samedi, 21 janvier 2017

Christian Quasada ... "une bête de TV" !

      

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     Dans les annales des jeux TV des chaînes françaises, Marie Friedel demeure celle qui a gagné le plus,  1 000 000 d’euros. Le temps de répondre correctement à quinze questions posées par Jean-Pierre Foucault dans Voulez-vous gagner des millions ? En revanche, aux Douze coups de midi, Christian Quesada, surnommé le professeur, a dû répondre à plus de cinq mille questions posée par Jean-Luc Reichmann pour empocher 839 392 euros dont 209 392 sous forme de cadeaux.

       En réalité, la totalité des 600 000 euros n’est pas encore dans les poches de Christian. La société de production Endémol, basée à Amsterdam, paye les gains à nonante jours fin de mois. Comme Christian est dans le jeu le 4 juillet, le calcul de ce qu’il a déjà touché et la somme qui lui reste à encaisser est relativement simple. Un enfant de primaire est à même de résoudre le problème surtout s’il est un hyper doué comme Christian l’a été avec deux ans d’avance durant sa scolarité.

       Au fur et à mesure de sa participation au 12CDM, Christian se fixe comme ambition d’atteindre 1 000 001 euros. Savoir gagner avec panache a dit Charlie Chaplin. Hélas, la cent quatre-vingt-troisième présence sur le plateau de 12CDM se révèle fatale. Le record de Marie Friedel  n’est point battu. Savoir perdre avec dignité dit encore Chaplin. La structure du jeu conçu par Endémol fait que des téléspectateurs de TF1 se partagent la même somme que Christian a gagné. Il détient ainsi le record du candidat ayant généré 1,6 million d’euros de gain comme il l’a dit à nos confrères du Figaro Magazine.

       Passionné de Scrabble, Christian lit de A à Z le dictionnaire.  Il y a vingt ans, première  participation au jeu télévisé Des chiffres et des lettres. Il remporte la Coupe des Champions, deux ans plus tard, la Coupe des Masters et en 1991, la Coupe des Clubs. Il est le seul candidat a posséder un tel palmarès de ces trois grandes épreuves TV. Puis, il y a sa présence aux Douze coups de midi du 4 juillet 2016 au 14 janvier 2017. Le secret de sa réussite ?  Christian Quesada ne le cache point ; pour briller dans ce jeu, et avoir une longévité comme la mienne, il faut avoir plusieurs qualités: une bonne culture générale, faire abstraction des caméras et avoir une bonne mémoire… Bref, à la portée de chacun !

00:51 Écrit par Pierre André dans Actualité, Loisirs, Télévision | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

samedi, 22 août 2015

Sur la rive gauche, la Terrazza Martini temporaire, sur la rive droite deux terrasses permanentes, à Li P'tite Couhène et La Taverne des Vennes.

        La météo prévoit du soleil ce dimanche à Spa-Francorchamps. Comme dans la dernière décennie du 20ème siècle, les supporters allemands se sont déplacés en masse au temps de la splendeur de Schumacher, cette année, on attend une déferlante néerlandaise autour du circuit ardennais venue soutenir leur compatriote Max Verstappen, âgé de 17 ans. Rien n’est joué entre l’écurie Mercedes-AMG et la Scuderia Ferrari d’autant que les pilotes de Williams Martini Racing sont susceptibles de jouer les trouble-fête.

       Jeudi soir, à la soirée VIP organisée à la Terrazza Martini, Valtteri Bottas et Felipe Massa n’ont rien révélé de leur boulot dominical  Jeudi soir, le boulot a été promo de Martini sans possibilité de poser des questions ou de se faire photographier avec eux. Connue pour sa gioia di vivere  (joie de vivre italienne), Martini – et sa Terrazza temporaire – fait découvrir l'univers de la F1 dans quatre villes de Grand Prix. Liège a été choisie pour installer Boulevard Frère-Orban, en bord de Meuse l'impressionnante terrasse, à l’accès gratuit  vendredi 21 et samedi 22 aoûtet l'on y sert aux non-VIP un mélange irrésistible de cocktails à base de … Martini !

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        Mais si cette Terrazza en rive gauche est temporaire, sur la rive droite, il est deux établissements qui offrent, en tout temps, le charme de leurs terrasses. L’un, La Taverne des Vennes (1) située au milieu du Boulevard de l’Automobile, sur la petite place aux catalpas, l’autre Li P’tite Couhène (la petite cuisine) (2) au bout de ce même boulevard, à l’ombre de la Médiacité.

        La Taverne des Vennes est un établissement populaire comme le quartier en a compté beaucoup lorsque des industries tel Cuivre et Zinc y ont prospéré.  La Taverne des Vennes, c'est un microcosme qui permet de rêver a écrit notre confrère Jean-Pierre Keimeul. Les habitués occupent le zinc. Aux murs, des reproductions de l'exposition universelle de 1905. Un des rares établissements à y être vraiment attentifs. Cela garde le cachet d'une vieille brasserie. Dans le vaste jardin fleuri, à l’arrière, Marcus mitonne une petite restauration chaque midi du lundi au vendredi, tandis que le patron, Charlie met à la disposition de sa clientèle un barbecue et une piste de pétanque. Derrière le comptoir, officie notamment  la jolie Joanna, à l’accent du français de Beyrouth.

LIEGE Ista.jpgGeorges Ista, journaliste, militant wallon

        Li P’tite Couhène est la seule enseigne commerciale de la rue d’Harscamp en forme d’un gigantesque sachet de frites. Éric les prépare et le sert dans des cornets tels qu’utilisés au temps où les fritures s’appelaient, comme Georges Simenon l’écrit dans Mémoires intimes, encore fritures et non friteries !

        Attenant au comptoir est le restaurant qui donne accès à une belle terrasse arborée de vignes et de figuiers. L’Eden en pleine ville. La carte est courte, gage de qualité, auquel s’ajoutent deux suggestions hebdomadaires. L’une propose un tour de monde sous forme d’hamburger, les USA avec sauce BBQ maison, bacon, cheddar, laitue, tomates, l’Italie avec  mozzarella, tomates séchées, pesto, roquette, olives, la Grèce avec tzatziki, tomates séchées, feta, olives noires.

        Les autres suggestions hebdomadaires ? Variées telles salade César (blanc de poulet, romaine, parmesan, bacon...), anneaux de calamars et salade grecque, filets de rougets, légumes du Sud grillés et boulghour, bœuf bourguignon, médaillon de porc aux deux pommes, sauce crémeuse au cidre, filet mignon de porc miel-gingembre. L’eau à la bouche. Voisine à Media rives, la RTBF a fait de Li P’tite Couhène une de ses cantines. Mojito, sangria, splitz sont préparés maison. En prime, à l’issue du repas, le patron Éric offre toujours un péket au melon, un régal !

        Inutile de le dire - mais cela le vaut bien - que tant à Li p’tite couhène qu’à La taverne des Vennes, les prix sont ultra-démocratiques.

(1)   La Taverne des Vennes, place Georges Ista 17, tél. 04.343.91.47. Ouvert 7 jours sur 7, www.tavernedesvennes.be

(2)   Li P’tite Couhène, rue d’Harscamp 48, GSM 0492 639 514. Ouvert du mardi au samedi de 11h30 à 21h00.

10:22 Écrit par Pierre André dans Actualité, Gastronomie, Loisirs, Sport | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

samedi, 16 mai 2015

LE 56ème FESTIVAL THÉÂTRAL DE SPA : D’ ÉCLAIRANTES ÉNUMÉRATIONS.

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        Le Festival de théâtre de Spa  se présente chaque année en communiquant une série de chiffres que l’on peut compléter, voire parfois rectifier au lieu de les arrondir : sa 56ème édition depuis 1959 (1) propose en  2015,  10.000 places  en six lieux et en dix jours afin de permettre à 73 comédiens (20 dont 7 musiciens  des Baladins du Miroir, 18 de deux productions de l’Atelier-Théâtre Jean Vilar et six nous venant des Pays de Loire, tandis que les 16 autres  spectacles - sur 20  soit   80%  de ceux-ci - ont ensemble  eu recours à 29 comédiens soit moins de deux en moyenne par spectacle) de jouer 44 fois 20 pièces dont quatre créations et trois spectacles venus de France dont celui (« sold out » c’est-à-dire complet en moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire) avec la triomphatrice  du Molière de la meilleure comédienne de l’année :  la Liégeoise Marie Gillain. On pourrait poursuivre  l’inventaire à la Prévert  en évoquant quatre rencontres, trois lectures, cinq spectacles de rue, six stages dont cinq pour des catégories de jeunes allant de 2 ans et demi à 17 ans ou bien encore un dîner spectacle, des formules Thermes-Théâtre etc….

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        Mais chez les lecteurs curieux les énumérations ne font l’objet d’appréciations qu’après comparaisons. Je lis ainsi qu’en 1961, le festival annonçait 26.252 spectateurs pour 39 représentations en  18 jours  par 37 comédiens résidant à Spa et 42 comédiens navetteurs . Ou bien que pour sa mise en scène de la création mondiale en langue française de la pièce magistrale de Bertold Brecht « Arturo Ui », Jacques Huisman avait employé trente six comédiens.  Quand fin 2002, Armand Delcampe  secondé notamment par le Bourgmestre Houssa obtint du Ministre libéral wallon de la Culture  Richard Miller, la signature d’un contrat-programme pour le Festival spadois, il put annoncer pour 2003, 88 représentations (le double de cette année) de 28 spectacles dont 8 créations en 16 jours… En 2006 on annonça même plus de 100 représentations !

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        Aujourd’hui, Cécile Van Snick nous écrit :  « Le contrat-programme signé en 2002 prévoyait un échelonnement de la subvention jusqu’ en décembre 2006 . Ensuite, nous avons eu droit à quelques indexations. Celles-ci s’arrêtent en 2011. En 2015, la subvention a été diminuée de 1%. Lorsque j’évoquais en conférence de presse le montant de 17.000 euros en moins pour l’artistique, c’était en additionnant l’ensemble des montants diminués cette année (aide de la Présidence de la Fédération, aide du Tourisme, diminution de la subvention de la Fédération, Arts & Vie,…)                

        La subvention de 173.525 euros  en 2002 a progressé de 38,6% en quatre ans pour atteindre 240.451 euros en 2006 mais la ministre  bruxelloise Fadila Laanan a refusé de renouveler le contrat-programme et s’est  contentée en huit ans d’une progression de 6,4%  (de 240.451 à 255.910 euros en 2011  montant maintenu sans indexation jusqu’en 2014 et abaissé en cette année 2015 à 253.351 euros). Nous connaissons l’impécuniosité de l’ex-Communauté française devenue une Fédération Wallonie-Bruxelles à régionaliser. Les clés de répartition des subventions communautaires  localisables avaient été généreusement fixées pour Bruxelles (alors quelque 20% des francophones de la Fédération dans cette région dotée de l’essentiel des budgets des institutions culturelles fédérales) à 25%, 75% devant revenir à la Wallonie. Dans le secteur des arts de la scène (comme à la R.T.B.F.) c’est à présent l’inverse grâce à des Charles Piqué et Fadila Laanan  qui avec la complicité des Wallons de l’establishment bruxellois ont roulé dans la farine ministres et parlementaires wallons pourtant largement majoritaires au sein de la Fédération. Spa fournit à cet égard avec son Festival de Théâtre un exemple flagrant d’iniquité.

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        En effet une véritable aberration se révèle dans  les subventions de deux Festivals : l’un flamingant d’avant-garde te Brussel le « KunstenFestival des Arts » qui en plus des crédits considérables de la Communauté flamande et même de l’Union Européenne ainsi que des aides service de Brussel-Bruxelles-hoofdstad-capitale recevait en 2013 près de  600.000 euros (597.566) alors que le Festival Royal de Théâtre de Spa recevait pour sa 54ème édition   255.910 euros  soit quelque 40% de ce qui était octroyé aux affidés de Mevrouw Frie Leysen (2). Cela dans un silence qui est selon moi aussi assourdissant que scandaleux. Espérons que cela  change car autrement la mort à petits feux du Festival de Spa se terminera par une euthanasie. Le seul moyen de l’éviter nous semble être de transférer des subventions de Bruxelles vers la Wallonie.            

        Ceci dit , je n’ai pas présenté  les spectacles. C’est parce que vous trouverez bien davantage à leur sujet sur le site du Festival (www.festivaldespa.be) que ce que je pourrais en dire ici. Par contre vous n’y trouverez pas ce que vous avez pu lire ci-dessus. Mais je prévois de vous donner en suivant deux représentations lors de cinq soirées du 7 au 16 Août une dizaine d’appréciations motivées.                                    

        Jean-Marie Roberti

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(1) Depuis 1959, c’est-à-dire d’abord un quart de siècle en décentralisation du Théâtre National dirigé par Jacques Huisman auquel succéda un Jean-Claude Drouot alias Thierry la Fronde  qui échoua en 1986 et 1987, deux « anciens » Billy Fasbender et André Debaar prenant le relais en 1988 et présentant jusqu’en 1998 une vitrine des productions dramatiques en Communauté française, tandis que depuis 1999, c’est-à-dire depuis 17 ans, c’est le duo Armand  Delcampe et Cécile Van Snick qui met désormais l’accent sur la création (comme le démontrait en 2009,   dans son livre sur le cinquantenaire du Festival,  le journaliste de « La Libre Belgique » Philippe Tirard)  et qui  assume (aujourd’hui très difficilement)  l’actuelle pérennité de  cette manifestation estivale majeure de l’art dramatique en Wallonie.

(2) Une fine observatrice de la vie culturelle bruxelloise, par ailleurs ancienne parlementaire, nous fait justement remarquer que la Fédération Wallonie-Bruxelles a certes obtenu que l'appellation KunstenFestival soit complétée par la mention  "des Arts"  mais, ajoute-t-elle, il faut attaquer ce "kunst" sur le fait que le contrat ne prévoit que trois productions de la Fédération Wallonie Bruxelles. Elle souligne encore que "les 35 producteurs bruxellois ne sont pas francophones" A son avis,  un double financement par les Flamands et les francophones serait de nature  à permettre des créations et un caractère mondial où, conclut-elle, la Wallonie devrait être plus présente.  Nous pourrions souscrire à une telle conclusion si la Wallonie obtenait dans ce secteur de l'art dramatique (comme dans bien d'autres domaines culturels) une proportion équitable des interventions publiques (et non pour le Festival théâtral de Spa 40% de ce que la Fédération  octroie au riche KunstenFestival). Nous apprenons que le Théâtre dit National (auquel cette Fédération accorde plus de six millions d'euros annuels) annonce l'organisation d'une saison 2015-2016 complètement commune avec le  Koninklijke Vlaamse Schouwburg. Grâce à l'addition des subventions 70 spectacles peuvent être programmés en région de Bruxelles-Capitale en y assurant à la Flandre une place démesurée par rapport à sa représentativité réelle (10% des demandes de pensions sont rédigées en néerlandais vient-on d'apprendre) et cela dans un esprit belgicain et recentralisateur. Jusques à quand la majorité wallonne de la Fédération Wallonie-Bruxelles se laissera-t-elle rouler dans la farine ? 

22:50 Écrit par Pierre André dans Actualité, Art, Culture, francophonie, Loisirs, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mercredi, 29 avril 2015

Un calendrier riche de jours fériés en mai, autant de raisons supplémentaires d'admirer les richesses du Château de HARZÉ !

       Si l’avènement de Charlemagne a laissé entrevoir un IXème siècle radieux dans nos régions, rapidement la population a déchanté. Les invasions normandes et hongroises ont amené les habitants de Harzé à se protéger en édifiant une maison forte sur un piton rocheux. L’histoire n’a pas retenu le nom du seigneur à la base du projet mais des historiens (1) se passionnent pour ce territoire.

        Enclavé dans la principauté de Stavelot-Malmedy, le pays de Harzé fait partie du comté devenu duché de Luxembourg qui ne sera Grand-Duché que réduit à son format actuel.  La guerre de Trente ans (1618-1648) qui divise l’Europe, pire la déchire, et oppose initialement catholiques et protestants, puis États à États,  joue un grand rôle dans l’érection du Château de Harzé.

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        Dès le début du conflit, tout comme  nombre de Wallons dont Ernest de Suys, le seigneur de Harzé Albert de Ligne s’est engagé dans les troupes catholiques sous commandement de Jean ‘tSerclaes en soutien de Ferdinand II. Tous bataillent tant et plus, ils sont à la Montagne blanche et en bien d’autres lieux. Ernest de Suys prend du galon au point  de devenir  général d’artillerie en tête de l’arsenal impérial. En avril 1629, l’empereur Ferdinand II de Habsbourg le nomme baron de Tourabel.

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        Un mois plus tard, Albert de Ligne vend la seigneurie de Harzé à Ernest de Suys, baron de Tourabel. Ce guerrier est aussi un entrepreneur et homme de goût. Il tient la première de ces vertus de son aïeul savoyard Guido Suisse qui, le premier édifie aux Pays-Bas des digues en plantant des pieux à l’aide de maillets et la seconde de son grand-père Jacques – Jacobus Susius - humaniste, poète latin, ami de Juste-Lipse.  Ernest de Suys entreprend de remplacer la maison forte par un château dans un style de Renaissance mosane, classé, en 1965, monument historique par  la Commission royale des Monuments et sites.

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        Le blason inspiré des ouvrages de l’aïeul figure sur les murs du château et la devise familiale imaginée par le grand-père Portat constantia palmam se retrouve sur un tableau représentant le comte Ernest de Suys. Car  la constance à guerroyer de celui-ci lui mérite ce titre de comte du saint empire romain  germanique  attribué par l’empereur Ferdinand III de Habsbourg, le lundi 11 avril 1639.  Tandis que le guerrier se déploie sur les champs de bataille, sa maman Georgine de Lynden veille à l’édification du château de Harzé. Château où le comte séjourne peu, il est toujours en guerre ! Il y trouve la mort le jeudi 3 août 1645 à Nördlingen où les troupes françaises emmenées par Condé et Turenne infligent la défaite aux troupes impériales. Le corps du comte est ramené de Souabe à Stavelot où Ernest de Suys a souhaité être inhumé.

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        Depuis 1973, la Province de Liège a acquis le château de Harzé et ses dépendances. Elle en a confié la gestion à une ASBL  DTLV  qui regroupe  les Domaines touristiques du Vallon de la Lembrée. Des dépendances, DTLV  en a fait le Musée de la meunerie et de la boulangerie (2) et du Château, un lieu luxueux de séminaires résidentiels (3). Une partie de caves voutées abrite un restaurant La Ptite Auberge  (4) qui dispose d’une splendide terrasse.

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        La P'tite Auberge  est une halte le dimanche à l’heure du goûter pour les promeneur(e)s de ce beau pays de Harzé célébré par le poète Lucien RadouxC'est Harzé la jolie au fil de ses virages / Qui gerbe la culture en prisme de mirage / C'est pavillonchamps et ses versants de clarté / Où le bonheur s'égaille en reflets d'aparté / C'est Fy la solitaire à l'abri de ses chênes / Qui sourit toute seule en silence et sans gêne / C'est Priestet la sainte assise au mamelon / Qui domine partout les ombres des vallons.

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(1)    Citons notamment le docteur Louis Thiry (Histoire de l'ancienne seigneurie et commune d'Aiwaille et de la région d'Ourthe-Amblève),  Amédée Pollet  (HARZE dans le passé ou mille ans d'histoire), Pierre Ninane (Harzé, mon village - http://harze.e-monsite.com)

(2)     De mai à octobre, dimanche et jours fériés 14-18h. Ajout du samedi,  en juillet et août,  ouvert  13-18h et démonstration par des artisans.

(3)    info@chateau-harze.be  - Tél. 32 (0)4 246 63 63 

(4)    La P'tite Auberge – Tél: 00 32 (0)4 246 63 53 - Restaurant du mercredi midi au dimanche soir (sauf samedi midi). 

09:25 Écrit par Pierre André dans Actualité, Europe, Gastronomie, Loisirs, Religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

vendredi, 13 mars 2015

Théâtre de l’ÉTUVE : un programme PYTHONESQUE en mars, accueil délirant du printemps!

        Au réveillon de Nouvel-An, le théâtre de l’Étuve a présenté avec succès l’œuvre originale de son co-directeur John Grégoire, Les casse-pieds sonnent toujours deux fois. Un succès confirmé en février et début mars devant des salles remplies.

        En vue de se réjouir davantage encore de l’arrivée du printemps, l’Étuve a invité la Compagnie Zeron Tropa  de Michel Udiany à présenter des sketches inspirés de l’humour déjanté des Monty Python’s  (1). Cet humour a fait plier de rire de 1969 à 74 les Britanniques. Durant cette période, la très sérieuse BBC a diffusé cette émission au point de la rendre cultissime. Le très sérieux Oxford English Dictionary  a enrichi la langue anglaise d’un néologisme  Pythonesque qui se définit : denoting or resembling  the absurdist or surrealist humour or style of Monty Python’s Flying Circus.

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        Le très sérieux et talentueux Michel Udiany - professeur d'histoire, comédien (notamment au Café de la gare et à Bobino), auteur dramatique et romancier – a écrit et mis en scène Monty Python’s et maintenant, quelque chose de complétement différent. Un spectacle qui tranche avec Quatorze présenté en août 2014, au Monument interallié, à l’occasion du centenaire de la première guerre mondiale.

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(1)    Sam. 21 mars (20h15), dim. 22 mars (15h), vend. 27 et sam.28 mars (20h15)  PAF 10 et 13 €  Réservations : Tél. 0492 56 29 10  Courriel reservationetuve@gmail.com

16:26 Écrit par Pierre André dans Actualité, Art, Loisirs, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mercredi, 04 février 2015

Théâtre de l’ÉTUVE : un programme chaud-show en ce mois froid de février !

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        Le mois de février a beau être le plus court de l’année, il n’en demeure pas moins qu’il sera un des mois le plus chargé d’activités pour le Théâtre de l’Étuve.

        D’ordinaire, les spectacles de l’Étuve  ne sont pas représentés le dimanche, jamais le dimanche ! Sauf pour le dernier allemand du Caucase (1) , un spectacle de Raphaël Le Mauve, Grand Prix du Théâtre 2013 organisé par l’ Association Création Théâtre (ACT). Sans résumer – c’est impossible - le dernier allemand du Caucase, disons qu’il s’agit d'humour poétique - trash et  politiquement très incorrect... un régal... !

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        Retour la semaine suivante, à la normale si l’on peut dire. Enfiler un vendredi 13, une Saint-Valentin, une chorale d’une vingtaine de personnes sur la scène minuscule de l’Étuve, c’est normal ? Peu importe la réponse, le concert, dirigé par Line Adam, d’I canta Storia (2) vaut le déplacement. I Canta Storia conte en chansons l’histoire d'une Italie multiple tissée de jours de liesse et de déchirements, d'émigration difficile, de foi vivante et de croyances populaires, de nostalgie et de révolte. C’est tout simplement merveilleux… !

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        Celles et ceux qui ont choisi de passer le réveillon de Nouvel An dans la cave de l’Étuve vont retrouver avec plaisir Les casse-pieds sonnent toujours deux fois (3). Ce spectacle de John Grégoire et Carine Lipeville fait littéralement le tour du monde  des raseurs, importuns, casse-culs, chieurs, enquiquineurs, crampons, malavisés, gêneurs et autres trouble-fête qui entourent le quotidien des autres. Sans oublier que les autres dont Sartre a dit qu’ils sont l’enfer sont tout aussi raseurs, importuns, casse-culs, chieurs, enquiquineurs, crampons, malavisés, gêneurs et autres trouble-fête. Bref, nul(le) ne s’en tire mais chacun(e) rigole !

        Sur le site du Théâtre de l’Étuve - www.theatre-etuve.be - , il est loisible d’avoir via You Tube un avant-goût de ces différents spectacles à l’affiche.

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(1)  le dernier allemand du Caucase vendredi 6, samedi 7 février à 20h15 et dimanche 8 à 15h30 -PAF 15€ et 12 € - Réservation : par courriel à reservationetuve@gmail.com ou par SMS au 0492/56.29.10

(2)  I canta Storia – vendredi 13, samedi 14 février à 20h15 - PAF 15€ et 12 € - Réservation : par courriel à reservationetuve@gmail.com ou par SMS au 0492/56.29.10

(3) Les casse-pieds sonnent toujours deux fois – en février, vendredi 20 et 27(complet), samedi 21 (complet) et 28 à 20h15 et mars, vendredi  6, samedi 7 à 20h15 - PAF 15€ et 12 € - Réservation : par courriel à reservationetuve@gmail.com ou par SMS au 0492/56.29.10

18:43 Écrit par Pierre André dans Actualité, Art, Loisirs, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

lundi, 01 décembre 2014

À l'Étuve, en décembre, deux créations "Hello Alice" et "Les casse-pieds sonnent toujours deux fois".

       

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        Le mois de décembre est un mois d’effervescence au Théâtre de l’Étuve, 12 rue de l’ Étuve. Cela commence par la création de Hello Alice ! et se termine, la soirée de Réveillon de Nouvel-An, par une autre création,  Les casse-pieds sonnent toujours deux fois.

        Hello Alice (1) est de la plume de Claude Yon, auteur dramatique contemporain, qui retrouve le personnage vedette de Lewis Carol en une adulte bien séduisante. D’autant qu’elle a conservé toutes les qualités de l’Alice enfant. Elle est courtoise, curieuse extravagamment curieuse, patiente, attentive.Bref, un amour de petite fille. Claude Yon retrouve dans son Alice adulte tout le sens de la satire que Lewis Caroll est parvenu à mettre dans son œuvre à l’égard de ses amis. L’absurdité du monde est grande sans ébranler l’Alice adulte. Je suis en retard ! En retard ! En retard ! Mais non, Hello Alice est là.   

        Les casse-pieds sonnent toujours deux fois (2) est de la plume du Liégeois de John Grégoire – directeur-adjoint de l’Étuve. Selon l’auteur, chacun se retrouvera (s’il est honnête) ou reconnaitra quelqu’un (s’il l’est un peu moins),tour à tour dans le rôle de la victime ou du casse-pied dans une cascade de situations quotidiennes qui font que la vie est loin d’être un fleuve tranquille. Qui dit Réveillon dit bulles et zakouskis. L’une et l’autre sont au rendez-vous.

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Anne Bellicano, Philippe Dengis, John Grégoire, Béatrice Lahaye dans HELLO ALICE

 

(1) Hello Alice – du 5 au 20 décembre, tous les vendredis et samedis 20h15 – 15€ et 13€ - réservation SMS 0492 /56 29 10 reservationetuve@gmail.com

(2) Les casse-pieds sonnent toujours deux fois – 31 décembre – 35€ - réservation et prépaiement indispensables BE27 7320 2709 4373

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mardi, 25 novembre 2014

... et vive sainte Catherine et les catherinettes !

        En ce jour béni des catherinettes, le journal suisse Le Matin offre à ses lectrices un publi-reportage de circonstance sur un sextoy d’origine allemande. Son fabricant donne même une garantie d’orgasme à toutes celles qui utilisent le Womanizer W100. Ses thuriféraires le surnomment bombe à orgasmes. Dédié au clitoris, cet engin ne le touche pas mais le stimule par des aspirations et des ondes de pression finement ajustées.

        L’hebdomadaire grand public – un million d’exemplaires, le plus fort tirage en Europe – Stern a accordé à cet outil de plaisir une cote de 15 sur 10 pour son efficacité. Seul reproche, un site français déplore la faiblesse du désign : autant le designer de la décoration était soit un stagiaire en langues vivantes de Corée du Nord, soit un psychopathe, soit un Allemand. Je penche pour la dernière solution. Je dois avouer que la décoration pique un peu les yeux. Moi qui aime ce qui est classe, on est là dans la plus baroque des décorations à tendance vulgaire.

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lundi, 15 septembre 2014

Osons DISON et son Centre Culturel !

 

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        Commune limitrophe de Verviers, la troisième ville de la province de Liège, Dison, fusionnée avec Andrimont en 1976, a une longue histoire qui la voit accueillir, au début de la révolution industrielle, des entreprises tout en conservant des pâturages. Pas étonnant qu’aujourd’hui sur son site Internet, Dison se présente entre ville et campagne. Située dans le département de l’Ourte (numéroté 96), Dison est érigée en commune en 1797. La première administration s’installe au premier étage de la sacristie de la chapelle vouée à Saint-Fiacre.

        En 1830, des Disonnais participent à la Révolution de septembre. Ce qui vaut à Dison l’honneur de recevoir le drapeau 1830  aux nouvelles couleurs nationales. Ce drapeau est distribué avec parcimonie. Sur les 2739 communes que compte le Royaume à l’époque, 98 seulement reçoivent l’étendard rappelant leur courage et leur détermination à faire triompher la Révolution.

        En 1914, la palme du plus jeune volontaire de guerre semble devoir être attribué au matricule 156/7674 du 6e Régiment d’Artillerie, Joseph Meessen, né à Dison le 6 décembre 1900. À son retour de guerre, son papa, distillateur à Thimister, crée le Bitter de la Victoire.

        Dison est une commune où il fait bon vivre, dont la population  y croît. En 2004, 13.961 habitants dont 8%61de non-Belges, en 2013, 15.368 habitants dont  12%59 de non-Belges. Le Bourgmestre Yvan Ylieff, en charge du mayorat depuis la fusion en 1976 mais déjà bourgmestre d’Andrimont depuis 1972 est le fils cadet d’un Bulgare immigré. Yvan Iliev Brastinkoff, contraint à l’exil suite à l’insurrection du 23 septembre 1923 à Sofia, expulsé de France, entré tôt en résistance contre le fascisme et le nazisme,  époux d’une Liégeoise catholique de gauche qui lui donne cinq enfants dont Yvan, licencié en histoire de l'ULg, député et ministre.

        Dison a un centre culturel (1) aux activités variées tel un itinéraire 14-18, dans la région avec Georges Zeyen dimanche prochain ou en octobre, découverte de  Bruges sous un angle original : la vie des soldats de la Première guerre Mondiale.

        En collaboration  avec le CRVI et l’ADL, le Centre Culturel de Dison organise Des Hauts Débats (2). Le premier invité n’est autre que François Gemenne qui face à la presse verviétoise aborde le thème Immigration, problème ou solution? François Gemenne est chercheur en science politique à l'université de Liège (CEDEM) et à l'université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (CEARC). Il est expert associé au CERI (Centre d’études et de recherches internationales). Associé au CNRS depuis 1967, le CERI est devenu en 2002 une Unité mixte de recherche (UMR) sous la double tutelle de Sciences Po et du CNRS. François Gemenne a la réputation – depuis un certain passage a Salut les Terriens - de ne pas pratiquer la langue de bois. Dison, un régal, le 18 septembre !

 

(1)    Centre Culturel de Dison - 2 rue des Ecoles B-4820 Dison -  087 / 33 41 81

(2)    Jeudi 18 septembre 2014 - 19h - Salle Le Tremplin (rue du Moulin, 30a - 4820 Dison - à côté de l’Intermarché)  - P.A.F. : 2€ - Infos et réservations : 087/33 41 81 - info@ccdison.be

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samedi, 16 août 2014

Y AURA-T-IL UN 56ème FESTIVAL ROYAL DE THEÂTRE DE SPA ? « MADAME NON » REPONDRA-T-ELLE OUI ?

 

 Cécile Van Snick et Armand Delcampe en 2009 heureux de célébrer les 50 ans du Festival ; se retrouveront-ils en 2015 ?

        Vendredi soir, à l’issue de l’ultime représentation du 55ème  Festival Royal de Théâtre de Spa, Armand Delcampe co-directeur depuis 16 ans de ce Festival, mon épouse et moi, nous nous sommes embrassés en formulant l’espoir de nous revoir l’an prochain.  D’abord parce que lorsqu’on aborde son quatrième quart de siècle c’est l’état de santé qui est susceptible de décider. Mais aussi parce que les moyens diminuent chaque année comparés aux besoins. Certes il y a des éléments positifs qu’a soulignés la co-directrice Cécile Van Snick qui a fait état d’un taux d’occupation des places disponibles  de l’ordre de 90%,. Plusieurs fois les réservations conduisirent à organiser une représentation supplémentaire. Une centaine de personnes suivirent chaque lecture et chaque rencontre.

        Au sein de l’équipe du Festival les nouveaux responsables de la gestion, des services techniques et de la communication réussirent des prestations très appréciées. Quant à moi qui ai suivi dix représentations en cinq soirées, mon « top 4 » va de « Karl Marx, le Retour »  à « No Sport » en passant par « Discours à la Nation «  et « L’école est finie ». Et l’on me dit que j’ai « raté » « Belles de nuit » et surtout « Mangez-le si vous voulez ».

       Sur les 18 spectacles principaux, un tiers était constitué de « one (wo)man show » et un second tiers mettait en scène deux comédien(ne)s. Quand vous devez tenir compte pour des raisons strictement budgétaires de la nécessité de trouver des distributions aussi réduites, cela signifie que votre liberté de choix pour programmer un Festival déjà raccourci en durée et ayant renoncé à tout vedettariat, est réduit comme un peau de chagrin.  Moins pessimiste qu’Armand Delcampe et moi, sans être aussi optimiste que l’octogénaire Bourgmestre de Spa, Cécile Van Snick devra convaincre la nouvelle Vice-Présidente bruxelloise du Gouvernement Wallonie Bruxelles responsable à la fois de l’Enseignement obligatoire et de la Culture de répartir autrement les subventions localisables à l’art dramatique domaine où la Wallonie est gravement spoliée notamment quand on compare le Kunsten Festival instrument de propagande flamande à Bruxelles et le Festival Royal de Spa.. Certes, tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir mais le sursis menaçant n’est pas écarté.

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         Ce 15 Août au Radisson, Stéphane Stubbé a interprêté « No Sport » adaptation qu’il a écrite d’un personnage historique qu’il admire : Sir Winston Churchill. C’était intéressant, souvent amusant, joué avec talent et conviction. Les multiples facettes du « sauveur de l’Occident » en mai 40 sont-elles toutes rencontrées ? Sûrement pas , la mine était trop profonde. Je connais d’autres admirateurs de Churchill : par exemple, le chanoine Eric de Beukelaere  et Armand Delcampe précité. Si ces deux-là avaient  traité ensemble le même sujet, les dimensions à la fois théistes et franc-maçonnes de Churchill auraient été subtilement soulignées ce qui n'est pas le cas ici mais ne nous a pas empêché de passer un bon début de soirée.

        Par contre à 21 heures, nous ne sommes pas entrés dans le texte  de l’américaine Joyce Carol Oates illustrant la violence sauvage d’une société d’Outre-Atlantique, pire que la nôtre.  Nous reconnaissons très volontiers l’excellente prestation du comédien Alexis Goslain, son rythme, son agilité mais un bon acteur sans texte convainquant ne peut seul sauver un spectacle.

       Rappelons une fois encore en conclusion la phrase de Beaumarchais : « Sans liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur. »                                                 

 Jean-Marie ROBERTI

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13:40 Écrit par Pierre André dans Actualité, Amour, Art, Culture, francophonie, Loisirs, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

vendredi, 15 août 2014

THEÂTRE A SPA A L’HEURE DU ONE MAN SHOW : DECEVANT PARFOIS MAIS MAGISTRAL GRACE A ASCANIO CELESTINI ET DAVID MURCIA !

 

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THEÂTRE A SPA A L’HEURE DU ONE MAN SHOW : DECEVANT PARFOIS MAIS MAGISTRAL GRACE A ASCANIO CELESTINI ET DAVID MURCIA !

Huitième des onze jours du 55ème Festival Royal de Théâtre de Spa, ce mardi 12 Août 2014, deux des cinq lieux de représentation n’étaient pas utilisés : le Salon gris (où trois pièces étaient programmées trois fois soit neuf soirs sur onze à 18h30’) et la Salle des Fêtes (où les après-midis à 15h30’ des goûters étaient offerts lors de cinq rencontres et de trois lectures auxquelles on ajoutera deux concerts de fins de soirée).
 
Mardi dernier le choix des festivaliers était réduit à un spectacle à l’Hôtel Radisson à 19 heures et à une des deux représentations plus tardives à 20h30’ au Théâtre Jacques Huisman ou bien à 21 heures au Salon bleu.

Sans compter techniciens ni personnel de salle, combien de comédiennes et de comédiens pouvions nous voir dans ces trois spectacles ?

Le total est aisé à calculer : trois acteurs, un par représentation.

La programmation d’une telle soirée constitue un bon exemple de ce à quoi la co-direction du Festival est contrainte faute de moyens qui ne cessent de décliner puisque leur stagnation s’est aggravée en fonction de l’évolution des coûts du secteur pendant les dix
années  d’indifférence de la ministre anderlechtoise aujourd’hui compétente pour la propreté publique à Bruxelles.

Répétons donc comme Cécile Van Snick a demandé que cela soit fait avant chaque représentation : « LE FESTIVAL EST EN SURSIS ». . .

Mardi après « La danse du fumiste » de Paul Emond nous avons choisi « Discours à la Nation » d’Ascanio Celestini  plutôt que « L’Ami des belges » de Jean-Marie Piemme.

A l’issue de la représentation du premier de ces trois « one man show », mon épouse a eu ce commentaire (juste comme toujours de sa part) : « C’était quand même une belle performance d’acteur ».

Certes !

Et que grâces en soient rendues  à Gilles-Vincent Kapps.

Mais cette performance conduit dans une impasse, une fumisterie pour nous sans intérêt.

Nous avons par contre heureusement fait le bon choix pour notre seconde représentation de cette soirée (nous n’écrivons pas le meilleur car nous ne connaissons pas la pièce de Piemme et parce que lors de ce Festival il nous a été dit que nous aurions le week-end
raté un chef d’œuvre « Mangez le si vous voulez » de Jean Teulé mis en scène et interprété par Jean-Christophe Dollé et Clotilde Morgiève).

Ascanio Celestini (adapté en français par Patrick Bebi) est le digne continuateur de Dario Fo.

Cette fois ce n’est pas pour lui mais pour le grand acteur David Murgia qu’il a écrit et mis en scène un décapant « Discours à la Nation ».

Et c’est à un représentant de la classe dominante qu’il donne la parole pour se gausser en termes caustiques, parfois simplement ironiques mais souvent féroces et cyniques, de ces pauvres types de la classe des dominés dont les vieux engagements idéologiques peuvent être avec jubilation retournés contre eux.

La docilité des exploités, la démission des politiques et des syndicalistes, les exigences d’un marché mondialisé ultralibéral conduisent à supprimer toute résistance et à se moquer sans remord de celles et ceux grâce auxquels une petite minorité s’enrichit en
creusant le fossé d’une société duale entre Continents, Etats et Régions comme entre puissants et misérables, riches et pauvres.

 

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David Murgia (accompagné rythmiquement à la guitare par le compositeur Carmelo Prestigiacomo) incarne avec une parfaite décontraction apparente le personnage cruel et souriant concocté par Celestini.

Il a abaissé le masque des gens bien élevés, il retourne les couteaux dans les plaies et simultanément il est vraiment très drôle et nous a permis d’inscrire ce « Discours à la Nation » au firmament du Festival avec le magistral retour de Karl Marx.

Nous nous réjouirions enfin du fait qu’il s’agit d’une production liégeoise trop rare à Spa mais à vrai dire les réalisations du « Festival de Liège » sont plus bruxelloises que liégeoises car elles émanent du Théâtre National dit de la Communauté française et non
encore de la Fédération Wallonie Bruxelles (sans doute parce que prononcer Wallonie avant Bruxelles est dérangeant pour qui le rééquilibrage régional des budgets rabougris consacrés à « l’art dramatique » serait imbuvable).

Mais c’est au lendemain du 15 Août que nous ferons le bilan d’une organisation culturelle « en sursis ».

Jean-Marie ROBERTI

05:32 Écrit par Pierre André dans Actualité, Art, Culture, francophonie, Loisirs, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mercredi, 13 août 2014

Au 55ème Festival Royal de Théâtre de Spa, DE DIDEROT AU REALISME SOCIAL ANGLAIS

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Au 55ème Festival Royal de Théâtre de Spa

DE DIDEROT AU REALISME SOCIAL ANGLAIS

deux pièces d’auteurs français contemporains : Jean-Marc Chotteau ainsi que Clément Koch.

A Spa, au Festival Royal de Théâtre, la responsable de l’accueil du public (qui, notons-le, remplit des salles combles) ne se contente plus de nous demander d’éteindre nos téléphones portables.

Sans texte mais très clairement, elle nous apprend que la direction du Festival l’a chargée de répéter que « le Festival est en sursis ».

Pas question d’hypothéquer la qualité mais il a fallu dès lors diminuer, faute de moyens suffisants, la durée du Festival, le nombre de spectacles et celui des représentations, des animations, des formations . . .

Poursuivre dans la voie des restrictions n’est plus possible : cela a une fin.

Mais la direction voit apparaître un espoir dans la composition du Gouvernement de la Fédération Wallonie Bruxelles, non pas du fait des formations politiques ou des personnes qui en font partie mais bien parce que pour la première fois une Ministre est chargée à
la fois de l’Enseignement et de la Culture.

L’espoir réside dans la mise en valeur de l’une par l’autre.

Je partage cet espoir mais je reste sceptique : les budgets additionnés ne vont pas augmenter au contraire et le boom démographique d’origine d’abord musulmane concerne certaines des dix-neuf communes bruxelloises mais très peu la Wallonie dont les 
contribuables participent aux refinancements bruxellois.

En outre, la grosse administration de l’enseignement engluée dans les concurrences entre réseaux (qui devraient devenir d’un autre âge) et la maigre administration de la culture ne vont pas être fusionnées mais jalouses de leurs autonomies, risquent de continuer à se mépriser réciproquement.

J’aimerais être démenti par les faits mais je crois que si l’on ne fait pas de nouveaux choix budgétaires comme supprimer les subventions à ce que la Fédération Wallonie Bruxelles n’a pas vocation d’impulser (comme le Kunstenfestival) et cela afin d’avoir les moyens modestes de renégocier des contrats-programmes là où ils ont été laissés en déshérence (Festival Royal de Théâtre de Spa), le sursis se muera en condamnation ferme et définitive, les délais d’appel étant largement dépassés pour remettre en cause
l’autorité de la chose jugée.

Puisse Mme Milquet ne pas poursuivre une voie bruxelloise sans issue et souhaitons en outre qu’à Louvain la Neuve, davantage de coopérations soient recherchées ailleurs en Wallonie et d’abord à Liège, métropole d’un pays dont Spa fait partie.

Ayant ainsi prolongé le propos répété au public à l’accueil de chaque représentation, j’évoquerai brièvement les deux spectacles vus ce dimanche.

 -   o   -

Jean-Marc Chotteau directeur d’un centre transfrontalier de création théâtrale implanté à Tourcoing et Mouscron, a écrit, mis en scène et joue avec Eric Leblanc une pièce librement inspirée du « Paradoxe sur le comédien » de l’encyclopédiste Denis Diderot
selon qui un bon comédien ne peut pas être sensible.

Eric Leblanc incarne Alceste le misanthrope de Molière et s’oppose à Jean-Marc Chotteau qui s’est réservé le rôle d’un professeur qui aurait voulu défendre le point de vue de Diderot.

C’est bien joué par de bons professionnels, c’est souvent drôle mais n’est-ce pas un peu vain et plus anachronique que contemporain ?

-   o   - 

Le Lorrain Clément Koch qui travailla dans l’industrie automobile à Newcastle a écrit une pièce à laquelle il a donné comme titre le nom d’un port anglais sur le mer du Nord : Sunderland (nom qui littéralement signifie pays disjoint, coupé en deux).

Il nous expose, dans un style réaliste, un drame social où suicide, handicap, chômage, pauvreté, téléphone rose, mère porteuse, couple homosexuel, assistante sociale déformée à la sauce de Mrs the Baroness Margaret Thatcher of Kesteven forment un cocktail qui n’est dénué ni d’humanité, ni même d’humour.

Mis en scène par Alexis Goslain, les huit comédiennes et comédiens (cités par le programme sans mention des personnages qui correspondent à chacune et chacun d’elles et d’eux ) réalisent une performance cohérente d’excellente qualité, Sally et Ruby
étant incarnées par des actrices aux talents particulièrement remarquables.

Ce spectacle décrit une crise bien réelle, celle d’un capitalisme sans garde fou mais ne laisse entrevoir aucune alternative collective, seule la solidarité interpersonnelle réduisant quelque peu le caractère désespérant des situations exposées.

Un spectacle intéressant mais pas pour tous les soirs . . .

Jean-Marie ROBERTI

05:36 Écrit par Pierre André dans Actualité, Culture, Loisirs, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

dimanche, 10 août 2014

« Karl Marx, le retour »

 

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« Karl Marx, le retour »

Enthousiasmant . . .

J’ignorais l’existence de Howard Zinn ce professeur pacifiste de Boston connu pour son oeuvre majeure : "Une histoire populaires des Etats-Unis".

Il a fait éditer en 1999 (il avait 77 ans et est décédé onze ans plus tard) un monologue intitulé : "Marx in Soho" qui concerne le discours que tient le philosophe, économiste et homme politique allemand longtemps exilé dans la quartier londonien de Soho et autorisé
par les autorités célestes à venir s’expliquer pendant une heure face à ses détracteurs plus nombreux encore là où il arrive par erreur administrative : certes à Soho mais à New-York.

Les francophones ignorant la double existence de Soho, l’adaptateur Thierry Discepolo choisit comme titre "Karl Marx Le retour . . . »

Howard Zinn s’explique :
"J’ai écrit cette pièce à une période où l’effondrement de l’Union soviétique générait une liesse presque universelle : non seulement l’« ennemi » était mort mais les idées du marxisme étaient discréditées.
[…] Je voulais montrer Marx furieux que ses conceptions eussent été déformées jusqu’à s’identifier aux cruautés staliniennes.
Je pensais nécessaire de sauver Marx non seulement de ces pseudo-communistes qui avaient installé l’empire de la répression mais aussi de ces écrivains et politiciens de l’Ouest qui s’extasiaient désormais sur le triomphe du capitalisme.
Je souhaite que cette pièce n’éclaire pas seulement Marx et son temps mais également notre époque et la place que nous y tenons. »


La réussite est exceptionnelle.

Ce discours est intelligent, nuancé, souvent très drôle, percutant.
Il ravit celles et ceux qui ne sont pas de droite au point de susciter l’enthousiasme.
Tant de vérité, tant d’humanisme aurait conduit si on le leur avait demandé, les spectateurs à mêler à leurs ovations, le chant de l’Internationale.
Ce spectacle requinque.
J’ai entendu une spectatrice dire en souriant : "Si Elio était socialiste, il engagerait Michel Poncelet pour améliorer le moral des militants de ses sections locales ".
Mais écoutons un moment quelques extraits de ces explications marxistes qui concernent aussi la famille, la religion et bien d’autres sujets.


« Vous vous demandez sans doute comment je suis arrivé jusqu’ici, les transports en commun !
J’ai lu vos journaux.
Ils proclament tous que mes idées sont mortes !
Mais il n’y a là rien de nouveau.
Ces clowns le répètent depuis plus d’un siècle.
[…] J’ai vu les luxueuses publicités dans vos magazines et sur vos écrans.
Oui tous ces écrans avec toutes ces images.
Vous voyez tant de choses et vous en savez si peu.
Personne ne lit-il l’Histoire ?
Quel genre de merde enseigne-t-on dans les écoles par les temps qui courent ?


"Ils prétendent que, du fait de l’effondrement de l’Union soviétique, le communisme est mort.
Ces imbéciles savent-ils seulement ce qu’est le communisme ?
Pensent-ils qu’un système mené par une brute qui assassine ses compagnons de révolution est communiste ?
Scheissköpfe ! . . .
Et ce sont des journalistes et des politiciens qui racontent ce genre de salades !
Qu’est-ce qu’ils ont bien pu faire comme études ?
Ont-ils jamais lu le Manifeste qu’Engels et moi avons écrit quand il avait vingt-huit ans et moi trente ?
Nous y disions qu’"en lieu et place de l’ancienne société bourgeoise, avec ses classes et ses antagonismes de classe, nous devons avoir une association dans laquelle le libre développement de chacun est la condition du libre développement de tous."
Vous entendez ça ?
Une association !
Comprennent-ils le but du communisme ?
La liberté individuelle !
Que chacun puisse devenir un être humain plein de compassion.
Pensez-vous que quelqu’un qui se prétend communiste ou socialiste mais se comporte comme un gangster comprenne quoi que ce soit au communisme ?
Abattre tous ceux qui ne sont pas d’accord avec vous, est-ce possible que ce soit ça le communisme pour lequel j’ai donné ma vie ?
Ce monstre qui s’est accaparé tout le pouvoir en Russie — et qui a tout fait pour interpréter mes idées comme un fanatique religieux — est-ce qu’il a permis à ses vieux camarades qu’il collait au peloton d’exécution, de lire la lettre dans laquelle je disais que la peine de mort ne pouvait être justifiée dans aucune société se disant civilisée ?
Le socialisme n’est pas censé reproduire les erreurs du capitalisme !
Ici, en Amérique, vos prisons sont surpeuplées.
Qui les remplit ?
Les pauvres.
Certains ont commis des crimes violents, de terribles crimes.
La plupart sont des cambrioleurs, des voleurs, des bandits, des revendeurs de drogue.
Ils croient tous à la libre entreprise !
Ils font ce que font les capitalistes, mais à une plus petite échelle . . .
Savez-vous ce qu’Engels et moi avons écrit sur les prisons ?
« Plutôt que de punir les individus pour leurs crimes, on devrait éliminer les conditions sociales qui engendrent le crime, et fournir à chaque individu tout ce dont il a besoin pour développer sa propre vie. »
D’accord, nous avons parlé de « dictature du prolétariat ».
Mais ni de dictature du parti, ni de dictature du comité central, encore moins de dictature d’un seul homme.
Non, nous avons parlé d’une dictature provisoire de la classe ouvrière.
Le peuple prendrait la tête de l’État et gouvernerait dans l’intérêt de tous – jusqu’à ce que l’État lui-même devienne inutile et disparaisse progressivement.

Voyez-vous cet épisode merveilleux de l’histoire de l’humanité, la Commune de Paris ? . . . 

Les gens étaient réunis vingt-quatre heures sur vingt-quatre dans toute la ville, par groupes de trois ou quatre, prenaient les décisions ensemble pendant que la ville était encerclée par les armées françaises, menaçant de les envahir à tout moment . . .
Voilà la véritable démocratie !
Pas les démocraties anglaises ou américaines, où les élections ne sont que du cirque, où, quel que soit le candidat qui gagne, les riches continuent de diriger le pays . . .
La Commune de Paris ne vécut que quelques mois.
Mais elle fut la première assemblée législative de l’histoire à représenter les pauvres.
Ses membres refusèrent des salaires supérieurs à ceux des ouvriers.
Ils réduisirent les horaires des boulangers.
Et ils réfléchirent au moyen de rendre les théâtres gratuits . . . »
Ajoutons cette phrase qu’au siècle dernier Zinn prêtait à Marx homme du siècle précédent mais dont l’actualité nous semble évidente :
« La guerre pour soutenir l’industrie, pour rendre les gens tellement fous de patriotisme qu’ils en oublient leur misère.
Des fanatiques religieux pour promettre aux masses que Jésus va revenir.
Je connais Jésus.
Il n’est pas prêt de revenir . . . »

 


Qui incarne Marx ?
Un citoyen de Jandrain Jandrenouille, Michel Poncelet qui aura 56 ans le mois prochain et qui depuis un tiers de siècle s’affirme professionnellement à Bruxelles.
Il signe ici une création marquante donnant une réelle crédibilité au personnage historique de Karl Marx.
Cette grande performance individuelle a été rendue possible par une demi-douzaine de collaborateurs de la Compagnie productrice PEG Logos : Fabrice Garden metteur en scène « juste » (comme je les aime : qui sert le texte et ne s’en sert pas), la créatrice du costume Béatrice Guillaume et plus rare de la barbe Véronique Lacroix (barbe qui a réussi à être - à son avantage - comparée avec les photos de Marx) éclairage, son et régie étant assumés par Daniel Scahaise, Laurent Beumier et Nicolas Fauchet.

 


Après les trois représentations spadoises de ces 8 et 9 Août et celle du Karreveld à Bruxelles le 10 Août, huit représentations sont programmées au début de l’an prochain au Blocry à Louvain la Neuve les 15, 16, 17 et deux fois le 20 Janvier 2015 et aux Riches Claires à Bruxelles les 10 et 23 Janvier ainsi que le 5 Février 2015.

 


Quand j’écoutais Michel Poncelet, je voyais des affiches qui de manière prémonitoire illustraient à la fin des années 1960 plusieurs des thèmes traités pour décrire les préoccupations de Karl Marx.
Ces affiches furent des créations de mon ami Philippe Gibbon né à la vie militante en 1968 et devenu en Wallonie un des plus talentueux artistes aux multiples facettes illustrées en 2008 par une rétrospective en l’église Saint-André. Philippe m’a fait parvenir des reproductions en taille réduite de cinq de ces affiches :
  - en août 1968, un tête de Marx disant ce qu’il pense aux Brejnev, Ulbrich, Kadar et autres Gomulka ayant acquiescé à l’écrasement sous les chenilles des chars soviétiques des militants du Printemps de Prague

  

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  - en 1969, la re-création d’une affiche du syndicat CGIL ramenée de l’automne chaud italien : "LES PATRONS SONT-ILS INDISPENSABLES ? » (ces dessins et ce lettrage de Gibbon ayant été repris en de multiples langues (la dernière fois par des anarchistes russes). Nul doute que cela aurait plu à l’exigence de vulgarisation que Madame Marx souhaitait imposer à son époux.

  

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   - en 1971, une affiche citant Engels pour célébrer le centenaire de la Commune de Paris

 

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   - un clin d’oeuil, Marx assis demandant « Eh bien, mes cocos, vous y mettez du temps ! »

 

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 Je persévère et je signe : oui ce retour de Karl Marx est enthousiasmant.
Par contre, je n’ai pas du tout été convaincu par la fresque de l’évolution pendant un siècle et demi d’une usine métallurgique bourguignonne, fresque souvent vaudevillesque, établie au départ de témoignages recueillis par un des comédiens (originaire du village dominé par cette usine) et mis à la disposition de l’auteur metteur en scène.
Ces "Métallos et dégraisseurs" produits par la Compagnie Taxi-Brousse sont pétris de bonnes intentions et nécessitent beaucoup d’efforts.
Ils ne méritent pas que je détaille le fait que je n’ai pas accroché du tout à ce spectacle.

 

Jean-Marie Roberti

15:12 Écrit par Pierre André dans Actualité, Culture, Loisirs, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

vendredi, 08 août 2014

AVEC « L’ECOLE EST FINIE ! » DE DOPAGNE, LE FESTIVAL DEBUTE EN MODE MAJEUR.

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AVEC « L’ECOLE EST FINIE ! »  DE DOPAGNE, LE FESTIVAL DEBUTE EN MODE MAJEUR.

Pendant huit soirées le 55ème Festival royal de théâtre propose à Spa quatre représentations et lors de trois autres fins de journée, il en offre trois (sans comptabiliser les spectacles reprogrammés parce que trop tôt complets).

Avant d’évoquer les deux représentations auxquelles nous avons assisté lors de la soirée d’ouverture, répondons à la question que nous avions posée : le co-directeur Armand Delcampe qui aura 75 ans le 11 Août n’avait pas (75 – 55) vingt ans lors du premier festival car celui de 1959 fut suivi par l’annulation de celui de 1960, cette 55ème édition ayant donc lieu 56 ans après la 1ère . . .

 

LE TRIO DOPAGNE, VAN SNICK, STRUVAY

Le Namurois Jean-Pierre Dopagne latiniste distingué et prof’ de français (déjà retraité alors qu’il n’aura 62 ans que ce 10 Août) a écrit une quinzaine de pièces dont, il y a vingt ans, « L’enseigneur » qui fut créé par l’exceptionnel von Sivers, traduit une quinzaine de fois et joué à des milliers de reprises à travers le monde.

 

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Jean-Pierre Dopagne

 

La création ce mardi 5 Août à Spa, en présence de l’auteur et des co-directeurs du Festival,  de « L’Ecole est finie ! » constitue, elle aussi, un moment important pour le théâtre français en Wallonie car il s’agit d’une œuvre sincère, juste, dénonçant un laisser faire, laisser aller qui, loin de ne concerner que quelques maîtres grincheux, conduit, par manque de rigueur, les jeunes  - y compris celles et ceux qui devraient apprendre à former les générations suivantes – à ne plus apprécier de grands textes littéraires d’hier et d’aujourd’hui.

L’Ecole  – avec un grand E – est finie,  les profs pourraient ne plus se reproduire et choisir d’avorter si la médiocrité ambiante, la commercialisation des facilités les moins intéressantes se généralisent.

Cette dénonciation est aussi un appel à réagir.

Ce n’est pas en accordant des très bien à ce qui est nul que nous y parviendrons.

Caroline nous conte sa cahoteuse accession au professorat en sa langue maternelle.

Sa démonstration, l’auteur la confie pendant quelque 80 minutes à une jeune comédienne seule en scène où ses qualités sont mises en valeur par l’expérience de l’art dramatique que confirme la co-directrice du Festival.

Sortie première de sa promotion du Conservatoire Royal de Mons, Chloé Struvay trouve ici un rôle à sa mesure.

 

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Naturelle, sympathique jusque dans ses contradictions, elle joue juste, sans exagération ni hésitation, sans effort apparent non plus.

Elle possède son rôle et parcourt sans fausse note le registre des émotions passant du souriant au grave, de l’indignation à la résignation.

Bref une belle performance préparée avec et grâce à Cécile Van Snick qui a su servir l’auteur et la comédienne, le texte et la cause qu’il défend sans chercher à s’en servir comme le font trop de metteurs en scène.

 

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Ce trio aime ce qu’il fait et le fait bien.

Il s’avère convaincant car convaincu.

L’Ecole mérite d’être défendue avec sa majuscule.

Ce spectacle d’ouverture s’avère vraiment digne d’un festival prestigieux qui cette année a fait le choix exclusif du contemporain.

 

MAIS IL N’Y A RIEN DE BEAU ICI !
 
Nous nous attarderons moins au second spectacle que nous avons vu avant d’aller disserter de la capitale de l’Etat mexicain du Chiapas avec l’inaltérable Bourgmestre de la Ville de Spa l’octogénaire et souriant Joseph Houssa mais en l’absence de la bruxelloise nouvelle Ministre de la Culture Mme Joëlle Milquet et même du nouveau ministre du budget de la Fédération Wallonie Bruxelles, le Brabançon wallon André Flahaut pourtant proche d’Armand Delcampe.

Le couple Geneviève Damas Jean-Philippe Collard-Neven raconte ses expériences de la vie multiculturelle au sein de la commune de Schaerbeek, existence désorientée mais riche de découvertes.

L’esprit est positif, la démonstration anecdotique.

Volontiers photographe et musicien, Jean-Philippe Collard-Neven, n’est pas toujours parfaitement intelligible dans son expression verbale.

Ce témoignage est pavé de bonnes intentions ce qui ne suffit pas à pérenniser une œuvre intitulée « Mais il n’y a rien de beau ici ! » appréciation policière répondant à l’intérêt manifesté photographiquement par l’auteur principal d’un duo où le rôle de la comédienne est le plus important.

 

Jean-Marie Roberti 

 

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15:11 Écrit par Pierre André dans Actualité, Culture, Loisirs, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

lundi, 04 août 2014

Spa, « L’ECOLE EST FINIE »

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CE MARDI LE 55ème FESTIVAL ROYAL DE THEATRE DE SPA S’OUVRE EN CREANT LA PIECE DE JEAN-PIERRE DOPAGNE « L’ECOLE EST FINIE »

Depuis 16 ans ce Festival (fondé en 1959 par Jacques Huisman et le Théâtre National de l’époque) est dirigé par Armand Delcampe et Cécile Van Snick liés eux à l’Atelier-Théâtre de Louvain-la-Neuve.

Nous avons annoncé il y a quelques semaines (sur l’air de « Tout va très bien… ») en 11 jours et 5 lieux, la programmation de 41 représentations (il y en aura davantage quand ce sera possible là où les réservations ont dépassé les disponibilités) de 18 spectacles par autant de compagnies dont 5 créations.

Nous vous renvoyons vers le site http://www.festivaldespa.be mais Pierre André nous ayant cette année aussi ouvert son blog « Liège 28 » dont la (bonne) réputation n’est plus à faire.

Nous vous livrons les choix que nous avons effectués et nos prévisions de publication de nos comptes rendus que nous espérons positifs sans exclure cependant d’éventuelles remarques critiques pour rester fidèles à l’esprit de Beaumarchais pour lequel « sans liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur ».

Nous désirons aller cinq jours à Spa voir dix spectacles, assister à deux rencontres et, en clôture, à un débat avec le public et à un concert.

Il y a vingt ans Jean-Pierre Dopagne présentait à Spa la pièce qu’il avait écrite sur base de son expérience professionnelle : « L’enseigneur ou une ombre au tableau » qu’incarnait l’exceptionnel comédien qu’est Alexandre von Sivers dans une mise en scène de Pierre Fox.

Résultat : une bonne vingtaine de traductions et bien plus de 5.000 représentations.

C’est dire « vingt ans après » avec quel intérêt est attendue la nouvelle pièce de Dopagne qui ouvrira ce 55ème Festival dans une mise en scène de la directrice Cécile Van Snick et une interprétation de Chloé Struvay.

Voici donc notre calendrier en cette première moitié du mois d’août :
- le mardi 5 « l’école est finie » puis « il n’y a rien de beau ici » présentés dans Liège 28 la nuit du 6 au 7
- le vendredi 8 rencontre de Patrick Grégoire auteur et metteur en scène de « Métallos et dégraisseurs » et avant la représentation de ce spectacle, la pièce « Karl Marx, le retour », commentés dans Liège 28 la nuit du 9 au 10
- le dimanche 10 rencontre de Jean- Marc Chotteau adaptateur et metteur en scène d’une pièce inspirée de Diderot : « La Comédie du Paradoxe » (plutôt que le paradoxe du comédien conçu par l’encyclopédiste français) et en outre Sunderland programmés dans Liège 28 la nuit du 11 au 12
- le mardi 12 « La danse du fumiste » et « Discours à la Nation » dont nous parlerons dans Liège 28 la nuit du 13 au 14
- enfin le vendredi 15 (et dans la nuit du 16 au 17 dans Liège 28) la rencontre avec le public, les pièces « No sport » et « Le triomphe du singe araignée » et si nous ne sommes pas trop fatigués le concert de Mariana Tootsie et des « Chéris d’amour » (pop-jazz mâtiné de soul . . .)

Il me reste à poser quelques questions : quel fut en dix ans le nombre de présences au Festival de théâtre de Spa de Madame la Ministre de la Culture Fadila Laanan ?

Le transfert de cette Anderlechtoise comme Ministre de la Propreté Publique de la Région de Bruxelles-Capitale se justifie-t-il en fonction des sphères d’intérêt qui sont les siennes ?

La Bruxelloise qui lui a succédé au département de la Culture Madame Joëlle Milquet fera-t-elle mentir son surnom de Madame Non en recevant une invitation à Spa ?

Le nouveau ministre du Budget de la Fédération Wallonie-Bruxelles contribuera-t-il à concrétiser des modifications nécessaires comme celle que nous préconisons en inversant les subventions au Festival spadois et au KunstenFestival bruxellois ?

Enfin sachant qu’Armand Delcampe entrera dans son quatrième quart de siècle le second lundi du 55ème Festival de Spa comment se fait-il qu’alors que 75 moins 55 égalent 20, celui qui prit la responsabilité du Festival en 1999 n’avait pas encore vingt ans lors de la fondation de celui-ci par Jacques Huisman ?

Ou bien vous trouverez immédiatement la réponse évidente ou bien je vous la donnerai ici même mercredi soir.
 
Jean-Marie ROBERTI

12:44 Écrit par Pierre André dans Actualité, Culture, Loisirs, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

samedi, 05 juillet 2014

Le Dernier Carré s'en va faire un tour en Franconie !

        Le Dernier Carré est l’appellation originale que les ancien(ne)s de feu le Centre de Production de Liège de la RTBF ont donné à leur association de retraité(e)s. Le Dernier Carré, outre des rencontres mensuelles, organise diverses activités dont, notamment, un voyage printanier. La préparation  est dévolue à l’un ou l’autre membre. Ainsi, cette année, le Visétois Guy Godard et son épouse Josette ont mis au point le déplacement en Franconie.

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 © DC

        La première étape a été Wurzbourg dont au XVIIIème siècle, le nouveau Prince-Évêque – élevé dans l’esprit de l’absolutisme et épris de magnificence - s’est fait construire, en vingt-quatre ans, une Résidence. Entourée de jardins, c’est en fait un Château qui, de l’avis de la Margravine Wilhelmine von Bayreuth, passe à bon droit pour le plus beau de toute l’Allemagne. Le Grand Escalier est merveilleux. Les membres du Dernier Carré partagent cet avis.

        Pourtant, un géographe de l’époque (1) décrivant Würtzbourg, autrefois Herbipolis se borne à dire on y remarque le nouveau palais épiscopal, l’église cathédrale de saint Kilien, deux églises collégiales, l’abbaye noble de saint Bourcard, celle des femmes nobles de sainte Anne (…) une université assez riche. Le géographe de l’époque remarque davantage sur une montagne rocailleuse (…) une église qu’on croit être la plus ancienne de la Franconie. Autre notation,  la ville de Wurtzbourg avait un grand nombre de Luthériens que les évêques ont chassés. Dernière précision : près d’elle est le mont de Stein ou croissent de bons vins, & deux couvens.

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© FCW

        Les deux couvents ont disparu. Le bon vin pas. Goethe en a réclamé et les Princes-Évêques de Liège d’origine bavaroises en ont consommé – avec ou sans modération – en compagnie de leur Cour. Au XVIIIème siècle, notre géographe évoque Ochsenfurth, une  petite ville sur le Mein : son pont de pierre, ses vins, les meilleurs de la Franconie, sont les objets qu’on y remarque. Aujourd’hui, les meilleurs vins se trouvent au monastère de Broonbach dans le Liebliches Taubertal (la douce vallée de la Tauber).

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© FCW

        Déguisé en pèlerin de Compostelle, un guide-œnologue  fait découvrir les splendeurs de cette abbaye cistercienne du XIIème siècle dont la salle Joseph, lieu de réception et de concerts. La visite se termine à l’ancien cellier transformé en une vinothèque abritant la production de vingt et un vignerons de la région. Les vins de Franconie – tant rouges que blancs – se présentent en bouteille en forme d’outre plate, Bocksbeutel (bourse de bouc). Désormais entre Facebook et Bocksbeutel, le cœur des membres du Dernier Carré hésite !  

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(1) Extrait d’un ouvrage numérisé par Gallica

13:20 Écrit par Pierre André dans Actualité, Culture, Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mercredi, 04 juin 2014

Cointe, un coin de Liège connu au plan international.

 

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       La colline de Cointe connait cette année ses heures de gloire. Le lundi 4 août 2014 va s’y dérouler la journée de commémoration du 100e anniversaire de 14-18. Tout l’été, les piétons vont y effectuer la promenade du Mémorial entre la gare des Guillemins  et Mémorial interallié, promenade parsemée de photos géantes sur les façades de Cointe. Et ce week-end, du 6 au 9 juin, Cointe  célèbre son 10e Festival des Arts.

       Le programme est riche. Il comprend notamment des pièces vocales des 16e et 17e siècles (1), un concert de jazz  (2), une rencontre littéraire sous forme de dialogue entre le journaliste RTBF Edmond Blattchen et le philosophe Pierre Somville, membre de l’Académie royale de Belgique, professeur émérite de l’ULg (3). Au programme, on trouve également le traditionnel Parcours chez les artistes (4). Artistes très souvent féminines telles Mariette Smit, Nancy Pierret, Antonella Repaci, Hélène et Isabelle Davoise, Eliane Lambert, Gisèle Schaffrath, Bénédicte Moyersoen, Nicole Nardellotto ou encore Madeleine Defawes

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(1)    Vendredi 6/6, 20h30, crypte de la Basilique

(2)    Samedi 7/6, 20h30, rue Saint-Maur 93

(3)    Dimanche 8/6, 16h, rue Saint-Maur 93

(4)    Dimanche 8/6 et lundi 9/6, de 14 à 19h.

22:45 Écrit par Pierre André dans Actualité, Art, Culture, Littérature, Loisirs, Musique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mercredi, 24 octobre 2012

Le Standard ? Quelle épopée ...

         En cliquant www.bon-a-tirer.com , le lecteur découvre une revue littéraire en ligne.Dans un numéro daté du 15 août 2010, Daniel Droixhe étudie les feuillets de Liége publiés dans les années 1934/1935 par le professeur de l’ULg , Fernand Desonay. Celui-ci évoque notamment  le Standard. Des propos qui étonnamment semblent sortis d’une bonne plume d’aujourd’hui.

    À Liége, nous avons le Standard. À Liége, ou plutôt à Sclessin. Dans ce cirque lépreux de corons, de terrils, quel Victor Hugo (…) chantera les exploits agonistiques de nos diables «roûches»?
   Un match au Standard est un «event» local, comme disent ces anglophiles de la tribune centrale.  (...) Et si les trams verts, de bourlinguante mémoire, viennent d'être remplacés par de confortables automotrices, c'est que les recettes bi-mensuelles sur le trajet «Place du Théâtre-Stade» autorisent tous les décaissements.
   Comme l'équipe du Standard est la seule qui «officie» (le terme est consacré) en division d'honneur, l'honneur wallon, l'honneur liégeois se trouve engagé dans la bagarre. (...) cet honneur est chatouilleux et un hidalgo de Castille, auprès d'un journaliste de la Fédération Liége-Luxembourg, n'est, révérence parler, qu'un Pédeloup.
   Cette équipe porte-drapeau — le drapeau au coq hardy — a ses vedettes, pour ne point dire ses tabous. L'affaire Capelle a divisé, divise encore l'opinion (…). Capelle est un charmant garçon, qui poursuit, fort brillamment, ma foi! ses études de droit.( …). Le futur avocat jouait du ballon rond, tout comme maître Tschoffen se joue du vocabulaire psychopathique. C'est pourquoi il avait porté, dans l'équipe nationale, l'écusson au lion de Belgique. Et le coq hardy de coqueriquer, haut et clair. La disgrâce est venue. Et elle est venue de Sclessin. Tant il est vrai que les meilleurs ne sont jamais honorés chez leurs proches. Mais le public liégeois n'a rien compris au déboulonnage de son idole. Le Standard sans Capelle, c'est, pour la masse des supporters, un corps sans âme, une dinde sans truffes, un bourgogne sans bouquet.
   Le chauvinisme des spectateurs sportifs est un mal nécessaire. Les Anglais, qui ont inventé le «fair play» — le mot, mais point la chose — en sont, sur le chapitre des applaudissements et des huées, au même point que nous.(…) À Sclessin, le Standard doit gagner. C'est une tradition (... ) Malheureusement, à cette règle de la suprématie locale, il arrive, une ou deux fois par saison, qu'une équipe «visiteuse» (autre terme consacré) inflige le plus cruel des démentis. Le public, un instant décontenancé, cherche l'explication, une excuse. L'excuse est toute trouvée : elle porte en général, culottes courtes et bas de sport : l'arbitre.
   L'arbitre joue sur les grounds de football, le rôle de commissaire au théâtre de Guignol. Le sifflet, dont il lui arrive de tirer de péremptoires injonctions, est bien l'insigne de son grade. Car onques cabotin, méchant pitre, nouveau Montfleury ne fut plus copieusement sifflé. D'ordinaire, au Standard, les manifestations en restent là. Le public est satisfait quand il a agrémenté ce concert sibilant d'épithètes variées qui vont à «arbitr' di choucoulôt» à «mâssî Flamind». Mais voici que, par deux fois, la conduite de Grenoble qu'on fait à l'arbitre rentrant au vestiaire menace de dégénérer en une sorte d'émeute.(…))
   L'affaire de l'Antwerp a eu son dénouement de carnaval. Pour un accrochage assez sec, l'arbitre avait exclu, d'autorité, le nouveau capitaine de l'équipe wallonne. Comme le joueur anversois, victime du coup de pied, avait riposté illico par une maîtresse gifle, les spectateurs — logiquement, il faut en convenir — hurlèrent à l'arbitr…aire. Et ce fut, à partir de la vingtième minute de jeu, autour du ground enfiévré, le plus assourdissant des concerts. Dans cette tempête de cris, de vociférations, de sifflets rageurs, le malheureux arbitre perdit le peu de sang-froid qui pouvait lui rester.(…) Et le jeu avait à peine recommencé qu'il devint évident que nous étions en Amérique. De football, il n'en était plus questions. Les équipiers ne songeaient qu'à la bagarre; et les fautes les plus brutales étaient saluées d'applaudissements … ce qu'on appelle l'esprit sportif (…)
   Obstinés, forts en gueule, par centaines, par milliers peut-être, les partisans des «Rouches» assiégeaient les vestiaires. Au demeurant, la mansuétude de la foule a quelque chose de touchant. Et ce Monsieur Staelens (ainsi se nommait l'arbitre conspué) a manqué de psychologie, c'est-à-dire qu'il a manqué de cran. Au lieu de se terrer, comme un lapin de garenne, de se cacher, de plaider coupable, que ne sortait-il, tête haute, la fameuse orange à la main? Pas un Liégeois, j'en suis sûr, n'aurait frappé cet homme seul, seul contre tous. Mais nous avons, en wallon, une épithète un peu crue pour désigner les trembleurs et ce pleutre : «couyon, va!».
   Mais ce dénouement d'opérette? On ne fait pas mieux au vaudeville. Tremblant, suant de peur et pressé par l'heure du train, l'arbitre en fut réduit à endosser l'uniforme du commissaire de police. Sous le képi galonné d'argent, il n'avait plus un poil de sec. Les assiégeants, pour laisser passer Monsieur le Commissaire, firent la haie. Une excellente scène pour la prochaine revue du Trocadéro!
   Car c'est ainsi que nous sommes à Liége : chauvins et respectueux, mauvais caractère et bon cœur. Et ce Standard, magnifique et inconstant, qui collectionne les trophées et les vestes, imbattable aujourd'hui, demain objet de risée, équipe la plus fantasque et la plus sympathique, supportera les plus chauds et les plus prompts au découragement, le parfait thermomètre que voilà de la température de chez nous!

22:20 Écrit par Pierre André dans Loisirs, Sport | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

dimanche, 21 octobre 2012

... te souviens-tu ?

       La nostalgie de leur jeunesse  incite les quadragénaires et quinquagénaires à venir danser sur les airs en vogue dans les années 70/80. La formule plaît et ça fonctionne très bien. À Liège, un établissement – le Celtic Irland  (1)  - fait mieux. Il a pensé aux mamy et papy en leur proposant de venir danser au rythme des années soixante. Les heures sont adaptées à l’âge de 14h à 18h. Compte tenu que papy et mamy sont très souvent aussi baby-sitter, le Celtic Ireland précise babysitter et ateliers bricolages pour les enfants. Mieux encore décoration d’époque. La date ? Le 28 octobre.

 

(1) Celtic Ireland - Bd de la Sauvenière 143 - www.celtic-liege.be – tél.04/222 0800

 

 

14:00 Écrit par Pierre André dans Actualité, Amour, Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mercredi, 17 octobre 2012

Comment séduire ...

        Vu sur un réseau social, ce conseil destiné à séduire davantage d’amies et amis : Mettez à jour votre profil. Soignez la grammaire et l’orthographe.

15:15 Écrit par Pierre André dans Amour, Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mercredi, 22 août 2012

...que la fête commence en Province de Liège, fêtons la Wallonie !

        Avant l’ére Javaux, la commune d’Amay a présenté sa candidature à être la commune qui lance les Fêtes de Wallonie en Province de Liège. Son vœu formulé en 2005 vient d’être exaucé en 2012. À quelques cinquante jours d’une joute électorale dans une des trois  communes (Amay, Huy, Sprimont) où les résultats seront particulièrement attendus, Amay - avec l’aide de la Province comme a tenu à le préciser le président du Collège provincial, le député André Gilles – présente un programme on ne peut plus alléchant à la fois populaire et sérieux.

       Cela commence le 24 août à 18h par un dépôt de fleurs, suivi – comme il se doit – d’une séance académique et se termine le dimanche 26 par deux manifestations musicales qui se tiennent sous chapiteau. On n’est jamais trop prudent avec une météo capricieuse. Le programme complet des festivités en Province de Liège tant à Amay que dans les 56 autres communes (sur 84) est disponible sur le site www3.provincedeliege.be/fetesdewallonie/edito.html .

       À Amay, une commune se targuant, à juste titre, d’avoir une Maison de la poésie ayant publié les œuvres de la poétesse polonaise Elfriede Jelinek avant que celle-ci ne reçoive, en 2004, le Prix Nobel de Littérature. Le 25 août, de 13h30 à 15h30, à la Maison de la poésie, un atelier d’écriture de slam suivi de la présentation des œuvres des slammeurs (inscription auprès de clara@maisondelapoesie.com)

       Une fin de semaine brillante à Amay qui en prime de toutes les activités des Fêtes de Wallonie, le samedi midi, accueille le Tour Huy-Waremme organisé par écolo j.  

       Amay s’enorgueillit d’avoir vu naître Freddy Terwagne qui a présidé à ses destinées en qualité de bourgmestre. Député en 1958, il est membre fondateur avec André Renard, Jean Mottard du Mouvement populaire wallon au lendemain de la Grande Grève de 60-61. Ministre des Relations communautaires, il fait inscrire dans la Constitution, le 18 juin 1970, la création des Régions : Instaurer un système régional, dans la Belgique de 1970, c'est construire une démocratie nouvelle.

       À la faveur de la loi du 30 décembre 1975, Amay s’enorgueillit aussi d’être devenu, à partir du 1er janvier 1977, la commune de naissance de Zénobe Gramme qui a vu le jour le 4 avril 1826 à Jehay fusionné depuis 1822 à Bodeignée.

       Après Amay, les Fêtes de Wallonie en Province de Liège se déroulent jusque fin septembre. Bassenge termine le cycle, le 28 et 29 septembre, en organisant des visites guidées et payantes du fort d’Ében-Émael. En faisant payer les visites à ce fort  réputé imprenable mais, en 1940, capitulant le deuxième jour de la guerre à 13h30, Bassenge se distingue de l’ensemble des manifestations des Fêtes de Wallonie ou la gratuité des spectacles est de règle.

        La ville de Liège participe à ces Fêtes de Wallonie de manière remarquable les 15 et 16 septembre en s’associant notamment avec les Confréries et la RTBFbe. Un de ses  directeurs, Marc Ysaÿe est au four et au moulin. Directeur de Classic 21 - arrière petit-fils du violoniste et compositeur Eugène Ysaÿe - il est à la batterie du groupe Machiavel lors du concert du 16 septembre, place Saint-Lambert, à 21h. Machiavel reçoit des amis Jean-Luc Fonck et Adamo. À l’issue du concert, un feu d’artifice est tiré à la Passerelle.

10:52 Écrit par Pierre André dans Actualité, Loisirs, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

dimanche, 15 juillet 2012

De quand date l'essor du foot allemand ?

       Si la chancelière allemande, Angéla Merkel et avec elle, un grand nombre d’Allemandes et Allemands ont été très déçus des prestations de la Mannschaft, il y a encore plus malheureux qu’elles ou eux. Il s’agit notamment des lecteurs de Passe-Partout – un toute-boîte du groupe flamand Corelio distribué en Wallonie – qui, au vu d’une pub, se sont rendus à Merzenich pour y vivre la demi-finale Allemagne-Italie. Le sauna-club Planet-Eden promet le match d’Allemagne gagner = un billet gratuit pour la visite prochaine. À Merzenich, la nouvelle direction a vu les choses en grand : écran géant et  plus de 40 girls sachant prendre du plaisir, ayant une apparence très soignée et déterminant toutes elles-mêmes le type et l'étendue des services ! Hélas, pour ces sybarites, l’Italien Super-Mario leur a ôté tout droit au rêve...

       Pourtant, le football allemand, c’est du solide. Prix Nobel de littérature en1999, Günter Grass dans Mein Jahrhundert (1) fait remonter cette tradition au 31 mai 1903, jour de la Pentecôte. Il précise même l’heure – vers 16h30 – et le lieu, Altona, à l’ouest de Hambourg. En finale du championnat, l’équipe de Leipzig l’emporte par 7 à 2. C’est de ce championnat à Altona  que date l’essor du football allemand, et il a été du pour une bonne part aux Polonais naturalisés, à leur amour du jeu et à leurs qualités de buteur.

(1) Mon Siècle traduit en français par Claude Porcell. Paris, Seuil, 1999  

11:22 Écrit par Pierre André dans Actualité, Loisirs, Sport | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

samedi, 01 octobre 2011

2 octobre, quel merveilleux premier dimanche du mois d'accès gratuit aux musées.

 

        Un nouveau mois s’inscrit au calendrier. Banalité certes  mais cela signifie un nouveau premier dimanche gratuit pour accéder  aux musées. Ce 2 octobre est à trois titres un jour exceptionnel pour le promoteur de cette gratuité qui, depuis 2002, le citoyen Bernard Hennebert, anime Consoloisirs.

 

       Primo ; à la mi-octobre, est inauguré le Parlamentarium . Dédié au Parlement européen le Parlamentarium sera le  45ième musée participant  à ce grand mouvement d’éducation populaire dont la liste est disponible sur www.consoloisirs.be

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       Secundo ; jeudi 29 septembre, le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a approuvé l’avant-projet imposant la gratuité du premier dimanche du mois parmi les critères de reconnaissance des musée. Une enquête récente menée par le Service du patrimoine culturel du Ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles auprès de 55 musées reconnus indique une hausse de la fréquentation de 70% en cas de gratuité d’accès le premier dimanche du mois.

 

 

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       Tertio : le 2 octobre, le Musée de la Vie Wallonne fait la fête à la gratuité de 9h30 à 18h00.

À chaque heure, un objet différent du musée sera présenté pendant une demi-heure, avec ses enjeux, par un responsable du musée et un représentant de la société civile. Ainsi, à 13h00, la dernière guillotine liégeoise et Christiane Bika d’Amnesty international, à 14h00, les droits conquis, à 15h00 les coulisses des marionnettes. à 16h00, le cinéma wallon et le cinéaste carolorégien Thierry Michel.

Puis à 16h30, goûter festif avec notamment mousses au chocolat, bavarois à la framboise, poires cuites, crèmes caramel au beurre salé et riz à la crème parsemés de speculoos… Miam-miam

00:30 Écrit par Pierre André dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mercredi, 09 février 2011

Fini le temps où les Françaises et Français - y compris même des ministres - ignoraient la géographie de leur pays !

      Les révélations du Canard Enchainé sur ses vacances à Tabarka complétées par celle du Nouvel Oservateur sur son séjour à Tozeur ont amené la ministre française, Michèle Alliot-Marie a déclarer, dans un grand souci de repentance, désormais, je passerai mes vacances en Dordogne. Il y a pire endroit.

      Ce matin, tout en s'inspirant de l'idée de sa ministres des Affaires étrangères, le Président Nicolas Sarkozy s’est montré plus clément lors du Conseil des Ministres.  Pour leurs vacances, désormais, les membres du Gouvernement devront privilégier la France. Les invitations à l'étranger seront autorisées par le Premier ministre, en accord avec la cellule diplomatique de la Présidence de la République, pour examiner leur compatibilité avec la politique étrangère de la France. Leurs modalités seront examinées par le Secrétariat Général du Gouvernement, qui les autorisera ou les interdira.

      Heureusement, la France ne se limite pas à l’Hexagone. La France est grande. Ainsi, à l’Ouest, elle s’étend aussi sur Saint-Pierre et Miquelon et autre Guyane. C’est en cette France équinoxiale que le territoire national a sa plus longue frontière avec son voisin, le Brésil. La France s’étend également vers l’est dans le Pacifique et vers le sud, dans l’Océan Indien.

      En demandant à ses ministres de privilégier la France – une préférence nationale somme toute -, le Président Sarkozy se montre cohérent avec lui-même. Cette année [...] sera une année particulière puisque j'ai voulu qu'elle soit "l'Année des Outre-mer". Je souhaite que l'ensemble des Français s'approprient l'Outre-mer. Que chaque Français à la fin de l'année 2011 ait une vision plus réaliste de nos territoires.

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jeudi, 20 janvier 2011

Les musées aiment-ils le public ?

 

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     La couverture du dernier livre de Bernard Hennebert  Les musées aiment-ils le public ?est éloquente. Elle témoigne des divers écueils rencontrés par un visiteur de multiples musées. Le préfacier Bernard Hasquenoph - www.louvrepourtous.fr – partage le même goût que l’auteur bruxellois pour l’accès par tous des musées.

     Le BH français met en garde contre une tendance dans les musées de France et de Navarre. Depuis quelques années on assiste à un glissement insidieux vers ce qu’on pourrait appeler, d’un barbarisme douteux, la démagogisation culturelle. Car, à croire les palmarès qui fleurissent partout, la qualité d’un musée se mesurerait au nombre de ses entrées, la logique de l’audimat s’y appliquant désormais aussi vulgairement qu’à la télé. La massification du public, et non sa diversification, est privilégiée au détriment de la qualité de visite.Pour attirer le nombre, on cherche à créer l’événement (...) Visiter s’apparente parfois à une lutte. Pour faire parler de soi, on organise des performances dont on espère qu’elles engendreront la polémique, véritable opération marketing dont raffole la presse. Les grandes institutions muséales, en cela, dessinent la tendance. D’où cette mode de confrontation – du dialogue – entre l’art contemporain et l’art ancien. Pour le meilleur et pour le pire. 

     Le BH belge explique dans son introduction ce que son livre représente. Si le ton utilisé pour développer certaines réflexions ou adresser des plaintes peut paraître parfois dur, c’est sans doute parce que je tente de mener une démarche sociale dans un univers culturel. Pour moi, les injustices ou les « petits mensonges » qui peuvent émailler ce secteur muséal ne sont pas des détails si secondaires par rapport à tant d’autres problèmes majeurs engendrés par la crise financière qui rend de plus en plus fou, en ce début de XXIe siècle (…) Je suis fier d’avoir envie de « pousser mon cri » quand, pour prendre un seul exemple, je tombe sur une deuxième, puis une troisième grande institution fortement subventionnée qui indique bien à son comptoir les réductions pour les enfants ou les plus âgés, mais, en même temps, « oublie » de signaler celles qui sont prévues pour les chômeurs. Ceux-ci imagineront, à juste titre, que la tarification affichée est exhaustive. Leur pudeur à exprimer leur statut en public fera le reste, et ils risquent bien de payer leur entrée au prix complet. Pareille injustice me touche et je tiens à le faire savoir. Il s’agit bien là d’une discrimination envers une catégorie de visiteurs fragilisés. Et il me semble que, lorsqu’elle se pratique dans un lieu dédié à la culture, c’est encore plus révoltant. Mais ne craignez pas le pire : je peux également mettre des gants pour tenter de négocier une avancée « en faveur du bien commun » ou offrir un joli bouquet de fleurs, si celles-ci sont méritées.

    Ce qui est le cas du Grand Curtius qui a obtenu en mai 2010, le Grand Prix de Croûte et Chef d’œuvre (cfr Liège 28 du 30 mai 2010). Il est donc tout naturel que le Grand Curtius ait été choisi par les deux BH pour présenter en Wallonie, Les musées aiment-ils le public ? lors d’un débat public le samedi 22 janvier, de 16H15 à 18H00, dans l’Auditorium du Grand Curtius, 136, Féronstré à 4000 Liège (à 3 minutes à pied de la Place St Lambert) http://www.grandcurtiusliege.be. L’entrée à la conférence est gratuite. Il ne faut pas réserver. Rendez-vous à 16H15 précise dans le hall d’accueil du musée.

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jeudi, 23 décembre 2010

Je vous le dis ...

Je vous le dis, il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de repentance. Cette parole d’Évangile s’applique merveilleusement au (déjà) traditionnel feu d’artifice de la Saint-Sylvestre initié en 2007 par l’Échevin Michel Firket. Dès minuit, la soirée du réveillon, le feu d’artifice sera tiré de l’Esplanade Saint-Léonard et non plus de la Citadelle (cfr Liège 28 du 27/12/2007).

10:43 Écrit par Pierre André dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

jeudi, 08 juillet 2010

Ce n'est pour un mauvais pas qu'on tue un boeuf...


        Les perturbations politiques au sein du MR à moins que ce ne soit le whisky irlandais influencent quelque peu la FlashNews du député wallon Pierre-Yves Jeholet. La cinquante et unième livraison en date de juillet 2010 annonce que Calogero sera en concert acoustique à Herve le jeudi 17 mars 2010 !

        Il y est même précisé que Pierre-Yves Jeholet ne s'est d'ailleurs pas trompé en faisant ce choix, les places mises en vente depuis une semaine s'écoulent comme des petits pains. Déjà plus de 1500 tickets ont été vendus pour ce concert exceptionnel au cours duquel Calogero se produira en solo ! Pierre-Yves Jeholet espère atteindre le sold-out  d'ici la Saint-Patrick 2011...

 

17:17 Écrit par Pierre André dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mercredi, 12 mai 2010

LES ÉPICURIALES

LES ÉPICURIALES
Durant le week-end de Pentecôte, les Epicuriales mettent à l’honneur la gastronomie régionale dans le cadre arboré du Parc
 d’Avroy.
Des restaurateurs de qualité offrent leurs mets les plus goûteux à un public nombreux.
Cette 6e édition des Epicuriales de Liège mettra la Turquie et Istanbul en vedette.
Elle accueillera le Professeur et écrivain turc Artun Ünsal qui nous fera comprendre dans une grande conférence ce que nous
 devons à la Turquie dans notre vie gastronomique de tous les jours.
19 > 24/05 - Parc d’Avroy
19/05 - 18h30 : Conférence “Les apports de la Turquie à la gastronomie européenne”
www.epicuriales.be
www.gre-liege.be

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mercredi, 07 avril 2010

La perle de Jean-Michel.

        Le trimestriel Les Échos du tourisme dont le rédacteur-en-chef est Alain Brohez, attribue un prix à ses lecteurs lui envoyant la meilleure perle.  Au premier trimestre, le prix a été attribué à  Jean-Pierre Lefèvre d'Amay.       

        Lecteur de Culturama, il a vu dans l'éditorial signé par  son bourgmestre Jean-Michel Javaux, cette phrase d'anthologie : Et voila, une année de plus de passée, avec en plus Noël qui tombe de nouveau très tôt cette année ...

 

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vendredi, 26 mars 2010

Le Nôtre n'est pas invité chez eux ...

        Jusqu'à lundi, notre confrère Het Belang van Limburg organise à Hasselt le Salon du Jardin.

Une demi-page de pub dans Vlan. La pub met en valeur Jardins italiens, flamands, anglais. Pas la moindre allusion aux jardins français ! Il est vrai que Versailles n'a rien de commun avec Hasselt ...

 

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