samedi, 01 octobre 2011

2 octobre, quel merveilleux premier dimanche du mois d'accès gratuit aux musées.

 

        Un nouveau mois s’inscrit au calendrier. Banalité certes  mais cela signifie un nouveau premier dimanche gratuit pour accéder  aux musées. Ce 2 octobre est à trois titres un jour exceptionnel pour le promoteur de cette gratuité qui, depuis 2002, le citoyen Bernard Hennebert, anime Consoloisirs.

 

       Primo ; à la mi-octobre, est inauguré le Parlamentarium . Dédié au Parlement européen le Parlamentarium sera le  45ième musée participant  à ce grand mouvement d’éducation populaire dont la liste est disponible sur www.consoloisirs.be

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       Secundo ; jeudi 29 septembre, le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a approuvé l’avant-projet imposant la gratuité du premier dimanche du mois parmi les critères de reconnaissance des musée. Une enquête récente menée par le Service du patrimoine culturel du Ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles auprès de 55 musées reconnus indique une hausse de la fréquentation de 70% en cas de gratuité d’accès le premier dimanche du mois.

 

 

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       Tertio : le 2 octobre, le Musée de la Vie Wallonne fait la fête à la gratuité de 9h30 à 18h00.

À chaque heure, un objet différent du musée sera présenté pendant une demi-heure, avec ses enjeux, par un responsable du musée et un représentant de la société civile. Ainsi, à 13h00, la dernière guillotine liégeoise et Christiane Bika d’Amnesty international, à 14h00, les droits conquis, à 15h00 les coulisses des marionnettes. à 16h00, le cinéma wallon et le cinéaste carolorégien Thierry Michel.

Puis à 16h30, goûter festif avec notamment mousses au chocolat, bavarois à la framboise, poires cuites, crèmes caramel au beurre salé et riz à la crème parsemés de speculoos… Miam-miam

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mercredi, 09 février 2011

Fini le temps où les Françaises et Français - y compris même des ministres - ignoraient la géographie de leur pays !

      Les révélations du Canard Enchainé sur ses vacances à Tabarka complétées par celle du Nouvel Oservateur sur son séjour à Tozeur ont amené la ministre française, Michèle Alliot-Marie a déclarer, dans un grand souci de repentance, désormais, je passerai mes vacances en Dordogne. Il y a pire endroit.

      Ce matin, tout en s'inspirant de l'idée de sa ministres des Affaires étrangères, le Président Nicolas Sarkozy s’est montré plus clément lors du Conseil des Ministres.  Pour leurs vacances, désormais, les membres du Gouvernement devront privilégier la France. Les invitations à l'étranger seront autorisées par le Premier ministre, en accord avec la cellule diplomatique de la Présidence de la République, pour examiner leur compatibilité avec la politique étrangère de la France. Leurs modalités seront examinées par le Secrétariat Général du Gouvernement, qui les autorisera ou les interdira.

      Heureusement, la France ne se limite pas à l’Hexagone. La France est grande. Ainsi, à l’Ouest, elle s’étend aussi sur Saint-Pierre et Miquelon et autre Guyane. C’est en cette France équinoxiale que le territoire national a sa plus longue frontière avec son voisin, le Brésil. La France s’étend également vers l’est dans le Pacifique et vers le sud, dans l’Océan Indien.

      En demandant à ses ministres de privilégier la France – une préférence nationale somme toute -, le Président Sarkozy se montre cohérent avec lui-même. Cette année [...] sera une année particulière puisque j'ai voulu qu'elle soit "l'Année des Outre-mer". Je souhaite que l'ensemble des Français s'approprient l'Outre-mer. Que chaque Français à la fin de l'année 2011 ait une vision plus réaliste de nos territoires.

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jeudi, 20 janvier 2011

Les musées aiment-ils le public ?

 

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     La couverture du dernier livre de Bernard Hennebert  Les musées aiment-ils le public ?est éloquente. Elle témoigne des divers écueils rencontrés par un visiteur de multiples musées. Le préfacier Bernard Hasquenoph - www.louvrepourtous.fr – partage le même goût que l’auteur bruxellois pour l’accès par tous des musées.

     Le BH français met en garde contre une tendance dans les musées de France et de Navarre. Depuis quelques années on assiste à un glissement insidieux vers ce qu’on pourrait appeler, d’un barbarisme douteux, la démagogisation culturelle. Car, à croire les palmarès qui fleurissent partout, la qualité d’un musée se mesurerait au nombre de ses entrées, la logique de l’audimat s’y appliquant désormais aussi vulgairement qu’à la télé. La massification du public, et non sa diversification, est privilégiée au détriment de la qualité de visite.Pour attirer le nombre, on cherche à créer l’événement (...) Visiter s’apparente parfois à une lutte. Pour faire parler de soi, on organise des performances dont on espère qu’elles engendreront la polémique, véritable opération marketing dont raffole la presse. Les grandes institutions muséales, en cela, dessinent la tendance. D’où cette mode de confrontation – du dialogue – entre l’art contemporain et l’art ancien. Pour le meilleur et pour le pire. 

     Le BH belge explique dans son introduction ce que son livre représente. Si le ton utilisé pour développer certaines réflexions ou adresser des plaintes peut paraître parfois dur, c’est sans doute parce que je tente de mener une démarche sociale dans un univers culturel. Pour moi, les injustices ou les « petits mensonges » qui peuvent émailler ce secteur muséal ne sont pas des détails si secondaires par rapport à tant d’autres problèmes majeurs engendrés par la crise financière qui rend de plus en plus fou, en ce début de XXIe siècle (…) Je suis fier d’avoir envie de « pousser mon cri » quand, pour prendre un seul exemple, je tombe sur une deuxième, puis une troisième grande institution fortement subventionnée qui indique bien à son comptoir les réductions pour les enfants ou les plus âgés, mais, en même temps, « oublie » de signaler celles qui sont prévues pour les chômeurs. Ceux-ci imagineront, à juste titre, que la tarification affichée est exhaustive. Leur pudeur à exprimer leur statut en public fera le reste, et ils risquent bien de payer leur entrée au prix complet. Pareille injustice me touche et je tiens à le faire savoir. Il s’agit bien là d’une discrimination envers une catégorie de visiteurs fragilisés. Et il me semble que, lorsqu’elle se pratique dans un lieu dédié à la culture, c’est encore plus révoltant. Mais ne craignez pas le pire : je peux également mettre des gants pour tenter de négocier une avancée « en faveur du bien commun » ou offrir un joli bouquet de fleurs, si celles-ci sont méritées.

    Ce qui est le cas du Grand Curtius qui a obtenu en mai 2010, le Grand Prix de Croûte et Chef d’œuvre (cfr Liège 28 du 30 mai 2010). Il est donc tout naturel que le Grand Curtius ait été choisi par les deux BH pour présenter en Wallonie, Les musées aiment-ils le public ? lors d’un débat public le samedi 22 janvier, de 16H15 à 18H00, dans l’Auditorium du Grand Curtius, 136, Féronstré à 4000 Liège (à 3 minutes à pied de la Place St Lambert) http://www.grandcurtiusliege.be. L’entrée à la conférence est gratuite. Il ne faut pas réserver. Rendez-vous à 16H15 précise dans le hall d’accueil du musée.

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jeudi, 23 décembre 2010

Je vous le dis ...

Je vous le dis, il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de repentance. Cette parole d’Évangile s’applique merveilleusement au (déjà) traditionnel feu d’artifice de la Saint-Sylvestre initié en 2007 par l’Échevin Michel Firket. Dès minuit, la soirée du réveillon, le feu d’artifice sera tiré de l’Esplanade Saint-Léonard et non plus de la Citadelle (cfr Liège 28 du 27/12/2007).

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jeudi, 08 juillet 2010

Ce n'est pour un mauvais pas qu'on tue un boeuf...


        Les perturbations politiques au sein du MR à moins que ce ne soit le whisky irlandais influencent quelque peu la FlashNews du député wallon Pierre-Yves Jeholet. La cinquante et unième livraison en date de juillet 2010 annonce que Calogero sera en concert acoustique à Herve le jeudi 17 mars 2010 !

        Il y est même précisé que Pierre-Yves Jeholet ne s'est d'ailleurs pas trompé en faisant ce choix, les places mises en vente depuis une semaine s'écoulent comme des petits pains. Déjà plus de 1500 tickets ont été vendus pour ce concert exceptionnel au cours duquel Calogero se produira en solo ! Pierre-Yves Jeholet espère atteindre le sold-out  d'ici la Saint-Patrick 2011...

 

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mercredi, 12 mai 2010

LES ÉPICURIALES

LES ÉPICURIALES
Durant le week-end de Pentecôte, les Epicuriales mettent à l’honneur la gastronomie régionale dans le cadre arboré du Parc
 d’Avroy.
Des restaurateurs de qualité offrent leurs mets les plus goûteux à un public nombreux.
Cette 6e édition des Epicuriales de Liège mettra la Turquie et Istanbul en vedette.
Elle accueillera le Professeur et écrivain turc Artun Ünsal qui nous fera comprendre dans une grande conférence ce que nous
 devons à la Turquie dans notre vie gastronomique de tous les jours.
19 > 24/05 - Parc d’Avroy
19/05 - 18h30 : Conférence “Les apports de la Turquie à la gastronomie européenne”
www.epicuriales.be
www.gre-liege.be

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mercredi, 07 avril 2010

La perle de Jean-Michel.

        Le trimestriel Les Échos du tourisme dont le rédacteur-en-chef est Alain Brohez, attribue un prix à ses lecteurs lui envoyant la meilleure perle.  Au premier trimestre, le prix a été attribué à  Jean-Pierre Lefèvre d'Amay.       

        Lecteur de Culturama, il a vu dans l'éditorial signé par  son bourgmestre Jean-Michel Javaux, cette phrase d'anthologie : Et voila, une année de plus de passée, avec en plus Noël qui tombe de nouveau très tôt cette année ...

 

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vendredi, 26 mars 2010

Le Nôtre n'est pas invité chez eux ...

        Jusqu'à lundi, notre confrère Het Belang van Limburg organise à Hasselt le Salon du Jardin.

Une demi-page de pub dans Vlan. La pub met en valeur Jardins italiens, flamands, anglais. Pas la moindre allusion aux jardins français ! Il est vrai que Versailles n'a rien de commun avec Hasselt ...

 

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vendredi, 29 janvier 2010

Le grand retour de Jacques-Ivan Duchesne.

        Installée à Molenbeek-Saint-Jean, dans un quartier populaire, en 1930 - année du centenaire de la Belgique unitaire - ses propriétaires de l'époque n'ont pas cherché midi à quatorze heures pour trouver son nom, ils l'ont baptisé « Café des Sports ». Puis, en 80, la dénomination mue en « Café de La Rue » toutefois sans rien changer au décor - on y trouve toujours la tableau sur lequel des années durant les résultats du Crossing  et autre Daring ont été inscrits -, Marie-Noëlle Doutreluingne en a fait, depuis près de trente ans, une véritable institution bruxelloise. Elle y présente des dîner-spectacles de qualité.

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        Notre confrère Tom Goldschmidt qui est également un excellent musicien, sur son site www.gto.be raconte ; « je suis fier d'être passé  en deuxième partie de "Navarin d'Agneau". En effet, « Marie-Noëlle, qui connaît la nature humaine, marque dans ses programmes le nom du plat du jour en aussi  grandes lettres que le nom de l'artiste ».

        Le 4 février, à 21h, le Liégeois Jacques-Ivan Duchesne va avoir la fierté de passer en deuxième partie de l'«Osso bucco de dinde » ! Après plusieurs années de travail dans l'ombre - auteur compositeur, formateur à l'écriture de chansons populaires notamment en 2005, à la Brasserie Haecht, dans le quartier Saint-Léonard -, Jacques-Ivan Duchesne a enfin décidé de s'occuper un peu de lui, et revient présenter un tout nouveau récital en solo. C'est un événement à ne pas rater, réservations lecafedelarue@hotmail.com

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23:47 Écrit par Pierre André dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mercredi, 23 décembre 2009

... et si le SUN a raison ? C'est à désespérer de nous !

        Le Belgian Tourist Office-Brussels & Wallonia à Londres - représentation britannique de l'Office de Promotion du Tourisme Wallonie et Bruxelles - vient de produire une vidéo de fin d'année suite à un article du Sun.

        Le 19 novembre, ce tabloïd populaire - propriété de Rupert Murdoch - a affirmé, à la Une, que les Belges, tant francophones que néerlandophones, sont ennuyeux. Le Sun de citer 10 bonnes raisons de détester les Belges. Ils ont comme monument national la statue d'un petit garçon qui pisse, la ville la plus moche du monde, Charleroi, se trouve en Belgique. La totale quoi ! 

        Il est vrai qu'auparavant, Sudpresse a cru opportun de rédiger un article donnant 10 mauvaises raisons de ne pas aimer les Anglais et 10 bonnes raisons de les aimer tout de même.

        Les Anglais n'ont donc pas tiré les premiers mais leur réaction a frisé celle de Margaret Thatcher lors du conflit des Falklands. Ils ont utilisé la grosse artillerie avec le Sun, premier tirage de la presse britannique. Le Sun a tiré jusqu'a quatre million d'exemplaires par jour. 

        Face à ce tir d'Exocet,  le Belgian Tourist Office- Brussels & Wallonia et sa directrice, la Liégeoise Françoise Scheepers ont choisi la meilleur arme, le rire et la diffusion sur Youtube http://www.youtube.com/watch?v=LZn_vaZ18Js

 

18:14 Écrit par Pierre André dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

dimanche, 20 décembre 2009

Mon beau sapin ...

        L'ensemble de la presse francophone belge a rapporté pieusement les paroles du ministre Jean-Claude Marcourt remettant officiellement  le sapin de Noël de la Wallonie à l'Etat de la Cité du Vatican. En revanche, dans le communiqué diffusé par VIS - Vatican Information Service -, aucun des propos du Liégeois JC Marcourt n'est mentionné.

        En exclusivité, "Liège 28" présente le texte intégral de VIS  paru, le 18  décembre, sous le titre "Sapin de Noël". " Le Pape a reçu ce matin du délégation de la Wallonie, la Région belge ayant offert le sapin de Noël dressé Place St.Pierre qui sera allumé ce soir. L'arbre, provenant du massif des Ardennes, mesure 30 mètres pour un poids de 12 tonnes. Une quarantaine de sapins plus petits de même provenance a été disséminée dans la Cité du Vatican: "Dressé auprès de la crèche, ce sapin manifeste à sa manière la présence du grand mystère de Béthléem. Aux Romains et aux pèlerins qui se rendront Place St.Pierre, y compris grâce à la télévision, il proclamera l'avènement du Fils de Dieu. A travers lui, c'est votre terre et la foi de vos communautés chrétiennes qui saluent l'Enfant-Dieu, venu...appeler toutes les créatures à entrer dans le mystère de la Rédemption et à y être associées"

 

09:26 Écrit par Pierre André dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

jeudi, 10 décembre 2009

Après "l'homme de Colombes", "l'homme de Sclessin" ?

        Sinan Bolat, le gardien de but du Standard, a marqué, en Ligue des Champions, le but égalisateur contre AZ.Alkmaar. Ceci lors d'une phase de jeu arrêtée. Cet exploit lui vaut peut-être de devenir « l'homme de Sclessin » à l'instar de Pol Anoul sacré « l'homme de Colombes » le dimanche 17 octobre 1948.

        L'histoire se passe au Stade olympique Yves-du-Manoir à Colombes, lors d'une rencontre France-Belgique. Dès la reprise de la seconde mi-temps, à la cinquantième minute, Pierre Flamion marque le troisième but des Bleus. Il a déjà marqué le premier, en début de match, à la neuvième minute. Les Français mènent par 3 à 1.

        Pol Anoul, joueur du Royal Football Club liégeois - à l'époque, le mot « Liège » n'a pas encore remplacé celui de « liégeois » - est sélectionné comme arrière dans l'équipe des Diables Rouges.

        Le miracle se déroule comme suit ; recevant le ballon, Pol Anoul s'avance, dribble successivement quatre joueurs français et arrivé à 25 mètres, il tire en direction du but. Le gardien français, le Roubaisien Julien Darui ne peut rien y faire, le ballon passe juste sous la transversale. Galvanisés par cet exploit, les Diables égalisent. Score final, 3-3 !   

 

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samedi, 14 novembre 2009

Quand un jeu d'enfant devient un sport !

 

        Depuis très longtemps, dans les écoles, un jeu très simple a cour ; le pierre-papier-ciseaux. Chacun se souvient ; la pierre casse les ciseaux mais se fait emballer par le papier. La feuille de papier se fait couper en deux par les ciseaux. A la fin de la partie, nul ne se sent un champion, tout au plus un bon joueur.

        Toutefois, les choses évoluent. Aujourd'hui, il existe une fédération mondiale « Rock Paper Scissors Society » www.worldrps.com  qui organise, avec Yahoo, un championnat du monde. Celui-ci se déroule ce samedi à Toronto. Le vainqueur emporte 10.000 $. L'an dernier, le champion du monde s'est contenté d'une somme nettement moindre, 3.750 $. On le voit, pierre-papier-ciseaux a le vent en poupe.

 

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mardi, 27 octobre 2009

Quand Toussaint et Musées se téléscopent !

        Le Belge Damien de Molokaï se réjouit d'être dimanche prochain. Pour la première fois, il participe à la fête de Toussaint. Fête  que l'Eglise catholique, apostolique et romaine organise, chaque 1er novembre, afin de célébrer, sans en oublier un seul, tous ses saints. La joie du dernier canonisé de notre pays risque d'être un peu ternie.

        En effet, ce dimanche est également un « premier dimanche du mois ». Ce jour où l'accès de trente-huit musées est ouvert gratuitement à tous ses compatriotes dans la partie francophone du Royaume. Or, cette année, coïncidence de date - Toussaint et « 1er dimanche du mois » - amène un certains nombre de musées à fermer leurs portes.

        Néanmoins, dix-neuf musées sont ouverts.

Ath: l'Espace Gallo-romain.

Bastogne: le Musée en Piconrue.

Bruxelles: le Musée Juif de Belgique.

Charleroi: Le Musée des Beaux-Arts et le Musée de la Photographie.

Flémalle: le Préhistosite.

Forest : le Wiels.

La Louvière: le Centre de la Gravure et le Musée Ianchelevici.

Liège: le Musée en plein Air du Sart-Tilman.

Molenbeek : la Fonderie.

Mons: le BAM (Beaux- Arts Mons).

Morlanwelz: Le Musée Royal de Mariemont.

Namur: le Musée Archéologique et l'Hôtel de Groesbeek de Croix.

Seneffe: le Château de Seneffe.

Tournai: le Centre de la Marionnette.

Verviers: le Musée des Beaux-Arts et de la Céramique et le Musée d'Archéologie et de folklore 

Plus d'informations (horaire, localisation, etc.): www.consoloisirs.be

        A noter que à Mons, le BAM présente en avant-première l'exposition temporaire «Sous bénéfice d'inventaire: Collections Montoises des 15ème et 16ème siècles». Par ailleurs, Consoloisirs a choisi de visiter les deux musées de Namur ouverts.

        L'an prochain, en 2010, Toussaint et « premier dimanche du mois » prennent leurs distances. La Toussaint conserve sa date du 1er novembre tandis que « le premier dimanche du mois » tombe le 7 novembre.

 

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vendredi, 11 septembre 2009

Là où il y en avait pour un, il y en a maintenant pour deux !

        Totalement ringard le fait de regarder solitaire (et honteux) une vidéo porno. Une enquête de l'Institut Français d'Opinion Publique (IFOP), réalisée du 30 juin au 2 juillet, auprès d'un échantillon de 1.016 personnes, représentatif de la population française âgée d'au moins 18 ans le prouve.

        Cinquante sept pour cent des Françaises et Français ont déjà regardé une vidéo X en couple. Les femmes privilègient ce type de vision. L'aspect « pédagogique » de la vidéo porno est moindre que l'éveil du désir sexuel tant chez l'homme que la femme.

        Le commanditaire de cette enquête, Marc Dorcel - une référence dans le domaine du porno - a tout lieu de se réjouir de ces résultats. Toutefois, il lui importe de soigner la lingerie des actrices et le thème de l'histoire racontée. En effet, plus de la moitié des sondés - 59% des hommes, 55% des femmes - accordent de l'importance au scénario et à la lingerie.

 

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samedi, 29 août 2009

0-7, une gifle inoubliable !

        La vengeance est un plat qui se mange froid. Appelé à rencontrer Arsenal en Ligue des Champions, le Standard va (enfin) pouvoir effacer un 0-7 subi un certain mercredi 3 novembre 1993.

        Sur une pleine page réalisée par Pablo Debatty et Eric Verschueren, le surlendemain, « La Meuse » titre : « Vous n'oublierez jamais cette gifle ». En présentation, nos confrères écrivent notamment « dans la chaleur d'un étonnant soleil "indien", sur les terrasses des cafés, au coin des rues ou dans les bureaux, beaucoup parlent du Standard ». Nos confrères ont été à la rencontre de ces personnes car « c'est vous, public, qui, en partie, payez ces « joueurs ». C'est vous, public, qui avez soutenu, envers et contre tout, ce club. C'est vous, aussi, qui avez reçu une gifle que vous ne méritiez pas ».

        Propos du bourgmestre Henry Schlitz ; « Je ne suis pas un grand connaisseur de football. Ce 0-7 doit porter les ressentiments des sportifs au paroxysme. Je constate que les supporters du Standard sont tristes. Mais c'est le signe d'une déglingue. Les joueurs ont laissé tomber les bras ».

        A l'exception notamment de Gilbert Bodart remplacé par Jacky Munaron, la plupart des joueurs encaissant la « gifle du 0-7 » à savoir  Régis Genaux, Guy Hellers, André Cruz, Philippe Léonard, Thierry Pister, Frans Van Rooij, Marc Wilmots, tous ont fait partie de la phalange  qui « le 6 juin 1993, date mémorable pour le Standard de Liège qui remportait, sous un soleil de plomb et dans un Stade Constant Vandenstock chauffé à blanc, sa 5ème Coupe de Belgique au détriment d'un Charleroi ».

        Du jeune Cédric Hogge (11 ans), back gauche chez les minimes du Standard  déclarant « Ils ont joué comme des pieds. D'ailleurs, si je les croise sur un terrain, je leur dirai. Mais, il y a encore de l'espoir... » à José Dautrebande de Huy confessant « Je suis catastrophé par ce qui arrive au Standard même si je reste d'abord « rouge et bleu » (...) Incroyable cette défaite. (...) A la place des dirigeants, je resserrais les boulons comme dans une entreprise. Il ne faut pas regarder la forêt dans son ensemble mais bien y entrer et voir ce qui s'y passe », tous les lecteurs de « La Meuse » interrogés sont du même avis. 

        Ils sont consternés mais attendent avec impatience comment, le dimanche 7 novembre, le Standard va se comporter en match de Coupe face à son rival du Royal Football Liège. Le Standard l'emporte par 3-2.

        Malgré la « gifle du 0-7 », Liège conserve son sens de l'humour : « Un nouveau sponsor s'est présenté à Slessin. Il s'agit de Seven-up... » ou « Le Standard a décidé de jouer dorénavant le vendredi car le week-end est réservé au football »!

 

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mercredi, 22 juillet 2009

L'oeil critique de Montreal sur les FrancoFolies de Spa.

        Journaliste québécois, Sylvain Cormier n'est pas « l'envoyé spécial » du « Devoir » à Spa. Son journal a l'élégance de dire « Sylvain Cormier est l'invité de l'organisme Wallonie-Bruxelles Musiques aux FrancoFolies de Spa ». Ca a le mérite d'être clair.

        Extrait des articles ; « l'oeil ne pouvait pas ne pas lire ce qui s'imposait au regard: la publicité, ici, ou plutôt le sponsoring, est Dieu et maître, et ne donne pas dans la discrétion. Couvrant la presque totalité de l'immense façade du majestueux bâtiment des anciens Thermes (où le tsar de la sainte Russie lui-même en personne alla faire ses ablutions), une toile gigantesque faisait la réclame de la loterie nationale belge en trois mots géants: Win For Life. Pas besoin d'Elvis pour penser big ».

        Autre extrait ; « Chanter en français, c'est bien, mais chanter son français en anglais, c'est mieux. Je me disais ça l'autre soir, alors qu'Anaïs, sur la plus grosse scène du Village Francofou (le romantique parc des Sept Heures, version enclos à bestiaux plus ou moins ados), nous refaisait le coup de son Bad Blues Player. Sur le mode parodique, of course, on avait compris (...) Mais devant ces milliers de sardines en pot, j'étais moins sûr. Les musiciens d'Anaïs menaient la claque, les gens scandaient joyeusement le refrain leitmotiv avec l'accent belge: «I'm a bad blues player / Bad as I can be.».

        Ou encore « On est moins patients envers tous ces jeunes groupes belges (The Aim, Dope Skwad et autres Soldout), pour lesquels la question de la langue ne semble pas se poser: entre flamand, wallon et français, le choice is on ne peut plus clair. Difficile, en cela, de ne pas considérer les artistes d'expression française comme des résistants ».

        Les articles de Sylvain Cormier sont parfois  sévères, parfois enthousiastes : « Difficile de ne pas apprécier aussi un Saule, capable de se gagner avec ses Pleureurs le même Village Francofou qu'une Pascale Picard ou The Aim, avec le meilleur d'un esprit bédé belge à la Dupuy et Berberian. Impossible de ne pas applaudir un Samir Barris, lui aussi auteur-compositeur belge pur jus, montant tranquillement mais sûrement les échelons de la renommée, qui donne en solo comme en groupe une chanson qui ne se pose pas non plus la question de la langue: c'est en français qu'un chanteur de la communauté française de Belgique chante, et cela va de soi ».

        Sylvain Cormier a l'esprit critique à savoir « le discernement juste et fin des beautés et des défauts d'un ouvrage » !

 

 

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mardi, 21 juillet 2009

Vacances en Côte d'Opale (6) : Bourbourg avec "le choeur de lumière" de Sir Anthony Caro devient le "Saint-Paul-de-Vence du Nord",

        A moins de dix kilomètres de la mer, en Côte d'Opale, sur des terres confiées, début du XIIème siècle, aux moines de Saint-Bertin de l'abbaye de Saint-Omer par Robert II, retour de croisade, se trouve la ville de Bourbourg. Les moines y ont accueilli d'autres abbayes et couvents. Ils y ont édifié une église, l'église Saint-Jean Baptiste, fierté des Bourbouriennes et Bourbouriens jusqu'à ce jour funeste de 1940.

        Ce jour-là, un avion en flammes survole l'église avant de s'écraser au sol. Images de désolation, la voûte s'est effondrée et le grand chœur gothique est ravagé. Le culte se poursuit dans un espace limité. Le plus grand chœur gothique au Nord de Paris est laissé à l'abandon.

        A la fin du siècle dernier, le ministère de la Culture et de la Communication décide de passer une « commande publique »  qui marque la volonté de l'Etat, en association avec de multiples partenaires, de contribuer à l'enrichissement du cadre de vie et au développement du patrimoine national, par la présence d'oeuvres d'art.

        En début du XXIème, le choix de l'artiste, réalisateur de la commande publique, se porte sur une des figures marquantes de la sculpture anglaise et internationale, Sir Anthony Caro, le dernier assistant de Henry Moore, par ailleurs, docteur honoris causa de l'Université de Lille

        Le maire de Bourbourg, Francis Bassemon raconte : « Lors de sa première visite, il est marqué par l'ampleur du choeur et sa charge de mémoire qu'il relie très vite aux événements de la Deuxième Guerre mondiale. Cette empreinte forte de l'histoire laissée dans la pierre de l'église, par l'incendie dévastateur de Mai 1940 et par les avatars du temps, compte beaucoup dans l'engagement et l'ardeur manifestés depuis sept ans par Anthony Caro, qui y trouve un lieu d'inspiration et d'expression correspondant à son évolution personnelle. L'artiste s'engage dès lors dans une recherche qui vise à faire du choeur gothique une chapelle de l'espérance et un lieu de méditation ouvert à tous ».

        Sir Anthony  Caro explique sa conception de l'œuvre « Le chœur de lumière » qui s'inspire de l'histoire de la région. «  Cette partie de la France a été battue guerre après guerre, par les armées de différentes nations, et je sens que le choeur devrait être un monument à la mémoire de ceux qui ont souffert et qui sont morts. Pour cette raison, j'ai choisi l'idée d'un lieu de méditation et de vénération pour quiconque, toute religion confondue ». Sir Anthony Caro avoue avoir « du respecter l'architecture en place, sans pour autant me laisser dominer par elle ».

        Désacralisé, le chœur retrouve son usage cultuel. Ce qui réjouit l'Archevêque de Lille, Laurent Ulrich : « Anthony Caro a édifié dans le choeur un baptistère monumental qui permettra de conférer le baptême des enfants et des adultes par ablution (un peu d'eau versée sur le front) et aussi par immersion, comme cela se pratiquait habituellement dans les premières communautés chrétiennes ».

        Pour le délégué aux arts plastiques au sein du ministère de la Culture et de la Communication, Olivier Kaeppelin : « Le choeur surplombe de quelques marches l'avant-choeur, il accueille en son centre la cuve baptismale.(...)  A la périphérie des fonts se tiennent les neuf niches qui habitent la paroi verticale de l'abside. Chaque niche héberge un haut-relief, sculpture assemblée de terre cuite et de feuilles d'acier. Les thèmes de l'eau et de la création du monde sont la source d'inspiration de ce récit ondoyant animé d'un mouvement continu de plis, failles et chevauchements. Cette séquence de terre et d'acier mêlés exprime les mouvements de matière et de vie d'un paysage initial ».

        A la vérité, « le chœur de lumière » - www.lechoeurdelumière.fr - vaut la visite. Inauguré le 11 octobre 2008, c'est surprenant. Chacun circule sur les 450 mètres carrés d'un blanc immaculé  mettant en valeur ce chef-d' œuvre d'art sacré. Afin de conserver ce blanc immaculé du sol, le visiteur revêt des chaussons. Sans l'avoir vu de nos yeux vu, il nous a été assuré que les techniciennes de surface ont recours à des brosses à dent pour nettoyer les interstices du sol !

        Ce chef-d'œuvre a eu un coût : 2 971 293 €. L'Union européenne a contribué pour 628.400 € par l'intermédiaire du Fonds Européen de Développent Régional (FEDER). Grâce au FEDER,  « le chœur de lumière lieu de méditation et de vénération pour quiconque, toute religion confondue » appartient un peu à chaque Européen.

 

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dimanche, 19 juillet 2009

Vacances en Côte d'Opale (5) : petite sirène et grands musées.

        En mer, depuis 1989, sur une bouée mouillée au large du port de Dunkerque se trouve une « Petite Sirène ». La sculpture est l'œuvre du Lillois Léopold Franckowiak. D'origine polonaise - ses grands-parents ont fait partie, en 1923, de la vague d'immigration polonaise dans le Nord, aux lendemains de la Première Guerre mondiale - cet artiste a organisé, en 1989, une exposition personnelle. Il décide de placer, provisoirement, sur cette bouée qui n'a aucune fonction de balisage officielle, sa « Petite Sirène ».

        Cependant, comme nous l'a confié l'attaché de conservation aux Archives municipales Olivier Rysckebusch, cette sculpture « a conservé sa place suite à la demande aussi bien des professionnels de la mer que des plaisanciers car elle est devenue au fil du temps un point remarquable ». Il se raconte même que les familles de marins incinérés dispersent les cendres au pied de « Petite Sirène ». Le provisoire est devenu permanent. 

        Hélas, la tempête de février 2005 brise les amarres de la bouée et la sculpture git sur les rochers de la jetée. Le Président de la Communauté Urbaine de Dunkerque et Maire de la ville, Michel Delebarre passe commande d'une nouvelle « Petite Sirène » à Léopold Franckowiak.

        Petite sirène est un euphémisme  car elle mesure tout de même 4m30 de haut. Le bulletin municipal « Dunkerque-magazine » s'extasie sur l'œuvre - réalisée en résine polyester. « A la chute de reins provocante, à la poitrine pulpeuse, et au sifflement envoûtant »,  la nouvelle « Petite Sirène » est dévoilée le 22 octobre 2005. « Dévoilée » est le mot car la « moitié de femme » de la précédente a su se voiler davantage !

        Fixée sur une bouée de six tonnes, suite au premier incident, la statue est « tous les hivers de retour au port pour regagner son point d'attache au début du printemps ».

        Il est d'autres monuments à admirer sur les places ou dans les rues.

Ainsi, à Dunkerque, sur l'ex-Place Royale, le monument à la gloire de Jean Bart, œuvre  de David d'Angers.

Ainsi, à Gravelines, - ville aux finances (très) saines vu la présence de la plus grande centrale nucléaire d'Electricité de France EDF - nous avons vu un taureau comme il en est un à Liège. Nous ignorons son nom en Ch'ti. Toutefois,  sans chauvinisme, en toute objectivité, au risque de déplaire à nos hôtes, « Li Torè » est incontestablement le plus beau !

Ainsi, à Bergues, devant la mairie, se trouve un géant au haut-de-forme censé représenter l'électeur censitaire qui a refusé d'accorder ses suffrages à Alphonse de Lamartine briguant son premier mandat. Dépité, celui-ci abandonne Bergues pour se faire élire, dès 1833, en Bourgogne.

        Des 47 lieux muséaux de la Région Nord-Pas de Calais, la métropole Lille en compte trois, Dunkerque quatre. Un portuaire, deux d'art contemporain et un consacré aux Beaux-Arts où se trouve notamment une splendide « Adoration des Mages » d'Alessandro Magnasco.

        Le musée portuaire présente cette caractéristique d'être un musée à quai - dans un ancien entrepôt de tabac du XIXème - et un musée à flots se composant d'un trois-mâts, « La Duchesse » un ex-navire école allemand,  un bateau-feu, la « Sandette » et une péniche, la « Guilde ».

        En lieu et place d'un ancien terrain militaire, se situe un jardin de quatre hectares dessiné par Gilbert Samel (paysagiste) et Pierre Zvenigoroski (plasticien et sculpteur). Un jardin extraordinaire où sculptures, eau, pierre et vent font bon ménage. Le visiteur y découvre, notamment, « Fallen Astronaut », la gigantesque réplique de la seule sculpture humaine déposée sur la Lune, en 1971. Au milieu de ce merveilleux jardin, un bâtiment de céramique blanche né de l'imagination de l'architecte Jean Willerval, enfant du Nord né à Tourcoing. Ce bâtiment est le LAAC, autrement dit Lieu d'Art et d'Action Contemporaine.

        Qu'y voit-on ? Actuellement, une exposition temporaire entièrement consacrée aux Signes-personnages d'Olivier Debré réalisés entre 1945 et 1985. Rien que ceci vaut le déplacement. Il y a, en outre, les collections permanentes dans lesquelles se côtoient Andy Warhol, Niki de Saint-Phalle, Pierre Soulages, Karel Appel son « Cirque » et son « Circus » auxquels s'ajoutent « Inlassable Pou », « C'est la Loi » et « Trois Oeufs sur le gazon » de concert avec Pierre Alechinsky, et ceteri, et ceterae. 

        Quant au quatrième musée dunkerquois, il porte le joli nom de FRAC, Fonds Régional d'Art Contemporain.  Tout un programme ...

 

                                         (prochain et dernier épisode : dans les jours à venir)

 


 

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jeudi, 09 juillet 2009

Vacances en Côte d'Opale (4): de la paix à Zuydcoote à la gloire de Jean Bart, que du plaisir ...

        La mer, c'est aussi la plage, les dunes, les jeux, la joie. Gravelines avec Petit-Fort-Philippe, Dunkerque avec Malo-les-Bains offrent tous ces plaisirs même si pour les dunes, il est préférable d'aller à Zuydcoote. La « Dune Dewulf » figure dans les 534 ha acquis par le Conservatoire du Littoral sous  le nom de « Dunes flamandes ».  Quatre sites gérés par le département du Nord. Dans un décor de broussailles, d'argousiers, de troènes, de saules rampants, de sureaux, d'aubépines, d'églantines, on se promène, gratuitement ou accompagné d'un guide naturaliste. Même en vacances, il est permis d'apprendre !

        S'envoyer en l'air n'est pas une  expression vaine à Dunkerque. On prend plaisir et goût au kite-surf, un sport aussi passionnant  à pratiquer qu'agréable à regarder. Nouveau sport, le concept du kite-surf est d'une simplicité biblique ; une planche à surf et un cerf-volant en guise de moteur alimenté par le vent. Pour qui ne s'est jamais aventuré  au kite-surf, il existe  Dkite-School (06 63 61 54 04). Du 8 au 16 août, Dunkerque est ville-étape du championnat du monde de kite-surf.

        Plus pépère tout en utilisant le même carburant - le vent - est le char à voile. Plus pépère mais nécessitant une certaine technique. Dany Boon l'a assimilée pour réaliser son succès mondial « Bienvenue chez les Ch'tis », tourné à l'Hollywood du Nord, Bergues.

        Le vent est aussi la vedette d'un Tour qui transforme la France en île, le Tour de France à la voile. Le départ a été donné à Dunkerque, fin juin et  il s'achève le 23 juillet  à la Seyne-sur-Mer, en Méditerranée. Ce Tour de France est garanti à l'eau claire. Sur la Côte d'Opale, ce Tour est très suivi d'autant que l'an dernier, la vainqueur a été le « Courrier Dunkerque ».

        En d'autres temps, on a crié au miracle en voyant un homme marcher sur l'eau. A Malo-les-Bains, pas de miracle mais une exclusivité en France, le « longe-côte ». Inspirée de la marche norvégienne, les sportifs munis de pagaie marchent dans la mer qui les submerge jusqu'à mi-poitrine. « Quel bonheur de "jouer" dans les vagues, de flirter avec le soleil, à chacun son rythme. Plongez dans l'univers des longeurs » recommande une brochure de l'Office du Tourisme.

        Tout comme au Japon, de jeu d'enfant, la sarbacane a été élevée au rang de discipline sportive à la Petite-Synthe, un quartier de Dunkerque. Son promoteur Claude Adonel considère que la pratique de la sarbacane nécessite « une parfaite maîtrise de soi, une grande concentration et un peu de résistance car le nombre de flèches tirées lors d'un concours s'échelonne entre 180 et 540 »

        Il est d'autres plaisirs à savourer dans cette « ville fleurie » aux trois pôles, balnéaire, portuaire et urbain. Avec ses deux beffrois classés au patrimoine mondial de l'UNESCO, ses divers mémoriaux, signes tangibles des nombreux conflits, sa statue majestueuse de son dieu Jean Bart, Dunkerque a tout pour séduire.

        Corsaire intrépide, Jean Bart, en 1694, a sauvé la France de la famine « en lui donnant du pain ». Lors de la bataille de Texel, il récupère cent-vingt navires chargés de blé norvégien sur lesquels les Hollandais ont fait main basse. Louis XIV l'invite à Versailles pour lui remettre l'Ordre de Saint-Louis. Sitôt décoré, Jean Bart embrasse le Roi-Soleil. Le corsaire est bien en peine de le remercier en paroles, il ne parle que le flamand, langue totalement étrangère à Louis XIV !  

        Dunkerquoises et Dunkerquois vouent un culte à Jean Bart dépassant de loin la Bartmania. Le pâtissier Jean-Daniel Vandewalle modifie-t-il (légèrement) la présentation de sa spécialité « le doigt de Jean Bart », aussitôt « La Voix du Nord » en fait sa manchette !

                                   (Prochains épisodes : dans les jours à venir)

 

11:27 Écrit par Pierre André dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

samedi, 04 juillet 2009

Vacances en Côte d'Opale (3) : Pêcheurs d'Islande, Carnaval de Dunkerque, Vauban.

        La mer, c'est aussi la pêche. Dès le 19ème siècle, les réserves halieutiques proches de la Côte d'Opale se sont amenuisées. Il faut aller au loin. C'est l'épopée des pêcheurs d'Islande qui ressemble comme deux gouttes d'eau (de mer) à celle imaginée par Pierre Loti au pays de Paimpol.  « La pêche allait de plus en plus vite, et on ne causait plus, tant les lignes donnaient ; à tout instant, on entendait tomber à bord des gros poissons, lancés sur les planches avec un bruit de fouet (...) Dans le jour, ces hommes, qui étaient plus cloîtrés que des moines, causaient peu entre eux. Chacun tenant sa ligne, restait pendant des heures et des heures à son même poste invariable, les bras seuls occupés au travail incessant de la pêche. Ils n'étaient séparés les uns des autres que de deux ou trois mètres, et ils finissaient par ne plus se voir ». A chaque poisson pêché, le pêcheur coupe la "langue". Plus de "langues" a-t-il, mieux il est rétribué.

        La vie à bord est pénible, éprouvante. Pas d'eau pour se laver et cela durant six mois, sans nouvelles du monde. Ces pêcheurs sont de véritables aventuriers, « c'est pour "masquer" leurs angoisses qu'est né le fameux Carnaval ».  Carnaval de Dunkerque dont une tradition veut que du Beffroi de l'Hôtel de ville, le maire lance des harengs fumés ("klippers" en langage dunkerquois, "kippers" partout ailleurs !) en direction de foule, présage d'une pêche abondante. Autrefois, cette pêche a pris le chemin des saurisseries afin d'y être salée et fumée. Aujourd'hui, il n'y a plus guère que la saurisserie de la Grand-Fort-Philippoise Nathalie Dutriaux  (+33 (0)3 28 65 34 05) pour encore sécher, saler et fumer à la sciure de bois de hêtre tout un assortiment de poissons ; saumon, flétan, hareng, etc.

        A l'époque espagnole, au cours d'une bataille navale, au large de Gravelines, le 29 juillet 1588, sir Francis Drake met un terme à l'Invincible Armada, rêve de Philippe II, fils de Charles-Quint. En son temps, celui-ci a entrepris d'énormes travaux de fortifications tant à Gravelines, Dunkerque. Lorsque ces villes sont devenues françaises, Louis XIV confie à Vauban le soin d'améliorer leur défense.  Les fortifications de Gravelines, entourées d'eau, nous sont parvenues intactes. De toute beauté, dominées par l'Arsenal de Vauban qui abrite le Musée du Dessin et de l'Estampe Originale - quelques dix mille estampes du XVème siècle à nos jours. En exposition temporaire jusqu'au 31 août, cinquante ans d'estampes Inuit.

        Tous les travaux imaginés par Vauban n'ont pas été exécutés. Il y a eu ce que l'on nomme aujourd'hui, « un transfert Sud-Nord ». En effet, à l'époque, Louis XIV a exigé le renforcement des fortifications de Furnes au détriment de la casemate du four à pain de Gravelines !   

                                                            (Prochains épisodes;  dans les jours à venir)

18:51 Écrit par Pierre André dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

jeudi, 02 juillet 2009

Vacances en Côte d'Opale (2): fierté d'être Nordiste.

        La position géographique de Gravelines et de Dunkerque a suscité, tout au long du second millénaire bien de tentations pour les pays proches. D'où une histoire complexe faite de batailles, de traités, d'occupations dans lesquelles nous n'entendons point entrer. En bref, appartenant au comté de Flandre, lui-même tombé dans l'escarcelle des Bourguignons, des Espagnols quant ce n'est sous la coupe des Anglais voire des Hollandais, ces villes sont devenues Françaises au temps de la monarchie.

        Française, Gravelines l'a été, en 1659, par le Traité des Pyrénées. Française, Dunkerque l'est devenue, en 1662, en suite de son achat aux Anglais pour compte de Louis XIV, par le maréchal Godefroi d'Estrades.

        La dernière grande bataille à Dunkerque - connue sous le nom d'Opération Dynamo - s'est déroulée du 25 mai au 3 juin 1940. Bataille décisive car elle a permis de rapatrier plus de trois-cent mille soldats en Grande-Bretagne. Les armées allemandes en ont conçu un vif ressentiment.Quand bien même le maréchal Jodl ait signé, à Reims, le 7 mai, la reddition sans conditions de l'Allemagne, Dunkerque demeure encore occupée. Aujourd'hui, elle dispute à Royan, Lorient, Saint-Nazaire le titre de dernière ville libérée sur le front occidental.  

        La position géographique de Gravelines, Dunkerque et autres petites communes les tournent vers la mer. « La mer est un lieu de beauté, que sa pollution te soit intolérable. Savoure l'harmonie et la splendeur du jour changeant des ciels et de la mer. Tu habites le plus beau domaine » a écrit le poète.

        Mais la mer est aussi danger.  Ministre de la marine, l'amiral Charles Rigault de Genouilly lance, sous le Second Empire, la Société de Sauvetage en mer faisant appel des sauveteurs bénévoles volontaires. Cette Société s'appelle aujourd'hui  Société Nationale de Sauvetage en mer dont un musée se trouve à Grand-Fort-Philippe.

        Situé au bord de l'Aa - un fleuve connu de tous les cruciverbistes - Grand-Fort-Philippe est une commune depuis 1884. Cette année-là,  Grand-Fort-Philippe s'est séparée de Gravelines. Toutefois, les Grand-Fort-Philippois - à l'image des irréductibles Gaulois - ont  refusé d'être intégrés dans le département du Pas-de-Calais. Nordistes, ils ont été, Nordistes, ils ont entendu le demeurer. Grand-Fort-Philippois et Gravelinois s'entendent à merveille au point qu'un service gratuit de « cannotte » fonctionne l'été, reliant les deux rives de l'estuaire de l'Aa.

                                          (Prochains épisodes : dans les jours à venir)

 

11:56 Écrit par Pierre André dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mardi, 30 juin 2009

Vacances en Côte d'Opale : premier épisode et il y en aura d'autres !

        A l'invitation de l'Office du Tourisme de Gravelines (+33 (0)328519400) et de celui de Dunkerque (+33 (0)3 28 66 79 21), nous avons, en compagnie de confrères, séjourné durant deux jours dans cette région située dans le prolongement de la Vlaamse Kust.

        Nathalie Acquart, Sabine Pleuvret, Laurence Baillieul, en hôtes attentionnées, ont retenu pour notre repos, entre ces journées de visites intenses et intéressantes, à « Hirondelle » (+33 (0)3 28 63 17 65), un « Logis de France » aux chambres spacieuses et confortables, en plein cœur du pôle balnéaire de Dunkerque, Malo-les-Bains. Auparavant, elles ont eu à trancher parmi les soixante-quatre restaurants de Dunkerque - quatre-vingt dix neuf si l'on y incorpore ceux des environs de Dunkerque -, lequel nous recevrait. Leur choix s'est porté sur « Le Corsaire » (+33 (0)3 28 5903 61), un établissement installé dans les bâtiments occupés précédemment par les services de la Météorologie, en plein cœur du Port de Plaisance.

        Le député-maire de Dunkerque Michel Delebarre, ancien Ministre d'Etat, et les critiques gastronomiques voient dans « Le Corsaire », le prochain étoilé de la cité de Jean Bart. Il est vrai que le chef Arnaud Tétard - membre des Jeunes Restaurateurs d'Europe (JRE) - a fait ses classes au prestigieux Ritz. Pour l'anecdote, Arnaud Tétard a préparé le samedi 30 août 1997, au soir, un dôme de foie gras aux épinards et de la langouste à la papaye, un menu que Lady Diana a savouré dans sa chambre du Ritz.

        Sur la digue de Malo-les-Bains - une digue réservée exclusivement aux piétons au contraire, de celles de la Vlaamse Kust  qui sont, généralement, ouvertes aux véhicules des Matuvus - Frédéric Struyf, patron de « On the Beach » (+33 (0)3 28 29 10 03) nous explique, entre autres choses, qu'à partir du 1er juillet comme l'ensemble de la profession, il répercute sur ses prix (déjà moindre qu'à la Vlaamse Kust) la baisse de TVA qui passe, en France, de 19%6 à 5%5. En temps de crise, 14 % de réduction est toujours bon à prendre.

        Depuis la Belgique, l'autoroute vers la mer du Nord conduit, via Furnes, à Dunkerque et à Gravelines tandis qu'en chemin de fer, il est préférable de gagner ces villes via Lille. La durée  du trajet  varie d'une demi-heure à une heure selon que l'on voyage en TGV ou en train express régional (TER). La première gare de Dunkerque a été inaugurée en 1848.

        Il y a de très nombreuses années, une liaison Gand-Dunkerque via la Panne a existé. Elle est  loin d'être rétablie en dépit des souhaits français. Il en va de cette liaison comme il en est de la liaison ferroviaire Dinant-Givet.

                                   (Prochains épisodes ; dans les jours à venir).

 

 

 

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mercredi, 10 juin 2009

Tchanthès qera présent au Festival (off) d'Avignon !

        Dès le 8 juillet, jour de la première représentation au Théâtre Gilgamesh en marge du 63ème Festival d'Avignon (7 au 29 juillet), « Ubu à l'Elysée » de notre compatriote Claude Semal va faire la joie des anti-sarkozistes - nombreux en France à en croire les sondages - et le plaisir de ceux qui soutiennent le Président.

        En avant-première, au prix de 10 €, les éditions Aden www.aden.be publient  le texte  de  cette pièce en cinq actes pour nain, marionnettes et vers de mirliton  « très très très librement inspiré de l'oeuvre d'Alfred Jarry ».  Se définissant comme « artiste citoyen, chanteur, poète et bouffon... », Claude Semal manie avec bonheur le vers de mirliton « art distingué et subtil qui permet de passer pour un crétin aux yeux des imbéciles ». 

        Quelques extraits : « Vive les zozos / vive les saucisses / vive le socialisme », « ...ce n'est pas en appauvrissant les riches que l'on enrichira les pauvres (...) plus les riches seront riches, plus les pauvres rêveront de le devenir. Et plus les pauvres travailleront pour cela, plus les riches s'enrichiront ! C'est ce qu'on appelle un cercle vertueux (...) et seulement pour les pauvres, un seul mot d'ordre : travailler plus pour gagner plus ! », « Ah ! je suis fière de moi. Quelle belle campagne ! Quelle superbe défaite ! »

        « Ubu à l'Elysée » met en scène de nombreux personnages dont ... Tchantchès et autres marionnettes qui s'inscrivent dans «  la grande lignée des marionnettes populaires liégeoises ». En préface, Claude Semal note : « toute ressemblance avec des personnages existants ou ayant existés est totalement impossible. Dans la réalité, personne n'est aussi con, abject, menteur, narcissique, veule, cupide et ridicule ».

        Précisons qu'aux pages 90 et 91 qui montrent Tchantchès user de son célèbre « coup de tête empoisonné », notre héros liégeois réplique par un noble « Touche-moi pas, tu me salis ! Pas de compromission ! Liberté ! Fraternité ! Du travail et du pognon ! » à l'ouverture que lui fait sa Majesté-Président « Ubu à l'Elysée » !  

 

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samedi, 28 juin 2008

Vive les vacances, vive le théâtre, vive Stavelot, vive VTS !

        Il y a 43 ans, par un après-midi d’hiver, nous avons joué le rôle de « go between » entre une délégation du Théâtre de l’Etuve, Jean Mottard et Polo Deranne et le bourgmestre de Stavelot, Bruno Philippart. Le courant est très bien passé entre les divers protagonistes, gens de confiance et de bon sens. Ainsi, sont née les « Vacances-Théâtre-Stavelot » (VTS www.theatre-etuve.be ). A l’époque, la vie culturelle stavelotaine se limite aux « Blancs Moussis » et au Festival de Musique de Raymond Micha.

        Depuis, Stavelot s’est agrandie grâce à la fusion de communes de 1976 et à l’apport d’autres éléments tel le centre culturel ou la restauration laïque de l’Abbaye. Au point que Stavelot dispose de suffisamment d’atouts pour poser sa candidature – avant 2009 – au titre de « Capitale européenne de la culture 2015 ». Mélina Mercouri, initiatrice de l’idée des capitales européenne de la culture, de là où elle est aujourd’hui, encouragerait sans nul doute, cette ambition de Stavelot visant à faire « ressortir la diversité culturelle en Europe » tout en mettant « en évidence les aspects communs des cultures européennes ».

        La disparition de Jean Mottard en juillet 2005 a laissé VTS quelque peu orphelin au point que la 42ème édition de 2006 apparaît maigrichonne. Mais cette année, VTS a repris force et couleur. Jacques Deck apporte toute son expérience à Polo Deranne toujours aussi vif et pétillant, débordant d’optimisme.

        Le député provincial Paul-Emile Mottard – aucun lien de parenté avec Jean Mottard – préside VTS dont la « programmation est fidèle à la tradition, variée et attractive, mêlant théâtre et musique, avec cette année une prédominance de spectacles où l’artiste est seul en scène. Cette formule, convenons-en s’inscrit admirablement dans le cadre de cette Abbaye  (…) Tout est dès à présent réuni pour faire de cette 43ème édition un nouveau succès sous la houlette sympathique et judicieuse de son directeur, Pol Deranne ». Pol Deranne appelé par ses vieux amis  « Polo ».   

 

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vendredi, 04 août 2006

A la manière de "l'oncle Paul" ...

C’est quasi une « success-story ». Au début des années 80, durant leurs études à l’Université Mac Gill à Montréal, deux Suisses, Anthony et Jonathan Torriani, ont lavé la vaisselle au « Ritz-Carlton », le prestigieux palace dont les clients portent nom de Winston Churchill et autre Rita Hayworth. Leurs travaux sont payés cinq dollars canadiens l’heure. Aujourd’hui, les frères Torriani sont sur le point de devenir, en grande partie, propriétaires du « Ritz-Carlton ». Ils entendent lui rendre son lustre d’antan en installant notamment une piscine intérieure réservée aux stars, présidents de république - la clientèle royale s’est amenuisée - qui logent dans une des 230 chambres et suites. Ce n’est toutefois pas en économisant dollar (acquis en faisant la vaisselle) par dollar que les frères Torriani ont réuni la somme qui leur permet aujourd’hui d’acquérir ce bijou (un peu défraîchi) de hôtellerie nord-américaine. Héritiers d’une longue tradition d’hospitalité helvète, ils se sont associés avec une société financière suisse « Merelis » afin d’acquérir le magnifique hôtel de la rue Sherbrooke.

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