mercredi, 22 juin 2016

En 2017, "HAMILTON" qui triomphe à Broadway sera joué à Londres.

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        Nos confrères du journal liégeois Mathieu Laensberg - Charles Rogier, Joseph Lebeau, Paul Devaux – Pères fondateurs du Royaume envient peut-être la gloire qu’un autre Père fondateur d’une République, Alexander Hamilton, obtient actuellement à Broadway. La comédie musicale de Lin-Manuel Miranda, Hamilton, à l’affiche depuis juillet dernier, retrace des tranches de vie de personnalités historiques ou politiques. En costumes d’époque mais avec des airs urbains où se mêlent hip-hop et rap, Hamilton est une fresque historique tour à tour irrévérencieuse, patriotique, fleur bleue et traitant de thèmes tels l’immigration et l’ouverture aux étrangers.

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         D’origine portoricaine, Lin-Manuel Miranda a perçu tout le potentiel de la biographie d’Alexander Hamilton. Orphelin à dix ans, tué dans un duel par un vice-président des États-Unis, Aaron Burr, Hamilton a, d’abord, connu l’emploi dans une maison de comptes, entame des études au King’s Collège – future Université Columbia – de New-York, participe à la guerre d’indépendance américaine en qualité de secrétaire de Général Washington, combat aux cotés de La Fayette à Yorktown, épouse une jeune fille d’une famille influente et riche, premier Secrétaire du Trésor, fondateur de la Banque Fédérale, etc, etc.

       Hamilton côtoie tout qui compte aux États, à Londres, à Paris. Visionnaire, brillant constitutionnaliste, séduisant, il est aussi un être paradoxal ainsi le créateur de la Banque Fédérale a tant de dettes que ses amis se cotisent afin de les rembourser à sa mort. Mieux, adversaire de la Révolution française, il est déclaré en même temps que Georges Washington citoyen français par un décret du dimanche 26 août 1792 de l’Assemblée nationale considérant que les hommes qui, par leurs écrits et par leur courage, ont servi la cause de la liberté et préparé l’affranchissement des peuples, ne peuvent être regardés comme étrangers par une nation que ses lumières et son courage ont rendue libre.

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        Les 1319 sièges du Richard Rodgers Theatre sur la 46ème rue sont occupés à chaque représentation. Chaque semaine, c’est 600.000 $ de bénéfices engrangés. Il est prévu une tournée mondiale de Hamilton. Qualifiée par Michèle Obama de la plus grande œuvre artistique que j’ai jamais vue dans ma vie, les Liégeois(e)s découvriront Hamilton à moins de cinq cents kilomètre de la Cité ardente, à Londres, dans le courant de 2017.

 

 

 

 

08:45 Écrit par Pierre André dans Actualité, Histoire, Musique, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

lundi, 13 juin 2016

Le Corps Consulaire de Liège en voyage en Grèce.

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        Le Corps Consulaire de Liège et son Doyen Fernand Goffioul, consul honoraire d’Espagne, ont choisi la Grèce comme destination de leur voyage annuel. La préparation en a été confiée au consul honoraire de Grèce, Robert Laffineur, professeur émérite de l’Université de Liège en histoire de l’art et archéologie de l’antiquité classique. Considérant la Grèce comme son pays d’adoption, il a su, dans le programme réalisé, allier les mythes helléniques et les réalités grecques contemporaines.

        Première étape dans le monde hellénique, cela va de soi, l’Acropole – quand je vis l’Acropole, j’eus la révélation du divin … - ensuite visite des lieux de fouille de l’École française d’Athènes, le sanctuaire d’Apollon à Delphes ou de l’École belge d’Athènes à Thorikos avec son théâtre ancien si particulier et ses tombes à coupole mycéniennes. Sans oublier les musées et les temples qu’ils soient de Poseidon au Cap Sounion, d’Aphaia à l’île d’Égine ou encore de Zeus l’Olympien dans le parc public d’Hadrien à Athènes. Le tout commenté avec intelligence, humour par un consul (et professeur émérite) pour ses pairs.

        L’ambassadeur de Belgique en Grèce Luc Liebaut a tenu à recevoir  dans les jardins de sa résidence  le Corps Consulaire de Liège en compagnie notamment de membres du Belgian Business Club, une association où se retrouvent importateurs grecs de biens belges et investisseurs belges dans ce pays. Autre contact avec la société grecque, la réunion de travail avec les dirigeants d’Enterprise Greece a permis de mieux connaître la situation économique. Le président du Conseil d’Administration de l’AWEX, Dominique Godin pour sa part explique les atouts de la Wallonie. Dernier contact avec la réalité grecque, la relève de la garde des evzones auprès du Soldat inconnu grec et la visite du Parlement. À noter l’édification en 2000 dans sa cour ouest, d’une statue géante du premier ministre Charilos Trikoupis. Un hommage à celui qui a affronté, fin 19ème siècle, des difficultés présentant des similitudes  avec les problèmes d’aujourd’hui.

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        La cerise sur le gâteau du voyage a été la réception, au pied du stade où Pierre de Coubertin a lancé les Jeux olympiques modernes en 1896, par Dimitris Avramópoulos, pénultième consul de carrière en poste à Liège (1983-1987) et actuellement Commissaire européen en charge de la migration, des affaires intérieures et de la citoyenneté. Évoquant ces matières en off the record, Dimitris Avramópoulos se fait grave tandis qu’auparavant, il a échangé des souvenirs liégeois. Parmi ceux-ci, la création par le chargé de cours Laffineur, en 1986, des premières  Rencontres égéennes internationales auxquelles le consul Avramópoulos apporte son appui car elles marquent l’anniversaire  des sensationnelles  découvertes de Schliemann  à  Mycènes. Une collaboration initiale fructueuse puisque les Rencontres égéennes internationales en sont à leur 16ème édition.  

        Le programme du Corps Consulaire de Liège n’a pas fait l’impasse sur la cuisine grecque dont Archestratos a vanté les mérites dès 330 avant J-C. Des maisons de bouche (1) propices à exalter la variété de l’art culinaire et à souder un groupe. Quand, au Cookoovaya, Gérard Blaise se réjouit de la troisième victoire (Silverstone, Monza, Aragón) de son petit-fils Max Defourny en cinq courses de formule Renault 2.0, chacun(e) est un peu le papy ou la mammy du jeune Max (17 ans). À l’issue de ces repas, chacun(e) se connaît mieux !    

(1)    Agora Select, Ch. Mexi 8 – K. Ventiri 9 (la mention de deux noms de rues dans une adresse grecque indique que le lieu se trouve à l’angle des deux rues) 115 28 Athènes-quartier Ilisia, To Kafeneio, Loukianou 23, 106 74 Athènes-quartier Kolonaki, Akrogiali, Paralia Souniou (Sounion), Cookoovaya, Ch. Mexi 2, 115 28 Athènes-quartier Ilisia, Stamatopoulos Tavern, Lyssiou 26, 105 58 Athènes-quartier Plaka,  Restaurant Orizontes, Lofos Likavitou, 106 76 Athènes-colline du Lycabette.

20:15 Écrit par Pierre André dans Actualité, Culture, Economie, Europe | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

samedi, 04 juin 2016

FETE de la MUSIQUE...dans l'esprit de partage, de convivialité, d'amitié et d'ouverture...et à TOULOUSE ?

Au solstice d’été, le 21 juin, la Fête de la musique en est, cette année, à sa 35ème édition. Créée par le ministre de la Culture de François Mitterand , Jack Lang dans l'esprit de partage, de convivialité, d'amitié et d'ouverture, la Fête de la musique a été célébrée l’an dernier dans 120 pays sur les 197 reconnus par l’ONU.


Cette année, France-Télévisions retransmet depuis la place du Capitole, à Toulouse, un concert présenté par Garou. À l’affiche, quelques vingt-cinq artistes dont Frero Delavega , Christophe Maé, Soprano , Jain, Pascal Obispo, Vianney , Kendji Girac, Jean-Pierre Mader , etc.


En raison du plan Vigipirate renforcé, le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc (LR) a décidé d’instaurer un système gratuit d’accréditation nominatif pour tout qui désire assister au concert via le site municipal. En dépit d’une attaque de ce site par un hacker le jour J, le 3 mai, 16 000 Toulousain(e)s – la capacité de la place - se sont fait accrédités ce jour-là. Toutefois, dès la décision mayorale connue, les réseaux sociaux l’ont critiquée. Un collectif Culture à Toulouse, reviens vite ! a dénoncé la privatisation de l’espace public du Capitole et a demandé la suppression de l'accréditation obligatoire pour conserver un droit de passage pour TOUS les Toulousains, respectant les mesures de sécurité nécessaires.


Ce collectif reçoit l’appui de Jack Lang. Dans la Dépêche du Midi, il déclare, notamment, à notre consoeur Claire Raynaud : Je ne comprends pas comment un responsable politique peut prendre une telle décision qui est totalement contraire à l'esprit de partage, de convivialité, d'amitié et d'ouverture, qui est l'essence même de la Fête de la musique. ( …) Je ne connais pas personnellement le maire de Toulouse mais je le conjure de revenir sur sa décision. J'espère qu'il va se ressaisir. Cela me semble tout simplement inimaginable qu'il maintienne ce dispositif. La Fête de la musique, faut-il le rappeler, c'est un moment civique et citoyen. La place du Capitole appartient aux Toulousains et il ne peut pas leur en barrer l'accès ce soir-là, qui est tellement particulier et cher au cœur des Français. Je voudrais aussi lui rappeler que quand nous avons lancé cet événement en 1982, les débuts n'ont pas été flamboyants partout dans les villes de province, sauf à Toulouse, justement, qui s'est tout de suite mobilisée en masse pour faire vivre et grandir cet événement.


Le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc a maintenu son dispositif. Il s’en est expliqué lui aussi dans La Dépêche du Midi en rendant hommage à … Jack Lang : nous ne sommes plus, hélas, en 1982, lorsqu'il avait eu l'idée géniale de lancer la Fête de la musique. Moi aussi, je préférerais que la Fête de la musique soit organisée en toute insouciance comme à l'époque, et que tous les accès soient libres. Mais, depuis, le monde a changé. C'est le Président François Hollande qui le dit, «Nous sommes en guerre» (…) La Place du Capitole, le 21 juin prochain, sera en fait un vaste plateau de télévision puisque le concert sera diffusé en direct sur France 2. Une émission de télévision dans un espace public, avec 16 000 personnes, c'est un événement très spécifique, qui exige, surtout par les temps actuels, un dispositif de sécurité tout aussi spécifique. (…) Mon devoir de maire de Toulouse, c'est de protéger les Toulousains, et ce devoir je le remplirai totalement quitte à être critiqué. Le système d'inscription gratuite préalable avec délivrance de «pass» permettra cette protection. Je maintiens donc l'organisation du 21 juin telle que prévue et sans rien changer.


Réaction du collectif Culture à Toulouse, reviens vite !, inviter les Toulousain(e)s à se faire accréditer en masse mais de ne pas utiliser leur pass le 21 juin de sorte que la place du Capitole soit presque totalement déserte. Une exigence sécuritaire supplémentaire de la mairie obligeant chaque titulaire d’accréditation à venir, le 19 juin, retirer personnellement – y compris les enfants - un bracelet indéchirable en présentant une pièce d’identité est susceptible d’accroître la désertification. Si telle est la réalité, ce sera un désaveu - affiché devant les cinq millions de téléspectateurs attendus par France 2 - de la politique sécuritaire du maire Moudenc. Suspense donc, une raison supplémentaire de regarder la TV à moins que fidèle à l’esprit de la Fête de la musique, chacun(e) n’aille dans les rues de sa commune découvrir toutes les musiques dans l'esprit de partage, de convivialité, d'amitié et d'ouverture !

19:07 Écrit par Pierre André dans Culture, Musique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

jeudi, 26 mai 2016

Le Liégeois David Goffin en vedette dans le journal suisse Le Temps.

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        Actuellement, le responsable des sports du journal suisse Le Temps, notre confrère Laurent Favre couvre  Roland-Garros. Quoi de plus normal mais il le fait d’une manière inhabituelle, selon la méthode imaginée par le réalisateur suisse Jean-Luc Godard. Celui-ci, en 2007, dans un entretien à L’Équipe a été d’avis que la meilleure manière journalistique de rendre compte d’un tournoi de tennis est de prendre un joueur inconnu qui dispute le premier tour, le suivre jusqu’à ce qu’il perde, puis poursuivre avec son vainqueur, et ainsi de suite jusqu’à la finale.

        Cette année donc, Le Temps applique le projet Godard. Il a choisi  de suivre en premier les exploits du Français Grégoire Barrière. Celui-ci battu par le Wallon David Goffin, c’est notre compatriote qui est à l’honneur dans l’édition de ce matin du journal suisse de référence. Notre souhait est qu’il le reste le plus longtemps possible.  

        L’article – cinq minutes de lecture - a pour titre David Goffin, dans l’antichambre des stars du tennis. En voici, un extrait : La proposition du Temps de l’accompagner jusqu’au bout de «son» Roland-Garros le décontenance un peu («Vous voulez vraiment me suivre partout?») autant qu’elle le flatte. La Suisse, c’est le pays de Roger Federer. Son idole de jeunesse. David Goffin avait douze ans l’année du premier sacre à Wimbledon. «Dans ma chambre, j’avais des posters de Federer tellement énormes que je n’avais pas la place de les punaiser correctement.» Il en est resté quelque chose, une fluidité, une élégance, un toucher.

Physiquement, David Goffin ressemble à un mélange de Claude François jeune (pour l’énergie) et de l’acteur Benoît Magimel (pour le contraste entre la blondeur et le regard bleu acier). Dans le players' lounge, sa silhouette plutôt fluette (1m80, 68 kg) le distingue des gros bras. Nous le retrouvons mercredi en début d’après-midi. Toujours vêtu de son survêtement bleu, il vient de se restaurer après s’être entraîné une heure au stade Jean Bouin avec l’Autrichien Dominic Thiem. «C’était très soutenu, parfois intense, comme toujours avec Dominic», détaille-t-il.

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mercredi, 18 mai 2016

Liège ... belle à croquer !

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©C. Raes

        Jusqu’à la fin du XIXème siècle, il n’est pas exagéré de dire que parmi les voyageurs qui arpentent le monde, nombre de ceux-ci tiennent un carnet de notes agrémenté de l’un ou l’autre croquis. Siècle de l’image et de la vitesse, le XXème met à mal cette tradition qui curieusement a tendance à renaitre en ce début de troisième millénaire.

        Le mérite en revient à Gabriel Campanario, un émigré barcelonais, dessinateur au Seattle Times qui, en 2007, a l’idée de fonder une association dont le but est de promouvoir le dessin d’observation in  situ. En compagnie d’une centaine de dessinateurs répartis dans le monde Campaniero fonde en 2008 Urban Sketchers ou les Croqueurs urbains. Parmi ces Croqueurs, un Liégeois, Gérard Michel, architecte, féru de croquis comme d’autres font de la confiture !

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        Adeptes d’Internet, les fondateurs d’Urban Sketchers établissent, en huit points, un Manifeste définissant  l’esprit du mouvement : Nous dessinons in situ, en intérieur ou en extérieur et croquons sur le vif. Nos dessins sont les témoins de notre quotidien et de nos voyages. Ou encore Nous nous soutenons, aidons, et encourageons les uns les autres et dessinons en groupe. Nous partageons nos dessins en ligne. Nous montrons le monde de dessin en dessin.

        Gérard Michel propose à la vénérable institution liégeoise la Société libre d’Émulation dont la devise est Utile dulci d’inviter quelques Croqueurs à visiter Liège. Fidèle à son protecteur François-Charles de Velbrück et à sa vocation d’origine, l’Académie a aussitôt embarqué. Reçus en résidence à Liège durant une semaine, treize Croqueurs venus d’horizons divers – Flandres, Pays-Bas, Allemagne, France, Espagne, Italie et Liège – munis chacun d’un carnet-accordéon de cinq mètres de long ont déambulés dans la cité ardente à charge pour eux de ramener des esquisses urbaines, matières à exposition de soixante mètres de dessins... qui ont été présentés pendant trois semaines au Théâtre de Liège.

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        Le succès rencontré lors de cet évènement a incité la Société libre d’Émulation à publier un livre d’un poids de 600 grammes, Liège des Urban Sketchers (1) reprenant 150 dessins sur 200 pages.

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        Cet ouvrage prend place à côté des Carnets de voyage de Gabriel Campanario qui entend dessiner le monde, de ville en ville en offrant cinquante villes de trente pays croqués par de multiples Urban Ske.tchers. Le livre Liège des Urban Sketchers sera en vedette lors du prochain symposium mondial des Croqueurs urbains qui se tiendra à Manchester du 27 au 30 juillet, réunissant plusieurs centaines de dessinateurs. Au premier symposium, en 2010, à Portland, ils étaient 80 et l’an dernier, à Singapour 390. Décidément, les Urban Sketchers croquent la ville à belles dents ...

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Liège des Urban Sketcheurs – N°ISBN : 978-2-9601788-0-7 - Croquis de Florian Afflerbach (Siegen), Simonetta Capecchi (Naples),  Fabien Denoël (Liège), René Fijten (Maastricht), Miguel Herranz (Barcelone), Lapin (Barcelone), David Magli (Grenoble), Gérard Michel (Liège), Antoine Michel (Liège), Corinne Raes (Haacht),  Luis Ruiz Padron (Malaga), Rolf Schroeter (Berlin), Inma Serrano (Séville) – Coordinateur Gérard Michel - 150 dessins – 200 pages - Impression : Raymond Vervinckt & fils sprl. - Diffusion : Société libre d’Émulation asbl. - 20,7 x18.6 x 2.6 cm – 29 €

17:54 Écrit par Pierre André dans Actualité, Art, Liège | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mardi, 10 mai 2016

Oufti, on ne l'aurait pas cru, encore heureux qu'on l'ait lu !

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        Parmi les centaines d’articles proposés par Colruyt figure du Saumon Atlantique fumé de marque Everyday. Le prix ? 2 €96 les 200 grammes. Au verso de l’emballage, une notice indique comment se répartissent les 200 gr : 97% saumon Atlantique (Salmo salar, élevé en Norvège), sel  et l’endroit et le manière dont le produit est conditionné en Lithuanie et sous vide. Et afin que l’acheteur n’ignore rien de l’article vendu, la notice précise en lettres orange Contient du poisson

12:57 Écrit par Pierre André dans Actualité, Economie, Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mardi, 03 mai 2016

"SI J'AVAIS SU ..." ou les confidences de Sandra Kim !

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        Il y trente ans, le 3 mai, Sandra Kim (13 ans) remporte l’Eurovision par 176 points devançant le second de 46 points. Ce n’était ni une petite victoire ni une réussite à l’arraché. C’était une victoire écrasante. Et j’allais devoir assurer (…) J’étais devenue Sandra Kim, porteuse de l’étendard belge. Ceci s’est passé à Bergen. en Norvège et non à Mons comme l’a cru un instant le premier ministre Wilfried Maertens recevant l’unique lauréate belge de ce concours international créé en 1956.

        Interprétant  à l’Eurovision  J’aime la vie, Sandra Caldarone, petite fille d’émigrés italiens du bassin sidérurgique de Liège, dans un livre Si j’avais su … (1) confie qu’au moment où les points s’accumulent et que la victoire se dessine, je n’ai vraiment pas bien vécu cet instant, je l’ai subi. C’est terrible de dire ça.  

        À l’âge de huit ans et demi, son parrain Joseph l’inscrit à La Voix de l’Avenir dans la salle du Capri, à Montegnée. Ce sont là ses débuts. Par deux fois, Sandra Caldarone est la Voix de l’Avenir, ensuite ce sont des soirées italiennes. Puis elle participe avec son band Mattino au Festival de la Chanson italienne. Un membre du jury, parolier de Frédéric François, trouve que le groupe surtout la petite chanteuse a du potentiel. Il en devient le producteur et inscrit, en 1985, Sandra à l’Ambrogino d’Oro diffusé sur la RAI. À Milan, Sandra est classée quatrième devant des dizaines de candidat(e)s parmi lesquels Vanessa Paradis. (…) On s’est côtoyées. Elle était timide.  

        Le producteur est ambitieux. Il demandera à mes musiciens de composer une chanson pour le prochain Eurovision. Il voulait un thème joyeux avec un texte optimiste. Il l’écrira lui-même. Qu’y a-t-il de plus gai que J’aime la vie ?(…) Il  y croyait à fond. La suite va lui donner raison. Première étape, être choisi par le public de la RTBF parmi les onze présélectionnés. Le directeur de la TV, Georges Konen annonce le résultat : La jeunesse l’a emporté !

        Le producteur, avant l’Eurovision, fait signer un contrat d’exclusivité. Il jouit de la confiance de la famille Caldarone. Ma famille est estimable. ( …) Leur principale qualité, c’est d’être droit, et d’accorder le même crédit d’honnêteté à tout le monde. Ils signent un contrat de type léonin d’une durée de sept ans excluant, notamment, tout droit pour l’interprétation. Un réel coup de poignard dans les conventions internationales sur le droit légitime d’interprétation ! Sandra Kim ne perçoit rien pour J’aime la vie qui s’est vendu à 360 000 disques en Belgique et à plus d’un million dans le monde. Sandra Kim ne perçoit rien pour les disques ultérieurs qu'elle enregistre ! Mes parents se sont tus. Moi aussi. Si j’avais su …

        Davantage qu’une biographie, le livre écrit à quatre mains par Sandra Kim et Claude Rappé est, à la fois, une thérapie et une descente dans le monde du show-business avec un producteur imposant ses goûts, refusant le dialogue. Mon image, il la façonnait. J’étais sa chose, son produit. (…) J’étais une voix et la tirelire où devait rentrer l’argent. Un monde impitoyable. Le monde du show-business est truffé de cas similaires. C’est un quart-monde où l’argent facile de quelques instants, la célébrité portée par toutes sortes de gens, l’amour de la chanson (…) peuvent aveugler un artiste et son entourage.

        Si la victoire de Sandra Kim en 1986 est accueillie avec joie à la RTBF, on sait aussi les devoirs que cette victoire entraine en 1987. Organiser le concours Eurovision n’est pas une sinécure d’autant que le ministre-président de l’Exécutif de la Communauté française - ce sont les termes de l’époque – a déposé à propos de la RTBF un projet de décret auquel son nom, espère-t-il, restera attaché. Organiser le concours Eurovision est dispendieux, les ressources de la RTBF sont limitées et le ministre-président entend encore les restreindre.

        En coulisse, ça discute ferme, les parlementaires avec leurs casquettes communautaires visitent le chantier Eurovision au Heysel. Ils sont convaincus que sans le recours à quatre sponsors – une première dans l’histoire du concours – il eut été impossible de conférer tout le rayonnement exigé par la manifestation. Avec sa chanson Hold me now, Johnny Logan remporte l’Eurovision 87. Contrairement à la tradition, Sandra Kim n’a pas l’occasion de chanter au Heysel J’aime la vie. Elle le regrette dans son livre Si j’avais su …

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(1) Si j’avais su … - Sandra Kim – Entretien avec Claude Rappé – Éditions La Boîte à Pandore – 217 pages - Prix TTC : 14,90 € - Date de parution Belgique : 20/04/2016

 

00:05 Écrit par Pierre André dans Actualité, Littérature, Musique, Social | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

samedi, 30 avril 2016

Après le 22 mars ...

        Évoquant Molenbeek chez nos confrères flamands de Knack, l’ancien bourgmestre Philippe Moureaux déclare  j'admets que l'ampleur de la solidarité locale à l'égard de ces terroristes m'a parfois étonné tout en nuançant c'est lié à une forme de camaraderie et de loyauté parmi les amis de jeunesse (…) un phénomène comparable aux parents qui continuent à protéger leurs enfants criminels.

        Par ailleurs, dans l’organe professionnel de la presse – Journalistes (1) – sous le titre Les médias belges face à la désinformation djihadiste, notre confrère Nicolas Becquet fait état d’une série de tweets visant à créer la panique à Bruxelles. Le timing est troublant, certains sont postés juste après l’explosion à Maelbeek  et de préciser que cette campagne de désinformation a été préparée et orchestrée via des comptes de sympathisants djihadistes.

        Ces tweets n’ont pas atteint leurs buts mais ajoute notre confrère rien ne dit qu’ils n’y parviendront pas une prochaine fois. Et d’en appeler les médias à se préparer afin d’être capables de contrer une désinformation  massive car la désinformation fait partie de l’arsenal des terroristes.

        Depuis près de cinquante ans, le 22 mars est une date historique pour les soixante-huitards mais désormais, cette date marque une césure emplie de morts, de fracas, de blessures.

(1)  Journalistes – Tél. 02 777 08 60 – abonnement 45 €

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jeudi, 28 avril 2016

Retrouvaille ...

        Depuis le 17 janvier,  Liège 28 se terre dans son mutisme. Quelles en sont les raisons ? Simplement ce blogue qui a plus de dix ans d’âge a subi ce jour-là le choc des maux le laissant sans voix. Aujourd’hui, grâce aux soins prodigués tant au CHU-Bruyère qu’au Valdor, en bon Liégeois,  Liège 28 relève sa creste tout à la joie de vous revoir.

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dimanche, 17 janvier 2016

Quand il arrive au TEC de racketter les senior-e-s abonné-e-s !

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        Sur le bon trois millions et demi d’habitants en Région wallonne, six cent mille sont âgés de plus de 65 ans. Ministre du Transport au début du XXIème siècle, l’Écolo José Daras décide de leur accorder la gratuité sur les TEC. Une mesure sociale qui rend aux pensionné(e)s une capacité de mobilité sans toucher à leur pension, modeste dans la majorité des cas.

        Le TEC a été contraint de renoncer à la gratuité et de demander une participation financière qui se situe à soixante pour cent de celle de la STIB. Pour mémoire, la STIB dessert un territoire de 162 km² avec un réseau urbain très dense et le TEC une région de 16 845 km² qui mêle compagnes et villes.

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        En 2015, le TEC a adopté la carte MOBIB – acronyme de MOBility In Belgium – déjà en application depuis plusieurs années à la STIB. Au 1er février 2016, le TEC abandonne les cartes magnétiques à l’exception, en ce qui concerne le TEC Liège-Verviers, de celles utilisées sur les lignes Eupen-Aix-la-Chapelle et Eupen-Montjoie.

        La MOBIB permet notamment au TEC de mieux connaître les déplacements de ses clients pour mieux adapter son offre. La carte MOBIB doit être validée en la présentant, à distance, à un valideur. Un signal sonore avertit le voyageur au cas où la présentation n’a pas opéré la validation. Tec it easy, il suffit de recommencer la présentation. Mais, les senior(e)s n’entendent pas nécessairement ce signal sonore. En effet, selon le rapport 2014 de la Fédération francophone des Sourds de Belgique, plus de soixante pour cent des personnes âgées de plus de soixante-cinq ans sont atteintes de déficiences auditives !

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        Si les valideurs STIB indiquent à l’aide de deux points lumineux extérieurs que la MOBIB a subi, avec succès, son examen de passage, les valideurs TEC sont d’un autre modèle. Plutôt que de présenter la carte au valideur, les senior(e)s ont intérêt à poser leur MOBIB sur l’écran du valideur quitte à cacher le V vert qui apparaît sur l’écran intérieur.

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        Les senior(e)s y ont même grand intérêt car la non validation abo constitue l’infraction numéro 13 que les contrôleurs vêtus de gris sont notamment chargés de réprimer. Aux senior(e)s de plus de septante-cinq ans, voir ces contrôleurs rappelle le souvenir des feldgrau vérifiant les identités dans les trams jaunes, verts, vicinaux et trolleybus durant la guerre. Ceci s’apparente à la violence psychique à l’égard des personnes âgées d’autant que certains contrôleurs – pas tous heureusement – se comportent en authentiques feldgrau. Forts de leur assermentation, ils se refusent à tout dialogue.

        L’infraction numéro 13 entraine une pénalité de 10 € - l’équivalent de cent jours de l’abonnement annuel senior – pour un préjudice consistant à fausser d’une unité, le nombre de voyageurs annuels du TEC – 287 000 000 en 2014 ! Il n’y aucune proportionnalité entre le préjudice subi par le TEC et la peine encourue. Le montant de 10 € est qualifié : Frais Administratifs et de Voyage !

        Bref, croyant de bonne foi avoir validé leur abonnement, les senior(e)s, dans un bus en mouvement, se mettent en quête d’une place au risque de se voir pénaliser, un peu plus tard, par un contrôleur feldgrau en quête de faire du chiffre !

 

 

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samedi, 09 janvier 2016

Liège aide Haïti : un concert exceptionnel le 17 janvier à l'ORW.

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        La terre s'est mise à onduler comme une feuille de papier que le vent emporte. Bruits sourds des immeubles en train de s'agenouiller. Ils n'explosent pas. Ils implosent, emprisonnant les gens dans leur ventre. Soudain, on voit s'élever dans le ciel d'après-midi un nuage de poussière. Comme si un dynamiteur professionnel avait reçu la commande expresse de détruire une ville entière sans encombrer les rues afin que les grues puissent circuler. Témoignage de Dany Lafferière – devenu Immortel en mai 2015 en occupant le fauteuil n° 2 à l’Académie française – évoquant un court instant se déroulant à Port-au-Prince le mardi 12 janvier 2010 à 16h53.

        Un court instant suivi de répliques qui, au total, a fait deux à trois-cent mille morts, autant, si pas davantage, de blessés sans compter le nombre de sans-abris vu les immeubles détruits. L’aide internationale s’est aussitôt manifestée – et des Liégeois(e)s n’ont pas été les derniers à s’y joindre au point qu’afin de pérenniser cette action en faveur de Haïti, il a été fondée le lundi 17 janvier 2011, à l’Hôtel de Ville de Liège, une asbl Liège aide Haïti. Le président d’honneur est Willy Demeyer, le parrain Pierre Kroll. L’objectif de l’asbl est d’améliorer les conditions de vie de la jeunesse haïtienne et au sein de celle-ci les personnes défavorisées, par le biais de l’éducation, de l’enseignement général, technique ou professionnel, de la culture et de la santé.

        Un objectif qui atteint s’inscrit dans le droit fil de la déclaration de Jean-Max Bellerive, Premier Ministre de Haïti, au lendemain du séisme, le 18 février 2010 : Nous partageons un rêve : celui de voir Haïti comme un pays émergeant d’ici 2030, société de la simplicité, équitable, juste et solidaire, vivant en harmonie avec son environnement, sa culture et une modernité maîtrisée où l’État de droit, la liberté d’association et d’expression et l’aménagement du territoire sont établis; dotée d’une économie moderne, forte, dynamique, compétitive, ouverte et à large base territoriale, où l’ensemble des besoins de base de la population sont satisfaits et gérés par un État unitaire, fort, garant de l’intérêt général, fortement déconcentré et décentralisé.

        Sur le site de Liège aide Haïti www.liegeaidehaiti.org, chacun peut trouver le détail des moyens déployés que ce soit en formation hôtelière, pédagogique ou scolaire. Si le taux net de scolarisation avoisine les 90% répartis entre 8400 écoles (6262 privées, 2138 publiques), il n’en reste pas moins de 400 000 enfants d’âge scolaire ne fréquentant pas les salles de classe. Le Programme de scolarisation universelle gratuite et obligatoire (PSUGO) n’est pas encore atteint à cent pour cent. Haïti est un pays jeune, sur une population de dix millions cent mille, 34% ont moins de quinze ans. Liège et Port-au-Prince vont officialiser des accords de partenariat portant principalement sur le renforcement de la formation professionnelle des jeunes Haïtien(ne)s.

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        L’occasion de la signature en est donnée au concert exceptionnel organisé le 17 janvier à l’Opéra royal de Wallonie. Un concert que le musicien-compositeur Sweet Micky (Michel Martelly) – élu président de la République d’Haïti en 2011 et dont le mandat s’achève, en principe, le 7 février 2016 – aurait à coup sûr apprécié. Liège aide Haïti a eu l’idée de réunir la soprano Jodie Devos, son pianiste Jean-Philippe Collard-Neven et les géants du jazz belge Steve Houben et Jean-Louis Rassinfosse et leur demander de mettre à l’honneur les airs de la Belle Epoque et des grandes comédies musicales. Insouciance et joie de vivre au programme… Poulenc, Gershwin, Bernstein, Legrand, Cosma, Nina Simone (1).

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  • De la Belle Époque à West side story – Opéra royal de Wallonie – dim. 17 janvier à 20h – infos et réservation : 04 221 47 22 operaliege.be

19:43 Écrit par Pierre André dans Actualité, Art, Culture, Musique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

samedi, 19 décembre 2015

"L'escapade à Genève" : restaurant coté certes, mais bien davantage, un roman de Charly DODET !

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        Edgard, comptable à la retraite, son épouse qui a toujours porté la culotte dans le ménage et un médecin convaincu de la justesse de ses recherches sont les trois personnages à partir desquels Charly Dodet a construit son quatrième roman L’escapade à Genève (1).

        Porteur d’un lourd secret – la date de sa mort – que lui a révélé un médecin spécialiste  exigeant par ailleurs le mutisme total, Edgard a changé. Maintenant, il passe des heures au café des Trois Clés. Maintenant, prétextant de nouveaux examens médicaux à Bruxelles, il fait seul une escapade à Genève. Il avait envie, après ce qui lui est arrivé, d’enfin profiter de quelques moments pour découvrir ce qu’il a toujours voulu voir : le lac de Genève, un petit bout de Suisse et les montagnes.

        Cette escapade se révèle moins bénéfique qu’Edgard ne l’a espéré. Sa femme ayant découvert son mensonge commence à fantasmer. L’illogique devient logique et tout s’enchaîne. Le talent de Charly Dodet est de transcrire en phrases simples des faits qui se sont simplement  passés. Dans le romancier perce le journaliste qu’il a été des années durant à Vers l’Avenir devenu aujourd’hui L’Avenir !

        Même plongé dans l’intrigue, Charly Dodet garde l’œil du journaliste : descendre d’un train, en Belgique, est toujours périlleux ! L’espace entre la plateforme et le quai est démesurément grand et il y a lieu de faire une belle enjambée si l’on ne veut pas se coincer le pied sous l’ultime marche.

        L’escapade à Genève pose un problème fondamental.  De tous temps, l’humain sait qu’il est appelé à mourir. Quand ? Parce qu’être à même de répondre à cette question ouvre la voie à des marchés fabuleux, des chercheurs s’échinent à la trouver sans s’inquiéter si l’humanité en sera plus heureuse.  Incontestablement, Edgard – cobaye malgré lui – ne l’est pas devenu. Je ne sais pas si vous rendez bien compte de ce qu’est devenue ma vie. Je ne sais plus où aller. Je stresse en permanence, je fais des hallucinations, je vois des fantômes partout (…) J’entends des horloges partout, et dans mon esprit, il n’y a plus qu’une seule chose qui compte : je décompte les jours et les heures !

        D’un naturel optimiste, Charly Dodet parvient à mener L’escapade à Genève non pas vers un happy end – ce qui serait banal – mais vers une toute autre finale. C’est surprenant mais très vraisemblable. À l’image de la vie …

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(1) L'escapade à Genève - roman - Charly Dodet - Éditions Persée - Aix-en-Provence - 234 pages - 19 € 30

 

 

09:38 Écrit par Pierre André dans Actualité, Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

jeudi, 10 décembre 2015

Bernard DIMEY - poète, chansonnier, romancier - en haut de l'affiche de l'Etuve.

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         Des mélodies telles Syracuse, Mémère, Mon truc en plume, Il ne faudra jamais et d’autres encore comme Frédo, Une soirée au Gerpil, La Femme du marin, Madame la Marquise a dit sont encore de nos jours dans la tête des seniors de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Ce qui fait pas mal de têtes. Il y a, en effet, plus de sept cent mille personnes âgées de plus de 65 ans !

        Ces mélodies ont été chantées par Henri Salvador, Yves Montand, Serge Reggiani, Juliette Gréco, Charles Aznavour, Patachou, Mouloudji, Michel Simon, Francesca Solleville, Jean Ferrat, Zizi Jeanmaire, etc. Que de belles voix !

       Ces mélodies sont nées à partir des textes émanant d’un poète nommé Bernard Dimey, né à Nogent, ayant vécu à Montmartre. Il connaissait son quartier et ses habitants comme le fond de sa poche et en imprégna toute son œuvre. (…) C’était un tragique qui ne se prenait pas au sérieux dira de lui Mouloudji.

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        Bernard Dimey, un nom injustement oublié mais que le Théâtre de l’Étuve a décidé de rappeler (1)  en présentant textes et chansons de lui. Ce florilège de chansons et de textes projette le spectateur dans l’univers de Bernard Dimey, que l’inconscience populaire a décidé d’ignorer mais que Montmartre n’a pas oublié (…) autant de succès où l’humour, la tendresse, l’humanité ne peuvent qu’émouvoir et vous faire voyager… Tout l’amour de ce grand poète populaire qui avait pris ses quartiers chez les putes de Paris, et qui les a décrites avec une tendresse infinie comme l’écrit Philippe Dengis metteur en scène de ce spectacle Car tout ce qui ne vaut rien n’a jamais eu de prix.

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       La scénographie et la régie sont de Jean-Marc Rouffart et les artistes  - Philippe Dengis, Fanny Liberatoscioli, Francesco Nobile et Maria Tridetti - sont accompagnés au piano par Xavier Chapelier et à l’accordéon par Maurice Blanchi.

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(1)  Car tout ce qui ne vaut rien n’a jamais eu de prix  au Théâtre de l’Étuve – vendredis 11 et 18 décembre, samedi 19 déc. à 20h15, dimanches 13 et 20 déc. à 15h30 – PAF 15€ (12€ groupes, étudiants, pensionnés) – Réservations ; SMS 0492 56 29 10 ou reservationetuve@gmail.com 

 

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lundi, 07 décembre 2015

Jeudi 10 décembre, 21h20, ultime "noms de dieux" suivi de la "Nuit de noms de dieux" !

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        Tout le monde descend ! Cette expression de wattman annonçant le terminus permet à Edmond Blattchen de signaler que noms de dieux mis sur rail en janvier 1992 en compagnie du philosophe Bernard-Henri Lévy est arrivé à terme en décembre 2015 avec le numéro 200 consacré à Latifa Ibn Ziaten, une mère courage (1).

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        Elle est la maman du parachutiste Imad, la première victime – le 11 mars 2012 du terroriste Mohammed Merah. Depuis, je suis une mère blessée, déchirée. Je reste debout pour défendre les valeurs de la République. Il nous faut absolument tendre la main à ces jeunes, ces enfants de la République. Il faut leur faire aimer la France comme je l’aime. L’ampleur du travail qui est à faire est énorme : c’est un travail de fourmi, de terrain, dans les écoles, les maisons d’arrêt, les mosquées, avec les parents… Le président Hollande lui remettant à titre de co-lauréate le prix 2015 pour la Prévention des conflits de la Fondation Jacques Chirac a dit d’elle vous incarnez aux yeux de tous nos compatriotes de quelque confession, de quelque origine, de quelque parcours, l’amour maternel dans ce qu’il a de plus fort et de plus poignant : la souffrance du deuil mais aussi la possibilité de puiser dans le chagrin les ressources pour aller vers la dignité.

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        À l’instar des cent nonante neuf invité(e)s qui l’ont précédé(e)s, Latifa Ibn Ziaten a suivi les cinq chapitres de noms de dieux. Le symbole : le béret rouge de parachutiste de son fils. Sans modifier quoique ce soit au concept, ni au décor – en ce compris la table, empruntée puis achetée auprès de la firme liégeoise Georgette Ballegeer -, Edmond Blattchen et le réalisateur Jacques Dochamps ont accompli durant plus de dix mille minutes une émission que seul le service public peut offrir.

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        La deux centième émission se prolonge par la rediffusion de huit noms de dieux tout au long de la nuit (2). Un événement de plus dans la vie de noms de dieux qui en compte déjà quelques-uns dont sa longévité, vingt-trois ans à l’antenne d’une télévision publique née il y a soixante-deux ans. Pour ses vingt ans, en 2012, noms de dieux a eu droit à une tranche horaire quotidienne durant toute la saison d’été tandis que la chaîne québécoise Canal Savoir l’a fait découvrir au public francophone américain.

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        Par ailleurs, un certain nombre d’émissions ont fait l’objet d’édition intégrale en livres. Edmond Blattchen – récipiendaire notamment, en 1982, du Prix Jeunes Talents de la Province de Liège – a amené sur le plateau de noms de dieux philosophes, théologiens, écrivains, sociologues, hommes et femmes politiques, scientifiques ou encore artistes dont les réflexions clarifient le monde. La deux centième ne marque pas la fin de noms de dieux car dans ce vivier, la RTBF ne va pas manquer, un jour ou l’autre, d’aller puiser comme elle l’a fait en rediffusant l’entretien d’Edmond Blattchen avec Henry Bauchau ou André Glucksmann et, déjà, bien d'autres.

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  • (1) Diffusion le jeudi 10 décembre 2015 vers 21h20 sur « la trois ». Rediffusion sur « la trois » le samedi 12 décembre vers 23h15. Sans oublier, la possibilité de voir l’émission durant une semaine sur le Net, en cliquant sur latrois.be/revoir
  • (2) 22h20 Sa Sainteté le Dalaï Lama (1994), 23h15 Stéphane Hessel (2009), 00h15 L’abbé Pierre (1993), 01h10 Élie Wiesel (1995), 02h00 Sœur Emmanuelle (1993), 03h00 Albert Jacquard (1994), 03h55 Amélie Nothomb (2009), 04h45 Edgar Morin (1992).

08:32 Écrit par Pierre André dans Actualité, Culture, Spiritualité, Télévision | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

jeudi, 03 décembre 2015

Le président de l'Alliance française de Liège veut davantage de membres. Ils sont déjà 300 !

        Paradoxalement, Liège – ville francophile s’il en est – est restée jusqu’au 21ème siècle à l’écart de l’Alliance française, une association internationale créée en 1883, à l’initiative de Paul Cambon, avec des personnalités de grande envergure tels Ernest Renan, Jules Verne, Ferdinand de Lesseps ou Louis Pasteur.

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        Liège est la huitième Alliance française au Royaume de Belgique. Elle a été devancée notamment par Verviers, Huy, Gand. En 2011, William Ancion dépose la candidature de Liège auprès de la Fondation Alliance française qui l’accepte à l’unanimité. Son président Jean-Pierre de Launoit lui annonce la bonne nouvelle le 23 novembre (cfr Liège 28 du 23 novembre 2011).

        En janvier 2012, William Ancion assiste, à Paris, au Congrès de l’Alliance française dont l’invité d’honneur est Stéphane Hessel dialoguant avec Edmond Blattchen , un des dix-neuf membres fondateurs de la section liégeoise (cfr. Liège 28 du 27 janvier 2012). Officiellement, l’Alliance française de Liège est née le mercredi 22 février 2012 au Palais provincial en présence notamment de son Excellence l’ambassadeur de France Michèle Boccoz.

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        Fidèle aux trois missions dévolues à chacune des sections réparties dans le monde, l’Alliance française de Liège a trouvé son assise populaire en instaurant, en octobre 2014, les lundis de l’Alliance française, au Théâtre de Liège, à 18h. Si le premier lundi voué aux secrets du Quai d’Orsay n’en a guère révélé, en revanche, les autres ont mis en lumière les talents des invités Jean-Marie Piemme, Sacha Sprenger, Jacques Mercier, Philippe Claudel, Christian Lacroix.

         En 2015, les lundis de l’Alliance française de Liège ont fait fort en invitant Bernard Pivot puis Yves Winkin – originaire de Verviers-la-mal-aimée de l’avis de Télévesdre (1/12/2015) – qui mène une brillante carrière à Paris en qualité de directeur de la culture scientifique et technique du CNAM et directeur du Musée des Arts et Métiers. En janvier 2016 – le 18 – l’invité du lundi est Jean-Charles De Keyser qui chante Jacques Brel dont Quand on a que l’amour a marqué la cérémonie d’hommage de la France aux Invalides.

        Ce lundi, le président de l’Alliance française de Liège en présentation de l’orateur José Brouwers a changé de préambule. Au lieu d’exalter l’association dans son aspect universel, il a choisi d’évoquer la section liégeoise en lançant un appel aux adhésions.

        Actuellement, trois cents membres cotisent soit en qualité de sympathisant (20 €) ou d’adhérent (25 €). La qualité de membre donne accès gratuit aux manifestations de l’Alliance française de Liège et permet de profiter des avantages proposés par ses partenaires. Les membres adhérents sont conviés à l’assemblée générale - au printemps - au cours de laquelle le Bureau fait le bilan de la saison, expose les projets et entend les suggestions. Les avantages sont de plus en plus nombreux : réductions à divers spectacles, concert Berlioz, représentations à la Comédie royale du Théâtre Arlequin, etc, etc. Il est possible de réserver ses places aux lundis à la billetterie du Théâtre de la Place (tél. 04/342. 00.00) dont le directeur, Serge Rangoni, est un des fondateurs de la section liégeoise.

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        Les cotisations à Liège sont dérisoires si elles sont comparées, par exemple, à celles de l’Alliance française de Flandre-Orientale : - membre individuel: € 30,00 - avec conjoint: € 45,00 - tarif étudiant: € 15,00 - membre bienfaiteur: 50,00 € - membre bienfaiteur avec conjoint: 75,00 €.

        Comme faire de la pub dans la presse est hors de prix, William Ancion demande au public de la faire via Internet. Il signale que les cartes de membres ne sont pas envoyées par Bpost mais sont quérable lors des lundis et précise même que tout membre est chargé d’inscrire personnellement son nom! Tant de vertus d’économie font souvenir qu’au siècle dernier, il a été échevin des Finances en charge de redresser celles de la ville de Liège. Globalement, il y a réussi …

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© Yusuf AHMED, de l'Alliance française de Dacca  (Bangladesch), lauréat du 5e concours international de photo organisé par la Fondation Alliance française sur le thème "Climat, état d'urgence". Exposition à Paris-Le Bourget (COP 21)


 
   

 

16:11 Écrit par Pierre André dans Actualité, Culture, francophonie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mardi, 01 décembre 2015

EXCLUSIF : plus fort que "Le Canard Enchaîné" !

        En exclusivité, le correspondant breton de Liège 28 nous a fait parvenir cette photo que ni Place royale, ni C’est du belge n’ont l’audace de vous proposer.

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        Ce document montre que sous leurs peignoirs les Souverains sont, vraisemblablement, dans la tenue sous laquelle Philippe est apparu le 15 avril 1960 et Mathilde le 20 janvier 1973.

        Il semble que cette dernière se livre à une opération nasale dont parents et éducateurs cherchent à dissuader la pratique auprès des jeunes. Quant au Roi, il n’est pas possible d’identifier le titre de l’ouvrage qu’il lit. Cependant, il est permis de croire, comme il est dit sur le site www.monarchie.be, qu'il s'agisse d’un ouvrage traitant d’une meilleure compréhension de l'homme dans la société moderne.

         À en juger par l’absence de paille dans le verre, il est permis d’imaginer que la boisson est de la bière. On note que le Roi boit plus vite que la Reine, ce qui ne signifie pas qu’il boive davantage. La bière est susceptible d’être une bière locale. Selon le correspondant breton de Liège 28, cette bière pourrait être une Duchesse Anne Triple brassée chez Lancelot, une blonde triple dédiée à Anne de Bretagne, deux fois Reine de France. Une boisson puissante et rafraichissante qui, titrant 7 degrés et demi, révèle un sacré caractère.

23:10 Écrit par Pierre André dans Actualité, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

samedi, 28 novembre 2015

1+1=11, une formule neuve de réseautage estampillée "STANDARD"

        La météo du 19 novembre est franchement dégueu… Le 1+1=11 club d’affaires comptant le plus grand nombre de membres adhérents du pays a connu son baptême sous un déluge d’eau. Les initiateurs de 1+1=11, Bruno Venanzi, président du Standard et Alexandre Grosjean, président de la Chambre de commerce et d’industrie Liège-Verviers-Namur (CCILVN) sont aux anges. La philosophie du projet de réseautage (cfr Liège 28 du 3/11/2015) répond aux attentes des pros des milieux économiques, industriels et politiques venus de plus de cent kilomètres à la ronde.

CCI_LANCEMENT_11-WEB-0013.jpg         Plus d’un demi-millier de personnes ont pénétrés sur la pelouse par le couloir des joueurs. À la différence de ceux-ci, tou(te)s ces participant(e)s ont pu se munir d’un parapluie (au choix : blanc ou rouge) pour franchir les quatre-vingt mètres qui les séparent de la tribune d’où suivre, sur le podium en forme de demi ballon de foot, l’entretien du jour mené par la journaliste Christine Schréder.

        Celle-ci ne peut qu’évoquer le dicton mariage pluvieux, mariage heureux en recevant ces deux invités devenus partenaires de 1+1=11. Bruno Venanzi explique son souci de mieux exploiter l’infrastructure du stade, d’assumer l’exploitation de la marque Standard à l’image des grands clubs européens. Il annonce, notamment, qu’une marque de grande distribution compte s’installer au stade. Alexandre Grosjean dont la CCILVN est la première à utiliser, dès avril prochain, le Standard comme siège de ses activités ne sera point seule à le faire. Deux jeunes entreprises (1) sont invitées – en 90 secondes – à faire connaître leur savoir-faire. C’est surprenant et magique !

        La partie ludique est confié à Martin Charlier, alias Kiki L’Innocent, un supporter comme seul Sclessin en produit et à un tir de pénalty en direction des filets défendus par Arnaud Bodart, le neveu de l’autre. Le président du Standard montre dans ce botté qu’il a le foot tant dans les pieds que dans la tête et le cœur.

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        Le prochain 1+1=11 a lieu jeudi 17 décembre 2015 (2). Même objectif, le réseautage – arriver avec cent cartes de visites identiques, repartir avec cent cartes de visites différentes selon le mot d’Alexandre Grosjean -, même moyen, joindre une information sérieuse, utile dans un climat agréablement ludique.

LIEGE Arab.jpgLes invités du 17 décembre sont Philippe Limbourg - patron pour la Belgique et le Luxembourg du guide Gault & Millau qui attribue tant toques que notations aux restaurateurs – et Arabelle Meirlaen – créatrice de la cuisine intuitive – qui cumule les honneurs gastronomiques (Lady chef 2008, une étoile Michelin, prix de cheffe de l’année 2014 Gault & Millau) pour son restaurant Restaurant Arabelle Meirlaen Cuisine Intuitive (3). La cuisine n’est pas une discipline de règles et des lois, à chacun son style. Ici c'est une cuisine de femme, combinaison de mes intuitions et de ma créativité, élaborée en symbiose avec la nature, selon mes cueillettes du moment (…) Ma cuisine, je l'imagine comme la vie : belle, goûteuse, croustillante, pleine d'’émotions et d'amour...           

CORRECTIF ajouté le vendredi 4 décembre 2015

L’Union belge ayant décidé que le match de quart de finale de Coupe « STANDARD – COURTRAI » se déroule à SCLESSIN le jeudi 17 décembre, 1+1=11 reporte au jeudi 25 février 2016 le rendez-vous avec Philippe Limbourg et Arabelle Meirlaen.

1+1=11 reçoit le jeudi 28 janvier 2016 Éric Gerets qui s’entretiendra avec Michel Lecomte (RTBF). Et Martin Charlier, alias Kiki l'innocent, trépigne lui aussi déjà d'impatience de rencontrer ce mythe du football belge...

                 

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09:15 Écrit par Pierre André dans Actualité, Economie, Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

vendredi, 20 novembre 2015

La raison de la parité femme/homme du gouvernement de Justin Trudeau

        À l’issue de l’assermentation de son gouvernement – 15 femmes, 15 hommes - devant le Gouverneur général du Canada, son Excellence le très honorable David Johnston, le premier ministre Justin Trudeau a tenu une conférence de presse non prévue au programme officiel.

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        Une question s’impose vu qu’au lendemain des élections, le vingt-troisième premier ministre désigné a déclaré vouloir constituer un gouvernement paritaire alors que celui de son prédécesseur Stephen Harper compte onze femmes sur trente-huit ministres, un nombre de femme jamais atteint depuis la création du Canada en 1867. Une consœur la pose : pourquoi attachez-vous tant d’importance à cette notion de parité ? Justin Trudeau semble interloqué avant de répliquer impassible ; parce qu’on est en 2015. Les rires fusent. Au Canada, le débat sur la parité paraît définitivement clos.

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mercredi, 11 novembre 2015

Théâtre de l'Étuve, en novembre : "Le Malade imaginaire"

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        Le théâtre de l’Étuve à Liège situé dans une cave est certes loin d’avoir les dimensions du théâtre du Palais-Royal à Paris où a été créé, en 1673, le Malade imaginaire de monsieur Molière. L’exiguïté des lieux de la scène n’a pas rebuté le metteur en scène John Grégoire qui a disposé, dans un décor et une mise en lumière de Jean-Marc Rouffart, les douze personnages de ce chef-d’œuvre classique (1).

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        Ils ont tous là, Argan (Philippe Dengis), Toinette (Joséphine Canella), Béline (Béatrice Lahaye), Béralde (John Grégoire), Cléante (Maxime Marchal). Laurence Duchesne est à la fois Angélique et Louison, Michel Udiany interprète Purgon et Diafoirus et Alexis Haar-Salle cumule les rôles de Thomas Diafoirus, Bonnefoy et Fleurant.

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        La pièce commence, Argan s’agite ; Carogne, à tous les diables! Est-il possible qu'on laisse comme cela un pauvre malade tout seul ? Voilà qui est pitoyable! Ah! mon Dieu! Ils me laisseront ici mourir. La pièce se termine, Argan ouvre les yeux et dit à Angélique ; Viens. N'aie point de peur, je ne suis pas mort. Va, tu es mon vrai sang, ma véritable fille; et je suis ravi d'avoir vu ton bon naturel.

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        Entretemps, durant trois actes, spectatrices et spectateurs ont savouré un humour incisif et intelligent qui se moque de la mort, des médecins et des patients hypocondriaques. Un régal! 

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(1)  Le Malade imaginaire  au Théâtre de l’Étuve – vendredis 13, 20, 27 novembre, samedis 14, 21, 28 nov. à 20h15, dimanche 22 nov. à 15h30 – PAF 15€ (12€ groupes, étudiants, pensionnés) – Réservations ; SMS 0492 56 29 10 ou reservationetuve@gmail.com

 

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vendredi, 06 novembre 2015

Avant-dernier noms de dieux le 12 novembre : invitée, la théologienne espiègle Marion Muller-Colard

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        Née au vingtième siècle en bord de Méditerranée, Marion Muller-Colard n'aime pas choisir. C'est pour cela qu'elle s'appelle Muller et Colard. Qu'elle écrit pour les enfants et pour les adultes. Pour le spectacle vivant et pour l'édition. Des romans et des contes philosophiques. Des contes philosophiques pour ne pas choisir entre penser et écrire. Telle est définie par les petits Platons (1) l’invitée du pénultième noms de dieux, Marion Muller-Colard (2) qui vit dans les Vosges, avec son mari musicien, ses deux enfants et ses chèvres.

        Marion Muller-Colard a fait ses études à la Faculté de théologie protestante de l’Université de Strasbourg dont, aux dires du doyen Remi Gounelle, nul ne sort indemne. Il s’en explique : on ne peut réfléchir sur l’homme, sur la société et ses valeurs, sur la vie des textes, des rites et des traditions, sur le rôle de la religion pour l’individu comme pour la collectivité, sans se remettre, d’une manière ou d’une autre, en question. Après Strasbourg, Marion Muller-Colard s’en va à Jérusalem, à l’institut Ratisbonne,  se former un an au Centre Chrétien d’Études Juive et prépare ensuite son doctorat sur le Livre de Job.

        Sa thèse, soutenue en 2006, s’intitule Le mal de justice : quelle justice peut rendre compte du mal ? Réponse de Job, des amis et de Dieu. Son directeur de thèse, Alfred Marx lui a donné le goût de l’enquête biblique qui débusque un sens inattendu, une espièglerie masquée ou des saveurs insoupçonnées derrière des versets à la première lecture arides.

NDD AUTRE DIEU.jpgDans le même registre de théologienne, Marion Muriel-Colard est l’auteure de L’Autre Dieu. La Plainte, la Menace et la Grâce (Labor & Fides) à propos duquel Le Monde des Religions déclare : un livre poignant alliant réflexion, méditation, expériences personnelles et exégèse théologique autour de son « vieux frère » Job et de la question du mal (…) Un livre fort qui suscite l’apaisement.

Livre qui remporte en mars 2015, deux Prix littéraires, le vendredi 20, le Prix Écritures et Spiritualités dans la catégorie Essai – un Prix donné en 2006 à Christian Bobin, invité de noms de dieux en 2013 – et le lundi 23, le Prix Spiritualités d’aujourd’hui également attribué à Son visage et le tien (Albin Michel) de l’auteur Alexis Jenni.   

Écrivaine, outre de nombreux articles, Marion Muriel-Colard a, à son actif, plusieurs livres tels Prunelle de mes yeux (Gallimard), Détails d’Évangile et Plume d'Ange (Passiflores), Le Professeur Freud parle aux poissons et Le petit théâtre de Hannah Arendt (Les petits Platons).

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        À l’image de Marion, selon Edmond Blattchen, l’émission est à la fois très sérieuse et très drôle. La fin est particulièrement loufoque. Notre invitée est une personnalité très intelligente, très sensible et pétillante !

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(1)   Les petits Platons : éditeur publiant des livres de philosophie pour enfants et adultes www.lespetitsplatons.com

(2)   Diffusion le jeudi 12 novembre 2015 vers 21h20 sur « la trois ». Rediffusion sur « la trois » le samedi 14 novembre vers 23h15. Sans oublier, la possibilité de voir l’émission durant une semaine sur le Net, en cliquant sur www.latrois.be/revoir

18:30 Écrit par Pierre André dans Actualité, Religion, Spiritualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mardi, 03 novembre 2015

un plus un égale onze ... tout compris au réseautage !

        En septembre, l’Association des Liégeois travaillant à Bruxelles (ALTB) a reçu un de ses membres, Bruno Venanzi, devenu le propriétaire du Standard. Il a confié les raisons de cette acquisition : valoriser ce potentiel que représente cet outil. Ce jour-là, Venanzi n’en a pas dit davantage.

       En ce début de novembre, le patron du Standard et le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Liège-Verviers-Namur (CCI LVN) ont présenté leur nouvelle entente qui va dans le sens de valoriser l’infrastructure de Sclessin.

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       Dès le 19 novembre, les deux partenaires lancent le 1+1=11. Cette formule  présente chaque mois aux membres du CCI LVN et du Standard une activité de réseautage inédite (1). Le président du CCI LVN Alexandre Grosjean la résume ainsi : imaginez-vous pénétrer sur la pelouse de Sclessin par le couloir des joueurs. Au programme, un débat animé sur le terrain par une personnalité médiatique avec des invité(e)s renommé(e)s issus de différents milieux (économie, sport, culture,…). Cet entretien décalé organisé en tribunes sera teinté d’humour pour offrir à la fois plaisir et contenu à des chefs d’entreprises issus de Wallonie, de Bruxelles et de Flandre.

        Après la prestation sur le terrain, le réseautage se poursuit en dîner assis ou debout dans l’espace affaires du stade Maurice-Dufrasne. Il est à noter que cette formule inédite est le fait d’institutions nées au XIXème siècle. Les chambres de commerce et d’industrie trouvent leurs origines officielles le 1 nivôse an XI (mercredi 24/12/1802) et le Standard a été créé en 1898. Mais comme le dit Alexandre Grosjean : notre démarche est prospective et anticipative (…) évitons de rester attentistes : nous préférons créer le futur plutôt que de le subir.

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       Début avril 2016, le CCI LVN sera, sous la tribune T3, dans ses nouveaux bureaux – de style Google c-à-d créatif – répondant au vœu de Bruno Venanzi qui a la volonté de développer l’extra sportif et de créer un pôle économique à Sclessin. Des fenêtres des bureaux du CCI LVN, la vue donne sur ce qui reste du terril verduré et, bientôt, sur le tram (11 ?).    

  

 (1) 1+1=11 - renseignements : Frédéric Van Vlodorp (fvv@ccilvn.be) Christophe Mausen (cm@ccilvn.be)

21:10 Écrit par Pierre André dans Actualité, Culture, Economie, Gastronomie, Liège | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

jeudi, 29 octobre 2015

LE GRAND LIÈGE, le temps du changement est venu. Nouveaux statuts à adopter, Michel Foret succède à Jean-Maurice Dehousse.

 

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        Ce jeudi 29 octobre est un grand jour pour Le Grand Liège. Cette ASBL, créée le 1er janvier 1937, à l'initiative de Georges Truffaut va procéder à une révision de ses statuts conservant - ceci va de soi - le respect du pluralisme démocratique dans ses instances . L’objet social, selon les statuts de départ, est la réalisation et l’organisation de fêtes et de manifestations ayant un caractère scientifique (conférences…), artistique, touristique, folklorique et sportif destinés à conserver et à rendre à la Ville de Liège, en particulier (…) un essor économique plus grand, un rayonnement intellectuel plus vivace, en un mot une renommée digne de son passé.

LIEGE Georges Truffaut.jpgGEORGES TRUFFAUT

        Globalement ces objectifs ont été atteints (cfr : Le Grand Liège : une asbl au service de la promotion de notre région sur le site http://ilhs.e-monsite.com ) sous les présidences de Georges Truffaut, Edgard Frankignoul, Georges Thone, Jean Lejeune, Jacques Levaux et Jean-Maurice Dehousse. Ainsi, Le Grand Liège a favorisé l’expansion de l’ULg sur le campus du Sart-Tilman, s’est déclaré partisan de la création d’une Communauté urbaine au lendemain des fusions de communes, a promu systématiquement  la participation féminine dans ses instances et a invité chaque année un conférencier flamand à sa tribune dont Herman Van Rompuy, premier président du Conseil européen.

 

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© Francis Carlier

        Les nouveaux statuts - à adopter ce soir - n’entreront en vigueur qu’après publication au Moniteur belge. Il s’en suit automatiquement une période transitoire. Les actuels membres du Conseil d’Administration sont invités à démissionner.  S’adressant aux membres du Conseil d’Administration, le Président Jean-Maurice Dehousse –en poste depuis 1992 – leur écrit : Comme il faut qu’un mouvement commence quelque part, je tiens à préciser, comme je l’ai fait au Bureau, qu’il est évident que, si la proposition d’une structure d’action provisoire (à laquelle le Conseil donnera le nom qui lui plaira) emporte votre assentiment, j’aurai l’honneur de vous présenter aussitôt ma démission en tant que Président pour souligner que le temps du changement est venu et qu’il est ardemment souhaité et de vous  proposer dans le même temps que notre ami Michel FORET assure la présidence de la  structure provisoire.

 

12:38 Écrit par Pierre André dans Actualité, Liège | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mardi, 20 octobre 2015

À l'ÉTUVE, dès le 30 octobre, PADAM-PADAM, un hommage à Édith PIAF

        Un souvenir personnel vieux de plus d’un demi-siècle. Le dimanche 13 octobre 1963, en compagnie de Fred Gilissen, journaliste à Europe 1, nous descendions sur Paris en voiture. Aux infos de 9h : quelques centaines de personnes attendent boulevard Lannes de rendre hommage à Édith Piaf, puis au fil des heures, le nombre de personnes s’accroît. Dans la soirée, aux abords de la mortuaire, 67 boulevard Lannes, une foule de plusieurs milliers de personnes attend, le service d’ordre n’autorise qu’un passage rapide devant le cercueil. Tout un peuple pleure Piaf.

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         Aujourd’hui, plus d’un demi-siècle après sa mort, les chansons d’Édith sont encore populaires : La Vie en rose,Milord, La Foule, L'Accordéoniste, Mon manège à moi, Non, je ne regrette rien, L'Hymne à l'amour, Mon légionnaire, Mon Dieu, L'Homme à la moto, À quoi ça sert l'amour et tant d’autres. Son répertoire dépasse les trois cents chansons. Piaf, née le 19 décembre 1915, a inspiré des films dont La Môme avec Marion Cotillard - un César et un Oscar de la meilleure actrice – et des spectacles.

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         Le dernier en date Padam-Padam (1) est dû au verviétois Pierre Stembert qui en réalise un hommage à la vie, au talent de la chanteuse et aux compositeurs de ses chansons. La représentation de Padam-Padam repose sur une comédienne Pascale Bonnarens et une chanteuse Martine Dops, formée à cette discipline par la liégeoise Véronique Solhosse, lauréate du Reine Élisabeth en 2000.


         Conçu pour s’adapter à tous les espaces, Padam-Padam trouve à l’Étuve une intimité rencontrée nulle part ailleurs. Les grands moments du spectacle sont renforcés par deux musiciens Louis Dops et Jordan Stoffels.

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(1)  Padam-Padam – Théâtre de l’Étuve, 12 rue de l’Étuve – vend. 30, sam. 31 octobre, vend. 6, sam. 7 novembre à 20h 15 – PAF 15€  

10:09 Écrit par Pierre André dans Actualité, Musique, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

dimanche, 18 octobre 2015

"AU BONHEUR DES MORTS" de Vinciane Despret fait la joie du Canard enchaîné ...

 

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        Une des tâches assignées aux philosophes est de combattre les idées reçues et de proposer de nouvelles idées qui deviendront (éventuellement) reçues en d'autres temps. Professeur de philosophie à l’ULg,  Vinciane Despret dans un ouvrage Que diraient les animaux si... on leur posait les bonnes questions publié en 2012 dans la collection Les Empêcheurs de penser en rond, amène les lecteurs à se demander si les animaux n’ont pas un sens de l’humour bien à eux.

        Paru en 2015, dans la même collection,  Au bonheur des morts de Vinciane Despret vaut à son auteure quinze lignes dans Le Canard enchaîné (14/10) sous le titre Ô FUNÉRAILLES ! L’hebdomadaire de se gausser de l’expression Faire son deuil qui est devenue un dogme et de se réjouir qu’avec les précautions universitaires d’usage, la liégeoise Vinciane Despret lui fasse un sort. Les morts ne le sont que si on cesse de s’entretenir avec eux (…), la mort n’est pas une question de tout ou rien. En conclusion, un bon livre  pour faire le deuil à de nombreux préjugés.

17:18 Écrit par Pierre André | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mardi, 13 octobre 2015

"JARDINS AU PAYS DE LIEGE", finale de la saison 2015 à Neupré dans le jardin de Gaby et Michel Hansenne.

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         À l’instar des Journées du Patrimoine qui permettent au grand public de découvrir des lieux inconnus, alors que ce siècle avait deux ans, des jardiniers décident de présenter leurs jardins privés. Trois raisons motivent la création de Jardins en Pays de Liège : offrir le plaisir d’admirer la nature dans son épanouissement,  contribuer à pérenniser une œuvre s’occupant de l’accueil d’enfants handicapés Enfant d’un même père (1), partager la passion du jardinage.

        La saison 2015 a commencé, fin avril,  par la visite de deux jardins l’un à Louveigné, l’autre à Embourg. Elle se termine en beauté, ce week-end des 17 et 18 octobre,  à Neupré (2) dans le jardin entourant une vieille ferme du Condroz. Jardin aménagé pour être agréable  à vivre et utile  en toutes saisons même l’hiver ou les baies et graines font la joie des oiseaux .

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        L’hôtesse – Gaby Hansenne – décrit ce que verront les visiteurs en cette saison : des teintes d’automne allant de l’orange (viburnum)  au fuchsia (euonymus) et au rose (acer)   en passant par le doré (parrotia). LIEGE Parrotia.JPG

Des fleurs encore, des hydrangeas qui prennent de nouvelles couleurs, une dernière floraison des rosiers au milieu des asters, des sedums  et des graminées qui sont au top.  Des hostas  qui s’endorment et leur feuillage qui devient presque transparent. Sous les châtaigniers un épais tapis  doux et piquant à la fois.

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Des myriades de petites pommes sur les malus et pour ceux qui font des projets pour le printemps prochain, une table/potager.

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        Que du bonheur et ce n’est pas tout. Vincent Botta dont on se souvient qu’il est le photographe de Jardins et coins secrets de Liège et des Coteaux de la Citadelle de Liège présente son nouvel ouvrage Jardins en Pays de Liège, 15 ans de passion partagée. Des photos inédites. Le dimanche, les guides composteurs de Neupré sont à la disposition de tout qui se sent une âme de jardinier qu’il soit du Pays de Liège ou d’ailleurs …

 

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(1)  Enfants d’un même père – asbl 76 Petit Seny à Seny-Tinlot – Tél. 085.51 22 59 - emp.asbl@swing.be

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(2)  Gaby et Michel Hansenne – 28 rue des Deux-Églises – Neupré - Accès : Au croisement de la N63 (Liège-Marche) et de la N639 (Engis-Esneux) prendre la direction de Esneux, ensuite la 2ème à droite - Jardin ouvert les 17 et 18 oct. de 10 à 18h – droit d’entrée 3€, gratuit enfants en dessous de 12 ans. Site Jardins en Pays de Liège www.jardinsenpaysdeliege.be

18:46 Écrit par Pierre André dans Actualité, Art | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

jeudi, 08 octobre 2015

... tous les mots se laissent écrire !

        Au XVIIIe siècle, d’Alembert assurait que l’on n’apprenait rien dans les journaux si ce n’est de savoir que le journaliste est l’ami ou l’ennemi de celui dont il a parlé dans son article. En dépit de ce constat dont la véracité ne peut être entièrement niée en dépit des efforts en vue d’atteindre l’objectivité, les journaux ont continué d’exister. Et c’est tant mieux au fond.

        Les journalistes pour leur part n’ont jamais cessé de chercher à établir un contact avec leur lectorat. Le traditionnel courrier des lecteurs a fait place aux commentaires ou réactions des lecteurs que permettent les nouvelles technologies. Dans les rédactions, la valeur d’un article est d’autant estimée qu’il a suscité de réactions. Le rêve est de faire le buzz qui fait booster l’audience, le tirage.

       Théoriquement, les réactions sont modérées avant d’être rendues publiques. À Sud-Presse, la modération est, pour le moins, modérée. Au point que face au sabbat que faisait la majorité des lecteurs à l’annonce de l’accident de santé d’Anne-Marie Lizin, un lecteur écœuré écrit : Quelle triste mentalité dénotent ces commentaires ! Et ce sont souvent ceux qui lui doivent le plus qui crachent maintenant sur sa personne. Comme les hommes sont petits ! Un véritable festival de faux culs. Autre fait, autre commentaire modéré : Pour prendre son pied mieux vaut une top biche qu'un boudin mais s'il s'agit des qualités humaines de la personne ce n'est évidemment pas lié au physique, ce que je disais d'ailleurs dans un autre post qui vous est sans doute passé au dessus de la tête...Quant à moi je ne suis ni très beau ni très musclé et ne pense pas qu'avec mes deux licences universitaires et mon doctorat je n'ai rien dans la tête mais c'est justement pour celà que je suis capable de faire la part des choses ce qui n'est manifestement pas votre cas comme d'autres bas de plafond qui s'indignent de mes avis...Encore un exemple, modéré par Liège 28 : j espere que est une plaisenterie. vous nous saoulez avec votre racisme, conchitanisme,homophobies et autres ! A force de l employer a toute les sauces comme de vraies imbeciles lobomotisés, vous allez le rellancer pour de bon !

        Devant un tel déferlement – et c’est pire dans la réalité vécue par Sud-Presse  – les milieux de presse se doivent de réfléchir. Confronté à semblable problème,  El watan, quotidien algérien a décidé de suspendre momentanément la publication de ces réactions. Tout en maintenant sous le titre d’un article, l’invitation Réagissez, depuis quelques jours, en dessous du texte du journaliste, il est écrit : El watan a décidé de suspendre provisoirement l’espace réservé aux réactions des lecteurs, en raison de la multiplication de commentaires extrémistes, racistes et insultants.

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        Notre confrère El watan est férocement attaché à la liberté d’expression.  Le directeur de ce journal de référence, Omar Belhouchet, a été condamné plusieurs fois à la prison par le régime en place pour s’être montré critique envers les autorités. Il connaît mieux que personne la valeur de la liberté d’expression mais il sait également que ne peuvent se revendiquer de cette liberté les  commentaires extrémistes, racistes et insultants.

12:25 Écrit par Pierre André dans Actualité, Media | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

jeudi, 01 octobre 2015

Création de "L'Auberge rouge" de Michel Udiany au Théâtre de l'Étuve par la Cie Zeron Tropa

        Le professeur d’histoire, le Liégeois Michel Udiany est également un auteur dramatique qui aime créer ses pièces au théâtre de l’Étuve. Dernière-née, L’Auberge rouge sera à l’affiche dans une mise en scène de l’auteur, dès ce samedi (1).

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        L’intrigue s’appuie sur des faits qui se sont déroulés en Ardèche, à l’auberge de Peyrebeille,  au début du XIXe siècle.  Les tenanciers, les Martin et leur valet Jean Rochette ont été accusé d’avoir détroussé et assassiné une cinquantaine de leurs clients. Le procès a passionné la France. Bien que les faits, le procès et l’exécution se soient déroulés avant l’apparition de la presse populaire innovée par Émile de Girardin, la presse de l’époque surnomme l’auberge de Pierre Martin, l’ossuaire, l’auberge rouge, coupe-gorge, auberge sanglante. Au XXIe, l’affaire continue d’intéresser le public puisque chaque année, cinq mille personnes déboursent quatre € pour visiter de mai à fin septembre, un musée établi dans l’auberge fatale. En réalité, le verdict – trois condamnations à mort, un acquittement - rendu en juin 1833 par la Cour d’assises de Privas n’a porté que sur le meurtre d’un maquignon, car la cinquantaine de meurtres imputés aux quatre accusés leur ont valu l’acquittement.

        À  la même époque, dans nos Ardennes, les bandits Géna et Magonette sévissent. Notre confrère Frédéric Kiesel raconte comment Magonette faillit tuer un maquignon à Wibrin. Sa maison, située à l'écart, était signalée par une enseigne rouillée qui grinçait au vent: celle d'une ancienne auberge. Un soir, un marchand de vaches, revenant de la foire de Saint-Hubert avec son grand chien y demande l'hospitalité. - J'héberge les hommes, pas les bêtes, lui répond, bourru, le patron moustachu. Je payerai pour les deux. J'ai de quoi. J'ai fait de bonnes affaires à Saint-Hubert. Ceci change tout. L'étrange patron sourit. Mais, la nuit, entendant des bruits suspects, voyant des gens en armes, le maquignon se laisse glisser sur le toit de chaume jusqu’au sol, en utilisant son revolver. Il n'ose pas porter plainte... Wibrin n’a pas connu son Auberge rouge mais est entré dans la légende des Rouches!

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(1)  L’Auberge rouge – samedis 3, 10, 17 octobre ; vendredis 9, 16 octobre à 20h15. dimanches 4, 18 octobre à 15h30 – PAF 15 €, réduction 12 € - Réservation : SMS au 0492/56 29 10 ou reservationetuve@gmail.com

22:25 Écrit par Pierre André dans Actualité, Histoire, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

lundi, 28 septembre 2015

Sur la Trois, à la RTBF, "noms de dieux" reçoit Jean-Michel HIRT

        L’émission de service public noms de dieux cessera en décembre 2015 après la diffusion du numéro 200. Durant 24 ans, noms de dieux aura été à l’antenne de la RTBF. C’est un record de durée dans un paysage audiovisuel en constant changement.

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        Robert Stéphane – à l’époque Administrateur général de la RTBF - se souvient du jour où Edmond Blattchen lui a proposé son projet.  Tentative folle... Mais structurée avec intelligence. L'esprit d'un bon service public est à mon sens de faire la pédagogie des enjeux par le spectacle. Clarifier le monde, le rendre compréhensible mais en utilisant le spectacle pour accrocher le spectateur. Noms de dieux décidait d'appliquer ce concept sur un des thèmes les plus importants : Qu'est- ce que le monde ? D'où vient-il ? Où va-t-il ? Quelles en sont les explications religieuses et philosophiques ? Mais Edmond Blattchen l' a immédiatement conçu à travers un système de chapitres introduits par des concepts, des objets des textes, des images Cela lui a permis   de relancer l'interlocuteur interviewé et de fixer le spectateur sur des sujets difficiles mais cruciaux.

        Le premier invité, le 14 janvier 1992, le philosophe Bernard-Henri Lévy. Le mois suivant, le mardi 11, le nouvel évêque de Namur André-Mutien Léonard. Un départ en force qui s’est poursuivi (1) et se poursuit.

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        Pour son antépénultième  édition (2), noms de dieux reçoit le psychanalyste Jean-Michel Hirt, professeur de psychopathologie à l’université de Paris 13. Spécialiste en psychologie clinique interculturelle c-à-d celle qui va prendre en compte la culture de l’autre.  Comme l’autre est le patient, le malade - en psychiatrie, c’est plus souvent le malade – et bien au lieu de faire comme si une schizophrénie était la même chose à Liège qu’à Ouagadougou, il s’agit d’entendre d’où vient cet autre, d’avoir une réflexion sur quel réseau culturel il a été pris, éduqué, élevé, ainsi nous pouvons lui permettre de se retrouver et de ne pas être en terre étrangère, seul.

        Jean-Michel Hirt est l’auteur de plusieurs ouvrages notamment : Le miroir du Prophète, Psychanalyse et Islam (Grasset),  Paul, l’apôtre qui  « respirait le crime » (Actes Sud), L’Insolence de l’amour, fictions de la vie sexuelle  (Albin Michel), Le voyageur nocturne, lire à l’infini le Coran (Bayard).

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(1)    Liste des invités de noms de dieux  https://fr.wikipedia.org/wiki/Noms_de_Dieux

(2)    Diffusion le jeudi 1er octobre 2015 vers 21h25 sur « la trois ». Rediffusion sur « la trois » le samedi 3 octobre vers 23h25. Sans oublier, la possibilité de voir l’émission durant une semaine sur le Net, en cliquant sur www.latrois.be/revoir

19:33 Écrit par Pierre André dans Actualité, Culture, Spiritualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

dimanche, 20 septembre 2015

Liège compte une nouvelle rue : rue Jean Gol.

 

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        Vingt ans, jour pour jour, après son décès, le Ministre d’État Jean Gol a une rue à son nom à Liège. Ainsi en a décidé le 18 septembre 2015 le Collège communal, sur proposition de Julie Fernandez-Fernandez, estimant que Jean Gol est toujours resté attaché à la Ville de Liège, raison pour laquelle un hommage lui est rendu.

        Étudiant, Jean Gol a été actif au sein de diverses associations wallonnes de gauche où il milite notamment avec Guy Mathot, Roger Dehaybe, Jean-Marie Roberti, Urbain Destrée et d’autres. Co-fondateur du Parti wallon des travailleurs (1964), du Parti wallon (1965), du Rassemblement wallon (1968), du Parti des Réformes et de la Liberté de Wallonie (1976) qui prend nom en 1979, de Parti réformateur libéral dont il assume la présidence. Visionnaire d’une patrie francophone, il s’allie avec le FDF aux élections européennes de 1994. Le PRL-FDF a trois élus dont Jean Gol et Antoinette Spaak alors que le nombre de sièges à pourvoir a été réduit de onze à dix.

        Une déclaration de Jean Gol de janvier 1976 : au-delà de s’affirmer Wallon, il convient « d’agir wallon ». Le fédéralisme n’est pas une solution miracle (…) Les problèmes wallons ne seront résolus que grâce à une modification profonde des mentalités en Wallonie, (cfr p. 270 – Encyclopédie du Mouvement wallon – Tome IV)

        La vie de Jean Gol est avant tout une vie politique. Pour preuve, la réponse obtenue par l’historien Joseph Tordoir de Rosita Winkler et de Carine Lescot :il était quasiment impossible de différencier l’homme privé de l’homme public, tant la politique avait rythmé sa vie depuis son adolescence (cfr Liège 28 du 24/11/2005).

        La rue Jean Gol se situe dans le quartier des Guillemins. Elle constitue le prolongement de la rue Bovy et relie la rue de Sclessin à la rue de Fragnée, juste derrière la Tour des Finances. Ce qui ne manque pas d’humour si l’on se souvient que Jean Gol a inventé l’expression la rage taxatoire à l’encontre de tous les gouvernements dont son parti ne faisait pas partie.

       Dans le morceau du quartier des Guillemins dont la toponymie était consacrée à des libertés accordées à Liège par le prince-évêque Albert de Cuyck et des militaires qui les ont défendues en 14-18, on assiste à un glissement politique. La rue Auguste Buisseret, l’esplanade Pierre Clerdent, voici la rue Jean Gol, tous libéraux de qualité sous les yeux même du local du cdH, voisin d’un sex-shop, situé rue Paradis. En vue d’apporter un baume au cdH, disons que parmi les distinctions honorifiques de Jean Gol figure la grand-croix de l'ordre d'Isabelle la Catholique !

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23:10 Écrit par Pierre André dans Actualité, francophonie, Liège, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

vendredi, 11 septembre 2015

"D'UN MONDE À L'AUTRE", une biographie patrimoniale

        Incontestablement, la Wallonie est passée d’un monde à l’autre entre le XVIIIe siècle et 1830. Les traces de ce changement sont le thème des Journées du Patrimoine (1). Outre les visites (2), cette année, l’Institut du Patrimoine wallon publie un ouvrage collectif dont la consigne est de faire primer la lisibilité sur la technicité. Consigne respectée et le lecteur de se divertir. Le titre de l’ouvrage D’un monde l’autre (3) évoque le patrimoine architectural wallon hérité de cette longue période (1713-1830) dans le cadre de récits biographiques consacrés à quarante personnalités, wallonnes ou non, toutes liées d’une manière ou l’autre à ce patrimoine. Mutatis mutandis, c’est une Biographie patrimoniale comme il existe une Biographie nationale voulue au début du Royaume en composant un livre où tous les Belges remarquables, n’importe à quel titre, reçussent l’hospitalité.

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        L’homme le plus riche de Verviers au XVIIIe, Francois Franquinet est en couverture D’un monde à l’autre sans figurer parmi les Belges remarquables. Le papa de Charles-Joseph de Ligne le marie à Françoise-Marie-Xavière de Liechtenstein (…) mariage de convenance lié au titre de la jeune épouse. Autre anecdote relative au bâtisseur d’Aigremont, Mathias Clercx. Lors de la construction,  il note scrupuleusement toutes les dépenses (…) et même le coût du carnet où il fait ses notes. À propos de François-Charles de Velbrück, prince-évêque éclairé, il est dit ; sa condition de dignitaire ecclésiastique ne l’empêche pas d’entretenir une relation de longue durée avec Marie-Christine Josèphe Bouget au point d’avoir ensemble deux enfants. Quant à Marie-Anne Biolley, épouse d’un mari impotent, elle accueille William Cockerill en 1799qui va révolutionner l’industrie textile de Verviers. Un William qui achète en 1819, à Spa, une concession pour accueillir un caveau familial. Du mausolée construit par William, deux siècles plus tard ne subsiste qu’une dalle.

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Les avatars conjugaux de Pierre-Henri Dethier (1736-1817) sont dignes d’un magazine pipole du XXIème siècle. Avec Michel-Laurent de Selys-Longchamps, on entre dans la vie municipale de Liège, ville française dont il est le premier maire républicain.

        Mais ces personnalités riches qui ont investis dans ce patrimoine n’ont pu le faire que grâce à des artisans, des artistes, des architectes dont le talent séduit encore. Ainsi, venus du Tessin, les Moretti sont une famille experte dans l’art du stuc qui s’est d’abord manifestée à Liège pour rayonner dans la future Belgique. Autre Tessinois, l’architecte Gaetano Pisoni qui a reconstruit à Liège la collégiale Saint-Jean l’Évangéliste après avoir tracé les plans du palais de Charles de Lorraine à Bruxelles. Artiste natif de Spa , Remacle  Leloup,  illustre les Délices du Païs de Liège de Pierre-Lambert de Saumery. Sur site, Remacle prend le temps de repérer les lieux ; il choisit consciencieusement plusieurs points de vue afin d’appréhender l’objet sous toutes les coutures

         Citons encore des architectes ou maîtres-maçons tels Jean-Gilles Jacob et le château de Warfusée, Barthélemy Digneffe édifiant pour Léonard de Hayme, récemment anobli, la gentilhommière de Sterpigny appelé maison Caprasse avant de devenir son architecte attitré, Jacques-Barthélemy Renoz qui est à la fois architecte – il est l’auteur de l’Hôtel de Ville de Verviers (4) – et homme d’affaires avisé dans les jeux, les charbonnages, les transports en diligence Liège-Paris à grande vitesse, les chaussées entretenues permettent de faire grimper la vitesse horaire à … 3,4km/h.     

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(1)    27ème édition Samedi 12 et dimanche 13 septembre 2015

(2)    Notamment, la visite-spectacle du Musée d’Ansembourg à 10, 14 et 16h, les 2 jours. En outre, toujours au départ du Musée d'Ansembourg, à l'initiative du Vieux Liège et de SOS Mémoire de Liège, spectacle itinérant vers la Violette sur le thème l'heureuse révolution du 18 août 1789, le 12/9 à 15h, le 13/9 à 10h30 et 15h.

(3)    D’un monde à l’autre – Édition IPW – Collectif d’auteur(e)s sous direction Freddy Joris – 296 p – 15 €

(4)    Le n° 130 des Carnets du Patrimoine de l’IPW est consacré à l’hôtel de ville de Verviers – Architecture, histoire, restauration – 56 p – 5€

11:41 Écrit par Pierre André dans Actualité, Culture, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg