lundi, 26 juin 2017

Bulletion du Vieux-Liège : Juliette Noël à l'assaut d'une légende relative à Marie Walewska !

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       Moins de trois ans avant la Révolution française, en Pologne, chez les Laczynski, une famille noble, naît Marie. Elle a pour précepteur un Français, Nicolas Chopin, futur papa de Frédéric avant d’être envoyée parfaire son éducation au couvent Notre-Dame de l’Assomption à Varsovie. Marie est intelligente et studieuse, avec une douceur de caractère qui l'a fait aimer par tous ici. De plus, elle est d’une grande beauté.

        Les propositions de mariage ne manquent pas. Parmi ceux qui lui font la cour, il y a un jeune homme beau, riche et charmant qui lui a plu tout de suite. Il a pourtant un gros défaut : il est russe et, de plus, appartient à la famille du terrible feld-maréchal Souvorov, ennemi juré de la Pologne que ses puissants voisins, la Russie, la Prusse et l’Autriche, s’étaient partagée. La famille de Marie s’oppose et lui impose le mariage, fin 1804, avec le comte Anastazy Colonna Walewski, ancien chambellan du dernier Roi de Pologne. Point beau, riche de propriétés obérées et vieux - 72 ans, elle 18 -, on comprend qu’avant les noces, elle avait pleuré longtemps et a continué à sangloter pendant la cérémonie.  

        En ayant terminé avec la campagne de Prusse, Napoléon entame la campagne de Pologne. Il arrive à Varsovie, le 18 décembre 1806, en libérateur. Des milliers de Polonais, les Légions polonaises de Dombrowski sont engagées depuis une dizaine d’années dans les armées françaises. Fin décembre 1806, dans un climat de Napoléonmania, l’empereur remarque, dans la foule, la jeune comtesse Walewska, lui parle. Le 1er janvier 1807, il lui écrit Marie, ma douce Marie, ma première pensée est pour toi, mon premier désir est de te revoir. Tu reviendras, n’est-ce pas ? Tu me l’as promis. Sinon l’aigle volerait vers toi. (…) Daigne donc accepter ce bouquet : qu’il devienne un lien mystérieux qui établisse entre nous un rapport secret au milieu de la foule qui nous environne. Exposés aux regards de la multitude, nous pourrons nous entendre. Quand ma main pressera mon cœur, tu sauras qu’il est tout occupé de toi et, pour répondre, tu presseras le bouquet ! Aime-moi, ma gentille Marie, et que ta main ne quitte jamais ton bouquet.

       Le 7 janvier 1807, elle participe au bal de carnaval dont La Gazette de Varsovie rend compte : Sa majesté l'Empereur a assisté à un bal chez le ministre des relations extérieures, le Prince de Bénévent, au cours duquel il a invité à une contredanse la femme du chambellan Anastase Walewski. Des patriotes polonais avec l’assentiment du mari imaginent que Marie est la personne la mieux placée pour convaincre Napoléon de ressusciter le Royaume de Pologne. C’est la période épouse polonaise qui voit l’Empereur et Marie filer le parfait amour au Château royal de Varsovie, au château de Finckenstein, à Paris dans le IXème arrondissement, au Palais impérial de Schönbrunn. Napoléon ne ressuscite pas le Royaume mais par l’accord de Tilsitt, en juillet 1807, crée le Duché de Varsovie où est en vigueur le Code Napoléon.

     Enceinte de Napoléon à Schönbrunn, Marie accouche chez son mari, le vendredi 4 mai 1810 d’Alexandre. L’Empereur est averti de l’heureux événement à Anvers. Soucieux de l’avenir de son fils, il comble la mère de rentes et propriétés diverses. Les générosités de l’Empereur se font moins sur sa cassette personnelle que sur les biens de l’Empire. Marie est devenue riche, surtout grâce aux donations que Napoléon a faites au petit Alexandre. Mais elle risque de ne plus l’être si son mari endetté se met à rembourser. Aussi Marie demande le divorce le 12 juillet 1812 et l’obtient … le 24 août, une rapidité digne de Reno (Nevada USA) !

       Catholique, Marie doit attendre la mort de son ex – le 20 janvier 1815 - avant de convoler en justes noces avec le bel Philippe-Auguste, comte d’Ornano qu’elle a connu à Varsovie en 1807. Jeune, beau, très chic, d’une famille corse liée à la famille Bonaparte, protégé de Laetitia, la mère de Napoléon, ce lieutenant-général participe aux Cent-Jours de Napoléon. Ce qui lui vaut d’être banni de France par la Seconde Restauration. Il se réfugie dans le Royaume des Pays-Bas et épouse, le 7 septembre 1816, Marie  en la collégiale Sainte-Gudule de Bruxelles. En compagnie des enfants de Marie, Antoine et Alexandre, les époux viennent s’établir à Liège d’abord rue Sœurs-de-Hasque puis rue de Fragnée, n° 876, quartier du Sud.

       Dans la dernière livraison du Bulletin de la Société royale LE VIEUX-LIÈGE (1), Juliette Noël relate les endroits où a vécu à Liège  Marie Walewska. C’est de la légende de son habitation rue Mandeville à la réalité. S’appuyant essentiellement sur des documents des Archives de l’État et de Ville de Liège, Juliette Noël retrace notamment l’endroit où est situé le 876, rue Fragnée. Il faut savoir que la numérotation, à l’époque, est continue. Il n’était pas question de donner des numéros pairs ou impairs selon le côté où on se trouvait. Il appert d’un document passé en l’étude du notaire royal Philippe Parmentier que le propriétaire Nicolas Bernimolin donne en location pour une durée d’un an, expirant le quinze mars 1818, l’immeuble et les terrains l’entourant. C’est alors un véritable domaine. Il se dénomme « Sans souci ». Situé à hauteur du numéro 20 de l’actuelle rue du Vieux-Mayeur qui, en ce temps-là, s’appelle ruelle du Vieux-Mayeur, l’immeuble loué a une longueur d’environ 22 mètres avoisinant des jardins de plus d’un hectare.

        Dans la partie finale de son article consacré à l’immeuble occupé par Marie Walewska à Liège, Juliette Noël s’attaque à une légende qui situe cette habitation rue Mandeville. Tâche ardue car l’auteur de la légende n’est autre que Théodore Gobert. Celui-ci a publié des notices sur  les rues de Liége en sa période de journaliste à La Gazette de Liège, notices rassemblées en 1891  en quatre volumes éponymes. Il n’est pas question dans cette première édition de Marie Walewska. Vient la seconde édition, en 1926, où Gobert écrit : Située au pied de la colline, cette demeure caractéristique étendait au loin ses superbes jardins plantés d’arbres touffus, qui en faisait l’une des plus agréables résidences rurales. Ici vint s’installer, après la chute de Napoléon 1er, une dame qui, à cette époque, a beaucoup fait parler d’elle. Il s’agit de la comtesse Walewska. Gobert l’a fait mourir le 15 décembre au lieu du 11. 

        Juliette Noël n’a pas d’explication sur cette affirmation erronée de Gobert ; J’opine à croire qu’il a fait un amalgame avec d’autres biens (…) Quoi qu’il en soit, Gobert sera suivi par les écrivains liégeois postérieurs (…) Les écrivains non-liégeois reprendront l’information. Pour eux, naturellement, la localisation correspondait à un endroit qui leur était inconnu.  Juliette Noël, une orfèvre de la précision !

      Dans ses Mémoires, le comte Alexandre évoque la période liégeoise après le mariage de sa maman : Mon frère aîné, qui avait 4 ans de plus que moi, Monsieur Carité, un vieux valet de chambre nommé André et moi nous partîmes de Paris en diligence pour aller retrouver ma mère aux Eaux de Chaudfontaine près de Liège. (…) Quelques mois après, nous étions établis dans une charmante maison de campagne à la porte de Liège où ma mère mit au jour au mois de juin 1817 un gros garçon qui fut baptisé sous le nom de Rodolphe. (…) j'accompagnais aussi quelquefois mon beau-père chez un libraire de Liège nommé Desoret (NDLR lire Desoer). Là, j'entendais parler politique sans y rien comprendre, cependant j'ai retenu quelques mots de ces conversations dont plus tard j'ai compris le sens. (…) La campagne que nous habitions était à une demi-lieue de la ville. (…) Le Général Ornano ayant obtenu son rappel, ma mère partit pour Paris au mois d'octobre 1817 avec le nouveau-né qu'elle nourrissait malgré les avertissements de son accoucheur de Varsovie le célèbre Czekieski, qui lui avait prédit que si jamais elle se décidait à nourrir elle le paierait de sa vie. Peu de jours après son départ, le Général Ornano, mon frère et moi, nous nous mîmes en route pour aller la rejoindre. Nous voyagions en poste dans une bonne berline lorsqu'au milieu de la nuit près de Namur, nous versâmes dans un fossé (…) Nous arrivâmes le lendemain à Paris à trois heures du matin nous rendant dans la chambre de ma mère. Elle se réveille pour nous embrasser. Quel doux réveil dit-elle mon mari et mes enfants, ce sont là les dernières paroles. Le lendemain, son état s’aggrave au point que ses enfants ne peuvent plus la voir. Elle expire le 11 décembre à six heures du soir d’un abcès au sein dont on n'avait reconnu l'existence que trop tard pour risquer une opération et de calculs rénaux.

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(1) Le Vieux-Liège fondé le 20 février 1894 – Devise Rien aymez s’il n’est cognu - levieux-liege.be – Cotisations et abonnements aux publications trimestrielles, membres adhérents 25 €, membres de moins de 25 ans 15€ à verser au compte BE42 0000 3248 4054

18:01 Écrit par Pierre André dans Actualité, Amour, Europe, Histoire, Liège, Media, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

lundi, 05 juin 2017

Résultats partiels des élections dans la quatrième circonscription...+ ADDENDUM

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 LE FAVORI DU SECOND TOUR DANS LA QUATRIÈME CIRCONSCRIPTION DES FRANÇAIS À L'ÉTRANGER. 

      Au lendemain du vote des Français à l’étranger, les résultats de la 4ème circonscription sont encore partiels. Manquent les résultats du Luxembourg mais ils ne permettent pas d’influencer de manière significative les résultats définitifs.

      En Belgique et aux Pays-Bas, le nombre d’électeurs inscrits dépassent de peu le chiffre de 100 000, très exactement 100 008. Se sont exprimés 22 824 électrices et électeurs (22% 82). Le nombre d’abstentions est de 77% 18, chiffre qui dépasse celui atteint au premier tour des législatives de 2012, 75% 94.

     Sont admis à participer au second tour le dimanche 18 juin Pieyre-Alexandre Anglade de La République en marche et Sophie Rauszer de France insoumise. Comme dit dans notre texte de présentation, vu le premier tour des présidentielles dans la circonscription  les résultats d’Emmanuel Macron - 26 268 voix soit 38,77% - et de Jean-Luc Mélenchon - 11 899 voix soit 17,56% - procurent à Pieyre-Alexandre Anglade la dynamique de la victoire et à Sophie Rauszer la dynamique de la gauche. En plus, ils ont l’atout de leur jeunesse, 30 ans et 29 ans.  En Belgique et aux Pays-Bas, Anglade recueille 11 521 suffrages et Rauszer 2769.

          Parmi la douzaine de bureau de vote installés, celui de Liège accorde 452 suffrages à Anglade (46%) et 173 à Rauszer (17% 6). Liège montre sa vitalité de gauche en créditant la candidate de France insoumise de 17% 6 alors que pour le Royaume sa moyenne est de 13%. Le candidat de La République en marche doit se contenter de 46% alors que pour le Royaume sa moyenne est de 49% 3.

        Sur les 983 votes exprimés à Liège, 11 candidat(e)s n’atteignent pas les 20 voix. L’un – c’est un homme – n’en recueille même aucune. Quant à l’élu 2012, le socialiste Philip Cordery, il obtient 75 voix (7% 6 supérieure à sa moyenne belge 6%) et la représentante de la droite Les Républicains, elle fait 59 voix (6% inférieure à sa moyenne belge 8% 8).

ADDENDUM

 

      Le Grand-Duché de Luxembourg ayant notamment rentré son nombre d’inscrits (22 757) et son nombre de suffrages exprimés (4 840), les résultats de la quatrième circonscription – la 4ème circo comme on dit à Paris – sont complets, les 65 bureaux dépouillés. Sur les 122 765 inscrits, 27 664 (22% 53) ont exprimés un vote. 95 101 (77% 47) des électeurs potentiels ont préféré s’adonner aux joies de l’abstention ! Résultat des courses : Pieyre-Alexandre Anglade totalise 14 461 voix (52% 27) et Sophie Rauszer en compte 3 030 (10% 95).

     Avec ses 10% 95 de suffrages, Sophie Rauszer n’atteint pas le pourcentage de 12% 50 nécessaire pour une qualification au second tour. Toutefois, cette règle ne joue que si au moins le scrutin dépasse 25% des inscrits. Ce qui n’est pas le cas de la 4ème circo où le taux ne se hisse qu’à 22% 53 des inscrits. C’est en vertu de la même règle que Pieyre-Alexandre Anglade en dépit de ses 52% 27 de votes exprimés est soumis à un second tour. Vraisemblablement, ce second tour doit lui être favorable.

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jeudi, 01 juin 2017

Le vote des Français à l'étranger: candidates et candidats de la 4ème circonscription Benelux.

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Pieyre-Alexandre ANGLADE, candidat de LA RÉPUBLIQUE EN MARCHE

   Sur les 577 membres de l’Assemblée nationale élus le 18 juin, onze représentent les Françaises et Français résidants hors de France. En fait, ils ont été élus par 1 150 550 personnes dont il y a lieu de retirer les abstentionnistes. Pour voter à l'étranger Vous devez être inscrit au préalable sur la liste électorale consulaire précise le ministère français de l’Intérieur.

     Pour recueillir le vote de ses expatriés, la France a divisé l’ensemble du monde – tout au moins les cent-cinquante pays repris sur une liste établie par la France – en onze circonscriptions. Si les expats résident dans un pays ne figurant pas parmi les onze circonscriptions, par exemple ceux établis en Corée du Nord, la solution est l'inscription sur la liste électorale d'une commune de France telle la commune dc naissance et ensuite le vote par procuration. Celles et ceux qui habitent notre Royaume figurent dans la quatrième circonscription appelée parfois circonscription Benelux car elle englobe le Royaume des Pays-Bas et le Grand-Duché de Luxembourg.  

      Cent-quatre-vingt-quatre candidates et candidats sont en lice dans les onze circonscriptions réservées aux Français à l’étranger  pour siéger parmi les 577 membres de l’Assemblée nationale soit presque dix-sept candidatures par siège. Pour les 566 sièges restants, il y a sept-mille-six-cent-nonante-huit candidatures soit presque quatorze candidatures par siège. Avec dix-huit candidatures, la quatrième circonscription dépasse légèrement les normes, il n’en est pas de même dans la neuvième circonscription – Afrique du Nord et Occidentale - qui compte vingt-sept candidatures.

     Onze candidates et candidats ont été en lice pour le premier tour des présidentielles, dix-huit le sont pour le premier tour des législatives dans la quatrième circonscription (Benelux) qui se déroule le dimanche 4  juin et non le 11 juin, premier tour des législatives en France. La  date du second tour auquel on accède en réunissant 12% 5 des suffrages exprimés, est identique – 18 juin – pour la France et les expats

   Dans sept circonscriptions dont la quatrième se présente un candidat d’extrême-droite, une manière comme une autre de dédiaboliser (un peu) le Front National qui a investi Soraya Lemaire. Six candidat(e)s ont l’étiquette divers sans autre précision tandis que sont catalogués divers droite Denis Dhiver et Muriel Réus. Un seul représentant de divers gauche, Bertrand de Cordier. Ni le Parti communiste, ni France debout n’ont investi de candidat(e)s dans la circonscription Benelux. En revanche les partis Écologiste (Perrine Ledan), Union des Démocrates et des Indépendants (Caroline  Laporte), Radical de gauche (Frédérique Plaisant), Les Républicains (Valérie Bros), La France insoumise (Sophie Rauszer), Socialiste (Philip Cordery), République en marche (Pieyre-Alexandre Anglade) ont tenu à être présents sous leur couleur dans la quatrième circonscription. 

      Élu en 2012, de la circonscription Benelux, le député socialiste Philip Cordery souhaite se voir confirmer pour un second mandat dans la phalange PS après avoir été recalé dans sa demande d’investiture par la République en marche. Dans un document de 37 pages – Bilan de mandat 5 ans au service des Français du Benelux – il présente le travail du titulaire du siège 539 à l’Assemblée nationale. J’ai fait de l’enseignement et de l’éducation l’une des priorités de mon mandat… force est de constater que les trois pays du Benelux ont été, dans de nombreux domaines, les précurseurs d’avancées sociétales majeures notamment en ce qui concerne le mariage homosexuel ou la fin de vie. Je me suis donc inspiré des expériences et des législations nationales de ces pays pour enrichir le débat en France…. L’Europe a été au cœur de mon action à l’Assemblée nationale. Philip Cordery s’est également préoccupé de diffusion de la culture française notamment en soutenant à Liège les Amitiés françaises.

     Quoique ayant été conseillère du XVIème arrondissement de Paris, Valérie Bros, candidate des Républicains se présente comme novice en politique. Elle a le sens de la réplique assassine ; Je crois me rappeler que Philip Cordery avait pris 37 engagements. Et 37 engagements c’est peut-être plus que ce qu’on ne peut tenir… Bros est le nom du mari de Valérie Khoury, mère de cinq enfants, tous nés à Bruxelles. Née à Rabat, elle a un cursus académique impressionnant : licenciée en droit, elle est diplômée de l’École des Hautes études commerciales HEC, diplômée d’études supérieures spécialisées de fiscalité internationale DESS, diplômée de l’Institut d’études politiques de Paris IEP, promotion Victor  Schoelcher de l’ENA.

      Son parcours professionnel est aussi impressionnant : conseiller référendaire à la Cour des Comptes, elle a été membre des cabinets de Francis Mer (gouvernement Raffarin) et de Michel Barnier (gouvernement Fillon). Actuellement, elle mène une activité entrepreneuriale privée. Dans le programme électoral de Valérie Bros figure notamment  tout ce qui tourne autour de l’éducation. Scolariser ses enfants dans le système scolaire français à l’étranger, ne doit pas être un luxe mais un droit. (…) on a deux difficultés importantes : la première c’est l’accessibilité. Cette scolarité coûte très cher(…) la deuxième chose c’est qu’il n’y a pas assez de places. (…) Il y a des centaines et parfois des milliers d’enfants, en liste d’attente pour arriver dans cet enseignement.

      Le grand handicap de ces deux candidatures dites de grand parti tient en les scores obtenus au premier tour des présidentielles par François Fillon - 16 102 voix soit 23,77% - et Benoit Hamon – 6009 voix soit 8,87%. Pratiquement aucune dynamique. En revanche, les résultats d’Emmanuel Macron - 26 268 voix soit 38,77% - et de Jean-Luc Mélenchon - 11 899 voix soit 17,56% - procurent à Pieyre-Alexandre Anglade la dynamique de la victoire et à Sophie Rauszer la dynamique de la gauche. En plus, ils ont l’atout de leur jeunesse, 30 ans et 29 ans. Néanmoins, comme le taux d’abstentions -  44, 54 % en avril - risque d’augmenter encore vu le week-end de Pentecôte, la lutte reste ouverte aux surprises.

     Sophie Rauszer est fan de Rosa Luxemburg : Juive allemande d'origine polonaise, elle a dédié sa vie à son combat et s'est imposée comme LA femme politique de son siècle. ( …) ses ambitions de société sont encore aujourd'hui un horizon. Ainsi, le projet socialiste "mettra fin à l'inégalité entre les hommes, à l'exploitation de l'homme par l'homme, à l'oppression d'un peuple par un autre ; il libérera la femme de l'assujettissement à l'homme". Adolescente, en 2005, elle milite en faveur du non lors du référendum français sur le traité établissant une Constitution pour l’Europe. Le non l’emporte par 54 % 68 des suffrages exprimés. Cette victoire la stimule au point qu’à vingt-quatre ans, étudiante en études européennes, elle est en juin 2012, candidate suppléante aux législatives dans la quatrième circonscription de Côte d’Or pour le Front de Gauche. En 2017, elle est candidate France Insoumise dans la quatrième circonscription des Français à l’étranger. Elle aime le débat et déteste être oisive. Aussi est-elle assistante parlementaire  au Parlement européen.

     Pieyre-Alexandre Anglade est le candidat de la République en marche. Il a mis en place le mouvement En Marche fort de 4000 adhérents en Benelux dont 2500 en Belgique. La première réunion s’est tenue au London college, place de Londres à Ixelles. C’est là le lieu choisi par Pieyre-Alexandre Anglade pour tenir sa dernière rencontre publique le 2 juin. Dans Le Petit journal (www.lepetitjournal.com), il a confié à notre consœur Noémie Choimet comment de nombreuses personnes venues des partis traditionnels  voulaient s'accaparer ce renouveau. Je ne voulais pas de cette récupération alors j'ai déposé ma candidature à l'investiture d'En Marche dans la circonscription du Benelux. Mon engagement en faveur d’En Marche et d’Emmanuel Macron est donc mûrement réfléchi. Je me suis engagé dès la première heure alors que rien ne laissait présager le succès d’En Marche. Je me suis démené, parce que j’y croyais. Ce qui le séduit dans la République en marche : ce besoin de renouveau, cette nécessité de changement, cette urgence de refonder la vie politique. Les défis sont trop grands pour ne pas comprendre qu'il est aussi de mon devoir de contribuer et de mettre fin à cet immobilisme qui nous conduit vers une spirale négative et dangereuse. Seule LREM dispose d'un espace de liberté pour réunir ce que la société a de mieux à nous offrir. Le projet qu'il porte a été écrit par et pour des citoyens désireux de participer et de reprendre la parole. L'optimisme qui porte LREM brise le pessimisme généralisé du monde politique.

     Diplômé de l’Université de Paris IV en Histoire et relations internationales et titulaire d’un master en politiques européennes de Sciences po de l’Université de Strasbourg, Pieyre-Alexandre Anglade a été durant quatre ans, l’assistant parlementaire de l’eurodéputée Nathalie Griesbeck (Modem). Actuellement, il occupe les mêmes fonctions auprès du vice-président du Parlement européen Pavel Telicka. Disons encore qu’il est apparenté au champion cycliste Henri Anglade, deux fois champion de France sur route. Déjà en marche…

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jeudi, 04 mai 2017

Un souhait démocratique et républicain : que la France vote dimanche comme à Liège !

 

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       L’initiative de l’Alliance Wallonie-France (AWF) consistant à demander à la population de la Province de Liège de participer à un vote consultatif sur le deuxième tour des élections présidentielles en France a rencontré encore davantage de succès qu’au premier tour. Près du double des suffrages ont été recueillis.

     Le mouvement En Marche l’a emporté par 62% 84 des suffrages exprimés. La candidate du Front national est créditée de 37% 16 soit en écart de plus de 25%. Les démocrates quelques soient leurs convictions rêvent d’un pareil score le 7 mai.

      Le succès d’Emmanuel Macron est plus net encore dans la Ville de Liège où il obtient 80% 29 des votes. Un score proche de celui de Jacques Chirac laminant, en 2012, Jean-Marie Le Pen par un 82% 21 rassemblant sur son nom, grâce au Front Républicain, 25 537 894 voix. Le succès recueilli à Liège doit beaucoup à la Macronmania qui flotte sur le campus du Sart-Tilman. Le leader de En Marche  y recueille 94% 80. Il ne faut pas désespérer des jeunes. Ils sont l’avenir.

       Après Liège, la Ville de Verviers vote Macron à 70% 13 suivi par Visé à 67% 60, Waremme à 65% 67, Huy 64% 77, Amay 61% 64, Hannut 61% 06. Dans la tranche des plus de 50% en faveur d’Emmanuel Macron, nous trouvons Aywaille (55% 26), Bomal (53%23), Herstal (52% 22) et Fléron (51% 39).

      Par ailleurs, confirmant le vote du premier tour en faveur de l’extrême-droite,  Hamoir, Yvoz-Ramet et Comblain-au-Pont apportent leurs suffrages à Marine Le Pen respectivement à 87% 12, à 60% 76 et à 60% 34.

      Si ce vote consultatif de l’AWF n’a nulle prétention scientifique, il apporte notamment certains éléments susceptibles de jouer dans la préparation des élections communales le dimanche 14 octobre 2018.

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mardi, 25 avril 2017

Un peu avant le 7 mai, Liégeoises et Liégeois feront choix entre un Président ou une Présidente de la République française.

 

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       Le résultat du premier tour des présidentielles françaises obtenu en province de Liège est identique à ceux des Régions socialement défavorisées de Guyane et La Réunion qui placent Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen en tête – Guyane JLM 24%72 MLP 24%29, La Réunion JLM 24%53 MLP 23%46 % . Initié par l’Alliance Wallonie-France (cfr Liège 28 du 14/4/2017), le vote consultatif liégeois place au second tour Jean-Luc Mélenchon avec 24%70 et Marine Le Pen 22%10. Il est à noter le score surprenant obtenu dans les régions rurales de Hamoir, Harzé, Ferrières et Comblain-au-Pont par Marine Le Pen 62%87. Ce résultat l’aurait été davantage si Spa, ville d’eaux, n’avait tempéré la ferveur marine !

      Les 22 et 23 avril, les Françaises et Français du monde entier ont qualifié pour la finale du 7 mai Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Du passé, faisons table rase et dès ce mardi 25 avril, les militants de l’Alliance Wallonie-France arpentent à nouveau la province afin de connaître le choix  liégeois entre un Président ou une Présidente. Le dépouillement a lieu le 3 mai. Il est également possible de voter sur le site www.participezauxpresidentielles.be. Les petits malins qui espèrent bourrer les urnes en multipliant les votes par voie électronique en sont pour leurs frais car les 3 commissaires chargés de contrôler le bon déroulement du vote tiennent à vous dire que tout vote répété plusieurs fois par la même personne annulera automatiquement le vote exprimé par cette personne. Un citoyen = Une voix.  

      Sans prétention scientifique, la consultation populaire de l’Alliance Wallonie-France c’est néanmoins du sérieux. La presse s’y intéresse davantage. Les résultats du premier tour ont fait l’objet d’une page entière dans les diverses éditions de La Meuse avec commentaire et analyse de Gaspard Grosjean, journaliste politique. Une équipe de RTC Télé Liège a inscrit à son programme le tournage d’une séquence de vote de ce second tour. Des journaux français ont manifesté leur intérêt pour l’initiative AWF.

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      Cerise sur le gâteau, à la Maison de la Presse et de la Communication, tout comme au 1er tour, les Amitiés françaises et la Chambre de Commerce et d’Industrie France-Belgique organisent la nuit des élections françaises. Une occasion de discuter avec Michel Hermans, politologue.

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samedi, 08 avril 2017

Crise sociale en Guyane : le journal local, France-Guyane, une tonalité différente de la presse hexagonale !

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     À 7 000 km de Paris, le département d’outre-mer de la Guyane connaît une crise sociale grave. La presse nationale et régionale française en rend compte, nos journaux en parlent. Mais pour se faire une religion, rien ne vaut mieux que de s’informer auprès du journal local France-Guyane (1). Les nouvelles technologies le permettent.

    L’image de la Guyane, en Europe occidentale a été, autrefois, les bagnes de Cayenne et, aujourd’hui, c’est Kourou et son centre spatial. La crise sociale grave nous offre une autre image. En feuilletant France-Guyane, l’accueil de la délégation interministérielle envoyé par Paris y est relaté. Cinq des 500 frères contre la délinquance dont Mickaël Mancée et Olivier Goudet président du collectif Tròp Violans – cagoulés – s’en viennent à la maison du préfet de Guyane dire au patron de la délégation, Jean-François Cordet nous voulons vous dire pourquoi nous ne voulons pas vous recevoir. Nous ne traiterons qu’avec un ministre. Ce face-à-face est sec et bref. Jean-François Cordet s’en explique à notre consœur Déborah Neuzi Nous sommes venus ici la main tendue, pour avoir un dialogue. On me demande une audience et je vois arriver des personnes qui ne montrent pas leur visages et profèrent quelque chose qui ressemblent à des menaces. C’est contre le sens de la République, qui veut un discours les yeux dans les yeux, avec la volonté de faire progresser les choses, ce que je n’ai pas ressenti ici.

     La veille, Ségolène Royal venue à Cayenne pour lancer l’Appel de la Guyane a vu les 500 frères contre la délinquance encagoulés s’inviter à la réunion de la Convention de Carthagène.  Les auteurs de cette intrusion la justifient : Pourquoi serait-ce à nous de ne pas mettre notre cagoule ? Les malfrats sévissent en cagoule et rien n'est fait. La cagoule, c'est notre emblème. Dès que nous serons en action, nous la mettrons. Nous voulons montrer les sentiments des victimes face aux agresseurs. Vendredi, lorsque nous sommes arrivés dans à l'auditorium de la CTG, il y a des gens qui ont eu peur, ils ont ressenti la douleur des victimes.  (...) Ceux qui n'ont jamais été séquestrés, ligotés, frappés, agressés pensent que cela ne peut arriver qu'aux autres. Ce sont aussi les premiers à critiquer la forme de nos actions. Nous sommes en état d'urgence en France, et les Guyanais ne sont pas protégés. C'est à l'État de nous protéger. Du coup, Ségolène Royal est rentrée à Paris bousculant son programme prévoyant l’inauguration à Saint-Georges du pont reliant la Guyane et le Brésil sur le fleuve Oyapock.

     La semaine du 20 au 26 est celle où il est, notamment, question des 500 frères. Quelle est l’origine du nom ? Réponse dans France-Guyane : Le nom des 500 Frères vient du film 300, de Zack Snyder, qui raconte la résistance de 300 soldats spartiates face à l'armée perse conduite par le roi Xerxès en personne. À Paris, la ministre des Outre-Mer, Êricka Bareigts, déclare ne se rendre en Guyane aussi longtemps qu’elle ne peut dialoguer avec les Guyanais les yeux dans les yeux.

     Le lundi 27 mars, grève générale  en Guyane. Paris s’attend à des incidents. France-Guyane titre, en deux couleurs, Ambiance solidaire. Dans le texte, il est écrit : un sentiment très fort d’appartenance et de solidarité se fait ressentir partout à Cayenne et ailleurs depuis de début du mouvement (…) la volonté d’avancer pour la Guyane est omniprésente. La bâtonnière Magali Robo-Cassildé déclare : les avocats sont prêts à apporter leur expertise pour ce qui est accordé et réalisé. Nous allons aider le collectif dans la compréhension juridique des protocoles avant les signatures. Il n’est pas question que l’on fasse avaler des couleuvres aux Guyanais après ce coup de force historique

     Paris annonce que d’ici la fin de la semaine, la ministre des Outre-Mer accompagné d’autres membres du gouvernement se rend en Guyane.

     France-Guyane relate minutieusement la première rencontre entre les deux ministres venus de Paris et les représentants des divers collectifs, des élus et la presse guyanaise, nul n’est encagoulé à l’intérieur de la Préfecture où les discussions ont lieu les yeux dans les yeux Extraits du journal local ; 11h30 : Les membres des collectifs qui ont quitté la réunion sont toujours devant la préfecture. Ils annoncent que si les médias ne sont toujours pas autorisés à assister aux débats dans la demi-heure, ils ouvriront les barrages pour permettre à la population de venir manifester devant la préfecture. (…) Après 45 minutes d'attente, Matthias Fekl et Ericka Bareigts arrivent enfin. Ils prennent tour à tour la parole mais le fond des discours est identique : les négociations ne peuvent se faire en présence des journalistes. « Aucune réunion ne s'est jamais tenue de cette manière, y compris en Guyane », insiste le ministre de l'Intérieur. (…) Les 500 Frères exigent aussi de la ministre des Outre-mer qu'elle présente des excuses aux Guyanais pour leur avoir manqué de respect. Après un discours d'introduction dans lequel elle rappelle l'urgence de trouver des solutions concrètes, Ericka Bareigts répond qu'elle ne s'excusera pas. Selon elle, il y a eu des « incompréhensions » 16 heures trente les représentants du collectif reviennent sur le balcon cette fois-ci accompagnés de la ministre des Outre-mer, Éricka Bareigts. Coup de théâtre. La ministre présente ses excuses en personne devant le peuple guyanais. Davy Rimane précisera, plus tard, qu'elle s'est excusée pour son comportement dans les médias nationaux. La foule crie de joie au moment des excuses de la ministre. La ministre dit également espérer que le débat sur l'égalité réelle se concrétise.

     Ce jeudi 6 avril, France-Guyane constate que l’intérêt médiatique s’estompe. Le journal local écrit Au lendemain de l’annonce de l’adoption du plan d’urgence pour la Guyane par le gouvernement, les quotidiens nationaux ont majoritairement relégué l’actualité du département en brève. Seuls Le Monde et L’Humanité continuent ce matin de proposer une large couverture au mouvement. Pourtant dans ce département à 7 000 km de Paris, la population demeure solidaire avec ses élus, ses collectifs. Le mouvement se durcit.

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11:32 Écrit par Pierre André dans Actualité, Media, Politique, Social, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mercredi, 29 mars 2017

Cadastre des mandats, ça se corse ...

       En ce temps de transparence exigée de la vie politique, un des moyens d’y répondre est la publication d’un cadastre. La Ville de Liège l’a fait. Noss binamé Willy a promis un cadastre des mandats le lundi. Cinq jours plus tard, sur le site officiel de Liège, en trente pages, toute la population liégeoise a découvert le nom de qui a mandat de représenter la Ville tant dans les intercommunales que les associations.

       Sur Facebook,  le vendredi 25 février 2017, l’Échevine de l'Etat civil, des Mairies de quartier et des Cimetières, Julie Fernandez-Fernandez exulte Chose promise, chose due… ! Au commentaire de Jean Joris – futur candidat à la présidence de la Fédération liégeoise du PS - manque les montants et le mode de rémunération, il y en a plein de gratuit, il ne faudrait pas confondre l'implication dans la vie de la cité et l'enrichissement personnel, elle opine en effet, il faudrait le préciser mais c'est le premier jet  ;-)!

       Que trouve-t-on dans ce premier jet ? Tant dans les AG et les CA des dix-sept intercommunales répertoriées, on ne trouve en qualité de représentant de la Ville que des titulaires de mandat électif, autrement dit des conseillers communaux ou membres du Collège. L’Intercommunale de soins spécialisés de Liège (I.SO.S.L.) compte dans son CA onze mandataires élus tandis que les CA de L'Intercommunale de Mutualisation Informatique et Organisationnelle (IMIO) et l’Intercommunale d’enseignement supérieur d’architecture (IESA) n’en comptent aucun.

       Dans les CA des cent neuf associations, la situation est différente. Sur les quatre cent vingt-neuf mandats dévolus à des représentants de la Ville, deux cent trente-deux sont attribués à des mandataires élus tandis que cent nonante-sept échoient à des citoyens notamment membres de cabinets communaux ou ministériels. Il est à noter que la Ville n’est pas représentée dans le CA de dix-sept  associations telles le Golf de Berlaymont ou la Maison de la Presse et de la Communication.   

       Une semaine après la publication du premier jet du cadastre des mandats appelés officiellement Cadastre des représentants de la Ville de Liège dans différentes structures et organismes arrive le deuxième jet. Il y est précisé : en application du décret wallon, les représentants de la Ville dans les intercommunales sont désignés par les différents  groupes politiques sur base du résultat des dernières élections communales et que les tableaux sont établis en fonction des désignations votées au Conseil communal et sous réserve d'éventuelles modifications postérieures intervenues au sein même des associations et intercommunales. En outre la Ville n'a pas connaissance du caractère rémunéré ou non des mandats attribués. Pour le savoir, un autre document officiel – le Moniteur belge du 12 août 2016 – est à consulter. En 938 pages, les curieux sont rassasiés mais déçus car pour les mandats rémunérés, le montant n’est pas indiqué !  

       Entre le 25 février et le 3 mars, le nombre d'intercommunales dans lesquelles la Ville a des représentants a diminué. De dix-sept, il est passé à seize. Passe à la trappe, ORES, le principal gestionnaire de réseau de Wallonie. Trois conseillers communaux socialistes - Jean-Paul Bonjean, Mohammed Bougnouch et Giuseppe Maniglia - qui ont figuré au CA d'ORES dans le premier jet sont absents dans le deuxième jet.

       Dans le deuxième jet, les associations sont toujours au nombre de cent neuf. Ce qui diffère ? C’est le nombre de mandats. Il s'accroît et monte à quatre cent cinquante-huit. La part des mandataires élus régresse. Ils ne sont plus que deux cent vingt-six. Les citoyens progressent. Désormais, ils sont majoritaires avec deux cent trente-deux mandats. La Ville  n’a plus de représentants au CA de dix-huit associations puisque Bruno Baron et Jean-Marc Gay ont disparu des CA, l’un de Courants d’Âges, l’autre de l’A.S.B.L. Fédération du Tourisme de la Province de Liège. En revanche, la responsable de la Communication au Cabinet du Bourgmestre – Laurence Comminette – siège au CA de la Maison de la Presse et de la Communication.

       La comparaison entre le premier et le deuxième jet se corse. Corse est le mot approprié. L’île de beauté a la réputation de faire voter les morts. À Liège, nous faisons mieux. Nous n’hésitons pas à confier les responsabilités de membre d’un CA à des morts ! Sans que cette liste soit exhaustive, deux personnes décédées figurent dans le cadastre premier jet. Errare humanum est. Ces mêmes personnes figurent dans le cadastre deuxième jet. Perseverare diabolicum. Heureusement, au pays d’amon nos-aute, il est dit que c’est à la troisième fois qu’on voit les maîtres. Vivement le cadastre troisième jet …

14:48 Écrit par Pierre André dans Actualité, Liège, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mercredi, 08 février 2017

Présidentielles françaises: un point commun entre Hamon et Macron

 

 

 

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        Changer de banque n’est plus un problème pour les Françaises et Français victimes de phobie administrative. Depuis ce premier lundi de février, une disposition de la loi Macron est entrée en vigueur en France. Il suffit de signer dans la nouvelle banque un contrat de mobilité bancaire et vingt-deux jours plus tard au grand maximum le signataire est client de sa nouvelle banque. Celle-ci ayant pris en charge toutes les procédures à accomplir.

        Un cabinet d’avocats à la Cour d’Appel de Paris – A&B Apelbaum & Associés – vient de signaler que cette loi va plus loin que la loi Hamon de 2014, qui n’avait pas produit les effets escomptés tout en se posant la question Mr Macron aura-t-il plus de poids ? Comme Emmanuel Macron et Benoît Hamon briguent la magistrature suprême, les non-abstentionnistes disposent ainsi d’un élément supplémentaire pour déterminer l’efficacité d’un (hypothétique) futur Président de la République !

 

 

08:13 Écrit par Pierre André dans Actualité, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

jeudi, 03 novembre 2016

CE QUE LE PAYS DE LIÈGE DOIT Á LA MEUSE ...qui ne fut jamais un long fleuve tranquille

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        À l’âge de huit ans, Robert-Armand Planchard tombe en amour avec la Meuse. Sous la direction  des professeurs Alexandre Delmer – le père du canal Albert et Fernand Dehousse, sa thèse de fin d’études,  Le rôle de la Meuse dans la Communauté européenne du charbon et de l’acier a été, vu sa qualité, publié à grand tirage. En note infrapaginale, il est précisé que l’ouvrage, paru en 1955 aux Éditions Buteners, est complètement épuisé. L’auteur dispose encore d’une copie !

       Soixante et un ans plus tard, le directeur honoraire du port autonome de Liège ayant joué un certain rôle dans l’évolution des choses au plan fluvial européen et surtout belge a pensé, au soir de sa vie, à résumer tout ce qu’il a vécu, ressenti et perçu quant au rôle joué par la Meuse  à  Liège auquel Robert-Armand Planchar se sent viscéralement très attaché par sa famille de charbonniers, naguère maîtres de fosses au plantchî de Montegnée, d’où partit en 1716, la grand’route dite Branche Planchar construite par Pier Planchar (1657-1737) depuis Bolsée, Glain, Saint-Nicolas, Saint-Gilles et Ans vers le bas-port de Jemeppe-sur-Meuse (2). La boucle est bouclée.

        La Meuse est avec le Rhin et l’Escaut un des fleuves ayant réussi à inscrire leurs trouées Sud-Nord au travers des collines et des monts du massif schisteux rhénan. Dans ce combat qui a duré des millénaires, la Meuse s’est vue subtiliser la plupart de ses affluents au point que Georges Sand écrit La Meuse elle-même n’est ni large ni imposante et, cependant, elle coule dans une large vallée, beaucoup plus large qu’il faut. Le géographe Paul Vidal de La Blache évoque cette fille ruinée dans son palais démesuré.

        Le Pays de Liège y trouve trois avantages ; le premier, la vallée très large est susceptible d’accueillir les larges implantations de populations industrielles, le deuxième, la Meuse reste « haute » très longtemps d’où aujourd’hui, elle est réserve d’eau propre à la consommation alors qu’Escaut et Rhin deviendront des égouts aux eaux mortes, la troisième, sa pente hydraulique moyenne (0,48 m par km) a permis une « régularisation » facile pour éviter que, à l’étiage, la navigation mosane devienne difficile. Moralité, avec de telles grandes qualités, la Meuse devait tout naturellement engendrer à Liège un ensemble industriel et fluvial de très grande importance.

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      En quelques soixante pages, l’auteur résume l’évolution du leudicus vicus mosan en portus dès le VIème siècle, un modeste portus que Notger va transformer en opulente cité lacustre, en unissant par des ponts les nombreuses îles liégeoises et en doublant superficie et sécurité de la cité par l’érection d’une enceinte muraillée (…) Les accostages et bas-ports vont se développer rapidement au sein de cet archipel, unifié et protégé, pour en faire un portus aux mille et une possibilités de charger/décharger. Ce trafic fluvial va des matériaux de construction à la houille, au vin, au bois, aux céréales, au sel, aux armes, etc. La Meuse est la grande artère de ce pays, le courant vital de ce pays si magnifiquement varié. Il n’y a pas que le mercantile qui domine, le spirituel y a un rôle essentiel au point que Liège, capitale politico-religieuse, est surnommé l’Athènes du Nord.  

        Annexée de son plein gré à la France en 1795, la Principauté de Liège n’est point ressuscitée vingt ans plus tard par le Congrès de Vienne qui se charge pourtant de restaurer l’ordre ancien. Le Congrès de Vienne rattache la Principauté de Liège aux Pays-Bas. Elle tombait ainsi aux mains bataves dans une sorte de salmigondis voulu par les Anglais et voué, à terme, au démembrement et à lente putréfaction.

        La création de la Belgique, à partir de 1830, allait faire de la Meuse la modeste servante d’Anvers et de la Belgique et asservir le bassin liégeois aux objectifs anversois. On va voir comment. En cent cinquante pages, Robert-Armand Planchar  raconte les faits comme il les a vécu, ressenti et perçu.  Il y a eu des bourdes diplomatiques dont la première, et non la moindre, date de 1854. Elle est commise par un triple bourgmestre de Liège, Guillaume-Ferdinand  Piercot alors qu’il est ministre de l’Intérieur. Il y a eu les tenants du romantisme portuaire franco-belge, comme Jean-Maurice Dehousse, José Happart, des Liégeois, ou André Baudson, un Hennuyer, ce qui se comprend mieux, prêchaient, à ce temps, pour qu’Anvers et Rotterdam cédassent le pas à Dunkerque.

        Il y a eu des victoires comme, en 1937, la création du Port autonome de Liège voulu par Georges Truffaut.  En tout cas, créer le port, dès maintenant, c’est travailler pour l’avenir de la région déclare le conseiller communal Bounameau. Autre victoire, le Canal Albert en 1939 mais il a fallu attendre 2015 pour que soit érigée, à Lanaye, une quatrième écluse permettant le passage des bateaux de 9000 tonnes en provenance ou destination des pays de Nord et de l’Est de l’Europe.

        Le charme et le mérite de Robert-Armand Planchar est d’appeler un chat ... un chat et de ne pas tourner autour du pot. C’est ce qui fait tout l’intérêt politico-stratégique de Ce que doit le pays de Liège doit à la Meuse … qui ne fut jamais un long fleuve tranquille.  Un franc-parler bien dans la ligne de son premier patron, Jean Rey, qui, en 1957, a déclaré : Chacun sait, ou devrait savoir, que la Belgique a toujours été bornée au Sud par la France et bernée au Nord par les Pays-Bas.

LIEGE source MEUSE.jpg©FCW

(1) Ce que doit le pays de Liège doit à la Meuse … qui ne fut jamais un long fleuve tranquille – Robert-Armand Planchar – Édition Noir Dessin Production – 234 pages – 15€

(2) Les Planchar et l'introduction des "pompes à feu" de Thomas Newcomen en Principauté de Liège - Cfr Liège 28 du 6/12/2010

 

07:30 Écrit par Pierre André dans Actualité, Economie, Europe, Liège, Littérature, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

lundi, 10 octobre 2016

2 octobre 1976, Mitterrand et Dalida participent à la campagne électorale du "Nouveau Liège".

 

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        Au siècle dernier, début des années septante, le débat politique porte notamment sur la fusion des communes. À l’époque, il y en a 2 359. Lorsque la Loi Michel est d’application, il en subsiste 596. Ce qui ne fait pas nécessairement le bonheur des communes fusionnées appelées désormais sections.  Ainsi le NON A LIEGE de Grivegnée sur l’enceinte du cimetière de Robermont est un exemple de cette opposition. Huit communes - Angleur, Bressoux, Chênée, Glain, Grivegnée, Jupille, Rocour, Wandre -, deux quartiers – Ans-bas et Sclessin -, quelques rues de Saint-Nicolas et Vottem fusionnent avec Liège que d’aucuns appellent le Nouveau Liège. Pas question de le nommer Grand Liège qui évoque encore le Gross Lüttich  durant la dernière guerre. Le Nouveau Liège a une population de 227 974 habitant(e)s.

        Le dimanche 10 octobre 1976, entre 8h et 13h, 153 165 personnes âgées de 21 ans et plus sont invitées à désigner les 51 membres du Conseil communal appelés à siéger de 1977 à 1982.  Seuls 141 245 se présentent  dans les divers bureaux de vote. En dépit du vote obligatoire, 11 920 (soit 12%85) se sont abstenus. Depuis, de scrutin en scrutin, le taux d’abstention ne cesse de croître. Elles sont bien lointaines les luttes en faveur du Suffrage Universel, le SU !

        En 1976, huit listes sont en lice : liste n°2 (Parti Social-Chrétien) en tête Jean-Pierre Grafé ; liste n°5 (Parti Socialiste Belge) en tête Édouard Close ; liste n°6 (Rassemblement Wallon) en tête Jean Gol ; liste n°7 (Parti Communiste Belge) en tête Albert Juchmès ; liste n°11 (Rassemblement Libéral Liégeois) en tête Hubert Pirotte ; liste n°12 (Démocratie Chrétienne) en tête Marc Delbovier ; liste - incomplète (30 candidat(e)s) - n°13 (Union des Progressistes) en tête Stassar ; liste - incomplète (3 candidats) - n°14 (Parti du Travail) en tête Deceukelier.   

        À l’issue du dépouillement des votes-papier, les résultats tombent. PSB 21 élus (Édouard Close 13 005 voix de préférence) ; PSC 14 élus (Jean-Pierre Grafé 15 558 vp ) ; RW 7 élus (Jean Gol 7 307 vp) ; RLL 7 élus (Hubert Pirotte 4 077 vp) ; PCB 2 élus (Albert Juchmès 603 vp). Les trois autres listes n’ont pas d’élu.

        La campagne électorale – libre à l’époque de toute législation relative aux dépenses électorales et au financement de partis – a été mémorable. La Fête de la Rose, le week-end du 2 octobre 2016, a célèbre le quarantième anniversaire du meeting PSB du 2 octobre 1976 qui a vu le premier secrétaire du PS, François Mitterrand et la chanteuse Dalida enthousiasmer nombre de Liégeoises et Liégeois. 

        Durant ce week-end du 2 octobre 2016 a été évoqué la Une de La Meuse du samedi 9 octobre 1976 présentant, pleine page, la photo d’Edouard Close, légendée : Le bourgmestre de Liège. À Liège, on y voit la patte du rédacteur en chef de La Meuse, Paul Gabriel spécialiste des Unes qui marquent l’esprit. La réalité est plus prosaïque. La direction du quotidien liégeois a vendu pour une somme appréciable – il est question d’un million de francs belges – la Une à quatre sponsors de la campagne électorale du PSB parmi lesquels figure la Brasserie Piedboeuf. Ce n’est pas le seul coup de pouce de Piedboeuf  à  cette campagne. Lasse de payer la taxe sur les brasseries imposée par Jupille, Piedboeuf - seule brasserie à la payer tout simplement parce qu’elle est la seule à Jupille – espère sa suppression par le Nouveau Liège. La taxe est supprimée peu après.

        Dans le respect de l’accord préélectoral rendu public le 25 février 1976, le Collège des Bourgmestre et Échevins est constitué d’élus PSB et RLL. Alliance libérale-socialiste assumée comme « maçonnique » assure le politologue Pierre Verjans dans la revue Politique de septembre 2012. Les résultats électoraux du RLL sont décevants en dépit de l’appui de Jean Defraigne (1 307 vp) qui a démissionné, le 31 juillet 1976, de son poste de ministre des Travaux publics dans le gouvernement Tindemans. Démission motivée parce qu’en fait, il semble surtout vouloir reprendre sa liberté pour préparer les élections communales liégeoises sans être lié par les accords gouvernementaux (1).

        Avec 7 élus, le RLL se partage en 5 échevine)s – Hubert Pirotte, Georges Goldine (1 442 vp), Jules Borsu (1 948vp), Madeleine Langevin (2 378), Joseph América (1 525) – et en 2  conseillers  -Jean Defraigne, Paul Swegerynen (1 191vp). Avec 21 élus, le PSB se partage entre 1 bourgmestre – Édouard Close -, 5 échevin(e)s – Raymond Petit (674), Gilberte Évrard (1 381vp), Henri Schlitz (1 702vp), Jean-Pierre Digneffe (1 734vp), Gilbert Polet (784vp)  – et 16 conseiller(e)s siégeant sur les bancs du Conseil.

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(1)    Page 161, tome IV de l’Encyclopédie du Mouvement Wallon – Institut Destrée – Paul Delforge

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vendredi, 23 septembre 2016

A Liège, l'Europe qualifiée d'ergoteuse le dimanche triomphe le mercredi au 21 rue La Boétie!

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        Après l’hommage rendu, dimanche 18, aux combattants liégeois des Événements de 1830  dont le dernier est décédé en 1900, la séance académique à l’Opéra pour les Fêtes de Wallonie a ressemblé partim à une remise de prix à la fin de l’année scolaire.

        Pour avoir suivi, avec succès attesté par l’Éveilleur Pierre-Henri Tomsin, une formation continuée en immersion « français-wallon », plusieurs centaines de Liégeoises et Liégeois ont reçu leur Diplôme de Liégeoiseries tandis que noss binamé Willy a notamment mis en valeur le travail de tous les membres de son Collège. Dame, les élections communales, c’est dans 758 jours, le 14 octobre 2018 !

        En revanche, évoquant le tram, noss binamé Willy n’a donné aucun bon point à l’Europe, l’Europe doit par exemple cesser d’ergoter sur des problèmes comptables. Mieux, il a fait siens les propos de Paul Magnette à Namur : c’est dans l’intérêt même de l’Union européenne que parfois il faut oser lui désobéir. Propos se rapprochant d’un euroscepticisme dont se délectent certains candidats à l’élection présidentielle en France et qui a mené au fâcheux Brexit en juin.

        Fort heureusement, trois jours plus tard, lors de la conférence de presse de l’expo 21, rue La Boétie, la nouvelle citoyenne d’honneur de la Ville de Liège, la journaliste Anne Sinclair a affirmé, avec force, ses convictions européennes au pays de Fernand Dehousse, fondateur de l’Institut d’Études juridiques européennes de l’Université de Liège, de Jean Rey, président de la Commission européenne de 1967 à 1970 et de ces jeunes Liégeoises et Liégeois qui, bien avant le Traité de Rome, s'en sont allés à Strasbourg, revendiquer la libre circulation des gens et des idées par la suppression des frontières européennes. Ces jeunes participent à cette manifestation internationale devant le Conseil de l'Europe  emmenés par Jean-Pierre Grafé, à l'époque président national des Étudiants en Droit.

 

14:35 Écrit par Pierre André dans Actualité, Europe, Liège, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

lundi, 01 août 2016

L'Égypte en quête d'un Islam modéré.

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        La Constitution égyptienne du 15 janvier 2014 stipule en son article 2, l’Islam est la religion d’État. L’arabe est sa langue officielle. Les principes de la Charia islamique sont la source principale de la législation. Cependant, le gouvernement du président Abdel Fattah al-Sissi n’entend pas qu’un Islam extrémiste règne. Après que le nouveau régime a notamment réprimé – le mot est faible – l’organisation des Frères musulmans, le ministère des Waqfs (biens religieux musulmans) en juillet 2014 décide de fermer, la veille du Ramadan, un millier de petites mosquées et de n’autoriser l’accès aux minbars des mosquées, qu’aux seuls imams diplômés de l’université d’Al-Azhar. Le ministère des Waqfs veut en terminer avec les imams autoproclamés transformant les mosquées en tribunes politiques. En charge des mosquées, Mahmoud Abdel-Razeq déclare les mosquées ont été conçues pour l’adoration de Dieu et rien d’autre tandis que les milieux islamistes redoutent le monopole de l’État sur le discours religieux dont, par ailleurs, ils ne soucient guère de le voir dévoyé. Ils craignent également qu’au nom de la sécurité, le choix des imams autorisés se fassent sur des bases politiques.

        Dans une récente livraison d’Al-Arham hebdo, il est fait mention que Mohamad Gomaa,  ministre actuel des Waqfs, a décidé que dorénavant, le vendredi, dans les 150 000 mosquées du pays, les imams doivent lire un même sermon rédigé par les pouvoirs religieux. Le but a déclaré Mohamad Gomaa est de transmettre au monde le discours d’un islam modéré. Le sermon écrit est un pas en avant qui permettra par la suite de réformer le discours religieux ». Une commission composée outre des oulémas modérés d’Al-Azhar et des députés de la commission religieuse, de sociologues et de psychologues doit déterminer les thèmes et le texte des prêches.

        Il va sans dire que cette mesure ne fait pas l’unanimité des oulémas et des imams. Un membre du Front des oulémas d’Al-Azhar  - groupement de religieux basé au Koweït et sans lien institutionnel avec l’université Al-Azhar -, le fondamentaliste Mohamad Ouf résume son hostilité en trois points. Primo, partout en Égypte, chaque ville ou village a des problèmes différents de l’autre. Un certain village peut avoir un problème de vol, et donc, le sermon devra parler du vol. Alors qu’un autre village peut avoir des problèmes d’une autre nature. Secundo, le prêche a essentiellement pour rôle de guider la société et d’expliquer les enjeux des textes religieux en les rapprochant des problèmes quotidiens des gens. Le discours religieux doit aussi prendre en compte le niveau social et culturel de l’auditoire. Ainsi, il semble illogique d’imposer un discours unique à tous les musulmans. Tertio, Comment les gens pourront-ils avoir confiance en un imam qui lit son sermon en suivant des yeux un texte qu’il n’a même pas rédigé ? Tout au long de l’histoire de l’islam, les minarets ont connu maintes écoles de charia et de théologie religieuse. L’islam n’a jamais connu l’uniformisation et sa philosophie se base sur la divergence des points de vue et des interprétations. C’est ce débat qui donne à la religion le dynamisme nécessaire pour suivre les évolutions de la société.

        Tout à sa tâche de chercher à moderniser le discours religieux, le ministre des Waqfs s’en tient à sa position à l’égard du Front des oulémas d’Al-Azhar qu’il estime composé d’éléments extrémistes des Frères musulmans. Ceux qui ont laissé faire ces extrémistes ont trahi la religion et la patrie. Nous sommes actuellement à une période où l’on ne peut plus tenir le bâton par le milieu.

 

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mardi, 01 décembre 2015

EXCLUSIF : plus fort que "Le Canard Enchaîné" !

        En exclusivité, le correspondant breton de Liège 28 nous a fait parvenir cette photo que ni Place royale, ni C’est du belge n’ont l’audace de vous proposer.

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        Ce document montre que sous leurs peignoirs les Souverains sont, vraisemblablement, dans la tenue sous laquelle Philippe est apparu le 15 avril 1960 et Mathilde le 20 janvier 1973.

        Il semble que cette dernière se livre à une opération nasale dont parents et éducateurs cherchent à dissuader la pratique auprès des jeunes. Quant au Roi, il n’est pas possible d’identifier le titre de l’ouvrage qu’il lit. Cependant, il est permis de croire, comme il est dit sur le site www.monarchie.be, qu'il s'agisse d’un ouvrage traitant d’une meilleure compréhension de l'homme dans la société moderne.

         À en juger par l’absence de paille dans le verre, il est permis d’imaginer que la boisson est de la bière. On note que le Roi boit plus vite que la Reine, ce qui ne signifie pas qu’il boive davantage. La bière est susceptible d’être une bière locale. Selon le correspondant breton de Liège 28, cette bière pourrait être une Duchesse Anne Triple brassée chez Lancelot, une blonde triple dédiée à Anne de Bretagne, deux fois Reine de France. Une boisson puissante et rafraichissante qui, titrant 7 degrés et demi, révèle un sacré caractère.

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vendredi, 20 novembre 2015

La raison de la parité femme/homme du gouvernement de Justin Trudeau

        À l’issue de l’assermentation de son gouvernement – 15 femmes, 15 hommes - devant le Gouverneur général du Canada, son Excellence le très honorable David Johnston, le premier ministre Justin Trudeau a tenu une conférence de presse non prévue au programme officiel.

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        Une question s’impose vu qu’au lendemain des élections, le vingt-troisième premier ministre désigné a déclaré vouloir constituer un gouvernement paritaire alors que celui de son prédécesseur Stephen Harper compte onze femmes sur trente-huit ministres, un nombre de femme jamais atteint depuis la création du Canada en 1867. Une consœur la pose : pourquoi attachez-vous tant d’importance à cette notion de parité ? Justin Trudeau semble interloqué avant de répliquer impassible ; parce qu’on est en 2015. Les rires fusent. Au Canada, le débat sur la parité paraît définitivement clos.

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dimanche, 20 septembre 2015

Liège compte une nouvelle rue : rue Jean Gol.

 

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        Vingt ans, jour pour jour, après son décès, le Ministre d’État Jean Gol a une rue à son nom à Liège. Ainsi en a décidé le 18 septembre 2015 le Collège communal, sur proposition de Julie Fernandez-Fernandez, estimant que Jean Gol est toujours resté attaché à la Ville de Liège, raison pour laquelle un hommage lui est rendu.

        Étudiant, Jean Gol a été actif au sein de diverses associations wallonnes de gauche où il milite notamment avec Guy Mathot, Roger Dehaybe, Jean-Marie Roberti, Urbain Destrée et d’autres. Co-fondateur du Parti wallon des travailleurs (1964), du Parti wallon (1965), du Rassemblement wallon (1968), du Parti des Réformes et de la Liberté de Wallonie (1976) qui prend nom en 1979, de Parti réformateur libéral dont il assume la présidence. Visionnaire d’une patrie francophone, il s’allie avec le FDF aux élections européennes de 1994. Le PRL-FDF a trois élus dont Jean Gol et Antoinette Spaak alors que le nombre de sièges à pourvoir a été réduit de onze à dix.

        Une déclaration de Jean Gol de janvier 1976 : au-delà de s’affirmer Wallon, il convient « d’agir wallon ». Le fédéralisme n’est pas une solution miracle (…) Les problèmes wallons ne seront résolus que grâce à une modification profonde des mentalités en Wallonie, (cfr p. 270 – Encyclopédie du Mouvement wallon – Tome IV)

        La vie de Jean Gol est avant tout une vie politique. Pour preuve, la réponse obtenue par l’historien Joseph Tordoir de Rosita Winkler et de Carine Lescot :il était quasiment impossible de différencier l’homme privé de l’homme public, tant la politique avait rythmé sa vie depuis son adolescence (cfr Liège 28 du 24/11/2005).

        La rue Jean Gol se situe dans le quartier des Guillemins. Elle constitue le prolongement de la rue Bovy et relie la rue de Sclessin à la rue de Fragnée, juste derrière la Tour des Finances. Ce qui ne manque pas d’humour si l’on se souvient que Jean Gol a inventé l’expression la rage taxatoire à l’encontre de tous les gouvernements dont son parti ne faisait pas partie.

       Dans le morceau du quartier des Guillemins dont la toponymie était consacrée à des libertés accordées à Liège par le prince-évêque Albert de Cuyck et des militaires qui les ont défendues en 14-18, on assiste à un glissement politique. La rue Auguste Buisseret, l’esplanade Pierre Clerdent, voici la rue Jean Gol, tous libéraux de qualité sous les yeux même du local du cdH, voisin d’un sex-shop, situé rue Paradis. En vue d’apporter un baume au cdH, disons que parmi les distinctions honorifiques de Jean Gol figure la grand-croix de l'ordre d'Isabelle la Catholique !

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jeudi, 20 août 2015

SPA : 56ème Festival, CLÔTURE, BILAN & PERSPECTIVES

 

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        C'est la volonté de ne pas permettre la fin du Festival de théâtre de Spa en 2017  qui a dominé le climat de cette année 2015

        Nous avons évoqué la réunion  extraordinaire du Conseil communal de la Ville de Spa ce vendredi 14 août avec ce seul point à son ordre du jour.
Rappelons qu'en 2012 à Spa le MR obtenait, comme en 2006, 55% des votes valables (les votes nominatifs de préférence pour le bourgmestre dépassant la moitié des suffrages de sa liste) soit 13 des 21 sièges (un de moins qu'en 2006  ce qui permit à Ecolo d'entrer au Conseil) la liste proche du CdH progressant en voix mais pas en sièges (4) tandis que les socialistes avec trois sièges (statu-quo) étaient associés au Collège. Ce 14  août (alors qu'ailleurs le quorum de 11 sur 21 ne serait pas souvent réuni à une telle date) 18 des 21 conseillers spadois étaient présents soit les 13 MR, les 3 PS et 2  des 4 Cdh (les trois vacanciers étant les deux autres CdH et l'élu Ecolo). 

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        Le texte de la délibération fut discuté et amendé mais voté à l'unanimité sans aucune abstention c'est-à-dire par le MR mais aussi par les représentants des deux partis qui forment la majorité au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles (PS et CdH). Nous serions étonnés si la même unanimité ne pouvait pas être obtenue au niveau de l'arrondissement de Verviers et de la Province de Liège ce qui ouvre des perspectives régionales et communautaires.
 
        Ce nouveau rapport de forces rend crédible la claire revendication des élus spadois; 1° le maintien du soutien par la Fédération Wallonie Bruxelles du Festival royal de théâtre de Spa;           2°) une réception par Mme la Ministre et la "commission d'avis" (le CAD ou Conseil de l'Art dramatique) d'une délégation de la Ville de Spa et de la Direction du Festival pour comparer objectivement les arguments des uns et des autres. L'analyse qui précède cette double conclusion est éclairante.
 
        L'annonce par le courrier du 17 Juillet 2015  de Mme Milquet de la non subsidiation du Festival  dès 2017  se base sur des données infondées du CAD.  
- 1° Ce Festival n'aurait qu'un ancrage local: argument creux car ces cinq dernières années un quart du public vient du Brabant wallon, du Hainaut de Namur et du Luxembourg  ainsi que de Bruxelles (9%) les Spadois représentant 7,55% tandis que ce sont les spectateurs des autres coins de la Province de Liège qui constituent un peu plus des deux tiers du public. Or l'agglomération liégeoise ne constitue pas un ancrage local spadois. 
- 2° Le CAD déplore l'absence d'infrastructures adéquates . C'est faux :certes, aucune subvention n'a été demandée car on ne les obtient que trop tard et trop partiellement mais la petite ville de 10.000 habitants a investi sur fonds propres 6.347.141 euros et 27 cents (soit plus de 256 millions ou plus d'un quart de milliard de francs belges) Quelque 2.500 frs belges par habitant pour les infrastructures des spectacles aucune cité  de chez nous ne dit mieux. 
- 3° Le soutien à un Festival estival de théâtre en Wallonie devrait selon le CAD être plus affirmé qu'à Spa. Cela ne manque pas de culot : alors que la Fédération Wallonie Bruxelles réduit son concours à la Wallonie et en particulier à Spa, cette cité met gracieusement ses salles à la disposition du Festival et lui octroie une subvention de 118.775 euros  
- 4° A la fermeture préconisée par le CAD la Ville de Spa rétorque: comparez les obligations contractuelles 2008 à 2012 du Festival à savoir 15 créations et 15 autres co-produites  ainsi que 300 représentations alors que le Festival a présenté 34 créations, 24 autres co-produites et 337 représentations. En réalité avec une subvention de 31 euros par spectateur le Festival de Spa dont les comptes sont sains obtient trois à quatre fois moins que bien d'autres.
 
        La Ville de Spa et son conseil communal unanime déplorent que une aussi brutale tentative de mettre fin à plus d'un demi-siècle  de créations artistiques de qualité suivies par un public nombreux (94'% de taux d'occupation en 2015 !) ait été développée sur base d'arguments incorrects  et cela sans la moindre concertation avec les organisateurs ni avec la Ville de Spa qui restent désireux d'améliorer encore leur Festival en prenant en compte les dix objectifs de la note d'orientation de la Ministre.  Bref, l'heure est  au dialogue mais aussi à la résistance s'il ne devait pas être fructueux.

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        Quant au bilan du festival 2015, il a été évoqué lors de la rencontre avec le public organisée chaque année en fin de matinée le dernier jour des représentations. Cette fois cette rencontre fut ouverte par un vigoureux plaidoyer très applaudi du Bourgmestre Joseph Houssa. En 10 jours plus de 11.000 spectateurs (700 étant comptés plusieurs fois car abonnés) ont assisté à 50 représentations  de 20 spectacles dont 15  affichèrent complets (le taux d'occupation avoisinant 94%). Le rendez-vous de 2016 est déjà donné: onze jours du vendredi 5 au lundi 15 Août. Et pas question que ce soit pour une dernière édition

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        Une telle défense spadoise  doit  se prolonger avec force à Liège en faveur du Festival et aussi tout particulièrement aussi du Théâtre Arlequin dont la Ville a récemment acheté les salles de la rue Ruxthiel pour pérenniser cette compagnie professionnelle et ses emplois. L'absence de concertation de la part de la Fédération conduit à ce qu'elle semble même ignorer cet achat. 
 
        Restent deux questions que même des amis de Madame Milquet  me confirment comme tout-à-fait pertinentes:
1° Est-il normal que Bruxelles (20% de la population francophone de la Fédération et siège des institutions culturelles fédérales) reçoive 66,8% des subventions pour 20 de ces 35 institutions théâtrales conventionnées ?
2° Est-il admissible que les douze membres du Conseil de l'Art dramatique, majoritairement Bruxellois, se déplaçant rarement et peu soucieux de comparer bilans et obligations conventionnelles, puissent conseiller l'octroi de subventions alors que la plupart d'entre eux sont liés à des institutions qui reçoivent ces subsides publics?

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        Il me reste à dire quelques mots au sujet des deux derniers spectacles auxquels j'ai assisté dimanche soir  : Les lois fondamentales de la stupidité humaine qu'elles s'appliquent aux crétins, aux bandits  ou aux gens intelligents ne m'ont guère fait rire. 

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Par contre j'ai beaucoup aimé la magistrale production  de l 'Atelier Théâtre Jean Vilar de Louvain-la-Neuve: ": La famiglia dell'antiquario du grand  Carlo Goldoni qui sut tourner le dos aux bouffoneries de la comedia dell'arte et peindre en italien comme en français les moeurs de Venise puis de Paris. Les onze comédiens sont excellents sous la conduite du couple formé par le toujours magistral  Alexandre von Sivers, l'antiquaire Anselme, et par sa femme Isabelle, la très expressive Cécile Van Snick qui préfère  la recherche de la qualité artistique plutôt que les affrontements politiques. Par contre  je conteste le choix imposé par Madame Daniela Bisconti qui enseigne l'art dramatique au Conservatoire Royal de Bruxelles : postposer de deux siècles cette comédie de Goldoni dont la langue (même adaptée par la metteur en scène) n'est pas celle du XXème mais bien du XVIIIème siècle. Servir humblement de grands textes plutôt que s'en servir pour se faire valoir,  me semble devoir rester une règle. L'imagination n'a rien d'inutile quand elle reste crédible. Ce qui n'est pas le cas quand on place des personnages de 1750 en 1950.  Alexandre Dumas romance Louis XIII mais ne le fait pas mourir sous les murs de Maastricht contrairement à Patrick Roegiers qui a essayé lors d'une lecture à Spa de justifier  son choix de tuer Christian Simenon sur le front de l'est chez les SS  wallons de Degrelle  et non plus tard en Indochine dans les rangs d'ailleurs non dépourvus de nazis de la Légion étrangère française où son frère Georges s'en était débarrassé

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Mon coup de cœur de ce 56ème Festival restera donc ces Lettres à Elise remarquablement écrites, mises en scène et jouées par un quatuor formé chez les Baladins du Miroir par Jean-François Viot, Nele Paxinou, Sophie Lajoie et Jean-Marie Pétiniot.
Pour de tels moments exceptionnels, puisse le Festival de Spa continuer à servir un public qu'il importe d'élargir en Wallonie et bien au delà.  

                    Jean-Marie ROBERTI

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lundi, 17 août 2015

SPA : spectacles du 56ème Festival de théâtre commentés par Jean-Marie ROBERTI.

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OVATIONS  POUR LES BALADINS  et son quatuor des « LETTRES A ELISE » :

Nele Paxinou, Jean-François Viot, Sophie Lajoie, Jean-Marie Pétiniot

      J’admire Madame Nele Paxinou.   L’intelligence et la sensibilité de ses conceptions dramatiques. Son adjoint   Gaspar Leclère a écrit et mis en scène  pour une vingtaine de comédiens et de musiciens 1914,  Le Grand Cabaret un spectacle évoquant  la veille du premier conflit mondial. Joué plus de deux cent fois entre 2005 et 2010, il a été exceptionnellement repris au Festival de Spa ces 11, 12, 13 et 15 Août 2015. Mais dès avant l’an dernier, une nouvelle demande moins festive, provenant surtout de milieux scolaires fut adressée à la compagnie des Baladins du Miroir : commémorer  le centenaire du déclenchement de cette terrible guerre, la préférée de Georges  Brassens.

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      Un même souhait fut formulé par un de nos meilleurs et plus expérimentés comédiens actuels   Jean-Marie Pétiniot qui aurait voulu interpréter un  texte qu’il aurait rédigé sur base de témoignages d‘époque. Nele Paxinou, fondatrice et directrice des Baladins du Miroir, donna  son accord de principe à l’initiative, précisa qu’il devrait s’agir d’un spectacle non d’exhibition mais de réflexion  nécessitant le recours au petit chapiteau des Baladins (et non au grand comme Cabaret ou bien encore à des locaux scolaires ou communaux permettant avec le concours d’une bonne équipe technique imaginative, de créer une atmosphère adéquate. Vu sa motivation et en dépit d’un âge plus élevé que celui du rôle (ce qui ne se révéla pas gênant du tout) elle confia à Jean-Marie Pétiniot le rôle masculin de la représentation. Par contre  elle fit appel à un jeune (moins de quarante ans) auteur dramatique lotharingien (à la fois du Namurois et du Brabant roman et donc wallon, Jean-François Viot,) romaniste distingué  qui s’est déjà distingué à Spa (où Alexandre von Sivers, François Sikivie et d’autres comédiens avaient créé sa pièce Sur la route de Montalcino où se confrontaient deux chercheurs dont l’un wallon) Le quatuor fut complété par une  une talentueuse comédienne d’origine québécoise Sylvie Lajoie.

      L’échange de correspondance entre Elise et son mari au front montre la guerre telle qu’elle fut. C’est juste, simple, épuré jusqu‘au poignant. Cela fait comprendre combien l’arrière, les femmes surtout, furent concernées.

     L’accueil du public fut enthousiaste  Ce sont les plus longs et les plus vigoureux applaudissements entendus cette année à Spa (1).  Jean-François Viot  n’est pas, me semble-t-il, un auteur  chez qui l’imaginaire est essentiel : il préfère partir de faits mais ce qu’il crée en exposant ce qui en découle  s’avère d’une grande efficacité. La Wallonie  a en lui un écrivain important et il est réjouissant que le Parlement d’une Fédération à laquelle nous préférons notre région européenne, lui ait octroyé  son Prix Littéraire 2014.

 THE PLACE TO BE

      Le mardi 11 Août 2015, au Petit Théâtre Jacques Huisman, ce n'était plus vraiment le 56ème Festival Royal de Théâtre de Spa mais the place to be pour deux soirées sold out quasi avant l'ouverture des réservations, avec dans la salle le père Philippe et sur scène la fille prodigue Marie revenue au théâtre et dans sa province pour provoquer comme le voulait sans doute l’auteur américain David Ives et ce qui lui valut un Molière (dont certains Liégeois sont presqu'aussi fiers que d'un titre du Standard) mais sans que cela choque encore qui que ce soit cent vingt après le décès du Chevalier Léopold von Sacher-Masoch. Ceci dit qu’ajouter de plus que ce qu’écrivait la critique dramatique du FIGARO, Armelle Heliot, le 3 Novembre dernier :  Marie Gillain, très à l'aise dans les guêpières et autres atours de la belle, est magistrale et toujours légère, irrésistible et maîtresse de la moindre de ses inflexions. Étourdissante! Une artiste  qui mérite toute notre estime.

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 N’EST NI MOLIERE, NI JULES ROMAINS QUI VEUT

       Le jeudi 13 Août j'ai assisté à une pièce de Louis Calaferte mise en scène par Patrick Pelloquet pour son Théâtre Régional des Pays de la Loire: Le serment d'Hippocrate  qui se voulait drôle et rocambolesque pour tourner férocement en dérision la médecine qui a survécu à d’autres attaques. Cet auteur avait bien tort de se mesurer à Molière et à Jules Romains. Les comédiens ont -eux- souligné tous les effets de ce vaudeville (genre qui convenait mieux à la fin du XIXème siècle) mais comment les distinguer quand les programmes à Spa n’associent plus les acteurs et les personnages qu’ils incarnent

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DU SALTO VOCALE  AU DESTIN SANS  PASSER  PAR DOFFICE

       Acrobate vocal, entraînant un public bon enfant,  la prestation de Salto vocale  de Bernard Masuir débute agréablement une soirée théâtrale. Par contre je n’ai pas pu voir pour des raisons personnelles le spectacle des mimes  Michel Carcan et Othmane Moumen. Quant au destin de deux femmes sur un plan incliné de Fabrice Gardin,l’intérêt que j’ai ressenti pour ce spectacle m’incite à ne pas en écrire.

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 LA VILLE REAGIT

       Ce vendredi le Bourgmestre  de Spa Joseph Houssa avait convoqué à 18 heures en séance publique à l'Hôtel de Ville  une séance du Conseil communal qui devait réunir le quorum bien que nous soyons à la mi-août (c'est tellement plus romantique)  et  qui avait pour but de se prononcer (y compris les représentants des deux partis majoritaires au niveau de la Fédération Wallonie-Bruxelles: le P.S. et le CdH ) à l'unanimité sur le seul sujet (ce qui est peu fréquent !) mis à l'ordre du jour : LE FESTIVAL DE THÉÂTRE.

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        Nous venons d’en apprendre le résultat le quotidien verviétois LE JOUR du groupe L’AVENIR reproduisant sur internet une dépêche de l’agence BELGA. La voici

 Une motion au conseil communal pour sauver le festival de théâtre de Spa

      Le Conseil communal de la Ville de Spa a, effectivement,  approuvé, ce vendredi soir, à l’unanimité, une motion visant à sauver le festival de théâtre de Spa.

     Le 17 juillet dernier, la ministre de la Fédération Wallonie-Bruxelles en charge de la Culture, Joëlle Milquet, avait annoncé sa décision de ne plus subsidier cette manifestation dès 2017.

      La décision de la ministre se base sur un rapport du conseil de l’art dramatique (CAD) qui estime, entre autres, que le festival se caractérise par un ancrage local. Dans son rapport, le CAD déplore que la ville de Spa ne se soit pas dotée depuis tant d’années, d’infrastructures adéquates. Au vu de ces différents arguments, le conseil préconise l’accompagnement de l’arrêt du soutien à l’opérateur.

      Une décision que conteste la ville de Spa, qui fait savoir que sur les cinq dernières années, 67,82% des spectateurs étaient originaires de la province de Liège mais non de Spa. Par ailleurs, la commune a expliqué que des investissements sur fonds propres, pour un montant de 6.347.141 euros, ont été consentis pour l’aménagement des infrastructures.

     Le Conseil communal regrette qu’une décision aussi brutale ait été prise sur base d’arguments incorrects et sans aucune concertation, ni avec les organisateurs, ni avec la ville de Spa.

     Après quelques modifications syntaxiques demandées par l’opposition Osons Spa (la minorité est de tendance CdH)  le conseil a approuvé une motion qui réclame le maintien du soutien du festival royal de théâtre de Spa par la fédération Wallonie-Bruxelles. Le Conseil demande également que la ville de Spa et la direction du festival soient reçues par la ministre et par la commission d’avis pour comparer, de façon objective, les arguments avancés par chacun.

        Cette motion nous semble modérée mais nécessaire. Il importe que les Wallons se mobilisent. Nous y reviendrons.

 

     Jean-Marie Roberti

  (1) NDLR : Les « Lettres à Elise » de Jean-François Viot sont le coup de cœur de Jean-Marie Roberti. Un coup de cœur  tel qu'il conseille vivement à tous d’aller découvrir au Théâtre Blocry à Ottignies-Louvain-la-Neuve où cette pièce sera jouée  quatorze fois du 15 au 20, du 22 au 25 et du 27 au 30 octobre  deux fois à 13 H. 30’ et une fois à 16 heures en matinées scolaires trois fois à 19 heures 30 et huit fois à 20 heures 30 (Tél. 0800 25 325  et réservations@atjv.be  Site : www.atjv.be)                                                                                                                                                         

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mercredi, 05 août 2015

Exclusivité "Liège 28" : VEUT-ELLE DÉMÉNAGER LE FESTIVAL DE SPA À MONS ?

 

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Une exclusivité de Liège 28

VEUT-ELLE DÉMÉNAGER LE FESTIVAL DE SPA À MONS ?

     Un avis négatif quant à  la subsidiation du Festival de Spa vient d’être rendu par le Conseil de l’Art dramatique composé d’experts de l’establishment communautaire, absents de Spa en août mais dont les trois quarts, en toute incompatibilité, s’occupent d’abord de  se servir eux-mêmes.

     Ce Conseil à nette majorité bruxelloise dépend, en, fait des Ministres de la Culture qui, pendant ce dernier tiers de siècle, furent vingt-deux ans bruxellois. Joëlle Milquet qui succède ainsi à Fadila Laanan, Charles Picqué, Eric Tomas et Philippe Moureaux a décidé  dans un premier temps de diminuer de 5%   en 2016 les subsides des onze institutions théâtrales dont sept wallonnes ayant reçu des avis négatifs et, dans un second temps, d’étudier l’arrêt éventuel de tout subventionnement.

     En 2016, trente cinq institutions conventionnées dont vingt bruxelloises doivent recevoir  29,3 millions  d’euros : 19,6 à Bruxelles (66,8%) et 9,7 hors Bruxelles (lisez en Wallonie) soit moins d’un tiers.

     Quelque 20% des francophones de la Fédération Wallonie-Bruxelles habitent les 19 communes de la Région-capitale où l’État fédéral finance d’importantes institutions culturelles. Les clés de répartition Persoons Dehousse des dépenses culturelles localisables de la Communauté française (25% à Bruxelles, 75 % en Wallonie)  sont généreuses pour la capitale et devraient rester valables. En fait, elles sont bafouées par les ministres bruxellois et leurs conseils d’experts.

     Il est temps que Ministres et Députés wallons largement majoritaires  au  Gouvernement et au Parlement de la Fédération Wallonie Bruxelles se réveillent.

     Mme Milquet connaît ce péril et, nous confiait écœuré un de ses propres collaborateurs,  pour rendormir les Wallons, elle entend bien les diviser . Elle compte proposer (ou l’a déjà fait) à son ami mayeur de la Capitale européenne 2015 de la Culture  de charger   les professionnels de l’art dramatique du Brabant wallon  (ceux de l’Atelier et des Baladins)  de créer, avec des moyens  significatifs, un Festival  estival théâtral hennuyer  et surtout montois afin de diminuer le déséquilibre existant dans le domaine culturel entre la Province du Hainaut et celle de Liège.

     Cela  fera oublier aux Hennuyers les déséquilibres Wallonie Bruxelles et si les Brabançons wallons  rechignaient à jouer dans une telle pièce, ce seraient leurs futurs contrats-programmes qui seraient menacés.

      Quand Machiavel  recommandait au Prince Divide et impera (divise et règne) il ajoutait un second conseil : sois discret.

     Révélées, les intentions de Joëlle Milquet devraient susciter  chez les Wallons un sursaut de dignité. Se battre entre eux alors qu’ils sont majoritaires et peuvent donc faire rétablir l’équité serait d’une grande bêtise car ils ont besoin de se montrer unis et solidaires face aux défis européens et à ceux de la mondialisation.

     Puisse cette voix de la raison être entendue !               

     liege28.skynetblogs.be  

         

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06:00 Écrit par Pierre André dans Actualité, Culture, Politique, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

jeudi, 30 juillet 2015

... enfin, le 1er octobre 1795, Liège est devenue Française !

 

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        La Révolution liégeoise éclate le 18 août 1789. L’agitation patriote est à son comble. La veille, outre qu’un des bourgmestres a voulu interdire le port des cocardes jaune et rouge (Liège) ou verte et blanche (Franchimont), Nicolas Bassenge a adressé une Note aux citoyens qui demande l’abrogation du règlement de 1684 du Prince-Evêque Maximilien-Henri de Bavière. Celui-ci en modifiant le système électoral, a confisqué le pouvoir au bénéfice du Prince-Evêque, des chanoines de la Cathédrale Saint-Lambert et de l’aristocratie. 

        Dans la matinée du mardi 18 août, les patriotes se rendent à la Violette, déposent les deux bourgmestres – Philippe-François de Ghaye et Léopold-Albert de Villenfagne de Sorinne  – élus pour l’année. Le peuple crie les noms de leurs successeurs : Chestret et Fabry. Sitôt dit, sitôt fait. Un cortège se rend à Seraing, résidence d’été des Princes-Evêques, afin de ramener Constantin-François  de Hoensbroeck en son Palais de Liège. Il doit reconnaitre les nouveaux édiles Jacques-Joseph Fabry et Jean-Remy de Chestret et abolir  le règlement de 1684. Bon prince (!), le prélat fait ce que les patriotes lui demandent. Il porte même la cocarde. Sans sang versé mais en sueur – il fait chaud le 18 août -, les Liégeois(e)s ont réussi leur Binamêye revolucion.

        Dès qu’elle prend connaissance des faits, la Chambre de Wetzlar chargée de régler en dernier recours les différends entre les États et leurs sujets, se ravise. Elle qui, excédée par l’intransigeance de Hoensbreck, semble, depuis quelque temps, pencher en faveur des patriotes de la Principauté, rend le jeudi 27 août 1789 une sentence enjoignant  aux princes directeurs du Cercle de Westphalie de prêter aide et assistance à l'évêque, de rétablir les choses telles qu'elles étaient avant le 18, enfin de poursuivre criminellement les auteurs de la sédition ! Coïncidence, ce jeudi matin se présente à l’abbaye Saint-Maximin à Trèves, un exilé politique, de Hoensbreck qui s’est enfui la veille, de nuit, de la Principauté.

        Parmi les princes directeurs du Cercle de Westphalie figure en sa qualité de duc de Clèves, le roi de Prusse, Frédéric-Guillaume. Il prend tout son temps avant d’envoyer des troupes à Liège. Au Pré Cornesse, à Polleur, sur proposition de Laurent-François Dethier, est adoptée, le mercredi 16 septembre 1789, une Déclaration des droits et du citoyen, davantage progressiste que celle adoptée à Paris, le 26 août. Les troupes prussiennes arrivent à Liège le 30 novembre pour une mission de médiation. Elles s’en retournent le 16 avril 1790 alors que des exactions se font jour depuis une semaine.

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        Les Prussiens partis, dès le lendemain, le samedi 17 avril, les patriotes proclament la déchéance de Hoensbroeck comme prince de Liége, suspendent le conseil privé et confisquent la mense épiscopale et par la suite, prennent d’autres mesures dont celle de détruire la cathédrale. Le lundi 26 avril, première exécution du Valeureux Liégeois. À la demande d’un des bourgmestres Lambert-Joseph de Donceel, sur un air populaire vieux de plus d’un demi-siècle, sur la marche nationale, le curé de Glons, Joseph Ramoux a écrit le refrain et deux strophes. L’une rend hommage à Jean-Remy de Chestret : Que peut craindre notre ardeur? / Sous Chestret nous portons les armes: / À côté de ce vainqueur / Le péril a des charmes. Les Liégeois(e)s ont leur hymne national.

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        Le mercredi 12 janvier 1791, les troupes autrichiennes s’emparent de Liège, les patriotes prennent la route de l’exil, de préférence vers le sud. Sous protection des baïonnettes autrichiennes, Hoensbroeck retrouve son Palais. L’Édit fondamental du 10 août lui donne libre interprétation de la constitution. Il ferme, le 25 février 1792, la Société libre d’Émulation. Le tyran de Seraing décède le 4 juin 1792. Son successeur François-Antoine de Méan, est choisi le 16 août.

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        Engagées dans la lutte contre le roi de Bohème et de Hongrie, les troupes françaises du général Dumouriez remportent la bataille de Jemappes. Elles poursuivent leur chemin vers Liège d’où le Prince-Évêque Méan s’enfuit la veille de leur arrivée, le mercredi 28 novembre 1792. Les patriotes sont de retour. Ils organisent, au suffrage universel masculin, des votes prônant la réunion à la France de la Principauté de Liège. Une majorité écrasante des électeurs se prononce en faveur du rattachement. Nicolas  Bassenge présente un mémoire à la Convention nationale. Celle-ci proclame la réunion du Pays de Liège à la République française, le vendredi 3 mai 1793. Belle proclamation vaine car entretemps, le 18 mars 1793 à Neerwinden, le prince de Saxe-Cobourg a vaincu Dumouriez et celui-ci a trahi son pays. 

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        Les Liégeois(e)s sont de nouveau sous joug autrichien et sous l’Ancien Régime. Les troupes autrichiennes plient bagage devant l’armée Sambre-et-Meuse dirigée par Jourdan. Celle-ci, après avoir remporté la bataille de Fleurus, fin juin 1794, force les Autrichiens, démolisseurs du quartier d’Amercoeur, à quitter Liège. Les Français remportent la bataille de Sprimont, à la mi-septembre 1794. Une victoire écrasante dont Gillet, représentant du Comité de Salut Public , écrit, après avoir évoqué le nombre de canons, de drapeaux ou de prisonniers capturés sans compter ceux qu’on ramasse tous les jours dans les bois (…) plus cinq drapeaux au lieu de trois. Vous voyez que nous sommes bien éloignés d’exagérer nos succès. Salut et fraternité.

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        Les Liégeois(e)s s’imaginent être, aussitôt, réuni(e)s à la France, en application de la décision du 3 mai 1793 de la Convention nationale. Ils connaissent en fait un régime d’occupation. Ainsi dans le Recueil des actes du comité de salut public, à la date du 1er Vendémiaire An III (22/9/1794) : Le Comité de salut public voulant encourager la fabrication d’armes de toutes espèces à Liège, et la faire tourner entièrement  au profit de la République -1) il sera établi à Liège (…) une Agence de vérification, réception et paiement des fusils, autres armes et parties d’armes -2) tous les fabricants d’armes seront tenus de porter le produit de leur fabrication à cette Agence. L’industrie armurière liégeoise est pratiquement nationalisée. Autre fait marquant de ce régime d’occupation. Parmi les patriotes revenus à Liège, le peintre Léonard Defrance qui, par ses courriers aux délégués du Comité de salut public de Paris, entreprend de faire l’inventaire des œuvres d’art se trouvant dans les églises et établissements religieux. De belles  proies offertes à l’occupant. La Biographie Nationale, publiée, en 1883, par l’Académie royale de Belgique n’est pas tendre pour Defrance : c’est par millions que peuvent se chiffrer les pertes résultant des spoliations effectuées, alors, par nos ennemis.

        Ce régime d’occupation a eu une fin, le 1er octobre 1795 lorsque la France décide l’annexion de la future Belgique. L’ancienne Principauté de Liège est divisée en 3 départements. Liège est le chef-lieu du département de l’Ourthe. Liège est française … ! Un moment de notre histoire à découvrir (1).

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(1) Exposition Liège au temps de la France (1795-1814) – ARCHÉOFORUM Place Saint-Lambert Liège – jusqu’au 3 octobre 2015 - du mardi au samedi de 10h à 17h - 6€ (adultes), 5€ (seniors, étudiants), entrée de l'Archéoforum comprise – Renseignements et réservations : 04/250.93.70 infoarcheo@idpw.be

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vendredi, 10 juillet 2015

Thomas Georgiopoulos, un nom à retenir, il est lauréat du Prix du Corps Consulaire.

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        À la fin du 20ème siècle, à l’initiative du docteur Robert–Ferdinand Dondelinger, professeur de l’Université de Liège, consul honoraire du Grand-Duché de Luxembourg a été fondé le Prix du Corps consulaire de la Province de Liège. L’objectif de ce Prix – richement doté, 3000 € - est de susciter et d'encourager, chez de jeunes étudiants diplômés, des vocations pour la vie diplomatique ou des carrières de recherches qui touchent à ce domaine. Réservé à des étudiant(e)s de l’ULg, ce Prix récompense un travail original concernant des questions internationales, bilatérales ou multinationales.

 

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        En 2001, Laurence Jamotte reçoit, la première fois, le Prix. Neuf autres filles le recevront alors que six garçons seulement l’obtiendront. Seize récipiendaires alors qu’il n’y a que quinze Prix décernés ? Étrange, absolument pas car, en 2009, le Jury – 6 membres dont 3 du Corps consulaire, 3 de l’ULg – a classé ex-aequo Stéphane Sacco, auteure de La Russie et le dossier nucléaire iranien Moscou joue-t-il avec le feu nucléaire ?  et Olivier Viola qui s’est intéressé à un conflit qui a passionné l’Europe, au 19ème siècle, La guerre du Pacifique opposant la Bolivie, alliée au Pérou, et le Chili. En consultant la liste des récipiendaires et le cours de leur carrière professionnelle ultérieure, on est estomaqué du flair du Jury et des potentialités développées par les lauréat(e)s. 

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Professeur Michel Hermans, président du Jury - le Consul d'Espagne, Fernand Goffioul, doyen du Corps Consulaire et le lauréat du 15ème Prix.

        Selon la tradition, le 15ème Prix du Corps Consulaire de la Province de Liège a été remis par Fernand Goffioul, doyen de ce Corps. Le lauréat est Thomas Georgiopoulos, auteur de La Chine à la recherche d’une image : quelles implications pour son soft power. Appuyant son étude sur les relations diplomatiques établies en juin 2007 entre la République populaire de Chine et la République du Costa Rica présidée à l’époque par Óscar Arias Sánchez – Prix Nobel de la Paix 1987 -, Thomas Georgiopoulos montre que cette alliance  va parfaitement dans le sens de l’image que la Chine souhaite projeter ; celle d’une ascension  pacifique.

        De retour de la visite d'État effectué par les Souverains belges en Chine, le Recteur de l'ULg, Albert Corhay a fait part de quelques réflexions sur l'accroissement prodigieux de ce pays dans les domaines économiques.

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        En couronnement de l’année 2014 marquant le centenaire de la création du Corps consulaire de la Province de Liège, Paul Delforge auteur de l’Histoire des consulats établis à Liège de 1845 à 2015 a reçu le Prix du Centenaire. Dans son ouvrage, on apprend que pas moins de quatre-vingt-quatre pays ont choisi, durant ces cent septante ans, la Cité Ardente pour s’y faire représenter par cinq cents consuls. Le premier à le faire a été le Royaume des Pays-Bas, en désignant, en 1845, Charles de Rossius-Orban. Que Charles de Rossius soit devenu le premier consul des Pays-Bas à Liège, quinze ans après la violente séparation de 1830 et sept ans après la signature du Traité de Londres montre que l’économie prend rapidement l’ascendant sur les différends politiques. Cela ne doit pas nous étonner.  

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 R-F Dondelinger, Consul G-D de Luxembourg - Paul Delforge - D. Bronne, Consul Norvège - Albert Corhay, Recteur ULg.

 

20:05 Écrit par Pierre André dans Actualité, Histoire, Politique, Université | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mercredi, 24 juin 2015

Fëte de la musique, fête de l'âme ...


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        Le 21 juin – jour de fête de la musique -, le Président Hollande a poussé la chansonnette à la demande de Camille. La scène s’est déroulée sur la terrasse de l’Institut du Monde Arabe, à Paris. Après avoir chanté Fête de la musique, fête de l’âme de sa belle voix de baryton, en boutade, le président lance : bon, Camille, vous en avez une autre ? Et Camille d’entraîner le Président à chanter Solstice.

        Cette péripétie présidentielle a réjoui les Français(e)s et nous rappelle une séquence qui s’est déroulée autrefois au Québec lors d’une visite du Premier ministre français, Raymond Barre, l'un des meilleurs économistes de France. Au moment de son départ, il voit les ministres du Cabinet provincial entonner en chœur Mon cher Raymond, c’est à ton tour, de te laisser parler d’amour… - la chanson de Vigneault. Raymond Barre murmure dans un micro ouvert par inadvertance : Ce n’est pas un gouvernement, c’est une chorale!

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        CORRIGENDUM : Au risque de s'entendre fredonner j'ai la mémoire qui flanche,  rendre à César ce qui appartient à César est une règle d'or du journalisme. Un diplomate québécois - lecteur de Liège 28 -  nous adressé un courriel le jour de la Fête nationale du Québec : j'étais là quand cette phrase a été prononcée, à l'aéroport de Québec, à l'automne 82, par Pierre Mauroy. Premier ministre socialiste de la Vème République a, en effet, poursuivi la rencontre annuelle des Premiers ministres de France et du Québec, initié par Raymond Barre.

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10:04 Écrit par Pierre André dans Actualité, Culture, Musique, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

lundi, 01 juin 2015

Cordiale bienvenue à GALLINARO notre village petit, mais accueillant ...

 

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        Gallinaro est une commune italienne à mi-chemin entre Rome et Naples. D’une étendue de dix-sept km², à une altitude moyenne de 555 mètres,  elle compte près de 1300 habitants. On y trouve trois cafés, deux églises – Saint-Gérard et Santa Maria - et deux maisons y sont actuellement mises en vente dont une à 75000 €.  Il y a un vin du pays à base de cabernet auquel Gallinaro et ses ami(e)s font fête le 13 août avec la famille Visochi qui l’élève sur un sol volcanique.  Le code postal de Gallinaro est 03040 mais il ne suffit pas pour un courrier adressé rue Apruzzese. Il convient de distinguer rue Loreto Apruzzese et rue Domenico Apruzzese !

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        La proximité de l’abbaye de Montecassino fait que ce sont trois Français natifs de l’Auvergne, Gérardo, Stefano et son frère Pierre ont édifié la première église de Gallinaro en 1058. L’histoire millénaire de la commune est riche.  Elle a fait partie du Royaume de Naples. Sa devise fidélité inébranlable, elle l’a emprunté au roi Ladislas le Magnanime et à la reine Giovanna.

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        Le sindaco de Gallinaro, Mario Piselli, recevant le Corps consulaire de la Province de Liège (CCPLg) a tenu à évoquer quelques épisodes de cette histoire millénaire. Vous avez rendu un service utile à l’Italie  et aux Italiens qui, pour des raisons de travail, ont décidé, dans le temps passé,  de prendre le chemin de l’émigration et, parmi tant de nations, ont choisi la Belgique. La reconstruction de l’après-guerre, la reprise et le développement ont fait apparaître un besoin de charbon et d’acier, indispensables au progrès et au développement économique. Tant de nos pères, au  retour des divers fronts d’Europe et d’Afrique, ont  trouvé du travail et parfois la mort dans les mines à extraire  du charbon dans des conditions  précaires comme celles qu’ils  avaient connues durant le guerre et dans des ambiances pénibles  pour qui était habitué à vivre au soleil et à l’air libre. Vous, Consuls honoraires, vous avez représenté  et représentez ce qu’il y avait de mieux  à espérer à ces héros qui ont donné à la seconde  moitié des années  dix-neuf cent  la prospérité et la paix.

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         L’Administration communale que je représente en tant que Sindaco (Bourgmestre), et toute la population sont conscients que la rencontre d’aujourd’hui est un événement significatif à adjoindre  aux  annales de notre histoire ultra millénaire. Le 10 août 2001 nous avons souscrit un pacte de jumelage entre les Communes de Gallinaro et Waremme. Dans ce pacte, il est dit qu’en Belgique vit une notable quantité  de nos nationaux qui, grâce à leur capacité de travail leur créativité remarquable,  ont atteint des positions sociales éminentes. Dans cette mention il y avait la reconnaissance  de votre travail et de votre rôle insigne. Cela concerne non seulement Gallinaro avec Waremme mais aussi Frosinone avec Liège, en concordance de sentiments, d’efficience, de concorde et de paix entre les deux peuples.(…)

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         En France, cela est motif de fierté, après  1877 et ensuite dans les années qui précédèrent la première  guerre mondiale, nos modèles poseront  dans les ateliers des peintres et sculpteurs les plus en vue : Matisse, Cézanne, Rodin. Les modèles  Domenico Bevilacqua, Carolina Carlésino, Gerarda Apruzzese, Cesidio Pinatelli, n’en sont que quelques exemples.

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         Le maire Piselli et la population de Gallinaro ont été fiers d’accueillir le CCPLg dont est membre un de leur concitoyen il cavaliere Gerardo Apruzzese, console onorario. Le premier consul honoraire d’Italie à Liège en 2012 a été en effet le citoyen d’honneur de Liège, Gérard Apruzzese, né le 30 décembre 1942 à Gallinaro. Aux fêtes de Wallonie de 2011 dont l’Italie est l’hôte d’honneur, Gérard Apruzzese a pris la parole au nom des Wallons d’origine italienne. Son activité est débordante tant sur le plan économique, social au point qu’un chapitre lui est consacré dans le livre (1) du diplomate Ugo Colombo Sacco di Albiano qui célèbre cent-cinquante ans d’amitié italo-belge.

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(1)    Oltre 150 anni di amicizia italo-belga attraverso luoghi e protagonisti della diplomazia bilaterale -  Ugo Colombo Sacco di Albiano – Roma 2014 – Édition Carlo Colombo – 450 pages – 15 €   

Photos : panorama de Gallinaro  - rue de Gallinaro  - le sindaco de Gallinaro, Mario Piselli et le CCPLg (de g. à d. Georges Pire, vice-président du Conseil provincial de Liège, Fernand Goffioul Doyen du CCPLg, consul honoraire d'Espagne, Mario Piselle, sindaco,  le professeur Vacana, Gérard Apruzzese, premier consul honoraire d'Italie, Jean-Marie Roberti, SG adjoint du CCPLg, consul honoraire du Mexique)  - idem dans un ordre différent avec en plus Esther Rospella Camillo, secrétaire du dernier consul général d'Italie à Liège, Marco Riccardo Rusconi  - "Jeune Italienne à table" Paul Cézanne 1895-1900, The J. Paul Getty Museum, Los Angeles, USA - vue de Gallinaro  - Gérard Apruzzese et son épouse Carla Franchi.

00:05 Écrit par Pierre André dans Actualité, Histoire, Politique, Viticulture | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

vendredi, 29 mai 2015

En mai 2015: le grand flop de la presse gavée de sondages, le top de la sénatrice Fabienne Keller

        Un des moments forts de ce mois de mai s’est passé au lendemain des élections britanniques du 7 mai. Les résultats – majorité absolue des conservateurs au Parlement de Westminster, quasi-totalité des sièges dévolus à l’Écosse (59) obtenus par le NSP Scottish National Party (56) – ont démenti tous les commentaires de la presse tant britannique qu’internationale. La presse a eu le grand tort de s’appuyer sur les multiples sondages qui ont affirmé tout au long un conflit coude-à-coude entre travaillistes et conservateurs. La presse n’a pas informé ses lecteurs.

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         En revanche, les sénateurs français ont bien été avisés en chargeant leur collègue UMP Fabienne Keller de rédiger un rapport d’information (1) sur la place du Royaume Uni dans l’Union européenne. En ayant interrogé dix-neuf personnalités, Fabienne Keller a pu, sans être une Madame Soleil, déclarer à ses collègues de la commission des affaires européennes, à la mi-avril : il apparaît maintenant probable que  le  SNP  pourrait gagner  56   des 59 circonscriptions écossaises le 7 mai prochain. En plein dans le mille trois semaines avant les élections !

        Évoquant, dans même rapport, le Brexit dont se gargarise les commentateurs, Fabienne Keller a noté : il nous a été précisé que l’euroscepticisme était un sentiment très répandu, mais qu’il n’entraînait pas pour autant le soutien à  un quelconque « Brexit » dont le nom seul témoignerait de l’inventivité maligne de la presse dans ce domaine. En somme, beaucoup de bruit pour rien autour d’un concept embryonnaire et, dans certains cas, seul le plaisir de faire peur serait à l’œuvre.

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(1)    Rapport d’information n° 420 – Sénat session 2014-2015 – enregistré à la Présidence du Sénat le 16 avril 2015

Photos : La Présidente du SNP, Nicola Sturgeon, entourée de ses 56 élu(e)s à Westminster, devant le pont d'Edimbourg, capitale de l'Ecosse  -  Fabienne Keller, sénatrice du Bas-Rhin

08:00 Écrit par Pierre André dans Actualité, Europe, Media, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

lundi, 25 mai 2015

Le Corps consulaire de la Province de Liège à la rencontre de Lambert Darchis.

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        Le Corps consulaire de la Province de Liège (CCPLg) a célébré le centenaire de son existence en 2014 (cfr Liège 28 du 14/11/2014). Dès lors, il est permis de dire qu’il vient d’organiser, ce week-end d’Ascension, le premier voyage de son deuxième siècle. Destination Rome vu que sur les trente-cinq ambassadeurs choisis, depuis 1832, pour représenter la Belgique auprès du Saint-Siège, le poste, depuis novembre 2014, est dévolu à un Liégeois, Bruno Nève de Mévergnies. Pour la petite histoire, précisons que les relations diplomatiques entre les deux États ont été rompues par la Belgique de 1880 à 1885 à l’initiative du Chef de Cabinet et ministre des Affaires étrangères, le Liégeois Walthère Frère-Orban.

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         Outre des séances de travail au Ministère italien des Affaires étrangères, la Farnesina et à l’ambassade belge où le CCPLg a fait connaissance des consuls honoraires belges en Italie, le programme a inscrit la Fondation Lambert Darchis réservée  depuis 1696 aux artistes liégeois. C’est à ce collège que la ville de Liège doit presque tous les bons artistes, qu’elle a possédés et possède encore a estimé André-Modeste Grétry qui a été l’hôte en 1759 de la maison sise Via Monte d’Oro, acquise par les exécuteurs testamentaires de Lambert Darchis.

        Né à Milmort en 1625, Lambert Darchis se fixe très tôt à Rome où il amassa une fortune assez considérable en sa qualité d’agent de la cour selon la Biographie nationale. Celle-ci précise qu’il aimait les arts et appréciait ses compatriotes. Lambert Darchis, nature généreuse, par son testament du lundi 22 octobre 1696 crée un collège à Rome pour accueillir gratuitement, durant cinq ans  maximum, les jeunes liégeois, signalés pour leur aptitude pour les sciences et les beaux-arts.

       

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        Au 18ème siècle, les fonds ont permis d’héberger en permanence dix-huit personnes dont Jean-Noël Hamal, son neveu Henri Hamal, Léonard Defrance, André-Modeste Grétry, Joseph Dreppe. À la Révolution française, le collège est fermé mais des aides sont encore accordées. En 1823, le gouvernement des Pays-Bas reconnaît à la députation permanente du conseil provincial de Liège le droit de désigner les pensionnaires dont le nombre est de douze. En 1842, la députation permanente se plaint que les bourses Darchis soient administrées par des ecclésiastiques sous la surveillance de la cour romaine. Elle exige des administrateurs liégeois et refuse que des bourses soient accordées à des étudiants en droit ou en théologie. Rome fait le gros dos et conteste le droit de nomination à la députation permanente, lui concédant, tout au plus,  celui de faire des propositions. À la mi 19ème siècle,  un accord est trouvé, les administrateurs sont liégeois et les bourses partagées entre artistes et ecclésiastiques. Parmi les boursiers du 19ème, l’abbé Antoine Pottier, Louis Simonis, Adrien de Witte, Léon Mignon. Parmi ceux du 20ème, l’abbé Guillaume van Zuylen, l’abbé Éric de Beukelaer, Richard Heintz, Jean-Pierre Ransonnet, Maurice Musin.

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        Actuellement, au 21ème siècle, le siège de la Fondation Lambert Darchis est à Rome, 40 Via del Sudario, I - 00186 Roma, dans les bâtiments de la Fondation Saint-Julien des Flamands. Le conseil d’administration est présidé par un Liégeois, l’abbé Alphonse Borras, Vicaire général du diocèse de Liège. La Fondation Lambert Darchis est reconnue juridiquement par un acte authentique du 15 avril 2004. Cet acte précise l’objet social : la Fondation a pour fin d’offrir, selon ses facultés, par le moyen de bourses d’étude, la possibilité de bénéficier de tout ce que Rome représente en fait de richesse chrétienne et artistique, à de jeunes Liégeois désireux de compléter leur formation dans le domaine des sciences ecclésiastiques et des beaux-arts. Aucune bourse ne peut être octroyée cette année académique 2014-2015 par la Fondation, en raison des circonstances économiques actuelles et de travaux coûteux de rénovation de l’immeuble Via Monte d’Oro dont une façade arbore le perron liégeois.

 

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 Photos : ambassade belge auprès du Saint-Siège, testament de Lambert Darchis, fondation Saint-Julien des Flamands.

11:51 Écrit par Pierre André dans Actualité, Histoire, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

lundi, 23 mars 2015

Le pacte social de la République Française est violé.

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        À la grosse louche, un électeur français s’est abstenu au premier tour des départementales. On s’attendait à cette abstention massive. Le gouvernement Valls en a appelé au sens républicain des Françaises et des Français.

        Huit obédiences maçonniques dont le Grand Orient de France, la Fédération française du Droit Humains ont fait de même. La République repose sur un pacte social qui donne aux citoyens des droits, parmi lesquels le droit de vote, fondement de la démocratie représentative, mais qui leur assigne également des devoirs. Ne pas céder à la tentation de l’abstention est un devoir et rien ne justifie en effet de renoncer à l’exercice du droit fondamental de voter. L’abstention ne sert que celles et ceux qui veulent affaiblir la République en la livrant au piège des extrémismes.

17:56 Écrit par Pierre André dans Actualité, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

dimanche, 08 mars 2015

Trop de vertu tue la vertu (proverbe suisse).

        Fin mars, le gouvernement de la Confédération suisse va soumettre en consultation populaire le deuxième volet de sa stratégie énergétique. La ministre des Finances, Eveline Widmer-Schlumpf va proposer d’appliquer à partir de 2021, comme moyen incitatif, une taxe climatique et une taxe sur l’électricité. Le Conseil fédéral y voit un moyen efficace de réduire les émissions de gaz à effet de serre, d’augmenter la part des énergies renouvelables tout en améliorant l’efficacité énergétique.

        Le parti des Vert’libéraux (PVL) se targuant d’ouvrir une voie royale aux projets trop timides du gouvernement ont proposé d’établir une taxe sur les énergies polluantes qui remplacerait la TVA actuellement perçue sur l’ensemble des biens et services. Cet impôt antisocial et compliqué de l'avis du PVL rapporte annuellement 22 milliards de francs (forcément suisses) à la Confédération soit le tiers de son budget. La proposition des Vert’libéraux a été soumise à la votation ce dimanche.

        Dès fin janvier, le PVL a su par un sondage que sa proposition ne l’emporterait pas. Néanmoins, il gardé la foi en déclarant qu’il serait très déçu s’il n’obtenait pas un minimum de 20% de oui. Le résultat de la votation est d’une cruauté totale. Le non recueille 92% ne laissant que 8% au oui. Pour une déception c’en est une ! La consolation des Vert’libéraux est qu’en 1929, une initiative n’a obtenu que 2%7 de oui. Il y a eu pire, donc y a pas le feu au lac !

 

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samedi, 21 février 2015

...où quand le privé vise à atténuer la rigueur fiscale du gouvernement wallon PS-cdH !

        Depuis le 1er janvier 2015, le régime des titres-service ne dépend plus du gouvernement fédéral mais des régionaux. En Wallonie, le gouvernement PS-cdH, Magnette-Prévot a décidé de ne pas augmenter la valeur faciale du titre-service  - 9 € - mais de réduire la déduction fiscale qui passe de 30% à 10%. La ristourne fiscale sera de 0,90 € au lieu de 2€70 par heure prestée lorsque l'utilisateur aura rempli, en juin 2016,  sa déclaration fiscale exercice 2016-année 2015.

        Réagissant à cette mesure gouvernementale wallonne, une grande surface en partenariat avec une entreprise de titres-services propose pour toute nouvelle inscription entre le 14 février et le 31 mars 2015 d’accorder 1000 points bonus supplémentaires  (valeur 10 €). De plus, 25 points bonus (valeur 0€25) pour chaque heure prestée par l’aide-ménagère sont également accordés. Le privé adoucit la rigueur du gouvernement wallon PS-cdH !

16:41 Écrit par Pierre André dans Actualité, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

lundi, 12 janvier 2015

Au Sri Lanka, toujours du nouveau: un nouveau Président, un nouveau saint !

         Le voyage du pape François en République socialiste démocratique de Sri Lanka prévu pour ce mardi 13 prend un aspect quelque peu différent du programme initial. Au lieu d’être accueilli par  Mahinda Rajapakse, Président lors de l'élaboration du voyage,, il le sera par le Président Maithripala Sirinesa qui a remporté les premières élections présidentielles de l’année 2015 ce jeudi  8. De surcroit, Rajapakse a été accusé, dimanche, d’avoir fomenté un putsch en vue de conserver le pouvoir.  Cela fait désordre !

        Cette alternance inattendue n’inquiète pas outre mesure le Vatican.  Le père Fédérico Lombardi, directeur de la salle de presse du Saint-Siège s’est borné à déclarer son espoir  que ne surgisse aucun inconvénient susceptible de nuire à la sérénité et à la tranquillité de ce voyage.

        Au cours de son séjour, le papa va, notamment, canoniser un prêtre catholique oratorien, Joseph Vaz, qui fin XVIIème  siècle s’est opposé au pouvoir colonial hollandais voulant imposer le calvinisme en vigueur dans les Pays-Bas du Nord.   

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09:15 Écrit par Pierre André dans Actualité, Politique, Religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

dimanche, 11 janvier 2015

Sur la Trois de la RTBFbe, CAVANNA le co-fondateur de CHARLIE HEBDO.

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        Grâce à l’émission noms de dieux, la chaîne publique belge de télévision francophone – la RTBFbe – dispose d’une richesse de documents qui lui permettent de présenter dans un moment d’actualité telle que le monde occidental le vit aujourd’hui, une vision réfléchie. Créée en janvier 1992 par le journaliste producteur Edmond  Blattchen, noms de dieux a reçu et reçoit encore des personnalités de la pensée contemporaine. Selon un schéma apparemment rigide, ces personnalités évoquent nos systèmes de valeurs morales, la religion, la philosophie, les opinions politiques, leur vision de la vie, de la mort.  

        Ainsi le dimanche 13 février 2000, Edmond Blattchen a reçu François Cavanna, un des fondateurs de Charlie Hebdo après que Hara-Kiri ait été interdit d’expression par la 5ème République. Cavanna , un esprit brillant écorché vif, révolté a fait le pari sur dieu de faire comme s’il n’existait pas. Sa révolte est de lutter contre  les  violences  humaines  quotidiennes  qui  vont  jusqu’à  l’exploitation  des souffrances des plus faibles. Sa colère de bête et méchant dénonce les gens de pouvoir et d’argent qui ont  les yeux plus grands que le ventre.

        Ce soir, dimanche 11 janvier 2015, sur la Trois, à 22h30, la RTBFbe rediffuse noms de dieux consacré à François Cavanna. Cette rediffusion (1) constitue un hommage très service public  à l’odieux acte de guerre commis à Paris contre Charlie Hebdo.

 

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(1)  Revoir l’émission durant une semaine sur le Net, en cliquant sur www.latrois.be/revoir

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ADDENDUM mis en ligne le lundi 12 janvier 2015 :

       Programmée le dimanche 11 janvier à 22h30, la rediffusion de l’émission noms de dieux consacrée à François Cavanna a été mise à l’antenne le lundi 12 janvier à 0h30. Tant à la Première en radio qu’au JT de 19h30, ce dimanche, il a été encore signalé noms de dieux à 22h30.

      À 22h30, les téléspectateurs découvrent, sur la Trois, un programme de variétés dédié à Je suis Charlie émis depuis Radio France sans le moindre bandeau annonçant le report de noms de dieux à une autre heure.

     Interrogée, ce lundi  la direction de la programmation TV et VOD (Video on demand) se borne à dire : les événements historiques d’hier ont modifié, non seulement toute notre programmation de la une en journée, mais également la programmation de la trois en soirée. C’est un peu court, les téléspectateurs méritent davantage de respect. À l’instar de Charlie Hebdo, nous trouvons  la RTBF bien conne de considérer sa grille comme un sable mouvant sur internet...

 

noms de dieux - latrois : programme du Dimanche 11 janvier à 22:30

Consultez les détails du programme noms de dieux - Dimanche 11 janvier - 22: 30. Résumé, casting, équipe de production, rediffusions.

13:06 Écrit par Pierre André dans Actualité, Culture, Media, Politique, Spiritualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mercredi, 07 janvier 2015

Première élection présidentielle de l'année 2015.

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        Le jeudi 8 janvier 2015 se déroulent les élections présidentielles en République socialiste démocratique de Sri Lanka. Soutenu par le parti United People's Freedom Alliance (UPFA) et candidatà sa réélection, le Président Mahinda Rajapaksa a envoyé le soir du réveillon un SMS bilingue (cinghalais, langue officielle, et anglais) dans lequel il présente ses vœux à la nation.

        Lors du dernier scrutin présidentiel qui a vu une participation de 70% du corps électoral (14millions sur une population de 21 millions), Mahinda Rajapaksa l’a emporté par 6.015.934 voix contre 4.173.185 à son rival Sarath Fonseka.

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09:37 Écrit par Pierre André dans Actualité, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg