mardi, 01 septembre 2015

La Côte d'Ivoire rend l'école gratuite obligatoire de 6 à 16 ans pour tous les enfants.

        Rentrée scolaire innovante en Côte d’Ivoire, cette année-ci, à partir de septembre, l’école devient obligatoire de 6 à 16 ans. L'enseignement se fait en français, langue officielle du pays.

         C’est un projet historique comme l’a qualifié la ministre de l’Éducation nationale et de l’enseignement technique, madame Kandia Camara. Douze mille classes ont été construites et trente-cinq mille enseignants ont été recrutés. Ce projet vise à donner les mêmes chances à tous les enfants ivoiriens quelque soit leur milieu d'origine. Il résout également la question du chômage en permettant aux jeunes d’être bien formés. Plus de 150 millions d’euros sont consacrés à ce projet d’école obligatoire que le Président Ouattara avait inscrit dans son programme électoral présidentiel.

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        La mise en œuvre de la scolarisation obligatoire se heurte pourtant à des réticences que la ministre s’efforce de lever en soulignant les avantages de l’école obligatoire pour les enfants aussi bien que pour les familles. Pour l’enfant, la scolarisation obligatoire permet de combattre l’analphabétisme et l’illettrisme, de lutter contre les pires formes de travail des enfants, d’assurer l’égalité des chances en faveur des enfants issus de milieux défavorisés et entre les enfants des deux sexes. Pour les familles, c’est la gratuité de la scolarisation des enfants. Cette décision du Président de la République est en leur faveur. Les familles sont heureuses parce que leurs enfants sont épanouis. Ils savent lire et écrire et ont du travail. Pour la nation, elle met à la disposition de l’État des ressources humaines bien formées pour réaliser le développement. 

        La scolarisation obligatoire est accompagnée de diverses mesures dont le retour du port de l’uniforme.

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09:56 Écrit par Pierre André dans Actualité, Culture, francophonie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

lundi, 24 août 2015

NAOS ou l'art et le mystère des églises byzantines au Péloponnèse exposés à la Collégiale de Huy.

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©Affiche Ph Roussel

       Faute de main courante, à Huy, l’accès par le parvis Théoduin de Bavière à la Collégiale Notre-Dame et Saint Domitien – inscrite au Patrimoine exceptionnel de la Wallonie – est quelque peu malaisé pour tout qui éprouve des difficultés à se mouvoir. Cette absence de main courante est d’autant plus inexplicable que des travaux de restauration y sont en cours depuis des dizaines d’années. Un détail mais le diable s’y niche même dans une collégiale heureux mélange de gothique rayonnant du 14e siècle et flamboyant du 15e siècle comme l’est celle de Huy L’intérieur de cette église est remarquable. Cette vidéo – 1’33’’ – l’atteste www.tresordehuy.com en le présentant sous forme d’une visite aérienne inédite.

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         Dans ce cadre superbe, Robert Laffineur offre NAOS (1). Ce nom désigne un lieu de culte chrétien datant de la période byzantine allant de la partition de l’empire romain tout à la fin du IVème siècle à la prise de Constantinople, le 29 mai 1453. L’exposition se veut une découverte de la période médiévale de la culture grecque dans le Péloponnèse.                                   

                                      ©R Laffineur

HUY Byz RTC.jpgLigourio.jpg©R Laffineur

         La maçonnerie des murs extérieurs fait toujours largement appel à la brique, même pour les éléments décoratifs, insérés entre les pierres suivant la technique dite du cloisonné. Elle inclut fréquemment des blocs de remploi, parfois sculptés ou inscrits, des spolia en provenance de bâtiments antiques des environs, dont la disposition est entièrement libre et produit des effets de patchwork souvent étonnants. A quelques exceptions près (…)- il s’agit d’architectures aux formes et à la décoration simples, aux dimensions modestes et à l’allure souvent campagnarde. (…) Cette sobriété et parfois cette rusticité s’harmonisent à merveille, il est vrai, avec la grandeur et l’austérité des paysages. Elles sont aussi plus expressives d’une spiritualité populaire et rurale qui persiste jusqu’à nos jours. 

©R Laffineur

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          Autant la nudité externe des naoi est patente autant la décoration intérieure des édifices est plus généreuse, voire exubérante, avec des peintures couvrant toutes les surfaces murales (…) Le programme iconographique est dominé fréquemment, dans l’abside centrale, par la figure de la Théotokos, la Vierge mère de Dieu, et, sous la coupole centrale, par l’image du Pantocrator ou Christ en majesté, maître de toutes choses. Si elles obéissent foncièrement à des schémas et des canons imposés, ces représentations figurées des églises du Péloponnèse n’en expriment pas moins,(…) la sensibilité individuelle des artistes anonymes qui ont œuvré à l’expression d’une foi collective (…) Cette permanence des styles et cette fidélité à l’orthodoxie iconographique amèneront la poursuite des traditions décoratives byzantines pendant les siècles de la turcocratie, au même titre que l’étonnante persistance des formes de l’architecture religieuse jusqu’à aujourd’hui.

         Aux yeux du Consul honoraire de la République hellénique à Liège pour la Wallonie cette exposition se veut un hommage à ces artistes anonymes et à cette pérennité de la culture grecque, un hommage à la Grèce éternelle, qui (…) a toujours su défendre les valeurs d’identité, de solidarité et de liberté, qui sont la marque des grandes nations.

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(1)   NAOS – jusqu’au dimanche 27 septembre – Collégiale de Huy – du mardi au dimanche de 9h à 12h et de 13h à 18h -

 

 

 

06:16 Écrit par Pierre André dans Actualité, Art, Culture, Religion, Spiritualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

samedi, 22 août 2015

Sur la rive gauche, la Terrazza Martini temporaire, sur la rive droite deux terrasses permanentes, à Li P'tite Couhène et La Taverne des Vennes.

        La météo prévoit du soleil ce dimanche à Spa-Francorchamps. Comme dans la dernière décennie du 20ème siècle, les supporters allemands se sont déplacés en masse au temps de la splendeur de Schumacher, cette année, on attend une déferlante néerlandaise autour du circuit ardennais venue soutenir leur compatriote Max Verstappen, âgé de 17 ans. Rien n’est joué entre l’écurie Mercedes-AMG et la Scuderia Ferrari d’autant que les pilotes de Williams Martini Racing sont susceptibles de jouer les trouble-fête.

       Jeudi soir, à la soirée VIP organisée à la Terrazza Martini, Valtteri Bottas et Felipe Massa n’ont rien révélé de leur boulot dominical  Jeudi soir, le boulot a été promo de Martini sans possibilité de poser des questions ou de se faire photographier avec eux. Connue pour sa gioia di vivere  (joie de vivre italienne), Martini – et sa Terrazza temporaire – fait découvrir l'univers de la F1 dans quatre villes de Grand Prix. Liège a été choisie pour installer Boulevard Frère-Orban, en bord de Meuse l'impressionnante terrasse, à l’accès gratuit  vendredi 21 et samedi 22 aoûtet l'on y sert aux non-VIP un mélange irrésistible de cocktails à base de … Martini !

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        Mais si cette Terrazza en rive gauche est temporaire, sur la rive droite, il est deux établissements qui offrent, en tout temps, le charme de leurs terrasses. L’un, La Taverne des Vennes (1) située au milieu du Boulevard de l’Automobile, sur la petite place aux catalpas, l’autre Li P’tite Couhène (la petite cuisine) (2) au bout de ce même boulevard, à l’ombre de la Médiacité.

        La Taverne des Vennes est un établissement populaire comme le quartier en a compté beaucoup lorsque des industries tel Cuivre et Zinc y ont prospéré.  La Taverne des Vennes, c'est un microcosme qui permet de rêver a écrit notre confrère Jean-Pierre Keimeul. Les habitués occupent le zinc. Aux murs, des reproductions de l'exposition universelle de 1905. Un des rares établissements à y être vraiment attentifs. Cela garde le cachet d'une vieille brasserie. Dans le vaste jardin fleuri, à l’arrière, Marcus mitonne une petite restauration chaque midi du lundi au vendredi, tandis que le patron, Charlie met à la disposition de sa clientèle un barbecue et une piste de pétanque. Derrière le comptoir, officie notamment  la jolie Joanna, à l’accent du français de Beyrouth.

LIEGE Ista.jpgGeorges Ista, journaliste, militant wallon

        Li P’tite Couhène est la seule enseigne commerciale de la rue d’Harscamp en forme d’un gigantesque sachet de frites. Éric les prépare et le sert dans des cornets tels qu’utilisés au temps où les fritures s’appelaient, comme Georges Simenon l’écrit dans Mémoires intimes, encore fritures et non friteries !

        Attenant au comptoir est le restaurant qui donne accès à une belle terrasse arborée de vignes et de figuiers. L’Eden en pleine ville. La carte est courte, gage de qualité, auquel s’ajoutent deux suggestions hebdomadaires. L’une propose un tour de monde sous forme d’hamburger, les USA avec sauce BBQ maison, bacon, cheddar, laitue, tomates, l’Italie avec  mozzarella, tomates séchées, pesto, roquette, olives, la Grèce avec tzatziki, tomates séchées, feta, olives noires.

        Les autres suggestions hebdomadaires ? Variées telles salade César (blanc de poulet, romaine, parmesan, bacon...), anneaux de calamars et salade grecque, filets de rougets, légumes du Sud grillés et boulghour, bœuf bourguignon, médaillon de porc aux deux pommes, sauce crémeuse au cidre, filet mignon de porc miel-gingembre. L’eau à la bouche. Voisine à Media rives, la RTBF a fait de Li P’tite Couhène une de ses cantines. Mojito, sangria, splitz sont préparés maison. En prime, à l’issue du repas, le patron Éric offre toujours un péket au melon, un régal !

        Inutile de le dire - mais cela le vaut bien - que tant à Li p’tite couhène qu’à La taverne des Vennes, les prix sont ultra-démocratiques.

(1)   La Taverne des Vennes, place Georges Ista 17, tél. 04.343.91.47. Ouvert 7 jours sur 7, www.tavernedesvennes.be

(2)   Li P’tite Couhène, rue d’Harscamp 48, GSM 0492 639 514. Ouvert du mardi au samedi de 11h30 à 21h00.

10:22 Écrit par Pierre André dans Actualité, Gastronomie, Loisirs, Sport | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

jeudi, 20 août 2015

SPA : 56ème Festival, CLÔTURE, BILAN & PERSPECTIVES

 

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        C'est la volonté de ne pas permettre la fin du Festival de théâtre de Spa en 2017  qui a dominé le climat de cette année 2015

        Nous avons évoqué la réunion  extraordinaire du Conseil communal de la Ville de Spa ce vendredi 14 août avec ce seul point à son ordre du jour.
Rappelons qu'en 2012 à Spa le MR obtenait, comme en 2006, 55% des votes valables (les votes nominatifs de préférence pour le bourgmestre dépassant la moitié des suffrages de sa liste) soit 13 des 21 sièges (un de moins qu'en 2006  ce qui permit à Ecolo d'entrer au Conseil) la liste proche du CdH progressant en voix mais pas en sièges (4) tandis que les socialistes avec trois sièges (statu-quo) étaient associés au Collège. Ce 14  août (alors qu'ailleurs le quorum de 11 sur 21 ne serait pas souvent réuni à une telle date) 18 des 21 conseillers spadois étaient présents soit les 13 MR, les 3 PS et 2  des 4 Cdh (les trois vacanciers étant les deux autres CdH et l'élu Ecolo). 

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        Le texte de la délibération fut discuté et amendé mais voté à l'unanimité sans aucune abstention c'est-à-dire par le MR mais aussi par les représentants des deux partis qui forment la majorité au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles (PS et CdH). Nous serions étonnés si la même unanimité ne pouvait pas être obtenue au niveau de l'arrondissement de Verviers et de la Province de Liège ce qui ouvre des perspectives régionales et communautaires.
 
        Ce nouveau rapport de forces rend crédible la claire revendication des élus spadois; 1° le maintien du soutien par la Fédération Wallonie Bruxelles du Festival royal de théâtre de Spa;           2°) une réception par Mme la Ministre et la "commission d'avis" (le CAD ou Conseil de l'Art dramatique) d'une délégation de la Ville de Spa et de la Direction du Festival pour comparer objectivement les arguments des uns et des autres. L'analyse qui précède cette double conclusion est éclairante.
 
        L'annonce par le courrier du 17 Juillet 2015  de Mme Milquet de la non subsidiation du Festival  dès 2017  se base sur des données infondées du CAD.  
- 1° Ce Festival n'aurait qu'un ancrage local: argument creux car ces cinq dernières années un quart du public vient du Brabant wallon, du Hainaut de Namur et du Luxembourg  ainsi que de Bruxelles (9%) les Spadois représentant 7,55% tandis que ce sont les spectateurs des autres coins de la Province de Liège qui constituent un peu plus des deux tiers du public. Or l'agglomération liégeoise ne constitue pas un ancrage local spadois. 
- 2° Le CAD déplore l'absence d'infrastructures adéquates . C'est faux :certes, aucune subvention n'a été demandée car on ne les obtient que trop tard et trop partiellement mais la petite ville de 10.000 habitants a investi sur fonds propres 6.347.141 euros et 27 cents (soit plus de 256 millions ou plus d'un quart de milliard de francs belges) Quelque 2.500 frs belges par habitant pour les infrastructures des spectacles aucune cité  de chez nous ne dit mieux. 
- 3° Le soutien à un Festival estival de théâtre en Wallonie devrait selon le CAD être plus affirmé qu'à Spa. Cela ne manque pas de culot : alors que la Fédération Wallonie Bruxelles réduit son concours à la Wallonie et en particulier à Spa, cette cité met gracieusement ses salles à la disposition du Festival et lui octroie une subvention de 118.775 euros  
- 4° A la fermeture préconisée par le CAD la Ville de Spa rétorque: comparez les obligations contractuelles 2008 à 2012 du Festival à savoir 15 créations et 15 autres co-produites  ainsi que 300 représentations alors que le Festival a présenté 34 créations, 24 autres co-produites et 337 représentations. En réalité avec une subvention de 31 euros par spectateur le Festival de Spa dont les comptes sont sains obtient trois à quatre fois moins que bien d'autres.
 
        La Ville de Spa et son conseil communal unanime déplorent que une aussi brutale tentative de mettre fin à plus d'un demi-siècle  de créations artistiques de qualité suivies par un public nombreux (94'% de taux d'occupation en 2015 !) ait été développée sur base d'arguments incorrects  et cela sans la moindre concertation avec les organisateurs ni avec la Ville de Spa qui restent désireux d'améliorer encore leur Festival en prenant en compte les dix objectifs de la note d'orientation de la Ministre.  Bref, l'heure est  au dialogue mais aussi à la résistance s'il ne devait pas être fructueux.

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        Quant au bilan du festival 2015, il a été évoqué lors de la rencontre avec le public organisée chaque année en fin de matinée le dernier jour des représentations. Cette fois cette rencontre fut ouverte par un vigoureux plaidoyer très applaudi du Bourgmestre Joseph Houssa. En 10 jours plus de 11.000 spectateurs (700 étant comptés plusieurs fois car abonnés) ont assisté à 50 représentations  de 20 spectacles dont 15  affichèrent complets (le taux d'occupation avoisinant 94%). Le rendez-vous de 2016 est déjà donné: onze jours du vendredi 5 au lundi 15 Août. Et pas question que ce soit pour une dernière édition

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        Une telle défense spadoise  doit  se prolonger avec force à Liège en faveur du Festival et aussi tout particulièrement aussi du Théâtre Arlequin dont la Ville a récemment acheté les salles de la rue Ruxthiel pour pérenniser cette compagnie professionnelle et ses emplois. L'absence de concertation de la part de la Fédération conduit à ce qu'elle semble même ignorer cet achat. 
 
        Restent deux questions que même des amis de Madame Milquet  me confirment comme tout-à-fait pertinentes:
1° Est-il normal que Bruxelles (20% de la population francophone de la Fédération et siège des institutions culturelles fédérales) reçoive 66,8% des subventions pour 20 de ces 35 institutions théâtrales conventionnées ?
2° Est-il admissible que les douze membres du Conseil de l'Art dramatique, majoritairement Bruxellois, se déplaçant rarement et peu soucieux de comparer bilans et obligations conventionnelles, puissent conseiller l'octroi de subventions alors que la plupart d'entre eux sont liés à des institutions qui reçoivent ces subsides publics?

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        Il me reste à dire quelques mots au sujet des deux derniers spectacles auxquels j'ai assisté dimanche soir  : Les lois fondamentales de la stupidité humaine qu'elles s'appliquent aux crétins, aux bandits  ou aux gens intelligents ne m'ont guère fait rire. 

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Par contre j'ai beaucoup aimé la magistrale production  de l 'Atelier Théâtre Jean Vilar de Louvain-la-Neuve: ": La famiglia dell'antiquario du grand  Carlo Goldoni qui sut tourner le dos aux bouffoneries de la comedia dell'arte et peindre en italien comme en français les moeurs de Venise puis de Paris. Les onze comédiens sont excellents sous la conduite du couple formé par le toujours magistral  Alexandre von Sivers, l'antiquaire Anselme, et par sa femme Isabelle, la très expressive Cécile Van Snick qui préfère  la recherche de la qualité artistique plutôt que les affrontements politiques. Par contre  je conteste le choix imposé par Madame Daniela Bisconti qui enseigne l'art dramatique au Conservatoire Royal de Bruxelles : postposer de deux siècles cette comédie de Goldoni dont la langue (même adaptée par la metteur en scène) n'est pas celle du XXème mais bien du XVIIIème siècle. Servir humblement de grands textes plutôt que s'en servir pour se faire valoir,  me semble devoir rester une règle. L'imagination n'a rien d'inutile quand elle reste crédible. Ce qui n'est pas le cas quand on place des personnages de 1750 en 1950.  Alexandre Dumas romance Louis XIII mais ne le fait pas mourir sous les murs de Maastricht contrairement à Patrick Roegiers qui a essayé lors d'une lecture à Spa de justifier  son choix de tuer Christian Simenon sur le front de l'est chez les SS  wallons de Degrelle  et non plus tard en Indochine dans les rangs d'ailleurs non dépourvus de nazis de la Légion étrangère française où son frère Georges s'en était débarrassé

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Mon coup de cœur de ce 56ème Festival restera donc ces Lettres à Elise remarquablement écrites, mises en scène et jouées par un quatuor formé chez les Baladins du Miroir par Jean-François Viot, Nele Paxinou, Sophie Lajoie et Jean-Marie Pétiniot.
Pour de tels moments exceptionnels, puisse le Festival de Spa continuer à servir un public qu'il importe d'élargir en Wallonie et bien au delà.  

                    Jean-Marie ROBERTI

10:47 Écrit par Pierre André dans Actualité, Culture, Politique, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mardi, 18 août 2015

... quand la mi-août est Fête nationale, c'est plus romantique

       

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        Le concordat du 23 Messidor an IX régissant la vie religieuse en France signé par Bonaparte 1er Consul et  le Pape Pie VII stipule en son article XLI, aucune fête, à l'exception du dimanche, ne pourra être établie sans la permission du Gouvernement. Cet article 41 du concordat du 10 septembre 1801 a permis, sans que personne ne perde la face, de supprimer nombre de fêtes religieuses qui ont égayé l’Ancien Régime.

        Afin de sauver la date de l’Assomption, les signataires du Concordat sont allés jusqu’à modifier la date de la fête célébrée jusqu’alors le 2 mai de ce saint martyr officier romain Napoléon, prénom largement répandu en Corse et en Italie. La mi-août devient  le jour où arrive sur terre en 1769 le 1er Consul et où arrive au ciel la mère du Christ. Ce jour miraculeux convient à merveille pour en faire un jour de Fête nationale dans les divers départements de France dont celui de l’Ourthe, capitale Liège. Liège a conservé la tradition en faisant du 15 août la Fête nationale des Marie.

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        Il est un autre pays, le Liechtenstein qui célèbre sa Fête nationale le 15 août. Au 18ème siècle, après avoir acquis la seigneurie de Schellenberg et le comté de Vaduz, Johann Adam Andreas obtient que ces territoires soient élevés au rang de Principauté d’Empire à laquelle il donne son nom, Liechtenstein. Une première dans l'histoire qui sera imitée en 1932, lorsque le Bédouin Ibn Seoud appelle son Royaume Arabie Saoudite.

        La Principauté de Liechtenstein acquiert sa souveraineté en entrant en 1806 dans l’éphémère Confédération du  Rhin regroupant 28 Etats. Le Congrès de Vienne  fait de la Principauté un des 39 membres initiaux de la Confédération germanique dont le but  est le maintien de la sûreté extérieure et intérieure de l'Allemagne, de l'indépendance et de l'inviolabilité des États confédérés. En 1862, le Prince Johan II  instaure la monarchie constitutionnelle.

        Ce n’est qu’en 1938, année de l’Anschluss, que la famille princière réside au Liechtenstein. Auparavant, elle a vécu à Vienne. En 1940, la Principauté décide de se doter d’une Fête nationale. La date ? La veille de l’anniversaire du Prince Franz-Joseph II soit le 15 août.

        2015 marque les 75 ans de la Fête nationale. Le matin, partie officielle à laquelle les 37000 sujets sont conviés : deux discours dans la prairie, fanfares, pas de défilé militaire - l'armée est supprimée depuis 1868 -, nombreux diplomates,  population venue des onze communes de la Principauté  et des étrangers parmi lesquels les Amis du Liechtenstein de la Fédération Wallonie-Bruxelles et son président Charly Dodet. Ensuite, réception à la bière dans les jardins du Château.

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        L'après-midi et le soir, partie populaire avec notamment les multiples musées dont l'immaculé tout en blanc de la Fondation Art HILTI inauguré le 23 mai 2015 fait contraste avec le cube noir du Kunstmuseum dédié à l'art contemporain dont est friande la famille Liechtenstein depuis le 16ème siècle! Une friandise qui a mis cette famille en tête des collections d'art privées au monde...

09:45 Écrit par Pierre André dans Actualité, Culture, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

lundi, 17 août 2015

SPA : spectacles du 56ème Festival de théâtre commentés par Jean-Marie ROBERTI.

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OVATIONS  POUR LES BALADINS  et son quatuor des « LETTRES A ELISE » :

Nele Paxinou, Jean-François Viot, Sophie Lajoie, Jean-Marie Pétiniot

      J’admire Madame Nele Paxinou.   L’intelligence et la sensibilité de ses conceptions dramatiques. Son adjoint   Gaspar Leclère a écrit et mis en scène  pour une vingtaine de comédiens et de musiciens 1914,  Le Grand Cabaret un spectacle évoquant  la veille du premier conflit mondial. Joué plus de deux cent fois entre 2005 et 2010, il a été exceptionnellement repris au Festival de Spa ces 11, 12, 13 et 15 Août 2015. Mais dès avant l’an dernier, une nouvelle demande moins festive, provenant surtout de milieux scolaires fut adressée à la compagnie des Baladins du Miroir : commémorer  le centenaire du déclenchement de cette terrible guerre, la préférée de Georges  Brassens.

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      Un même souhait fut formulé par un de nos meilleurs et plus expérimentés comédiens actuels   Jean-Marie Pétiniot qui aurait voulu interpréter un  texte qu’il aurait rédigé sur base de témoignages d‘époque. Nele Paxinou, fondatrice et directrice des Baladins du Miroir, donna  son accord de principe à l’initiative, précisa qu’il devrait s’agir d’un spectacle non d’exhibition mais de réflexion  nécessitant le recours au petit chapiteau des Baladins (et non au grand comme Cabaret ou bien encore à des locaux scolaires ou communaux permettant avec le concours d’une bonne équipe technique imaginative, de créer une atmosphère adéquate. Vu sa motivation et en dépit d’un âge plus élevé que celui du rôle (ce qui ne se révéla pas gênant du tout) elle confia à Jean-Marie Pétiniot le rôle masculin de la représentation. Par contre  elle fit appel à un jeune (moins de quarante ans) auteur dramatique lotharingien (à la fois du Namurois et du Brabant roman et donc wallon, Jean-François Viot,) romaniste distingué  qui s’est déjà distingué à Spa (où Alexandre von Sivers, François Sikivie et d’autres comédiens avaient créé sa pièce Sur la route de Montalcino où se confrontaient deux chercheurs dont l’un wallon) Le quatuor fut complété par une  une talentueuse comédienne d’origine québécoise Sylvie Lajoie.

      L’échange de correspondance entre Elise et son mari au front montre la guerre telle qu’elle fut. C’est juste, simple, épuré jusqu‘au poignant. Cela fait comprendre combien l’arrière, les femmes surtout, furent concernées.

     L’accueil du public fut enthousiaste  Ce sont les plus longs et les plus vigoureux applaudissements entendus cette année à Spa (1).  Jean-François Viot  n’est pas, me semble-t-il, un auteur  chez qui l’imaginaire est essentiel : il préfère partir de faits mais ce qu’il crée en exposant ce qui en découle  s’avère d’une grande efficacité. La Wallonie  a en lui un écrivain important et il est réjouissant que le Parlement d’une Fédération à laquelle nous préférons notre région européenne, lui ait octroyé  son Prix Littéraire 2014.

 THE PLACE TO BE

      Le mardi 11 Août 2015, au Petit Théâtre Jacques Huisman, ce n'était plus vraiment le 56ème Festival Royal de Théâtre de Spa mais the place to be pour deux soirées sold out quasi avant l'ouverture des réservations, avec dans la salle le père Philippe et sur scène la fille prodigue Marie revenue au théâtre et dans sa province pour provoquer comme le voulait sans doute l’auteur américain David Ives et ce qui lui valut un Molière (dont certains Liégeois sont presqu'aussi fiers que d'un titre du Standard) mais sans que cela choque encore qui que ce soit cent vingt après le décès du Chevalier Léopold von Sacher-Masoch. Ceci dit qu’ajouter de plus que ce qu’écrivait la critique dramatique du FIGARO, Armelle Heliot, le 3 Novembre dernier :  Marie Gillain, très à l'aise dans les guêpières et autres atours de la belle, est magistrale et toujours légère, irrésistible et maîtresse de la moindre de ses inflexions. Étourdissante! Une artiste  qui mérite toute notre estime.

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 N’EST NI MOLIERE, NI JULES ROMAINS QUI VEUT

       Le jeudi 13 Août j'ai assisté à une pièce de Louis Calaferte mise en scène par Patrick Pelloquet pour son Théâtre Régional des Pays de la Loire: Le serment d'Hippocrate  qui se voulait drôle et rocambolesque pour tourner férocement en dérision la médecine qui a survécu à d’autres attaques. Cet auteur avait bien tort de se mesurer à Molière et à Jules Romains. Les comédiens ont -eux- souligné tous les effets de ce vaudeville (genre qui convenait mieux à la fin du XIXème siècle) mais comment les distinguer quand les programmes à Spa n’associent plus les acteurs et les personnages qu’ils incarnent

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DU SALTO VOCALE  AU DESTIN SANS  PASSER  PAR DOFFICE

       Acrobate vocal, entraînant un public bon enfant,  la prestation de Salto vocale  de Bernard Masuir débute agréablement une soirée théâtrale. Par contre je n’ai pas pu voir pour des raisons personnelles le spectacle des mimes  Michel Carcan et Othmane Moumen. Quant au destin de deux femmes sur un plan incliné de Fabrice Gardin,l’intérêt que j’ai ressenti pour ce spectacle m’incite à ne pas en écrire.

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 LA VILLE REAGIT

       Ce vendredi le Bourgmestre  de Spa Joseph Houssa avait convoqué à 18 heures en séance publique à l'Hôtel de Ville  une séance du Conseil communal qui devait réunir le quorum bien que nous soyons à la mi-août (c'est tellement plus romantique)  et  qui avait pour but de se prononcer (y compris les représentants des deux partis majoritaires au niveau de la Fédération Wallonie-Bruxelles: le P.S. et le CdH ) à l'unanimité sur le seul sujet (ce qui est peu fréquent !) mis à l'ordre du jour : LE FESTIVAL DE THÉÂTRE.

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        Nous venons d’en apprendre le résultat le quotidien verviétois LE JOUR du groupe L’AVENIR reproduisant sur internet une dépêche de l’agence BELGA. La voici

 Une motion au conseil communal pour sauver le festival de théâtre de Spa

      Le Conseil communal de la Ville de Spa a, effectivement,  approuvé, ce vendredi soir, à l’unanimité, une motion visant à sauver le festival de théâtre de Spa.

     Le 17 juillet dernier, la ministre de la Fédération Wallonie-Bruxelles en charge de la Culture, Joëlle Milquet, avait annoncé sa décision de ne plus subsidier cette manifestation dès 2017.

      La décision de la ministre se base sur un rapport du conseil de l’art dramatique (CAD) qui estime, entre autres, que le festival se caractérise par un ancrage local. Dans son rapport, le CAD déplore que la ville de Spa ne se soit pas dotée depuis tant d’années, d’infrastructures adéquates. Au vu de ces différents arguments, le conseil préconise l’accompagnement de l’arrêt du soutien à l’opérateur.

      Une décision que conteste la ville de Spa, qui fait savoir que sur les cinq dernières années, 67,82% des spectateurs étaient originaires de la province de Liège mais non de Spa. Par ailleurs, la commune a expliqué que des investissements sur fonds propres, pour un montant de 6.347.141 euros, ont été consentis pour l’aménagement des infrastructures.

     Le Conseil communal regrette qu’une décision aussi brutale ait été prise sur base d’arguments incorrects et sans aucune concertation, ni avec les organisateurs, ni avec la ville de Spa.

     Après quelques modifications syntaxiques demandées par l’opposition Osons Spa (la minorité est de tendance CdH)  le conseil a approuvé une motion qui réclame le maintien du soutien du festival royal de théâtre de Spa par la fédération Wallonie-Bruxelles. Le Conseil demande également que la ville de Spa et la direction du festival soient reçues par la ministre et par la commission d’avis pour comparer, de façon objective, les arguments avancés par chacun.

        Cette motion nous semble modérée mais nécessaire. Il importe que les Wallons se mobilisent. Nous y reviendrons.

 

     Jean-Marie Roberti

  (1) NDLR : Les « Lettres à Elise » de Jean-François Viot sont le coup de cœur de Jean-Marie Roberti. Un coup de cœur  tel qu'il conseille vivement à tous d’aller découvrir au Théâtre Blocry à Ottignies-Louvain-la-Neuve où cette pièce sera jouée  quatorze fois du 15 au 20, du 22 au 25 et du 27 au 30 octobre  deux fois à 13 H. 30’ et une fois à 16 heures en matinées scolaires trois fois à 19 heures 30 et huit fois à 20 heures 30 (Tél. 0800 25 325  et réservations@atjv.be  Site : www.atjv.be)                                                                                                                                                         

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samedi, 08 août 2015

SPA : ouverture orageuse du 56ème Festival de théâtre

 

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        Ce déchaînement de l’orage trop violent pour reconstituer au mieux les réserves aquifères de la Ville d’eau était naturel et en rien lié à l’arrivée de la Ministre de la culture qui n’eut pas davantage lieu que celles que n’assumèrent pas davantage pendant 22 ans du dernier tiers de siècle, ses quatre prédécesseurs bruxellois  MM. Moureau, Tomas et Picqué ainsi que Mme Laanan. Elle préfère accorder plus du double de subventions au riche Kunstenfestival qu’à celui de Spa dont elle se garde  d’analyser la manière exemplaire avec laquelle les obligations contractuelles de la convention ne sont pas seulement pleinement remplies mais aussi largement dépassées avec le concours sans faille d’une Cité dont les investissements sur fonds propres utiles au Festival s’avèrent importants même en l’absence d’aides spécifiques.

        Punir les bons élèves est absurde. Mais d’autres peu assidus peuvent s’avérer jaloux. Ces pseudo-experts du conseil de l’art dramatique sont par rapport aux chevilles ouvrières du Festival de Spa et du Théâtre Arlequin Armand Delcampe  (né – bon anniversaire – le 11 Août 1939 )et José Brouwers (né le 26 Mars 1931) ce que sont au Cdh  des Milquet’s boys and girls tels Mme Matz ou M. Drèze par rapport à Jean-Pierre Grafé (né le 31 Mars 1932) qui, comme Armand Delcampe avec Cécile Van Snick ou  comme José Brouwers avec Marie-Josée Delecour,  a cherché avec Marie-Dominique Simonet puis avec  Anne Delvaux à rajeunir et féminiser le Cdh liégeois. Nous en reparlerons mais venons en aux deux spectacles auxquels nous avons assisté vendredi soir.

AU SERVICE D’UN BEAU TEXTE

        En guise d’apéritif du Festival, nous avons eu droit à la création  d’une pièce, tirée du roman de Violette Ailhaud, L’homme semence. Que cette histoire ait été vraie alors que cette véracité semble peu vraisemblable nous importe moins que la qualité du texte dont voici une citation parmi des dizaines d’autres possibles.

Ça vient du fond de la vallée. Bien avant que ça passe le gué de la rivière, que l'ombre tranche, en un long clin d’œil, le brillant de l'eau entre les Iscles, nous savons que c'est un homme. Nos corps vides, de femmes sans mari, se sont mis à résonner d'une façon qui ne trompe pas. Nos bras fatigués s'arrêtent tous ensemble d'amonteiller le foin. Nous nous regardons et chacune se souvient du serment. Nos mains s'empoignent et nos doigts se serrent à en craquer les jointures notre rêve est en marche, glaçant d'effroi et brûlant de désir.

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Dans une mise en scène très pointue d’Annette Brodkom assistée par une demi-douzaine de spécialistes du son, de la voix, du mouvement , des lumières, de la scénographie etc…  la jeune comédienne Marie Avril réussit un sans faute. Être comédien(ne), c’est servir humblement de grands textes nous disait Gérard Philippe au milieu des années cinquante lors de rencontres internationales des jeunes au Festival du TNP en Avignon. C’est dans cette voie que s’est engagée et qu’excellence à présent Marie Avril.

 

L’ÉVOLUTION DE NOTRE SOCIÉTÉ CONDAMNE-T-ELLE L’AFFIRMATION DE NOTRE IDENTITÉ : JUIVE… OU WALLONNE ?

        En présence du Bourgmestre Houssa (né en 1930 mais dont la première échevine a un demi-siècle de moins que lui) et de deux Gouverneurs de province, un ancien du Brabant wallon Valmy Féaux qui fut aussi Ministre-Président de la Communauté française de l’époque et d’un autre, ancien ministre prolongé au moins jusqu’au lendemain des Fêtes de Wallonie comme Gouverneur de la Province de Liège, Michel Foret, le plat de résistance de cette soirée d’ouverture fut la création en français d’une des quinze pièces du dramaturge américain Donald Margulies : « Brooklyn Boy ».

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         Un écrivain juif (ou censé l’être) perd-il son identité en obtenant le succès grâce à  un roman autobiographique ? Au rythme de séquences  aux transitions spectaculaires, cet écrivain est confronté à son père, à un condisciple d’enfance devenu épicier, à son ex-épouse, à une jeune femme de passage, aux studios hollywoodiens et à nouveau à son condisciple puis au fantôme de son père.          

        Retrouvera-t-il son identité ? Richard Ruben qui se trouve deux heures en scène et qui joue juste mais devrait veiller à rester toujours aussi audible que son père, Armand Delcampe metteur en scène de cet intéressant spectacle joué par sept comédiens secondés par le double de collaborateurs. Intéressant parce qu’universel. Et si une pièce  nous interrogeait sur notre propre identité en espérant que les Wallons comprennent enfin qu’ils doivent, en régionalisant la culture et l’enseignement,  devenir maîtres chez eux !

 

 

                           Jean-Marie Roberti

16:50 Écrit par Pierre André dans Actualité, Culture, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mercredi, 05 août 2015

Exclusivité "Liège 28" : VEUT-ELLE DÉMÉNAGER LE FESTIVAL DE SPA À MONS ?

 

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Une exclusivité de Liège 28

VEUT-ELLE DÉMÉNAGER LE FESTIVAL DE SPA À MONS ?

     Un avis négatif quant à  la subsidiation du Festival de Spa vient d’être rendu par le Conseil de l’Art dramatique composé d’experts de l’establishment communautaire, absents de Spa en août mais dont les trois quarts, en toute incompatibilité, s’occupent d’abord de  se servir eux-mêmes.

     Ce Conseil à nette majorité bruxelloise dépend, en, fait des Ministres de la Culture qui, pendant ce dernier tiers de siècle, furent vingt-deux ans bruxellois. Joëlle Milquet qui succède ainsi à Fadila Laanan, Charles Picqué, Eric Tomas et Philippe Moureaux a décidé  dans un premier temps de diminuer de 5%   en 2016 les subsides des onze institutions théâtrales dont sept wallonnes ayant reçu des avis négatifs et, dans un second temps, d’étudier l’arrêt éventuel de tout subventionnement.

     En 2016, trente cinq institutions conventionnées dont vingt bruxelloises doivent recevoir  29,3 millions  d’euros : 19,6 à Bruxelles (66,8%) et 9,7 hors Bruxelles (lisez en Wallonie) soit moins d’un tiers.

     Quelque 20% des francophones de la Fédération Wallonie-Bruxelles habitent les 19 communes de la Région-capitale où l’État fédéral finance d’importantes institutions culturelles. Les clés de répartition Persoons Dehousse des dépenses culturelles localisables de la Communauté française (25% à Bruxelles, 75 % en Wallonie)  sont généreuses pour la capitale et devraient rester valables. En fait, elles sont bafouées par les ministres bruxellois et leurs conseils d’experts.

     Il est temps que Ministres et Députés wallons largement majoritaires  au  Gouvernement et au Parlement de la Fédération Wallonie Bruxelles se réveillent.

     Mme Milquet connaît ce péril et, nous confiait écœuré un de ses propres collaborateurs,  pour rendormir les Wallons, elle entend bien les diviser . Elle compte proposer (ou l’a déjà fait) à son ami mayeur de la Capitale européenne 2015 de la Culture  de charger   les professionnels de l’art dramatique du Brabant wallon  (ceux de l’Atelier et des Baladins)  de créer, avec des moyens  significatifs, un Festival  estival théâtral hennuyer  et surtout montois afin de diminuer le déséquilibre existant dans le domaine culturel entre la Province du Hainaut et celle de Liège.

     Cela  fera oublier aux Hennuyers les déséquilibres Wallonie Bruxelles et si les Brabançons wallons  rechignaient à jouer dans une telle pièce, ce seraient leurs futurs contrats-programmes qui seraient menacés.

      Quand Machiavel  recommandait au Prince Divide et impera (divise et règne) il ajoutait un second conseil : sois discret.

     Révélées, les intentions de Joëlle Milquet devraient susciter  chez les Wallons un sursaut de dignité. Se battre entre eux alors qu’ils sont majoritaires et peuvent donc faire rétablir l’équité serait d’une grande bêtise car ils ont besoin de se montrer unis et solidaires face aux défis européens et à ceux de la mondialisation.

     Puisse cette voix de la raison être entendue !               

     liege28.skynetblogs.be  

         

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06:00 Écrit par Pierre André dans Actualité, Culture, Politique, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

jeudi, 30 juillet 2015

... enfin, le 1er octobre 1795, Liège est devenue Française !

 

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        La Révolution liégeoise éclate le 18 août 1789. L’agitation patriote est à son comble. La veille, outre qu’un des bourgmestres a voulu interdire le port des cocardes jaune et rouge (Liège) ou verte et blanche (Franchimont), Nicolas Bassenge a adressé une Note aux citoyens qui demande l’abrogation du règlement de 1684 du Prince-Evêque Maximilien-Henri de Bavière. Celui-ci en modifiant le système électoral, a confisqué le pouvoir au bénéfice du Prince-Evêque, des chanoines de la Cathédrale Saint-Lambert et de l’aristocratie. 

        Dans la matinée du mardi 18 août, les patriotes se rendent à la Violette, déposent les deux bourgmestres – Philippe-François de Ghaye et Léopold-Albert de Villenfagne de Sorinne  – élus pour l’année. Le peuple crie les noms de leurs successeurs : Chestret et Fabry. Sitôt dit, sitôt fait. Un cortège se rend à Seraing, résidence d’été des Princes-Evêques, afin de ramener Constantin-François  de Hoensbroeck en son Palais de Liège. Il doit reconnaitre les nouveaux édiles Jacques-Joseph Fabry et Jean-Remy de Chestret et abolir  le règlement de 1684. Bon prince (!), le prélat fait ce que les patriotes lui demandent. Il porte même la cocarde. Sans sang versé mais en sueur – il fait chaud le 18 août -, les Liégeois(e)s ont réussi leur Binamêye revolucion.

        Dès qu’elle prend connaissance des faits, la Chambre de Wetzlar chargée de régler en dernier recours les différends entre les États et leurs sujets, se ravise. Elle qui, excédée par l’intransigeance de Hoensbreck, semble, depuis quelque temps, pencher en faveur des patriotes de la Principauté, rend le jeudi 27 août 1789 une sentence enjoignant  aux princes directeurs du Cercle de Westphalie de prêter aide et assistance à l'évêque, de rétablir les choses telles qu'elles étaient avant le 18, enfin de poursuivre criminellement les auteurs de la sédition ! Coïncidence, ce jeudi matin se présente à l’abbaye Saint-Maximin à Trèves, un exilé politique, de Hoensbreck qui s’est enfui la veille, de nuit, de la Principauté.

        Parmi les princes directeurs du Cercle de Westphalie figure en sa qualité de duc de Clèves, le roi de Prusse, Frédéric-Guillaume. Il prend tout son temps avant d’envoyer des troupes à Liège. Au Pré Cornesse, à Polleur, sur proposition de Laurent-François Dethier, est adoptée, le mercredi 16 septembre 1789, une Déclaration des droits et du citoyen, davantage progressiste que celle adoptée à Paris, le 26 août. Les troupes prussiennes arrivent à Liège le 30 novembre pour une mission de médiation. Elles s’en retournent le 16 avril 1790 alors que des exactions se font jour depuis une semaine.

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        Les Prussiens partis, dès le lendemain, le samedi 17 avril, les patriotes proclament la déchéance de Hoensbroeck comme prince de Liége, suspendent le conseil privé et confisquent la mense épiscopale et par la suite, prennent d’autres mesures dont celle de détruire la cathédrale. Le lundi 26 avril, première exécution du Valeureux Liégeois. À la demande d’un des bourgmestres Lambert-Joseph de Donceel, sur un air populaire vieux de plus d’un demi-siècle, sur la marche nationale, le curé de Glons, Joseph Ramoux a écrit le refrain et deux strophes. L’une rend hommage à Jean-Remy de Chestret : Que peut craindre notre ardeur? / Sous Chestret nous portons les armes: / À côté de ce vainqueur / Le péril a des charmes. Les Liégeois(e)s ont leur hymne national.

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        Le mercredi 12 janvier 1791, les troupes autrichiennes s’emparent de Liège, les patriotes prennent la route de l’exil, de préférence vers le sud. Sous protection des baïonnettes autrichiennes, Hoensbroeck retrouve son Palais. L’Édit fondamental du 10 août lui donne libre interprétation de la constitution. Il ferme, le 25 février 1792, la Société libre d’Émulation. Le tyran de Seraing décède le 4 juin 1792. Son successeur François-Antoine de Méan, est choisi le 16 août.

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        Engagées dans la lutte contre le roi de Bohème et de Hongrie, les troupes françaises du général Dumouriez remportent la bataille de Jemappes. Elles poursuivent leur chemin vers Liège d’où le Prince-Évêque Méan s’enfuit la veille de leur arrivée, le mercredi 28 novembre 1792. Les patriotes sont de retour. Ils organisent, au suffrage universel masculin, des votes prônant la réunion à la France de la Principauté de Liège. Une majorité écrasante des électeurs se prononce en faveur du rattachement. Nicolas  Bassenge présente un mémoire à la Convention nationale. Celle-ci proclame la réunion du Pays de Liège à la République française, le vendredi 3 mai 1793. Belle proclamation vaine car entretemps, le 18 mars 1793 à Neerwinden, le prince de Saxe-Cobourg a vaincu Dumouriez et celui-ci a trahi son pays. 

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        Les Liégeois(e)s sont de nouveau sous joug autrichien et sous l’Ancien Régime. Les troupes autrichiennes plient bagage devant l’armée Sambre-et-Meuse dirigée par Jourdan. Celle-ci, après avoir remporté la bataille de Fleurus, fin juin 1794, force les Autrichiens, démolisseurs du quartier d’Amercoeur, à quitter Liège. Les Français remportent la bataille de Sprimont, à la mi-septembre 1794. Une victoire écrasante dont Gillet, représentant du Comité de Salut Public , écrit, après avoir évoqué le nombre de canons, de drapeaux ou de prisonniers capturés sans compter ceux qu’on ramasse tous les jours dans les bois (…) plus cinq drapeaux au lieu de trois. Vous voyez que nous sommes bien éloignés d’exagérer nos succès. Salut et fraternité.

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        Les Liégeois(e)s s’imaginent être, aussitôt, réuni(e)s à la France, en application de la décision du 3 mai 1793 de la Convention nationale. Ils connaissent en fait un régime d’occupation. Ainsi dans le Recueil des actes du comité de salut public, à la date du 1er Vendémiaire An III (22/9/1794) : Le Comité de salut public voulant encourager la fabrication d’armes de toutes espèces à Liège, et la faire tourner entièrement  au profit de la République -1) il sera établi à Liège (…) une Agence de vérification, réception et paiement des fusils, autres armes et parties d’armes -2) tous les fabricants d’armes seront tenus de porter le produit de leur fabrication à cette Agence. L’industrie armurière liégeoise est pratiquement nationalisée. Autre fait marquant de ce régime d’occupation. Parmi les patriotes revenus à Liège, le peintre Léonard Defrance qui, par ses courriers aux délégués du Comité de salut public de Paris, entreprend de faire l’inventaire des œuvres d’art se trouvant dans les églises et établissements religieux. De belles  proies offertes à l’occupant. La Biographie Nationale, publiée, en 1883, par l’Académie royale de Belgique n’est pas tendre pour Defrance : c’est par millions que peuvent se chiffrer les pertes résultant des spoliations effectuées, alors, par nos ennemis.

        Ce régime d’occupation a eu une fin, le 1er octobre 1795 lorsque la France décide l’annexion de la future Belgique. L’ancienne Principauté de Liège est divisée en 3 départements. Liège est le chef-lieu du département de l’Ourthe. Liège est française … ! Un moment de notre histoire à découvrir (1).

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(1) Exposition Liège au temps de la France (1795-1814) – ARCHÉOFORUM Place Saint-Lambert Liège – jusqu’au 3 octobre 2015 - du mardi au samedi de 10h à 17h - 6€ (adultes), 5€ (seniors, étudiants), entrée de l'Archéoforum comprise – Renseignements et réservations : 04/250.93.70 infoarcheo@idpw.be

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lundi, 20 juillet 2015

Trente-cinq ans déjà ! trois regards sur une métamorphose ... BLEGNY-MINE

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        En octobre 1976, lors de la séance de rentrée du Conseil Provincial, le Gouverneur de la Province de Liège Gilbert Mottard exhorte les Liégeois(e)s à conserver un témoin majeur de l’activité charbonnière. Une industrie qui a pris racine –si on ose ce mot – chez nous dans tous les sens du terme dès le 11ème -12ème siècle. Lors de la découverte du charbon de terre, celui-ci est appelé houille, un mot qui vient du wallon hoye. Jean d’Outremeuse attribue la découverte de charbon de terre au forgeron de Plainevaux, Hullos. Les maîtres charbonniers et leurs ouvriers sont connus. La dynastie des Planchar a régné des siècles à Montegnée. Il y a eu l’Édit d’Ernest de Bavière sur les areines. Il y a eu la loi Mirabeau. Le bassin minier de Liège tout comme sa prestigieuse École des Mines est réputé à l’international. La bataille du charbon est gagnée chez nous. Puis à partir des années 60, au 20ème siècle le déclin de nos charbonnages commence.

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        L’appel du gouverneur Mottard est entendu. Deux projets sont en lice : Cheratte et Trembleur à Blegny. Il appartient au Ministre de la Culture, Jean-Maurice Dehousse, de trancher. Dehousse descend dans le fond de chaque charbonnage et décide de retenir le projet de Trembleur. Ce choix a été opéré fin 1978, seize mois avant la fermeture du site, ce qui a permis d’intégrer son réaménagement dans les travaux liés à la fermeture et d’éviter la vandalisation des infrastructures a rappelé le Président de Blegny-Mine, Abel Desmit, lors de l’inauguration de l’exposition de photos Trente-cinq ans déjà ! trois regards sur une métamorphose  (1).

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        La mine de Trembleur a été la dernière mine de la province de Liège à être fermée, le lundi 31 mars 1980. En juillet de la même année, le dimanche 6, dans le cadre des 150 ans de l’indépendance de la Belgique, le Roi Baudouin a inauguré le site de Blegny-Mine. Un des pionniers d’une discipline encore naissante, l’archéologie industrielle, et être le premier charbonnage du continent européen à s’ouvrir à la visite touristique via le puits d’origine.

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        En juillet 2012, Blegny-Mine a été inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO. Ce titre prestigieux a également été attribué aux sites miniers majeurs de Wallonie , Le Bois du Cazier, Bois-du-Luc et Grand-Hornu.

        L’exposition Trente-cinq ans déjà ! trois regards sur une métamorphose  est en quelque sorte une ode à la mine et aux hommes, femmes et enfants qui, durant huit siècles, ont consacré leur vie à l’exploitation des entrailles de la terre liégeoise. Des photos d’art, d’amour, de tendresse réalisées par trois photographes qui ont des attaches avec la mine. Alfred Janssen-Reul est un ancien mineur qui a arraché la houille au charbonnage du Trembleur. Paul Donnay est un des fondateurs de la Confrèrie des Maîsses Houyeûs dè Payis d’Lîdje et Théo Bellefroid, passionné de mines dès son enfance à Saint-Nicolas a légué à Blégny-Mine, sa très belle et riche collection de photos. Fait exceptionnel de cette exposition, pratiquement chaque visage de mineur porte un nom. En effet, le Gouverneur honoraire de Liège, Paul Bolland a mis son œil de lynx pour identifier des têtes qu’il a jadis bien connues !

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(1)   Trente-cinq ans déjà ! trois regards sur une métamorphose  - salles d’exposition de Blegny-Mine – Rue Lambert Marlet  23 Blegny – jusqu’au 31 août 2015 – 13h à 18h – Infos :  32 (0)4 387 43 33 www.blegnymine.be

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vendredi, 10 juillet 2015

Thomas Georgiopoulos, un nom à retenir, il est lauréat du Prix du Corps Consulaire.

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        À la fin du 20ème siècle, à l’initiative du docteur Robert–Ferdinand Dondelinger, professeur de l’Université de Liège, consul honoraire du Grand-Duché de Luxembourg a été fondé le Prix du Corps consulaire de la Province de Liège. L’objectif de ce Prix – richement doté, 3000 € - est de susciter et d'encourager, chez de jeunes étudiants diplômés, des vocations pour la vie diplomatique ou des carrières de recherches qui touchent à ce domaine. Réservé à des étudiant(e)s de l’ULg, ce Prix récompense un travail original concernant des questions internationales, bilatérales ou multinationales.

 

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        En 2001, Laurence Jamotte reçoit, la première fois, le Prix. Neuf autres filles le recevront alors que six garçons seulement l’obtiendront. Seize récipiendaires alors qu’il n’y a que quinze Prix décernés ? Étrange, absolument pas car, en 2009, le Jury – 6 membres dont 3 du Corps consulaire, 3 de l’ULg – a classé ex-aequo Stéphane Sacco, auteure de La Russie et le dossier nucléaire iranien Moscou joue-t-il avec le feu nucléaire ?  et Olivier Viola qui s’est intéressé à un conflit qui a passionné l’Europe, au 19ème siècle, La guerre du Pacifique opposant la Bolivie, alliée au Pérou, et le Chili. En consultant la liste des récipiendaires et le cours de leur carrière professionnelle ultérieure, on est estomaqué du flair du Jury et des potentialités développées par les lauréat(e)s. 

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Professeur Michel Hermans, président du Jury - le Consul d'Espagne, Fernand Goffioul, doyen du Corps Consulaire et le lauréat du 15ème Prix.

        Selon la tradition, le 15ème Prix du Corps Consulaire de la Province de Liège a été remis par Fernand Goffioul, doyen de ce Corps. Le lauréat est Thomas Georgiopoulos, auteur de La Chine à la recherche d’une image : quelles implications pour son soft power. Appuyant son étude sur les relations diplomatiques établies en juin 2007 entre la République populaire de Chine et la République du Costa Rica présidée à l’époque par Óscar Arias Sánchez – Prix Nobel de la Paix 1987 -, Thomas Georgiopoulos montre que cette alliance  va parfaitement dans le sens de l’image que la Chine souhaite projeter ; celle d’une ascension  pacifique.

        De retour de la visite d'État effectué par les Souverains belges en Chine, le Recteur de l'ULg, Albert Corhay a fait part de quelques réflexions sur l'accroissement prodigieux de ce pays dans les domaines économiques.

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        En couronnement de l’année 2014 marquant le centenaire de la création du Corps consulaire de la Province de Liège, Paul Delforge auteur de l’Histoire des consulats établis à Liège de 1845 à 2015 a reçu le Prix du Centenaire. Dans son ouvrage, on apprend que pas moins de quatre-vingt-quatre pays ont choisi, durant ces cent septante ans, la Cité Ardente pour s’y faire représenter par cinq cents consuls. Le premier à le faire a été le Royaume des Pays-Bas, en désignant, en 1845, Charles de Rossius-Orban. Que Charles de Rossius soit devenu le premier consul des Pays-Bas à Liège, quinze ans après la violente séparation de 1830 et sept ans après la signature du Traité de Londres montre que l’économie prend rapidement l’ascendant sur les différends politiques. Cela ne doit pas nous étonner.  

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 R-F Dondelinger, Consul G-D de Luxembourg - Paul Delforge - D. Bronne, Consul Norvège - Albert Corhay, Recteur ULg.

 

20:05 Écrit par Pierre André dans Actualité, Histoire, Politique, Université | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mardi, 07 juillet 2015

Une question de saison...

        Une question se pose en ces temps météo-socio-héllénico caniculaires. À capacité égale, que choisir un verre à moitié plein ou un gobelet à moitié vide ?

10:20 Écrit par Pierre André dans Actualité, Economie, Social | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

dimanche, 28 juin 2015

Le cotè Janus de Jean-Michel Saive.

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        Les premiers Jeux européens se terminent ce soir à Bakou, capitale d’un pays asiatique, l’Azerbaïdjan, une des républiques qui ont formé jusqu’à 1991 l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques. Le pays organisateur a pris en charge tous les frais nécessités par cette première. Selon notre confrère Le Canard enchaîné  (24/6) : chaque comité olympique national a même reçu une obole de 55.000 euros sa participation.

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        Basée à Rome, l’Association des Comités olympiques européens (EOC) regroupe cinquante comités tous affiliés au Comité International Olympique (CIO) basé à Lausanne. Le CIO attribue notamment la responsabilité ses Jeux Olympiques dont les prochains se déroulent, en 2016, à Rio de Janeiro et ceux de 2024 à Paris peut-être… L’EOC a une vision relativement large de l’Europe en y incluant l’Arménie, l’Azerbaïdjan, Israël, la Turquie.

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        Le Wallon Jean-Michel Saive – 7 participations aux Jeux Olympiques – a pris part aux Jeux européens. Une présence très significative puisque double. Jean-Michel Saive, sportif pongiste est également membre du conseil exécutif de l’Association de l’EOC, au titre de la commission des athlètes, dont il est le président. Une situation assez comique comme il l’a confié à nos confrères de Francs Jeux (17/6). J’ai été très pris par mon rôle de membre du conseil exécutif de l’EOC. Réceptions, dîners… En costume, donc. (…) Puis j’ai basculé dans mon statut d’athlète pour m’entraîner et préparer mon match.

        Bon client pour la presse car il dit ce qu’il pense – et il a pensé avant de le dire – Jean-Michel a répondu sur une page entière de L’Écho (27/6) dans une rubrique intitulée Questions d’argent. D’emblée, il précise : ce n’est pas parce que je suis connu que je dois tout faire gratuitement. Il avoue ensuite : jadis, j’avais des Fortis (…) Pour ceux qui n’y connaissent pas grand-chose, pas facile de savoir à qui se fier ! À l’époque, j’achetais même L’Écho (…) Aujourd’hui, on me dit que j’ai un profil très défensif.

 

19:49 Écrit par Pierre André dans Actualité, Europe, Media, Sport | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mercredi, 24 juin 2015

Fëte de la musique, fête de l'âme ...


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        Le 21 juin – jour de fête de la musique -, le Président Hollande a poussé la chansonnette à la demande de Camille. La scène s’est déroulée sur la terrasse de l’Institut du Monde Arabe, à Paris. Après avoir chanté Fête de la musique, fête de l’âme de sa belle voix de baryton, en boutade, le président lance : bon, Camille, vous en avez une autre ? Et Camille d’entraîner le Président à chanter Solstice.

        Cette péripétie présidentielle a réjoui les Français(e)s et nous rappelle une séquence qui s’est déroulée autrefois au Québec lors d’une visite du Premier ministre français, Raymond Barre, l'un des meilleurs économistes de France. Au moment de son départ, il voit les ministres du Cabinet provincial entonner en chœur Mon cher Raymond, c’est à ton tour, de te laisser parler d’amour… - la chanson de Vigneault. Raymond Barre murmure dans un micro ouvert par inadvertance : Ce n’est pas un gouvernement, c’est une chorale!

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        CORRIGENDUM : Au risque de s'entendre fredonner j'ai la mémoire qui flanche,  rendre à César ce qui appartient à César est une règle d'or du journalisme. Un diplomate québécois - lecteur de Liège 28 -  nous adressé un courriel le jour de la Fête nationale du Québec : j'étais là quand cette phrase a été prononcée, à l'aéroport de Québec, à l'automne 82, par Pierre Mauroy. Premier ministre socialiste de la Vème République a, en effet, poursuivi la rencontre annuelle des Premiers ministres de France et du Québec, initié par Raymond Barre.

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10:04 Écrit par Pierre André dans Actualité, Culture, Musique, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

vendredi, 19 juin 2015

Nous n'irons pas à Astana, en 2017. Na!

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        Naguère, Liège a été candidate auprès du Bureau international des Expositions – BEI – en vue d'être le siège de l’exposition internationale de 2017. Hélas, la candidature de Liège a été évincée au profit d’Astana, capitale du Kazakhstan. Ce matin, le Conseil des ministres sur proposition du ministre de l’Économie  a pris la décision de non-participation officielle de la Belgique à l’exposition internationale d’Astana.

        En revanche la Belgique participe officiellement aux deux expositions internationales horticoles qui se déroulent, durant  6mois, en Turquie (Antalya, 2016) et en Chine (Beijing, 2019), organisées par le BEI.

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16:09 Écrit par Pierre André dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mardi, 16 juin 2015

Au pays du hérisson, le renard peut se révéler davantage dangereux qu'en Flandre... l'ANB s'en lave les mains !

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        Décidément, les Fourons ne s’intégreront jamais dans la Flandre. La dernière livraison du Foron – bimestriel de combat et d’information en donne un nouvel exemple. Alors qu’un renard gambadant dans la Flandre profonde ne court qu’un risque sur cent d’être porteur d’une échinococcose alvéolaire - une maladie -, un renard fouronnais court septante-cinq fois davantage de risque d’en être porteur. Or, cette maladie peut se transmettre à tout être humain et, dans certains cas, se révéler mortelle.

        L’Unité de  gestion cynégétique des Fourons - une ASBL francophone - a attiré l’attention de l’Agentschap voor natuur en bos (ANB) sur ce rapport de 1 à 75. L’agence flamande pour la nature et la forêt a estimé que cette différence n’était pas significative. Or, la contamination est susceptible de se produire à tout endroit où est passé le renard. Dès lors vu la carence de l’ANB en mesures préventives, il convient à chacun(e) d’être vigilant(e). Porter des gants de jardinage, se laver les mains, ne pas manger des fruits, des baies, des champignons des bois sont des conseils de bon aloi dans ce beau pays autrefois wallon.

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        Les renards flamandisés des Fourons vivent sur la rive droite de la Meuse. Cette barrière naturelle rend aléatoire les contacts avec les renards authentiquement flamands. En revanche, liberté totale est laissée aux renards wallons de la rive droite de gambader avec leurs congénères flamandisés des Fourons. Dès lors, ne convient-il pas d'appeler à la vigilance toutes les personnes de la Wallonie rive droite? Sourire

18:15 Écrit par Pierre André dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mardi, 09 juin 2015

"NÉFERTITI EN BIKINI", quatrième roman de la Liégeoise Claire HUYNEN.

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        Liégeoise vivant à Paris, Claire Huynen publie son quatrième roman Néfertiti en bikini (1). Le titre est insolite, le roman ne l’est pas moins. Il relate un voyage organisé en Egypte, une croisière sur le Nil. À bord du Cleopatra.  Offert à Jo par sa mère, ce voyage à deux – et cela nous permettra de passer un peu de temps toutes les deux - est marqué dès le début, par la malchance. La mère est victime d’une entorse la condamnant à rester à bord du Cleopatra. Jo que sa mère s’obstine à appeler de son prénom Josèphe, n’a guère d’affection pour elle. Pourquoi ? Le thème n'est guère développé par l’auteure. Le roman raconte une histoire à vous dégoûter des vacances même si elles sont organisées par Magic’Vacances, un très bon tour-opérateur.  

        Passionnée d’égyptologie, l'héroïne Jo subit les visites en groupe de lieux qu’elle aimerait voir seule. Prendre le temps à Karnak de détailler chaque colonne, y jouer un cache-cache fabuleux avec dieux et pharaons. Hélas, le guide ratatinait les dieux. Il dressait un abrégé du panthéon égyptien en méthode Assimil. L’ironie de l’auteure est rosse, voire féroce à en devenir inoubliable.

        Si lors d’un voyage ultérieur, dans votre groupe un mutant  - il jaugeait aux pixels et à la résolution -, une vieille impotente – faisait taire son asthme et reprenait la marche, le corps offensé -, un facétieux – un soldat de la blague - ou un râleur – qui fait campagne - feront leur apparition, loin de pester, vous sourirez in petto en vous référant à Néfertiti en bikini. Idem quand votre guide se présentera, nouvelle référence, mon nom est Osman. Pour vous, les Français, c’est facile, c’est comme le boulevard Haussmann.  Claire Huynen avec son humour subtil et son style léger transforme le tout en une fantaisie incitant au voyage, même au voyage en groupe.

        Ce livre – à lire avant de partir en vacances ou durant celles-ci – est une vue lucide sur le tourisme actuel. La semonce essentielle, répétée inlassablement, était pourtant celle dont le danger la séduisait le plus : ne vous perdez pas. [...] Mais elle savait que tous les passagers avaient un billet de retour. Que le seul vrai danger était d'être en retard pour le dîner.

(1)   Néfertiti en bikini – Claire Huynen – Éditions Le Cherche midi – Paris – 146 pages – 14 € 50

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11:43 Écrit par Pierre André dans Actualité, Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

vendredi, 05 juin 2015

JPK, pour quoi t'es parti si vite et si tôt ?

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        J’ai perdu un ami, Jean-Pierre Keimeul. Nous avons perdu un ami, JPK. Jean-Pierre a été un être virevoltant mais toujours constant. Il a été journaliste au  Drapeau Rouge mais a également travaillé à La Nouvelle Gazette. Il n’avait rien d’un sectaire. Il était un juste. Comme son papa, créateur du  Grand Prix de Wallonie, résistant qui cache les Juifs durant la guerre et a été honoré par la Knesset comme Justes parmi les nations qui ont mis leur vie en danger pour sauver des Juifs.

        Jean-Pierre fidèle à sa ligne politique - rendre le monde meilleur pour chacun de nous -  a choisi d’être de gauche, peu importe l’étiquette politique que le parti présente, à l’époque, où il en est candidat. Peu importe et quelque soit l’étiquette chacun des responsables de ces partis peut dire : je l'appréciais beaucoup et nous avons bien travaillé ensemble de nombreuses années. Comme son papa, médecin à Tongrinnes, qui n’a pas hésité autrefois à passer du parti libéral au parti socialiste. Il est vrai que, historiquement, le POB est le fruit indirect de libéraux progressistes tel le Liégeois Paul Janson.

        Jean-Pierre a eu comme chacun de nous des défauts. Nous les oublierons comme il aurait oublié les nôtres, le samedi 6 juin, à 9h, au cimetière de Glain, rue Émile Vandervelde – merveilleux parrainage – la rose à la main ayant en tête l’hommage affectueux sur Facebook de son ami Jean-Luc Dalcq :

VIEUX CAMARADE

Je t’ai connu en pleine tourmente
Quand je suis passé au Laveu
Bien liquéfié dans ma soupente
Et on a bu une bière ou deux…

On s’est raconté nos misères
Nos soifs d’amour et nos défaites
On s’est envoyé à la mer
De pour mieux retrouver la fête

De se revoir et renouer
Avec nos manques et nos ratés
Pour bien sûr mieux en rigoler

En peu de temps je t’ai aimé
Et suis pas prêt de t’oublier
Mon vieux Jean-pierre, tu m’fais chialer !

00:05 Écrit par Pierre André dans Actualité, Amour | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

lundi, 01 juin 2015

Cordiale bienvenue à GALLINARO notre village petit, mais accueillant ...

 

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        Gallinaro est une commune italienne à mi-chemin entre Rome et Naples. D’une étendue de dix-sept km², à une altitude moyenne de 555 mètres,  elle compte près de 1300 habitants. On y trouve trois cafés, deux églises – Saint-Gérard et Santa Maria - et deux maisons y sont actuellement mises en vente dont une à 75000 €.  Il y a un vin du pays à base de cabernet auquel Gallinaro et ses ami(e)s font fête le 13 août avec la famille Visochi qui l’élève sur un sol volcanique.  Le code postal de Gallinaro est 03040 mais il ne suffit pas pour un courrier adressé rue Apruzzese. Il convient de distinguer rue Loreto Apruzzese et rue Domenico Apruzzese !

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        La proximité de l’abbaye de Montecassino fait que ce sont trois Français natifs de l’Auvergne, Gérardo, Stefano et son frère Pierre ont édifié la première église de Gallinaro en 1058. L’histoire millénaire de la commune est riche.  Elle a fait partie du Royaume de Naples. Sa devise fidélité inébranlable, elle l’a emprunté au roi Ladislas le Magnanime et à la reine Giovanna.

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        Le sindaco de Gallinaro, Mario Piselli, recevant le Corps consulaire de la Province de Liège (CCPLg) a tenu à évoquer quelques épisodes de cette histoire millénaire. Vous avez rendu un service utile à l’Italie  et aux Italiens qui, pour des raisons de travail, ont décidé, dans le temps passé,  de prendre le chemin de l’émigration et, parmi tant de nations, ont choisi la Belgique. La reconstruction de l’après-guerre, la reprise et le développement ont fait apparaître un besoin de charbon et d’acier, indispensables au progrès et au développement économique. Tant de nos pères, au  retour des divers fronts d’Europe et d’Afrique, ont  trouvé du travail et parfois la mort dans les mines à extraire  du charbon dans des conditions  précaires comme celles qu’ils  avaient connues durant le guerre et dans des ambiances pénibles  pour qui était habitué à vivre au soleil et à l’air libre. Vous, Consuls honoraires, vous avez représenté  et représentez ce qu’il y avait de mieux  à espérer à ces héros qui ont donné à la seconde  moitié des années  dix-neuf cent  la prospérité et la paix.

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         L’Administration communale que je représente en tant que Sindaco (Bourgmestre), et toute la population sont conscients que la rencontre d’aujourd’hui est un événement significatif à adjoindre  aux  annales de notre histoire ultra millénaire. Le 10 août 2001 nous avons souscrit un pacte de jumelage entre les Communes de Gallinaro et Waremme. Dans ce pacte, il est dit qu’en Belgique vit une notable quantité  de nos nationaux qui, grâce à leur capacité de travail leur créativité remarquable,  ont atteint des positions sociales éminentes. Dans cette mention il y avait la reconnaissance  de votre travail et de votre rôle insigne. Cela concerne non seulement Gallinaro avec Waremme mais aussi Frosinone avec Liège, en concordance de sentiments, d’efficience, de concorde et de paix entre les deux peuples.(…)

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         En France, cela est motif de fierté, après  1877 et ensuite dans les années qui précédèrent la première  guerre mondiale, nos modèles poseront  dans les ateliers des peintres et sculpteurs les plus en vue : Matisse, Cézanne, Rodin. Les modèles  Domenico Bevilacqua, Carolina Carlésino, Gerarda Apruzzese, Cesidio Pinatelli, n’en sont que quelques exemples.

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         Le maire Piselli et la population de Gallinaro ont été fiers d’accueillir le CCPLg dont est membre un de leur concitoyen il cavaliere Gerardo Apruzzese, console onorario. Le premier consul honoraire d’Italie à Liège en 2012 a été en effet le citoyen d’honneur de Liège, Gérard Apruzzese, né le 30 décembre 1942 à Gallinaro. Aux fêtes de Wallonie de 2011 dont l’Italie est l’hôte d’honneur, Gérard Apruzzese a pris la parole au nom des Wallons d’origine italienne. Son activité est débordante tant sur le plan économique, social au point qu’un chapitre lui est consacré dans le livre (1) du diplomate Ugo Colombo Sacco di Albiano qui célèbre cent-cinquante ans d’amitié italo-belge.

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(1)    Oltre 150 anni di amicizia italo-belga attraverso luoghi e protagonisti della diplomazia bilaterale -  Ugo Colombo Sacco di Albiano – Roma 2014 – Édition Carlo Colombo – 450 pages – 15 €   

Photos : panorama de Gallinaro  - rue de Gallinaro  - le sindaco de Gallinaro, Mario Piselli et le CCPLg (de g. à d. Georges Pire, vice-président du Conseil provincial de Liège, Fernand Goffioul Doyen du CCPLg, consul honoraire d'Espagne, Mario Piselle, sindaco,  le professeur Vacana, Gérard Apruzzese, premier consul honoraire d'Italie, Jean-Marie Roberti, SG adjoint du CCPLg, consul honoraire du Mexique)  - idem dans un ordre différent avec en plus Esther Rospella Camillo, secrétaire du dernier consul général d'Italie à Liège, Marco Riccardo Rusconi  - "Jeune Italienne à table" Paul Cézanne 1895-1900, The J. Paul Getty Museum, Los Angeles, USA - vue de Gallinaro  - Gérard Apruzzese et son épouse Carla Franchi.

00:05 Écrit par Pierre André dans Actualité, Histoire, Politique, Viticulture | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

vendredi, 29 mai 2015

En mai 2015: le grand flop de la presse gavée de sondages, le top de la sénatrice Fabienne Keller

        Un des moments forts de ce mois de mai s’est passé au lendemain des élections britanniques du 7 mai. Les résultats – majorité absolue des conservateurs au Parlement de Westminster, quasi-totalité des sièges dévolus à l’Écosse (59) obtenus par le NSP Scottish National Party (56) – ont démenti tous les commentaires de la presse tant britannique qu’internationale. La presse a eu le grand tort de s’appuyer sur les multiples sondages qui ont affirmé tout au long un conflit coude-à-coude entre travaillistes et conservateurs. La presse n’a pas informé ses lecteurs.

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         En revanche, les sénateurs français ont bien été avisés en chargeant leur collègue UMP Fabienne Keller de rédiger un rapport d’information (1) sur la place du Royaume Uni dans l’Union européenne. En ayant interrogé dix-neuf personnalités, Fabienne Keller a pu, sans être une Madame Soleil, déclarer à ses collègues de la commission des affaires européennes, à la mi-avril : il apparaît maintenant probable que  le  SNP  pourrait gagner  56   des 59 circonscriptions écossaises le 7 mai prochain. En plein dans le mille trois semaines avant les élections !

        Évoquant, dans même rapport, le Brexit dont se gargarise les commentateurs, Fabienne Keller a noté : il nous a été précisé que l’euroscepticisme était un sentiment très répandu, mais qu’il n’entraînait pas pour autant le soutien à  un quelconque « Brexit » dont le nom seul témoignerait de l’inventivité maligne de la presse dans ce domaine. En somme, beaucoup de bruit pour rien autour d’un concept embryonnaire et, dans certains cas, seul le plaisir de faire peur serait à l’œuvre.

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(1)    Rapport d’information n° 420 – Sénat session 2014-2015 – enregistré à la Présidence du Sénat le 16 avril 2015

Photos : La Présidente du SNP, Nicola Sturgeon, entourée de ses 56 élu(e)s à Westminster, devant le pont d'Edimbourg, capitale de l'Ecosse  -  Fabienne Keller, sénatrice du Bas-Rhin

08:00 Écrit par Pierre André dans Actualité, Europe, Media, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

lundi, 25 mai 2015

Le Corps consulaire de la Province de Liège à la rencontre de Lambert Darchis.

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        Le Corps consulaire de la Province de Liège (CCPLg) a célébré le centenaire de son existence en 2014 (cfr Liège 28 du 14/11/2014). Dès lors, il est permis de dire qu’il vient d’organiser, ce week-end d’Ascension, le premier voyage de son deuxième siècle. Destination Rome vu que sur les trente-cinq ambassadeurs choisis, depuis 1832, pour représenter la Belgique auprès du Saint-Siège, le poste, depuis novembre 2014, est dévolu à un Liégeois, Bruno Nève de Mévergnies. Pour la petite histoire, précisons que les relations diplomatiques entre les deux États ont été rompues par la Belgique de 1880 à 1885 à l’initiative du Chef de Cabinet et ministre des Affaires étrangères, le Liégeois Walthère Frère-Orban.

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         Outre des séances de travail au Ministère italien des Affaires étrangères, la Farnesina et à l’ambassade belge où le CCPLg a fait connaissance des consuls honoraires belges en Italie, le programme a inscrit la Fondation Lambert Darchis réservée  depuis 1696 aux artistes liégeois. C’est à ce collège que la ville de Liège doit presque tous les bons artistes, qu’elle a possédés et possède encore a estimé André-Modeste Grétry qui a été l’hôte en 1759 de la maison sise Via Monte d’Oro, acquise par les exécuteurs testamentaires de Lambert Darchis.

        Né à Milmort en 1625, Lambert Darchis se fixe très tôt à Rome où il amassa une fortune assez considérable en sa qualité d’agent de la cour selon la Biographie nationale. Celle-ci précise qu’il aimait les arts et appréciait ses compatriotes. Lambert Darchis, nature généreuse, par son testament du lundi 22 octobre 1696 crée un collège à Rome pour accueillir gratuitement, durant cinq ans  maximum, les jeunes liégeois, signalés pour leur aptitude pour les sciences et les beaux-arts.

       

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        Au 18ème siècle, les fonds ont permis d’héberger en permanence dix-huit personnes dont Jean-Noël Hamal, son neveu Henri Hamal, Léonard Defrance, André-Modeste Grétry, Joseph Dreppe. À la Révolution française, le collège est fermé mais des aides sont encore accordées. En 1823, le gouvernement des Pays-Bas reconnaît à la députation permanente du conseil provincial de Liège le droit de désigner les pensionnaires dont le nombre est de douze. En 1842, la députation permanente se plaint que les bourses Darchis soient administrées par des ecclésiastiques sous la surveillance de la cour romaine. Elle exige des administrateurs liégeois et refuse que des bourses soient accordées à des étudiants en droit ou en théologie. Rome fait le gros dos et conteste le droit de nomination à la députation permanente, lui concédant, tout au plus,  celui de faire des propositions. À la mi 19ème siècle,  un accord est trouvé, les administrateurs sont liégeois et les bourses partagées entre artistes et ecclésiastiques. Parmi les boursiers du 19ème, l’abbé Antoine Pottier, Louis Simonis, Adrien de Witte, Léon Mignon. Parmi ceux du 20ème, l’abbé Guillaume van Zuylen, l’abbé Éric de Beukelaer, Richard Heintz, Jean-Pierre Ransonnet, Maurice Musin.

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        Actuellement, au 21ème siècle, le siège de la Fondation Lambert Darchis est à Rome, 40 Via del Sudario, I - 00186 Roma, dans les bâtiments de la Fondation Saint-Julien des Flamands. Le conseil d’administration est présidé par un Liégeois, l’abbé Alphonse Borras, Vicaire général du diocèse de Liège. La Fondation Lambert Darchis est reconnue juridiquement par un acte authentique du 15 avril 2004. Cet acte précise l’objet social : la Fondation a pour fin d’offrir, selon ses facultés, par le moyen de bourses d’étude, la possibilité de bénéficier de tout ce que Rome représente en fait de richesse chrétienne et artistique, à de jeunes Liégeois désireux de compléter leur formation dans le domaine des sciences ecclésiastiques et des beaux-arts. Aucune bourse ne peut être octroyée cette année académique 2014-2015 par la Fondation, en raison des circonstances économiques actuelles et de travaux coûteux de rénovation de l’immeuble Via Monte d’Oro dont une façade arbore le perron liégeois.

 

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 Photos : ambassade belge auprès du Saint-Siège, testament de Lambert Darchis, fondation Saint-Julien des Flamands.

11:51 Écrit par Pierre André dans Actualité, Histoire, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

samedi, 16 mai 2015

LE 56ème FESTIVAL THÉÂTRAL DE SPA : D’ ÉCLAIRANTES ÉNUMÉRATIONS.

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        Le Festival de théâtre de Spa  se présente chaque année en communiquant une série de chiffres que l’on peut compléter, voire parfois rectifier au lieu de les arrondir : sa 56ème édition depuis 1959 (1) propose en  2015,  10.000 places  en six lieux et en dix jours afin de permettre à 73 comédiens (20 dont 7 musiciens  des Baladins du Miroir, 18 de deux productions de l’Atelier-Théâtre Jean Vilar et six nous venant des Pays de Loire, tandis que les 16 autres  spectacles - sur 20  soit   80%  de ceux-ci - ont ensemble  eu recours à 29 comédiens soit moins de deux en moyenne par spectacle) de jouer 44 fois 20 pièces dont quatre créations et trois spectacles venus de France dont celui (« sold out » c’est-à-dire complet en moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire) avec la triomphatrice  du Molière de la meilleure comédienne de l’année :  la Liégeoise Marie Gillain. On pourrait poursuivre  l’inventaire à la Prévert  en évoquant quatre rencontres, trois lectures, cinq spectacles de rue, six stages dont cinq pour des catégories de jeunes allant de 2 ans et demi à 17 ans ou bien encore un dîner spectacle, des formules Thermes-Théâtre etc….

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        Mais chez les lecteurs curieux les énumérations ne font l’objet d’appréciations qu’après comparaisons. Je lis ainsi qu’en 1961, le festival annonçait 26.252 spectateurs pour 39 représentations en  18 jours  par 37 comédiens résidant à Spa et 42 comédiens navetteurs . Ou bien que pour sa mise en scène de la création mondiale en langue française de la pièce magistrale de Bertold Brecht « Arturo Ui », Jacques Huisman avait employé trente six comédiens.  Quand fin 2002, Armand Delcampe  secondé notamment par le Bourgmestre Houssa obtint du Ministre libéral wallon de la Culture  Richard Miller, la signature d’un contrat-programme pour le Festival spadois, il put annoncer pour 2003, 88 représentations (le double de cette année) de 28 spectacles dont 8 créations en 16 jours… En 2006 on annonça même plus de 100 représentations !

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        Aujourd’hui, Cécile Van Snick nous écrit :  « Le contrat-programme signé en 2002 prévoyait un échelonnement de la subvention jusqu’ en décembre 2006 . Ensuite, nous avons eu droit à quelques indexations. Celles-ci s’arrêtent en 2011. En 2015, la subvention a été diminuée de 1%. Lorsque j’évoquais en conférence de presse le montant de 17.000 euros en moins pour l’artistique, c’était en additionnant l’ensemble des montants diminués cette année (aide de la Présidence de la Fédération, aide du Tourisme, diminution de la subvention de la Fédération, Arts & Vie,…)                

        La subvention de 173.525 euros  en 2002 a progressé de 38,6% en quatre ans pour atteindre 240.451 euros en 2006 mais la ministre  bruxelloise Fadila Laanan a refusé de renouveler le contrat-programme et s’est  contentée en huit ans d’une progression de 6,4%  (de 240.451 à 255.910 euros en 2011  montant maintenu sans indexation jusqu’en 2014 et abaissé en cette année 2015 à 253.351 euros). Nous connaissons l’impécuniosité de l’ex-Communauté française devenue une Fédération Wallonie-Bruxelles à régionaliser. Les clés de répartition des subventions communautaires  localisables avaient été généreusement fixées pour Bruxelles (alors quelque 20% des francophones de la Fédération dans cette région dotée de l’essentiel des budgets des institutions culturelles fédérales) à 25%, 75% devant revenir à la Wallonie. Dans le secteur des arts de la scène (comme à la R.T.B.F.) c’est à présent l’inverse grâce à des Charles Piqué et Fadila Laanan  qui avec la complicité des Wallons de l’establishment bruxellois ont roulé dans la farine ministres et parlementaires wallons pourtant largement majoritaires au sein de la Fédération. Spa fournit à cet égard avec son Festival de Théâtre un exemple flagrant d’iniquité.

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        En effet une véritable aberration se révèle dans  les subventions de deux Festivals : l’un flamingant d’avant-garde te Brussel le « KunstenFestival des Arts » qui en plus des crédits considérables de la Communauté flamande et même de l’Union Européenne ainsi que des aides service de Brussel-Bruxelles-hoofdstad-capitale recevait en 2013 près de  600.000 euros (597.566) alors que le Festival Royal de Théâtre de Spa recevait pour sa 54ème édition   255.910 euros  soit quelque 40% de ce qui était octroyé aux affidés de Mevrouw Frie Leysen (2). Cela dans un silence qui est selon moi aussi assourdissant que scandaleux. Espérons que cela  change car autrement la mort à petits feux du Festival de Spa se terminera par une euthanasie. Le seul moyen de l’éviter nous semble être de transférer des subventions de Bruxelles vers la Wallonie.            

        Ceci dit , je n’ai pas présenté  les spectacles. C’est parce que vous trouverez bien davantage à leur sujet sur le site du Festival (www.festivaldespa.be) que ce que je pourrais en dire ici. Par contre vous n’y trouverez pas ce que vous avez pu lire ci-dessus. Mais je prévois de vous donner en suivant deux représentations lors de cinq soirées du 7 au 16 Août une dizaine d’appréciations motivées.                                    

        Jean-Marie Roberti

___________________

(1) Depuis 1959, c’est-à-dire d’abord un quart de siècle en décentralisation du Théâtre National dirigé par Jacques Huisman auquel succéda un Jean-Claude Drouot alias Thierry la Fronde  qui échoua en 1986 et 1987, deux « anciens » Billy Fasbender et André Debaar prenant le relais en 1988 et présentant jusqu’en 1998 une vitrine des productions dramatiques en Communauté française, tandis que depuis 1999, c’est-à-dire depuis 17 ans, c’est le duo Armand  Delcampe et Cécile Van Snick qui met désormais l’accent sur la création (comme le démontrait en 2009,   dans son livre sur le cinquantenaire du Festival,  le journaliste de « La Libre Belgique » Philippe Tirard)  et qui  assume (aujourd’hui très difficilement)  l’actuelle pérennité de  cette manifestation estivale majeure de l’art dramatique en Wallonie.

(2) Une fine observatrice de la vie culturelle bruxelloise, par ailleurs ancienne parlementaire, nous fait justement remarquer que la Fédération Wallonie-Bruxelles a certes obtenu que l'appellation KunstenFestival soit complétée par la mention  "des Arts"  mais, ajoute-t-elle, il faut attaquer ce "kunst" sur le fait que le contrat ne prévoit que trois productions de la Fédération Wallonie Bruxelles. Elle souligne encore que "les 35 producteurs bruxellois ne sont pas francophones" A son avis,  un double financement par les Flamands et les francophones serait de nature  à permettre des créations et un caractère mondial où, conclut-elle, la Wallonie devrait être plus présente.  Nous pourrions souscrire à une telle conclusion si la Wallonie obtenait dans ce secteur de l'art dramatique (comme dans bien d'autres domaines culturels) une proportion équitable des interventions publiques (et non pour le Festival théâtral de Spa 40% de ce que la Fédération  octroie au riche KunstenFestival). Nous apprenons que le Théâtre dit National (auquel cette Fédération accorde plus de six millions d'euros annuels) annonce l'organisation d'une saison 2015-2016 complètement commune avec le  Koninklijke Vlaamse Schouwburg. Grâce à l'addition des subventions 70 spectacles peuvent être programmés en région de Bruxelles-Capitale en y assurant à la Flandre une place démesurée par rapport à sa représentativité réelle (10% des demandes de pensions sont rédigées en néerlandais vient-on d'apprendre) et cela dans un esprit belgicain et recentralisateur. Jusques à quand la majorité wallonne de la Fédération Wallonie-Bruxelles se laissera-t-elle rouler dans la farine ? 

22:50 Écrit par Pierre André dans Actualité, Art, Culture, francophonie, Loisirs, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

jeudi, 14 mai 2015

L'Islam contre ... l'islamisme, thème du noms de dieux le 16 mai.

 

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        La RTBF puisse dans le fonds riche de près de 200 émissions de service public noms de dieux d’Edmond Blattchen et Jacques Dochamps en rediffusant une émission (1) qui rend, à la fois, hommage à l’invité Abdelwahab Meddeb – décédé le 6 novembre 2014 -, participe à l’émotion collective en suite de l’attentat au Bardo de Tunis le 18 mars 2015 et contribue à l’amélioration du vivre ensemble.

        La première diffusion a eu lieu le 17 avril  2077. Abdelwahah Meddeb, partisan d’un Islam libéral, est un écrivain franco-tunisien auteur de nombreux livres dont La maladie de l’Islam – Prix Mauriac 2002- et Matière d’oiseaux – Prix Max Jacob 2002 – et chroniqueur de Culture d’Islam, une émission hebdomadaire de Radio France. Son pari à noms de dieux se situe entre peur et espérance. Peur de voir l’Islam rongé par l’islamisme, espérance qu’il se redresse grâce à l’épreuve de la démocratie.

 

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(1) Samedi 16 mai vers 22h50 sur la Deux. Rediffusion sur « la deux » dans la boucle de nuit du 20 au 21 mai. Sans oublier, la possibilité de voir l’émission durant une semaine sur le Net, en cliquant sur www.ladeux.be/revoir

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dimanche, 10 mai 2015

6 août et 20 août 1914, des dates qui comptent dans l'histoire de l'ULg.

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        Le mois d’août 1914 a influencé la toponymie - ou mieux dit l'odonymie - de l’Université de Liège Intra-muros, alors que le maintien de l'ordre dans la ville de Liège relève du major allemand Bayer  (cfr Liège 28 du 30/9/2014), le massacre de dix-sept civils dans nuit du jeudi 20 août perpétré par une soldatesque ivre place de l’Université a entrainé, au lendemain de la première guerre mondiale -  le lundi 30 décembre 1918 -, un changement d’appellation en place du XX Août . Une plaque commémorative rappelle aux passant(e)s, étudiant(e)s et professeur(e)s les faits. La corbeille en fer forgé destinée à accueillir les fleurs en hommage est en chômage technique depuis longtemps.

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        Sur le campus du Sart-Tilman, il y a souvenir d’août 1914 par l' Allée du 6 Août. Aucune notice n’évoque les terribles combats livrés, sous des pluies diluviennes, la nuit du 5 au 6 août par les lignards et le 1er régiment de chasseurs à pied contre les troupes allemandes qui veulent s’emparer du fort de Boncelles. La bataille du 6 août au Sart-Tilman est gagnée par les Belges sous le commandement du général Jacques - un Stavelotain mieux connu plus tard sous le nom du général Jacques de Dixmude. Le fort résiste jusqu’au 15 août à 7h30. Au matin du 6 août, l’aumônier du 1er régiment écrit : là, devant moi, gisent plus de 5 000 soldats des corps de Brandebourg, de Hanovre et de Poméranie. Le sol est couvert d’un manteau gris, parsemé çà et là de taches sombres d’uniformes de chasseurs. Pas de notice à l’Allée du 6 Août, à croire que les territoires de la mémoire se limitent à la Cité Miroiᴙ !  

       En revanche, à un mètre de la plaque Allée du 6 Août, il y a un poteau de signalisation triangle rouge renversé doublé d’une notice noire sur fond orange sur laquelle on peut lire ATTENTION CARREFOUR vous n’avez pas la priorité...

 

 

22:03 Écrit par Pierre André dans Actualité, Culture, Histoire, Liège, Université | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

jeudi, 07 mai 2015

Au Kinépolis, FESTIVAL DU FILM MAROCAIN, deuxième édition, les 9 et 10 mai.

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        Le samedi9 et dimanche 10 mai à Kinépolis-Rocourt va se dérouler le 2ème Festival du film marocain de Liège FFML (1). Hormis le réalisateur Kamal Kamal qui en est à son troisième long-métrage Sotto Voce, les cinq autres – Mohamed Amin Benamraoui, Rachid El Ouali, Mourad El Khaoudi, Othman Naciri, Abdeslam Kelai - n’ont jamais réalisé que des courts-métrage. Le FFML est assuré d’une vision sur l’avenir du cinéma marocain.

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        De par sa situation géographique et la variété de ses paysages, le Maroc peut se revendiquer Terre de cinéma. On y tourne, bon an, mal an, entre vingt et trente longs métrages : Orson Welles y a réalisé Othello en 1949 alors que le Maroc est sous Protectorat de la France. Le Protectorat français a créé dès 1944, le Centre Cinématographique Marocain (CCM). Le Maroc devenu en 1955 un Royaume indépendant conserve en l’état le CCM avant de le réformer en 1977 en lui confiant l’organisation et la promotion de l’industrie cinématographique au pays. Des studios de tournages sont créés, Mohamed VI inaugure ceux de Ouarzazate. Des écoles forment aux métiers du cinéma en partenariat avec des institutions étrangères dont l’INSAS de chez nous. Bien que Terre de cinéma, le Maroc n’est cependant pas encore connu pour une production typiquement marocaine.  

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        Le Festival du Film Marocain de Liège a l’ambition de contribuer à cette notoriété en présentant six films aux synopsis très variés. Ainsi Adios Carmen raconte l’histoire d’un enfant de dix ans qui vit seul avec son oncle, violent et buveur, depuis que sa mère, veuve, est partie se remarier en Belgique. Carmen, une réfugiée espagnole fuyant le franquisme lui fait découvrir le cinéma. Bientôt, les tensions entre le Maroc et l’Espagne se profilent … la suite au FFML. Ainsi Ymma narre comment un publicitaire de Casablanca s’en va à la recherche, en Corse, d’une femme mystérieuse croisée sur le Net … la suite au FFML. Ainsi Malak conte les mésaventures d’une jeune fille de dix-sept ans enceinte. Délaissée par le père de son enfant,  elle doit affronter sa famille, son entourage dans sa condition de mère célibataire … la suite au FFML. Ainsi Sotto Voce qui traite de la guerre de libération d’Algérie. La mère du réalisateur de ce film, à l’époque de ce conflit est une moudjahid algérienne qui doit trouver refuge au Maroc. La frontière marocco-algérienne est truffée de mines et gardée militairement. Le récit évoque Moussa, passeur marocain en charge d’un groupe de fuyards à travers les montagnes de l’Algérie vers le Maroc … la suite au FFML.

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   (1) Renseignements complémentaires : tél. 0470 33 12 41 ou  info@assala.org

11:00 Écrit par Pierre André dans Actualité, Art, Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mercredi, 29 avril 2015

Un calendrier riche de jours fériés en mai, autant de raisons supplémentaires d'admirer les richesses du Château de HARZÉ !

       Si l’avènement de Charlemagne a laissé entrevoir un IXème siècle radieux dans nos régions, rapidement la population a déchanté. Les invasions normandes et hongroises ont amené les habitants de Harzé à se protéger en édifiant une maison forte sur un piton rocheux. L’histoire n’a pas retenu le nom du seigneur à la base du projet mais des historiens (1) se passionnent pour ce territoire.

        Enclavé dans la principauté de Stavelot-Malmedy, le pays de Harzé fait partie du comté devenu duché de Luxembourg qui ne sera Grand-Duché que réduit à son format actuel.  La guerre de Trente ans (1618-1648) qui divise l’Europe, pire la déchire, et oppose initialement catholiques et protestants, puis États à États,  joue un grand rôle dans l’érection du Château de Harzé.

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        Dès le début du conflit, tout comme  nombre de Wallons dont Ernest de Suys, le seigneur de Harzé Albert de Ligne s’est engagé dans les troupes catholiques sous commandement de Jean ‘tSerclaes en soutien de Ferdinand II. Tous bataillent tant et plus, ils sont à la Montagne blanche et en bien d’autres lieux. Ernest de Suys prend du galon au point  de devenir  général d’artillerie en tête de l’arsenal impérial. En avril 1629, l’empereur Ferdinand II de Habsbourg le nomme baron de Tourabel.

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        Un mois plus tard, Albert de Ligne vend la seigneurie de Harzé à Ernest de Suys, baron de Tourabel. Ce guerrier est aussi un entrepreneur et homme de goût. Il tient la première de ces vertus de son aïeul savoyard Guido Suisse qui, le premier édifie aux Pays-Bas des digues en plantant des pieux à l’aide de maillets et la seconde de son grand-père Jacques – Jacobus Susius - humaniste, poète latin, ami de Juste-Lipse.  Ernest de Suys entreprend de remplacer la maison forte par un château dans un style de Renaissance mosane, classé, en 1965, monument historique par  la Commission royale des Monuments et sites.

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        Le blason inspiré des ouvrages de l’aïeul figure sur les murs du château et la devise familiale imaginée par le grand-père Portat constantia palmam se retrouve sur un tableau représentant le comte Ernest de Suys. Car  la constance à guerroyer de celui-ci lui mérite ce titre de comte du saint empire romain  germanique  attribué par l’empereur Ferdinand III de Habsbourg, le lundi 11 avril 1639.  Tandis que le guerrier se déploie sur les champs de bataille, sa maman Georgine de Lynden veille à l’édification du château de Harzé. Château où le comte séjourne peu, il est toujours en guerre ! Il y trouve la mort le jeudi 3 août 1645 à Nördlingen où les troupes françaises emmenées par Condé et Turenne infligent la défaite aux troupes impériales. Le corps du comte est ramené de Souabe à Stavelot où Ernest de Suys a souhaité être inhumé.

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        Depuis 1973, la Province de Liège a acquis le château de Harzé et ses dépendances. Elle en a confié la gestion à une ASBL  DTLV  qui regroupe  les Domaines touristiques du Vallon de la Lembrée. Des dépendances, DTLV  en a fait le Musée de la meunerie et de la boulangerie (2) et du Château, un lieu luxueux de séminaires résidentiels (3). Une partie de caves voutées abrite un restaurant La Ptite Auberge  (4) qui dispose d’une splendide terrasse.

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        La P'tite Auberge  est une halte le dimanche à l’heure du goûter pour les promeneur(e)s de ce beau pays de Harzé célébré par le poète Lucien RadouxC'est Harzé la jolie au fil de ses virages / Qui gerbe la culture en prisme de mirage / C'est pavillonchamps et ses versants de clarté / Où le bonheur s'égaille en reflets d'aparté / C'est Fy la solitaire à l'abri de ses chênes / Qui sourit toute seule en silence et sans gêne / C'est Priestet la sainte assise au mamelon / Qui domine partout les ombres des vallons.

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(1)    Citons notamment le docteur Louis Thiry (Histoire de l'ancienne seigneurie et commune d'Aiwaille et de la région d'Ourthe-Amblève),  Amédée Pollet  (HARZE dans le passé ou mille ans d'histoire), Pierre Ninane (Harzé, mon village - http://harze.e-monsite.com)

(2)     De mai à octobre, dimanche et jours fériés 14-18h. Ajout du samedi,  en juillet et août,  ouvert  13-18h et démonstration par des artisans.

(3)    info@chateau-harze.be  - Tél. 32 (0)4 246 63 63 

(4)    La P'tite Auberge – Tél: 00 32 (0)4 246 63 53 - Restaurant du mercredi midi au dimanche soir (sauf samedi midi). 

09:25 Écrit par Pierre André dans Actualité, Europe, Gastronomie, Loisirs, Religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

dimanche, 26 avril 2015

Ce soir, le palmarès du 09e FIFPL, déjà un premier bilan ... et en avant pour le Xe ! En addendum, Palmarès intégral.

        D’ici quelques heures, le palmarès du 09ème Festival international du film policier de Liège (FIFPL) va être dévoilé. Pour l’instant, seuls les neuf membres du Jury présidé par José Pinheiro gardent le secret. Lors du bilan tiré, ce dimanche matin,  avec la presse, le jury s’est montré ravi d’avoir découvert l’aspect convivial de l’esprit liégeois. Le nouvel ambassadeur de la Province, Enrico Macias a placé La Cantina sur le podium des restaurants liégeois sélectionnés par le FIFPL, un Enrico Macias qui rêve de créer un couscous au sirop de Liège !

        Un Jury ravi d’avoir eu la chance de visiter en compagnie de Christophe Maheu l’hôtel de Bocholtz, Maison Internationale de Liège, un bâtiment du XVIème siècle de style Renaissance mosane. Acquis récemment par François Fornieri, CEO Mithra, devenu un des sponsors du FIFPL: c’est un honneur pour nous de pouvoir accompagner pour la première fois le rendez-vous cinématographique majeur de Liège, qui met à l’honneur notre cité et contribue à son rayonnement international.  

        Le 09ème FIFPL a soigné sa réputation jusque dans les détails. Au moins deux limousines affectées au transport du Jury portent sur leurs plaques d’immatriculation les lettres GDC (j’ai décès). Il y a peut-être crime dans le coffre comme le montre une scène du film polonais Jeziorak, opus en compétition !

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ADDENDUM : PALMARÈS DU 09ème FIFPL

 

LES INSIGNES DE CRISTAL 2015

  • PRIX DU MEILLEUR FILM ( GRAND PRIX DU FESTIVAL) : « THE MULE » d’Angus Sampson et Tony Mahony
  • PRIX DU MEILLEUR SCENARIO : « ELEPHANT SONG » de Charles Binamé
  • PRIX DU MEILLEUR COMÉDIEN : Angus Sampson pour le film « THE MULE » d’Angus Sampson et Tony Mahony
  • PRIX DE LA MEILLEURE COMÉDIENNE : Leven Rambin pour le film « 7 MINUTES »
  • PRIX DU JURY JEUNES : « DE BEHANDELING » de Hans Herbots
  • PRIX DU JURY JEUNE EUROPE : « ELEPHANT SONG » de Charles Binamé
  • PRIX DU PUBLIC ( Prix exceptionnellement attribué cette année à un documentaire ) : « JE SUIS FEMEN » d’Alain Margot
  • PRIX DU MEILLEUR DOCUMENTAIRE : « LA NEF DES FOUS » d’ Eric D’agostino et Patrick Lemy
  • PRIX DU MEILLEUR COURT MÉTRAGE : « VOS VIOLENCES » d’Antoine Raimbault
  • PRIX DE LA CRITIQUE – MEILLEUR COURT MÉTRAGE : « LES ECLAIREURS » De Benjamin Nuel
  • PRIX DU PUBLIC – MEILLEUR COURT MÉTRAGE: « VOS VIOLENCES » d’Antoine Raimbault
  • PRIX LITTÉRAIRE DE LA PLUME DE CRISTAL : « IMAGINE LE RESTE » de Hervé Commère
  • LE GAGNANT DU CARREFOUR DES COMÉDIENS : « Clément DEBOEUR »

16:36 Écrit par Pierre André dans Actualité, Cinéma, Liège | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

jeudi, 23 avril 2015

196ème invité de noms de dieux, l'émission de Blattchen, Robert STÉPHANE, AG honoraire de la RTBF, cofondateur de TV5, chargé de cours émérite de l'ULg.

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        Je suis un Peau-Rouge qui ne marcherai jamais dans une file indienne, ce vers d’Achille Chavée, Robert Stéphane – né Clausse – en a fait sa règle de vie. Il n’a jamais rejeté a priori un projet d’émission paraissant une tentative folle mais structurée avec intelligence. Pour lui, l'esprit d'un bon service public est de faire la pédagogie des enjeux par le spectacle. Clarifier le monde, le rendre compréhensible mais en utilisant le spectacle pour accrocher le spectateur.

        Acteur majeur dans l’audiovisuel belge – premier présentateur du JT à l’INR, chef du Centre RTB-Liège à 31 ans, administrateur-général de la RTBF, créateur de Vidéographies – Robert Stéphane l’est aussi sur le plan international. Il relance le CIRTEF, est à la base du CIRCOM, d’INPUT et est un des co fondateurs de TV5, première chaîne francophone à diffusion mondiale. Pour ce,  François Mitterand le nomme Chevalier de la Légion d’Honneur et lui remet personnellement les insignes à l’Élysée. Il a été président du Conseil d’Administration d’OBN, chaîne de télévision multiethnique à Sarajevo. Licencié en sciences sociales de l’ULB, il a enseigné à l’INSAS et à l’ULg, il a été chargé du cours de la sociologie des media.

        Convaincu que notre monde est un vrai village, se défendant d’être un philosophe, simplement un journaliste et gestionnaire, Robert Stéphane est l’invité du prochain  noms de dieux (1). Un noms de dieux conçu par Edmond Blattchen à travers un système de chapitres introduits par des concepts, des objets, des textes, des images. Procédé qui permet  de relancer l'interlocuteur interviewé et de fixer le spectateur sur des sujets difficiles mais cruciaux.

        Ainsi, le titre - noms de dieux !? - permet de découvrir  l’athéisme héréditaire et l’attachement à une laïcité ouverte de Robert Stéphane.  Ainsi, le symbole – un smartphone – permet de découvrir un passionné des progrès fulgurants des techniques  de communication modernes, conscient des manipulations auxquelles elles nous exposent tous désormais. Ainsi, le pari – le progrès – permet de découvrir  le sens de la responsabilité, de la résistance, de la sérendipité en sorte que le pire n’est pas sûr !

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(1) Diffusion  le samedi  25 avril 2015 sur « la deux » vers 22h45. Rediffusion sur « la deux » dans la boucle de nuit du 29 au 30 avril. Sans oublier, la possibilité de voir l’émission durant une semaine sur le Net, en cliquant sur www.ladeux.be/revoir

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lundi, 20 avril 2015

Au 09e Festival international du film policier de Liège, il y a à voir ... plus de 55 heures de film !

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        Sept jurys pour le neuvième Festival international du Film policier de Liège (FIFPL). Il y a le Jury officiel présidé par le réalisateur José Pinheiro. Il y a le Jury jeune présidé par Amélie Dethier. Il y a le Jury Jeunes européens présidé par Amir Ben Abdelmoumen. Il y a le Jury documentaire présidé par Philippe Moureau. Il y a le Jury littéraire présidé par Jean-Baptiste Baronian. Il y a le Jury court-métrage présidé par Isabelle de Hertogh. Il y a le Jury de la critique sans présidence mais point anar pour autant. Au total, dans les sept jurys, il y a quarante-quatre membres dont vingt-quatre femmes et vingt hommes. Deux jurys sont unisexes : le Jury jeune, exclusivement féminin – en commémoration du quarantième anniversaire de la femme est l’avenir de l’homme de Ferrat ? – tandis que le Jury littéraire est strictement macho !

        Le FIFPL offrent à ses spectatrices et spectateurs l’occasion de visionner quarante et un films en provenance de quatre continents. Seule l’Afrique fait défaut. En faisant l’impasse sur le dessin animé japonais Sherlock Holmes dont la durée nous est inconnue, voir tous les films projetés prend, les yeux rivés constamment sur le grand écran du Palace, cinquante-six heures dix-sept minutes dix secondes très exactement.

        Mais le FIFPL ne se limite pas au cinématographe sensu stricto. Outre les galas d’ouverture et  de clôture qui voit la remise des Insignes de Cristal, il y a également l’attribution à un(e) comédien(ne), par un huitième Jury, de trois ans de cursus au Cours Florent à Paris ou à Bruxelles. Il y a également, dans les locaux de la Cour d’Assises de Liège, la reconstitution du procès d’Angèle Laval, le corbeau de Tulle. Il y a également les rencontres du Festival consacrées à la graphologie, au maquillage du crime, à la détection du mensonge, à Oxana Shachko, une Femen. Il y a également la Plume de Cristal décernée à un roman policier, normal pour un festival dans la ville natale de Simenon. Il y a également un hommage au cinéma asiatique. Il y a également un séminaire de l’imaginaire. Il y a également des animations prévues par la police locale de Liège. Bref, c'est un Festival international du film policier aux nombreuses pistes à exploiter.

 

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dimanche, 19 avril 2015

En moins de quatre mois, plus de vingt représentations de "L'Emmerdeur" à la Compagnie royale du Théâtre Arlequin.

       D’une citation de Molière, le Théâtre Arlequin a fait sa devise : C'est une étrange entreprise que de faire rire les honnêtes gens. Pour ce qui est de faire rire les gens – honnêtes par définition -, la Compagnie royale Théâtre Arlequin réussit à merveille avec L’Emmerdeur  (1) de Francis Weber. Un auteur dont les comédien(ne)s de l’Arlequin ont déjà joué Le dîner de cons avec le légendaire François Prignon.

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        Le public le retrouve avec plaisir dans son rôle de photographe de chiens écrasés dans une presse merdique (Alexandre Tirelier), déprimé en suite du départ de sa femme Louise (Marie-José Delecour), suicidaire, emmerdeur attitré du tueur en mission Ralph Milan (Serge Swysen). L’interprétation de ce dernier est hallucinante tantôt  ange gardien de Prignon, tantôt aux prises avec les piqûres malencontreuses du docteur Wolf (Pierre Ligot) ou le revolver du policier (Franco de Bartolomeo). Quant aux mimiques du garçon d’étage (Jean-Marie Gelon) découvrant les situations équivoques de ses clients, elles sont indescriptibles.

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        Dans une mise en scène tout en finesse de Marcel Kervan utilisant avec intelligence le décor de deux chambres d’hôtel élaboré par Valérie Urbain, la pièce L’Emmerdeur fait un malheur et ce n’est que justice.

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(1)  Trois dernières représentations: vend. 24, sam. 25 avril à 20h30 et dim. 26 à 15h00 – PAF 20€ - Location : Billetterie Forum et Arlequin, 12 Pont d’Avroy, lundi au vend. 11-18h, sam. 12-18h, tél. 04 223 18 18 ou par Internet www.theatrearlequin.be

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