui en a accompli 89 (18,62 %). La suite du classement : la Reine Paola 68 (14,22  %), le Roi Albert 67 (14,02 %), la Princesse Astrid 63 (13,18 %), le Prince Laurent 30 (6,28 %), la Princesse Claire 30 (6,28 %), le Prince Lorenz 23 (4.81 %) et la Reine Fabiola 16 (3,35 %). Il convient de noter que la Reine Fabiola a dû se ménager suite à une longue hospitalisation.

        A ces « activités officielles » s'ajoutent pour notre Souverain 145 audiences et un voyage d'Etat en Roumanie en compagnie de son épouse.

        Les chiffres cités ne proviennent pas d'un communiqué de la Cour mais d'un site qui fait autorité en ces matières « Noblesse et Royautés » www.noblesseetroyautes.com .

 

 

 

11:15 Écrit par Pierre André dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mardi, 29 décembre 2009

La donation du mécène Fernand Graindorge à la Communauté française de Belgique exposée à Liège.

        De leur vivant, les deux hommes  ne se sont guère estimés. Le « Tout-Liège » le sait. Les deux hommes ont pourtant leurs qualités. A présent qu'ils sont morts, la donation de l'un est exposée jusqu'au 7 février dans la salle Saint-Georges du Musée de l'Art Wallon érigé à l'initiative de l'autre. Les œuvres présentées - données par Fernand Graindorge - signées Riopelle, Mambourg, Arp, Picasso, Hartung et autres noms illustres sont remarquables. Le bâtiment du Musée du à l'initiative de l'échevin liégeois, Jean Lejeune est tout le contraire. Le dire en ces termes est un euphémisme. Un paradoxe liégeois.

        Extraites de la collection Fernand Graindorge, les toiles - une cinquantaine - constituent la donation à la Communauté française de Belgique car Fernand Graindorge a su se montrer mécène - un mécène discret - tout au long de sa vie. Le catalogue présente, par sa niéce et filleule Dominique Mathieu, des esquisses pour un portrait de ce Liégeois né à Makiefka (Crimée) en 1903. Son papa délégué par les charbonnages Ougrée-Marihaye y a vécu de 1898 à 1917 des années « inoubliablement belles et lumineuses ». La Révolution d'octobre de 1917 contraint la famille Graindorge à rentrer, ruinée, en Wallonie, en 1919. Le père de Fernand Graindorge « repart à zéro, dans domaine qui lui est familier : l'importation et l'exportation des minerais et de l'acier. Peu d'autres choix s'offrent, dès lors, à son fils aîné ».   

        Une des premières toiles achetées par Fernand Graindorge, au sortir de ses études de sciences commerciales à l'ULg, est une œuvre de Jean Arp « cet autre dynamiteur de l'esprit moderne ». Le virus de l'art contemporain lui est inoculé. Il vit désormais avec. En 1943, en compagnie du professeur Marcel Florkin, il crée le mouvement clandestin APIAW (Association pour le progrès intellectuel et artistique de la Wallonie). « Chercheur inquiet », Fernand Graindorge ne cesse jamais de rechercher et de trouver au point d'inquiéter ceux qui dédaignent l'art contemporain.

        Fernand Graindorge se veut « passeur ». Il a inoculé le virus de l'art contemporain à sa filleule Dominique Mathieu qui a ouvert, en 1983, le centre d'art contemporain « Les Brasseurs » qui, aujourd'hui, a également pignon sur Féronstrée. A l'occasion de l'exposition « Fernand Graindorge 1903-1985 - Collectionneur et mécène » se tiennent aux « Brasseurs », sous le titre « L'Oeuvre-Collection », les propos de huit artistes dont Jacques Charlier sur la notion de collection. Tout comme l'exposition Graindorge, « L'Oeuvre-Collection » est accessible jusqu'au 7 février 2010. 

 

 

 

12:50 Écrit par Pierre André dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mardi, 08 décembre 2009

Pourquoi nous sommes damnés ...

6

               Coïncidence ou sens aigu du marketing ? C'est le jour choisi par l'éditeur Jean-Claude Lattès pour lancer, au plan francophone, le dernier Dan Brown "Le Symbole perdu" que le Collège communal de Verviers a choisi pour inaugurer, au Musée des Beaux-Arts et de la Céramique, "250 ans de Franc-Maçonnerie à Verviers".

        Verviers a une forte et longue tradition maçonnique qui remonte à la création de la Loge « La Discrète » en 1760. Mais c'est la Loge « Les Philadelphes » en 1809 reconnue par le Grand Orient de France qui marque la Ville de son empreinte. La plupart des bourgmestres de Verviers ont été francs-maçons. La charge de maire la plus longue a été celle de Jean-François Ortmans-Hauzeur qui l'a exercée durant trente ans (de 1855 à 1885) précédant en durée Eugène-Jean Mullendorff  (de 1891 à 1920). En 1869, se crée une Loge plus progressiste « Le Travail ». Les deux ont décidé de se réunir en 1948.

        Des pièces en provenance de diverses Loges dont « Les Philadelphes et le Travail Réunis », le Musée de la Franc-Maçonnerie et de collectionneurs privés constituent l'exposition à laquelle on accède par un « cabinet de réflexion ». 

        Si les trois premières salles visent à une meilleure connaissance de la Franc-Maçonnerie, de ses symboles, de ses tenues, etc, les trois dernières salles sont vouées plus spécialement à des activités maçonniques locales. Ainsi, on peut y lire les Préceptes maçonniques dans une version en wallon verviétois. Ou encore y découvrir des affiches de la fin du 19ème siècle où les deux Loges invitent à un concert en faveur des « ouvriers sans travail ». Le mot « chômeur » avéré depuis une vingtaine d'années est encore loin d'être entré dans le langage courant.

        L'exposition ouverte jusqu'au 31 janvier rue Renier - une rue qui, à l'image de la toponymie verviétoise, porte le nom d'un franc-maçon local - est aussi l'occasion de conférence et de concert.  

        Le jeudi 10 décembre, l'ancien Grand Maître du Grand Orient de Belgique, Louis Dengis y donne une conférence-débat intitulée « Maçon, dis-moi où tu vis, je devinerai mieux qui tu es ». En janvier, le 15, concert « Autour de la Maçonnerie ». Une plaquette est également prévue. Pour tout renseignement, 087.33.16.95

 

 

 

17:47 Écrit par Pierre André dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

dimanche, 08 novembre 2009

Se loger à Liège ?

        Olivier Parenteau (stagiaire postdoctoral au Département des langues et littératures romanes de l'Université de Liège) et sa conjointe recherchent un appartement meublé (avec toilette privée) à proximité de la Faculté de Philosophie et Lettres (Place Cockerill). Leur séjour à Liège commence en janvier 2010 et se termine au mois de juin de la même année. Le loyer de l'appartement ne devrait idéalement pas dépasser 600 € / mois (charges comprises). Si vous croyez pouvoir les aider dans leurs recherches, prière de communiquer avec Olivier Parenteau à l'adresse électronique suivante :  olivierparenteau@yahoo.ca

19:40 Écrit par Pierre André dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

dimanche, 01 novembre 2009

Encore, le courrier des lecteurs de Télé-Moustique !

        Le dossier « La RTBF en danger » publié par Télé-Moustique du 20 octobre n'a suscité nul enthousiasme au sein de l'institution. Simultanément - sans se concerter - l'Administrateur-général Jean-Paul Philippot adresse une lettre au rédacteur-en-chef de Télé-Moustique et le Président interrégional wallon de la CGSP-RTBF Jean-Claude Renda s'adresse à ses affiliés largement majoritaires. Le style est différent, le fond ne diverge guère.

        Petit rappel de Jean-Claude Renda relatif à l'auteur du dossier : « nous l'avons connu, il y a quelques années, cherchant à nous fourguer, à pleines pages dans Le Soir¸ Daniel Weekers comme Administrateur général. Les supports varient, le propos reste (...)  cette fois, après quelques banalités aimablement poujadistes, il a la solution à tous nos problèmes : « La RTBF doit abandonner sa ruineuse structure en centres régionaux ». Ces implantations à Liège, à Namur, à Charleroi, à Mons, d'où vient tout le mal de notre pauvre maison. ».

        Précisons que dans sa lettre, Jean-Paul Philippot compare la situation pluricentrique de la RTBF avec celle de France-Télévisions (« omniprésente en régions »),   de la BBC (qui outre ses deux sièges londonien « se déploie dans dix-neuf villes du Royaume-Uni ») et de la VRT qui « est à Anvers, Gand, Courtrai, Hasselt » tout en tournant l'une de ses fictions « en studio à Louvain » !

        L'article de Télé-Moustique voit dans les sites régionaux une gabegie mais leur existence « fait tellement plaisir aux politiques de Mons, Charleroi, Namur, Liège...». Etonnement de Jean-Claude Renda «  la population wallonne - qui les élit, oui ou non ? - elle se moque forcément de l'emploi local, de l'identité régionale et de la proximité du service public. Et là, à point nommé, intervient une autre politique - mais, elle, élue à Bruxelles - notre Ministre de tutelle qui «... n'a aucun tabou par rapport aux Centres de production régionaux». Et qui renvoie à la renégociation du contrat de gestion en 2012 ».

        A cet apparent choix bruxellois, Jean-Claude Renda oppose le choix wallon. « Les nombreux et éminents signataires des Manifestes wallons de 1998 et de 2008 ont défini l'alternative : une Wallonie maîtresse de son enseignement, de sa culture et de son audio-visuel. (...) Cette hypothèse pourrait laisser Fadila Laanan, Ministre bruxelloise ... de la Cocof. Et la tâche de négocier avec les flamands le renflouage de Reyers ».

 

19:36 Écrit par Pierre André dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

samedi, 31 octobre 2009

Le courrier des lecteurs de Télé-Moustique !

        Publié à l'origine par les Editions Dupuis de Marcinelle, le magazine « Moustique » devenu « Téle-Moustique » l'est, à présent, par une filiale du groupe finlandais Sanoma, Sanoma Magazines Belgium. Cette société avant sa reprise s'est appelée « Internationale Uitgevers Maatschappij ». Dès sa création, cet hebdomadaire s'est voulu piquant.

        Dans son numéro 4369 en date du 20/10/2009, à la Une, en titre principal « la RTBF en danger » et en sous-titre « faut-il sauver le service public ou le reconstruire à neuf ? »

        Dans les pages intérieures, un dossier mélangeant vérités et erreurs ne suscite nul enthousiasme au sein de l'institution. Ni l'administrateur-général n'est heureux, ni aucun des membres du personnel dans lequel se trouvent les trois cent quatre-vingts pétitionnaires en conflit ouvert avec leur hiérarchie. Une réaction s'impose donc.

        Elle est venue le 26 octobre par une lettre adressée au rédacteur-en-chef de Télé-Moustique installé Télécomlaan à Diegem.  « C'est vrai tout n'est pas parfait à la RTBF » reconnaît, d'entrée de jeu, Jean-Paul Philippot. « Les débats, crispations ou malaises qui en découlent témoignent d'ailleurs bien de la passion et de l'investissement que, nous tous à la RTBF, nous mettons à accomplir notre job ».

        La lettre comporte quatre pages où l'on peut lire : « très ambitieux (...) d'apparence très documenté, il (votre dossier) présente, en effet, de nombreuses inexactitudes. Prompt à faire la leçon, vous devriez savoir que l'investigation supporte mal l'absence de rigueur » ou encore : « si elles (nos audiences) sont inquiétantes à vos yeux, elles sont sûrement moins mauvaises que ne l'est l'évolution de votre tirage au cours de ces dernières années ».

        Avant d'assurer au rédacteur-en-chef de Télé-Moustique ses « sentiments les meilleurs », Jean-Paul Philippot lui dit regretter « que la dimension de notre Communauté conduit parfois à l'étroitesse d'esprit et à quelques raccourcis. Votre dossier en est la preuve. Faisant fi de la fierté des 2200 collaborateurs de la RTBF, il est inutilement blessant et rappelle qu'il vaut mieux confronter sa vision des choses à la réalité du terrain. Nous savons aujourd'hui que ce rappel peut être brutal parfois. Mais, croyez-nous, il conduit à plus d'humilité ».  

 

17:24 Écrit par Pierre André dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

dimanche, 25 octobre 2009

Hausse vertigineuse de certains services au 1er janvier 2010.

        Vers la fin 2008, l'Etat est venu au secours de certaines banques. Normal qu'à son tour, le monde bancaire vienne en aide à l'Etat. Mais est-ce vraiment les banques qui vont payer ? Ne s'agit-il pas plutôt des clients des banques ? En effet, suivant un mouvement bancaire généralisé, « à partir du 1er janvier 2010, les tarifs de nos comptes à vue seront adaptés » comme l'indique pudiquement, par exemple, la Banque de La Poste.

        En janvier 2008, Martine De Rouck, Président (à l'époque) du Comité de Direction de la Banque de La Poste présente celle-ci en ces termes : « Elle a été créée en 1995 par La Poste et Fortis qui en détiennent chacun 50%. La Poste apporte son expérience du service (...) Fortis met son expertise financière à notre disposition (...) La création de Banque de La Poste répondait à trois critères de base : être une banque démocratique, fiable et proche ». Aujourd'hui, le site de la Banque de La Poste précise : « Elle est le résultat d'un partenariat 50/50 entre La Poste et BNP Paribas Fortis (...) Elle se distingue des autres banques par son positionnement en tant que grande banque nationale avec une tarification transparente et avantageuse. Plus de 1,2 million de clients lui accordent leur confiance ».

        Comment se présente « l'adaptation des tarifs » de la Banque de La Poste ?  En 2009, en « transactions manuelles », le tarif offre « 144 inclus par an, ensuite €0.20 par opération ».

La gratuité des 144 premières opérations est un doux euphémisme. Le titulaire du compte doit effet, débourser 12 € afin de se procurer les 144 formulaires de virement.

A partir du 1er janvier 2010, le tarif n'offre plus que « 72 inclus par an, ensuite €0.50 par opération ». Ce qui porte - pour un même service - le total de 12 € à 48€ ! Le service de base est multiplié par quatre ! A coté, la hausse de 150% du coût de l'opération excédentaire passant de €0.20 à €0.50 apparaît quasi raisonnable.

        Aujourd'hui dans la vie quotidienne, le recours à un organisme bancaire est presque aussi vital que le pain. Si le prix du pain augmente dans les proportions de la hausse des tarifs de la Banque de La Poste, chacun crie, à juste titre, au scandale.

        Dans notre pays, la Poste - Régie des postes jusqu'en 2002 - a eu, depuis le 18 juin 1930, une longue liaison  avec la Régie des Télégraphes et Téléphones. Cette liaison a porté le nom de PTT. Un département ministériel s'est appelé le Ministère des PTT. Paul-Henri Spaak en a été titulaire de 1935 à 1936, Herman de Croo de 1980 à 1985. Le Liégeois Henri Maisse (PLP) a occupé le poste de ministre des PTT.

Est-ce le souvenir d'anciennes amours qui incite  la Banque de La Poste à pousser ses clients en direction des transactions électroniques ? Elle oublie que tous les usagers ne sont  pas reliés à Internet. La fracture numérique existe et rallier le camp des internautes a un prix, récurrent de surcroît.

 

08:45 Écrit par Pierre André dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

samedi, 24 octobre 2009

Son chien oblige l'ancien président des USA à se baisser !

        Que peut faire l'homme qui a cessé, du jour au lendemain, d'être le plus puissant de la planète ? Etre conférencier à prix d'or, préparer ses Mémoires et également effectuer des choses plus terre à terre. Ainsi G-W Bush a confié promener son chien en ajoutant « «Je suis le gars qui a le sac en plastique dans sa main» !  

 

18:20 Écrit par Pierre André dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

jeudi, 08 octobre 2009

Créé en 1955, "le grand aérodrome desservant la région liégeoise" entend encore innover.

        L'aéroport civil de Liége-Bierset - appelé aujourd'hui Liège-Airport - entre dans sa cinquante-cinquième année.  Le samedi 8 octobre 1955 marque, en effet, l'inauguration de « l'aérogare, premier service dont est doté l'aérodrome ». L'association « Le Grand Liége » - présidée, en ce temps-là, par Georges Thone, aujourd'hui par Jean-Maurice Dehousse - n'est pas étrangère à cet événement.

        Au lendemain de la guerre, l'association fondée en 1936 entend obtenir de l'Etat les moyens indispensables pour la reconstruction de Liège, victime de la guerre. Dans le programme en troisième et dernier  point figure le « développement de la puissance industrielle du bassin liégeois et lui assurer  une fonction privilégiée au sein de l'Europe occidentale ».

        « Le Grand Liège » veut moderniser l'infrastructure régionale en ayant des revendications tant en matière d'autoroutes qu'en adaptant la Meuse aux exigences de grande navigation internationale en supprimant par exemple le « bouchon de Lanaye ». La modernisation passe également par l'électrification des voies ferrées et par « la création d'un aérodrome civil à Bierset et de lignes d'hélicoptères à destination des villes étrangères voisines ». Ce dernier point a été rapidement abandonné.

        En revanche, la « Commission de l'aérodrome du Grand Liège » - présidée par le bourgmestre Paul Gruselin - a « déterminé l'emplacement idéal d'un grand aérodrome desservant la région liégeoise ». Dans la suite, l'Administration militaire de la Force aérienne relevant de l'OTAN « a utilisé à son profit les plans élaborés par la Commission. Celle-ci a pu obtenir que la piste soit également utilisé par les avions civils » comme le mentionne un rapport rédigé en 1965 par le Secrétaire général du « Grand Liège », à l'époque Fernand Pierot.    

        L'utilisation de la piste par les avions civils n'a guère été favorisée par les militaires pendant les trente cinq premières années de l'existence de l'aérodrome civil. C'est le moins que l'on puisse dire. En sorte que son envol a été plutôt entravé. Il faut attendre la quasi-simultanéité de la fin de la guerre froide et la création de la s.a. SAB (Société de développement et de promotion de l'aéroport de Liège-Bierset) pour qu'enfin Liège-Airport déploie ses ailes.

        Avec le départ annoncé des militaires - départ entraînant pour certains d'entre eux, des drames particuliers  -, Liège-Airport devient enfin « le grand aérodrome desservant la région liégeoise ».

        Mieux encore cet aérodrome vise d'importantes innovations telles Euro-Carex dont Jean-Pierre Grafé est administrateur et Vincent Gernay est directeur-général adjoint. Euro-Carex - Euro-Cargo rail express - va allier l'air au fer pour constituer un nouveau mode de transport en réunissant les activités d'aéroports de villes reliées  entre elles par lignes à grande vitesse (LGV). Ces aéroports sont Paris-Charles de Gaulle, Lyon, Amsterdam-Schipol, Francfort et Liège.

        Utilisant des containeurs communs aux avions et aux trains-fret à grande vitesse, Euro-Carex entend réduire les coûts énergétiques et l'émission de CO2  tout en augmentant  la mobilité et la sécurité du transport de biens. Le jour où Euro-Carex est opérationnel, Liège de quadrimodal devient pentamodal  et peut légitimement  ambitionner une place importante dans la logistique de l'Europe occidentale.

 

07:20 Écrit par Pierre André dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg