jeudi, 26 avril 2012

Samedi, Rettigny reçoit Kristine, la petite-fille du pilote du B24 abattu à la Noël 1944.

 

       Noël 1944. Mieux connue outre Atlantique sous la dénomination de Battle  of the Bulge (Bataille du Saillant),  la bataille des Ardennes est en cours. Lancée le 16 décembre, dès 5h trente, l’offensive von Rundstedt avec l’aide du ciel semble une réussite. Bastogne est encerclé par les troupes allemandes du général Heinrich Freiherr von Lüttwitz. Le général Anthony Mac Auliffe a refusé de se rendre par un mot que Cambronne a jadis utilisé autrefois, Nuts.

Blog B24 234.jpg Deux jours avant Noël, le ciel se dégage.  Aussitôt, l’aviation alliée peut se déployer. Le 25 décembre, parmi d’autres objectifs, une escadrille américaine s’envole, le but : bombarder les nœuds routiers et ferroviaires de Müsch-Mechernich-Hallschlag-Gerolstein dans l’Eifel. Participe à cette mission, le B24-42-95220 piloté par William W. Truxes Jr  (né le 24 juillet 1918 à Chadron dans le Nebraska) et neuf hommes d’équipage Au retour, peu après midi, à hauteur de Saint-Vith, les Américains sont la cible de onze Messerschmitt,  Atteint au moteur n°3, le B24 explose une vingtaine de km plus loin ; au dessus du petit village de Rettigny – moins de deux cents habitants – un village dont les origines remontent au 12ème siècle.

Nouv Carte Rettigny.JPGLe crash du B24 a été fatal à sept membres de l’équipage. Trois aviateurs parviennent à s’échapper - William W Truxes Jr., le co-pilote John E  Sullivan et Burton Hurwitz, opérateur RCM.  Arrivé au sol, William W. Truxes Jr est sévèrement brûlé, atteint à la colonne vertébrale et a de nombreuses côtes brisées. Néamoins il trouve la force de marcher dans la neige avant d’être capturé. Comme ses deux camarades, William W. Truxes Jr est envoyé au Stalag Luft 7110.

Truxes Medals 2.jpgLibéré, William W. Truxes Jr retrouve sa femme Mildred épousée en 1941 et son premier enfant né en décembre 1944. Le Chicago Tribune a retracé la vie privée et professionnelle de cette personnalité d’Oswego décédée il y a cinq ans à l’âge de 88 ans. Il est le fondateur à 57 ans de l’entreprise qui porte son nom à Naperville (Illinois).

        Ce samedi 28, à 16h. sa petite fille Kristin et le gendre de William W.  Truxes Jr viennent à Rettigny inaugurer une stèle destinée à rappeler la chute de l’avion. Cette stèle qui n’est pas la première dans la région est due à l’initiative de Paul Remy de Brisy ( paul.remy@hotmail.com ). Paul Remy et ses amis animent un blogue consacré aux avions alliés et à leur équipage ( http://ardennesavions45.blogspot.com ). 

 

Cette photo fournie par la famille Truxes a été prise à Long Island peu de temps avant le départ vers l'Europe. Le lieutenant William W. Truxes Jr et le co-pilote John E. Sullivan sont assis à droite. Tous les autres sont morts le lundi 25 décembre, jour de Noël.

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16:08 Écrit par Pierre André dans Actualité, Histoire | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

vendredi, 13 avril 2012

Bis repetita placent, le plaisir de revoir et de réentendre.

       Depuis 2009, est installé à Liége la SONUMA ( SOciété de NUMérisation et de commercialisation des Archives audiovisuelles ). Dotée de 40 millions d’Euros, cette société a acquis le fonds d’archives télévisuelles et radiophoniques de l’entreprise de service public RTBF.

       Créée par la loi du 18 juin 1930 sous le nom d’INR (Institut national de radiodiffusion ), cette entreprise est devenue RTB ( Radio-Télévision belge ) en 1960, puis le Royaume ayant évolué, s’est muée en RTBF    ( Radio-Télévision belge de la Communauté française ) en 1977.

      Comme le dit la SONUMA, des milliers d’heures de programmes radio et TV ont été produites. Ces archives audiovisuelles, témoignages vivaces des événements clés de notre époque, sont autant d’empreintes de notre identité culturelle et de la mémoire collective.

       Ces archives ne reflètent pas l’ensemble de la production. Tout un temps, le syndrome Kuypers a joué et le mot archive a fait peur. Il faut savoir qu’après la guerre, un incendie a ravagé les archives filmées  du ministère de l’Instruction publique causant plusieurs victimes. Le secrétaire-général  de ce ministère, Julien Kuypers tenu pour responsable en sa qualité de plus haut fonctionnaire de ce département a été poursuivi et condamné le 1er mars 1950, a un an de prison avec sursis. Outre ce syndrome, des raisons d’économie ont joué puisque une bande magnétique utilisée pour un reportage a pu être réutilisée pour enregistrer un autre événement. Enfin, des sensibilités peuvent également être incriminées. Ainsi, durant la grève de 60-61, tout chercheur trouvera plus facilement des images des membres du gouvernement de Gaston Eyskens que celles consacrées au syndicaliste André Renard !

       Inutile de pleurer sur le lait renversé, aujourd’hui la SONUMA est là. Elle a même pignon sur blog  http://blog.sonuma.be . Les personnes curieuses de revoir soit Léo Ferré à Liège en 1964, soit d’apprécier la musculature deConstant le Marin, soit de connaître le frisson de la vitesse sur le circuit de Francorchamps en compagnie de Lucien Bianchi, soit de revoir le mariage d’Albert et Paola, le 2 juillet 1959, soit d’affronter la neige comme Bernard Hinault à Liège-Bastogne-Liège en 1980 ont l’occasion de le faire en s’inscrivant à la newsletter. Ce n’est pas de la nostalgie mais une manière agréable de connaître l’histoire de près des trois quarts du siècle dernier et l'actualité contemporaine.

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vendredi, 09 mars 2012

Ancien consul général de France à Liège Dominique Pin est mort. Le Président de Côte d'Ivoire assiste à ses funérailles.

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       Avant d’être nommé Consul général de France à Liège, Dominique Pin a été affecté à la cellule affaires africaines dirigé par le Secrétaire général de l’Élysée, Hubert Védrine, au temps du second septennat présidentiel de Mitterand,. En 2001, il se retrouve à l’ambassade de France en Côte d’Ivoire. Laurent  Gbagbo vient d’être élu Président. En 2002, en septembre, troubles à Abidjan. Alassane Ouattara et sa famille sont menacés d’exécution par les escadrons de la mort du Président Gbagbo. Ils trouvent refuge à l’ambassade de France où ils sont sauvés par l’ambassadeur Renaud Vignal et Dominique Pin.

        Devenu Président de la Cöte d’Ivoire, Alassane Ouattara se souvient. Lorsqu’en août dernier, Dominique Pin succombe d’un cancer à l’âge de 63 ans, le Président est venu avec son épouse assister aux funérailles à Chapois, le village natal situé dans le Jura. Le Président y a prononcé l’oraison funèbre de son ami Dominique :(…)La maladie a donc fini par avoir raison du courage et de la ténacité qui l’ont toujours caractérisé. Avec la mort de Dominique, nous perdons un grand serviteur de la France, mais aussi un Homme attachant, un homme généreux, et un homme remarquable.
Nous nous sommes connus dans des circonstances particulières. Ce sont des moments que le temps n’efface pas et sur lesquels, l’oubli n’a pas de prise. En Septembre 2002, la Côte d’Ivoire, mon pays, connaît une crise profonde, avec une tentative de coup d’état transformée en rébellion.
Alors que nous étions menacés de mort, pourchassés par des hommes en armes, L’Ambassadeur de France en Côte d’Ivoire, Renaud Vignal qui nous a quittés, et son plus proche collaborateur, Dominique Pin, ont posé un acte d’une portée considérable.
A la demande de la France, du Président Chirac, ils nous ont accueillis à la Résidence de France à Abidjan. Ainsi, nous avons été hébergés chez Christine et Dominique Pin du 22 Septembre au 27 Novembre 2002 où nous n’avons manqué de rien. Dominique et Christine nous ont entourés de leur affection. Ils avaient le sens de la fraternité et de l’hospitalité. Nous leur devons d’être en vie, mon épouse, certains proches collaborateurs et amis, et moi.
De cette rencontre en Septembre 2002 est née une grande amitié. Depuis, nous sommes restés très liés. Nous gardons de Dominique PIN le souvenir d’un homme fidèle en amitié, d’un homme de cœur, d’un humaniste et d’un diplomate de grande valeur.
Nous n’oublierons jamais ce qu’il a représenté pour nous et tout le soutien qu’il nous a apporté, plus particulièrement ces derniers mois, jusqu’à mon accession au pouvoir.
Dominique PIN avait épousé notre cause: celle de la justice, de la démocratie et de liberté. Pendant ces derniers mois, il n’a ménagé aucun effort pour expliquer dans les médias pourquoi notre combat était juste. Il nous quitte à un moment où j’ai le plus besoin de lui, de son expérience, de ses conseils avisés et de son amitié pour mener à bien la mission que les Ivoiriens m’ont confiée. (…)
Nous ne saurions lui rendre tout ce qu’il nous a donné.
Mais, nous avons l’obligation morale d’honorer sa mémoire chaque fois que cela est possible. (…)
Je voudrais leur dire que mon épouse et moi, nous partageons leur profond chagrin et les assurer de notre compassion et de notre solidarité.
Dominique, repose en paix! Que la terre du JURA que tu as tant aimée te soit légère !
Adieu, mon ami.

 

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lundi, 27 février 2012

L'ancêtre de la Sécurité sociale - la Caisse de prévoyance - est née à Ans.

 

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       À la fin du 12ème siècle, de la terre noire propre à faire du feu  fut trouvée dans beaucoup d’endroits de la Hesbaye. Cependant, l’exploitation en sous-sol s’impose. Elle se termine huit siècles plus tard en région liégeoise. Le droit minier liégeois est dominé par le principe qui possède le comble, possède le fond. Principal propriétaire des terres, l’Eglise concède des terrages à des comparchionniers.  Le pire ennemi des charbonniers est l’eau qui envahit les  mines. Certes, via les araines, Liège bénéficie d’eau potable mais trop de bures sont abandonnées faute d’exhaure. En 1582, le Prince-Évêque Ernest de Bavière proclame l’Édit de Conquête qui vise à sauver les fosses inondées (cfr Liège 28 6/12/2010 – Les Planchar, maître de fosses dans la Seigneurie de Montegnée).

       À la Révolution française, nombre de charbonniers liégeois ont pris la route de l’exil. La mise sous séquestre de leurs biens est décidée. La législation minière au Pays de Liège change. La loi Mirabeau décrète les mines sont à la disposition de la nation. La nation confie l’exploitation à des nouveaux capitaines d’entreprise, résolus, ambitieux, politiquement intrigants, formés techniquement (…)  le règne des « barons du charbon » comme le déplore Robert-Armand Planchar.

        Nous sommes le vendredi 28 février 1812. Comme d’habitude, au charbonnage Beaujonc – propriété de Lambert Colson et de Madame Hardy -  127 mineurs sont au travail, au niveau moins cent septante mètres. Parmi ces 127 mineurs, il y a un aveugle, Nicolas Riga, des enfants dont Mathieu Goffin, 12 ans, fils d’Hubert Goffin, fils lui aussi de mineur. Bien que la généalogie des pauvres ne va généralement pas au delà du grand-père, on trouve déjà un Goffin mineur à la fin du 16ème siècle.

        Il est 10h lorsque Mathieu Labeye, ouvrier chargeur au panier – cuffat  - aperçoit de l’eau tombant dans la bure. Prévenu le maître mineur Hubert Goffin réalise que l’eau provient d’une digue rompue près du puits Triquenotte, autre houillère propriété de la Compagnie Colson. Tandis que l’eau envahit la mine, Goffin bat le rappel de l’ensemble des ouvriers. Par trois fois, le panier réussit à remonter 35 mineurs. Goffin emmène les autres vers d’autres galeries supérieures. Comme seul outil,  leur pic. Rapidement privés de chandelles, ils cherchent une issue. Par ailleurs,  les secours extérieurs s’organisent. Le mercredi 4 mars, la jonction est établie via la houillère de Mamonster  Le bilan ; 105 mineurs sauvés, 22 noyés. Les catastrophes minières ne sont pas rares. Une centaine au Pays de Liège entre 1802 et 1813.

        Une enquête sur les causes de la catastrophe est menée sous la direction de l’ingénieur en chef au Corps impérial des Mines, Beaunier. Le 25 mars 1812, premier constat : imprévoyance due à l'habitude des dangers inhérents à la mine, négligence résultant de l'impunité, témérité inspirée par le désir de rendement à tout prix, insuffisance de la technicité dans les méthodes d'exploitation et dans les moyens de parer aux dangers.

        Avant même que les causes du drame ne soient établies, chacun et à fortiori l’Empereur Napoléon, les devine. Désireux de distinguer l'héroïsme de ce simple soldat du travail, l'Empereur lui décerna la croix de chevalier de la Légion d'honneur le 12 mars 1812. Cerise sur le gâteau, une pension à vie de 600 francs. Les mineurs Nicolas Bertrand, Mathieu Labeye, Melchior Clavir et Mathieu Goffin reçoivent une prime de 300 francs or. En outre, Mathieu est inscrit au Lycée impérial de Liège.

        L’Empereur ordonne au préfet de l'Ourthe, le baron Charles Micoud d'Umons de donner à la cérémonie de remise de la Légion d’honneur le luxe, le faste, la grandeur de l'Empire. La cérémonie se déroule le dimanche 22  mars à l’Hôtel de Ville de Liège. Les peintres Jacques-Charles Bordier du Bignon et Philippe-Auguste Hennequin ont immortalisé ce moment où le premier ouvrier reçoit la Légion d’honneur.

        Ulcéré par le comportement des barons du charbon, Charles Micoud d’Umons s’en est plaint à l’Empereur lors de son passage à Liège en 1811, les propriétaires ne comptant pour rien la vie de leurs ouvriers. La catastrophe du charbonnage Beaujonc lui permet de revenir sur le sujet. En juillet 1812, il soumet au ministre de l’Intérieur, Camille de Montalivet un projet de caisse permanente de secours. Cette caisse est alimentée par une très légère retenue sur les salaires. Au lendemain de la bataille de Buntzlau, le 26 mai 1813,  Napoléon signe le décret  instituant la Caisse de prévoyance en faveur des ouvriers houilleurs du département de l'Ourthe.

           Ancêtre de la Sécurité sociale, la Caisse de prévoyance est installée le 15 juillet 1813 à l’Hôtel de Ville de Liège. Les propriétaires des mines contribuent à hauteur d’un demi pour cent de la masse salariale de leurs ouvriers et employés. Ceux-ci à hauteur de deux pour cent.

      L’administration de la Caisse de prévoyance est gratuite. Font partie de droit du Conseil d’administration  1o le préfet du département ; 2o l'évêque diocésain ; 3o le procureur impérial près le tribunal de première instance ; 4o le maire de la ville de Liège ; 5o l'ingénieur en chef des mines. Cinq autres administrateurs sont élus annuellement ;  un parmi les propriétaires des grandes exploitations, un parmi les directeurs de fosses, deux parmi les maîtres mineurs, et un parmi les ouvriers houilleurs.

        Sous le régime hollandais, la Caisse de Prévoyance est suspendue. La Belgique indépendante la rétablit en 1837. L’année centenaire de la catastrophe voit l’érection, à Ans, d’un monument en hommage à Hubert et Mathieu Goffin, œuvre du sculpteur liégeois Oscar Berchmans.

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vendredi, 30 décembre 2011

Quel jour sommes-nous ?

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        Tous les journaux ont fait état  ce 30 décembre du jour que les îles Samoa ont supprimé afin d’être en phase avec l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Une question de fuseau. C’est rare et cela a mérité le traitement médiatique.

        Mais chez nous lorsque le calendrier grégorien a fait place au calendrier julien, nos aïeux en ont été totalement été chamboulé. Chamboulement qui a commencé le 4 octobre 1582  et qui voit le lendemain apparaître la date du 15 octobre. Comme à l’époque, il n’est point question de l’emprise  de la globalisation, la modification du calendrier ne s’est pas faite du jour au lendemain. Ainsi la Russie devenue soviétique n’a adopté le calendrier grégorien qu’en … 1918.

        En  Principauté de Liège, le calendrier grégorien est d’application sous Ernest de Bavière en 1583. Selon diverses informations que nous n’avons pu vérifier, le passage a eu lieu du 10 au 21 février ou du 2 au 12 novembre 1583. Des Liégeois assurent que le passage a eu lieu du 9 au 20 décembre 1582.

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samedi, 12 novembre 2011

Il y a "mort pour la France" et "mort pour la France" !

       Le 11 Novembre demeurera à jamais le jour où dans toutes les villes et tous les villages de France, devant les monuments aux morts où sont gravés les noms de ceux d'entre vous qui ne sont jamais revenus, nous irons nous recueillir et vous rendre l'hommage qui vous est dû. Mais dans cette journée à laquelle la pire des guerres a donné une signification si profonde, c'est à tous les « morts pour la France », vos frères dans le sacrifice, que la Nation rendra désormais aussi hommage. (…) Il s'agit d'honorer ceux qui sont tombés en faisant leur devoir pour leur pays. Il s'agit d'honorer aussi ceux que l'on n'a jamais honorés, ceux que l'on a oubliés, ceux auxquels l'on se contente de dire une fois merci au moment des funérailles mais dont on délaisse ensuite la mémoire parce que l'on préfère oublier les guerres dans lesquelles ils sont tombés. C’est en ces termes que le Président Sarkozy a annoncé que la France honorera désormais ceux sont morts pour elle.

       Mais, aucun mort pour la France antérieurement à la guerre 14-18 n’est compris dans le message présidentiel. Ceux-ci sont oubliés, sans hommage national. Pourtant, nombreux sont ceux qui sont  morts pour la France depuis que la France est France. Par exemple les morts pour la France durant la guerre de 1870, durant l’épopée napoléonienne, à Azincourt et encore dans les plaines de Courtrai en 1302.

      Aucun de ces morts pour la France ne verra son nom gravé sur les monuments aux morts des 36 682 communes de France. En effet, la déclaration présidentielle précise : le Gouvernement apportera aussi son soutien à la proposition de loi visant à rendre obligatoire l'inscription sur les monuments aux morts des noms des « Morts pour la France ». Je pense en particulier à tous les morts en opérations extérieures.

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samedi, 03 septembre 2011

Un Liégeois, Georges Nagelmackers a fondé "l'âge d'or du rail".

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       Le mardi 27 septembre – jour de la Fête de la Fédération Wallonie-Bruxelles -, au 9 de l’avenue Matignon, à Paris seront dispersés, en vente publique les Souvenirs de la Compagnie Internationale des Wagons-Lits. Le catalogue édité par Christies à cette occasion s’appelle L’âge d’or du rail. Il est disponible pour 30 €. Selon l’estimation la plus haute, les 264 lots peuvent rapporter un million et demi au vendeur, le groupe Accor.

        Ce groupe français est  le premier groupe hôtelier mondial. Au premier semestre 2011, son chiffre d’affaires a été de 2 973 millions d’euros, en hausse de +4,4% par rapport au 1er semestre 2010. Installé dans 90 pays, sous diverses enseignes,  Accor exploite à Liège, le Mercure, l’Ibis et autre Formule 1 et à New-York, le Sofitel.

       La Compagnie Internationale des Wagons-Lits est chère au cœur des Liégeoises et Liégeois. En effet, de retour des Etats-Unis où son père l’a envoyé pour mettre fin à une histoire d’amour, Georges Nagelmackers (né en juin 1845) décide de créer, en 1872, un réseau européen de trains de luxe, à l’exemple des sleeping-cars de George Pullman. Visionnaire, il ouvre l’Europe aux voyages. C’est l’époque de l’Orient-Express, du Transsibérien, etc. Dans le blogue Josyane 60 on peut lire Bientôt, les élégantes prennent le train pour le voyage bien plus que pour la destination ! Précurseur, Georges Nagelmackers fonde la première chaîne hôtelière Les grands hôtels des Wagons-Lits, à Paris sur les Champs-Élysées 103-107, à Pékin, à Constantinople, le Pera Pela et en bien d’autres endroits.

       Averti de cette vente du 27 septembre, Francis Duga - patrimoineciwl@hotmail.be – s’efforce par différents moyens, de sensibiliser nos hommes et femmes politiques en charge de la culture à tous les niveaux de pouvoir, de faire l’impossible pour acquérir ce pan de notre patrimoine, En vue d’atteindre ce but, il a lancé un appel sur http://www.lapetition.be/en-ligne/Sauver-le-patrimoine-de...

       En peu de jours, cet appel a été entendu à l’étranger – France, Royaume-Uni, Allemagne, Suisse, Hollande, Hongrie, Danemark, etc. En revanche, nous n’avons relevé qu’un nom de politique : Jean-Géry Godeaux, Échevin de l’État-Civil Liège. Parmi les pétitionnaires, un descendant de Georges Nagelmackers, Beaudoin. Son commentaire : Georges Nagelmackers était un de mes ancêtres et peut être le 1er Européen d'Europe à être parvenu à faire sauter les frontières d'Europe du Chemin de fer dès le début du XXème siècle. Un vrai visionnaire qui a pu combiner le confort, la rapidité et le passage des frontières sans formalités invasives. Toutes ses réalisations et objets mis en vente devraient être rachetés par la SNCB pour être exposé au musée de la SNCB.

                                   ++++++++++++++

      Ce lundi 5, un porte-parole de  la SNCB-Holding, le Liégeois Louis Maraite a tenu à nous préciser : nos experts belges ont été voir les collections AVANT l'annonce de la vente publique et ils y ont acheté ce qui avait de l'importance à leurs yeux et qui était complémentaire aux collections existantes.

 

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mercredi, 11 mai 2011

"La Wallonie et la Première Guerre mondiale" de Paul Delforge collectionne les Prix ; après l'Halkin-Williot, le Jean Stengers.

       Le 14 décembre 2009, à l’occasion de la remise du Prix Halkin-Williot à l’historien liégeois Paul Delforge qui, à l’époque, vient de publier La Wallonie et la Première Guerre mondiale, pour une histoire de la séparation administrative, nous avons écrit dans Proxi-Liège ; En raison de l’importante quantité d’ouvrages déjà publiés sur la Grande Guerre, on pensait le sujet épuisé. L’ouvrage consacré à La Wallonie et la Première Guerre mondiale défriche des espaces inexplorés, aborde de nouvelles questions liées à notre histoire et aide à réfléchir à certains problèmes institutionnels d’aujourd’hui (1).

       Nous ne retranchons rien à ce texte – que du contraire au vu de l’actuelle crise institutionnelle du Royaume -, toujours d’actualité puisque le Prix Jean Stengers 2008-2010 vient d’être attribué à Paul Delforge, directeur de recherche à l’Institut Jules Destrée www.institut-destree.eu en partage avec Pierre van den Dungen, professeur à l’Université libre de Bruxelles pour une biographie sur Hubert Pierlot.

Créé en 2004, le Prix Jean Stengers  est destiné à des travaux (manuscrits ou imprimés) consacrés à l’histoire au sens large et achevés durant la période triennale précédent l’année d’octroi. Ce Prix prestigieux est attribué par la Classe des Lettres de l’Académie royale de Belgique surnommée la Thérésienne. Cette Académie a reçu en 1772 son titre de l’Impératrice Marie-Thérèse d’Autriche, son Secrétaire perpétuel actuel est l’historien Hervé Hasquin.

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(1) Le texte de la recension de La Wallonie et la Première Guerre mondiale, pour une histoire de la séparation administrative est disponible à la rubrique Bouquins sur le site de PROXI-LIÈGE www.proxiliege.net
Paul Delforge - La Wallonie et la première guerre mondiale - Editions de l'Institut Destrée - Collection Notre Histoire- 2009 - 528 pp - 29€

 

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mardi, 22 mars 2011

Espace Wallonie : Georges Truffaut, Histoire d'eaux Liège expose son avenir.

       Au fil des siècles et notamment en 1409, 1571, 1643, 1740, Liège a été victime de son fleuve, la Meuse. Au 19ème siècle, des travaux gigantesques sur le cours de la Meuse ont permis de croire que Liège est pratiquement à l’abri des inondations. Erreur, car quelques semaines de pluies abondantes aboutissent au drame de 1926. Comme l’écrit notre confrère Jean-Pierre Keimeul les inondations mirent en évidence de nombreuses lacunes en matière d’ « écologie industrielle » : galeries de mines non comblées, entraînant des affaissements de terrain ; manque de compréhension (et donc de contrôle) des bassins hydrographiques, avec pour corollaire un questionnement quant aux responsabilités de chacun (patrons de charbonnages, État…).

       L’exposition  Histoire d’eaux Liège expose son avenir qui se termine samedi, à l’Espace Wallonie – place Saint-Michel jouxtant Haute-Sauvenière – montre des vues de la catastrophe de 1926 notamment à Seraing et Tilleur qui ont été plus touchés encore que le centre de Liège qui a connu des endroits où l’eau a atteint les deux mètres.

       Coordonnée par Jean-Yves Xhenseval avec la collaboration de la Direction générale du Service public de Wallonie, l’exposition fait, à juste titre, la part belle à l’importance que la voie d’eau représente dans le redéploiement  de la région liégeoise. Trois niveaux de l’Espace Wallonie – 4, 3, 2 – sont consacrés au présent et au futur des voies d’eaux. Nous n’en dirons rien. L’intérêt mérite votre visite et votre réflexion.  

En revanche, le plateau du cinquième de l’Espace Wallonie montre comment les autorités ont réagi d’abord aux inondations, ensuite à la crise économique qui frappe le monde simultanément à la montée des régimes forts, extrémistes, fascistes et nazis.

       Comme à l’habitude, la catastrophe permet de dégager des crédits pour entreprendre des travaux qui ont été envisagés, voire promis auparavant. Ainsi, on effectue l’endiguement du fleuve jugé utile et promis au lendemain de l’Exposition Universelle de 1905. Exposition retardée de deux ans à cause des travaux menés sur l’Ourthe. Dès 1928, le démergement de la Meuse est confié à l’Association intercommunale pour le démergement et l'épuration (AIDE). Une des intercommunales les moins connues des Liégeoises et des Liégeois alors que celle-ci leur évite des maux connus des siècles durant par leurs ancêtres.

       Fin 1929, éclate la Grande Dépression. Les festivités prévues pour le centenaire de l’indépendance de la Belgique, tout particulièrement les deux Expositions internationales d’Anvers et de Liège, n’ont pas eu le succès escompté. Déception à Liège où 12 millions de visiteurs sont attendus, la moitié seulement s’est déplacée entre le 3 mai et le 3 novembre. Héritages de l’Exposition internationale de la grande industrie, sciences et applications, art wallon ancien : l’aérogare d’Ans, le pont-barrage de l’île Monsin. Le moment fort de cette Exposition se déroule, le jour de la Visitation, le samedi 31 mai lorsque le Roi Albert soulève, à l’aide d’une pelle à vapeur, la première motte de terre du futur Canal qui relie Liège à Anvers. La décision d’entreprendre ces importants travaux publics – une politique prônée par John-Maynard Keynes – le mardi 24 avril 1928, à la Saint-Fidèle.Canal Abert.jpg

       Le creusement du Canal Albert dure neuf ans. Il est inauguré par le Roi Léopold III, le dimanche 30 juillet 1939. À la Sainte-Juliette, le port fluvial de Liège est enfin uni au port maritime d’Anvers, son Roméo ! Cet événement s’est déroulé dans le cadre de l’Exposition internationale de la technique de l’eau qui s’est ouverte le samedi 20 mai.  

Grand Liège.jpg       L’idée d’organiser ce que le public a appelé l’Expo de l’eau a été prise au restaurant Le vieux Liège lors d’un dîner réuni, en 1936, à l’initiative de l’Échevin des Travaux publics, Georges Truffaut. À ce dîner, participe notamment notre confrère René Lieutenant, journaliste à La Wallonie tout comme l’a été Georges Truffaut. Homme d’action, celui-ci fonde avec diverses personnalités liégeoises, Le Grand Liège (1) dont le but est de conférer à la Cité Ardente un essor économique plus grand, un rayonnement intellectuel plus vivace, en un mot, une renommée digne d’une grande ville.

       L’Exposition internationale de la technique de l’eau a été fermée, prématurément, le samedi 2 septembre. La veille, la Pologne est envahie par l’Allemagne nazie et l’avant-veille, frappés par la foudre l’explosion de deux ponts liégeois minés, le Val Benoît et celui d’Ougrée a provoqué une vingtaine de morts.

       En revanche, son inauguration a été remarquable. À leur arrivée par train royal, le Roi et les personnalités de la Cour ont traversé la ville en calèche avant d’arriver à Coronmeuse. A l’issue de la visite, le programme a prévu un thé d’honneur. Thé et non vin d’honneur. À l’époque, la loi Vandervelde du 29 août 1919 sur l’alcool est toujours de stricte application, le Patron est mort quelques mois plus tôt.

        Moult vedettes se produisent dont le Fou chantant,  moult manifestations dont le Cortège des drapeaux. Le commissaire aux Fêtes, Georges Thone a admis la participation des anciens combattants regroupés en Croix du Feu et rejeté ceux ayant choisi l’emblème du fusil brisé au prétexte qu’on pourrait craindre des troubles de la part des gens qui ne veulent pas comprendre notre symbole au fusil brisé. Ces anciens combattants s’étonnent auprès de Georges Truffaut de ce refus d’autant que les Croix du Feu ont prouvé un peu avant les élections que leur façon d’agir cadrait bien avec le mouvement fasciste. Georges Truffaut considère que la réclamation contre la participation des Croix du Feu est entièrement fondée.

       L’historien Paul Delforge de l’Institut Jules Destrée présente le jeudi 24 mars, à 18h30, les diverses facettes de Georges Truffaut, un grand Liégeois, concepteur de l’Expo de 39, parlementaire, officier de marine qui récupère l’or belge au Sénégal lors de l’invasion, mort  en entraînant  des recrues belges en Angleterre en 1942 (2).

 

 

iGeorges Truffau.jpg(1)   www.legrandliege.be – Président : Jean-Maurice Dehousse,

(2)   Réservation souhaitée au  04 250 93 30

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jeudi, 17 mars 2011

Les petits apéritifs avec les grands Liégeois.

       En 2012, Ville de Liège, Province de Liège commémorent le 400ème anniversaire de la mort, le 17 février à Arnsberg, de Son Altesse Ernest de Bavière,  45ème Prince Évêque de la Principauté de Liège. Cet hommage a été annoncé récemment, lors d’une conférence de presse, par le Gouverneur Michel Foret.

      Le mardi 31 mai en la Maison des Seniors, rue Charles Bartholomé 52, à 10h30, les petits apéritifs avec les grands Liégeois ont pris pour thème Bavière : un länder allemand, un site liégeois, une famille de princes-évêques. Membre-fondateur de la LGL (Les Guides de Liège), Isabelle Vandenbosch présente en une visite guidée, une découverte illustrée d’un grand Liégeois et après cette conférence confort, une discussion s’engage autour d’un petit apéritif (1).

      De Son Altesse Ernest, les Liégeoises et Liégeois connaissent le nom par l’ancien hôpital de Bavière. Son Altesse n’a pas hésité à donner à la Confrérie de la Miséricorde son très beau palais d’Outre-Meuse, y compris les jardins, afin de le transformer en un premier hôpital.

      Mais Son Altesse n’a pas limité son action liégeoise au seul domaine sanitaire. Elle se préoccupe également d’éducation et de religion. Elle fait appel aux membres de la Societas Iesu, fondé en en 1534 par Ignace de Loyola, pour l’aider dans ces tâches. Aux Jésuites, Elle accorde des facilités pour enseigner et se fait assister de leurs lumières pour combattre le protestantisme et imposer les règles du Concile de Trente au clergé liégeois un peu trop licencieux. Son Altesse en supprimant les 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10 et 11 novembre 1583 permet à la Principauté d’adopter le calendrier grégorien.

      Son Altesse Ernest de Bavière s’occupe aussi de moderniser le droit minier en proclamant, en 1582, l’Édit de Conquête (cfr Liège 28 du 6/12/2010). Féru de sciences, il s’intéresse aussi bien au ciel notamment via l’astronomie (Traité de l’Astrolabe) qu’à la terre en analysant lui-même les eaux de la Fontaine de Pline. Bien avant que le néologisme réseauter ne soit créé, Son Altesse tisse et entretient un réseau de relations qui en font un excellent diplomate et l’ami de Juste Lipse, de Torrentius et autres beaux esprits.

      À en croire certains, Henri IV, le Vert-Galant a dit, à propos de Son Altesse Ernest de Bavière : Mon cousin de Liège me ressemble jusqu'à la ceinture ! Il n’est pas certain que la ressemblance s’arrête à la ceinture. En effet, tel le rapporte Alphonse Le Roy dans sa notice de Biographie nationale (T. VI, pp. 632 et suiv.) parue en 1897, Son Altesse ne se décida jamais à se faire ordonner prêtre et que sa vie privée ne fut pas tout à fait exemplaire.

 

Ernest de Baviere.gif

 

(1) Contact : Delphine Wilkin 0470 68 87 31 - delphine.wilkin@liege.be

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mardi, 08 mars 2011

Un bien joli vallon wallon, le vallon de la Légia.

        La Hesbaye constitue en son sous-sol un vaste réservoir d’eau potable. Comme le note l’auteur du livre Le Vallon de la LÉGIA, Joseph Deleuse, sous le limon quaternaire, se trouve une couche de craie perméable de plusieurs mètres d’épaisseur jouant le rôle d’une éponge et reposant sur un lit d’argilite qui empêche la fuite de l’eau.

       Durant près de six millénaires et demi, les hommes venus s’installer au bord de cet ensemble de ruisseaux qui se réunissait pour descendre vers un des nombreux bras de la Meuse, étalant leurs alluvions en un petit delta pour occuper le site de la future place Saint-Lambert ont vécu dans un paysage naturel. Dans un article paru en 1975, Charles Bury, vice-président du Vieux-Liège, écrit ne pas douter que les premiers habitants de Liège aient choisi le site s’étendant au pied de Pierreuse pour y établir leur résidence. D’avancer plusieurs arguments, eau pure, protection des vents, des crues de la Meuse et forêts proches. C’est ce que Joseph Deleuse appelle la Légia primitive encore qu'à l'époque, le ruisseau et ses affluents ignorent cette appellation. Ils portent le nom du lieu-dit où ils sourdent. Brignoul, Coqfontaine, Ster, Hurbise, Chaicole et autres mots qui font bon dans la bouche.

       Quand venu de sa Souabe natale, Norger - auquel Liège doit tout - entreprend de construire la capitale de sa Principauté, il dévie le ruisseau. Est venu le temps de la Légia historique, celle déviée par l'homme pour des besoins utilitaires. C'est la Légia des meuniers, des lavandières et du peuple en général. Ses traces sont encore bien réelles et visibles pour ceux qui acceptent de prendre le temps de la redécouverte. Le livre de Joseph Deleuse - sous-titré Derniers vestiges Derniers témoins - aide à cette redécouverte. Cerise sur le gâteau, Joseph Deleuse effectue des visites commentées. Il suffit de lui demander à l'adresse courriel joseph.deleuse@skynet.be .

       Notger dévie l'embouchure des Basses-Rieux (à l'époque, le nom de la Légia) pour passer derrière le Palais et dans les fossés des premiers remparts. Le ruisseau se partage en deux; l'un vit sa vie par la Cour Saint-André, l'autre, la sienne via le Couvent des Cordeliers. L'un et l'autre accédent aux flancs de la Place du Marché. Les Basses-Rieux partagées rejoignent la Meuse à hauteur de la rue du Rêwe et du quai de la Goffe.

       Le nom de Légia est attribué au ruisseau dans les siècles à venir. Au milieu du 19ème siècle, la Ville de Liège donne ce nom à une rue qui n'a jamais été le lit de la Légia. Pas de quoi s'étonner. Alors qu'aucun Franchimontois n'a escaladé de ce côté, une nuit d'octobre 1468, la Citadelle, la Ville de Liège a appelé Escaliers de Bueren, l'artère pédestre reliant la colline au centre-ville. Un subtil rappel patriotique aux pioupious leur évitant de succomber aux charmes des gueuses de Pierreuse !

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jeudi, 17 février 2011

Michel Foret, un des dix Gouverneurs du Royaume.

     Gouverneur de la Province de Liège depuis le 1er octobre 2004, Michel Foret est le premier  à avoir été nommé par arrêté motivé du Gouvernement wallon, sur avis conforme du Conseil des Ministres fédéral. Tous ses prédécesseurs du baron Van den Steen à Paul Bolland ont été nommés par le Roi ou le Régent.

     Son statut a changé – il est un fonctionnaire régional tenu au devoir de réserve -, ses missions également. Il constitue l’interface entre les différents niveaux de pouvoirs fédéraux, régionaux et provinciaux. Son job est loin d’être une sinécure. Le peuple liégeois voit essentiellement son Gouverneur dans ses fonctions protocolaires tel l’accueil des Chefs d’État, des membres de la Famille royale, des Ambassadeurs ou encore sa présence lors de manifestations patriotiques.

      Le Gouverneur de Liège est aussi chargé de veiller à la légalité et conforme à l’intérêt général de décisions de diverses institutions. Il est Commissaire du gouvernement de quatre Exécutifs différents. Pour exercer au mieux ces diverses tâches, 153 agents le secondent dont 51 émargent au budget fédéral, 97 à celui de la Région et 5 à la Province. Le Gouverneur a la responsabilité de la coordination de la sécurité et du maintien de l’ordre public.  

     Première Province wallonne à s’être dotée, tant au niveau provincial, communal que particulier, de plan général d’urgence et d’intervention, les Liégeoises et Liégeois peuvent fredonner un air connu du Moyen-Âge à Nicole Louvier il est minuit, bonnes gens/ dormez le guet veille/ dormez, bonnes gents/ bonne nuit.

     Il est des secteurs où le rôle de Michel Foret n’est pas évident encore qu’il soit très efficace. Ainsi, la station de métro parisien Liège – baptisé ainsi suite à la résistance qui a valu la Légion d’Honneur à la Cité ardente, dès le 8 août 1914, l’appellation initiale Berlin étant honnie – va voir, très bientôt, une sculpture rejoindre les céramiques de Welkenraedt qui la décorent depuis 1982. Le Préfet de Paris, Daniel  Canepa et Michel Foret l’inaugureront, occasion pour la RATP de rendre hommage à Marie-Claire Van Vuchelen et Daniel Hicter, scénographes de la décoration dédiée à des sites de la province. Autre exemple. Depuis l’an dernier, une colonie d’hirondelles de fenêtre dispose de boue pour construire leur nid au Palais provincial. Une boue pure en provenance de la terre entourant la fontaine ornant la cour Notger. Une innovation due au Gouverneur Foret.

Métro de Paris station Liege.jpg


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lundi, 06 décembre 2010

Les Planchar, maîtres de fosses dans la Seigneurie de Montegnée

En 1195, de la terre noire propre à faire du feu  fut trouvée dans beaucoup d’endroits de la Hesbaye. Durant huit siècles, à Liège, le charbon a lentement forgé notre manière d’être, de penser, notre comportement, notre réputation, tièsses di hôye. Fort de cette conviction, l’ancien directeur général du Port autonome de Liège, Robert-Armand Planchar vient de publier aux  Éditions Céfal Les Planchar, maîtres de fosses dans la Seigneurie de Montegnée. Son arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-grand-père, bref son aïeul n’est autre que Jean-le-vieux Planchâ, premier Planchâ recensé avec certitude, qui, au 16ème siècle, creuse des bures, gratte, creuse et fait creuser. Auparavant, dès 1419, il est question d’un certain Planchâ mais le lien de parenté n’est pas établi avec les Planchâ, les Planchez, les Planchar, les de Planchar, quatre noms successifs pour une même famille.

 

La lignée des sept charbonniers Planchar apparaît sous le Prince-Évêque Ernest de Bavière qui promulgue, en 1582, l’Édit de Conquête visant à sauver les fosses inondées, un édit dont profiteront les Planchar.  Féru de sciences, Ernest de Bavière s’intéresse au domaine minier. Il faut savoir qu’en droit liégeois, qui possède le comble, possède le fond, Il est même stipulé que le propriétaire foncier est seigneur des mines jusqu’au centre de la terre. Le principal propriétaire est l’Église qui lève des rentes, des terrages sur les houillères qu’elle concède. D’où la tentation pour les charbonniers d’entretenir une duplicité fructueuse au plan minier avec les bons métiers et l’Église.

 

Jean-le-vieux Planchâ a un fils Lambert-le-vieux que sa veuve émancipe à l’âge de 18 ans. Les Planchar ne sont pas grand-chose à l’époque, mais ils creusent, creusent encore et deviennent lentement d’honnêtes comparchonniers, puis des artisans maîtres de fosses, de gros commerçants aussi…(…) Lambert-le-vieux, durant sa vie intéressera son seul fils, Jean-le-jeune, aux bures, aux parchons, aux araines.

Jean-le-jeune a six enfants, trois garçons, trois filles le choix du Roi. Si trois enfants se consacrent à Dieu, les autres dont Pier Planchar font un mariage d’accession. (…) Cet aîné va connaître une ascension sociale extraordinaire ; il se fera entrepreneur de travaux publics, carrier, exploitant agricole, bailleur de fonds, repreneur de dîme, marchand, transporteur, brasseur, propriétaire immobilier, et avant tout, un des plus grands, sinon le plus grand, « maître de fosses » de l’Ancien Régime en Seigneurie de Montegnée. Un maître de fosse confronté à trois problèmes majeurs ; le système capitaliste de son époque, les conflits souterrains et l’eau. Pier meurt à 80 ans, le 12 juillet 1737.

 

De l’abondante progéniture de Pier – dix enfants – deux, Pierre et Lambert, deviennent maîtres de fosses. Mais l’exhaure demeure leur problème. La solution vient de l’Angleterre. En 1705, Newcomenen proposa alors une « machine à balancier » utilisant cette fois la théorie de la pression atmosphérique de Pascal.  C’est l’apparition de la pompe à feu. Si les débuts sont laborieux, ceci n’empêche pas Lambert Planchar de s’y intéresser dès 1720. Il installe sa première pompe à feu à l’Espérance-delle Paix-Sartay en 1738. Il renonce à l’expérience en 1748 alors que son fils Pierre-Lambert à deux ans. Il renonce sans abandonner l’idée. En 1772, sous la conduite de son fils, il fait édifier une pompe à feu nouvelle génération à l’Espérance puis aux Bons-Buveurs. Au total, investissement important des Planchar, quatre pompes à feu sont installées à Montegnée.

 

Sous l’impulsion de Pierre-Lambert, ces entreprises prospèrent. Conséquence inattendue, l’eau alimentaire provenant des mines Planchar et arrivant, jusqu’en 1770, place du Marché par l’araine de la Cité fait défaut. Un procès s’ensuit. La Cour des Échevins, en 1779, opte résolument pour l’alimentation en eau de la population citaine contre les intérêts des  houillères montagnardes. Pierre-Lambert se pourvoit en appel devant la Cour de Wetzlaer qui lui donne raison. Du coup, il poursuit en justice les Échevins.

 

La Révolution survient. La loi Mirabeau décrète les mines sont à la disposition de la nation. Récemment anobli, Pierre-Lambert se émigre avec sa femme et ses neuf enfants à Francfort. Ses biens sont mis sous séquestre. À son retour, il constate que son neveu Lambert-Joseph Despa s’est rangé du côté des révolutionnaires et l’a ruiné. S’appeler Planchar, à l’époque, était vraiment mal vu. Le fils de Pierre-Lambert, Jean-Nicolas-Servais s’engage dans un régiment autrichien, un des Régiments Nationaux Wallons. Revenu au pays, J-N-S est victime avec ses jeunes frères d’une captation d’héritage orchestrée par ses tantes dont Marie-Catherine-Agnès, mère de Lambert-Joseph Despa, maîtresse du Chanoine Brocal qui fait partie de ces gens d’église, fléaux des familles, auteurs de la discorde, leur premier élément et dans lequel ils semblent se complaire. Jean-Nicolas-Servais devient rentier, pour lui, le charbon, c’est fini et l’aventure des maîtres de fosses Planchar se termine donc ici. Désormais, au 19ème et au 20ème siècle, ce sont des nouveaux capitaines d’entreprise, résolus, ambitieux, politiquement intrigants, formés techniquement, risqueurs, qui vont se lancer. (…)  le règne des « barons du charbon ».

 

L’auteur Robert-Armand Planchar – excellent conteur de surcroît – donne deux conférences cette semaine sur le thème de son livre. Aux Archives du Royaume, rue du Chéra, mardi 7 à 17h et à l’Université du Troisième âge, au Marché couvert, jeudi 9 à 14h.  

           

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vendredi, 29 octobre 2010

Le quatrième Pont des Arches a été inauguré par sa Majesté Léopold Ier.

Ce lundi 29 octobre, la presse liégeoise consacre l’essentiel de ses articles à l’inauguration du quatrième Pont des Arches par sa Majesté Léopold Ier. Dernière née, en 1856, de la presse locale, La Meuse rivalise avec ses ainés, Le Journal de Liége dirigé, depuis 1764, de main de maître par les Desoër, libéraux dans l’âme et La Gazette de Liége, l’enfant chéri du fougueux Mgr Van Bommel confié, en 1840, à Joseph Demarteau, ancien secrétaire particulier de l’actuel Chef de Cabinet,  le libéral Charles Rogier.

 

Accueilli par le bourgmestre de Liége, Joseph Neuville, sa Majesté garde le souvenir de sa Joyeuse Entrée le 2  août  1831, gâchée par l’attaque de l’armée hollandaise contre la Belgique qui a proclamée son indépendance, le 18 novembre 1830. Enfin, grâce au Hutois Joseph Lebeau qui a fait appel à Londres et Paris, le maréchal Étienne Gérard met en déroute l’agresseur.

 

En présence du Ministre des Travaux publics, Jules Vanderstichelen, le bourgmestre présente à sa Majesté l’ingénieur Jacques Houbotte, directeur des Ponts et chaussées de la Province de Liège qui a conçu le nouveau Pont des Arches et  l’entrepreneur Mention qui a réalisé ce pont à cinq arches en quelques dix-neuf mois très exactement. Certes, les esprits chagrins prétendent que selon une tradition bien liégeoise, l’inauguration a lieu avant que tous les travaux ne soient complètement achevés.

En effet, l’ornementation en est toujours au stade des débats. Les uns souhaitent en y ajoutant des symboles patriotiques, la restauration des emblèmes religieux décorant l’ancien pont. Ils souhaitent notamment que soit réinstallé le crucifix, grandeur naturelle, en bronze doré, d’après un modèle fourni par notre habile sculpteur Jean Delcour. Les autres exigent des figures allégoriques. Cette dernière thèse bénéficie de l’appui des autorités politiques anticléricales actuellement au pouvoir.

 

Une plaque fixé au mur du quai de la Ribuée - Année 1860 : Léopold Ier, roi des Belges Vanderstichelen, ministre des travaux publics J.H.J. Neuville, bourgmestre de la ville de Liège J.Houbotte, ingénieur en chef des ponts et chaussées H.Mention, constructeur – est là pour la mémoire des générations futures. Manque un nom, celui de Ghislain-Joseph Partoes, ministre des Travaux public du 26 avril 1858 au 11 octobre de cette même année, date sa mort. Visionnaire, pressentant le développement de la circulation, il a fait passer de 11 à 13 m. la largeur du pont  avant d’accepter l’adjudication la portant à 1.114.305 francs 95 centimes. Il a pris cette décision bien que, depuis 1837, le Pont des Arches a cessé d’être l’unique pont en pierre traversant la Meuse. Monopole conservé durant plus de huit siècles, depuis que le prince-évêque Réginard ait fait construire, sur sa cassette personnelle, le premier pont en grès gris sur le fleuve. L’élégance des sept arches – bien massives, fort larges et bien hautes - a séduit plus d’un artiste. Pont qui a été emporté par la forte crue du 22 février 1409 après que la débâcle de l’hiver 1408 l’ait déjà sérieusement abîmé. 1408, annus horribilis pour les Liégeois défaits par les Bourguignons à la bataille d’Othée.

 

Le deuxième pont comportant également sept arches a été mis en chantier le 14 août 1424 et inauguré solennellement le 10 juillet 1446 lors de la traditionnelle procession aux Écoliers dont le but est d’attirer la bénédiction du Ciel sur la nomination des nouveaux bourgmestres.

Le sac de Liège fin octobre 1468 par Charles le Téméraire ne suffit pas à ce Bourguignon qui ordonne aux milices maastrichtoises de casser deux arches. Un rien paresseux, après avoir démoli l’arche centrale, les Maestrichtois sont rentrés chez eux. Ce pont a été rendu inutilisable par la grande crue de janvier 1643.

 

Quatre ans plus tard, les Liégeois décident de reconstruire un nouveau pont. Les travaux ont été lents puisque le pont n’a été inauguré que le 27 novembre 1657. Large de 40 pieds, d’une longueur de 130 m. à quelques centimètres près, ce pont de six arches, réalisé en pierre de la carrière d’Embourg, est considéré par tout qui l’a vu  comme le plus beau, le plus grand, le plus superbe qu’il ait sur la rivière la Meuse. A la Révolution, en 1794, le pont des Arches a été le terrain d’une lutte entre les Autrichiens et les Français alliés aux patriotes liégeois. Le pont, sérieuse endommagé, obtient, le 27 juillet 1796, d’être appelé Pont de la Victoire, nom qu’il conserve jusqu’en 1814. Sous le maïorat du libéral Ferdinand Piercot, il est décidé de le reconstruire. Auparavant, en 1846, Mgr Van Bommel y célèbre les six cents ans de l’institution  de la  Fête-Dieu par Julienne de Cornillon.

 

 

Léopld Ier Winterhalter.jpg

 

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dimanche, 01 août 2010

Aux Editions du Perron, "VISE, TERRE DE GILDES".

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Visé terre de gildes tel est le titre d’un ouvrage paru aux Éditions du Perron à l’occasion du 700ème anniversaire de la gilde des Arbalétriers, les Bleus. Mais l’originalité du livre - rédigé par un collectif de neuf auteur(e)s sous la coordination de notre confrère Daniel Conraads - tient à ce qu’il ne néglige pas les Rouges, les Arquebusiers qu’ils soient Anciens ou Francs.

Visé terre de gildes évoque les guildes qui ont été fondées autrefois dans nos cités pour en assurer la sécurité. Pratiquement toutes les guildes ont disparu sauf à Visé où trois gildes assurent la tradition.

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Claude Gaier, ancien directeur du Musée d’armes de Liège – intégré à présent dans Le Grand Curtius –, se charge d’expliquer l’origine et l’évolution de l’arbalète et de l’arquebuse en Europe. Au passage, signalons que le dimanche 8 août, Visé, dans le cadre du tournoi du 700ème , verra moult démonstrations de tir à l’arbalète.

Les gildes ont leurs traditions. Professeur à l’ULg, Jean-Louis Kupper explique notamment une coutume qui a traversé les siècles. Nous voulons parler de la tradition du banquet  – plus exactement de la ripaille – qui a pour « vertu » celle de solidariser le groupe. De tout temps, la beuverie collective, et même ses débordements, ont été un facteur de cohésion…

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Quand il y a des Bleus – dans sa jeunesse, le bourgmestre MR Marcel Neven a été cadet Arbalétrier -, des Rouges,  trois Présidents, un Roy, deux Empereurs, il y a matière à histoire et petites histoires amusantes. Les neuf auteur(e)s dont six sont Visétois prennent grand plaisir à les raconter. C’est passionnant à vivre au point qu’on en vient quasi à regretter d’être né ailleurs … d’autant qu’à Visé, un homme en vaut deux !

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samedi, 05 juin 2010

Liège et les habitants de Liège : " modèle d'une véritable civilisation ".

        Il y a trente ans - le 6 juin 1980, à l'occasion du Millénaire de la Principauté - Liège a été citée en exemple à tous les Européens. Pourtant, au regard de ce que Liège dispose aujourd'hui notamment le Grand Curtius - accès gratuit le 6 juin 2010 comme tous les premiers dimanches du mois - et la nouvelle Gare des Guillemins, Liège se résume à l'époque aux yeux de ses détracteurs, au trou de la Place Saint-Lambert. Être citée en exemple pour les Européens et ce qui mieux est, l'être par la Présidente du Parlement Européen Simone Veil, a rempli d'aise Liège, les Liégeoises et les Liégeois.

         Maniant admirablement le verbe, Simone Veil - élue plus tard à l'Académie Française au fauteuil de Jean Racine - a rendu éloge à notre Cité en ces termes :  Liège, cette """"  étape surles routes de l'esprit"   - comme l'a écrit Marguerite Yourcenar - et les habitants de Liège, ce "  peuple"   - dont parle Commynes -, colérique et gai, dévot et anticlérical, fier de sa ville, de ses franchises et de ses libertés durement gagnées, nous fournissent le modèle d'une véritable civilisation , certes très liégeoise mais aussi liée à tous les courants qui, depuis le Moyen-Âge, ont parcouru toute l'Europe, qui ont su conserver leurs riches traditions et les adapter au monde contemporain, des batteurs de fer et des fameux métiers jusqu'aux grands complexes industriels, des universités cléricales du Moyen-Age, qui répandent leurs lumières sur la Germanie et la Latinité, jusqu'à l'Université que nous connaissons aujourd'hui: Liège peut et doit donc servir d'exemple à tous les Européens.

 

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vendredi, 21 mai 2010

Le Fonds David-Constant et les mandements des Princes-Evêques de Liège.

        Simone David a été un brillant professeur à l'Université de Liège tout comme son mari, le baron Jean Constant, Procureur général. Liège a été leur passion commune. Par testament, Simone David a légué quelques dix millions d'euros pour constituer le Fonds David-Constant géré pas la Fondation Roi Baudouin.

        Ce Fonds est au service de Liège et de sa région. Il comprend trois axes : la protection de l'enfance défavorisée ; la restauration du patrimoine dans l'arrondissement de Liège ; la promotion de la recherche et des études dans le domaine du droit.

        Vendredi prochain, le 28 mai, un colloque important du point de vue juridique va se tenir à Liège (inscriptions 00 32 4 230 31 67 - archives.eveche@evechedeliege.be .  Ce colloque porte sur les mandements imprimés des Princes-Evêques de Liège en matière ecclésiastique. Une vingtaine de spécialistes venus de diverses Universités (Liège bien sûr, ULB, UCL, Paris) vont se consacrer à présenter les divers aspects de plusieurs de ces quelques mille mandements conservés aux Archives épiscopales liégeoises.

        Le Fonds David-Constant a non seulement restauré la collection des mandements mais est en train de constituer un site web. Ce site va permettre l'étude de l'action des Princes-Evêques et la production des imprimeurs liégeois du 16ème au 19ème siècle.

 

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