lundi, 26 juin 2017

Bulletion du Vieux-Liège : Juliette Noël à l'assaut d'une légende relative à Marie Walewska !

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       Moins de trois ans avant la Révolution française, en Pologne, chez les Laczynski, une famille noble, naît Marie. Elle a pour précepteur un Français, Nicolas Chopin, futur papa de Frédéric avant d’être envoyée parfaire son éducation au couvent Notre-Dame de l’Assomption à Varsovie. Marie est intelligente et studieuse, avec une douceur de caractère qui l'a fait aimer par tous ici. De plus, elle est d’une grande beauté.

        Les propositions de mariage ne manquent pas. Parmi ceux qui lui font la cour, il y a un jeune homme beau, riche et charmant qui lui a plu tout de suite. Il a pourtant un gros défaut : il est russe et, de plus, appartient à la famille du terrible feld-maréchal Souvorov, ennemi juré de la Pologne que ses puissants voisins, la Russie, la Prusse et l’Autriche, s’étaient partagée. La famille de Marie s’oppose et lui impose le mariage, fin 1804, avec le comte Anastazy Colonna Walewski, ancien chambellan du dernier Roi de Pologne. Point beau, riche de propriétés obérées et vieux - 72 ans, elle 18 -, on comprend qu’avant les noces, elle avait pleuré longtemps et a continué à sangloter pendant la cérémonie.  

        En ayant terminé avec la campagne de Prusse, Napoléon entame la campagne de Pologne. Il arrive à Varsovie, le 18 décembre 1806, en libérateur. Des milliers de Polonais, les Légions polonaises de Dombrowski sont engagées depuis une dizaine d’années dans les armées françaises. Fin décembre 1806, dans un climat de Napoléonmania, l’empereur remarque, dans la foule, la jeune comtesse Walewska, lui parle. Le 1er janvier 1807, il lui écrit Marie, ma douce Marie, ma première pensée est pour toi, mon premier désir est de te revoir. Tu reviendras, n’est-ce pas ? Tu me l’as promis. Sinon l’aigle volerait vers toi. (…) Daigne donc accepter ce bouquet : qu’il devienne un lien mystérieux qui établisse entre nous un rapport secret au milieu de la foule qui nous environne. Exposés aux regards de la multitude, nous pourrons nous entendre. Quand ma main pressera mon cœur, tu sauras qu’il est tout occupé de toi et, pour répondre, tu presseras le bouquet ! Aime-moi, ma gentille Marie, et que ta main ne quitte jamais ton bouquet.

       Le 7 janvier 1807, elle participe au bal de carnaval dont La Gazette de Varsovie rend compte : Sa majesté l'Empereur a assisté à un bal chez le ministre des relations extérieures, le Prince de Bénévent, au cours duquel il a invité à une contredanse la femme du chambellan Anastase Walewski. Des patriotes polonais avec l’assentiment du mari imaginent que Marie est la personne la mieux placée pour convaincre Napoléon de ressusciter le Royaume de Pologne. C’est la période épouse polonaise qui voit l’Empereur et Marie filer le parfait amour au Château royal de Varsovie, au château de Finckenstein, à Paris dans le IXème arrondissement, au Palais impérial de Schönbrunn. Napoléon ne ressuscite pas le Royaume mais par l’accord de Tilsitt, en juillet 1807, crée le Duché de Varsovie où est en vigueur le Code Napoléon.

     Enceinte de Napoléon à Schönbrunn, Marie accouche chez son mari, le vendredi 4 mai 1810 d’Alexandre. L’Empereur est averti de l’heureux événement à Anvers. Soucieux de l’avenir de son fils, il comble la mère de rentes et propriétés diverses. Les générosités de l’Empereur se font moins sur sa cassette personnelle que sur les biens de l’Empire. Marie est devenue riche, surtout grâce aux donations que Napoléon a faites au petit Alexandre. Mais elle risque de ne plus l’être si son mari endetté se met à rembourser. Aussi Marie demande le divorce le 12 juillet 1812 et l’obtient … le 24 août, une rapidité digne de Reno (Nevada USA) !

       Catholique, Marie doit attendre la mort de son ex – le 20 janvier 1815 - avant de convoler en justes noces avec le bel Philippe-Auguste, comte d’Ornano qu’elle a connu à Varsovie en 1807. Jeune, beau, très chic, d’une famille corse liée à la famille Bonaparte, protégé de Laetitia, la mère de Napoléon, ce lieutenant-général participe aux Cent-Jours de Napoléon. Ce qui lui vaut d’être banni de France par la Seconde Restauration. Il se réfugie dans le Royaume des Pays-Bas et épouse, le 7 septembre 1816, Marie  en la collégiale Sainte-Gudule de Bruxelles. En compagnie des enfants de Marie, Antoine et Alexandre, les époux viennent s’établir à Liège d’abord rue Sœurs-de-Hasque puis rue de Fragnée, n° 876, quartier du Sud.

       Dans la dernière livraison du Bulletin de la Société royale LE VIEUX-LIÈGE (1), Juliette Noël relate les endroits où a vécu à Liège  Marie Walewska. C’est de la légende de son habitation rue Mandeville à la réalité. S’appuyant essentiellement sur des documents des Archives de l’État et de Ville de Liège, Juliette Noël retrace notamment l’endroit où est situé le 876, rue Fragnée. Il faut savoir que la numérotation, à l’époque, est continue. Il n’était pas question de donner des numéros pairs ou impairs selon le côté où on se trouvait. Il appert d’un document passé en l’étude du notaire royal Philippe Parmentier que le propriétaire Nicolas Bernimolin donne en location pour une durée d’un an, expirant le quinze mars 1818, l’immeuble et les terrains l’entourant. C’est alors un véritable domaine. Il se dénomme « Sans souci ». Situé à hauteur du numéro 20 de l’actuelle rue du Vieux-Mayeur qui, en ce temps-là, s’appelle ruelle du Vieux-Mayeur, l’immeuble loué a une longueur d’environ 22 mètres avoisinant des jardins de plus d’un hectare.

        Dans la partie finale de son article consacré à l’immeuble occupé par Marie Walewska à Liège, Juliette Noël s’attaque à une légende qui situe cette habitation rue Mandeville. Tâche ardue car l’auteur de la légende n’est autre que Théodore Gobert. Celui-ci a publié des notices sur  les rues de Liége en sa période de journaliste à La Gazette de Liège, notices rassemblées en 1891  en quatre volumes éponymes. Il n’est pas question dans cette première édition de Marie Walewska. Vient la seconde édition, en 1926, où Gobert écrit : Située au pied de la colline, cette demeure caractéristique étendait au loin ses superbes jardins plantés d’arbres touffus, qui en faisait l’une des plus agréables résidences rurales. Ici vint s’installer, après la chute de Napoléon 1er, une dame qui, à cette époque, a beaucoup fait parler d’elle. Il s’agit de la comtesse Walewska. Gobert l’a fait mourir le 15 décembre au lieu du 11. 

        Juliette Noël n’a pas d’explication sur cette affirmation erronée de Gobert ; J’opine à croire qu’il a fait un amalgame avec d’autres biens (…) Quoi qu’il en soit, Gobert sera suivi par les écrivains liégeois postérieurs (…) Les écrivains non-liégeois reprendront l’information. Pour eux, naturellement, la localisation correspondait à un endroit qui leur était inconnu.  Juliette Noël, une orfèvre de la précision !

      Dans ses Mémoires, le comte Alexandre évoque la période liégeoise après le mariage de sa maman : Mon frère aîné, qui avait 4 ans de plus que moi, Monsieur Carité, un vieux valet de chambre nommé André et moi nous partîmes de Paris en diligence pour aller retrouver ma mère aux Eaux de Chaudfontaine près de Liège. (…) Quelques mois après, nous étions établis dans une charmante maison de campagne à la porte de Liège où ma mère mit au jour au mois de juin 1817 un gros garçon qui fut baptisé sous le nom de Rodolphe. (…) j'accompagnais aussi quelquefois mon beau-père chez un libraire de Liège nommé Desoret (NDLR lire Desoer). Là, j'entendais parler politique sans y rien comprendre, cependant j'ai retenu quelques mots de ces conversations dont plus tard j'ai compris le sens. (…) La campagne que nous habitions était à une demi-lieue de la ville. (…) Le Général Ornano ayant obtenu son rappel, ma mère partit pour Paris au mois d'octobre 1817 avec le nouveau-né qu'elle nourrissait malgré les avertissements de son accoucheur de Varsovie le célèbre Czekieski, qui lui avait prédit que si jamais elle se décidait à nourrir elle le paierait de sa vie. Peu de jours après son départ, le Général Ornano, mon frère et moi, nous nous mîmes en route pour aller la rejoindre. Nous voyagions en poste dans une bonne berline lorsqu'au milieu de la nuit près de Namur, nous versâmes dans un fossé (…) Nous arrivâmes le lendemain à Paris à trois heures du matin nous rendant dans la chambre de ma mère. Elle se réveille pour nous embrasser. Quel doux réveil dit-elle mon mari et mes enfants, ce sont là les dernières paroles. Le lendemain, son état s’aggrave au point que ses enfants ne peuvent plus la voir. Elle expire le 11 décembre à six heures du soir d’un abcès au sein dont on n'avait reconnu l'existence que trop tard pour risquer une opération et de calculs rénaux.

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(1) Le Vieux-Liège fondé le 20 février 1894 – Devise Rien aymez s’il n’est cognu - levieux-liege.be – Cotisations et abonnements aux publications trimestrielles, membres adhérents 25 €, membres de moins de 25 ans 15€ à verser au compte BE42 0000 3248 4054

18:01 Écrit par Pierre André dans Actualité, Amour, Europe, Histoire, Liège, Media, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

vendredi, 16 juin 2017

Pas de panique si vous allez en France. La France ne se limite pas à Paris, Lyon, Grenoble!

 

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      Depuis le lundi 12 juin, jour où paraît dans La Dernière Heure le texte suivant : Si vous partez en France cet été, il est grand temps d'acheter votre écovignette (...) Tous les véhicules, motos, voitures ou utilitaires, qu'ils soient immatriculés en France ou à l'étranger sont concernés. Cette vignette ronde les identifie selon leurs émissions polluantes (oxyde d'azote, particules). Depuis le 1er avril dernier, elle est obligatoire également pour les conducteurs étrangers. La vignette, d'un coût de 3,70 euros (4,80 € frais d'envois inclus vers la Belgique),peut être obtenue sur www.certificat-air.gouv.fr. Si vous n'en êtes pas équipés et que vous vous faites contrôler, il vous en coûtera pas moins de 68 € d'amende et même 135 € pour les poids lourds,la panique règne parmi les automobilistes du Royaume qui envisagent de rendre en France ou de la traverser. D'autant que La Libre, l'Avenir, Le Soir, RTBF ont repris l'information.

      Ces divers articles  nous paraissent prendre de larges libertés par rapport au décret du 29 juin 2016 instituant la vignette "Crit'air". C’est une démarche volontaire, qui peut donner des avantages aux conducteurs, mais chacun est libre de prendre un certificat ou non. Tout le monde est concerné. Crit’Air n’est pas obligatoire pour utiliser son véhicule. Pour la majorité des automobilistes français il constitue un outil pédagogique destiné à développer le véhicule propre. Les collectivités rencontrant des problèmes de pollution aigüe pourront s’appuyer sur les certificats « Crit’air » afin d’adapter la circulation et améliorer durablement la qualité de l’air. Dans ces cas particuliers, le certificat pourra devenir indispensable pour circuler. Crit’Air est avant tout un outil au service des collectivités locales qui engagent des mesures volontaristes en faveur de la qualité de l’air. (...) Le prix d’un certificat est de 4,18 €, payable en ligne. Ce prix couvre les frais de fabrication et d’envoi du certificat, ainsi que les frais de gestion, dont le centre d’appels. Il ne s’agit pas d’une taxe et il n’y a pas de recettes pour le budget de l’État. (...)  Le certificat qualité de l’air est obligatoire pour circuler dans les zones à circulation restreinte instaurées par certaines collectivités (Paris) ou pour circuler lorsque le préfet instaure la circulation différenciée lors de certains épisodes de pollution.

       L’amélioration de la qualité de l’air est l’objectif de la création des zones à circulation restreinte (ZCR). La ville de Paris en créant, pour une durée de cinq ans, sa ZCR le 1er juillet 2016 entend  lutter tant contre la pollution de fond (accumulation de polluants dans l’atmosphère) que contre la pollution de proximité (exposition dans leurs déplacements quotidiens des piétons, cyclistes, automobilistes). Cette pollution de proximité est particulièrement importante dans les rues canyons, dont la configuration géométrique (faible largeur, hauteur des bâtiments) empêche la bonne ventilation.

    Paris n’a rien inventé puisqu’il existe près de deux cents zones de basses émissions en Europe, les premières datent de 1996 en Suède. Depuis 2008, en Allemagne, 53 ville ont introduit des ZCR, appelée également LEZ - Low Emission Zones. (1)

     La ZCR de Paris a également pour ambition de diminuer ou renouveler le parc automobile. Diminution par l’octroi de primes diverses aux Parisiens  qui prennent conscience que la voiture individuelle ou le deux-roues motorisé ne sont pas indispensables pour la plupart des trajets quotidiens. Renouvellement par l’acquisition de voiture propre (électrique, hydrogène hybride rechargeable, GNV).

   Le site officiel de la Ville de Paris précise : Dès lors que vous effectuez régulièrement ou occasionnellement un déplacement à Paris, vous devrez, comme tous les automobilistes parisiens, apposer la vignette Crit'Air sur votre véhicule. Si celui-ci ne correspond pas à une catégorie autorisée à circuler, il vous faudra privilégier, entre 8h et 20h les jours de semaine, les transports en commun, l'autopartage comme Autolib', le covoiturage, voire le vélo. Ultime précision : L’interdiction de circuler vaut par ailleurs, sauf indication contraire, toujours du lundi au vendredi de 8h à 20h, bien que cela ne figure pas sur les panonceaux.

    En France, deux autres villes ont introduit les ZCR. Il s’agit de Lyon et de Grenoble. Depuis le 1er janvier 2017, le centre-ville élargi de Grenoble est devenu une Zone à Circulation Restreinte (ZCR) avec une interdiction de la circulation pour les véhicules de marchandises « non classés », du lundi au vendredi de 6 h à 19 h.

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(1) Pour tout déplacement en Europe, il est possible de le planifier en fonction des villes avec ZCR sur le site http://fr.urbanaccessregulations.eu/userhome/access-regul...

20:06 Écrit par Pierre André dans Actualité, Economie, Media | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

jeudi, 04 mai 2017

Un souhait démocratique et républicain : que la France vote dimanche comme à Liège !

 

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       L’initiative de l’Alliance Wallonie-France (AWF) consistant à demander à la population de la Province de Liège de participer à un vote consultatif sur le deuxième tour des élections présidentielles en France a rencontré encore davantage de succès qu’au premier tour. Près du double des suffrages ont été recueillis.

     Le mouvement En Marche l’a emporté par 62% 84 des suffrages exprimés. La candidate du Front national est créditée de 37% 16 soit en écart de plus de 25%. Les démocrates quelques soient leurs convictions rêvent d’un pareil score le 7 mai.

      Le succès d’Emmanuel Macron est plus net encore dans la Ville de Liège où il obtient 80% 29 des votes. Un score proche de celui de Jacques Chirac laminant, en 2012, Jean-Marie Le Pen par un 82% 21 rassemblant sur son nom, grâce au Front Républicain, 25 537 894 voix. Le succès recueilli à Liège doit beaucoup à la Macronmania qui flotte sur le campus du Sart-Tilman. Le leader de En Marche  y recueille 94% 80. Il ne faut pas désespérer des jeunes. Ils sont l’avenir.

       Après Liège, la Ville de Verviers vote Macron à 70% 13 suivi par Visé à 67% 60, Waremme à 65% 67, Huy 64% 77, Amay 61% 64, Hannut 61% 06. Dans la tranche des plus de 50% en faveur d’Emmanuel Macron, nous trouvons Aywaille (55% 26), Bomal (53%23), Herstal (52% 22) et Fléron (51% 39).

      Par ailleurs, confirmant le vote du premier tour en faveur de l’extrême-droite,  Hamoir, Yvoz-Ramet et Comblain-au-Pont apportent leurs suffrages à Marine Le Pen respectivement à 87% 12, à 60% 76 et à 60% 34.

      Si ce vote consultatif de l’AWF n’a nulle prétention scientifique, il apporte notamment certains éléments susceptibles de jouer dans la préparation des élections communales le dimanche 14 octobre 2018.

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mardi, 25 avril 2017

Un peu avant le 7 mai, Liégeoises et Liégeois feront choix entre un Président ou une Présidente de la République française.

 

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       Le résultat du premier tour des présidentielles françaises obtenu en province de Liège est identique à ceux des Régions socialement défavorisées de Guyane et La Réunion qui placent Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen en tête – Guyane JLM 24%72 MLP 24%29, La Réunion JLM 24%53 MLP 23%46 % . Initié par l’Alliance Wallonie-France (cfr Liège 28 du 14/4/2017), le vote consultatif liégeois place au second tour Jean-Luc Mélenchon avec 24%70 et Marine Le Pen 22%10. Il est à noter le score surprenant obtenu dans les régions rurales de Hamoir, Harzé, Ferrières et Comblain-au-Pont par Marine Le Pen 62%87. Ce résultat l’aurait été davantage si Spa, ville d’eaux, n’avait tempéré la ferveur marine !

      Les 22 et 23 avril, les Françaises et Français du monde entier ont qualifié pour la finale du 7 mai Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Du passé, faisons table rase et dès ce mardi 25 avril, les militants de l’Alliance Wallonie-France arpentent à nouveau la province afin de connaître le choix  liégeois entre un Président ou une Présidente. Le dépouillement a lieu le 3 mai. Il est également possible de voter sur le site www.participezauxpresidentielles.be. Les petits malins qui espèrent bourrer les urnes en multipliant les votes par voie électronique en sont pour leurs frais car les 3 commissaires chargés de contrôler le bon déroulement du vote tiennent à vous dire que tout vote répété plusieurs fois par la même personne annulera automatiquement le vote exprimé par cette personne. Un citoyen = Une voix.  

      Sans prétention scientifique, la consultation populaire de l’Alliance Wallonie-France c’est néanmoins du sérieux. La presse s’y intéresse davantage. Les résultats du premier tour ont fait l’objet d’une page entière dans les diverses éditions de La Meuse avec commentaire et analyse de Gaspard Grosjean, journaliste politique. Une équipe de RTC Télé Liège a inscrit à son programme le tournage d’une séquence de vote de ce second tour. Des journaux français ont manifesté leur intérêt pour l’initiative AWF.

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      Cerise sur le gâteau, à la Maison de la Presse et de la Communication, tout comme au 1er tour, les Amitiés françaises et la Chambre de Commerce et d’Industrie France-Belgique organisent la nuit des élections françaises. Une occasion de discuter avec Michel Hermans, politologue.

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jeudi, 20 avril 2017

Avoir un bon copain Voilà c'qui y a d'meilleur au monde ...

 

    En publiant, en octobre 2002,  Le monde de PAN sous-titré Histoire drôle d’un drôle de journal, notre confrère Pierre Stéphany conclut s’il n’existait pas, il faudrait l’inventer. Il faudrait seulement, aujourd’hui, qu’on le réinvente. Ce vœu pieux amène le calamiteux Ubu-PAN. Depuis le 14 avril, son éditeur John-Alexander Bogaerts a choisi de laisser choir Ubu, de cheminer sous le seul nom de PAN dont la destinée est confié au blogueur Marcel Sel promu rédacteur en chef.

     Marcel Sel dans son premier éditorial évoque les fondateurs en écorchant le pseudo de l’un d’eux Jean-Léo devenu Jo-Léo. À coup sûr, la parution du Numéro 3770 de l’hebdomadaire satirique est une non-information sauf aux yeux de François de Brigode, présentateur attitré du JT de la RTBF depuis deux décennies.

     À la trente-quatrième minute de son journal du 13 avril, les téléspectateurs apprennent que demain l’hebdomadaire satirique PAN va renaître de ses cendres. Il se veut piquant et salé et s’inscrit à présent dans la logique d’un Canard Enchaîné. À vérifier quand même sur papier et sur le net dès demain.

     La dernière phrase de ce texte – durée globale 12 secondes –  témoignant du scepticisme journalistique atteste que de Brigode est conscient d’avoir commis dans la première phrase une variante de pub  clandestine. Les tarifs de la Régie Média Belge pour une pub de trente secondes avant le journal avoisinent les 3800 € et le journal est exclu de l’offre publicitaire. Les propos peccamineux de de Brigode  ont pour base le copinage au sein du microcosme tel qu’il en existe dans chaque ville.

     PAN s’inscrit-il dans la logique d’un Canard enchaîné ? Pour le savoir rien de plus simple que de comparer la recension du livre Zinc parue dans le numéro 3770 de PAN et celle parue naguère dans le Canard. Autant celle-ci donne l’envie de lire l’ouvrage de David Van Reybrouck, autant celle de PAN est banale.

    Assurément, PAN  doit encore s’améliorer avant de retrouver les honneurs du CRISP (Centre de recherche et d’informations socio-politiques). PAN a reçu ces honneurs en 1961 lorsqu’il a été qualifié de phénomène psycho-social. Nous ne doutons point qu’il les retrouve lorsque se réalisera le vœu formulé par François de Brigode dans la rubrique Courrier du cœur du numéro 3770, à savoir ce que j’attends de Pan : du piquant et pas de délation(s). Bref, du journalisme !:).

   

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samedi, 08 avril 2017

Crise sociale en Guyane : le journal local, France-Guyane, une tonalité différente de la presse hexagonale !

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     À 7 000 km de Paris, le département d’outre-mer de la Guyane connaît une crise sociale grave. La presse nationale et régionale française en rend compte, nos journaux en parlent. Mais pour se faire une religion, rien ne vaut mieux que de s’informer auprès du journal local France-Guyane (1). Les nouvelles technologies le permettent.

    L’image de la Guyane, en Europe occidentale a été, autrefois, les bagnes de Cayenne et, aujourd’hui, c’est Kourou et son centre spatial. La crise sociale grave nous offre une autre image. En feuilletant France-Guyane, l’accueil de la délégation interministérielle envoyé par Paris y est relaté. Cinq des 500 frères contre la délinquance dont Mickaël Mancée et Olivier Goudet président du collectif Tròp Violans – cagoulés – s’en viennent à la maison du préfet de Guyane dire au patron de la délégation, Jean-François Cordet nous voulons vous dire pourquoi nous ne voulons pas vous recevoir. Nous ne traiterons qu’avec un ministre. Ce face-à-face est sec et bref. Jean-François Cordet s’en explique à notre consœur Déborah Neuzi Nous sommes venus ici la main tendue, pour avoir un dialogue. On me demande une audience et je vois arriver des personnes qui ne montrent pas leur visages et profèrent quelque chose qui ressemblent à des menaces. C’est contre le sens de la République, qui veut un discours les yeux dans les yeux, avec la volonté de faire progresser les choses, ce que je n’ai pas ressenti ici.

     La veille, Ségolène Royal venue à Cayenne pour lancer l’Appel de la Guyane a vu les 500 frères contre la délinquance encagoulés s’inviter à la réunion de la Convention de Carthagène.  Les auteurs de cette intrusion la justifient : Pourquoi serait-ce à nous de ne pas mettre notre cagoule ? Les malfrats sévissent en cagoule et rien n'est fait. La cagoule, c'est notre emblème. Dès que nous serons en action, nous la mettrons. Nous voulons montrer les sentiments des victimes face aux agresseurs. Vendredi, lorsque nous sommes arrivés dans à l'auditorium de la CTG, il y a des gens qui ont eu peur, ils ont ressenti la douleur des victimes.  (...) Ceux qui n'ont jamais été séquestrés, ligotés, frappés, agressés pensent que cela ne peut arriver qu'aux autres. Ce sont aussi les premiers à critiquer la forme de nos actions. Nous sommes en état d'urgence en France, et les Guyanais ne sont pas protégés. C'est à l'État de nous protéger. Du coup, Ségolène Royal est rentrée à Paris bousculant son programme prévoyant l’inauguration à Saint-Georges du pont reliant la Guyane et le Brésil sur le fleuve Oyapock.

     La semaine du 20 au 26 est celle où il est, notamment, question des 500 frères. Quelle est l’origine du nom ? Réponse dans France-Guyane : Le nom des 500 Frères vient du film 300, de Zack Snyder, qui raconte la résistance de 300 soldats spartiates face à l'armée perse conduite par le roi Xerxès en personne. À Paris, la ministre des Outre-Mer, Êricka Bareigts, déclare ne se rendre en Guyane aussi longtemps qu’elle ne peut dialoguer avec les Guyanais les yeux dans les yeux.

     Le lundi 27 mars, grève générale  en Guyane. Paris s’attend à des incidents. France-Guyane titre, en deux couleurs, Ambiance solidaire. Dans le texte, il est écrit : un sentiment très fort d’appartenance et de solidarité se fait ressentir partout à Cayenne et ailleurs depuis de début du mouvement (…) la volonté d’avancer pour la Guyane est omniprésente. La bâtonnière Magali Robo-Cassildé déclare : les avocats sont prêts à apporter leur expertise pour ce qui est accordé et réalisé. Nous allons aider le collectif dans la compréhension juridique des protocoles avant les signatures. Il n’est pas question que l’on fasse avaler des couleuvres aux Guyanais après ce coup de force historique

     Paris annonce que d’ici la fin de la semaine, la ministre des Outre-Mer accompagné d’autres membres du gouvernement se rend en Guyane.

     France-Guyane relate minutieusement la première rencontre entre les deux ministres venus de Paris et les représentants des divers collectifs, des élus et la presse guyanaise, nul n’est encagoulé à l’intérieur de la Préfecture où les discussions ont lieu les yeux dans les yeux Extraits du journal local ; 11h30 : Les membres des collectifs qui ont quitté la réunion sont toujours devant la préfecture. Ils annoncent que si les médias ne sont toujours pas autorisés à assister aux débats dans la demi-heure, ils ouvriront les barrages pour permettre à la population de venir manifester devant la préfecture. (…) Après 45 minutes d'attente, Matthias Fekl et Ericka Bareigts arrivent enfin. Ils prennent tour à tour la parole mais le fond des discours est identique : les négociations ne peuvent se faire en présence des journalistes. « Aucune réunion ne s'est jamais tenue de cette manière, y compris en Guyane », insiste le ministre de l'Intérieur. (…) Les 500 Frères exigent aussi de la ministre des Outre-mer qu'elle présente des excuses aux Guyanais pour leur avoir manqué de respect. Après un discours d'introduction dans lequel elle rappelle l'urgence de trouver des solutions concrètes, Ericka Bareigts répond qu'elle ne s'excusera pas. Selon elle, il y a eu des « incompréhensions » 16 heures trente les représentants du collectif reviennent sur le balcon cette fois-ci accompagnés de la ministre des Outre-mer, Éricka Bareigts. Coup de théâtre. La ministre présente ses excuses en personne devant le peuple guyanais. Davy Rimane précisera, plus tard, qu'elle s'est excusée pour son comportement dans les médias nationaux. La foule crie de joie au moment des excuses de la ministre. La ministre dit également espérer que le débat sur l'égalité réelle se concrétise.

     Ce jeudi 6 avril, France-Guyane constate que l’intérêt médiatique s’estompe. Le journal local écrit Au lendemain de l’annonce de l’adoption du plan d’urgence pour la Guyane par le gouvernement, les quotidiens nationaux ont majoritairement relégué l’actualité du département en brève. Seuls Le Monde et L’Humanité continuent ce matin de proposer une large couverture au mouvement. Pourtant dans ce département à 7 000 km de Paris, la population demeure solidaire avec ses élus, ses collectifs. Le mouvement se durcit.

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jeudi, 02 mars 2017

1ère chaîne d'info de France, BFM TV HD virée de l'offre de base de Proximus !

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        En pleine campagne présidentielle française – campagne très suivie en Wallonie et  à Bruxelles – Proximus annonce que dès le 31/03, la chaîne d’information BFM TV HD ne sera malheureusement plus diffusée sur Proximus TV. Cette décision  mettra fin à quinze mois de diffusion sur le canal 277 de la première chaîne d'info de France, un titre qui, sur base des calculs d’audience de l’institut Mediamétrie, BFM TV HD détient depuis juin 2008 et dont elle a fait son slogan. C’est, en effet, le 1er janvier 2016 que Proximus a remplacé la chaîne privée allemande  ProSieben  par BFM TV HD dans son offre de base. Au vu de ce nouveau changement annoncé, le client de Proximus peut résilier son abonnement  à tout moment sans frais par écrit.

        L’an dernier, à pareille époque, Proximus annonce la suppression fin avril de la chaîne française KTO fondée en 1999 par le cardinal Jean-Marie Lustiger et diffusée en Belgique depuis 2011. Le 18 mars 2016, l’archevêque De Kesel et les évêques francophones lancent une pétition  contre cette décision unilatérale et inopinée. Des catholiques, des chrétiens, des agnostiques, des francs-maçons, des musulmans, des juifs, des intellectuels la signent. C’est à peine s’ils ne disent pas retro proximus !  Résultat, KTO occupe toujours le canal 299 et bien Malin qui l’en sortira !

        Ni KTO, ni BFM TV ne bénéficient du droit de distribution obligatoire (1) imposé par le Conseil supérieur de l’Audiovisuel (CSA). Dès lors, Proximus met dans ses canaux les chaînes qu’il décide. Il peut également les retirer sans donner la moindre explication. C’est le fait du Prince. En ce qui concerne la suppression fin mars de BFM TV HD, Proximus semble compatir à la tristesse des téléspectateurs par l’adverbe malheureusement. Piètre consolation !

        Dans l’air du temps, Proximus entend être positif. Il précise plusieurs chaînes dans notre offre proposent le même genre de programmation sur l’actualité internationale : LCI (canal 274), CNN (canal 270), BBC World (canal 271), Euronews (canal 272) ou encore France 24 (canal 278). Il ne signale pas l’attribution d’un second canal (le 275) à France 24, filiale de la société publique France Médias Monde. Il omet également de citer la chaîne qatarie Al Jazeera  (canal 276).

        La logique de Proximus évoquant le même genre de programmation que BFM  TV HD constitue un mépris du travail spécifique des journalistes professionnels dans ces chaînes. Cette logique aboutit à nier l’intérêt de la pluralité des médias. Tous les mêmes  semble penser Proximus. Le citoyen soucieux d’être correctement informé a besoin d’avoir accès à plusieurs médias télévisuels car chacun d’eux a une sensibilité différente.

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(1) Bénéficient du droit de distribution obligatoire La Une, La Deux, La Trois, TV5, Eén, Ketnet/Canvas, la BRF et les services de télévision locale dans leur zone de couverture (Avis du CSA  du 20 mars 2014)

15:02 Écrit par Pierre André dans Actualité, Economie, Media, Télévision | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

lundi, 20 février 2017

Un demi-siècle en qualité de journaliste professionnel

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© photo Antonin Corto Cauwe

      Il y a un demi-siècle – jour pour jour – le Premier ministre Paul Van den Boeynants a, notamment, signé le document selon lequel M. André, Pierre A.J.G. est admis à porter le titre de journaliste professionnel conformément à la loi du 30 décembre 1963.

   Publiée au Moniteur belge - deux jours avant que je ne commence à travailler à la RTB, premier journaliste engagé au CPL (1) par Robert Stéphane - cette loi stipule cinq conditions à remplir pour  être admis à porter le titre de journaliste professionnel.  Une commission d’agréation dont les membres sont nommés par le Roi veille au respect des cinq conditions dont deux prévoient la participation à la rédaction de journaux à titre de profession principale et moyennant rémunération et ce pendant deux ans au moins. En ce qui me concerne la décision porte le numéro F585.

    Un demi-siècle est un bail d’autant plus que, depuis l’âge de 17 ans, le virus journalistique s’est emparé de moi. Réaction immédiate, rhétoricien, j’ai fondé le journal ronéotypé Cinq barres en référence au collège épiscopal Saint-Bart. L’essentiel de ma carrière s’est déroulée à la RTB et à la RTBF. Le 1er octobre1968, à 8h30 j’ai été la première voix de Liège-Matin. En 1972, lauréat du Grand prix de journalisme de la CRPLF (2), grâce à mon reportage consacré aux Fourons les auditeurs canadiens, français et helvètes ont découvert les enfants de la chorale de Rémersdael répétant le Valeureux Liégeois note par note !

   Quand sonne l’heure de la retraite et que le virus journalistique est toujours là, autrefois au XXème siècle, et encore aujourd’hui, des journalistes professionnels ont négocié le droit de tenir épisodiquement une chronique dans leur journal sans se soucier de prendre de l’espace aux actifs et aux jeunes en quête d’activité.

   Au XXI siècle, la solution est de se tourner vers les technologies nouvelles. À Liège, le premier journaliste professionnel era (en retraite active) à le faire a été Gaston Lecocq. Au lendemain d’une restructuration à La Meuse, Gaston Lecocq a lancé, le 1er septembre 2000, Proxi-Liège, un journal publié exclusivement sur Internet. Le premier à Liège et en Région wallonne à être réalisé sur  la "toile" par un journaliste professionnel qui travaille, avec d'autres journalistes professionnels, dans le respect de la déontologie journalistique… Durant plusieurs années, Proxi-Liège a été le seul organe de presse à faire rayonner Liège et le Pays de Liège à travers le monde. En une série de 26 épisodes, j’ai retracé l’Expo universelle de Liège comme si Proxi-Liège y était allé.  La série est toujours disponible sur le site proxiliege.net

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(1) CPL sigle de Centre de Production de Liège. La loi du 18 mai 1960 dite Loi Harmel instituant la RTB a permis, dans un premier temps, la création de Centre de Production à Liège, à Mons et à Namur.  

(2) CRPLF sigle de Communauté des radios publiques de langue française regroupant à l’origine, en 1955, les radios publiques de Belgique (INR), du Canada, de France et de Suisse romande. Depuis janvier 2016, la CRPLF est fondue dans l’association des Médias francophones publics.  

 

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lundi, 30 janvier 2017

RTC Télé Liège en marche vers une ère nouvelle ...

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   RTC Télé Liège a fait le plein ce dernier lundi de janvier à la Maison de la Presse et de la Communication pour sa conférence  de presse dont l’objet n’était point précisé dans l’invitation. Le président du Conseil d’Administration, Jean-Christophe Peterkenne, a présenté à la presse le nouveau Directeur-général, Philippe Miest entré en fonction le 4 janvier pour un mandat de cinq ans. Il indique les tâches qui seront siennes dont, notamment, accroître l’audience, diversifier les publics, s’ouvrir aux médias sociaux, accentuer la proximité avec le public qui couvre les arrondissements de Liège, Huy et Waremme. Les finances saines permettent une synergie avec TÉLÉVESDRE, TV LUX et TV COM (Brabant wallon) qui sont le même cas. En 2017, 250 000 € d’investissement en matériel sont prévus.

     Précédemment journaliste, gestionnaire au groupe Sud Presse, Philippe Miest rencontre individuellement chaque membre du personnel – une trentaine de personnes dont sept journalistes. Le climat social est bon. D’ici juillet, il doit se mettre à la recherche d’un nouveau rédacteur en chef. En effet, Jacques Mertens – présentateur mythique selon La Meuse – fait valoir ses droits à la retraite fin juin. Parmi les qualités à faire valoir à l’emploi, une fine connaissance du terrain couvert par RTC Télé Liège (1) s'impose. Pour être davantage au sein de la cité, la TV locale entend s’assurer davantage de visibilité en déménageant son implantation. Où, quand ?  Rien n’est décidé, tout est encore au stade de la réflexion.

   En revanche, ce qui est assuré c’est que RTC Télé Liège entre dans une nouvelle ère – visible à l’antenne, en septembre. Ère nouvelle où les manières de travailler seront différentes, où la vie des équipes va être modifiée avec le plaisir comme moteur.

   En réponse à une question évoquant la TV des bourgmestres, Philippe Miest a affirmé qu’en un mois de présence, n’avoir reçu le moindre appel d’un bourgmestre des cinquante-cinq communes desservies par RTC Télé Liège. Aucun ne s’est manifesté pour le féliciter de sa promotion … La courtoisie se perd !

 

(1) RTC Télé Liège : Rue du Laveu, 58 - 4000 LIEGE - Tél : 04 254 99 99 – Fax : 04 254 99 98

18:45 Écrit par Pierre André dans Actualité, Liège, Media, Télévision | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

vendredi, 19 août 2016

Dix concitoyennes et concitoyens recoivent le titre de Citoyenne et Citoyen d'honneur de la Ville de Liège.

      

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         Al bone franquète al Violète, cinq mots pour résumer l’ambiance régnant en la salle des pas perdus de l’Hôtel de Ville à l’occasion de la remise de la distinction Citoyenne et Citoyen d’honneur de la Ville de Liège. La barre des cent récipiendaires a été franchie depuis la date – 2009 - à laquelle cette nouvelle appellation vu le jour. Auparavant, le Collège décernait la médaille de reconnaissance de la Ville de Liège à celles et à ceux qui - comme les Citoye(ne)s d’honneur aujourd’hui - ont contribué, amplifié ou redynamisé la réputation de la cité ardente, à la force de leur talent et de leur travail. Aujourd’hui le site officiel de Liège place dans la même rubrique Les citoyens d'honneur celles ou ceux d’avant ou d’après 2009. Parmi ceux-ci, David Goffin (2012),  Nafissatou Thiam Charline, Van Snick (2013). Innovation cette année dans l’attribution de ces récompenses, cette cérémonie de distinction sera désormais paritaire homme-femme. Le bourgmestre Willy Demeyer de mentionner, sans les hiérarchiser, les mérites des divers(e)s récipiendaires de la promotion 2016.  

        Une promotion qui fait la part belle aux consœur et confrères. Trois journalistes – Mamine Pirotte, Charles Ledent et Edmond Blattchen - reçoivent le titre de Citoyen(ne)s d’honneur. Jusqu’à présent, une seule journaliste Hadja Lahbib a été sacrée citoyenne d’honneur en 2011 tandis qu’en 2002 Jean-Marie Peterken a reçu la médaille de reconnaissance de la Ville de Liège. 

        Le bourgmestre de déclarer : Femme de caractère, femme jusqu’au bout des ongles et des convictions, Mamine Pirotte incarne une part de la renommée médiatique de Liège. L’édile qui souhaite voir débarquer dans sa ville Dimitri Boizot pour y mener une enquête racontée par Patrick Philippart, nom de romancier de Charles Ledent, constate que l’obstination et la passion sont les 2 qualités qui ont permis à Charles Ledent d’écrire plus d’une dizaine de romans en 15 ans tandis que les vertus d’Edmond Blattchen sont : Expliquer, décoder, transmettre, le monde et ses enjeux, représentent pour lui, une mission qui va bien au-delà de la mission de service public, c’est une œuvre personnelle. Pour ce faire, il a toujours préparé ses émissions avec minutie, curiosité et exhaustivité et cela va sans dire, probablement une certaine dose d’angoisse.

        Les sept autres récipiendaires ont eu droit également à une présentation maïorale personnalisée. À l’octogénaire Annie Massay qui s’initie dès son adolescence à l’athéisme, au socialisme et au féminisme. Trois valeurs qui marqueront profondément sa future carrière le bourgmestre évoque les luttes syndicales dont la grève des femmes de la FN en 1966 auxquelles elle a participé.

        Au quintuple papa - il contribue à lui seul à accroître la population liégeoiseGaëtan Servais qui avec Fabrice Lamproye a lancé Les Ardentes en 2006, Willy Demeyer souligne que celles-ci ont amené, de manière cumulative près de 700.000 personnes à Coronmeuse (…) situer Liège surla carte des festivals d’été. C’est aujourd’hui chose faite ! Pour les jeunes liégeoises et les jeunes liégeois, nés après  1990,  on  peut  même  parler  de  « génération Ardentes ».

        Ancienne élève du Lycée Léonie de Waha, Caroline Pholien exerce en tant qu'indépendante les métiers de peintre en décor du patrimoine et de doreur. Le maïeur cite quelques restaurations pour illustrer le talent de cette liégeoise : le Grand Foyer de l'Opéra Royal de Wallonie, les dorures du Palais du Gouverneur de Liège ou encore la restauration au Château de Versailles (dorures de la salle à manger de chasse et de l'antichambre des chiens) sans oublier que femme passionnée et passionnante, en 2011, elle ouvre une galerie d'arts « la Galerie Isabeau » où elle présente ses créations contemporaines.

        Chantal Van Laer est la troisième génération à la tête d’un magasin bien connu de nombre de Liégeois puisqu’il existe depuis 93 ans ! Installée au cœur du quartier d’Outremeuse depuis 1923, la Maison Van Laer, fut tout d’abord, sous l’égide de Florence, une confiserie. Avant que son mari, Henri Van Laer, n’y ajoute aussi du vin. Rapidement, l’enseigne s’est spécialisée dans le vin. Son fils José y ajoute une expertise du rhum et du whisky tandis que sa fille Chantal Van Laer va peu à peu, apprendre et partager la passion familiale avec cet objectif, retrouver le meilleur du terroir, la finesse des tanins.(…) Sa passion, elle la partage aujourd’hui avec ses clients au travers notamment des dégustations tant de vin que d’alcool. Goûter et conseiller avec la convivialité liégeoise représentent une belle manière de convaincre ceux-ci d’étoffer leur cave.

        Spécialiste du droit du travail, l’avocat Jean-Paul Lacomble est à la tête du Royal Football Club Liégeois – matricule 4 créé en 1892 - en 5 ans à peine, avec d’autres administrateurs liégeois autour de lui, Jean-Paul a réussi à assurer la viabilité financière du Club, accroître le nombre de ses spectateurs, recréer un esprit « Rouge et Bleu », progresser d’un échelon au niveau sportif et faire revenir, après 20 ans d’attente, le RFCL à Rocourt. Excusez du peu ! En un mot, le club a retrouvé sa crédibilité et ses racines. Et Jean-Paul Lacomble a voulu donner un sens à cet investissement dans le foot en assignant au club un projet social qui a pour objectif, au-delà de former des footballeurs, de « fabriquer » des citoyens. Cet engagement se matérialise notamment par la création d’une école de devoirs.

        Gaëtane Leroy est une amoureuse du cœur historique de Liège et ce, depuis ses études en Histoire de l'art à l'Université de Liège. (…) Cet embellissement de l'ancienne imprimerie Bassompierre, active au 18eme siècle, a été effectué avec respect afin de conserver l'âme du lieu. (…) Outre le caractère liégeois du bâtiment qui a été conservé, sa gérante propose des produits issus de la production et des commerces locaux ainsi que des séjours thématiques en collaboration avec ses nombreux voisins. Lorsqu’ils font le choix de séjourner dans cet hôtel, les touristes reçoivent ainsi un accueil personnalisé et effectuent une escale au plus près du cœur de la Ville.

           En 1992, Guy Stockis a repris l’établissement créé quai sur Meuse par Julien Lequet. Y manger son premier boulet constitue une sorte de rituel de passage incontournable pour le néo-liégeois. Un rite savamment perpétué par les principautaires, un sourire de connivence aux lèvres, avec un plaisir encore accru si l’initié du jour ne présage rien de l’accueil à la liégeoise… Car le lieu doit beaucoup à la personnalité de son patron. Cabochard, grande gueule, il met autant de générosité dans ses apostrophes que dans sa cuisine. Bref, en prélude aux festivités mariales du 15 août, une sympathique cérémonie al bone franquète al Violète

la photo, premier rang, de gauche à droite : Guy Stockis, Chantal Van Laer, Jean-Paul Lacomble, Mamine Pirotte, Gaëtan Servais,      deuxième rang, de gauche à droite : Edmond Blattchen, Annie Massay, Caroline Pholien, Gaëtane Leroy, Charles Ledent.

 

08:08 Écrit par Pierre André dans Actualité, Art, Culture, Gastronomie, Littérature, Media, Social, Spiritualité, Télévision, Viticulture | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

samedi, 30 avril 2016

Après le 22 mars ...

        Évoquant Molenbeek chez nos confrères flamands de Knack, l’ancien bourgmestre Philippe Moureaux déclare  j'admets que l'ampleur de la solidarité locale à l'égard de ces terroristes m'a parfois étonné tout en nuançant c'est lié à une forme de camaraderie et de loyauté parmi les amis de jeunesse (…) un phénomène comparable aux parents qui continuent à protéger leurs enfants criminels.

        Par ailleurs, dans l’organe professionnel de la presse – Journalistes (1) – sous le titre Les médias belges face à la désinformation djihadiste, notre confrère Nicolas Becquet fait état d’une série de tweets visant à créer la panique à Bruxelles. Le timing est troublant, certains sont postés juste après l’explosion à Maelbeek  et de préciser que cette campagne de désinformation a été préparée et orchestrée via des comptes de sympathisants djihadistes.

        Ces tweets n’ont pas atteint leurs buts mais ajoute notre confrère rien ne dit qu’ils n’y parviendront pas une prochaine fois. Et d’en appeler les médias à se préparer afin d’être capables de contrer une désinformation  massive car la désinformation fait partie de l’arsenal des terroristes.

        Depuis près de cinquante ans, le 22 mars est une date historique pour les soixante-huitards mais désormais, cette date marque une césure emplie de morts, de fracas, de blessures.

(1)  Journalistes – Tél. 02 777 08 60 – abonnement 45 €

00:15 Écrit par Pierre André dans Actualité, Media | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

jeudi, 08 octobre 2015

... tous les mots se laissent écrire !

        Au XVIIIe siècle, d’Alembert assurait que l’on n’apprenait rien dans les journaux si ce n’est de savoir que le journaliste est l’ami ou l’ennemi de celui dont il a parlé dans son article. En dépit de ce constat dont la véracité ne peut être entièrement niée en dépit des efforts en vue d’atteindre l’objectivité, les journaux ont continué d’exister. Et c’est tant mieux au fond.

        Les journalistes pour leur part n’ont jamais cessé de chercher à établir un contact avec leur lectorat. Le traditionnel courrier des lecteurs a fait place aux commentaires ou réactions des lecteurs que permettent les nouvelles technologies. Dans les rédactions, la valeur d’un article est d’autant estimée qu’il a suscité de réactions. Le rêve est de faire le buzz qui fait booster l’audience, le tirage.

       Théoriquement, les réactions sont modérées avant d’être rendues publiques. À Sud-Presse, la modération est, pour le moins, modérée. Au point que face au sabbat que faisait la majorité des lecteurs à l’annonce de l’accident de santé d’Anne-Marie Lizin, un lecteur écœuré écrit : Quelle triste mentalité dénotent ces commentaires ! Et ce sont souvent ceux qui lui doivent le plus qui crachent maintenant sur sa personne. Comme les hommes sont petits ! Un véritable festival de faux culs. Autre fait, autre commentaire modéré : Pour prendre son pied mieux vaut une top biche qu'un boudin mais s'il s'agit des qualités humaines de la personne ce n'est évidemment pas lié au physique, ce que je disais d'ailleurs dans un autre post qui vous est sans doute passé au dessus de la tête...Quant à moi je ne suis ni très beau ni très musclé et ne pense pas qu'avec mes deux licences universitaires et mon doctorat je n'ai rien dans la tête mais c'est justement pour celà que je suis capable de faire la part des choses ce qui n'est manifestement pas votre cas comme d'autres bas de plafond qui s'indignent de mes avis...Encore un exemple, modéré par Liège 28 : j espere que est une plaisenterie. vous nous saoulez avec votre racisme, conchitanisme,homophobies et autres ! A force de l employer a toute les sauces comme de vraies imbeciles lobomotisés, vous allez le rellancer pour de bon !

        Devant un tel déferlement – et c’est pire dans la réalité vécue par Sud-Presse  – les milieux de presse se doivent de réfléchir. Confronté à semblable problème,  El watan, quotidien algérien a décidé de suspendre momentanément la publication de ces réactions. Tout en maintenant sous le titre d’un article, l’invitation Réagissez, depuis quelques jours, en dessous du texte du journaliste, il est écrit : El watan a décidé de suspendre provisoirement l’espace réservé aux réactions des lecteurs, en raison de la multiplication de commentaires extrémistes, racistes et insultants.

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        Notre confrère El watan est férocement attaché à la liberté d’expression.  Le directeur de ce journal de référence, Omar Belhouchet, a été condamné plusieurs fois à la prison par le régime en place pour s’être montré critique envers les autorités. Il connaît mieux que personne la valeur de la liberté d’expression mais il sait également que ne peuvent se revendiquer de cette liberté les  commentaires extrémistes, racistes et insultants.

12:25 Écrit par Pierre André dans Actualité, Media | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

dimanche, 28 juin 2015

Le cotè Janus de Jean-Michel Saive.

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        Les premiers Jeux européens se terminent ce soir à Bakou, capitale d’un pays asiatique, l’Azerbaïdjan, une des républiques qui ont formé jusqu’à 1991 l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques. Le pays organisateur a pris en charge tous les frais nécessités par cette première. Selon notre confrère Le Canard enchaîné  (24/6) : chaque comité olympique national a même reçu une obole de 55.000 euros sa participation.

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        Basée à Rome, l’Association des Comités olympiques européens (EOC) regroupe cinquante comités tous affiliés au Comité International Olympique (CIO) basé à Lausanne. Le CIO attribue notamment la responsabilité ses Jeux Olympiques dont les prochains se déroulent, en 2016, à Rio de Janeiro et ceux de 2024 à Paris peut-être… L’EOC a une vision relativement large de l’Europe en y incluant l’Arménie, l’Azerbaïdjan, Israël, la Turquie.

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        Le Wallon Jean-Michel Saive – 7 participations aux Jeux Olympiques – a pris part aux Jeux européens. Une présence très significative puisque double. Jean-Michel Saive, sportif pongiste est également membre du conseil exécutif de l’Association de l’EOC, au titre de la commission des athlètes, dont il est le président. Une situation assez comique comme il l’a confié à nos confrères de Francs Jeux (17/6). J’ai été très pris par mon rôle de membre du conseil exécutif de l’EOC. Réceptions, dîners… En costume, donc. (…) Puis j’ai basculé dans mon statut d’athlète pour m’entraîner et préparer mon match.

        Bon client pour la presse car il dit ce qu’il pense – et il a pensé avant de le dire – Jean-Michel a répondu sur une page entière de L’Écho (27/6) dans une rubrique intitulée Questions d’argent. D’emblée, il précise : ce n’est pas parce que je suis connu que je dois tout faire gratuitement. Il avoue ensuite : jadis, j’avais des Fortis (…) Pour ceux qui n’y connaissent pas grand-chose, pas facile de savoir à qui se fier ! À l’époque, j’achetais même L’Écho (…) Aujourd’hui, on me dit que j’ai un profil très défensif.

 

19:49 Écrit par Pierre André dans Actualité, Europe, Media, Sport | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

vendredi, 29 mai 2015

En mai 2015: le grand flop de la presse gavée de sondages, le top de la sénatrice Fabienne Keller

        Un des moments forts de ce mois de mai s’est passé au lendemain des élections britanniques du 7 mai. Les résultats – majorité absolue des conservateurs au Parlement de Westminster, quasi-totalité des sièges dévolus à l’Écosse (59) obtenus par le NSP Scottish National Party (56) – ont démenti tous les commentaires de la presse tant britannique qu’internationale. La presse a eu le grand tort de s’appuyer sur les multiples sondages qui ont affirmé tout au long un conflit coude-à-coude entre travaillistes et conservateurs. La presse n’a pas informé ses lecteurs.

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         En revanche, les sénateurs français ont bien été avisés en chargeant leur collègue UMP Fabienne Keller de rédiger un rapport d’information (1) sur la place du Royaume Uni dans l’Union européenne. En ayant interrogé dix-neuf personnalités, Fabienne Keller a pu, sans être une Madame Soleil, déclarer à ses collègues de la commission des affaires européennes, à la mi-avril : il apparaît maintenant probable que  le  SNP  pourrait gagner  56   des 59 circonscriptions écossaises le 7 mai prochain. En plein dans le mille trois semaines avant les élections !

        Évoquant, dans même rapport, le Brexit dont se gargarise les commentateurs, Fabienne Keller a noté : il nous a été précisé que l’euroscepticisme était un sentiment très répandu, mais qu’il n’entraînait pas pour autant le soutien à  un quelconque « Brexit » dont le nom seul témoignerait de l’inventivité maligne de la presse dans ce domaine. En somme, beaucoup de bruit pour rien autour d’un concept embryonnaire et, dans certains cas, seul le plaisir de faire peur serait à l’œuvre.

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(1)    Rapport d’information n° 420 – Sénat session 2014-2015 – enregistré à la Présidence du Sénat le 16 avril 2015

Photos : La Présidente du SNP, Nicola Sturgeon, entourée de ses 56 élu(e)s à Westminster, devant le pont d'Edimbourg, capitale de l'Ecosse  -  Fabienne Keller, sénatrice du Bas-Rhin

08:00 Écrit par Pierre André dans Actualité, Europe, Media, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mardi, 24 février 2015

Le merci de SINÉ ...

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        Non, Siné n’est pas un ingrat (1). Il se rend compte qu’en le virant – malproprement – de Charlie-Hebdo, Philippe Val, son ennemi  à  vie, lui a évité de trouver la mort, le 7 janvier.

       Dans la dernière livraison de Siné Mensuel (2), le caricaturiste de 86 ans : j’aurais, sans le salvateur coup de pied au cul de prédateur-né, été probablement aux côtés de Charb et des autres (…) Donc, merci encore au vil spadassin, devenu sicaire en chef à France Inter et exécuteur des basses œuvres du nain, qui n’hésita pas non plus à virer sans ménagement, dès sa nomination, DidierPorte et Stéphane Guillon.

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(1)    Cfr Liège 28 du 22 janvier 2015

(2)    Siné Mensuel  - 6 € 10- En librairie liégeoise, le premier jeudi du mois.  La zone de Siné chaque semaine, le mercredi,  sur le site de Siné Mensuel  www.sinemensuel.com  … et c’est gratuit !

14:00 Écrit par Pierre André dans Actualité, Media | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

vendredi, 06 février 2015

BE05 0688 9447 0975, le bon numéro pour y virer 20 € et s'abonner au POISCAILLE.

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        En chiffres ronds, de 10.000, le nombre des abonnements à Charlie-Hebdo a bondi à 200.000, un rapport de 1à 20. Comme pareille augmentation constitue incontestablement un grand événement - par l’intermédiaire d’André Gilles en charge de ceux-ci -, le Collège provincial de Liège a décidé de s’y associer en souscrivant cinquante-six abonnements destinés à chaque conseiller élu (21 PS, 17 MR, 8 ECOLO, 8 cdH-CSP, 2 PTB+). L’esprit Charlie-Hebdo va-t-il déteindre sur les interventions des conseillers ? Si oui, les galeries du public seront combles et la tribune de presse davantage fréquentée !

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        Tant qu’à traiter de presse satirique, évoquons celle de chez-nous, Le Poiscaille (1). Apparu sur le Net en février 2010, sous forme papier en octobre de la même -Le Poiscaille, première mouture est un authentique collector. Cinquante exemplaires (non) numérotés, huit pages en noir et blanc au prix de 50 eurocentimes !

        Aujourd’hui, ce journal satirique cent pour cent liégeois œuvre de jeunes pros vit une double crise, existentielle et économique. Crise existentielle propre aux êtres de qualité : à quoi bon être les meilleurs dans ce monde de … ?, crise accentuée par le petit nombre d’abonné(e)s qu’en toute transparence, ils avouent, 180. Leur souhait, en avoir 1000.

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         Dans le dernier numéro (paru) – le 42 sorti le 19 janvier -, les rédacteurs et les caricaturistes multiplient les appels aux abonnements. Trop de modestie et un rien de timidité leur font omettre d’indiquer, au premier coup d’œil, le numéro de compte. Il s’agit du BE05 0688 9447 0975.  Un bon mouvement, virer 20 € au BE05 0688 9447 0975. L’esprit Poiscaille le mérite. L’esprit Poiscaille est aussi un grand événement.

 

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(1)  Le Poiscaille – 17 Bd Saucy, 4020 Liège – Tél. 0473 27 84 38 - lepoiscaille.be – 3€50 le numéro – abonnement un an, 20€ - compte BE05 0688 9447 0975 - redaction@lepoiscaille.be

20:24 Écrit par Pierre André dans Actualité, Culture, francophonie, Liège, Media | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

jeudi, 22 janvier 2015

Achetez "Charlie Hebdo", un conseil de "Siné Mensuel" !

        En juillet 2008, une querelle – l’affaire Siné -agite les milieux intellectuels français. Les détails de cette querelle historique, chacun peut les trouver sur le Net et, comme on dit, se faire une religion sur la querelle. À la grosse louche, Philippe Val patron de Charlie Hebdo vire Siné qui, en réaction, crée, à 80 ans, Siné Hebdo devenu Siné Mensuel, le journal qui fait mal et ça fait du bien.

        Le mercredi 14 janvier 2015, jour de parution du Charlie Hebdo tiré à sept millions, Siné Mensuel sort un hors-série (1). La première page toute noire proclame, en grands caractères, ACHETEZ CHARLIE tandis qu’un clown  déclare : si t’as pas encore pris une balle à 50 ans, t’as raté ta vie.

        En page deux, une lettre-éditoriale de Siné intitulée je suis Charlie. La première phrase ; ON SÈME NOS ZONES, ILS SÈMENT LA MORT ! Jusque-là, je n’avais pas tellement conscience de l’importance du rôle qu’on jouait, mes potes dessinateurs « fouteurs de merde » et moi, dans cette société à la con. Il avoue que parfois le découragement l’a saisi lorsque nous avions de plus en plus de mal à joindre les deux bouts, les uns comme les autres (…) La déferlante « JE SUIS CHARLIE » me redonne singulièrement envie de continuer le combat et toujours plus radicalement !

        S’adressant à ses potes Charb, Tignous, Cabu, Wolin, Honoré, Siné termine sa lettre …vous faites pas de mouron, on continue plus que jamais…BANZAÏ ! En P.S. Siné ajoute en lettres rouges : à tous ceux qui restent, là-bas, gaffe à Philippe Val qui doit rôder dans vos parages. L’inimitié entre les deux  hommes est toujours vive. Et pourtant, si Val ne l’avait viré, Siné se serait (vraisemblablement) trouvé en compagnie de ses potes, le mercredi 7 janvier 2015, à la réunion de rédaction, au 10, rue Nicolas-Appert… Quelle ingratitude !

 

(1)    Siné Mensuel Hors-Série -8 pages – 2€50. Prochain numéro, le premier mercredi du mois – 32 pages – 6€10

10:00 Écrit par Pierre André dans Actualité, Culture, Media | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

dimanche, 11 janvier 2015

Sur la Trois de la RTBFbe, CAVANNA le co-fondateur de CHARLIE HEBDO.

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        Grâce à l’émission noms de dieux, la chaîne publique belge de télévision francophone – la RTBFbe – dispose d’une richesse de documents qui lui permettent de présenter dans un moment d’actualité telle que le monde occidental le vit aujourd’hui, une vision réfléchie. Créée en janvier 1992 par le journaliste producteur Edmond  Blattchen, noms de dieux a reçu et reçoit encore des personnalités de la pensée contemporaine. Selon un schéma apparemment rigide, ces personnalités évoquent nos systèmes de valeurs morales, la religion, la philosophie, les opinions politiques, leur vision de la vie, de la mort.  

        Ainsi le dimanche 13 février 2000, Edmond Blattchen a reçu François Cavanna, un des fondateurs de Charlie Hebdo après que Hara-Kiri ait été interdit d’expression par la 5ème République. Cavanna , un esprit brillant écorché vif, révolté a fait le pari sur dieu de faire comme s’il n’existait pas. Sa révolte est de lutter contre  les  violences  humaines  quotidiennes  qui  vont  jusqu’à  l’exploitation  des souffrances des plus faibles. Sa colère de bête et méchant dénonce les gens de pouvoir et d’argent qui ont  les yeux plus grands que le ventre.

        Ce soir, dimanche 11 janvier 2015, sur la Trois, à 22h30, la RTBFbe rediffuse noms de dieux consacré à François Cavanna. Cette rediffusion (1) constitue un hommage très service public  à l’odieux acte de guerre commis à Paris contre Charlie Hebdo.

 

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(1)  Revoir l’émission durant une semaine sur le Net, en cliquant sur www.latrois.be/revoir

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ADDENDUM mis en ligne le lundi 12 janvier 2015 :

       Programmée le dimanche 11 janvier à 22h30, la rediffusion de l’émission noms de dieux consacrée à François Cavanna a été mise à l’antenne le lundi 12 janvier à 0h30. Tant à la Première en radio qu’au JT de 19h30, ce dimanche, il a été encore signalé noms de dieux à 22h30.

      À 22h30, les téléspectateurs découvrent, sur la Trois, un programme de variétés dédié à Je suis Charlie émis depuis Radio France sans le moindre bandeau annonçant le report de noms de dieux à une autre heure.

     Interrogée, ce lundi  la direction de la programmation TV et VOD (Video on demand) se borne à dire : les événements historiques d’hier ont modifié, non seulement toute notre programmation de la une en journée, mais également la programmation de la trois en soirée. C’est un peu court, les téléspectateurs méritent davantage de respect. À l’instar de Charlie Hebdo, nous trouvons  la RTBF bien conne de considérer sa grille comme un sable mouvant sur internet...

 

noms de dieux - latrois : programme du Dimanche 11 janvier à 22:30

Consultez les détails du programme noms de dieux - Dimanche 11 janvier - 22: 30. Résumé, casting, équipe de production, rediffusions.

13:06 Écrit par Pierre André dans Actualité, Culture, Media, Politique, Spiritualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

samedi, 15 novembre 2014

Vous sentez vous capable ? Cette question posée à un noir a-t-elle un relent de racisme à la Dupont-Lajoie ou non ?

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        Au journal télévisé de la RTBFbe de 19h30 du 11 novembre, comme bien d’autres, nous avons été surpris par une des questions posées au premier échevin pressenti pour assurer l’intérim de bourgmestre de Sambreville. La question a été vous sentez vous capable ? Il convient de savoir qu’aux élections communales d’octobre 2012, le premier échevin classé en 29ème position a réalisé le 3ème score de votes de préférence. Dans le civil, le premier échevin est docteur en médecine et sociologue. Mais, il est noir de peau.

        Estimant que ce type de question vous sentez vous capable ? à un noir de peau a un relent de racisme à la Dupont-Lajoie, confraternellement nous avons adressé un courriel au directeur de l’information et des sports laissant la réponse à sa réflexion.

        Dix-huit minutes plus tard, nous avons reçu réponse fort civile : je m’inscris en faux contre votre sentiment (…) y voir un relent de racisme ne me paraît pas du tout recevable. La preuve peut en être que la réponse du nouveau bourgmestre montre bien qu'il n'a pas la même perception que vous de cette question. Le nouveau bourgmestre s’est borné à dire chaque personne à une vue de soi et les autres pensent ainsi tout comme interrogé sur une procédure judiciaire à l’instruction, il a répondu je ne m’appelle pas Justice mais Denis Lisélélé.

        Selon le directeur de l’information et des sports, la capacité de tout responsable politique qui prend en charge de nouvelles responsabilités est une interrogation légitime et même une question d'intérêt général. Nous posons souvent cette question dans des circonstances aussi difficiles où délicates. 

De la même sorte, nous (médias) nous posions la question de la capacité de Elio DI Rupo de diriger un gouvernement après une longue crise politique, comme celle, de Charles Michel dans les circonstances actuelles.  

Ne croyez-vous pas que ce type de question peut aussi être posée à de nombreux bourgmestres concernant la gestion de leur ville? Bien à vous.

        Nous n’ajouterons aucun commentaire à ces propos laissant à chacun sa réflexion ! 

 

23:40 Écrit par Pierre André dans Actualité, Media, Politique | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

jeudi, 06 novembre 2014

Forum des journaux de langue françaises édités dans les pays arabes;

        Les 29 et 30 novembre se tiendra à Dakar le XVème Sommet des chefs d'État et de gouvernements de la Francophonie. En prélude à ce Sommet, fin de semaine dernière, s’est tenu à Beyrouth, un Forum des journaux de langue française édités dans les pays arabes. Cette presse qui va des quotidiens tels El Watan en Algérie, La Presse ou Le Temps en Tunisie, L’Orient-Le Jour au Liban, L’Économiste au Maroc à plus de cent-cinquante publications dont Al Arham Hebdo en Égypte joue un rôle important pour la sauvegarde de la langue française dans ces régions. Cette presse défend également les valeurs démocratiques et professionnelles.

        Cette presse francophone a généralement une liberté de ton supérieure à la presse arabe comme l’a reconnu au Forum, Hicham Mourad d'Al Ahram Hebdo. Il est vrai que lire dans El Watan ces lignes de l’avocat, ancien ministre, Abdennour Ali Yahia  L’Algérie indépendante est devenue une copie de l’Algérie coloniale, et le pouvoir est revenu à la cécité politique des colons.(…) Qui savait en avril 1999, quand Bouteflika s’est accaparé du pouvoir, puis de tout le pouvoir, qu’il ferait de l’Algérie une république bananière ? a de quoi surprendre qui connaît un peu l'Algérie. Son ministre de la Communication, Hamid Grine a dans son objectif de revoir - dans un certain sens - la liberté de presse octroyée à divers médias non officiels !

        La presse francophone éditée dans les pays arabes connaît moult difficultés dont certaines sont communes à l’ensemble de la presse dans le monde. Certaines sont liées aux crises politiques et économiques que connaissent les pays de ces régions. Aussi pour mettre fin ou du moins atténuer la régression, les éditeurs envisagent de créer une structure commune capable de défendre leurs intérêts moraux et matériels. Les participants comptent mettre en place avec l'appui de l'OIF (Organisation internationale de la Francophonie), une plateforme régionale commune qui sera alimentée par des articles dans les différents médias en vue d'augmenter leur visibilité et de mettre en valeur la qualité de leurs productions journalistiques.

 

22:54 Écrit par Pierre André dans Actualité, francophonie, Media | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mardi, 30 septembre 2014

1914 : Août et septembre au jour le jour à Liège.

        Le vendredi 7 août 1914, l’agence de presse berlinoise Wolff  lance une dépêche : la forteresse de Liége est prise (…) Ce matin, à 8 heures, la forteresse était au pouvoir de l’Allemagne. Elle signale également que Guillaume II, a accordé pour ce haut fait d’arme, l’Ordre Pour le Mérite au général d’infanterie Otto von Emmich. Si, effectivement, Liège est aux mains des Allemands, la PLF (Position fortifiée de Liège) résiste, les forts tiennent bon. Le Tzar Nicolas félicite le Roi Albert et le Président Raymond Poincaré octroie la Légion d’honneur à Liège.

        Le mercredi 19 août 1914, le Nieuwe Rotterdamsche Courant annonce qu’à l’usine Cockerill, les ouvriers refusent de fabriquer des munitions pour les Allemands. Le colonel Keppel propose, en vain, d’augmenter leur salaire de 50%. En vue de les séduire, ce colonel leur signale avoir été  Attaché du Gouvernement allemand à l’Exposition de Liége. Effectivement, en 1905, il a succédé en qualité de Commissaire général de la section allemande à M. Riese - directeur général des Deutsche Waffen und Munitionsfabriken - décédé. Mais la présence allemande à l’Expo a été exclusivement d’ordre privé car le gouvernement Impérial crut devoir s’abstenir d’une participation officielle qui eut entraîné le monde industriel dans une entreprise dont le succès ne semblait pas devoir payer les frais !

        Le jeudi 20août 1914, le massacre de la Place de l’Université a lieu. Le commandement de la place de Liège, le major Bayer, s’en explique : c’est moi qui ai fait régner l’ordre le 20 août à Liège. Il le fallait bien, on tirait sur nous. Des Russes ont tiré à bout portant sur nos hommes. Réplique du conseiller communal socialiste Clajot : Singulière façon de vous venger en faisant massacrer des Espagnols et des Liégeois.     

        Le vendredi 21 août 1914, le bourgmestre Gustave Kleyer fait apposer cet avis à la population : Les portes d’entrée  des maisons doivent rester ouvertes toute la nuit. Les fenêtres de la façade vers la rue doivent être éclairées ; les volets, les persiennes, resteront relevés. La circulation cessera à partir de 7 heures (heure allemande) (6 h. belge).  Les cafés seront fermés à la même heure. En revanche, à Herve, autre affiche signée l’échevin Cajot et le juge de Francquen : PAR ORDRE DE L’AUTORITÉ ALLEMANDE  À partir de 8 heures du soir (7 h. belge) il ne peut plus y avoir de lumière aux fenêtres des maisons de la ville de Herve. La patrouille a ordre de tirer dans toute fenêtre éclairée, donnant sur la rue. L’Allemagne pratique l’heure d’été et Belgique pas. D’où, ce double horaire.

        Le mercredi 2 septembre 1914, pour la troisième fois, les Liégeois propriétaires de chevaux doivent venir, avec harnachement et selle, les présenter place Saint-Lambert. Le général Kolewe prévient : Pour tout cheval utilisable qui sera soustrait à cette revue, la ville aura à payer une amende de 1000 francs.

        Le samedi 5 septembre 1914, le pont de bateaux établi sur la Meuse à proximité du Pont des Arches est démantelé de sorte que la navigation des péniches est rétablie.

liebknecht.jpg         Le lundi 7 septembre 1914, le fils de Wilhelm Liebknecht, co-fondateur en 1863 du parti social-démocrate, Karl Liebknecht, député au Reichstag descend au Grand Hôtel, Place Verte. Sans nouvelle de son beau-frère Beba, un étudiant russe à l’Institut Montefiore, il vient s’enquérir de la situation auprès des camarades socialistes dont les députés  Léon Troclet, Joseph Bologne et le conseiller communal Clajot.  En compagnie des deux derniers, il se rend, le mardi, à Namur en passant par Andenne, ville martyre. Karl Liebknecht demande un rapport sur ces atrocités. Il obtient du colonel Renner, la libération d’Andennois, prisonniers à la Chartreuse. Au retour de Namur, le mercredi, il loge au Grand Hôtel et prévoit le lendemain de se rendre à la Maison de Peuple à Bruxelles en s’arrêtant à Louvain.

         Le jeudi 10 septembre 1914, à hauteur de Tirlemont, la voiture se trouve devant des soldats allemands qui déplorent la mort de trois des leurs, victimes de francs-tireurs. Déjà, des fermiers flamands sont arrêtés. Un interrogatoire approfondi – la présence parlementaire  a du bon - les disculpe. Les auteurs de l’embuscade sont des soldats belges. D’autres soldats belges surgissent. C’est la débandade du peloton germain. La voiture de Karl Liebknecht et ses deux cicérones liégeois parvient, via Wavre, à rejoindre, à 16h, la Maison du  Peuple où les attendent le SG du POB, Laurent Vandersmissen et Kamiel Huysmans, Secrétaire du Bureau socialiste international.Horta.jpg

Aux élections de 1912, le SPD a récolté plus d’un tiers des suffrages (110 parlementaires sur les 397du Reichstag) et le parti catholique – Zentrum – avec moitié moins de voix parvient à obtenir 91 sièges. Les socialistes belges reprochent à leur interlocuteur le vote de crédits militaires par des élus SPD. Karl Kiebknecht explose : est-ce que l’on peut vraiment croire que moi, Liebknecht, fils de  Wilhelm Liebknecht, je pouvais voter les crédits de guerre ? Après avoir trouvé le gite chez Huysmans, il ramène ses cicérones à Liège et leur donne une recommandation : un conseil, beaucoup de calme, beaucoup de prudence.

        Le samedi 12 septembre 1914, l’usine à gaz de la rue des Bayards fonctionne à nouveau. C’est un mieux pour les Liégeoises et Liégeois.

        Le lundi 14 septembre 1914, la circulation est autorisée jusqu’à 20h. (h. allemande). Il n’est plus nécessaire de laisser les fenêtres éclairées et les portes d’entrée ouvertes.

        Depuis l’arrivée des Allemands à Liège, la langue wallonne est de plus en plus pratiquée à Liège. Nos concitoyen(ne)s se méfient d’être entendu(e)s par des oreilles malveillantes lorsqu'ils commentent des faits de guerre telle la victoire de Joffre sur la Marne, rapportés par la presse étrangère importée clandestinement.

        Le jeudi 17 septembre 1914, il est interdit de conduire une voiture, une moto, un vélo sans un permis. De même, il est interdit, sous peine d’une amende de 3000 marks et de saisie de l’appareil, de photographier sans autorisation, autorisation systématiquement refusée.

        Le mardi 15 septembre 1914, à la Maison-Blanche à Washington, le Président démocrate Wilson reçoit la délégation belge conduite par le Ministre de la Justice, Henry Carton de Wiart.  Dans Souvenirs politiques, celui-ci écrit : Le Président nous apparut  de type professoral, plutôt sec avec "la longue mâchoire à double détente" suivant une formule assez fréquente chez ses concitoyens. L'accueil qu'il nous fit fut très digne. Je donnai lecture du message solennel dont nous avions soigneusement mesuré les termes. Dans sa réponse, et à l'accent même qu'il y mit, nous sentîmes que cet homme droit comprenait tout ce que la cause de la Belgique représentait du point de vue de la justice immanente. Il marqua en effet une sympathie attentive pour l'exposé que nous lui fîmes, et au cours duquel nous lui demandâmes notamment d'intervenir pour le ravitaillement de notre malheureux pays, menacé par la famine.

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        Le gouvernement de Broqueville a décidé, début septembre, l’envoi aux États-Unis d’une mission de cinq personnes dont Vandervelde et Hymans afin de contrer la yellow press. Celle appellation d’une presse populaire et très influente vient de Yellow Kid, une série assez vulgaire lancée, en 1896, par le magnat de presse William Hearst.  La yellow press dont de nombreux lecteurs sont des descendants d’émigrants allemands arrivés aux USA à bord des navires de l’Hamburg América Line, se montre favorable aux thèses austro-allemandes. Elle a notamment publié le télégramme du Kaiser déclarant avoir le cœur brisé par les événements de Louvain provoqués par les francs-tireurs belges parmi lesquels se trouvent des infirmières et des prêtres ! La yellow press critique la venue à la Maison-Blanche de la mission belge car elle la juge en contradiction avec la déclaration américaine du 4 août de s’en tenir à une neutralité stricte dans le conflit européen.  

 

 

 

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lundi, 29 septembre 2014

L'accent liégeois, aigu ou grave ?

        Le Moniteur en date de fin septembre 1946 publie un arrêté du Régent, pris le mardi 17 septembre 1946,  stipulant : le nom de ville de Liége s’écrira désormais « Liège ».

        Cet arrêté répond au vœu d’une délibération du Conseil communal  du lundi 3 juin 1946 qui a notamment  revu une autre – datant du vendredi  9 juillet 1880 – approuvant l’orthographe « Liége » mise en évidence par une liste officielle du Ministère de l’Intérieur, poste occupé par l’éminent Gustave Rolin-Jacquemyns.

        Les conseillers communaux de l’époque choisissent Bruxelles de préférence à Paris. En 1878, dans la septième édition de son dictionnaire, l’Académie française a estimé, en effet, qu’un certain  nombre de mots se prononcent depuis longtemps avec un accent grave alors qu’ils continuent de s’orthographier avec un accent aigu. Selon l’Académie, il  convient d’harmoniser prononciation et orthographe. D’où, la profusion d’accent  grave.

        Notre consœur La Gazette de Liége s’est toujours refusé de se soumettre à la décision prise en 1946 sous le mayorat du socialiste Paul Gruselin.  Il y a quarante ans, dans la revue Si Liège m’était conté, le chroniqueur Jean Brose a relevé un détail amusant, le siège de ce journal est pourvu d’une annonce lumineuse ou Liège est indiqué avec un accent grave. Ce temps est révolu où le quotidien possède sa rédaction et son imprimerie rue des Guillemins.  Révolu aussi le temps où le quotidien liégeois se targue d’être le plus fort tirage de la Wallonie. Révolu aussi le temps où Liege s’est écrit sans accent. Ce dernier temps s’est arrêté vers 1790.     

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lundi, 22 septembre 2014

Achille Van Acker à l'avant-garde d'un nouvel art de vivre !

        J’agis d’abord, je réfléchis ensuite. Cette phrase a été prononcée, fin des années quarante du siècle dernier, par le socialiste Achille Van Acker, quatre fois Premier Ministre. Ce vannier, fils de vannier, obligé d’arrêter ses études primaires à l’âge de 10 ans – nous sommes en 1908 – a eu le courage de se former en autodidacte.

        Sa phrase J’agis d’abord, je réfléchis ensuite lui a valu, à l’époque, nombre de quolibets, de sarcasmes. Les auteurs de ces vilenies doivent avoir honte aujourd’hui car il s’avère que le Brugeois Achille Van Acker a été visionnaire.

         Agir d’abord, réfléchir ensuite UN NOUVEL ART DE VIVRE proclame, en première page, le mensuel Bodytalk, dans sa livraison de septembre. Créé en 2006, par le groupe flamand Roularta, crédité d’un tirage de 212.000 exemplaires - déclaration de l'éditeur, le 22 avril 2014 –,  Bodytalk est un magazine qui se veut source d’informations approfondies sur la manière de vivre heureux et en bonne santé. De plus, les articles sont rédigés avec des médecins ou professeurs d’université, ce qui leur assure une grande valeur scientifique.

Comme quoi, un  vannier peut voir clair avant des prof’s d’univ’ !  

 

 

 

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vendredi, 05 septembre 2014

La plume de Marcatchou trouve place au sein de "Liège 28"

        C’est en mars 1988 que «  nous avons mis la flamme au bois résineux ». Les Éditions Liégeoises se mirent alors à crépiter. Je serai donc resté votre gardien des légendes durant plus d’un quart de siècle, et libre comme l’air de la Cité Ardente. Ce bref extrait du dernier article de Marcatchou alias Jean-Denys (à moins que ce ne soit l’inverse) paru dans Vlan-Spectacles, article dans lequel Jean-Denys Boussart annonce qu’il est prié de s’en aller, quand tout le monde rentre, en cette fin d’août a suscité l’émoi sur les réseaux sociaux.

        Émoi provenant de milieux très différents, philosophiquement, politiquement, culturellement ne comprenant pas l’éviction de celui qui, durant plus de vingt-cinq ans, a assuré l’originalité liégeoise des Éditions du même nom, ayant donné un esprit à Vlan Liège, une âme, si vous préférez…

        Dans un esprit de confraternité, Liège 28 accorde l’hospitalité chaque samedi aux chroniques de  Marcatchou. Liège 28 laisse ainsi, à un Vlan mieux éclairé, le temps de revoir sa position. Liège 28 laisse également le temps à un concurrent papier de réaliser un excellent transfert au mercato journalistique.

        Dès demain, à l’aube, toutes les saveurs de Marcatchou avec une chronique intitulée Complétement Marteau.

19:54 Écrit par Pierre André dans Actualité, Culture, Liège, Media | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mercredi, 03 septembre 2014

Pradez : funérailles samedi, 11h30 à Uccle, rue du Silence.

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         Les funérailles de Georges Pradez se dérouleront samedi 6 septembre à 11h30 au crématorium de Bruxelles, rue du Silence (la mal-nommée en l’occurrence pour ce génie de la parole).

        Décédé dans la nuit du 31 août au 1er septembre, Georges Pradez a commencé sa brillante carrière au Centre RTBF-Liége – dirigé par Robert Stéphane – dans le magazine F, en octobre 1964.

       D’après sa compagne, dimanche soir, il jouait au lit avec un de ses jeux vidéo préférés (avec des avions ...). Vers 3 heures du matin, elle s’est réveillée et a constaté son décès.

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mardi, 02 septembre 2014

Anne Poncelet rédactrice en chef du B.L.I. liégeois.

          Promu rédacteur en chef de la Première, le Liégeois Jacques Crémers a pris ses fonctions à Bruxelles le 1er septembre. Son précédent poste – rédacteur en chef du Bureau local d’information (BLI) liégeois - est désormais occupé par la Spadoise d’origine, Anne Poncelet.

        Licenciée en journalisme et communication, Anne Poncelet a commencé sa carrière au Festival du Théâtre de Spa, la poursuit à RTC Télé Liège, puis à la Fédération des Télévisions locales, enfin à Télévesdre avant de rejoindre la RTBF, il y a une quinzaine d’années.

         Anne Poncelet y a assumé diverses tâches dont celle de journaliste à la rédaction liégeoise du JP et du JT de 2000 à  2002.

         Autre information relative à Media Rives : Madame Dominique Jamar en est Intendant Général.

         Enfin, information mineure mais information tout de  même : Ce vendredi 5 septembre, la Société GALLER viendra, gracieusement, nous faire déguster ses gaufres artisanales (praliné, chocolat noir, framboise) à la cafétéria de 8h30 à 10h.

                                                                                                         © RTBFbe CAP 48

                                                                                                         Anne Poncelet

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samedi, 19 juillet 2014

L'émission "noms de dieux" prolongée jusqu'en décembre 2015. "Mauvaise nouvelle pour la bêtise " !

        Telle une finale du Mundial, l’émission noms de dieux – de/du service public – joue les prolongations. Le Directeur des Antennes de la RTBF, François Tron a avisé Edmond Blattchen, producteur-présentateur de sa décision de reconduire Noms de dieux avec la même équipe jusque fin de l’année civile 2015. Cette décision permet à l’équipe d’attendre le chiffre mythique des 200 émissions. Une équipe qui n’a guère variée depuis la première - le mardi 14 janvier 1992 avec en invité le philosophe Bernard-Henry Levy - : le journaliste-présentateur-producteur Edmond Blattchen, le réalisateur Jacques Dochamps – authentique co-auteur. En plus de vingt ans, noms de dieux n’a connu que quatre recherchistes : Anne Wagelmans, Jean-Marie Libon, Catherine Firket et occasionnellement Christine Hammerel. Actuellement, la scripte est Valérie Dethienne et le directeur technique Bernard Gabus.

        En revanche, les invités qui ont écrit les cinq chapitres de noms de dieux – le titre, l’image, la phrase, le symbole, le pari – sont aussi multiples que variés dans leurs convictions. Outre quelques Liégeois(e)s – Lise Thiry, Pierre Harmel, François Perin libre-penseur absolu, Aloys Jousten 91ème évêque de Liège depuis Monulphe au VIème siècle (83ème depuis Hubert, premier évêque résidant à Liège), Arthur Haulot, Jean-Pierre Otte, Jean-Claude Bologne, Gabriel Ringlet, Pierre Somville, Bernard Foccroulle, Marcel Otte, Armel Job, Pierre Kroll -, sans citer tous ces invités prestigieux – un vrai répertoire de 188 noms - il y a eu des journalistes Florence Aubenas, Olivier Todd, Jean d’Ormesson, des philosophes Michel Onfray,  Jacques  Sojcher athée radical, Raphaël Enthoven, des écrivains Amélie Nothomb, Elie Wiesel, Amin Maalouf, Stéphane Hessel, des politiques Antoinette Spaak, Jean Ziegler, Daniel Cohn-Bendit, des artistes Barbara Hendrickx, Julos Beaucarne, Yehudi Menuhin, sans oublier le Dalaï Lama et le Patriarche Bartholomée I. Une véritable mine d’or pour la Sonuma !

        En commémoration du vingtième anniversaire de noms de dieux, la RTBFbe a rediffusé durant un trimestre d’été, quotidiennement, des anciennes émissions. Il en a été de même, à un rythme hebdomadaire, sur la chaîne québécoise Canal Savoir. La décision de reconduire Noms de dieux avec la même équipe jusque fin de l’année civile 2015 a suscité une réaction de Raphaël Enthoven :  Mauvaise nouvelle pour la bêtise ! 

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15:08 Écrit par Pierre André dans Actualité, Media, Spiritualité, Télévision | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mercredi, 02 avril 2014

La campagne électorale européenne biaisée : le FDF systématiquement exclu !

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      Pour concrétiser ses objectifs et rapprocher les citoyennes et citoyens du projet européen, le MEB organise (… ) un programme d'activités diversifié et accessible à un large public est une phrase extraite du site Mouvement européen-Belgique. Incontestablement, un large public a assisté le 25 mars, dans le grand auditoire Godefroid Kurth de l'ULg à un débat sur le thème quelle politique sociale pour l’Union européenne aujourd’hui. Au vu des images diffusées sur Télé-Liège RTC, le large public se résume à vingt/vingt-cinq personnes.

      Ta voix compte annonce l’affiche initiale prévoyant cinq orateurs dont une seule femme, Cristina Coteanu, Roumaine tête de liste du Fédéralistes Démocrates Francophones (FDF). Le FDF a reçu un numéro - le 6 - lors du tirage au sort au Ministère fédéral de l’Intérieur. Une autre formation prétend être invitée. Le Mouvement européen-Belgique confronté à ce problème le résout en éliminant, purement et simplement, le FDF, le parti rejoint par Paul-Henri Spaak – un des Pères fondateurs de l’Europe -, un  parti présidé en son temps par Antoinette Spaak qui a été euro-parlementaire.

      Rebelote, le 27 mars, à l’auditoire Arcelor Mittal de HEC- ULg. Un public dix fois plus important. Une boisson gratuite est offerte. Le Vif/L’Express – page 2 du n° 3273, page 3 du n° 3272 de couverture - a annoncé les trois débats (Liège le 27 mars, Bruxelles le 3 avril, Namur le 5 avril) en collaboration avec Guido (société gantoise) et les Associations d’étudiants. Les pages de pub présente les cinq logos de partis invités cdH, écolo, FDF, MR, PS. C’est hélas une pub mensongère car n’ont pris la parole à Liège que des représentants des quatre partis dit traditionnels.

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      Une chape de plomb bien belge s’abat sur la démocratie à l’occasion des élections européennes. La démocratie se caractérise notamment par la possibilité d’alternance du pouvoir et le respect des minorités. L’ostracisme dont sont victimes les Fédéralistes Démocrates Francophones dans l’organisation des débats est également de mise dans les médias.

      Ainsi, un document (très) interne de la RTBF précise : Sont d’office invités, dans toutes les émissions d’interviews et de débats, (…) les partis suivants : PS, MR, ECOLO et CDH. Quant au FDF, la RTBF stipule : ce parti ne sera a priori pas invité aux émissions intéressant les assemblées où ce parti n’est pas représenté (débats relatifs au parlement européen et au parlement wallon), ni aux débats concernant les circonscriptions wallonnes du parlement fédéral . Brave fille, la RTBF ajoute : il pourrait toutefois y être invité, ponctuellement, en fonction de l’intérêt éditorial, journalistique et informatif  !!!!

      Quotidien de référence en Fédération Wallonie-Bruxelles,  Le Soir (305.041 exemplaires en 1956 – 90.718 en 2012) a organisé un grand débat sur plus d’Europe auquel ont participé les représentants des partis traditionnels. Le rédacteur en chef du Soir - Jurek Kuczkiewicz – a reçu une lettre ouverte de Cristina Coteanu – tête de liste Europe FDF. La Roumaine écrit notamment : Plus que jamais, aujourd'hui, l’Europe a besoin des vrais défenseurs, des nouveaux visages qui ne proviennent pas nécessairement des partis qui se transmettent le pouvoir depuis des décennies. (…) tout le monde est d’accord pour dire qu’il faut regagner la confiance du citoyen afin qu'il participe de fait à la construction européenne (…) À ma connaissance, c’est la première fois dans l’histoire de l’Europe qu’un ressortissant d'un autre État membre (qui plus est de l’Europe de l’Est) est tête de liste sur une liste européenne d’un parti d’un État membre. Cristina Coteanu évoque un moment de sa vie ; j'étais directrice en charge des tous les pays de l'Europe de l'est, d’une organisation pan-européenne, en participant à la construction européenne à travers des actions concrètes. J’ai travaillé énormément pour votre pays (Belgique ou Pologne) ou pour le pays de vos parents.

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10:54 Écrit par Pierre André dans Actualité, Europe, Media, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

dimanche, 26 janvier 2014

Le poids des mots ...

       Le poids des mots, le choc des photos, ce slogan prend tout son sens pour une consœur de Paris-Match depuis très exactement 18h45, le samedi 25 janvier. Suite à un coup de fil de monsieur François H., l’AFP publie une dépêche d’une concision extrême au point qu’il convient de parler d’une dépêche laconique.

       Mais, en direct de l'Élysée, une journaliste de LCI qualifie cette dépêche de lapidaire, mot repris con amore par l’ensemble des journalistes et commentateurs. Certes - si l’on en croit le Dictionnaire culturel en langue française d’Alain Rey -  le mot lapidaire depuis 1907 évoque par sa concision et sa vigueur le style des inscriptions gravées sur la pierre des monuments. Incontestablement,  le terme lapidaire appartient au langage des pierres, précieuses ou non. Les lapidations ont été pour les hommes, selon Bernadin de Saint-Pierre, leurs premiers supplices.

... ième Président de la République française est François Hollande

19:18 Écrit par Pierre André dans Actualité, francophonie, Media, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

vendredi, 15 novembre 2013

Meuse aux mœurs bien légères ...

        Le changement de la frontière entre les Royaumes des Pays-Bas et la Belgique ampute la Wallonie de 14 ha. Mais cette atteinte à l’intégrité du territoire - Je jure d'observer la Constitution et les lois du peuple belge, de maintenir l'indépendance nationale et l'intégrité du territoire - n’a guère ému nos concitoyens, ni leur presse, ni  les classes dirigeantes, bref personne... Les diables rouges passionnent davantage.

       Toutefois, cette semaine, un journal libanais L’Orient-Le Jour sous le titre Les fleuves aussi bougent a consacré un long article rédigé par l’une de de ses meilleures plumes, Christian Merville. Celui-ci reconnaît que l’information a été jugée anodine par ses consœurs et confrères qui l’ont donc ignorée. Bien que l’histoire a connu des incidents plutôt bénins qui ont servi d’étincelle à des boucheries. Christian Merville s’émerveille qu’aujourd’hui, pour peu que l’on suive l’exemple du plat pays et du pays des canaux (et des tulipes !), il suffit d’en appeler à des géographes pour désamorcer une crise naissante.

       Vivant au Moyen-Orient, Christian Merville ajoute réflexion faite, peut-être bien que l’affaire belgo-néerlandaise ne méritait-elle pas quelques lignes en bas d’une page intérieure s’agissant de deux États appartenant à une espèce en voie d’extinction qui a dépassé depuis longtemps le stade des expéditions guerrières pour un lopin de terre. Au XXIe siècle, on ne brandit plus la menace de l’apocalypse, qu’elle soit nucléaire, chimique ou informatique. Du moins en des contrées situées sur une autre planète, car plus près de nous, on commence par recourir aux armes avant que de parlementer, sans doute pour rester dans le ton Far West (« shoot first »). Et de citer quantité de conflits en cours dans cet Orient que l’on dit Moyen.

       Après avoir évoqué Pascal dont il rappelle l’ironique pensée Plaisante justice qu’une rivière borne! Christian Merville de conclure ce qui nous ramène à cette Meuse aux mœurs bien légères, qui change de lit sans crainte du qu’en-dira-t-on. Le mot de la fin, il appartient au bourgmestre de la commune concernée (les fameux 14 hectares) qui a dit : « À notre époque, si on veut se promener de l’autre côté de la frontière, il n’y a aucun obstacle. » Les refaiseurs de cartes géographiques feraient bien d’en tenir compte.


10:06 Écrit par Pierre André dans Actualité, Histoire, Media, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg