mercredi, 10 décembre 2014

Invitée d'Edmond Blattchen, le 13 décembre, Stéphanie Janicot, auteure de la Mémoire du Monde.

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         Sous le règne d’Aménophis III, la romancière française Stéphanie Janicot fait naître Mérit-Sophia, l’héroïne de sa trilogie La mémoire du monde. Dotée de l’immortalité, Mérit-Sophia traverse trois millénaires et rencontre nombre de dieux.

         Quoi de plus naturel qu’Edmond Blattchen – producteur de noms de dieux – reçoive l’ancien mannequin breton – née à Rennes la veille de 68. D’autant qu’en janvier 2015, parait  son essai intitulé  Dieu est avec vous … (sous certaines conditions) (1) à propos duquel Stéphanie Janicot déclare heureusement, j'ai une certaine capacité à faire les questions et les réponses. Autrement dit, je peux donner mes mots à Dieu, puisqu'Il en manque (.. .). Dieu n'est pas bavard, mais il a accepté que je le sois pour deux. Merci.  

        Stéphanie Janicot, invitée de noms de dieux (2) a choisi au chapitre image de l’émission : le bulldozer charriant les cadavres, extrait de Nuit et Brouillard. Au chapitre objet, elle présente celui qu’elle porte d’habitude à son majeur, une bague. Cette bague a toute une histoire qui en fait sa valeur.

        En fin d’émission alors qu’Edmond Blattchen remercie Stéphanie Janicot d’être venue sur le plateau de noms de dieux, celle-ci le félicite remarquables lectures et remarquables questions!

 

(1)    Dieu est avec vous … (sous certaines conditions) – Stéphanie Janicot – Albin Michel – à paraître le 11 janvier – 72 pages.

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(2)    Diffusion  le samedi 13 décembre 2014 sur « la deux » vers 22h45. Rediffusion dans la boucle de nuit  sur « la deux » du mardi 16 au mercredi  17 décembre vers 0h30. Sans oublier, la possibilité de voir l’émission durant une semaine sur le Net, en cliquant sur www.ladeux.be/revoir

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21:50 Écrit par Pierre André dans Actualité, Culture, Littérature, Religion, Spiritualité, Télévision | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

samedi, 06 décembre 2014

chi va piano va sano certes mais il faut aller vite avec les Amis de l'Orchestre pour acquérir le nouveau piano !

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        Le grand piano de concert Steinway de l’Orchestre Philharmonique Royal de Liège (OPRL) présente quelques signes de fatigue. Depuis 1992, il réjouit l’ouïe de tous les mélomanes qui fréquente la Salle Philharmonique du boulevard Piercot. Il a été décidé de le remplacer.

        Mais un nouveau piano coûte cher 100.000 €, une somme qui ne se trouve pas sous les pieds d’un cheval. Aussi Les Amis de l’Orchestre Philharmonique Royal de Liège ont décidé d’endosser le harnais pour soutenir  l'OPRL et témoigner une fois encore que l’amitié n’est pas un vain mot. Depuis leur fondation en 1988, ils ont déjà offert quelques 300.000 € à l’Orchestre de leur cœur.

        Durant la saison 2014-2015, les Amis de l’Orchestre (1) construisent le nouveau piano en proposant d’acquérir symboliquement des éléments constitutifs du nouveau. Ceci va de l’acquisition d’une des 52 touches blanches au coffre. Les prix varient. La touche blanche vaut 30 €, la noire 45€. Ceci va à l’encontre de la règle bien connue : une blanche vaut deux noires mais la relative rareté des touches noires – 36 – justifie le prix.

        La vente symbolique doit, selon nos calculs, rapporter 30.720€.  Chaque contributeur  qu’il ait acquis une touche, un marteau (80€), une pédale (500€), le tabouret (1.000€), le couvercle (3.000€), la table d’harmonie (5.000€), le cadre en fonte (8.000€) ou le coffre (10.000€) est invité pour un récital exclusif  lors de l’arrivée du nouveau piano. De plus, son nom sera cité dans les remercîments.

(1) Contact : Guy Delville, Président des Amis de l’Orchestre guy.delville@skynet.be  – BE70 1960 2954 3225

21:43 Écrit par Pierre André dans Actualité, Art, Culture, Liège, Musique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

lundi, 01 décembre 2014

À l'Étuve, en décembre, deux créations "Hello Alice" et "Les casse-pieds sonnent toujours deux fois".

       

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        Le mois de décembre est un mois d’effervescence au Théâtre de l’Étuve, 12 rue de l’ Étuve. Cela commence par la création de Hello Alice ! et se termine, la soirée de Réveillon de Nouvel-An, par une autre création,  Les casse-pieds sonnent toujours deux fois.

        Hello Alice (1) est de la plume de Claude Yon, auteur dramatique contemporain, qui retrouve le personnage vedette de Lewis Carol en une adulte bien séduisante. D’autant qu’elle a conservé toutes les qualités de l’Alice enfant. Elle est courtoise, curieuse extravagamment curieuse, patiente, attentive.Bref, un amour de petite fille. Claude Yon retrouve dans son Alice adulte tout le sens de la satire que Lewis Caroll est parvenu à mettre dans son œuvre à l’égard de ses amis. L’absurdité du monde est grande sans ébranler l’Alice adulte. Je suis en retard ! En retard ! En retard ! Mais non, Hello Alice est là.   

        Les casse-pieds sonnent toujours deux fois (2) est de la plume du Liégeois de John Grégoire – directeur-adjoint de l’Étuve. Selon l’auteur, chacun se retrouvera (s’il est honnête) ou reconnaitra quelqu’un (s’il l’est un peu moins),tour à tour dans le rôle de la victime ou du casse-pied dans une cascade de situations quotidiennes qui font que la vie est loin d’être un fleuve tranquille. Qui dit Réveillon dit bulles et zakouskis. L’une et l’autre sont au rendez-vous.

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Anne Bellicano, Philippe Dengis, John Grégoire, Béatrice Lahaye dans HELLO ALICE

 

(1) Hello Alice – du 5 au 20 décembre, tous les vendredis et samedis 20h15 – 15€ et 13€ - réservation SMS 0492 /56 29 10 reservationetuve@gmail.com

(2) Les casse-pieds sonnent toujours deux fois – 31 décembre – 35€ - réservation et prépaiement indispensables BE27 7320 2709 4373

15:24 Écrit par Pierre André dans Actualité, Loisirs, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

vendredi, 28 novembre 2014

Aux urnes citoyens, il vous appartient de choisir la Liégeoise ou le Liégeois de l'année 2014 !

         2014 a été une année électorale par excellence. En mai, il y a eu un triple scrutin vue de choisir les mandataires au Parlement européen, à la Chambre et à la Région. Et pour les plus Belges de la Belgique à savoir les germanophones, en prime, une quatrième élection visant à désigner leurs représentant(e)s au Deutschsprachige Gemeinschaft Belgiens. Voici, de la fin novembre à décembre, le scrutin  en vue de choisir la Liégeoise ou la Liégeoise de l’année 2014. C’est la vingt-septième fois que Liège et le monde entier sont invités à participer à ces élections.

        Il s’agit d’un événement durable donc plus de papier à découper comme autrefois. Tout se fait par internet - http://www.sudinfo.be . La règle ne varie guère. Des consœurs et confrères de Vlan-Spectacle Liège,de La Meuse, de RTC-Télé-Liège et de Vivacité ont sélectionnés trente personnalités liégeoises sans nécessairement les prévenir. Les sélectionneur(e)s les ont rangés comme d’habitude en cinq catégories. Surprise, cette année-ci les politiques exunt. Elles/Ils sont remplacé(e)s par des commerces locaux. Comme le précise Christine Rasir : pour un journal publicitaire comme le nôtre, il est en effet tout indiqué de mettre ainsi en valeur les commerces liégeois qui ajoute-t-elle ont innové ou qui ont fait preuve d’originalité durant l’année écoulée.

        La formule du crochet lancée en 1931 refaisant fureur en ce début du 21ème  siècle, les éliminatoires, déjà en place  les années antérieures, sont conservées. Des six candidat(e)s par catégorie présenté(e)s la première semaine, il n’en reste que cinq en lice la deuxième semaine. L’éliminé(e) est celui/celle recueillant le moins de votes. Il en est ainsi jusqu’à la semaine du 15 décembre. Le suspense va en s’accélérant. Clôture du vote le dimanche 21 décembre à minuit pile. Le public détermine qui l’emporte dans chacune des catégories. Il appartient au jury des quatre rédactions de choisir la Liégeoise ou le Liégeois de l’année 2014.

        Le système électoral moderne prévoit que chaque candidat(e) ne peut recevoir qu’une voix de chaque électrice ou électeur. Le système électoral imaginé pour choisir celle ou celui qui sera sacré(e) Liégeois(e) de l’année est totalement différent. Le/la sélectionné(e) peut recevoir une voix par jour soit vingt-huit voix de chaque électrice ou électeur ! Le suffrage plural en vigueur fin 19ème s’est contenté de trois voix.

22:39 Écrit par Pierre André dans Actualité, Liège | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mardi, 25 novembre 2014

... et vive sainte Catherine et les catherinettes !

        En ce jour béni des catherinettes, le journal suisse Le Matin offre à ses lectrices un publi-reportage de circonstance sur un sextoy d’origine allemande. Son fabricant donne même une garantie d’orgasme à toutes celles qui utilisent le Womanizer W100. Ses thuriféraires le surnomment bombe à orgasmes. Dédié au clitoris, cet engin ne le touche pas mais le stimule par des aspirations et des ondes de pression finement ajustées.

        L’hebdomadaire grand public – un million d’exemplaires, le plus fort tirage en Europe – Stern a accordé à cet outil de plaisir une cote de 15 sur 10 pour son efficacité. Seul reproche, un site français déplore la faiblesse du désign : autant le designer de la décoration était soit un stagiaire en langues vivantes de Corée du Nord, soit un psychopathe, soit un Allemand. Je penche pour la dernière solution. Je dois avouer que la décoration pique un peu les yeux. Moi qui aime ce qui est classe, on est là dans la plus baroque des décorations à tendance vulgaire.

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16:20 Écrit par Pierre André dans Actualité, Amour, Economie, Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

dimanche, 23 novembre 2014

Elio fait mieux que Lulu !

        Combien de militant(e)s socialistes ont-ils été invité(e)s à l’élection du candidat unique à la présidence du PS ? Combien sont-elles(ils) allé(e)s voter ? Selon le communiqué officiel du premier parti de la Fédération Wallonie-Bruxelles, un pourcentage plus important que lors de l’élection précédente. En 2014, le pourcentage dépasse 28% alors qu’en 2011, il n’a pas atteint 23%.   

        Mais 28% de 90.000 ou de 60.000 ? Selon les sources, le nombre varie. 90.000 est le nombre de militants cité par Elio Di Rupo dans un courrier adressé, fin octobre, aux camarades appelés aux urnes. Par rapport au nombre de militants en règle de cotisation en 2011, il y eu progression de plus de 10% pendant qu’il a exercé la charge de Premier ministre et confié les rênes du parti au Liégeois Thierry Giet puis au Carolorégien Paul Magnette.

        Le service public de radio-télévision dans son JT de la mi-journée, le vendredi 20 novembre, a parlé de 60.000 votants. La RTBFbe n’est pas suspecte d’hostilité à l’égard du PS – elle est objective. Dans ce cas, il y a régression d’un quart de militants pendant qu’Elio Di Rupo exerce la charge de Premier ministre. En dépit de leurs efforts à faire valoir les mérites de la Primature, Giet et Magnette ne sont point parvenus à conserver la fidélité de vingt mille militants. Sur qui crier haro ? Sur le duo ou le primo…?

        À la grosse louche – à défaut de disposer de chiffres précis émanant du boulevard de l’Empereur (le bien nommé) - dans l’hypothèse de 90.000 appelés à voter, Elio Di Rupo a obtenu 23.560 OUI. Il n’en a recueilli que 15.725 dans l’hypothèse énoncée par le service public de radio-télévision.

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vendredi, 21 novembre 2014

Présidence du PS en 2011: 96 % 70, un score à battre. Elio entend l'améliorer ... Il en est capable!

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        Aux urnes, citoyens !, le titre de cet ouvrage du député cdH Francis Delpérée est d’application ce vendredi et samedi pour les 90.000 citoyens affiliés au PS appelés à voter pour le renouvellement anticipé du Président de leur parti. Le nombre de 90.000 est annoncé par l’actuel Président (et unique candidat à sa succession comme il est de tradition depuis une dizaine d’années) dans une lettre aux Camarades : Au PS, nous somme 90.000 membre. Si ce nombre est impressionnant, il doit surtout induire une grande convivialité. Il me semble utile de favoriser les moments de rencontre et d’échange entre nous. Aussi, je souhaite que le parti organise un « grand rassemblement annuel des militants », festif et convivial.Le poète Aragon se serait réjoui de ces 90.000 militants,  avant-garde de la classe ouvrière, rompus dès la jeunesse, à la parole et à l’action.

        Cette candidature unique à la présidence du PS, de l’ex-Premier ministre a suscité un titre provocateur du Vif  (heddomadaire du groupe de presse flamand Roularta) : Di Rupo va-t-il tuer le PS ? À Jeudi en prime du JT de la RTBFbe, interrogé sur les oppositions réelles ou supposées à la candidature unique, Paul Magnette – un des deux Présidents faisant fonction le temps de la Primature dirupienne – a répondu : je n’ai entendu aucun membre du PS tenir ce genre de propos.

        Pourtant, le Ministre-Président du Gouvernement wallon et Bourgmestre de Charleroi – la ville la plus importante de Wallonie – a du entendre, le 7 novembre, à la Maison du Peuple de Chapelle-lez-Herlaimont,  lors de la campagne électorale de Di Rupo en Hainaut,  Willy Burgeon – ancien Président du Parlement wallon – exprimer son opposition en huit points. Parmi ces points : pourquoi n’avons-nous jamais exigé le Ministère des Finances quand nous étions aux affaires ? ou : parce que, sous sa férule, nous avons perdu les élections communales et celles du 25 mai où le PS a perdu 2% en Francophonie, 7 % en Hainaut et près de 10 % dans le Canton de Mons. EDR a perdu 22.000 voix de préférence. C’est une lourde sanction.

        Le 14 novembre, à l’amphi de l’ULg, au Complexe Opéra, lors de la campagne électoralede Di Rupo en province de Liège, même son dans la bouche d’un militant de base, Francis Carlier : Au sein de notre Parti, le choix des mandataires, la cooptation entre amis, sans tenir compte des mandants est chose courante et néfaste.La cooptation telle qu'elle est pratiquée n'est pas démocratique, elle n'est pas Socialiste. La modification régulière des statuts est néfaste.La prolongation d'une même Présidence est néfaste. Citoyennes, Citoyens, je vous remercie. Ah oui, encore quelques mots. Très fraternellement, Elio, dégage de la Présidence de notre Parti Socialiste !

        Dans l’hebdomadaire M-Belgique, le Liégeois Jean-Maurice Dehousse, Ministre maintes fois : Di Rupo a recréé un belgicanisme criant, mettant une sourdine forte au mouvement wallon. Maintenant, le PS est perdu avec son belgicanisme, parce qu’il n’a plus d’interlocuteur en Flandre. Le PS est isolé et va le rester un bon moment (…) En cassant l’alliance historique PS-CVP, Di Rupo a permis le basculement vers la N-VA, parce que le mouvement flamand n’abandonne jamais là où le mouvement wallon est épisodique.

        Pour mémoire, les résultats du dernier scrutin en fin mai 2011 auquel  81.491 militants ont été invités : 63.326 abstentions (77 %71), votes émis 18.145 (22 %29), 17.436  (21 %40) émis en faveur du candidat unique, 596 (0 %73)  adversaires du candidat unique, 113 (0 %14) bulletins blancs ou nuls. À 21h 50, le samedi 28 mai, proclamation du Secrétaire général du PS, le citoyen Gilles Mahieu, au Boulevard de l’Empereur : Elio Di Rupo est réélu au suffrage universel des membres à la Présidence du PS pour une période de 4 ans avec 96,7% des votes valables.

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mercredi, 19 novembre 2014

Deux lettres la rendent coquine !

        Actuellement,  à Bruxelles, une pub à caractère humanitaire est à l’affiche dans les rames de métro. Le texte ? Un homme existe lorsque sa voix est écoutée. Devenez répondant bénévole. Dans une rame, un voyageur facétieux y a ajouté deux lettres s et e. Le texte en est devenu coquin !

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samedi, 15 novembre 2014

Vous sentez vous capable ? Cette question posée à un noir a-t-elle un relent de racisme à la Dupont-Lajoie ou non ?

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        Au journal télévisé de la RTBFbe de 19h30 du 11 novembre, comme bien d’autres, nous avons été surpris par une des questions posées au premier échevin pressenti pour assurer l’intérim de bourgmestre de Sambreville. La question a été vous sentez vous capable ? Il convient de savoir qu’aux élections communales d’octobre 2012, le premier échevin classé en 29ème position a réalisé le 3ème score de votes de préférence. Dans le civil, le premier échevin est docteur en médecine et sociologue. Mais, il est noir de peau.

        Estimant que ce type de question vous sentez vous capable ? à un noir de peau a un relent de racisme à la Dupont-Lajoie, confraternellement nous avons adressé un courriel au directeur de l’information et des sports laissant la réponse à sa réflexion.

        Dix-huit minutes plus tard, nous avons reçu réponse fort civile : je m’inscris en faux contre votre sentiment (…) y voir un relent de racisme ne me paraît pas du tout recevable. La preuve peut en être que la réponse du nouveau bourgmestre montre bien qu'il n'a pas la même perception que vous de cette question. Le nouveau bourgmestre s’est borné à dire chaque personne à une vue de soi et les autres pensent ainsi tout comme interrogé sur une procédure judiciaire à l’instruction, il a répondu je ne m’appelle pas Justice mais Denis Lisélélé.

        Selon le directeur de l’information et des sports, la capacité de tout responsable politique qui prend en charge de nouvelles responsabilités est une interrogation légitime et même une question d'intérêt général. Nous posons souvent cette question dans des circonstances aussi difficiles où délicates. 

De la même sorte, nous (médias) nous posions la question de la capacité de Elio DI Rupo de diriger un gouvernement après une longue crise politique, comme celle, de Charles Michel dans les circonstances actuelles.  

Ne croyez-vous pas que ce type de question peut aussi être posée à de nombreux bourgmestres concernant la gestion de leur ville? Bien à vous.

        Nous n’ajouterons aucun commentaire à ces propos laissant à chacun sa réflexion ! 

 

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jeudi, 13 novembre 2014

À noms de dieux, le 15 novembre, REZA, le photographe de l’âme.

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        Pour la première fois depuis sa création, noms de dieux reçoit (1) un photojournaliste, Reza Deghati mieux connu sous le nom de REZA. Originaire de Tabriz, une ville de plus d’un million d’habitants, chef-lieu de la province de l’Azerbaïdjan oriental, au nord-ouest de l’Iran, Reza est architecte de formation.

        Adolescent, au lycée il crée un journal L’Envol dans lequel il évoque la misère ambiante. Sitôt paru, la direction du lycée confisque tous les exemplaires et les déchire. Sous Mohammad Reza Chah Pahlavi, officiellement, il n’y a pas de misère. Reza est réprimandé. Il ne promet toutefois pas de s’amender. Jeune étudiant, il récidive. La misère du peuple – surtout celles des enfants - coexistant avec l’opulence indécente du pouvoir en Iran le révolte. En 1974, il est arrêté pour militantisme artistique contre le Chah par la SAVAK, organisme de police politique. Il est emprisonné durant trois ans dont cinq mois de torture.

        Il évoque, pour la première fois, un épisode de cette torture dans noms de dieux. Sous la direction du Guide de la Révolution, Rouhollah Khomeiny, la République islamique traque les membres de la SAVAK. En sa qualité de photographe du magazine Newsweek, Reza est convié à une conférence de presse où sont présentés des membres de la SAVAK. Reza reconnaît l’un de ses tortionnaires. À la fin de la réunion, Reza lui tend la main en l’appelant sous son nom de code. Ce geste a joué un rôle majeur dans la vie de Reza qui, en 1981, choisit l’exil. La tyrannie de la République vaut celle de la monarchie !  

        Le monde est mon champ de vision déclare Reza qui travaille pour les titres de presse les plus célèbres de la planète. Aux USA, la National Geographic Society – société savante fondée en 1888 – le reçoit comme membre en 1991. En préface d’une exposition de ses photos dans les Jardins du Luxembourg, à Paris, Reza écrit : les chemins multiples que j’ai pris depuis trente ans, m’ont conduit à la rencontre d’enfants, de femmes et d’hommes dont les destins, uniques, m’ont marqué. Proche de chacun d’eux, au point de sentir leur souffrance comme leur joie, j’ai raconté grâce à cet alphabet universel qu’est la photographie, leurs mémoires d’humains pris dans la tourmente du monde.

        Convaincu que les peuples n’avancent vers la paix que via la liberté d’opinion, d’expression, Reza a fondé en 2001, l’ONG internationale AINA qui a, dans ses objectifs, la formation aux techniques de la communication les jeunes et les femmes. Cette ONG est notamment active en Afghanistan.

 

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(1)    REZA, le photographe de l’âme - Diffusion  le samedi 15 novembre 2014 sur « la deux » vers 22h50. Rediffusion dans la boucle de nuit  sur « la deux » du mardi 18 au mercredi 19 octobre  vers 0h40. Sans oublier, la possibilité de voir l’émission durant une semaine sur le Net, en cliquant sur www.ladeux.be/revoir

 

Selfie REZA et Pierre André         Copyright Webistan

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mardi, 11 novembre 2014

14 novembre 2014 : Centenaire du Corps consulaire de la Province de Liège.

        La première phrase du préambule de la Convention de Vienne sur les relations consulaires rappelle que depuis une époque reculée, des relations consulaires se sont établies entre les peuples. Le préambule se dit persuadé que la Convention va contribuer à favoriser les relations d'amitié entre les pays, quelle que soit la diversité de leurs régimes constitutionnels et sociaux. Parmi les nombreuses fonctions imparties aux consuls figure notamment celle de prêter secours et assistance aux ressortissants, personnes physiques et morales, de l'État d'envoi.

        Trois mois, jour pour, après le massacre de la place de l’Université en août 1914, les consuls en poste à Liège – une quarantaine – se rassemblent afin d’unir leur force sous la présidence de Gustave Ghilain, consul des États-Unis Mexicains. Dans un discours mémorable prononcé le samedi 8 mars 1919, celui-ci a fait le bilan de l’action des consuls durant le conflit. Nous devons pourtant constater que les autorités occupantes nous ont reconnu, pour nous et pour nos nationaux, certaines prérogatives que nous avons obtenues en nous appuyant les uns sur les autres. Le Président Ghilain de mettre en exergue certaines actions en faveur de la Belgique telle celle du consul des Pays-Bas neutres au conflit ;  En s'appuyant sur les textes en vigueur, Mr Oudenne a su empêcher les charbons belges de passer en Hollande et que les graviers prétendument destinés à la réfection de nos routes, soient dirigés au front pour servir à la construction et à la consolidation des tranchées allemandes.

        Conscient de l’importance représentée par ce Cercle consulaire appelé par la suite Corps consulaire de la Province de Liège, son Bureau – le Doyen, Fernand Goffioul (Espagne), le Vice-Doyen Sidi Nour El dine El Alaoui (Maroc), le Secrétaire Général Didier Bronne (Norvège) et le Secrétaire Général adjoint Jean-Marie Roberti (Mexique) – a décidé de marquer le Centenaire de leur institution d’un éclat tout particulier.

        Sous la Présidence d’honneur de Dimitris Avramopoulos – Commissaire européen aux Migrations et Affaires intérieures – et de Didier Reynders – Ministre des Affaires étrangères -, tous deux anciens consuls à Liège, la journée du Centenaire, le vendredi 14 novembre 2014, met en valeur les divers atouts du Pays de Liège. Atouts économiques, patrimoniaux, culturels et institutionnels – Wallonie, Université, Province, Ville – sont présentés aux 21 ambassadeurs de 20 pays par les 52 membres du Corps consulaire de la Province de Liège.

        21 ambassadeurs de 20 pays, le rapport peut sembler bizarre à première vue. Mais il convient de se souvenir que Bruxelles, capitale du Royaume, est aussi le siège de l’Union Européenne, de l’OTAN, institutions auprès desquelles sont accréditées diverses délégations dont le chef a rang d’ambassadeurs. C’est notamment le cas de la Finlande qui dépêche à Liège S.E. Per-Mikaël Engberg, ambassadeur auprès du Roi et S.E. Madame Pia Rantala, ambassadeur auprès de l’OTAN. Pour être précis et un rien people, Per-Mikaël et Pia sont époux. Per-Mikaël confesse il nous est particulièrement important de pouvoir profiter pendant nos vacances d’été de notre chalet situé dans l’archipel de Turku ; quant à l’hiver, nous nous sommes habitués au fil des ans à passer une semaine de ski dans les Alpes.

        Le public est convié à visiter une exposition en la Salle des Professeurs (1) où sont présentés la plupart des 46 pays qui ont fait choix permanent de la Province de Liège à travers les 52 personnalités du Corps Consulaire centenaire. Le public est également invité à 15 heures, à la Salle Académique de l’Université de Liège pour y entendre notamment Paul Delforge de l’Institut Jules Destrée retracer l’histoire consulaire au Pays de Liège.

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(1)    Exposition accessible de 10 à 18h le 14 novembre 2014.

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dimanche, 09 novembre 2014

Jupille, une commune comme une autre en 14-18... mais une expo à voir !

        Douze siècles après avoir été cité dans un document sous le nom de Jopila, l’entité de Jupille a connu les affres de la première guerre mondiale. Aujourd’hui, une expo (1) relate le quotidien des Jupillois demeurés à Jupille ou exilés en Angleterre, en Hollande durant le conflit ainsi que le sort des prisonniers et des condamnés par l’occupant.

        En Angleterre, une amitié centenaire s’est établie entre la famille jupilloise et la famille Boyes, invitée d’honneur à l’inauguration. C’est également dans ce pays que s’est arrêté l’exode d’autres Jupillois, les Vandersmissen. Conviés par Henry Ford à séjourner aux USA le temps du conflit, ils n’ont pu franchir l’Atlantique. Henri Ford dégotte un job pour le chef de famille et le charge d’accueillir les autres Belges qui rejoignent la Grande-Bretagne.

        Bien d’autres anecdotes ont été recueillies  par la Commission d’Histoire locale de Jupille (C.H.L.J). Ainsi sont évoqués les Piedboeuf  lancés dans la chaudronnerie en 1812  et devenus un des leaders européens au 19ème siècle. Puis, en 1853, une branche de la famille opte pour la brasserie qui se crée un nom sur le marché régional. Les réquisitions de l’occupant la ramènent au niveau d’une petite brasserie locale.

        Ainsi, est exposé un exemplaire de La Meuse du mercredi 5 août – édition blanche du matin, le quotidien édite, en effet, uniquement avec d’autres articles une édition verte en fin d’après-midi. En première page, un texte signé GEO envoyé spécial à Visé relate dans le détail son voyage à vélo. Arrêté par les Uhlans qui l’obligent à abandonner son cycle, le journaliste poursuit sa route à pied encadré de deux Uhlans qui ne disent mot. Arrivé à Visé, le journaliste dépose, toujours sous la garde des Uhlans silencieux, le message au café. Le trio reprend, à pied, la route en direction de Liège. Arrivé au point de la rencontre initiale avec les Uhlans, ceux-ci lui permettent de récupérer sa bicyclette. Et GEO de pédaler à toute vitesse car il doit rédiger son article. Curieusement dans celui-ci, il ne pipe mot de ce qui s’est passé à Visé, le 4 août, où à 13h15, venant de Mouland à vélo, cinq gendarmes belges commandés par le maréchal des logis Auguste Bouko aperçoivent, à hauteur du collège Saint-Hadelin, les troupes teutonnes. Sans hésiter, les cinq gendarmes font feu sur elles. Combat inégal. Bouko meurt ainsi que Jean-Pierre Thill.

affiche expo 14-18  3

(1)    Foyer culturel de Jupille-Wandre  - 2 rue Chafnay, 4020 Jupille - 6 et 13 novembre de 16 à 20h - 8, 9, 15 et 16 novembre de 14 à 17h.

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jeudi, 06 novembre 2014

Forum des journaux de langue françaises édités dans les pays arabes;

        Les 29 et 30 novembre se tiendra à Dakar le XVème Sommet des chefs d'État et de gouvernements de la Francophonie. En prélude à ce Sommet, fin de semaine dernière, s’est tenu à Beyrouth, un Forum des journaux de langue française édités dans les pays arabes. Cette presse qui va des quotidiens tels El Watan en Algérie, La Presse ou Le Temps en Tunisie, L’Orient-Le Jour au Liban, L’Économiste au Maroc à plus de cent-cinquante publications dont Al Arham Hebdo en Égypte joue un rôle important pour la sauvegarde de la langue française dans ces régions. Cette presse défend également les valeurs démocratiques et professionnelles.

        Cette presse francophone a généralement une liberté de ton supérieure à la presse arabe comme l’a reconnu au Forum, Hicham Mourad d'Al Ahram Hebdo. Il est vrai que lire dans El Watan ces lignes de l’avocat, ancien ministre, Abdennour Ali Yahia  L’Algérie indépendante est devenue une copie de l’Algérie coloniale, et le pouvoir est revenu à la cécité politique des colons.(…) Qui savait en avril 1999, quand Bouteflika s’est accaparé du pouvoir, puis de tout le pouvoir, qu’il ferait de l’Algérie une république bananière ? a de quoi surprendre qui connaît un peu l'Algérie. Son ministre de la Communication, Hamid Grine a dans son objectif de revoir - dans un certain sens - la liberté de presse octroyée à divers médias non officiels !

        La presse francophone éditée dans les pays arabes connaît moult difficultés dont certaines sont communes à l’ensemble de la presse dans le monde. Certaines sont liées aux crises politiques et économiques que connaissent les pays de ces régions. Aussi pour mettre fin ou du moins atténuer la régression, les éditeurs envisagent de créer une structure commune capable de défendre leurs intérêts moraux et matériels. Les participants comptent mettre en place avec l'appui de l'OIF (Organisation internationale de la Francophonie), une plateforme régionale commune qui sera alimentée par des articles dans les différents médias en vue d'augmenter leur visibilité et de mettre en valeur la qualité de leurs productions journalistiques.

 

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lundi, 03 novembre 2014

Le programme de novembre au Théâtre de l'Etuve.

        À l’affiche du Théâtre de l’Étuve en ce mois de novembre, quatre spectacles. Le premier n’est autre que du Jean Genet, un auteur qui a fait scandale au milieu du siècle dernier. Excrémentiel à en croire François Mauriac, génial selon d’autres dont Jean Cocteau. Jean-Paul Sartre lui a consacré un livre Saint Genet, comédien et martyr. Charlotte Chantrain et Céline Charlier sont les interprètes de la pièce Les bonnes (1)  qui suscite le rire alors qu’elles s’entrainent à tuer.

        Les trois autres spectacles de novembre à l’Étuve relèvent de la musique – rien de tel pour se délivrer de la tristesse du onzième mois. Le 15 novembre, jour de la fête de la Dynastie qui coïncide avec celle de la Communauté germanophone du pays, le trio celtique de Luc Pilartz avec violon, accordéon et vielle à roue entraîne le public dans les musiques d’Irlande et d’Écosse.

        Le Liégeois Luc Baba avec la complicité de Quentin Bernard, Brésilien d’origine, offre un spectacle intelligent, humain, sensible (…) pratique un humour parfois grinçant mais toujours juste (2). Enfin, concert de Patrick Jania accompagné à la contrebasse par Yves Billoin. De guitariste, Patrick Jania est à la chanson de ses propres textes qui révèle une passion pour la langue française. Un récital qui vaut la peine de découvrir (3).  

        À l’Étuve, les comédien(ne)s sont sur le pont pour la création en décembre d’une pièce de Claude Yon, Hello Alice. Dans une vie précédente qui s’est arrêtée en 1997, Claude Yon s’est spécialisé dans la gestion et le marketing industriel. Depuis, il vit de sa plume : 15 pièces de théâtre, 4 romans.  

 

(1)    Les bonnes - 7 et 8 novembre : réservation par courriel reservationetuve@gmail.com ou par SMS au 0492/56 29 10.

(2)    Tu parles – 21 et 22 novembre : réservation par courriel reservationetuve@gmail.com ou par SMS au 0492/56 29 10.

(3)    Patrick Jania – 28 et 29 novembre : réservation par courriel reservationetuve@gmail.com ou par SMS au 0492/56 29 10.

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dimanche, 02 novembre 2014

La chronique de Marcatchou : UNE PLACE AU SOLEIL (3)

UNE PLACE AU SOLEIL (3)

        Les avatars de la place de l’Yser Depuis le régime français qui a balayé les corporations et les ordres religieux, une Commission des Hospices Civils gère l’assistance aux pauvres et aux malades. Je vous fais grâce du demi-siècle de palabres, rapports, projets et contre-projets qui, au temps de Malvoz opposèrent souvent les administrateurs de Bavière aux professeurs de la Faculté de Médecine sur l’opportunité de construire ailleurs un nouvel hôpital ou d’agrandir l’ancien.

        Le 26 septembre 1895, les sœurs hospitalières (les Augustines de Bavière), l’aumônier, les infirmiers, garde-malades et gardes de nuit, les jardiniers, le maréchal-ferrant, le palefrenier et lacouturière quittent officiellement « li vî Bavîre ». Une page se tourne…

        En passant rue Ernest de Bavière, arrêtez-vous devant la façade Art Nouveau de l’immeuble n°9 :à hauteur du deuxième étage, un panneau fait de carreaux de céramique montre, en l’idéalisant quelque peu, le « palais d’Outre-Meuse » qui se dressait encore à deux pas de là, en 1903, quand le propriétaire fit construire son immeuble.

        Bien avant l’exode du personnel et des malades vers le nouvel hôpital, aux anciens prés Saint-Denis, la sauvegarde de la maison Porquina vait agité l’opinion. Animée par l’historien Charles-J Comhaire, la société « Les Amis du Vieux Liège » avait lancé une pétition  et remué ciel et terre pour obtenir la conservation de la fameuse « mohone di marbe ». En 1897, il insistait dans la presse sur l’importance artistique et historique du bâtiment : « Les locaux pourraient être appropriés à peu de frais à de nombreux services communaux. (…) Dans les 2 grandes salles du vieil hôpital d’Ernest de Bavière et dans la chapelle du chanoine Didden, un magnifique musée de tableaux et d’estampes, etc.

C’était trop beau, trop simple, trop cohérent, trop avantageux… Le combat pour la Maison Porquin fut exemplaire et vain. L’institut Archéologique Liégeois, la Commission des Monuments, la presse unanime, des groupements artistiques, des associations locales se dressèrent sur la route des vandales officiels. Peine perdue. L’échevin des travaux laissa aux intempéries le temps de ruiner l’édifice. Un jour, on devait s’apercevoir que la pauvre Maison Porquin constituait un danger pour la sécurité publique. Air connu

MARCATCHOU

 

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jeudi, 30 octobre 2014

Très bientôt, le 16 décembre, septantième anniversaire du début de l'Offensive von Rundstedt.

       L’année 2014 est riche en commémoration. Il y a eu le centenaire du début de la grande guerre. Jamais avant le 4 août 2014, Liège n’a vu tant de chefs d’États sur son sol. Il va y avoir, à partir du 16 décembre, commémoration du septantième anniversaire de l’offensive von Rundstedt qui est connue aussi sous le nom de bataille des Ardennes, Wacht am Rheinou encore Battle of the Bulge. Jamais avant le samedi 16 décembre 1944, les Ardennes n’ont vu tomber tant d’avions sur son sol. Ainsi, en voulant ravitailler Bastogne, rien qu’entre le 23 et le 27 décembre 1944, 18 C 47 se sont écrasés atteints par l’artillerie antiaérienne ou les avions de chasse allemands.

        En 2010, un groupe d’Ardennais originaires du village de Brisy ont décidé d’en savoir davantage à propos d’un avion qui s’est écrasé, le 27 novembre 1944, non loin de leurs fermes au lieu-dit Drogny. Via des recherches sur Internet notamment sur U.S. Army Air Forces of World War II, Missing Air Crew Report, ils ont découvert que l’avion – un Lockheed Hudson – effectuant, au départ de l’aéroport anglais de Tempsford, une mission de dépôt à l’arrière des lignes allemandes d'un agent secret Paul Penczock, a été abattu, au retour, dans des conditions qui demeurent mystérieuses. Poursuivant leurs recherches, opiniâtres comme seuls les Ardennais le sont, ils sont entrés en contact avec les familles de l’équipage. Avec le soutien de l’administration communale de Gouvy, ils ont érigé un monument à la mémoire des pilotes, le long de la route allant à Cetturu, 300 m à droite avant le pont sur l'Ourthe.

 

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       Ensuite, les Ardennais de Brisy se sont intéressés à un autre avion – un B 24 – qui s’est écrasé, à midi, le jour de Noël, dans le village voisin, Rettigny. Ce B 24 après avoir bombardé les nœuds routiers et ferroviaires de l’Eifel a été attaqué à hauteur de Saint-Vith avant de choir à Rettigny. Le devoir de mémoire s’est aussi traduit par un monument inauguré en 2012 en présence de membres des familles de l’équipage.

 

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        Enfin, les Ardennais de Brisy ont retrouvé trace d’avions abattus à Cornemont, Malempré, Dochamps, Rachamps, Rogery, Champlon, Habay-la-Neuve, Vielsalm, Habièmont, Les Tailles, Houffalize, Bastogne, etc. Ils sont, actuellement, à la recherche d’éléments complémentaires sur deux bombardiers Lancaster de la Royal Air Force qui se sont écrasés la nuit du 5 au 6 janvier 1945 sur le territoire d’Houffalize. Toutes les informations recueillies, très souvent illustrées, font l’objet d’articles sur le site http://ardennesavions45.blogspot.be/ répertorié dans la rubrique divina lectio de Liège 28 sous le titre 40-45, Avions abattus dans les Ardennes  

 

Légende des photos :

1- Steve Wilkinson et Valérie Feret, neveu et nièce de Reginald Wilkinson, pilote du Hudson.

2- En compagnie de Paul Remy, un des Ardennais de Brisy, Barbara Szabunka et son mari Stanley rencontrent Louis André, témoin du drame qui a couté la vie de son oncle le S/Sergent Peter Hardick, le jour de Noël 1944.

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lundi, 27 octobre 2014

Le 56ème Festival royal de théâtre de Spa peut avoir lieu ! Et après ?

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        Fidèle à l’apophtegme de Beaumarchais sans liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur, notre confrère Jean-Marie Roberti couvre le Festival de Théâtre de Spa depuis de nombreuses années. Outre l’aspect culturel, il est un des rares confrères à s’intéresser aux conditions institutionnelles auxquelles se trouvent confrontés Armand Delcampe et Cécile Van Snick, organisateurs de ce Festival devenu Royal. Royal, certes … Mais menacé sûrement selon le mot de Delcampe. En 2002, Richard Miller, ministre de la Culture à l’époque, a signé un contrat-programme quinquennal avec la Ville de Spa. Celui-ci n’a jamais été renouvelé par Fadila Laanan qui a occupé, durant dix ans, ce ministère de la Culture. Un record de longévité ministérielle exercé pour se contenter de prolonger, par de simples avenants annuels, un contrat-programme obsolète.

        Le Festival (royal) de Théâtre de Spa est la principale manifestation estivale wallonne d’art dramatique à qui est, systématiquement et injustement, refusé le renouvellement d’un contrat-programme pluriannuel comme l’a proclamé à de multiples reprise Jean-Marie Roberti. Et de comparer la subvention accordée à Spa et les largesses financières de la Communauté française – l’ancienne appellation de la Fédération Wallonie-Bruxelles – s’en allant vers ce « Festival des Arts de Bruxelles » étant mieux connu sous l’appellation que lui donna sa fondatrice Mevrouw Frie Leysen : « Het Kunsten Festival » au service, dans la capitale de l’Europe, de la Communauté flamande et d’une expression dramatique réservée à une petite minorité  d’avant-garde. À ces largesses viennent s’ajouter celles de l’Union européenne, de la Communauté flamande, de la Région de Bruxelles-Capitale et de la Ville de Bruxelles. Face à cette situation, les député(e)s wallon(ne)s pourtant majoritaires au sein du Parlement de la Communauté restent amorphes. Jean-Marie Roberti le déplore : C’est dans le silence assourdissant de trop d’élus de la majorité wallonne du Parlement de l’ex-Communauté française  que sont votés des budgets qui bafouent toute équité quant à la répartition des dépenses localisables entre régions wallonne et bruxelloise.

        Au lendemain des élections de mai, la situation peut-elle évoluer favorablement pour le Festival royal de Théâtre de Spa ? Il est permis de le penser encore qu’un certain nombre de membres du Conseil de l’art dramatique désignés en 2012 pour cinq ans par la ministre précédente restent en place. Un certain optimisme est né de la première intervention d’un nouveau parlementaire, Charles Gardier – récipiendaire en 2013 de l’Ordre du Mérite wallon – qui a interrogé Joëlle Milquet, ministre de la Culture quant à l’avenir du Festival royal du Théâtre de Spa.

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       Le Festival royal de Théâtre de Spa existe depuis 1959. La 55e édition de cet événement culturel incontournable en Fédération Wallonie-Bruxelles s’est déroulée cet été.

Les avantages de ce festival sont nombreux. Tous les styles de théâtre y sont représentés, ce qui en fait la vitrine artistique d’une grande partie de la production francophone belge. Il attire un public varié et nombreux. En effet, plus de 14 000 spectateurs ont participé au festival cette année.

Le taux d’occupation était donc proche du maximum. La politique des prix pratiquée le rend accessible à toutes les couches de la population, y compris aux jeunes qui découvrent ainsi un univers culturel différent. Le festival met l’accent sur la création d’œuvres d’auteurs belges et met ainsi en évidence la valeur artistique de nos talents. Autant d’avantages, le tout dans le cadre particulier, reconnaissons-le, de la ville de Spa, berceau du thermalisme moderne. (…)

Pourtant, son avenir pose question. Y aura-t-il une 56e édition, et si oui, sera-t-elle de qualité?

En effet, depuis la fin du contrat-programme entre ce festival et la Communauté française en 2006, les moyens réduits dont il dispose ne correspondent plus à ses besoins. Ces limitations budgétaires entraînent une liberté de choix restreinte et une programmation réduite. Les subventions sont, à titre d’exemple, 2,33 fois inférieures à celles attribuées au Festival des Arts de Bruxelles. (…) Je vous interroge aujourd’hui sur le soutien de la Fédération Wallonie Bruxelles. Comptez-vous accorder à ce festival les moyens que la Fédération ne lui reconnaît plus depuis 2006, ce qui délaisse ainsi l’art dramatique dont nous devrions pourtant être fiers? Comment comptez-vous rassurer les organisateurs de ce festival? 

 

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        Réponse prudente de l’ancienne ministre fédérale : le Festival royal de Théâtre de Spa, qui vient de fêter sa 55ème édition, a été intégré dans les nouveaux échéanciers prévus par Mme Fadila Laanan pour le secteur théâtral.

D’après mes informations, la commission d’avis est sur le point de m’envoyer sa note relative à la conclusion des prochains contrats-programmes.

Le renouvellement du festival de Spa, ses conditions et ses montants font l’objet d’un des trente-neuf dossiers concernés. Le cadre budgétaire sera donc prochainement fixé pour 2015 et les années ultérieures.

J’ai rencontré, hier, (NDLR : 1er octobre) la commission d’avis. Les avis devraient me parvenir officiellement dans les semaines qui viennent, après analyse par le service juridique de l’administration. Je prendrai les décisions les plus opportunes sur la base de ces avis, après avoir entendu les différents acteurs.

À ce stade, je ne peux donc vous communiquer aucune décision, mais je connais l’importance et la qualité du festival. Un avenant au contrat-programme permet de le prolonger jusqu’au 31décembre 2015 pour garantir la continuité de l’événement. Pour le festival de Spa comme pour les autres dossiers, les contrats-programmes seront fixés à partir du 1er janvier 2016 pour les cinq prochaines années. 

        En réplique, Charles Gardier entend rester vigilant : J’attends avec impatience le retour de la commission d’avis. J’espère qu’il prendra en compte l’importance de ce festival et des matières théâtrales en général. Je ne manquerai pas de revenir vers vous si nécessaire. Il est à souhaiter que d’autres parlementaires des divers partis mènent le combat avec Charles Gardier qui a eu raison de soulever le problème dès à présent. Car 2015 sera décisif quant à la vie ou à la mort d’un Festival qui depuis 1959 occupe une place importante dans ce secteur culturel. En 2015, les contrats-programmes seront élaborés pour les années allant de 2016 à 2020. Le Festival royal de Théâtre de Spa mérite réparation pour les neuf ans de sacrifices qui lui ont été infligés à tort.

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dimanche, 26 octobre 2014

La chronique de Marcatchou : UNE PLACE AU SOLEIL (2)

UNE PLACE AU SOLEIL (2)

Les avatars de la place de l’Yser La maison de campagne de Bernardin Porquin était alors la plus belle demeure de la rive droite, sinon de toute la cité. Devenu capitaine de la Garde bourgeoise d’Outre-Meuse, notre banquier y jouira des agréments que procurent une résidence champêtre et l’estime générale de ses concitoyens. La vie s’écoulera, douce, de 1568 à 1579, année de sa mort. Cinq ans plus tard, ses filles vendront le domaine au prince-évêque Ernest de Bavière devenu chef de l’Etat liégeois en 1580. Ce prélat a la magnificence des Habsbourg et les curiosités d’un prince renaissant. Dans son palais d’Outre-Meuse où il résidera parfois avec sa cour, il s’adonne à l’astronomie et à la chimie,admiré par ses gens et quelques invités de marque.

Cette appréciation est moins élogieuse sous la plume du docteur Fremder, pseudonyme d’A. Morel, émigré français qui n’aimait ni les prélats,ni les princes, et publia chez nous, dans la seconde moitié du XIXe siècle, plusieurs guides à l’usage des voyageurs. Je vous laisse juge : « L’évêque, infatué des promesses du grand œuvre, s’en allait là souffler des fourneaux, chauffer des cornues et quintessencier des substances quelconques avec l’espoir d’en faire de l’or. N’ayant réussi qu’à évaporer beaucoup de florins sous forme de fumée, il s’arrêta et résolut de métamorphoser ses laboratoires en hôpital. »

Comprenons qu’Ernest de Bavière vieillissant, se faisant rare dans sa principauté, céda en 1603 sa maison d’Outre-Meuse à la jeune Compagnie de la Miséricorde chrétienne dont il venait d’approuver les statuts, à charge pour elle d’y soigner les indigents malades. Des mauvaises langues colportèrent qu’il croyait sauver ainsi son âme d’alchimiste et de bon vivant. Quoiqu’il en soit, l’hôpital de Bavière était né.

Sautons deux siècles et écoutons le témoignage du professeur Ernest Malvoz égrenant ses « Souvenirs estudiantins » pour la revue « Le carabin » : «  Du palais d’Ernest de Bavière, je ne puis m’imaginer qu’il restait des vestiges dans le vieil hôpital où j’ai fait mes études en « 1883-1886 ». Il est vrai qu’on y avait annexé à l’époque moderne quelques constructions sans aucun style pour les services de chirurgie .» Dans ces installations rudimentaires enseignèrent et opérèrent des savants de renommée internationale… Vous me suivez toujours ? La semaine prochaine, si plêst-à Diu, je vous embrigaderai dans la croisade pour la sauvegarde de la maison Porquin.

MARCATCHOU  

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lundi, 20 octobre 2014

En Tunisie, le timbre de la solidarité est de mise mais il est minime même en millimes !

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         La Tunisie applique depuis le 1er octobre 2014 un timbre de sortie de 30 dinars (= 12/13€). Ce timbre fiscal doit être réglé en dinars tunisiens. L’État tunisien escompte de l’avis de Mme Habiba Louati, directrice de la législation fiscale, drainer une recette de 120 millions de dinars pour l’exercice 2015. Le timbre de sortie est appliqué dans le passeport. Quant à ceux qui – comme les Belges notamment – sont entrés en présentant leur carte d’identité, le Ministère du Tourisme répond : On vous passera un autre document sur lequel vous mettez votre timbre.

        La taxe de sortie – selon l’expression du Consulat général de Tunisie à Bruxelles – se transforme en timbre de la solidarité dès l’arrivée sur le sol tunisien.  Afin d’éviter les files à l’aéroport au moment du départ, de grandes affiches – en anglais, en arabe (langue officielle du pays), en français – vous conseillent de vous le procurer dans les hôtels, les agences de voyages, les recettes des finances, les recettes des douanes (y compris celles frontalières), les banques et les débits de tabac. Expérience vécue, l’hôtel où nous sommes descendus nous a affirmé, avec force, détermination et sourires, que l’aéroport est seul habilité à délivrer ce sésame.

        Notre confrère tunisien La Presse titre quand l’aéroport est pris d’assaut en évoquant le timbre de solidarité. L’article conclut : il est urgent de penser à pallier la situation avant que le rythme ne s’accélère. Il risque vraiment d’y avoir de l’agressivité. Et de suggérer de faire payer ce timbre à l’entrée.  

        La décision prise par l’Assemblée nationale constituante d’appliquer ce timbre de solidarité uniquement à tout étranger non résident en Tunisie y compris les enfants inscrits sur les passeports de leurs parents tout en excluant les Tunisiens résidant à l’étranger (TRE) a mécontenté les Tunisiens restés au pays. D’autant que ceux-ci sont tenus d’acquitter 60 dinars pour un timbre de voyages lors de chaque déplacement à l’étranger. C’est bien beau d’être tout le temps connecté à nos chaînes locales quand on réside sur d’autres continents, mais c’est mieux quand un effort est demandé de répondre présent et de ne pas rester sur un nationalisme de façade qui ne résiste pas à l’épreuve du portefeuille a-t-on pu lire sur le site de l’Économiste magrébin.

        L’annonce du  timbre de solidarité a provoqué un certain émoi chez les touristes algériens. Ceux-ci sont parmi les plus nombreux à se rendre en Tunisie et se rangent parmi les plus dépensiers. Cet émoi a justifié une déclaration, à la mi-septembre, du ministre algérien des Affaires étrangères,  Ramtame Lamamra : ces mesures ne sont ni discriminatoires ni arbitraires. Il ne faut pas appréhender cette mesure sous l'angle de la réciprocité. Et le ministre de se féliciter des bons rapports Alger-Tunis et de rappeler qu’à  l’époque des années noires connues par l'Algérie, la Tunisie a accueilli les Algériens sans leur imposer de visa.

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Vendredi 24 octobre à 20h : Wallonie-Bruxelles  Roberte Mamou, piano; Thierry Cammaert, hautbois; Quartz Friends Orchestra, direction Gérard Noack. En première mondiale, Roberte Mamou, prestigieuse pianiste et fidèle de l’Octobre Musical de Carthage nous offre en compagnie de T. Cammaert et G. Noack, les œuvres de Sylvain Dupuis.

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dimanche, 19 octobre 2014

La chronique de Marcatchou : UNE PLACE AU SOLEIL.

UNE PLACE AU SOLEIL (1).

        Sur la place de l’Yser, l’entrepreneur de démolition Castagnetti castagne ferme contre les structures de l’ancien « Nouveau Gymnase », devenu Théâtre de la Place, et dans un ultime avatar le Théâtre à la place… scène ouverte, « autogérée » où se succédèrent le meilleur et le pire du répertoire engagé, créations, happenings, etc. Cette place avec sa couronne d’arbres, qui devait être un poumon vert au cœur du Djus-d’là, en aura vu de toutes les couleurs, depuis son revêtement de cendrée rouge sur lequel se disputait le championnat provincial de pelote. Il nous faudra cependant remonter haut dans l’histoire –la grande et la petite- pour comprendre l’importance de cet endroit, l’intérêt que lui portent les habitants de la rive droite, et les enjeux des futurs aménagements. Êtes-vous disposés à me suivre au long de deux ou trois chroniques ? En ce début d’automne, je veillerai à ce que les pages du livre d’histoire(s) que nous tournerons ensemble ne soient pas des feuilles mortes. Pour y mettre de la vie et du bruit, retrouvons Castagnetti  aux prises avec ce théâtre préfabriqué, copie conforme d’une maison de la Culture, de Nice.

        Elle fut importée dans l’urgence, pour pallier la disparition du Gymnase, tombé au champs d’horreur du chantier de la place Saint-Lambert, avec les Degrés-Saint-Pierre, le square Notger et son magnolia qui fleurit encore dans nos souvenirs. Ce théâtre de comédie « ad intérim » était prévu pour une durée de vingt ans. Il eut largement le temps de s’enraciner, si l’on se souvient des tergiversations du pouvoir communal avant de décider sa démolition. Si l’on en croit aussi les moyens techniques mobilisés par Castagnetti.

        Mais laissons-là conteneurs et charroi, grues et bulldozers pour remonter dans le temps et retrouver ces lieux à l’époque des biefs et des moulins, dans un Outre-Meuse demeuré champêtre, quand il faisait partie de l’archipel que dessinaient alors les nombreux bras de l’Ourthe. Au milieu du XVIIe siècle, Bernardin Porquin, un banquier d’origine lombarde, fit bâtir sa maison de campagne sur cette île idyllique, baignée par les eaux du Barbou. Construite pour l’essentiel en pierre calcaire, elle impressionna les bonnes gens de l’endroit qui l’appelaient « li mohone di marbe ». On ne prête qu’aux riches, n’est-ce pas ? Les armoiries de Bernardin Porquin se remarquent dans un vitrail de la chapelle de Bavière : elles montrent un porc, du plus beau noir. Oui, un cochon, comme son nom francisé vous le laissait (peut-être) supposé… (à suivre)

    

Marcatchou

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mercredi, 15 octobre 2014

Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles: l'école francophone des Fourons et le nouveau Conseil d'Administration de la RTBF.be

        Deux parlementaires verviétois -  Muriel Targnon (PS) et Pierre-Yves Jeholet (MR) – se sont inquiétés, mercredi au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles du sort des bâtiments de l’école francophone des Fourons. On sait que la majorité du bourgmestre Broers (NVA) a décidé de vendre les bâtiments de cette école dont le pouvoir organisateur est le Centre sportif et culturel des Fourons. La valeur du bâtiment est estimée à 650.000 €. Le Collège  communal des Fourons a octroyé la priorité au pouvoir organisateur de l’école pour se porter acquéreur, sa réponse de principe devant lui parvenir ce mercredi 15 octobre 2014.

La ministre Joëlle Milquet s’est borné a déclarer : Il est évident que nous allons trouver des solutions. La Fédération Wallonie-Bruxelles respectera ses engagements, au-delà du contexte politique et de la nécessité de maintenir une école francophone à Fourons.

        Au cours de cette séance, il a été procédé au renouvellement du Conseil d’administration de la RTBF. Le PS obtient 6 administrateurs -  M. Gilles Doutrelepont, Mmes Line Gerbovits, Julie Leprince, Sylviane Portugaels, MM. Philippe Reynaert et Philippe Van Muylder. Leurs suppléants sont Mme Julie Ludmer, M. Jean-Louis Colinet, Mmes Sandrine Tytgat, Elisa Vainsel, MM. Baptiste Meur et Dimitri Kennes.

        Le MR obtient  5 administrateurs - M. Daniel Soudant, Mmes Clarisse Albert, Laurence Glautier, Anne Junion et M. Jean-Philippe Rousseau. Leurs suppléants  sont M. Frédéric Maghe, Mme Johanne Moyart, MM. Vincent Jammaers, Bernard Garcez et Mme Diana Nikolic.

       Le cdH obtient 2 administrateurs - MM. Jean-François Raskin et Jean Hilgers. Leurs  suppléants sont M. Eric Poncin et Mme Isabelle Karl.

       Les groupes Ecolo et FDF qui ne sont pas présents au CA vont demander à la Conférence des Présidents de pouvoir désigner un observateur conformément à l’esprit du Pacte culturel, en se référant à la jurisprudence déjà appliquée dans le passé.

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lundi, 13 octobre 2014

C'était au temps où Verviers verviétait ... La Belle Époque au C.T.L.M.

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dimanche, 12 octobre 2014

La chronique de Marcatchou : LES AMIS BELGES

LES AMIS BELGES

         Ces derniers jours de septembre, une belle délégation de la Commune libre de Saint-Pholien-des-Prés, en grande tenue comme il se doit, participait au XIVème Etats Généraux des Républiques et Communes libres de France, à Tulle, la capitale du Bas Limousin, où toutes les vaches sont rousses. Les cruciverbistes et amateurs de charades connaissent bien cette cité d’origine gallo-romaine réputée «  la ville la plus légère de France », parce qu’elle est la patrie des dentellières. Le fameux « point de Tulle » n’a plus de secret pour les dames de notre délégation.

         Si nous avons tourné le dos aux fêtes de la Communauté, à Namur comme à Bruxelles, c’était pour la bonne cause : représenter notre petit pays de cocagne au sein des « Etats libres » parmi les citoyennes et citoyens des Communes libres de Sabatas (Chomérac), des Trois Bagnoles (Nancy), du Safranier (Antibes), de la Citadelle (Montbéliard), du Vieux Mans, de la gare de Bandol, de la république des Canuts (Lyon) et d’une dizaine d’associations de joyeux drilles dévoués à leur terroir. Nous avons tenté à Tulle, comme à Lyon et à Montbéliard, de préciser que, bien sûr, nous sommes heureux et fiers d’être « les amis belges », mais que nous sommes aussi « les amis wallons » et surtout « les amis liégeois », citoyens d’une principauté millénaire.

        Avons-nous été entendus ? Il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer. Nous avons misé sur la mémoire et la reconnaissance du ventre, en distribuant aux notables locaux et aux 17 délégations des bâtons de « Café Liégeois », accompagnés des armoiries de Saint-Pholien-des-Prés et de la Cité Ardente. Pas le logo débile, « le doigt d’horreur » adopté par le conseil communal contre l’avis de la majorité des « Lîdjwès, fîrs di l’èsse », mais notre blason historique portant le Perron d’or. En attendant son retour en grâce à la Violette, il figurera, avec sa Légion d’honneur, en bonne place dans 17 mairies folkloriques de France. Au moment du départ, nos camarades se pourléchaient encore les babines. « Au revoir chers amis belges, et merci ! » nous ont-ils lancé. Petite leçon d’humilité que nous rapportons aux gros bonnets de la Communauté. Il y aura longtemps encore du pain sur la planche… Et du Café liégeois !

                                MARCATCHOU 

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jeudi, 09 octobre 2014

Le Professeur Thomas Gergely est le 190e invité d'Edmond Blattchen à NDD !

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        Une semaine après la fin du Yom Kippour (1) -  le Jour du Grand Pardon  - Edmond Blattchen reçoit, pour son cent nonantième  noms de dieux, le professeur Thomas Gergely qui présente régulièrement,  à la RTBF.be, l’émission du Consistoire israélite de Belgique  Shema Israël – En quête de sens.

        Né à Budapest en 1944, Thomas Gergely échappe miraculeusement à l’âge de trois mois  à la déportation massive des Juifs ordonnée par Eichmann, exécutée avec la complicité de la gendarmerie hongroise.  Émigré en Belgique, il y devient professeur à la section de journalisme de l’ULB. Admis à l’éméritat, il y enseigne l’histoire juive et préside, à l’ULB, l’Institut d’étude du judaïsme Martin Buber, ce dernier étant un philosophe et théologien mort en 1965, à l’âge de 87 ans.

        En 2005, le Centre Communautaire Laïc Juif a attribué à Thomas Gergely le Prix du Mensch de l’Année. En yiddish, Mensch signifie Homme au sens de personne d’exception au comportement exemplaire.

       Pour l’émission noms de dieux, Thomas Gergely a choisi comme image, une photo de Juifs en marche vers le ghetto de Budapest en 1944, étape avant le camp d’extermination. Son symbole est une miniature du Temple de Jérusalem et son pari - parvenir à la paix - passe par le devoir de tous nous engager à être responsables les uns des autres.

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 (1) Diffusion  le samedi 11 octobre  2014 sur « la deux » vers 22h45. Rediffusion dans la boucle de nuit  sur « la deux » du mardi 14 au mercredi 15 octobre  vers 0h30. Sans oublier, la possibilité de voir l’émission durant une semaine sur le Net, en cliquant sur www.ladeux.be/revoir

00:10 Écrit par Pierre André dans Actualité, Religion, Spiritualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

lundi, 06 octobre 2014

Théâtre de l'Étuve : les spectacles d'octobre !

        Liège 28 a toujours eu une tendresse particulière pour le théâtre qui, un jour, donnera son nom à la rue de l’Étuve selon le mot de l’écrivain liégeois Alexis Curvers. Sans remonter à l’époque de Jean Mottard, Georges Konen, René Godefroid, Dolly Damoiseau, Paul Libens et tant d’autres qui ont transformé une mûrisserie de bananes en un lieu mythique, en 2010 avec les confrères de la presse liégeoise, nous avons contribué à la réussite de l’Étuvethon. Cette opération a permis d’empêcher une cave émancipée de revenir une cave terne, ou pire, une caverne emplie de fantômes.

        Le mercredi 2 février 2011, à 20h15, l’Étuve a repris vie. Si, en excellent comptable, on compare les résultats des années civiles 2012 et 2013, il y a lieu d’être souriant. Que ce soit le nombre de spectacles (+13%), le nombre de spectateurs (+14%), le nombre de représentations (+26%) ou la recette globale (+28%), les chiffres sont en hausse. Souriant, confiant mais aussi patient. Promise début de cette année, une subvention n’est toujours pas au rendez-vous.

       Brassens.jpg La saison 2014-2015 a commencé par un spectacle dont l’Archevêque de Malines raffole, si l’on en croit la récente émission de la RTBF, 69 minutes sans chichis. Ce qui séduit Léonard chez Brassens, c’est le côté non conventionnel, c’est la beauté de ses textes, l’intense poésie de ceux-ci. Et aussi la manière dont il aborde toutes les vanités de l’existence, il est très sensible au mystère de la mort. Lors du premier spectacle de l’Étuve, Jean Dufour a présenté un Brassens tout nu, tout cru, poète dont les textes ont été transformés en contes, en sketches. Bref, un Brassens sans soutien-Georges, un spectacle apprécié.

        Le deuxième spectacle (1) s’intitule DUO. Écrit par Robert Sullon, il conte l’histoire de duettistes qui, après trente ans de vie artistique, estiment réciproquement son humour subtil, l’autre est débile ! Une pièce drôle, grinçante, terriblement humaine interprétée par Robert Sullon, John Grégoire et Alexandra Sullon.

                                                                 

        Le troisième spectacle d’octobre (2) est une reprise d’une pièce qui s’est révélé un immense succès la saison dernière, Michel Udiany aggrave son cas. L’occasion pour l’auteur liégeois Michel Udiany d’observer la société actuelle et d’en rendre compte avec un humour acide assez désopilant.

        Michel Udiany n’est pas, ce que l’on a appelé dans les siècles passés, qu’un histrion, il est également un historien rigoureux. Dans le cadre des commémorations officielles de la guerre 14-18, sa compagnie Zéron Tropa, en collaboration avec l’Étuve, a présenté à la Tour du Mémorial Interallié de Cointe, Quatorze. En sept tableaux, description les jours qui précèdent la guerre en août 14 et l’impact de l’entrée en guerre sur la vie des gens.

        La suite de la saison 2014-2015 du Théâtre de l’Étuve est à découvrir, au mois le mois, dans Liège 28. Déjà, l’attention se porte sur ce qui devient une tradition, le réveillon de nouvel an avec un spectacle Les casse-pieds sonnent toujours deux fois avec bulles et zakouskis à l’entracte.

(1) 10, 11, 17, 18 octobre à 20h15 reservationetuve@gmail.com

(2) 31 octobre, 1 novembre à 20h15 reservationetuve@gmail.com

00:52 Écrit par Pierre André dans Actualité, Art, Culture, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mardi, 30 septembre 2014

1914 : Août et septembre au jour le jour à Liège.

        Le vendredi 7 août 1914, l’agence de presse berlinoise Wolff  lance une dépêche : la forteresse de Liége est prise (…) Ce matin, à 8 heures, la forteresse était au pouvoir de l’Allemagne. Elle signale également que Guillaume II, a accordé pour ce haut fait d’arme, l’Ordre Pour le Mérite au général d’infanterie Otto von Emmich. Si, effectivement, Liège est aux mains des Allemands, la PLF (Position fortifiée de Liège) résiste, les forts tiennent bon. Le Tzar Nicolas félicite le Roi Albert et le Président Raymond Poincaré octroie la Légion d’honneur à Liège.

        Le mercredi 19 août 1914, le Nieuwe Rotterdamsche Courant annonce qu’à l’usine Cockerill, les ouvriers refusent de fabriquer des munitions pour les Allemands. Le colonel Keppel propose, en vain, d’augmenter leur salaire de 50%. En vue de les séduire, ce colonel leur signale avoir été  Attaché du Gouvernement allemand à l’Exposition de Liége. Effectivement, en 1905, il a succédé en qualité de Commissaire général de la section allemande à M. Riese - directeur général des Deutsche Waffen und Munitionsfabriken - décédé. Mais la présence allemande à l’Expo a été exclusivement d’ordre privé car le gouvernement Impérial crut devoir s’abstenir d’une participation officielle qui eut entraîné le monde industriel dans une entreprise dont le succès ne semblait pas devoir payer les frais !

        Le jeudi 20août 1914, le massacre de la Place de l’Université a lieu. Le commandement de la place de Liège, le major Bayer, s’en explique : c’est moi qui ai fait régner l’ordre le 20 août à Liège. Il le fallait bien, on tirait sur nous. Des Russes ont tiré à bout portant sur nos hommes. Réplique du conseiller communal socialiste Clajot : Singulière façon de vous venger en faisant massacrer des Espagnols et des Liégeois.     

        Le vendredi 21 août 1914, le bourgmestre Gustave Kleyer fait apposer cet avis à la population : Les portes d’entrée  des maisons doivent rester ouvertes toute la nuit. Les fenêtres de la façade vers la rue doivent être éclairées ; les volets, les persiennes, resteront relevés. La circulation cessera à partir de 7 heures (heure allemande) (6 h. belge).  Les cafés seront fermés à la même heure. En revanche, à Herve, autre affiche signée l’échevin Cajot et le juge de Francquen : PAR ORDRE DE L’AUTORITÉ ALLEMANDE  À partir de 8 heures du soir (7 h. belge) il ne peut plus y avoir de lumière aux fenêtres des maisons de la ville de Herve. La patrouille a ordre de tirer dans toute fenêtre éclairée, donnant sur la rue. L’Allemagne pratique l’heure d’été et Belgique pas. D’où, ce double horaire.

        Le mercredi 2 septembre 1914, pour la troisième fois, les Liégeois propriétaires de chevaux doivent venir, avec harnachement et selle, les présenter place Saint-Lambert. Le général Kolewe prévient : Pour tout cheval utilisable qui sera soustrait à cette revue, la ville aura à payer une amende de 1000 francs.

        Le samedi 5 septembre 1914, le pont de bateaux établi sur la Meuse à proximité du Pont des Arches est démantelé de sorte que la navigation des péniches est rétablie.

liebknecht.jpg         Le lundi 7 septembre 1914, le fils de Wilhelm Liebknecht, co-fondateur en 1863 du parti social-démocrate, Karl Liebknecht, député au Reichstag descend au Grand Hôtel, Place Verte. Sans nouvelle de son beau-frère Beba, un étudiant russe à l’Institut Montefiore, il vient s’enquérir de la situation auprès des camarades socialistes dont les députés  Léon Troclet, Joseph Bologne et le conseiller communal Clajot.  En compagnie des deux derniers, il se rend, le mardi, à Namur en passant par Andenne, ville martyre. Karl Liebknecht demande un rapport sur ces atrocités. Il obtient du colonel Renner, la libération d’Andennois, prisonniers à la Chartreuse. Au retour de Namur, le mercredi, il loge au Grand Hôtel et prévoit le lendemain de se rendre à la Maison de Peuple à Bruxelles en s’arrêtant à Louvain.

         Le jeudi 10 septembre 1914, à hauteur de Tirlemont, la voiture se trouve devant des soldats allemands qui déplorent la mort de trois des leurs, victimes de francs-tireurs. Déjà, des fermiers flamands sont arrêtés. Un interrogatoire approfondi – la présence parlementaire  a du bon - les disculpe. Les auteurs de l’embuscade sont des soldats belges. D’autres soldats belges surgissent. C’est la débandade du peloton germain. La voiture de Karl Liebknecht et ses deux cicérones liégeois parvient, via Wavre, à rejoindre, à 16h, la Maison du  Peuple où les attendent le SG du POB, Laurent Vandersmissen et Kamiel Huysmans, Secrétaire du Bureau socialiste international.Horta.jpg

Aux élections de 1912, le SPD a récolté plus d’un tiers des suffrages (110 parlementaires sur les 397du Reichstag) et le parti catholique – Zentrum – avec moitié moins de voix parvient à obtenir 91 sièges. Les socialistes belges reprochent à leur interlocuteur le vote de crédits militaires par des élus SPD. Karl Kiebknecht explose : est-ce que l’on peut vraiment croire que moi, Liebknecht, fils de  Wilhelm Liebknecht, je pouvais voter les crédits de guerre ? Après avoir trouvé le gite chez Huysmans, il ramène ses cicérones à Liège et leur donne une recommandation : un conseil, beaucoup de calme, beaucoup de prudence.

        Le samedi 12 septembre 1914, l’usine à gaz de la rue des Bayards fonctionne à nouveau. C’est un mieux pour les Liégeoises et Liégeois.

        Le lundi 14 septembre 1914, la circulation est autorisée jusqu’à 20h. (h. allemande). Il n’est plus nécessaire de laisser les fenêtres éclairées et les portes d’entrée ouvertes.

        Depuis l’arrivée des Allemands à Liège, la langue wallonne est de plus en plus pratiquée à Liège. Nos concitoyen(ne)s se méfient d’être entendu(e)s par des oreilles malveillantes lorsqu'ils commentent des faits de guerre telle la victoire de Joffre sur la Marne, rapportés par la presse étrangère importée clandestinement.

        Le jeudi 17 septembre 1914, il est interdit de conduire une voiture, une moto, un vélo sans un permis. De même, il est interdit, sous peine d’une amende de 3000 marks et de saisie de l’appareil, de photographier sans autorisation, autorisation systématiquement refusée.

        Le mardi 15 septembre 1914, à la Maison-Blanche à Washington, le Président démocrate Wilson reçoit la délégation belge conduite par le Ministre de la Justice, Henry Carton de Wiart.  Dans Souvenirs politiques, celui-ci écrit : Le Président nous apparut  de type professoral, plutôt sec avec "la longue mâchoire à double détente" suivant une formule assez fréquente chez ses concitoyens. L'accueil qu'il nous fit fut très digne. Je donnai lecture du message solennel dont nous avions soigneusement mesuré les termes. Dans sa réponse, et à l'accent même qu'il y mit, nous sentîmes que cet homme droit comprenait tout ce que la cause de la Belgique représentait du point de vue de la justice immanente. Il marqua en effet une sympathie attentive pour l'exposé que nous lui fîmes, et au cours duquel nous lui demandâmes notamment d'intervenir pour le ravitaillement de notre malheureux pays, menacé par la famine.

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        Le gouvernement de Broqueville a décidé, début septembre, l’envoi aux États-Unis d’une mission de cinq personnes dont Vandervelde et Hymans afin de contrer la yellow press. Celle appellation d’une presse populaire et très influente vient de Yellow Kid, une série assez vulgaire lancée, en 1896, par le magnat de presse William Hearst.  La yellow press dont de nombreux lecteurs sont des descendants d’émigrants allemands arrivés aux USA à bord des navires de l’Hamburg América Line, se montre favorable aux thèses austro-allemandes. Elle a notamment publié le télégramme du Kaiser déclarant avoir le cœur brisé par les événements de Louvain provoqués par les francs-tireurs belges parmi lesquels se trouvent des infirmières et des prêtres ! La yellow press critique la venue à la Maison-Blanche de la mission belge car elle la juge en contradiction avec la déclaration américaine du 4 août de s’en tenir à une neutralité stricte dans le conflit européen.  

 

 

 

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lundi, 29 septembre 2014

L'accent liégeois, aigu ou grave ?

        Le Moniteur en date de fin septembre 1946 publie un arrêté du Régent, pris le mardi 17 septembre 1946,  stipulant : le nom de ville de Liége s’écrira désormais « Liège ».

        Cet arrêté répond au vœu d’une délibération du Conseil communal  du lundi 3 juin 1946 qui a notamment  revu une autre – datant du vendredi  9 juillet 1880 – approuvant l’orthographe « Liége » mise en évidence par une liste officielle du Ministère de l’Intérieur, poste occupé par l’éminent Gustave Rolin-Jacquemyns.

        Les conseillers communaux de l’époque choisissent Bruxelles de préférence à Paris. En 1878, dans la septième édition de son dictionnaire, l’Académie française a estimé, en effet, qu’un certain  nombre de mots se prononcent depuis longtemps avec un accent grave alors qu’ils continuent de s’orthographier avec un accent aigu. Selon l’Académie, il  convient d’harmoniser prononciation et orthographe. D’où, la profusion d’accent  grave.

        Notre consœur La Gazette de Liége s’est toujours refusé de se soumettre à la décision prise en 1946 sous le mayorat du socialiste Paul Gruselin.  Il y a quarante ans, dans la revue Si Liège m’était conté, le chroniqueur Jean Brose a relevé un détail amusant, le siège de ce journal est pourvu d’une annonce lumineuse ou Liège est indiqué avec un accent grave. Ce temps est révolu où le quotidien possède sa rédaction et son imprimerie rue des Guillemins.  Révolu aussi le temps où le quotidien liégeois se targue d’être le plus fort tirage de la Wallonie. Révolu aussi le temps où Liege s’est écrit sans accent. Ce dernier temps s’est arrêté vers 1790.     

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dimanche, 28 septembre 2014

La chronique de Marcatchou : POUR QUELLE FÊTE ?

POUR QUELLE FÊTE ?

        La communauté Française de Belgique n’a jamais suscité l’enthousiasme des Wallons, ni des Bruxellois. Quant à nos visiteurs, ils ne manquaient jamais de s’étonner en découvrant, ou plutôt en croyant découvrir une enclave française… La « nouvelle » Communauté Wallonie-Bruxelles nous parait déjà plus familière, mais la juxtaposition des exécutifs, des présidences, des assemblées, nous laisse perplexes, et nécessiterait un itinéraire fléché ou un organigramme.

        La complexité du puzzle institutionnel n’a d’égal, me semble-t-il, que la coexistence et les rivalités des « partis de couleur » dans la Basse-Meuse liégeoise et la vallée du Geer, avec les Rouges, les Bleus, les May’ tés et les Margalés… J’en passe et des plus spitants lors des cramignons !

        Restons dans le domaine de la fête. L’an dernier, un rédacteur du journal « Le Soir » comparait la fête de la Communauté à une épidurale, et le marathon des discours, dans la salle des mariages de l’Hôtel de Ville de Bruxelles à une séance publique d’endormissement…

        Que faire pour apporter à la sacro-sainte réception officielle une certaine pétulance, sinon une pétulance certaine ? J’ai bien ma petite idée. Le 27 septembre 2011, les hasards du calendrier et des éphémérides faisaient coïncider le 75e anniversaire du monument Tchantchès  et la fête de la Communauté. La Fédération des Groupes Folkloriques Wallons trouva là l’occasion d’organiser un cramignon monstre, comme au temps de l’Armistice, qui mit l’île d’Outre-Meuse en liesse. L’année suivante, La F.G.F.W. adoptait la date du 27 septembre pour sa fête annuelle. En 2013, c’est Malmédy, la Cité du Cwarmê, qui vibrait sous les sabots des danseurs de maclotes et des farandoleurs. Ce 27 septembre, c’est Namur la belle, ces échasseurs et ses quarante Molons qui accueillent les délégués du Folklore Wallon venus des quatre coins « di nosse pitite patrèye ». Et en 2015 ?

        Rien de tel que des roulements de tambours, une salve des marcheurs de l’Entre-Sambre-et-Meuse, les cris des macrales, les ricanements des hape-chair des Haguètes pour tirer les invités de la Communauté Wallonie-Bruxelles de leur fatal engourdissement. Non ?

                 MARCOUTCHOU

 

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jeudi, 25 septembre 2014

Sénégal : à la recherche des "fonctionnaires fictifs".

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        Dans un entretien exclusif accordé à Acteurs Publics (1), le DG de la fonction publique du Sénégal, Nouhou Demba Diallo explique la manière dont le gouvernement de son pays a lutté contre le fléau pour les finances publiques du recrutement superflu par l'État.

        Dans ce pays qui vise l’émergence d’ici 2020, la fonction publique joue un rôle moteur. Or, des ministères, qui sont de gros employeurs, ont recruté du personnel alors qu’ils avaient sans doute les ressources humaines suffisantes pour couvrir leurs besoins.

        En 2013, le Président de la République, Macky Sall a demandé un audit de la fonction publique, mais un audit physique et biométrique. C’est-à-dire que nous ne nous sommes pas contentés de compter les fonctionnaires, nous en avons fait une lecture biométrique, avec la prise d’empreintes. C’est plus fiable et cela évite les doublons.

        Pour les fonctionnaires présents à leur poste de travail, pas de problème. Pour ceux qui n’y sont pas, il a été demandé de fournir, endéans les deux mois, la preuve par divers justificatifs qu’ils occupent réellement ce poste. Le temps qu’ils préparent leurs justificatifs, ils ont été mis en contentieux, c’est-à-dire que le traitement n’a pas été versé sur leur compte. Dès la preuve apportée, ces agents ont été payés.

        Au total, 1169 fonctionnaires-fictifs ont été débusqués. D’où, pour l'État, une économie supérieure à 7 millions d’euros. 127.130 des Senégalais(e)s constituent actuellement l’administration qui doit être une administration suffisamment performante car c’est elle qui impulse le développement (…) Nous devons nous projeter dans une administration de développement, alors que nous disposons jusque-là d’une administration de gestion.

(1)  Acteurs publics : Newsletter quotidienne du site acteurspublics.com

09:55 Écrit par Pierre André dans Actualité, francophonie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mardi, 23 septembre 2014

Les jeunes potentiellement lésés par un loi entrant en vigueur le 1er octobre.

        Soucieux de mettre en conformité la législation belge avec la Convention n°189 de l’Organisation internationale du Travail sur le travail domestique, le Gouvernement Di Rupo a décidé qu’à partir du 1er octobre 2014,  tout citoyen qui recourt aux services d’une personne pour effectuer des travaux ménagers d’ordre manuel (lessiver, repasser, nettoyer, jardiner, …), est dorénavant considéré comme un employeur et cela indépendamment de la durée des prestations. D'un coup de sa baguette magique, Di Rupo accroît le nombre  de petits patrons dans le Royaume et assure – ce qui est un bien – une protection sociale aux gens de maison.

        Seule exception – à la condition de ne pas dépasser 8 heures/semaine - les activités occasionnelles de nature non-manuelles et non professionnelles. Rentre notamment dans cette catégorie, le baby-sitting. La limitation de durée par semaine risque de gêner les jeunes. Ceux-ci n’ont guère d’autres choix que le baby-sitting pour acquérir de quoi payer leurs études ou leurs voyages de formation. Une autre solution en vue de respecter la durée maximale de 8 heures est d’augmenter les tarifs. Mais cette solution ne fait point l’affaire des ménages ayant des enfants et dont les revenus sont modestes!

00:05 Écrit par Pierre André dans Actualité, Economie, Politique, Social | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg