jeudi, 03 mai 2012
La liberté d'expression en cause à Tunis.
Le hasard fait parfois bien les choses ; Aujourd’hui, à Tunis, l’UNESCO célèbre la journée mondiale de la liberté d’expression. Tunis est le rendez-vous de personnalités du monde de la presse qui débattent du thème les nouvelles voix : la liberté de la presse et son rôle dans le changement des sociétés. Au même moment, toujours à Tunis, décision attendue dans le procès Nessma (La brise). Cette chaîne de télévision privée tunisienne a diffusé à quelques jours des élections du 23 octobre le film Persépolis. Ce long métrage d’animation a, notamment, reçu en 2007, le prix du jury de Cannes. Ce film franco-iranien a été projeté sans problème à Tunis. Nessma a présenté une version doublée en arabe tunisien et suivi d’un débat sur l’intégrisme religieux.
Les salafistes ont crié au blasphème pour une séquence où Dieu paraît sous la forme d’un vieillard barbu Le directeur Nabil Karoui présente des excuses tandis que des salafistes tentent d’incendier sa demeure à La Soukra, dans la banlieue de la capitale. Une plainte est déposé contre le directeur par 140 avocats et des citoyens pour atteinte aux valeurs sacrées et aux bonnes mœurs et trouble à l'ordre public. Un délit passible de trois ans de prison. Les audiences ont été houleuses et le tribunal a mis la cause en délibéré ce jeudi 3 mai.
Dans le quotidien tunisien Le Temps de ce matin, une chronique est consacrée à ce procès. On peut y lire ; Bien sûr que le meilleur des scénarios, le plus vraisemblable en somme, serait que le patron de Nessma soit acquitté, purement et simplement, libéré des charges ayant pesé sur lui, et qui sont plutôt des charges pesant sur l’avenir de la liberté d’expression intra-muros (…) faire le procès d’un film, par ricochet, c’est faire le procès de toute une révolution, qui n’est pas advenue pour que les tunisiens, débarrassés d’une dictature, se retrouvent sous la coupe d’une autre, dont ils ne veulent pas. (...) La raison serait que les charges contre Nessma, ou celui qui la représente, peu importe, tombent d’elles-mêmes, parce que toute cette histoire, depuis le début, est cousue de fil blanc. Le reconnaître, c’est faire œuvre de sagesse, car le fondamentalisme, quelle que soit la forme dans laquelle il se drape, n’a pas droit de cité en Tunisie. La liberté de s’exprimer, oui par contre…
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Le jugement condamne Nabil Karoui à 2400 dinars tunisiens (1185 €) pour trouble à l'ordre public. Deux autres personnes - responsables respectivement du doublage et du visionnage - écopent d'une amende de 1200 dinars (592 €). La justice tunisienne à sa propre conception de la liberté d'expression...
10:39 Écrit par Pierre André dans Actualité, Media | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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dimanche, 22 avril 2012
L'horrible perplexité du lecteur de "Minute".
En France, l’extrême droite peut compter sur l’appui de diverses publications. La plus connue est l’hebdomadaire Minute. Un ancien directeur de rédaction de cet organe, Patrick Buisson, à la tête aujourd'hui de Publifact - entreprise de conseil politique – compte dans ses chalands Nicolas Sarkozy, Président de la République.
Dans sa dernière livraison, en date du 18 avril, Minute affiche, à la Une, Marine Le Pen. Le titre est sans équivoque : Premier tour : par raison ou par conviction, le vote utile, c’est le vote Le Pen.
Mais dans les pages intérieures de l’hebdomadaire, le lecteur trouve un très long texte de Bruno Larebière, ancien rédacteur-en-chef de Minute. Le texte est sans équivoque : Si l’on m’avait dit, il y a cinq ans, que je voterais un jour pour Nicolas Sarkozy, je ne l’aurais pas cru. Durant toute la campagne de 2007, dans les colonnes de « Minute », j’ai livré une bataille totale contre lui. ( … ) Je le voyais comme un pur opportuniste qui allait, non seulement amplifier la désagrégation de la France mais aussi, à force de se dire « de droite », discréditer pour des décennies le fait même que l’on puisse se revendiquer « de droite ».
Au premier tour, j’ai voté, sans conviction, par un mélange d’habitude et de fidélité, pour Jean-Marie Le Pen,(…) Au second, je suis resté chez moi, comme à chaque présidentielle, à chaque législative, à chaque cantonale depuis que j’ai le droit de vote – sauf en 2002 bien sûr.
N’ayant pas mis l’ombre d’un espoir dans son élection, (…) je ne suis donc pas un déçu du sarkozysme et le regard que je porte sur son action n’est pas obéré par le sentiment d’avoir été dupé. Tout au contraire, un quinquennat plus tard, je souhaite ardemment sa réélection et je m’apprête à lui apporter mon suffrage dès le premier tour.
Que va faire le lecteur de Minute ? Réponse en fin de journée.
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Résultat des courses à la grosse louche vers 20h ; sur 10 lecteurs de Minute, 6 préfèrent Sarkozy et 4 restent fidèles à Le Pen.
11:08 Écrit par Pierre André dans Actualité, Media, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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vendredi, 13 avril 2012
Bis repetita placent, le plaisir de revoir et de réentendre.
Depuis 2009, est installé à Liége la SONUMA ( SOciété de NUMérisation et de commercialisation des Archives audiovisuelles ). Dotée de 40 millions d’Euros, cette société a acquis le fonds d’archives télévisuelles et radiophoniques de l’entreprise de service public RTBF.
Créée par la loi du 18 juin 1930 sous le nom d’INR (Institut national de radiodiffusion ), cette entreprise est devenue RTB ( Radio-Télévision belge ) en 1960, puis le Royaume ayant évolué, s’est muée en RTBF ( Radio-Télévision belge de la Communauté française ) en 1977.
Comme le dit la SONUMA, des milliers d’heures de programmes radio et TV ont été produites. Ces archives audiovisuelles, témoignages vivaces des événements clés de notre époque, sont autant d’empreintes de notre identité culturelle et de la mémoire collective.
Ces archives ne reflètent pas l’ensemble de la production. Tout un temps, le syndrome Kuypers a joué et le mot archive a fait peur. Il faut savoir qu’après la guerre, un incendie a ravagé les archives filmées du ministère de l’Instruction publique causant plusieurs victimes. Le secrétaire-général de ce ministère, Julien Kuypers tenu pour responsable en sa qualité de plus haut fonctionnaire de ce département a été poursuivi et condamné le 1er mars 1950, a un an de prison avec sursis. Outre ce syndrome, des raisons d’économie ont joué puisque une bande magnétique utilisée pour un reportage a pu être réutilisée pour enregistrer un autre événement. Enfin, des sensibilités peuvent également être incriminées. Ainsi, durant la grève de 60-61, tout chercheur trouvera plus facilement des images des membres du gouvernement de Gaston Eyskens que celles consacrées au syndicaliste André Renard !
Inutile de pleurer sur le lait renversé, aujourd’hui la SONUMA est là. Elle a même pignon sur blog http://blog.sonuma.be . Les personnes curieuses de revoir soit Léo Ferré à Liège en 1964, soit d’apprécier la musculature deConstant le Marin, soit de connaître le frisson de la vitesse sur le circuit de Francorchamps en compagnie de Lucien Bianchi, soit de revoir le mariage d’Albert et Paola, le 2 juillet 1959, soit d’affronter la neige comme Bernard Hinault à Liège-Bastogne-Liège en 1980 ont l’occasion de le faire en s’inscrivant à la newsletter. Ce n’est pas de la nostalgie mais une manière agréable de connaître l’histoire de près des trois quarts du siècle dernier et l'actualité contemporaine.
18:56 Écrit par Pierre André dans Actualité, Histoire, Media | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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vendredi, 24 février 2012
"Le Soir" a 125 ans !
Page 295 de l’album marquant, en 1987, le centième anniversaire du journal Le Soir, il est indiqué constaté par huissiers, le tirage journalier moyen du Soir pour les jours ouvrables s’est élevé, en 1956, à 305.041 exemplaires.
Ces chiffres ne sont pas des chiffres certifiés par le CIM (Centre d’Information sur les Médias) pour une raison toute simple ; le CIM , à l’époque, n’existe pas. Il est né en 1971 de la fusion de l'OFADI (premier organisme d'authentification de la diffusion des titres de presse en Belgique) et du CESBP (premier organisme belge de mesure d'audience), le CENTRE D'INFORMATION SUR LES MEDIAS, en bref LE CIM, est une association sans but lucratif, dont les membres sont les acteurs du monde de la communication en Belgique.
Aujourd’hui, à en croire la revue Journalistes, le mensuel de l’association des journalistes professionnels, Le Soir, en 2011, a un tirage de 79.405 exemplaires. En 2010, le tirage a été de 81.069. En 2011, Le Soir n'atteint plus que 26% 04 de son tirage en 1956 ! Quasi un tirage en perte de trois-quart par rapport au tirage de 1956...
Pour l’ensemble de la presse francophone du Royaume, le déclin – entre 2010 et 2011 - est de 3% 04. Quant à la presse néerlandophone, elle est en progression de 0% 5.
Nous laissons à d’autres – plus compétents que nous – le soin d’expliquer ces différences. Nous nous bornerons à dire que dans les années 50-60, à la maison, nous étions abonnés à deux titres : un national reçu le matin et un local apporté à la tournée postale de seize heures. Aujourd’hui, le groupe Rossel envisage des synergies entre les titres du groupe. Le système revient, selon l’image donnée par Didier Haman, directeur et rédac’chef du Soir, à mettre les ingrédients en commun tandis que les journaux les cuisineront différemment, à leur manière, en préservant leur vocation. Belle ratatouille en perspective…
11:27 Écrit par Pierre André dans Actualité, Media | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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mardi, 10 janvier 2012
Willy Burgeon, l'anti-conformiste qui dit non à bon escient.
Il y a un mois, après 540 jours durant lesquels l’inconciliable a été à la recherche de la conciliation, Elio Di Rupo – élu président du PS, le 28 mai 2011, par 17.436 militants sur 81.491 en règle de cotisation – a demandé à son parti d’adhérer au gouvernement dont il sera le Premier ministre. Toutes les fédérations ont dit oui y compris celle de Thudinie représentée par Willy Burgeon.
Willy Burgeon est adversaire de la participation. Fidèle à son franc-parler au nom du socialisme, de la vérité et de la liberté d’opinion, dans son discours, il explique : La droite encourage le PS, le seul parti de gauche dans la coalition depuis qu’on a commis l’erreur d’éjecter Ecolo, à faire son sale travail et le risque est grand de pousser le PS aux élections et de lui faire subir un vote-sanction lors des élections communales. Et Willy Burgeon de citer Vandervelde : « Quand la droite dit du bien de moi, je me demande ce que j’ai fait de mal ». Je suis effaré quand je vois tout l’establishment belgicain derrière notre premier militant. Que nous réserve-t-il, l’establishment ? Sûrement, rien de bon !
Pour avoir osé dire je pense qu’il est nécessaire de relancer le parti et s’être opposé tant à la participation gouvernementale qu’à la modification des statuts du PS, Willy Burgeon s’est rendu coupable d’un crime de lèse-majesté. Aussitôt, Le Soir a publié un article commençant par ces mots : Fou ? Inconscient ? Mal informé ? Téméraire ? Courageux ? Lucide ? Tout seul, dimanche, face à un millier de militants PS enthousiastes (sincères ? embrigadés ? réfléchis ? irresponsables ?), réunis à Bruxelles, Willy Burgeon a osé voter contre la participation de son parti au prochain gouvernement ! (…) L’homme n’en est pas à sa première excentricité.
La journaliste d’évoquer ce qu’elle nomme « première excentricité » – un déplacement en Corée du Nord - qui selon elle, valut à Willy Burgeon l’ire présidentielle : Le président Di Rupo l’avait illico démis de son mandat à la tête de l’Union des villes et communes de Wallonie. À la volonté présidentielle, Willy Burgeon a rétorqué que l’Union des Villes n’était pas une officine du PS et qu’il était hors de question que je démissionne si le Conseil d’Administration me gardait sa confiance. Ce qui fut fait. Il est donc faux de dire que Di Rupo m’a démissionné de l’UVCW. Le PS se retrouvant dans l’opposition à Binche aux élections communales de 2.000, je ne sollicitai plus une représentation dans cette association Un droit de réponse a été envoyé au Soir. Se drapant dans l’infaillibilité du journal de référence, Le Soir est demeuré indifférent.
Il faut savoir qu’en 2000, Willy Burgeon est tombé dans un piège médiatique. Depuis 1983, Willy Burgeon est membre du CILRECO (Comité International de Liaison pour la Réunification de la Corée) en remplacement d’André Léonard, ancien Secrétaire Général du PS. En cette qualité, il a été contacté par un réalisateur de la RTBF, membre influent de l’Union Socialiste Communale de Tournai avant de virer Ecolo, le sollicitant pour l’aider à filmer un Strip-Tease en Corée du Nord.
Hors de question d’appuyer ce type d’émission répond Willy Burgeon. Cependant, comme le parlementaire wallon a souvent reproché au régime de Pyongyang d’être trop fermé, il accepte d’intercéder pour que la RTBF soit la première télévision d’un pays capitaliste à pénétrer dans l’univers nord-coréen. Ceci a pris du temps d’autant qu’une délégation parlementaire a du être du voyage. Ces tractations se font en confiance étant entendu qu’aucune image ne soit des images destinées à Strip-Tease. L’équipe de la RTBF a filmé quelques dix-sept heures pour produire cinquante-deux minutes.
Invités à la projection de l’émission, Willy Burgeon et ses amis ont constaté que le contrat a été rompu. Délibérément, la RTBF a envoyé une équipe de Strip-Tease en République Populaire Démocratique de Corée. De ces dix-sept heures de tournage, l’équipe de Strip-Tease a appliqué le principe voltairien qui a dit Donnez-moi une phrase de quelqu'un et je le fait pendre. Aujourd’hui encore la RTBF qui a vendu largement cette émission de Strip-Tease a cru du meilleur goût d’illustrer sur sa troisième chaîne la mort de Kim Jong Il par une rediffusion de ce Strip-Tease ! Il est temps, grand temps de dire maintenant, ça suffit. Ce harcèlement s’apparente à un lynchage médiatique contraire à toute déontologie journalistique.
Il est à noter que Guy Spitaels, en 2006, lors de la préparation de son livre Chine-USA, la guerre aura-t-elle lieu ? s’est rendu à Pyongyang en compagnie de Willy Burgeon, anticonformiste sachant se conformer à la politesse du pays qui le reçoit.
11:06 Écrit par Pierre André dans Media, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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mardi, 20 septembre 2011
Noms de dieux, Wallons-nous, "Media Rives" une marque qui marche à la RTBF.be

Depuis mai 2011, à Liège, jouxtant une galerie commerciale Mediacité, de nouveaux bâtiments ont été inaugurés sous la marque Media Rives. Le coût ? Trente sept millions d’euros investis par le service public RTBF-be. Selon l’Administrateur général, le Liégeois Jean-Pol Philippot : nous entamons un nouveau chapitre de l'histoire de notre entreprise, de la télé en Communauté française, de la vie culturelle et économique liégeoise. Au début des années 2000, nous avons choisi de réorganiser l'entreprise pour rester à Liège, malgré des difficultés économiques. Mais pour être légitimes, nous devons être ancrés dans la Communauté et proposer des productions originales.
Parmi ces productions originales, un concept du Hollandais Johannes de Mol – fondateur d’Endemol associé avec Médiaset (très) proche de Silvio Berlusconi – est repris par la RTBF.be, The Voice Belgique. Cette émission est une variante de télé-crochet qui se déroule en plusieurs étapes. La première dépend des candidates et candidats. Lorsqu’elles/ils se sentent en forme, leur webcam entre en action, les filme et à l’autre bout, la reconnaissance vocale apprécie la justesse de la voix. Résultat des courses, 150 candidat(e)s sont sélectionné(e)s.
Viennent ensuite les choses sérieuses ; en un, la blind audition d’où surnagent cinquante six personnes qui confient leur avenir à quatre coaches, en deux, un duel, ensuite la phase battles, un moment cruel qui contraint le coach à sacrifier un de ses disciples. Un épisode tiré tout droit de la Bible où, miracle, Dieu permet à Abraham de substituer un agneau à son fils. The voice Belgique n’étant pas Dieu, la phase battles ne laisse qu’un petit nombre de survivant(e)s à s’affronter au cours des Lives. Télévision de proximité, la télévision publique permet au public, dans cette troisième phase, de laisser s’exprimer son choix et son cœur.
Pour enregistrer ces moments passionnants, la RTBF.be a choisi très naturellement de les produire à Media Rives. Comme The Voice Belgique – une production originale rappelons-le - mérite un traitement de faveur, les équipes installeront le décor, les caméras, l'éclairage, le son et tout et tout, dès le 31 octobre pour les démonter le 24 novembre, dans ce studio que Cécile Gondfroid, directrice générale des technologies, présente ; c'est un studio qui fait 1200 m² et qui est carré, donc ça c'est une première caractéristique parce que c'est assez rare. 35 mètres de côté, 13 mètres de hauteur sous le grill et 15 mètres sous la porteuse, c'est un studio qui est vraiment prévu pour pouvoir réaliser des émissions mais également des évènements.
Le temps des blind audition passé, le studio va être, à nouveau, occupé du 20 décembre jusqu’au 13 janvier 2012 pour les duels. Ensuite, ce sera l’enregistrement des 7 émissions les plus passionnantes du Live. Quant aux Battles, elles seront enregistrées à Vilvoorde dans les studios de la Vlaamse Televisie Maatschappij (VTM). Il est à noter que l’installation (et la désinstallation) des lumières à Media Rives est confiée à une entreprise gantoise, un transfert Sud-Nord dont la Fédération Wallonie Bruxelles n’est guère au courant !
La production originale de la RTBF.be The Voice Belgique réjouira le Liégeois Jean-Pol Philippot quand il prendra connaissance des audiences. Certes, The Voice Belgique n’atteindra pas l’audimat de La faute morale de DSK. D’ailleurs, VTM a court-circuité l’Administrateur général de la RTBF.be en présentant, dès cet automne, The Voice Vlaanderen. La production originale de la RTBF.be sera, dans une forme identique, à l’antenne de TF1, en janvier 2012. Il y aura néanmoins quelques différences – les chanteuses et les chanteurs notamment - et puis Maureen Louys n’est pas Nikos Aliagas… Sur CBC et NBC, la production Endemol a déjà été diffusée. Elle a récolté un succès indéniable.
Le tournage à Liège de The Voice Belgique pose problème car le studio 40 est le seul disponible à Media Rives. Le projet initial en comportait deux mais en cours de route, le studio 41 s’est quelque peu égaré. Les deux émissions liégeoises en plateau survivantes du massacre de l’ancien Centre de production de Liège souffrent de cette occupation prolongée.
Déjà, le Grand Prix de la Chanson Wallonne prévu le samedi 24 mars doit être reporté au samedi 12 mai 2012. En effet, The Voice Belgique occupe le studio 40 à partir du 15 février au 15 avril 2012. De surcroît, ce lieu est prévu pour accueillir des événements tels des défilés de mode, des soirées de DJ. Sur le site de Liège, il se murmure même que s’il prenait à Yahvé, Dieu ou Allah l’envie de participer à une des rares émissions de service public de la la RTBF.be - noms de dieux -, ils se verraient refuser ce plaisir faute de studio disponible à Media Rives !
Face à cette réalité, le personnel du Site de Liège a adressé, à la mi-septembre, une motion souhaitant que tout soit mis en œuvre, afin que le Studio 41 puisse être fonctionnel le plus rapidement possible. Ceci permettra d’éviter à l’avenir les problèmes de calendrier et le déplacement de nos émissions propres vers d’autres lieux ! Copie de la motion destinée à l’Administrateur général a été envoyée à divers directrices et directeurs Tron, De Smet, Gonfroid, Brouyére, Germys, Van Lierde, Potty et Robben.
Il est permis de demander aux organisations syndicales – Front commun FGTB /CSC – pourquoi elles ont fait l’économie d’une copie à Chris Vandervinne. Ce quasi-quadragénaire, ingénieur civil électromécanicien de l’UCL, titulaire d’une licence spéciale de Solvay, diplômé Master of Business Administration (MBA) de Harvard, formé à l’américaine dans diverses firmes internationales ayant la culture de la performance est, en effet, Chief Financial Office (CFO) de la RTBF.be. Comme il l’a expliqué dans Trends d’août 2011, le secteur des medias m’attirait et les enjeux – concurrence, convergence- étaient énormes. Le fait que la RTBF soit une entreprise de service public représentait évidemment quelques contraintes mais cela rendait, à mon sens, le challenge encore plus intéressant. Chris Vandervinne donne cours à l’ULB à la Faculté des Sciences appliquées, dans l'unité de recherches Stratégie et Gouvernance d'Entreprise (CEB).


09:31 Écrit par Pierre André dans Media | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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mercredi, 24 août 2011
"Proximité" ne signifie pas "être au coeur de l'action" !
Aujourd’hui, le groupe RTL-TVI a présenté la prochaine saison de ses trois chaînes : RTL-TVI, Club RTL et Plug-RTL. Caractéristique dominante de ces trois chaînes : la proximité.
La preuve en a été donnée, ce soir, au Journal télévise de 19h 00 : l’envoyé spécial de RTL-TVI sur les affaires libyennes s’est trouvé à proximité c’est-à-dire … en Tunisie.
En revanche, l’envoyé spécial de la chaîne publique, la RTBF, quant à lui, il s’est trouvé à Tripoli, au cœur même de l’action et du danger !
20:51 Écrit par Pierre André dans Media | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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dimanche, 15 mai 2011
De rives en dérives

Fin des années soixante, début des années septante, définissant leur rôle dans la société, des journalistes liégeois de la RTB empruntent à Radio-Québec un de ses slogans miroir-moteur de la région. Au siècle suivant, quarante plus tard, Bernadette Wynants, présidente du Conseil d’administration de la RTBF.be, l’utilise encore tout en l’aménageant à sa sauce un tantinet pléonastique. Présentant Média Rives, elle déclare ; une radio-télévision de service public doit être le miroir, le témoin et le moteur de sa communauté.
Dans la même brochure, Francis Goffin, membre du Comité radio de l’UER et directeur général des radios de la RTBF.be décrit le studio radio de Média Rives comme full face to face et full self op (…) tout le monde est on air au même moment.
Ce texte est-il conforme à la charte des valeurs dont se réclame la RTBF.be ? Celle-ci parce qu’elle vise l’excellence de ses programmes – la présentation d’un nouvel outil l’est au même titre qu’un journal parlé ou une émission - assure exiger pour chacun d’eux l’exactitude du contenu, la précision de l’expression, l’usage correct de la langue française. Manifestement, ce texte prend de sérieuses libertés avec l’usage correct de la langue française.
L’emploi de full face to face et full self op (…) tout le monde est on air au même moment peut se comprendre telle une licence poétique visant à souligner l’exotisme de Média Rives se voulant le miroir du monde. Dans cette hypothèse, le tagalog s’impose vu le facteur de rattachement évident entre les nouveaux studios et les citoyens du fleuve. Manifestement, la présentation du studio radio de Média Rives s’apparente à de la Média Dérives en bord de la Dérivation de la Meuse.
20:48 Écrit par Pierre André dans Media | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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dimanche, 27 février 2011
... presque des carabiniers d'Offenbach !
Ouf, quelques heures avant que les 253 lockoutés du Journal de Montréal (cfr. Liège 28 du 27 janvier 2009 – Proxi-Liège 28 janvier 2009) n’aboutissent à un accord avec Quebecor mettant fin à un conflit social qui a duré 764 jours – accord accepté samedi à 20h15 (heure locale) - l’Association Générale des Journalistes professionnels de Belgique (AGJPB) a adopté, samedi à midi (heure locale), sa première motion de soutien à leurs confrères québécois.
À l’initiative du Verviétois Philippe Leruth, membre du Bureau de l’AGJPB, vice-Président de la Fédération Internationale des Journalistes (FIJ), en mai 2010, lors de son Congrès à Cadix, la FIJ a, déjà, émis une motion de solidarité avec les lockoutés du Journal de Montréal.
Les lockoutés ont créé, dès le début du conflit, un nouvel organe de presse Rue Frontenac en version électronique quotidienne - www.ruefrontenac.com – et en version papier hebdomadaire.
C’est à la veille du 765ème jour du lock-out, que l’accord a été adopté, au vote secret, par 64,1 % des syndiqués. L’entente conclue pour cinq ans conserve 62 employés à temps plein. Pierre-Karl Peladeau, patron du Journal de Montréal qui a toujours considéré son personnel gaté à outrance d'où son arrogance de boss, en conserve un certain nombre à temps partiel. Selon La Presse, journal concurrent du Journal de Montréal, celui-ci va perdre l’emploi d’un peu plus de 70 % du personnel. Toutefois, l’entente exclut toute clause de non-concurrence et permet de continuer la parution de Rue Frontenac.
23:15 Écrit par Pierre André dans Media | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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