mardi, 22 mai 2012

La Fédération Wallonie-Bruxelles a perdu le record de la douche la plus coûteuse!

       Nous venons de perdre un record établi il y a quelques années par Marie Arena, Ministre-Présidente de la Communauté française. Chacun se souvient de la douche qu’elle a installée à son Cabinet pour la somme de 300.000 francs (7.500 €).

     Nous avons eu honte de notre record en lisant Le Devoir de ce matin. À partir de renseignements obtenus par le canal de la Loi d’accès à l’information, le journal montréalais a pu titrer Des rénovations totalisant quelque 367 000 $ incluent une dizaine de douches. Ces douches ont coûté très exactement 367.107 $ (282,855.44 €) . Elles ont été installées en 2008/2009 au ministère de l’Agriculture – Maurice Lessard regnante – afin d’encourager le personnel à se rendre au bureau à vélo.

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mercredi, 09 mai 2012

Le bilan du quinquennat est-il classé "Secret Défense" ?

           Dans le sommaire du compte rendu du Conseil des ministres du 9 mai 2012 réuni par le Président de la République, il est fait mention de deux communications. L’une a trait aux résultats de l’élection présidentielle, l’autre au  bilan du quinquennat .

      La première communication est celle du ministre de l’intérieur, de l’outre-mer, des collectivités territoriales et de l’immigration. Le second tour a confirmé la forte mobilisation du corps électoral, avec un taux de participation de 80,34%, en légère augmentation par rapport au premier tour de scrutin (79,47%). Cette participation élevée traduit l’intérêt réaffirmé des Françaises et des Français pour ce moment essentiel de notre vie démocratique.

S’agissant des résultats, les chiffres publiés par le ministère de l’intérieur sont provisoires, dans l’attente de la proclamation des résultats par le Conseil constitutionnel, à qui la Constitution confie la mission de veiller à la régularité de l’élection du Président de la République. C’est à celui-ci qu’il appartient, dans les dix jours qui suivent le dimanche 6 mai, d’en proclamer les résultats et de commenter, le cas échéant, le déroulement des opérations électorales.

Sous réserve des rectifications que pourrait faire le Conseil constitutionnel, M. François HOLLANDE remporte l’élection avec 18 003 597 voix, soit 51,63 % des suffrages exprimés. M. Nicolas SARKOZY obtient 16 863 881 voix, soit 48,37 % des suffrages exprimés.

       En revanche, à propos du bilan du quinquennat, le service de presse de la Présidence de la République n’en dit pas un mot dans son communiqué officiel. Le silence semble toujours de mise.

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Les chiffres officiels du Conseil constitutionnel attribuent à M. François HOLLANDE : 18 000 668  voix (et non 18 003 597 soit une perte de 2929 voix) et à M. Nicolas SARKOZY : 16 860 685 voix (et non 16 863 881 soit une perte de 3196 voix). La différence de suffrages entre les deux candidats est de 1.139.983.

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vendredi, 04 mai 2012

La vice-première veille aux cheveux d'Elio Di Rupo.

       Relevant de la compétence du Premier ministre, l’International Press Center (IPC) a été créé, le 20 juillet 2000. Il est hébergé au Résidence Palace, à Bruxelles. Un choix judicieux  car il offre tant à la presse internationale que nationale un cadre prestigieux disposant d’un équipement high-tech.. Chacun sait  combien le travail des journalistes est plus amusant dans un environnement  agréable et approprié.

       Hier soir, à 21h17,  l’IPC a diffusé un communiqué de presse  annonçant le lancement d’une Campagne pour un usage sûr des colorations capillaires

      L’initiative en revient  au service public fédéral de la Santé publique dont la vice-première Laurette Onkelinx est ministre. Cette campagne est destinée aux consommateurs qui se colorent les cheveux. Parmi ces consommateurs vient en tête Élio Di Rupo. Comme la recherche d’un Premier ministre a nécessité, depuis la démission d’Yves Leterme  (26 avril 2010), 588 jours avant  que la Belgique ne retrouve un gouvernement de plein exercice, Laurette Onkelinx a fait preuve d’utilité publique en rappellant les conseils de base pour un usage plus sûr des colorations capillaires.

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mercredi, 02 mai 2012

Quel candidat tire bénéfice d'un vote blanc ?

        Le 1er mai, sous le regard de Jeanne d’Arc, la présidente du Front National (6 421 426 voix sur 35 883 209 voix exprimées) – après avoir crié à ses sympathisants un Silence digne d’un kapo,  a déclaré que son vote sera blanc et bleu marine en juin. Elle n’a toutefois pas donné explicitement de consigne de vote.

        Le vote annoncé de Marine Le Pen est en contradiction avec les recommandations de Minute, l’hebdomadaire d’extrême droite. En effet, sur son site Minute tout en reconnaissant que Nicolas Sarkozy n’a pas tenu ses promesses de 2007 écrit ; m’abstenir ou voter blanc, ce serait favoriser l’élection du candidat socialiste.

       En appui  à ce barrage à Hollande, un entretien  exclusif avec le ministre de la Défense et des Anciens combattants – troisième personnage du gouvernement Fillon. En première page, Monsieur Longuet déclare : les patriotes  ne peuvent pas laisser passer François Hollande et considère, en pages intérieures, que rien n'enpêche de passer des alliances avec le FN. Bref, comme a dit un autre le 27 avril,  Marine Le Pen est compatible avec la République.

15:14 Écrit par Pierre André dans Actualité, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mardi, 01 mai 2012

Bagatelle, ce que Sarkozy n'a pas repris au Trocadéro !

        Ce mardi 1er mai, à Paris, au Trocadéro, Nicolas Sarkozy prononcé un discours d’une quarantaine de minutes. Il a cité à deux reprises le général de Gaulle reprenant le début et la fin d’un texte connu sous le nom de discours de Bagatelle. Mais qu’a dit le général Charles de Gaulle le 1er mai 1950 et que n’a pas repris l’actuel Président de la République ?

 Ah ! certes, nous connaissons les peines et les soucis de tant de gens et de familles. Nous entendons la rumeur d'alarme qui retentit dans l'univers. Mais, si nous sommes lucides, nous sommes également résolus. Pourquoi? Parce qu'à travers les obstacles nous avons choisi notre route. C'est celle qui monte et va tout droit. Au fond, depuis dix ans et plus, nous sommes, nous, ceux qui ne veulent pas que la France donne sa démission.

Mais d'autres, hélas ! y consentent. D'abord, les malheureux pour qui notre pays ne doit être que l'un des domaines du Kremlin. Mais aussi, certains Français qui doutent de la France : « C'en est trop ! chuchotent ceux-là. Nous sommes maintenant tombés trop bas pour pouvoir remonter la pente. Prenons-en notre parti ! A l'intérieur ne touchons à rien, de peur que tout ne s'écroule. A l'extérieur, faisons ce que demandent les étrangers les mieux pourvus. Ainsi pourrons-nous, peut-être, ménager nos chances de vivoter. Et, si la patrie doit mourir, tâchons au moins que sa mort soit douce!»

Oui, voilà ce que murmurent les pleurnichards du renoncement. Il faut dire que l'impuissance du régime ne leur fournit que trop d'arguments. Inversement, ce régime lui-même invoque l'atonie ambiante pour justifier sa médiocrité. Inutile de chercher ailleurs les causes de cette maladie d'abandon qui, naguère, malgré la valeur de certains des hommes au pouvoir et beaucoup d'efforts accomplis par la nation, nous fit lâcher les gages que nous avait valus la victoire de 1918, nous empêcha d'établir jamais, ni l'harmonie sociale, ni l'équilibre financier, figea notre défense dans la ligne Maginot, nous conduisit à Munich, détourna le dernier Gouvernement de la Troisième République, aux jours tragiques de 1940, de poursuivre la lutte dans l'Empire et aboutit, enfin, à l'effondrement et à la capitulation.

Nous incarnons, nous autres, le contraire de cette politique du perpétuel recul. C'est parce que, dans l'extrémité, nous pûmes rendre à la nation confiance en elle-même, conduire son effort avec autorité et commencer la rénovation, que la guerre fut gagnée, que le pays fut redressé, que la liberté et l'ordre furent restaurés. Mais, à peine cela était-il fait, qu'on vit le régime des partis se rétablir contre nous, trompant d'abord le pauvre monde par des programmes et des prospectus, pour s'engluer ensuite dans une stagnation lamentable. Et, comme ses clans et ses groupes se sentent désormais condamnés, ils achèvent de se coaguler dans le conservatisme des sièges et des places.

On comprend donc très bien pourquoi nous, qui voulons la France agissante et indépendante, trouvons devant nous deux catégories d'opposants. D'un côté, ou, comme on eût dit jadis, « à notre gauche », les séparatistes. De l'autre côté, ou, « à notre droite », la coopérative de conservation politicienne et sociale qui, pour le moment, s'appelle : Troisième Force. Je ne commettrai certes pas l'erreur ni l'injustice de mettre sur le même plan les opposants des deux espèces. Les premiers sont les ennemis de l'État. Les seconds ne font que lui nuire. Mais les uns, comme les autres, font obstacle au redressement. Il en est ainsi, d'abord pour ce qui concerne la question principale, celle qui est au fond du drame de notre siècle, je veux dire la question de la condition ouvrière.

Un jour, la machine a paru. Le capital l'a épousée. Le couple a pris possession du monde. Dès lors, beaucoup d'hommes, surtout les ouvriers, sont tombés sous sa dépendance. Liés aux machines quant à leur travail, au patron quant à leur salaire : ils se sentent moralement réduits et matériellement menacés. Et voilà la lutte des classes ! Elle est partout, aux ateliers, aux champs, aux bureaux, dans la rue, au fond des yeux et des âmes. Elle empoisonne les rapports humains, affole les États, brise l'unité des nations, fomente les guerres.

Car, c'est bien la question sociale, toujours posée, jamais résolue, qui est à l'origine des grandes secousses subies depuis trente-cinq ans. Aujourd'hui, c'est la même question, toujours posée, jamais résolue, qui pousse le monde vers un drame nouveau. C'est elle qui fournit de prétextes la tyrannie qui s'étend sur les deux tiers de l'Europe et de l'Asie. C'est elle qui, chez nous, procure aux séparatistes tant de concours désespérés. C'est elle qui empêche la prospérité de prendre son essor pour adoucir les misères humaines. Ah ! les pays libres peuvent bien déployer leur propagande et se ruiner en armements, l'épée, de Damoclès demeurera suspendue tant que chaque homme ne trouvera pas dans la société sa place, sa part, sa dignité.

Eh bien ! Nous voulons cela ! D'autres peuvent le caricaturer, nous sommes les seuls à pouvoir le faire. C'est l'Association des hommes, de leurs intérêts, de leurs capacités, que nous entendons bâtir. Ce sont des sociétaires, et non des adversaires, qui, selon nous, doivent assurer ensemble la marche des entreprises. Ce sont des contrats, établis en vue du meilleur rendement et assurant à chacun sa part des bénéfices, qui doivent remplacer aussi bien le dirigisme des prix et salaires que le système de ces conventions qui ne sont que des armistices. En raison de tout ce que la France a souffert et de tout ce qui la menace, nous avons décidé, nous, de réaliser cette réforme. Nous y appelons le peuple français. Il nous faut, pour y réussir, vaincre les séparatistes qui ne veulent pas que les plaies soient guéries. Il nous faut aussi faire liquider par le pays la coopérative qui étale maintenant son impuissance au milieu de l'angoisse ouvrière, des affaires ralenties, des grèves pourrissantes, des conciliations .avortées, et pour qui le mouvement serait une mortelle catastrophe.

Nous avons choisi, nous, une fois pour toutes pour le présent et l'avenir. N'est-ce pas ? les jeunes, qui m'entendez !

Mais nous savons bien, nous autres, que l'indépendance, la rénovation exigent un régime capable de mettre en oeuvre l'État et de conduire la nation. C'est le contraire, bien entendu, qu'ont réalisé et que maintiennent contre nous les séparatistes, unis pour cela aux coopérateurs de la conservation. Les premiers, en effet, jugent que ce système de confusion favorise leurs entreprises. Les seconds s'accrochent à une bâtisse où s'abritent les jeux, intrigues, vanités, qui font la vie des partis. Nous voulons, nous, arracher les Pouvoirs publics à la discrétion des chapelles, faire en sorte que le Gouvernement, le Parlement, la Justice, soient séparés et, par conséquent, responsables chacun pour son compte, avec, au-dessus d'eux, un arbitrage national qui puisse recourir au pays. Nous voulons que notre peuple se rassemble pour son salut, au lieu de se laisser diviser et subdiviser par des fractions dont les querelles l'épuisent, servent ses adversaires et ne nourrissent que les partisans.

Hier, tandis que la France, opprimée par l'invasion et étouffant sous l'humiliation, entendait les voix du parti pris, du mensonge, du renoncement, retentir à tous les échos, moi-même et mes compagnons n'avons jamais cessé de dire : « Rien ne compte, excepté de vaincre. Il n'y a qu'une route à suivre, celle du combat ! » Quant à nous, à aucun moment, nous ne fîmes autre chose que d'agir pour y réussir sans concéder en rien à la mollesse, ni au désespoir. Nous étions peu, au départ. Mais, à mesure des événements, combien de Français nous rallièrent de corps ou d'âme, y compris beaucoup de ceux qui, d'abord, nous avaient négligés ou même combattus ! A la fin, par la voix de Paris criant sa joie sur les Champs-Élysées, la nation tout entière devait nous donner raison.

Aujourd'hui, dans le tumulte d'un monde en fusion, au milieu de tant d'appels à la haine ou à la faiblesse, parmi tous les intérêts opposés et embrouillés, moi-même et mes compagnons disons au pays : « Rien ne compte excepté de renaître. Rétablir l'unité, avant tout par l'harmonie sociale ; maintenir l'indépendance ; bâtir l'État qu'il nous faut avec sa force et sa justice. C'est le salut ». Et nous marchons vers le but, sans nous en laisser détourner par aucune combinaison. Nous sommes sûrs qu'à la masse des Français qui nous a déjà rejoints s'ajoutent, pas à pas, beaucoup de ceux qui, d'abord, ne nous entendirent pas ou refusèrent de nous suivre.

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dimanche, 22 avril 2012

L'horrible perplexité du lecteur de "Minute".

        En France, l’extrême droite peut compter sur l’appui de diverses publications. La plus connue est l’hebdomadaire Minute. Un ancien directeur de rédaction de cet organe, Patrick Buisson, à la tête aujourd'hui de Publifact  - entreprise de conseil politique – compte dans ses chalands Nicolas Sarkozy, Président de la République.

       Dans sa dernière livraison, en date du 18 avril, Minute affiche, à la Une, Marine Le Pen. Le titre est sans équivoque : Premier tour : par raison ou par conviction, le vote utile, c’est le vote Le Pen.

       Mais dans les pages intérieures de l’hebdomadaire, le lecteur trouve un très long texte de Bruno Larebière, ancien rédacteur-en-chef de Minute. Le texte est sans équivoque : Si l’on m’avait dit, il y a cinq ans, que je voterais un jour pour Nicolas Sarkozy, je ne l’aurais pas cru. Durant toute la campagne de 2007, dans les colonnes de « Minute », j’ai livré une bataille totale contre lui. ( … ) Je le voyais comme un pur opportuniste qui allait, non seulement amplifier la désagrégation de la France mais aussi, à force de se dire « de droite », discréditer pour des décennies le fait même que l’on puisse se revendiquer « de droite ».
            Au premier tour, j’ai voté, sans conviction, par un mélange d’habitude et de fidélité, pour Jean-Marie Le Pen,(…) Au second, je suis resté chez moi, comme à chaque présidentielle, à chaque législative, à chaque cantonale depuis que j’ai le droit de vote – sauf en 2002 bien sûr.
N’ayant pas mis l’ombre d’un espoir dans son élection, (…) je ne suis donc pas un déçu du sarkozysme et le regard que je porte sur son action n’est pas obéré par le sentiment d’avoir été dupé. Tout au contraire, un quinquennat plus tard, je souhaite ardemment sa réélection et je m’apprête à lui apporter mon suffrage dès le premier tour.

Que va faire le lecteur de Minute ?  Réponse en fin de journée.

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Résultat des courses à la grosse louche vers 20h ; sur 10 lecteurs de Minute, 6 préfèrent Sarkozy et 4 restent fidèles à Le Pen.

11:08 Écrit par Pierre André dans Actualité, Media, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

vendredi, 06 avril 2012

Mali, un pays en danger.

       Au rang des dégâts collatéraux de l'intervention occidentale dans le conflit lybien, il en est un que les analystes ont oublié tant ils étaient heureux d'avoir mis fin au règne de 42 ans de Khadafi. Un règne qui a vu notamment ce dictateur planter sa tente en plein Paris avec l'assentiment du Président Sarkozy. Le dégât collatéral le plus important se déroule au Mali - il a commencé dès l'été 2011 et est est entré dans l'actualité en ce printemps 2012. Sous l'impulsion notamment de Mahamoudou Coulibaly, un ingénieur civil informaticien diplômé de l'Université de Liège et détenteur d'un Master en science de gestion de l'ULG-HEC, la cinquantaine de Maliens vivant en Belgique lance un appel avant qu'il ne soit trop tard.


Appel du Collectif des Maliens de Belgique

Depuis trois mois des  groupes islamiques armés (les salafistes, les djihadistes, l’Aqmi) en quête de territoire ont agressé la république du Mali (Etat indépendant, démocratique et laïc).Pour se donner une respectabilité internationale, ces agresseurs utilisent la cause touareg qui était déjà prise charge par l’Etat malien.

La prise du pouvoir par les militaires le  22 mars 2012 conjuguée avec les défections de certains éléments de l’armée régulière ont  accéléré   l’avancée des agresseurs.

Le silence « assourdissant » et incompréhensible, de nombre de pays sur la condamnation ferme de ces agressions qui continuent, consterne tout le peuple malien.

Un peuple aux cultures millénaires,  accueillant et ouvert qui a toujours été par ailleurs épris de paix et de justice. Sans la paix, il ne peut y avoir de développement.

Nous pensons que l’heure n’est pas aux sanctions économiques et politiques du Mali. L’heure est à la reconquête de l’intégrité territoriale de notre pays qui,  il y a quelques mois était cité comme modèle de démocratie dans la sous région.

Nous, ressortissants maliens et résidants en Belgique, constatons quotidiennement dans la presse qu’une place importante est consacrée aux représentants des agresseurs en occultant leur crime odieux.

A ce jour, le grand oublié est le peuple malien, ce peuple qui depuis les premiers jours de son indépendance a inscrit dans sa constitution son attachement à l’unité africaine et a choisi comme devise : un peuple, un but, une foi.

D’énormes efforts ont été consentis  avec l’aide des partenaires techniques  et financiers dans le développement du nord du mali depuis l’avènement de la démocratie. Force est de constater que des erreurs de gouvernance, les mauvais accords successifs de paix signés entre le gouvernement malien  et les rebelles du nord n’ont fait qu’aggraver le mal être au sein de l’armée nationale.

Les conséquences de l’embargo total décrété le 29 mars 2012 par la CEDEAO ne feront qu’aggraver la souffrance et la douleur de la population malienne qui vit dans un pays enclavé où la sécheresse pointe déjà à l’horizon avec son cortège de famine, de maladies etc.

Nous maliens de Belgique réunis au sein du collectif adressons un appel solennel aux représentants des peuples frères et amis du peuple malien, pour éviter tout risque de déstabilisation de la sous région, demandons à travers la présidence de l’union européenne :

  • Une condamnation ferme et sans équivoque de l’agression et de l’acte de barbarie perpétrés  par les agresseurs (Exécution sommaire, éventrement et émasculation de 70 militaires maliens le 17 janvier 2012),
  • Une aide à la capture des responsables de ces actes barbares et leur traduction devant le tribunal pénal international ( TPI),
  • Un soutien au Mali dans son effort de stabilisation et de sécurisation du septentrion,
  • Une interdiction de tout soutien financier, diplomatique aux agresseurs qui commencent déjà à instaurer la charia dans le Nord Mali,
  • La  levée de l’embargo financier, économique et diplomatique décrété par la CEDEAO.

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mardi, 03 avril 2012

Une étude qui mérite d'être lue quand bien même on est en vacances !

       Les bouleversements constitutionnels  du Royaume ont pris en ligne de mire l’institution provinciale. Celle-ci est née en 1795 alors que la Principauté de Liège, celle de Stavelot-Malmedy et les Pays-Bas autrichiens sont rattachés à la France.

      À la grosse louche, ces territoires correspondent à la Belgique actuelle. Français nous sommes et les divisions administratives sont les départements. À l’époque, ce qui sera en 1830 la Belgique, le pays comporte neuf départements. Leurs noms : la Lys, l’Escaut, les Deux Nèthes, la Dyle, la Meuse inférieure, l’Ourthe, les Forêts, la Sambre-et-Meuse et Jemappes.

      Le régime hollandais de Guillaume 1er accepte la division administrative mais change les noms – histoire de mettre l’imagination au pouvoir. Ce qui donneFlandre occidentale, Flandre orientale, Anvers, Brabant, Limbourg, Liège, Luxembourg et le Grand-duché de Luxembourg, Namur, Hainaut.

     Le Royaume de Belgique après, fait son deuil du Grand-duché de Luxembourg, procède à quelques aménagements dont le funeste de 1962 qui prive la province de Liège des six communes des Fourons. En 1995, la province de Brabant est divisée en deux, Brabant wallon et Brabant Flamand. Bruxelles et ses 19 communes sont reconnues en 1989, Région de Bruxelles-Capitale.

     En 1991, les cinq provinces wallonnes créent l’Association des Provinces wallonnes (APW) dont le Président actuel est le député provincial liégeois Paul-Émile Mottard. En collaboration avec le professeur de droit constitutionnel de l’Université de Liège, – une chaire occupée en son temps par François Perin –Christian Behrendt,  l’APW vient de publier une Étude sur les activités des provinces wallonnes.

      Cette étude magistrale – pratiquement 500 pages – est disponible sur le site de l’APW - www.apw.be. Nous n’avons pas la prétention de vous résumer cette étude mais nous vous invitons à la lire. Lecture faite, vous trouverez que prendre l’institution provinciale en ligne de mire des bouleversements institutionnels du Royaume n’est pas forcément la meilleure politique !

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vendredi, 23 mars 2012

Julie Fernandez-Fernandez atteint un âge que Jean-Jacques Rousseau estime "convenable"

Quarante Fernandez Fernandez.jpg

       À l’occasion de ses quarante ans, le journaliste-écrivain Jean-Louis Servan-Schreiber a publié en 1977, un livre intitulé À mi-vie. L’entrée en quarantaine est le temps d’un bilan et un moment de réflexion sur son avenir. Le temps est irremplaçable et aujourd’hui est le premier jour du reste de ma vie comme le dit Victor Hugo.  

      Arrivée à cet âge, la Liégeoise Julie Fernandez-Fernandez a décidé de marquer la date avec ses ami(e)s. Le bilan de la graduée en communication est assez brillant. Entrée en politique, en octobre 2000, étant la 19ème élue avec 767 voix de préférence sur la liste PS qui obtient 20 mandats. Aux communales de 2006, elle accroît son score de 95 % 18 et devient Échevine de l'État civil, de la Population, des Mairies de Quartier et des Cimetières.

       En guise de cadeau d’anniversaire, le 20 mars 2008, elle reçoit la charge de Secrétaire d’État aux Personnes handicapées. Un poste qu’elle conserve alors que la Primature voit défiler Yves Leterme et Herman Van Rompuy.

      Aux élections régionales de 2009, dans l’arrondissement de Liége,  ses 8030 voix de préférence l’amènent cinquième des six élus socialistes liégeois aux Parlements wallon et communautaire. Aux élections fédérales de juin 2010, dans la circonscription électorale de Liège, ses 10.069 voix de préférence (premier score féminin de la liste) l’amènent sixième des sept élus socialistes liégeois à la Chambre.

      Son maiden speech a eu lieu lors de la séance plénière du 17 mars 2011. Julie Fernandez-Fernandez intervient lors la discussion sur une proposition de loi modifiant la législation afférente au congé de paternité. Elle intervient au nom de son groupe : Monsieur le président, chers collègues, notre groupe se réjouit de l'adoption de ce texte. Il mettra fin à une discrimination dénoncée depuis des années par les mouvements de défense des droits des homosexuels et des lesbiennes. En effet, ce qu'on appelle le congé de paternité n'était accessible qu'à celui dont la filiation à l'égard de l'enfant était reconnue. Sa prise de parole terminée, le président de la Chambre, André Flahaut ; Je vous félicite pour votre première intervention dans cette assemblée, madame. Les applaudissements qui accompagnent traditionnellement un maiden speech terminés, Herman De Croo, ancien président de la Chambre signale ; Monsieur le président, Mme Fernandez Fernandez a été secrétaire d'État et, même en cette qualité, elle a déjà parlé à la Chambre!

      Et maintenant ?  Julie Fernandez-Fernandez peut partager l’avis de Jean-Jacques Rousseau  voyant à quarante ans, l’âge le plus convenable pour réunir toutes les qualités qu'on doit rechercher dans un homme d'État.

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mercredi, 15 février 2012

Didier Reynders à la rencontre de la "révolution du jasmin".

Didier Reynders.jpg

        La Tunisie de Zine-el-Abidine Ben Ali a choisi d’être représentée à Liège par Didier Reynders, consul honoraire de Tunisie. Celui-ci devenu Ministre dans le gouvernement fédéral en 1999, sa charge de consul honoraire a été assumée, jusqu’il y a peu, par le Calidifontain Laurent Burton. Les nouvelles attributions ministérielles de Didier Reynders ont amené les deux hommes à renoncer à  représenter la Tunisie à Liège. Autrement dit, pour le moment, il n’y a plus de consul honoraire de Tunisie à Liège.

        La Tunisie de Moncef Marzouki a reçu ce lundi la visite officielle du Ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders. Rudy Demotte Ministre-Président des gouvernements wallon et de la fédération Wallonie Bruxelles a pour sa part visité la Tunisie, il y a quelques mois.

       Notre Ministre des Affaires étrangères n’a pas été reçu par le Président Marzouki. Attitude totalement normale en l'occurence. En revanche, il a rencontré son homologue Rafik Abdessalem et le Ministre du Tourisme Elyes Fakhfakh. À l’un, il a, selon notre confrère tunisien La Presse, réitéré l’appui politique ferme de son gouvernement à la Tunisie en cette phase transitoire, faisant part du soutien de son pays aux efforts de la Tunisie visant à relever les défis auxquels elle est confrontée sur le plan économique et social. À l’autre, Didier Reynders a réaffirmé le soutien de la Belgique pour la relance de l’économie tunisienne, recommandant aux investisseurs et opérateurs touristiques des deux pays de se rapprocher davantage et d’explorer les nouvelles opportunités de coopération qu’offre désormais le climat de transparence qui règne en Tunisie après la révolution.

      Le gouvernement tunisien compte notamment développer un tourisme religieux qui présente des séjours all inclusive halal c'est à dire sans boissons alcoolisées. Cette offre axée actuellement sur la France permet de visiter des sites de l'Islam.

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jeudi, 19 janvier 2012

"Le néerlandais du Premier ministre est bon"

Elio Di Rupo.jpg

        Premier ministre en Belgique, Elio Di Rupo n’a pas choisi la facilité pour sa première rencontre avec un autre Premier. Il n’a pas, en effet, choisi d’aller chez François Fillon, Jean-Claude Juncker ou Mario Monti. Il s’est rendu à La Haye auprès du Premier ministre hollandais Mark Rutte en vue de régler ce qui pose problème entre les Pays-Bas et la Belgique.
     Notre confrère De Morgen raconte la visite. Par mesure de sécurité, le Premier ministre néerlandais avait prévu des interprètes, mais ceux-ci n'ont pas dû intervenir. "Le néerlandais du Premier ministre est bon", a même affirmé Rutte après coup. "L'entretien s'est d'ailleurs entièrement déroulé en néerlandais." Y compris, donc, sur les thèmes plus épineux, et notamment le dossier du polder Hedwige.

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mardi, 10 janvier 2012

Willy Burgeon, l'anti-conformiste qui dit non à bon escient.

        Il y a un mois, après 540 jours durant lesquels l’inconciliable a été à la recherche de la conciliation, Elio Di Rupo – élu président du PS, le 28 mai 2011,  par 17.436 militants sur 81.491 en règle de cotisation – a demandé à son parti d’adhérer au gouvernement dont il sera le Premier ministre. Toutes les fédérations ont dit oui y compris celle de Thudinie  représentée par Willy Burgeon.

      Willy Burgeon est adversaire de la participation. Fidèle à son franc-parler au nom du socialisme, de la vérité et de la liberté d’opinion, dans son discours, il explique : La droite  encourage le PS, le seul parti de gauche dans la coalition depuis qu’on a commis l’erreur d’éjecter Ecolo, à faire son sale travail  et le risque est grand de  pousser le PS aux élections et de lui faire subir un vote-sanction lors des élections communales. Et Willy Burgeon de citer Vandervelde : « Quand la droite dit du bien de moi, je me demande ce que j’ai fait de mal ». Je suis effaré quand je vois tout l’establishment belgicain derrière notre premier militant. Que nous réserve-t-il, l’establishment ? Sûrement, rien de bon !        

      Pour avoir osé dire je pense qu’il est nécessaire de relancer le parti et s’être opposé tant à la participation gouvernementale qu’à la modification des statuts du PS, Willy Burgeon s’est rendu coupable d’un crime de lèse-majesté. Aussitôt, Le Soir a publié un article commençant par ces mots : Fou ? Inconscient ? Mal informé ? Téméraire ? Courageux ? Lucide ? Tout seul, dimanche, face à un millier de militants PS enthousiastes (sincères ? embrigadés ? réfléchis ? irresponsables ?), réunis à Bruxelles, Willy Burgeon a osé voter contre la participation de son parti au prochain gouvernement ! (…) L’homme n’en est pas à sa première excentricité.

       La journaliste d’évoquer ce qu’elle nomme « première excentricité » – un déplacement en Corée du Nord - qui selon elle, valut à Willy Burgeon l’ire présidentielle : Le président Di Rupo l’avait illico démis de son mandat à la tête de l’Union des villes et communes de Wallonie. À la volonté présidentielle, Willy Burgeon a rétorqué  que l’Union des Villes n’était pas une officine du PS et qu’il était hors de question que je démissionne si le Conseil d’Administration me gardait sa confiance. Ce qui fut fait. Il est donc faux de dire que Di Rupo m’a démissionné de l’UVCW. Le PS se retrouvant dans l’opposition à Binche aux élections communales de 2.000, je ne sollicitai plus une représentation dans cette association Un droit de réponse a été envoyé au Soir. Se drapant dans l’infaillibilité du journal de référence, Le Soir est demeuré indifférent.

       Il faut savoir qu’en 2000, Willy Burgeon est tombé dans un piège médiatique. Depuis 1983, Willy Burgeon est membre du CILRECO (Comité International de Liaison pour la Réunification de la Corée) en remplacement d’André Léonard, ancien Secrétaire Général du PS. En cette qualité, il a été contacté par un réalisateur de la RTBF, membre influent de l’Union Socialiste Communale de Tournai avant de virer Ecolo, le sollicitant pour l’aider à filmer un Strip-Tease en  Corée du Nord.

       Hors de question d’appuyer ce type d’émission répond Willy Burgeon. Cependant, comme le parlementaire wallon a souvent reproché au régime de Pyongyang d’être trop fermé, il accepte d’intercéder pour que la RTBF soit la première télévision d’un pays capitaliste à pénétrer dans l’univers nord-coréen. Ceci a pris du temps d’autant qu’une délégation parlementaire a du être du voyage. Ces tractations se font en confiance étant entendu qu’aucune image ne soit des images destinées à Strip-Tease. L’équipe de la RTBF a filmé quelques dix-sept heures pour produire cinquante-deux minutes.

      Invités à la projection de l’émission, Willy Burgeon et ses amis ont constaté que le contrat a été rompu. Délibérément, la RTBF a envoyé une équipe de Strip-Tease en République Populaire Démocratique de Corée.  De ces dix-sept heures de tournage, l’équipe de Strip-Tease a appliqué le principe voltairien qui a dit Donnez-moi une phrase de quelqu'un et je le fait pendre. Aujourd’hui encore la RTBF qui a vendu largement cette émission de Strip-Tease a cru du meilleur goût d’illustrer sur sa troisième chaîne la mort de Kim Jong Il par une rediffusion de ce Strip-Tease ! Il est temps, grand temps de dire maintenant, ça suffit. Ce harcèlement s’apparente à un lynchage médiatique contraire à toute déontologie journalistique.

      Il est à noter que Guy Spitaels, en 2006, lors de la préparation de son livre Chine-USA, la guerre aura-t-elle lieu ? s’est rendu à Pyongyang en compagnie de Willy Burgeon, anticonformiste sachant se conformer à la politesse du pays qui le reçoit.

11:06 Écrit par Pierre André dans Media, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

vendredi, 06 janvier 2012

Michel de Lamotte a le marcel chic ...

        En 2011, le plus célèbre marcel du monde a été celui arboré par Laurent Gbabgo, le 11 avril.. Il est apparu sur la plupart des chaînes TV du monde. Aujourd’hui, il conserve son marcel à Scheveningen. Vraisemblablement, il doit s’agir d’un Damart car les nuits sont froides dans ce lieu de rétention de la Cour pénale internationale.

       En 2012, le député cdH liégeois Michel de Lamotte vise le titre. À ses 5080 électeurs du 7 juin 2009 et quelques faiseurs d’opinion, il a adressé une carte de vœux le présentant dans sa salle de bain, se rasant habillé d’un marcel. Il porte sur l’épaule (droite) un tatouage Liège Expo 2017. Manifestement, il ne pense pas à Liège qu'en se rasant... il le fait également en se déshabillant !

       Cependant, ces adeptes du marcel ne doivent pas se faire trop d’illusion sur leur capacité à changer le monde. En effet, comme l’a dit le Druze Libanais Kamal Joumblatt, seuls ceux qui ne portent pas de chemise sur leur torse sont ceux qui libéreront le monde.

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17:50 Écrit par Pierre André dans Liége 2017, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mardi, 20 décembre 2011

Au temps où la Province de Liège snobait le Président Marzouki.

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       Fin octobre 2005,  Liège 28 a critiqué les propos du député permanent MR Georges Pire qui se félicite du partenariat de la Province de Liège  et du Gouvernorat de Sousse  établis depuis 1992. Dans le même texte, Liége 28 s’est étonné du  voyage d’études qu’un certain nombre de conseillers provinciaux socialistes effectue durant le long week-end de Toussaint dans ce même Gouvernorat  dans un pays soumis à la dictature de  Zine el-Abidine Ben Ali .

       Liège 28 a écrit le 29 octobre 2005 : Aujourd’hui, à Sousse, les conseillers provinciaux socialistes liégeois auront le loisir de s’informer du sort réservé par le régime tunisien au docteur Moncef Marzouki. Le feront-ils ? Feront-ils rapport au député permanent en charge des relations Extérieures de la Province ? « Le Dr. Moncef Marzouki, ancien Président de la LTDH et porte-parole du Conseil National des Libertés en Tunisie (CNLT) a été condamné en décembre 2000 à un an d’emprisonnement du chef de diffusion de fausses information et de maintien d’une association non autorisée, à savoir, le CNLT (qui s’est vu refuser la reconnaissance légale par les autorités). En juillet 2000, le Dr Marzouki avait été licencié arbitrairement de son poste public de professeur de médecine à l’Université de Sousse. Il ne s’agit là que des attaques les plus récentes subies par le Dr Marzouki, qui a derrière lui une longue histoire de harcèlement. Il avait été emprisonné pendant quatre mois au cours de l’été 1994 suite à une interview qu’il avait donnée à un journal espagnol à propos de la situation des droits de l’Homme en Tunisie. Après avoir récupéré son passeport, en mai 2000, après en avoir été privé pendant six ans, le Dr Marzouki se vit à nouveau empêché de quitter la Tunisie en décembre 2000, puis encore en mars 2001 ».

       À l’époque, nos questions aux autorités provinciales sont demeurées sans réponse. Mieux, un certain sourire condescendant a accueilli l’irresponsable auteur de ces questions. Aujourd’hui, Moncef Marzouki est, depuis le 13 décembre 2011, le Président de la République de Tunisie, la première république arabe libre. Il s’est déclaré : fier de porter la plus précieuse des responsabilités, celle d'être le garant du peuple, de l'Etat et de la révolution. À quand une visite des autorités provinciales liégeoises au Gouvernorat de Sousse ?

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21:56 Écrit par Pierre André dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

dimanche, 11 décembre 2011

Côte-d'Ivoire : élections législatives et presse

 

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       Ce dimanche, en Côte-d’Ivoire, les élections législatives se déroulent. Les premières élections sous la présidence de Alassane Ouatarra et une dizaine de jours après que l’ancien président Laurent Gbagbo a été transféré à la prison de Scheveningen où sont détenus les prévenus appelés à comparaître devant la Cour Pénale Internationale (CPL) de la Haye

        Les partisans de ADO – le surnom que ses fidèles  ont donné à Alassane Dramane Ouatarra – sont assurés de la victoire. En effet, leurs adversaires ont appelé, dans leur majorité, au boycott des élections. Néanmoins, l’ancien porte-parole du Président Gbagbo Gervais Coulibaly est candidat. Son slogan  est simple ; Si tu aimes Gbagbo, il faut voter Gervais Coulibaly.

       Au vu de la presse ivoirienne, il n’est pas certain que le pays retrouve la paix et la sérénité. Ils font état d’une manifestation organisé à La Haye devant la CPL organisé hier par le  Comité de Pilotage des Actions de la Diaspora (CPAD) en vue d’obtenir la libération de Laurent Gbagbo. Si la presse occidentale n’en fait nul état, cette manifestation, le quotidien ivoirien Notre voie titre Les Africains envahissent La Haye aujourd’hui. Un autre L’Inter fait sa une avec Prison de La Haye Les adresses pour  parler ou écrire à Gbagbo à la CPI.    

   

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13:24 Écrit par Pierre André dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

samedi, 10 décembre 2011

Le muet du sérail ou le mutisme est de rigueur !

        Comme chacun le sait, la dernière séance de casting du gouvernement fédéral s’est déroulé au siège de la Fondation Roi Baudouin. Siège situé à l’arrière du Palais Royal. La largeur d’une rue sépare les deux bâtiments.

        Le choix de cet endroit – une première dans l’histoire des formations gouvernementales – est apparu magique aux yeux du formateur le plus ultra monarchiste de la classe politique du pays. Un choix qui, selon certaines sources sûres, a été suggéré par le Palais.

       Le casting  ardu s’est prolongé. Dans le courant de lundi, le Président du sp.a Bruno Tobback a pris l’air dans les jardins de la Fondation Roi Baudouin. D’une fenêtre au jardin, un dialogue muet s’instaure. À des pouces dressés ou abaissés, Bruno Tobback a répondu par un index posé sur la bouche. Le message a été aussi bien compris que rédigé sur Tweeter !

 

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15:58 Écrit par Pierre André dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mardi, 29 novembre 2011

Jean-Marie Roberti évoque son ami le Général chilien Sergio Poblete.

Demain, au crématorium de Robermont, auront lieu les funérailles de Sergio Poblete. Retenu à l’étranger, notre confrère Jean-Marie Roberti nous a envoyé un témoignage qui allie histoire et tendresse amicale.

  

SERGIO POBLETE.jpgPhoto Siglo XXI

               En 1972,  j’avais trente deux ans et j’étais depuis six ans le journaliste professionnel responsable rédactionnel d’un hebdomadaire syndical organe  du Mouvement Populaire Wallon (M.P.W.) : « Combat » fondé peu avant la fin de la grande grève de l’hiver  1960-61 par André Renard.                                                

              Suite à divers « accrochages » avec André Cools, l’influent Joseph Sevrin (meilleur ami du père d’André qui lui était un syndicaliste mort en camp de concentration), me fit savoir que le député bourgmestre de Flémalle. souhaitait  que je l’interviewe. Je pris rendez-vous et l’agenda nous conduisit à prévoir cet entretien le jour de Noël après-midi.  Ayant emprunté trois bus, j’arrivai le 25 Décembre à 15 h. au domicile de la famille Cools et André vint m’ouvrir revêtu d’un tablier car il faisait la vaisselle.                                                                   

             Il fit d’emblée semblant de me reprocher le fait que je n’avais pas participé au vol inaugural de la Sabena  entre Zaventem et Padahuel (aéroport  de Santiago du Chili), vol qui avait permis aux coprésidents du P.S.B.-B.S.P. – qu’il était avec l’Anversois Josse Van Eynde – de rencontrer le Président Allende et  d’apprécier la politique que celui-ci développait dans les « poblaciones » en faveur des plus déshérités. « C’est un journaliste comme toi qui doit expliquer  aux travailleurs wallons combien il est essentiel d’être concrètement solidaires de l’Unité Populaire chilienne ». Je n’ai eu aucun mal à lui répondre que je n’appartenais pas à l’establishment de la presse belge bien pensante et que dès lors « Combat » n’était  jamais invité par  la Sabena. « Ah ! c’est comme cela,  viens »me dit-il et il téléphona au domicile privé du Ministre des Communications Fernand Delmotte.     

            Il dit à ce socialiste wallon, d’emblée approbateur, qu’il devait réparer les oublis de la Sabena et il lui demanda de faire préparer  un « réquisitoire gouvernemental » pour une personne, Bruxelles-Santiago, aller et, conclut –il, « même retour ». Une manière pour André Cools qui plaida ce jour là pour l’initiative industrielle publique de « faire la paix » avec un jeune journaliste dont il fit les années suivantes son collaborateur dans les relations avec les socialistes chiliens.                                                                                                                                                    

           Mon séjour chilien en mars-avril 1973, le rapport remis  à sa demande à Irène Pétry , secrétaire d’Etat à la coopération qui voulait justifier son choix d’enlever (alors que cela ne faisait pas l’unanimité au sein du gouvernement Leburton) une partie significative des crédits prévus pour Mobutu afin de les octroyer à Allende, long rapport que clôturait  une courte phrase : « En cas de malheur (renversement de l’Unité Populaire ) toute coopération devrait être supprimée ». Ce qu’elle fit après que le 11 Septembre 1973, elle dut rebrousser chemin à Buenos-Aires alors qu’elle se rendait  ce 11 Septembre là à la grande commission mixte belgo-chilienne dont l’ouverture à la Moneda fut empêchée par les bombardements du Palais présidentiel   ordonnés par Pinochet  avec le feu vert de Kissinger...

          Ce sont d’autres histoires mais elles expliquent pourquoi André Cools - lorsque le Secrétaire général du Parti Socialiste du Chili Carlos Altamirano dut sortir de la clandestinité et fut invité par  le P.S.B.-B.S.P. à venir quelques jours à Bruxelles -  me demanda d’accompagner ce responsable chilien lors de ses diverses entrevues à la F.G.T.B. chez Georges Debunne, à la C.S.C. chez Jef Houthuys, à la C.I.S.L., etc. Lors de la réunion boulevard de l’Empereur, André Cools et Josse Van Eynde les co-présidents du P.S.B.-B.S.P. demandèrent à Carlos Altamirano ce que les socialistes belges pouvaient faire spécifiquement pour leurs camarades chiliens. C’est alors que j’entendis pour la première fois le nom de Sergio Poblete. Altamirano expliqua : nous avions deux Généraux socialistes au sein de la Force Aérienne Chilienne, Bachelet  et Poblete, incarcérés par la junte putchiste peu après son golpe (coup d’État). Suite aux mauvais traitements qu’ils ont comme leur camarade le capitaine Vergara, subis, le Général Bachelet est  décédé d’une insuffisance cardiaque dans leur cellule. Nous voudrions, ajouta le Secrétaire Général du P.S. chilien, vous demander d’essayer de sauver Sergio Poblete que le Président Allende avait choisi comme Directeur Général de l’industrie lourde du Chili ce qui –  même sans les mines de cuivre dotées de leurs propres responsables – équivalait à un poste de niveau ministériel.                                                                                                                                                                           Nous vous le demandons à vous pour plusieurs raisons. D’abord parce que le camarade Poblete, fils d’un éminent juriste, franc-maçon aux options très sociales comme le fut aussi le Docteur Allende -  juriste représentant le Chili dans la branche de la Société des Nations dont est issu l’actuel Bureau International du Travail, a inscrit Sergio dans des études  en langue française d’ingénieur en aéronautique qu’il termina avec succès car  son trop jeune âge conduisit à ce que soit rejetée sa demande de faire partie des Brigades internationales qu’avec un compagnon, il était venu à vélo, depuis Genève, formuler à la frontière franco-espagnole.  Outre ses compétences linguistiques et scientifiques, Poblete a peut-être aussi l’atout pour une campagne chez vous d’avoir été l’aide de camp au Chili du Premier ministre démocrate-chrétien belge Théo Lefèvre lorsque celui-ci, à l’invitation insistante de l’ex-Président   Eduardo Frey, effectua une assez longue visite officielle au Chili. Enfin, comme Général chargé de l’acquisition des avions et du matériel de la Force Aérienne Chilienne, Sergio Poblete décida d’achats en Belgique qui lui valurent l’octroi par votre Gouvernement d’une haute distinction dans vos ordres nationaux ce qui devrait démontrer au besoin  sa parfaite honorabilité.  D’une même voix, l’un approuvant l’autre, Cools et Van Eynde répondirent que les Socialistes belges feraient tout ce qui serait en leur pouvoir afin de sauver Sergio Poblete.

            Une fois Altamirano parti, André Cools me demanda s’il pouvait compter  sur moi pour coordonner la campagne à mener pour Poblete, étant entendu que j’aurais carte blanche pour engager en ce domaine le Parti. J’ai répondu positivement à mon tour. Le premier objectif fut d’éviter  qu’après la mort de Bachelet, les Généraux félons ne choisissent de faire discrètement disparaître  Poblete. Pour éviter  cette discrétion, ce qui s’avéra essentiel ce furent la collaboration  de l’Ambassadeur de Belgique à Santiago Monsieur Panis qui avait déjà agi avec détermination et  courage pour mettre à l’abri des militants et personnalités recherchés par la Junte et celle de son Conseiller démocrate-chrétien Monsieur  Mineur qui accepta d’aller personnellement chaque jour demander à rencontrer ou à avoir des nouvelles du Général Poblete. Pendant ce temps là nous avons développé une campagne de presse allant de Radio Moscou à Radio Vatican (grâce à des communiqués rédigés différemment en fonction de chaque catégorie de destinatairer mais tous  rappelant Bachelet et appelant à la libération de Poblete. La veuve du Général Bachelet restait d’ailleurs affectueusement  proche de la famille Poblete.                                                                        

          Ayant milité avec son fils au sein du MUBEF (Mouvement universitaire belge des Etudiant s francophones), j’ai grâce à celui-ci obtenu un rendez-vous en soirée chez André Molitor, Chef de Cabinet du Roi. Je dus le convaincre de la justesse de notre  cause puisque peu après j’appris que le Roi Baudouin et la Reine Fabiola avaient envoyé deux lettres manuscrites en espagnol demandant à pouvoir faire accueillir en Belgique  un Général  qui avait reçu chez nous une haute distinction honorifique. Ce qui m’a révélé qu’une décoration pouvait être utile. L’ensemble de la campagne et en particulier cette démarche royale,  que je pense très peu fréquente, conduisirent la Junte à décider de « l’expulsion »  du Chili de Sergio Poblete. Informés grâce à notre Ambassade, comme  la famille  de Sergio Poblete, du jour et de l’heure de cette expulsion, nous avons obtenu qu’une hôtesse de l’air militante socialiste prénommée Lulu soit avec son plein accord affectée au vol Zaventem-Padahuel afin de s’occuper particulièrement du Général Poblete. Lulu alla même saluer l’épouse de Sergio, Nelly qui lui dit que son mari avant d’être incarcéré avait  enterré leur dernière bouteille de Champagne pour des jours meilleurs et qu’elle l’ouvrirait deux heures après l’heure prévue du décollage. A Padahuel, l’avion de la Sabena fut relégué en bout de piste après embarquement des passagers normaux, de leurs bagages et du frêt.  Deux auto-mitrailleuses précédant et  suivant un véhicule cellulaire s’approchèrent  des escaliers disposés à la porte de l’avion, un occupant fut poussé hors de l’espèce de fourgon, monta les marches et au sommet se retourna en narguant les domestiques de la junte, les saluant d’un poing levé et fermé ce qui – conformément aux instructions reçues en Belgique – amena Lulu à tirer brusquement à l’intérieur de l’avion, ce Général dangereux car risquant une rafale d’arme automatique. Dès qu’il fut installé dans le fauteuil lit qui lui avait été réservé, Sergio Poblete épuisé par des mois de traitements inhumains, s’endormit profondément. L’avion partit et deux heures plus tard Lulu réveilla le Général qui s’étonna d’être si vite tiré de son sommeil. En lui tendant une flûte de Champagne, Lulu lui expliqua qu’il devait déguster – comme le faisaient sa femme et  les leurs – ce Champagne qu’il avait  caché à Santiago et que la Belgique de son côté lui offrait avec joie. Sergio me confia que cette flûte resterait la meilleure de sa vie avec celle qu’il allait conserver au frigo jusqu’au décès de Pinochet. J’avais été envoyé à Zaventem où les formalités avaient été réduites au strict minimum et j’accompagnai Sergio dans les bureaux de la questure de la Chambre des Représentants où un jeune questeur député de Liège avait réuni la quasi totalité des parlementaires socialistes

Depuis nous avons connu avec Sergio beaucoup de moments forts et je voudrais en évoquer de manière la plus succincte possible une dizaine

1°) Nous avons lors d’une visite  à l’Université de Liège, remercié le Roi Baudouin de son intervention en faveur de Sergio Poblete. L’administrateur de l’U.Lg et mandataire socialiste Henri Schlitz évoquant la possibilité d’engager cet ingénieur aéronauticien  au service informatique de l’Université,  le Roi intervint en ce sens auprès du Recteur qui proposa avec succès ce souhait royal au Conseil d’administration. Ensuite Sergio Poblete travailla en y démontant ses compétences aéronautiques dans les cabinets ministériels de Guy Mathot puis de Jean-Maurice Dehousse mais l’âge de la retraite atteint, il ne put justifier d’années d’activités en Belgique lui donnant droit à une pension décente. Il vécut de maigres allocations sociales jusqu’au moment où après que Pinochet ait été d’assez longue date écarté du pouvoir les autorités chiliennes lui envoyèrent (discrètement pour ne pas braquer des responsables militaires promus sous et  par la Junte et bien sûr sans les arriérés !) le montant  de sa retraite d’officier.  

2°) Quand l’épouse de Sergio Poblete put le rejoindre à Liège, ma  femme et moi nous décidâmes de les recevoir à la maison. Un collègue de la Fondation André Renard Emile Delvaux, assistant social après avoir préalablement acquis ( en raison d’une obligation décrétée par la direction de l’orphelinat du Vertbois où il avait été placé enfant) un diplôme de l’école d’Hôtellerie de la Ville de Liège, accepta volontiers de choisir et de préparer un menu « digne de nos invités », qui resta dans les annales et dont à l’exception d’excellents vins je souviens encore : Homards à l’armoricaine, Gigue de chevreuil grand veneur,  un plateau des meilleurs fromages classiques et une grande Omelette norvégienne. A Chênée, nous avons de nombreuses années été actifs dans le domaine de la solidarité en organisant notamment des Noëls rouges pour les enfants des réfugiés politiques latino-américains (précédés de week-ends de collectes de porte à porte de jouets, vêtements,  nourriture et objets de bonne qualité)

3°) Pinochet avait envoyé comme Ambassadeur à Bruxelles le Général Nuño que Sergio Poblete nous décrivit comme ayant été un tortionnaire lors du coup d’État et après celui-ci, nous fournissant des détails précis : lieux, dates, noms de victimes etc… J’informais dans « Combat » sur les exactions de ce sinistre personnage et avec mon concours et surtout celui de Michel Melchior (qui devint Président  de notre Cour constitutionnelle et qui rechercha tous les antécédents de diplomates déclarés non grata - non désirés – par la Belgique depuis 1830, Jean-Maurice Dehousse interpella le Ministre des Affaires étrangères Renaat  Van Elslande (CVP). Tant par la pertinence de ses mises en cause du Ministre que par la supériorité de sa préparation et de sa documentation, il contraignit  ce Ministre à faire savoir à Santiago que s’il ne retirait pas de Bruxelles sans espoir de  retour cet Ambassadeur , il serait  contraint de le faire expulser. Exit Nuño, venceremos !

4°) Madame Allende venant à La Haye comme invitée d’honneur du Congrès de l’Internationale socialiste, Sergio Poblete demanda au Bourgmestre de Liège Edouard Close s’il souhaitait recevoir la Veuve du Président  du Chili. La réponse fut positive comme elle le fut aussi suite à ma suggestion (pourtant combattue par feu mon collègue Pierre Bernimolin alors Chef du Protocole) d’appliquer les mêmes règles que lors de la visite officielle d’un Chef d’Etat (présentation des corps constitués et nominalement de chaque membre du Conseil communal) sauf pour les drapeaux, seul celui en berne du Chili surmontant la porte d’entrée principale.  Cette visite se déroula à l’entière satisfaction de Mme Allende (« Tencha » étant son diminutif  affectueux. Sergio et moi étions allés la chercher  aux Pays-Bas et nous nous étions longuement arrêtés au retour à une grande exposition Rubens à Anvers. J’accompagnai aussi Mme Allende et Sergio chez feu le ministre alors socialiste des Affaires étrangères Henri Simonet. A condition de ne pas obtenir pendant la présidence belge de l’Union européenne une réaction unanime des États-membres ; la Belgique s’engageait  à descendre le niveau de ses relations diplomatiques en rappelant à Bruxelles l’Ambassadeur belge à Santiago. La réaction unanime des Européens fut impossible à obtenir le Royaume Uni venant  de choisir une amie de Pinochet pour le gouverner : Margaret Thatcher. Mais Simonet tint parole et  fit savoir à Edouard Close qu’il pouvait  annoncer ce retrait du Chili de l’Ambassadeur belge pour protester contre les violations des droits de l’homme. Cette annonce le Bourgmestre devait  la faire au Palazzo Vecchio à Florence lors d’une réunion des grandes villes du Monde solidaires des démocrates chiliens. Une grève d’Alitalia empêcha Edouard Close d’arriver en Toscane où  via Turin je me trouvais déjà en éclaireur.  Le Bourgmestre me chargea d’expliquer la décision belge. Annoncé par des trompettes qui ne devaient pas être de la renommée mais que jouaient  avec solennité des hérauts en tenues Renaissance, je pris la parole brièvement ce qui n’empêcha pas Madame Allende de se lever pour venir m’embrasser sous les applaudissements ? ni à mon retour à Liège d’être chaleureusement félicité par Sergio.

5°) Sergio voulait agir en informant – notamment en français – au sujet des multiples aspects de la résistance des démocrates chiliens. Il créa à cette fin un périodique Les Nouvelles du Chili. Vu son statut de réfugié politique, je lui ai conseillé de ne pas en être l’éditeur responsable  afin de ne pas donner d’angle d’attaque à des réactionnaires mal intentionnés. Il me proposa de le devenir mais je lui répondis qu’il y avait des personnalités bien plus notables. A qui penses-tu ? me demanda-t-il. Je répondis : A celui qui fut mon prof de critique historique et  qui sur son expérience des camps de concentration nazis, a écrit un livre remarquable « A l’ombre de la mort ». Il s’appelle Léon-Ernest Halkin et  habite une jolie maison  qui sur les coteaux du Péry domine Liège. Allons le voir, me dit Sergio.  Je pris rendez-vous. Nous y allâmes. Le Professeur nous attendait. Nous lui avons exposé à deux voix l’objet de notre démarche et avons conclu en lui demandant de nous poser toutes les questions qu’il jugerait utiles. Il nous répondit : Je n’en poserai aucune. Et  il ajouta : C’est évidemment un  grand honneur pour moi d’accepter d’être votre éditeur responsable.

6°) Hélas l’émotion est parfois beaucoup plus tragique. Sergio considérait que son rôle de fournisseur de la Force Aérienne chilienne impliquait d’empêcher Pinochet et consorts de recevoir ce que précédemment il achetait. Parfois en raison des liens d’amitié créés, plus rarement sous la menace des conséquences post-pinochettistes d’une collaboration normalisée avec la Junte , il obtenait des réactions non négligeables comme la non-fourniture de pièces détachées indispensables aux vols de certains types d’avion. Un des fils de Sergio était devenu comme son père officier de la FACh et il avait après le golpe été relégué le plus loin possible de Santiago. Il reçut l’ordre d’effectuer un vol. L’avion qui lui avait été destiné n’avait pas été réparé et  dès lors s’abattit tuant son pilote.

Telle est l’odieuse réalité du fascisme.  Aujourd’hui et demain encore,  les responsables survivants d’actes d’une telle barbarie devraient être traînés en justice.

7°) D’une santé chancelante, profondément affectée pat les conséquences du coup d’État, irréversiblement blessée par des horreurs comme l’assassinat d’un de ses fils, l’épouse de Sergio Nelly décéda elle aussi.        

Dans ses terribles malheurs, Sergio eut la grande chance de pouvoir compter d’abord sur sa fille Monica artiste aux talents remarquables (tant en ce qui concerne la sculpture que la peinture) , militante des droits de l’homme (et de la femme !), arrivée en exil comme jeune épouse de Rafaël Cantillana (je les ai d’abord connus quand Rafaël terminait ses études d’ingénieur à Mons avant d’aller travailler à la Compagnie intercommunale liégeoise des Eaux - la CILE- dont cet  ingénieur vient d’être retraité comme Directeur de la qualité des eaux). Monica et Rafaël ont deux enfants Andres (auquel sa compagne a donné l’arrière petit-fils de Sergio, Bruno et qui international belge de rugby dans un passé récent, s’est orienté comme son père vers la CILE)  et la charmante Beatriz  qui après des études d’esthétique et  d’architecte d’intérieur a trouvé un compagnon et  cherche à progresser dans ses fonctions professionnelles. Cette famille  a été rejointe par une dame seule habitant un appartement (qu’elle a gardé) dans le building du Quai Saint-Léonard où Sergio et Nelly puis Sergio seul habitaient de longue date. Prénommée Rosemary cette dame a donné quelques coups de main, s’est liée d’amitié  avec Sergio dont elle est devenue l’attentive et  souriante compagne.

8°) Lors d’une visite officielle de l’Ambassadeur du Chili à Liège (où le discours du Bourgmestre parla trop et trop élogieusement de moi) Sergio Poblete fut fait – un des premiers – «citoyen d’honneur» de la Ville de Liège. Il en était fier mais c’était incontestablement justifié car il fut assurément dans la seconde moitié du XXème siècle le plus emblématique  réfugié politique accueilli par la Cité ardente ce qui m’a amené à suggérer qu’une voirie de notre ville porte son nom.

9°)  Un Monsieur est venu sonner au 36 H 13 Quai Saint-Léonard à 4000 Liège. Sergio Poblete a ouvert la porte d’entrée du building et celle de son appartement.  Le Monsieur s’est présenté : c’était le précédent Ambassadeur du Chili à Bruxelles. Il remit à Sergio pour lui et pour sa fille deux passeports chiliens (ce qui confirmait la nationalité dont la Junte avait déclaré vouloir priver le Général Poblete pour ses actions hostiles ce qui avait conduit  Sergio à déclarer à la TV : « Je suis né Chilien, je vis en Chilien et je mourrai en Chilien tandis que Pinochet est né fasciste, vit en fasciste et mourra en fasciste ») et deux billets d’avion aller-retour en business classe Bruxelles- Santiago. En outre, une lettre de la présidente élue du Chili Michelle Bachelet invitait le Général Poblete et sa fille Monica à sa prestation de serment  lors de son entrée en fonctions. Monica et moi notamment, nous avons dû insister pour que Sergio accepte l’invitation dans son pays qui n’avait pas condamné Pinochet pour ses crimes. Il m’a été dit que l’accueil à Santiago fut excellent et que le représentant de la Belgique André Flahaut alors Ministre de la Défense fut très prévenant  à l’égard du Général et de sa fille. La Présidente descendit de son estrade  et vint embrasser le compagnon de cellule de son père. Autre surprise de Madame Bachelet : elle avait attribué la place de secrétaire d’Etat à la Force Aérienne Chilienne adjoint au Ministre de la Défense à un inconnu : Raoul Vergara. Mais peut-être vous souvenez-vous du capitaine qui avait été torturé avec les Généraux Bachelet et Poblete .

10°) Invité à la fête donnée pour les 90 ans de Sergio Poblete (où je n’ai pas reconnu de mandataires élus mais essentiellement des militants de base), je suis resté en contact  avec le Général par  téléphone et même parfois par  lettre. Nous nous sommes revus de temps à autre. Pour la dernière fois avec mon épouse peu avant notre départ prévu de longue date à l’étranger  quand informé par Monica ? nous avons eu le privilège de nous entretenir avec lui à la Clinique André Renard à Herstal alors qu’il était lucide et fraternel. Monica et  Rosemary raccompagnaient  un professeur chilien à l’Université d’Anvers puis passaient le cornet du téléphone à Sergio pour qu’il puisse s’entretenir quelques minutes avec celui qui fut le principal conseiller d’Allende Juan Garces qui appelait pour la deuxième fois depuis Madrid.

Ce mercredi 30 Novembre ne pouvant me trouver à Robermont où Sergio Poblete doit être incinéré j’ai voulu manifester en écrivant  ce témoignage toute l’estime et toute l’affection que j’éprouvais à l’égard d’un homme qui a beaucoup compté dans ma vie.

Jean-Marie Roberti 29/11/2011.

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jeudi, 17 novembre 2011

Un arrêt de la Cour constitutionnelle confirme la loi burqa.

       Athée, Élisabeth Cohen n’apprécie pas la loi du 1er juin visant le port de tout vêtement cachant totalement ou de manière principale le visage, loi  adoptée en suite de la  proposition du calidifontain Daniel Bacquelaine. En septembre, par requête à la Cour constitutionnelle, Élisabeth Cohen  a demandé la suspension voire l’annulation de cette loi dite loi burqa.

       Femme belge, vivant en Belgique et athée, la requérante observe notamment que cette loi est de nature à affecter sa liberté de se vêtir, de s’exprimer par ses vêtements, sa liberté individuelle et son droit de circuler librement sur la voie publique sans devoir renoncer à d’autres droits. Autre argument, elle estime avoir intérêt à vivre dans une société qui ne discrimine pas les minorités religieuses.  Considérant que cette loi est un appauvrissement culturel,  contraire à la liberté de religion qui constitue l’un des fondements d’une société démocratique. La requérante souligne que, selon la Cour européenne des droits de l’homme, la liberté de religion constitue aussi un « bien précieux » pour les athées.

        Après en avoir délibéré, ce 17 novembre, la Cour constitutionnelle  a débouté Élisabeth  Cohen qui  ne prouve pas à suffisance que l’application immédiate de la loi du 1er juin 2011 risque de lui causer un préjudice grave difficilement réparable.

20:30 Écrit par Pierre André dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

samedi, 29 octobre 2011

Jean-Maurice Dehousse se livre à un vaste tour de la situation politique actuelle.

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        Jean-Maurice Dehousse demeure très actif en dépit de ce qu’il soit officiellement à la retraite politique. Il y a quelques temps, il publie une communication dans la rubrique Débats de notre consœur La Libre intitulée Et après l’’Euro ? Conscient de la perte de diffusion de la presse quotidienne francophone belge, il a choisi de faire parvenir cet article via un message aux amies et amis. Jean-Maurice Dehousse leur avoue ne pas être sûr que vous soyez des fidèles lecteurs et lectrices de La Libre, quelque pluraliste qu’elle soit devenue,

        Mais comme mine de rien, le week-end passé (22 octobre) a marqué un tournant important et significatif dans l’histoire de l’Europe, Jean-Maurice Dehousse se livre à un vaste tour de la situation politique actuelle – expression que nous a, si souvent, seriné André Cools à La Populaire à l’issue de réunion du PSB interdite à la presse.

        Premier point, l’euro, l’Europe. Un chapitre important que Jean-Maurice Dehousse conclut par ces mots : vous m’avez vu et entendu traiter de tout ceci pendant des années mais c’est une victoire amère de constater qu’on a eu raison trop tôt.  Et cela n’empêche personne de prendre les mêmes pour recommencer (en rejetant MONTEBOURG et MELENCHON par exemple).

       Deuxième point, fermeture du chaud à Liège. Ici encore, je ne regrette pas d’avoir eu raison trop tôt en défendant avec bec et ongles le maintien de la minorité de blocage détenue par la Région Wallonne (à quel prix !) mais les Princes qui nous gouvernaient, en particulier Robert COLLIGNON et son Chef de Cabinet, n’ont rien voulu entendre (et la Fédération de Liège n’a rien fait pour empêcher l’abandon, feu le Bourgmestre de Seraing ne m’ayant pas suivi). Hier, tous ceux qui ont bradé Cockerill se retrouvaient à Seraing  à manifester avec les syndicats,( …) et avec les malheureux licenciés, qui n’en peuvent évidemment rien et croient de bonne foi MITTAL seul coupable.  Il y a quelques jours, comme on réclamait « la nationalisation » (au nom de quelle nation ?), Jean-Claude MARCOURT, par ailleurs bon Ministre, a répondu au vol : « les traités européens ne le permettent plus ».  Je n’en suis pas si sûr, mais si c’est vrai, alors pourquoi les a-t-il défendus et votés ?

        Troisième point, DEXIA ; Enfin, après avoir persuadé les Socialistes de vendre le Holding Communal et la Caisse Générale d’Epargne et de Retraite ou C.G.E.R. au nom de la modernité, l’Etat belge a non pas « acheté » mais « racheté » (personne ne le dit) DEXIA. Il faut entendre REYNDERS pontifier que «la banque des Communes n’a pas à jouer en bourse avec l’argent des citoyens » alors que c’est précisément  pour permettre à ses amis de le faire que les Libéraux ont liquidé les deux grandes institutions belges de crédits et pour, ce sont les mots de NARMON (ancien Directeur du Crédit Communal et fossoyeur de la Ville de Liège), « faire de DEXIA le premier au monde ! » (textuel). (…)  Soit cent ans de gestion publique sans aucun problème, et la catastrophe après moins de vingt ans de gestion du privé dans les deux cas.

Magnifique effort aussi de la plupart des communes wallonnes (sauf les malignes dont Soumagne : on voit la griffe de Charles JANSSENS) pour « recapitaliser le Holding (donc DEXIA) sur base de la promesse d’un intérêt à 13 % ».  On croit rêver.  Résultat : une nouvelle Bérézina ! (…)  Quelle est la triple buse de l’Institut Emile Vandervelde qui a conçu (ou au moins avalisé) cette désastreuse opération ? (…) En attendant, la Région Wallonne ne dispose toujours pas d’une institution de crédit sérieuse.  Et je ne suis pas seul à le penser et de citer l’article publié le 25 octobre par le député Marc Bolland, dans L’Écho sous le titre explicite un bras financier pour la Wallonie.

19:51 Écrit par Pierre André dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mercredi, 26 octobre 2011

Le sixième testament de Philippe Monfils !

        En 1985, lorsque le Liégeois Philippe Monfils est devenu Ministre-Président de la Communauté française, il répondu les SAS en question d’un journaliste s’enquerrant de ses lectures préférées. Se revendiquer  lecteur de Son Altesse Sérénissime, Prince Malko Linge alors qu’il est en charge de la Culture, a paru, à l’époque, un blasphème. Les fondamentalistes n’ont guère le sens de l’humour.

        Aujourd’hui, l’ancien Ministre-Président persiste et signe. L’accord constitutionnel d’Élio Di Rupo conciliant l’inconciliable est qualifié par Philippe Monfils de Sixième Testament. Rien d’irrévérencieux dans cette appellation. Le Tunisien Tertullien a choisi, au IIIe siècle, le même mot Testament de préférence à Alliance lors d’une traduction. La différence entre Tertullien et Philippe Monfils ? L’un évoque l’Ancien et le Nouveau Testament - ils ont tous deux le même dessein et la même suite -, l’autre sait pertinemment que le Sixième Testament sera suivi de numérotation allant croissante !

19:12 Écrit par Pierre André dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

samedi, 15 octobre 2011

En Tunisie, un(e) citoyen(ne) sur mille est candidat(e) à l'élection de l’Assemblée nationale constituante, le 23 octobre.

        Dès lundi, à Tunis, avenue Mohammed V, affluence de journalistes étrangers et tunisiens venus se faire accréditer au Palais des Congrès en vue de suivre les premières élections libres du pays, ce dimanche 23 octobre. Au lendemain de la Révolution du Jasmin du 14 janvier 2011 – révolution qui marque le début du Printemps arabe – la Tunisie s’est préparée à cet événement fixé initialement au 24 juillet.

       Sur sept millions d’électeurs potentiels, 4.100.812 se sont inscrits sur les listes électorales auxquels s’ajoutent 300.000 d’expatriés. Toutefois, l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE) prévoit que le nombre d’électeurs n’excédera pas les trois millions et demi accueillis dans 7692 bureaux de vote dont 479 à l’extérieur du pays. En Belgique, huit bureaux de votes sont prévus - chiffre éventuellement porté à treize si l'ISIE marque son accord. Un bureau de vote est fixé à Liège.

        Il n’y pas moins de 11.686 candidats à briguer les 217 sièges de l’Assemblée nationale constituante (199 élus par les Tunisien(ne)s résident(e)s au pays et 18 par les expatrié(e)s). À la grosse louche, il est exact de dire qu’une Tunisienne ou un Tunisien sur mille est candidat(e) ! Plus d’une centaine de partis sont en lice. Un sondage réalisé, en arabe, via le téléphone, par Opinion WayTunisia, en partenariat notamment avec la chaîne privée Nessma TV – marge d’erreur 2 à 3 points – place en première position Ennahda (25% des votes) suivi à 16 %  par le Parti Démocratique Populaire (PDP) et à 14% par le Forum démocratique pour le travail et les libertés (FDTL). Ce dernier parti, membre consultatif de l’Internationale socialiste, est également connu sous le nom de Ettakatol.

       Une stricte parité femme/homme est imposée sous forme d'alternance. C'est le système fermeture éclair. Toutefois, le nombre de femmes têtes de liste est moindre que celui d’hommes occupant la même position. A peine 6 %. .. Le contraire semble encore être loin à venir ! La campagne électorale s’est déroulée à peu près normalement jusqu’au vendredi 14 octobre. Envoyé spécial du quotidien El Watan, notre confrère Ali Benyahia écrit : La Tunisie a connu, hier, un événement politique majeur qui risque d’affecter largement le sort de sa première élection démocratique du 23 octobre, née de la Révolution du jasmin du 14 janvier qui a chassé Ben Ali du pouvoir. Une marée humaine a en effet déferlé sur les rues de la capitale pour éructer sa bourrasque de colère sur Nessma TV, qui fait l’objet d’une polémique et de menaces sans pareilles depuis qu’elle a eu l’outrecuidance de montrer un film jugé par les salafistes tunisiens comme une atteinte à la foi des musulmans (…) il s’agit du fait politique le plus significatif depuis le lancement du processus électoral.

       Suspecté d’être à l’origine de ce mouvement, Rached Ghannouchi,  président d’Ennahda le parti islamiste le mieux organisé, s’est défendu en déclarant :  les Tunisiens descendus aujourd'hui par dizaines de milliers dans la rue pour protester contre les provocations lancées par certains médias demeurent les seuls défenseurs de l'Islam et n'ont aucun besoin de tuteurs (…) Notre parti défend la liberté d'expression et respecte les libertés individuelles. Il est à noter que dans la circonscription de Tunis 2, la tête de liste d’Ennahda est une femme non voilée mais c’est une femme militante et honorable.

       Il est prématuré d’imaginer que la Tunisie soit sur le chemin de l’Iran. Toutefois, il est significatif que le projet du gazoduc Galsi reliant l’Algérie à l’Italie via la Sardaigne va recevoir prochainement l’approbation du gouvernement italien bien décidé à en accélérer la réalisation. Pour l’instant, l’Italie reçoit annuellement ses huit milliards de mètres cube de gaz algérien via le gazoduc Transmed allant de l’Algérie à la Sicile en passant par la Tunisie sur 370 km. Ce tracé tunisien a fait l’objet d’un sabotage en juillet dernier à hauteur de Zaghouan.


Ajout au 20 octobre 2011

Alors que le premier Tunisien expatrié a déposé son bulletin de vote le 20 octobre à 7 heures du matin en Australie, le résultat définitif des premières élections ne sera connu que le samedi 29 octobre. Des résultats partiels seront disponibles dès le lundi 24 octobre.

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mardi, 11 octobre 2011

Les Fédéralistes démocrates francophones sont authentiquement fédéralistes, authentiquement démocrates, authentiquement francophones.

 

Logo FDF bis.jpg

       Le Centre culturel d’Auderghem s’est imposé comme lieu du premier Congrès des Fédéralistes démocrates francophones (FDF) depuis que les instances dirigeantes du parti ont dû prendre la responsabilité d’affirmer la pleine autonomie du parti pour qu’il puisse regarder l’avenir en face comme l’a rappelé le Président Olivier Maingain. Non seulement le décor est amarante mais l’assistance est aussi dense qu’au temps de la Madeleine. Il est vrai que les circonstances politiques que nous vivons sont comparables à celles qui ont justifié la création du FDF. Nous aurions profondément trahi notre engagement politique fondamental en acceptant l’évolution institutionnelle actuellement négociée, annonciatrice de lourdes menaces pour Bruxelles et la Wallonie et destructrice de l’Etat fédéral.

De plus, le Centre culturel d’Auderghem est équipé  d'une boucle d'induction dans l'auditorium, qui permet à toutes les personnes malentendantes de bénéficier  d’une audition parfaite. Parfois, mais ailleurs, il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre et plus encore comprendre…

        Premier des six orateurs, Didier Gosuin, Député-Bourgmestre d’Auderghem dans un discours témoignant d’une réelle perspective historique s’insurge contre la qualification extrémiste attribuée au FDF par certains journalistes et politologues ; Respecter les droits des gens, ce n’est pas être extrémiste. Défendre la démocratie et la solidarité intrafédérale ce n’est pas être extrémiste. Respecter la parole donnée aux électeurs, ce n’est certainement pas être extrémiste (…) les trois premières communes bruxelloises qui ont développé, à Bruxelles, des programmes d’immersion linguistique en néerlandais dans les écoles communales, sont toutes FDF.  Alors j’ai envie de dire à ces « observateurs » de la vie politique : ça suffit. Ça suffit de nous stigmatiser parce que nous exprimons une opinion différente de la pensée unique, de cette soupe idéologique PS-CDH-Ecolo-MR qui contient aujourd’hui tellement d’ingrédients qu’elle n’a plus aucun goût… si ce n’est le goût amer du renoncement

        Autre extrait du discours de Didier Gosuin : Le 10 septembre dernier, Guy Spitaels, qui n’est certainement pas un ami des FDF, déclarait dans le Soir : « il n’y aura aucune solution dans le fait de céder toujours. Vous achetez l’armistice pour 18 mois… ». Je suis autant frappé par la cécité de nos dirigeants lorsqu’ils exercent les plus hautes fonctions que par leur clairvoyance lorsqu’ils s’éloignent de la vie politique active. C’est comme si dans les partis traditionnels, la clairvoyance ne pouvait naître que sur le terreau des erreurs cumulées. Et Guy Spitaels est tout sauf une exception. Et de citer Jean Duvieusart, cet ancien Premier Ministre PSC ou cet ancien Vice-Premier Ministre Socialiste du Gouvernement Lefèvre - le gouvernement auteur des terribles lois linguistiques de 62 – prit la plume dans le Soir et publia, le 16 octobre  1971, un article célèbre intitulé  « Les yeux qui s’ouvrent ». Cet homme, c’est Paul-Henri Spaak…

        Se succèdent ensuite à la tribune Damien Thiery – le bourgmestre non nommé de Linkebeek qui, dimanche 16 octobre, va représenter le FDF à la 35ème Fête du Peuple Fouronnais -, Corinne François, Première Échevine de Drogenbos,  Monique Félix, conseillère communale FDF à Sambreville et le Schaerbeekois Bernard Clerfayt, Secrétaire d’Etat à la Modernisation du Service public fédéral Finances, à la Fiscalité environnementale et à la Lutte contre la fraude fiscale, adjoint au Ministre des Finances.

        Le discours de clôture de cet important Congrès revient au Président Maingain. Extraits ; Les négociateurs francophones ont commis une double faute en acceptant les conditions de la négociation telles qu’exigées par les partis flamands.  Une faute politique car ils ont accepté que la formation du gouvernement belge soit rendue impossible aussi longtemps que les partis flamands n’obtenaient pas satisfaction sur leur cahier de revendications institutionnelles.   Cette prise en otage du gouvernement belge pourra être réitérée après chaque élection législative dès lors que les partis flamands estimeront que toutes affaires cessantes, ils doivent forcer de nouvelles avancées vers une plus grande autonomie de la Flandre.(…)

La faute morale est encore plus pénible car plus révoltante.  Pour tenter de gagner du temps face à la montée du confédéralisme, cette antichambre du séparatisme, - et les plus optimistes annoncent tout au plus dix ans de répit, - les négociateurs francophones ont accepté l’injustice.  Ils se sont résignés à abandonner définitivement en Flandre les 150.000 Francophones de la périphérie qui seront bien démunis pour faire face aux nouvelles mesures discriminatoires des autorités flamandes.  Ils se sont résignés à ne plus exiger pour ces 150.000 Francophones la protection qu’offre la Convention-cadre sur la protection des minorités nationales.  Ils se sont résignés à la confirmation du carcan qui enferme Bruxelles en Flandre et qui prive la région centrale du pays de l’indispensable lien territorial avec la Wallonie.  Ils se sont résignés à ne pas exiger sur-le-champ le respect de la démocratie dans trois communes dont les bourgmestres ne sont toujours pas nommés.  Ils se sont résignés à ne pas donner à Bruxelles un véritable statut de région à part entière.  En somme, ils se sont résignés à ne pas respecter les engagements qu’ils avaient pris devant les électeurs de la manière la plus solennelle, tant en 2007 qu’en 2010.

09:15 Écrit par Pierre André dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

dimanche, 07 août 2011

Sur le chemin de l'évolution des Provinces, la supracommunalité.

       La déclaration de politique régionale wallonne 2009-2014 est une brique de plus de 250 pages. Intitulée  Une énergie partagée pour une société durable, humaine et solidaire, un des chapitres déclare s’appuyer sur les pouvoirs locaux notamment en réformant les provinces pour renforcer leur efficacité et pour organiser la supracommunalité. Cette réforme doit se réaliser en deux étapes  et vise à faire évoluer l’institution provinciale à terme et après révision de la Constitution, en communauté de territoires adaptée comme entité de gestion des intérêts supra-communaux, de pilotage politique des intercommunales, de soutien aux politiques communales et de déconcentration de missions régionales et communautaires dans le cadre des stratégies établies par la Région et/ou les Communautés.

       En Pays de Liège, les 84 communes et la Province se sont regroupées en Coordination provinciale des pouvoirs locaux. C’est un choix volontariste d’approfondir la supracommunalité en faisant évoluer les structures actuelles et y en affectant des moyens propres, sans engendrer de charges supplémentaires pour le citoyen. Ce modèle s’articule sur deux niveaux  une coordination à l’échelle provinciale pour les matières et les projets dont la portée dépasse les limites des arrondissements. La province et son million d’habitants atteignant en effet la taille critique d’une métropole européenne  une réalité supracommunale au niveau de chaque arrondissement, qui préfigure les futures communautés urbaines, d’agglomération et de communes.

       Les mots les plus importants sont certes sans engendrer de charges supplémentaires pour le citoyen. Comment la Coordination provinciale des pouvoirs locaux va-t-elle agir ? La Province, dès 2012, va réorienter - toutes choses étant égales par ailleurs – 20 % de sa dotation du Fonds des Provinces. Cette somme va servir à payer les intérêts d’un emprunt destiné à financer des projets supracomunaux.

       Exemples de projets supracommunaux : les transports publics, la planification de l’aménagement du territoire et de la mobilité, le domaine hospitalier, les grandes actions et infrastructures culturelles et sportives, ou encore les politiques de mutualisation des moyens en soutien des communes.

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dimanche, 24 juillet 2011

Député(e) : un boulot rempli de surprises...

       Être membre de la Chambre des Représentants, ce n’est pas seulement constituer une majorité gouvernementale  ou non (ce sont les électeurs  puis les négociateurs gouvernementaux qui en décident. Cette décision peut être longue à se déterminer. Actuellement, en Belgique, nous sommes champion du monde, toutes catégories confondues – monarchies constitutionnelles, républiques et même dictatures  - en lenteur à nous déterminer),  contrôler la politique gouvernementale, contrôler les finances publiques, légiférer, s'informer sur la gestion de l'Etat. Mais, comme le rappelle fort à propos le site de la Chambre - www.lachambre.be –, c’est aussi s’occuper de nombreuses autres tâches ...
       Ainsi, la députée fédérale liégeoise Linda Musin est pour l’instant confrontée à ce problème, exprimé sur Facebook : Bonjour madame musin, dites vous ne savez pas ou je pourrais vendre ma Peugeot 308 c'est une 2009...? Merci a vous !

 

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mardi, 12 juillet 2011

Quand Jean-Maurice Dehousse exprime tout haut ...

        L’excellent Wallon qu’est Jean-Maurice Dehousse est fâché, très fâché même par les propos tenus par Rudy Demotte, le 11 juillet 2011. Qu’a dit Rudy Demotte, actuel Ministre-Président de la Région Wallonne et de Fédération Wallonie-Bruxelles et futur Bourgmestre de Tournai, ville illustre par Clovis, premier Roi des Francs ? Il a cru bon, en effet, de déclarer avec la solennité qui entoure les conneries publiques que « la nation était dépassée car c’était une idée du dix-neuvième siècle ».

       Jean-Maurice Dehousse n’exprime pas souvent en public ses désaccords avec le négociateur de son parti car  une règle d’or de la négociation est que l’on n’affaiblit pas le négociateur qui négocie en votre nom, car sinon on fait objectivement le jeu de son adversaire.

       Jean-Maurice Dehousse a violé cette règle d’or en 1988 quand il est devenu clair pour moi que les négociateurs qui négociaient au nom des Wallons, et d’abord les socialistes, trahissaient volontairement ou non nos intérêts collectifs en acceptant des clés de répartition nuisibles pour nous.  J’ai cru de mon devoir de le dire, et je l’ai dit, en assumant toutes les conséquences.  J’ai annoncé que la loi de financement que l’on négociait était désastreuse.  Mon excellent  collègue Philippe MOUREAUX, négociateur lui aussi, a répondu qu’elle était « inespérée ».  Les faits ont jugé : deux ans plus tard, les enseignants découvraient qu’on ne pouvait plus les payer.  André (COOLS) aurait dit en d’autres temps « tu avais le tort d’avoir raison trop tôt ».  J’ai toujours préféré avoir raison trop tôt que trop tard.

       Fidèle à ses convictions, Jean-Maurice Dehousse - ancien Ministre-Président de la Région Wallonne, militant Wallon -  viole à nouveau la règle d’or. Certes le Cde Rudy DEMOTTE (…) ne négocie pas, pas plus du reste que la Présidente du Parlement Wallon.  La parole est confisquée par la junte des présidents de partis.  En quelque sorte, c’est la démocratie occultée.  Mais, pour intéressante qu’elle soit, c’est une autre histoire.

       Plutôt que de résumer – traduttore, traditore les réflexions de l’ancien Bourgmestre de Liège nous préférons vous livrer – en exclusivité de la presse locale, nationale et internationale – l’intégralité de la lettre :

 Liège, le 12 juillet 2011

 

 

VIVE  LA  NATION !

 

 

« L’armée (républicaine), pleine d’enthousiasme et déjà aguerrie par une canonnade de quatre heures, répondit aux paroles de son général par des cris multiples de « Vive la Nation ! »

                                                                                         Valmy, 20 septembre 1792

 

« D’aujourd’hui et de ce lieu date une ère nouvelle dans l’histoire du monde »

                                                                                              GOETHE à Valmy

 

* *  *

             Une règle d’or de la négociation est que l’on n’affaiblit pas le négociateur qui négocie en votre nom, car sinon on fait objectivement le jeu de son adversaire.

 

            J’ai toujours respecté ce principe sauf en 1988, quand il est devenu clair pour moi que les négociateurs qui négociaient au nom des Wallons, et d’abord les socialistes, trahissaient volontairement ou non nos intérêts collectifs en acceptant des clés de répartition nuisibles pour nous.  J’ai cru de mon devoir de le dire, et je l’ai dit, en assumant toutes les conséquences.  J’ai annoncé que la loi de financement que l’on négociait était désastreuse.  Mon excellent  collègue Philippe MOUREAUX, négociateur lui aussi, a répondu qu’elle était « inespérée ».  Les faits ont jugé : deux ans plus tard, les enseignants découvraient qu’on ne pouvait plus les payer.  André (COOLS) aurait dit en d’autres temps « tu avais le tort d’avoir raison trop tôt ».  J’ai toujours préféré avoir raison trop tôt que trop tard.

          Mais la règle reste la règle, et depuis douze mois je la respecte scrupuleusement.  Ce n’est pas toujours facile : il y aurait tant à dire !  Tant pis.  Il faut savoir attendre.

          Aujourd’hui les Wallons, et plus généralement les Francophones, sont confrontés à un problème plus simple.

          Le Ministre-Président de la Région Wallonne, le Cde Rudy DEMOTTE, par ailleurs aussi Ministre-Président de la Communauté Française, ne négocie pas, pas plus du reste que la Présidente du Parlement Wallon.  La parole est confisquée par la junte des présidents de partis.  En quelque sorte, c’est la démocratie occultée.  Mais, pour intéressante qu’elle soit, c’est une autre histoire.

         Elle nous permet cependant de nous exprimer.  Profitons-en tant qu’il en est temps encore.

 

            Le susdit Ministre-Président de la Région Wallonne vient de proférer ce que par pure politesse, on appellera une ânerie monumentale, qui lui vaudrait d’être « busé » (recalé, repoussé) dans n’importe quelle université digne de ce nom. 

            Il a cru bon, en effet, de déclarer avec la solennité qui entoure les conneries publiques que « la nation était dépassée car c’était une idée du dix-neuvième siècle ».

            Vraiment ?

           Dès qu’on a pu traduire la Bible, notamment en anglais, le texte nouveau fit dire par Jésus aux Apôtres d’aller enseigner « aux nations ».  Saint-Paul, même en français, est devenu l’« Apôtre des Nations ».  C’était le 19e siècle ?

            Quand les Révolutions Américaine et Française ont secoué le monde et que des patriotes sont morts à Lexington, à Concord, à Valmy, à Jemappes (dont DEMOTTE doit tout de même avoir entendu parler) en criant « Vive la Nation ! », c’était au 19e siècle ?

            Le Ministre-Président n’a vraiment jamais entendu parler des « Nations-Unies », dont la Charte fut signée en 1944 (après, du reste, l’expérience de la Société des Nations introduite par le Traité de Versailles), c’était au 19e siècle ?

            Liège s'enorgueillit d’avoir fait partie du « Saint Empire Romain de la Nation Germanique », c’était aussi au 19e siècle ?

             On peut multiplier les exemples à l’infini.  Il n’y a qu’à se baisser - - ou se souvenir.

*

*           *

             Par ailleurs, qu’est-ce que c’est que cette idiotie, assez répandue du reste, mais ce n’est pas parce que chacun ou presque croyait la terre plate qu’elle l’était, qu’à la différence du vin qui bonifie avec le temps (chez DEMOTTE aussi je suppose), les idées s’étiolent nécessairement en vieillissant ?

 

            Le XIXe siècle, c’est entre autres choses, un éveil formidable de l’esprit scientifique.  Pour ne citer qu’un exemple, c’est PASTEUR et la découverte du vaccin contre la rage.  Dépassé, PASTEUR ?  Dépassé, DARWIN et sa théorie sur l’évolution des espèces ?  Dépassé, FREUD ?

             Dépassé, LAVOISIER, parce que guillotiné au XVIIIe siècle ?

            Dépassé, Isaac NEWTON ?

             Les exemples sont - - évidemment - - encore plus nombreux.  On croule sous l’avalanche.

              Mais si les idées du XIXe siècle sont automatiquement dépassées, que dire des idées plus anciennes ?

              Dépassé, l’Islam (VIe et VIIe siècle) ?  Dépassé, Gautama Bouddha (Ve ou VIe siècle) ?

              Dépassé, le Christianisme (2.000 ans) ?

              Dépassée, la démocratie, apparue en Grèce du temps de Périclès  (né à Athènes vers 495 avant le Christ) ?

              Faut-il vraiment en rajouter pour convaincre ?

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*           *

              OUI, la nation flamande existe, et l’immense majorité des Wallons et des Wallonnes le savent.  Et pour ceux qui ne le savent pas (les Présidents des Gouvernements Wallons par exemple), qu’ils lisent la déclaration de François PERIN, quittant le Sénat en décembre 1980 en soulignant qu’il n’y avait plus qu’une nation en Belgique : la nation flamande.

               OUI, je le répète, la nation flamande existe et, comme toute nation, mérite le respect - - jusqu’au moment, où comme bien d’autres, elle se fait arrogante, prussienne en somme, se prend pour le nombril du monde et casse les pieds (au propre et au figuré) à ses voisins, par exemple en leur volant des territoires ou en voulant le faire.

                C’est même une des causes  du « mal belge » que la nation flamande existe dans toute sa plénitude alors que la nation wallonne n’existe pas, pour une foule de raisons dont les niaiseries de trop de ses dirigeants, perdus dans le campanilisme comme Hannibal à Capoue.

                On pourrait croire que tout Ministre-Président de la Région Wallonne sait cela.  Aujourd’hui, nous constatons qu’il n’en est rien.  Alors on baisse la tête en rougissant de honte, ou on parle, on crie pour tenter de réveiller ceux qui dorment et surtout pour ne pas être complice.

                Voilà pourquoi j’ai décidé de parler, non par forfanterie, mais parce que j’ai plus de respect pour ceux qui sont morts pour nous avoir défendus.  Eux.

                 Puisque M. DEMOTTE  travaille parfois à Namur, qu’il aille se recueillir sur la tombe de François BOVESSE.

Jean-Maurice DEHOUSSE

Ancien Ministre-Président de la Région Wallonne

Militant Wallon

 P.S. :  Rudy, ne le répète pas mais le socialisme est une conception qui nous vient droit du 19e siècle.  Si tu n’y crois plus, dis-le nous et reste chez toi.  Salut et Fraternité.

 

18:55 Écrit par Pierre André dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

dimanche, 10 juillet 2011

Tout connaître sur le financement de la RTBFbe.

       Une étude sur le financement de la RTBFbe a été réalisée et le rapport final rédigé. Le document référencié 236 (2010-2011) - N° 1, émanant du Parlement de la Communauté Française, signale que ce rapport final a été envoyé, pour information, à la commission de la Culture, de l’Audiovisuel, de l’Aide à la Presse, du Cinéma, de la Santé et de l’Égalité des chances, en date du 4 juillet 2011.

       Qu’y a-t’il à l’intérieur de ce rapport ? Pour le savoir, ce rapport  peut être consulté au Greffe du Parlement de la Communauté française.

15:34 Écrit par Pierre André dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

dimanche, 29 mai 2011

Di Rupo : score stalinien proclamé. Et pourtant...

        Aragon a vanté l’ardeur de ces militants qui sont l’avant-garde de la classe ouvrière, rompus dès la jeunesse, à la parole et à l’action. En Fédération Wallonie-Bruxelle, le Parti socialiste compte 81.491 militants qui ont été invités à voter pour qui va présider le PS durant les quatre années à venir. En vue d’éviter la moindre irrégularité, chaque membre devait se déplacer dans l’un des 401 bureaux de votes pour exprimer son choix.

        Sur les 81.491 militants invités à exercer leur droit de vote à la Présidence du PS, 63.326 se sont abstenus soit plus de 77% (77 %71). Quant aux 18.145 militants – moins de 23% - qui ont tenus à exercer leur droit de vote, ils ont déposée dans les urnes, 113 bulletins blancs ou nuls (0 % 14), 596 bulletins défavorables au candidat unique (0 % 73), 17.436 bulletins favorables à Elio Di Rupo (21 % 40).

        Dans un communiqué, le PS salue très chaleureusement tous les militants bénévoles qui ont officié pour que cet exercice démocratique interne se passe au mieux et remercie les militants qui se sont déplacés pour exercer leur droit de vote.

        Ne tenant compte que des votes valables trouvés dans les urnes, à 21h50, le samedi 28 mai, le Secrétaire général du PS, le citoyen Gilles Mahieu  a déclaré : Elio Di Rupo est réélu au suffrage universel des membres à la Présidence du PS pour une période de 4 ans avec 96,7% des votes valables. C’est ce dernier chiffre que les médias ont retenu et diffusé.

       À noter que les 81.491 militants du PS n’ont nulle obligation de participer au scrutin. Par ailleurs, le communiqué officiel du Parti attribue le taux de participation très faible en province de Liège  à la non distribution des convocations au domicile de nombreux affiliés en raison du mouvement de grève à la Poste.

Elio Di Rupo.jpg

20:09 Écrit par Pierre André dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

samedi, 07 mai 2011

Molière et les élections canadiennes.

       Le Canada a voté lundi 2 mai afin de renouveler ses 308 députés siégeant à Ottawa. Pour un renouvellement, le pays n’a pas fait dans la dentelle. Le Parti Conservateur au pouvoir précédemment sans avoir la majorité l’obtient cette fois. L’Opposition officielle passe des mains du Parti libéral à celles des Néo-démocrates de Jack Layton. Quant au Bloc Québécois, il est laminé passant de 47 élus à quatre.

       La composition du nouveau Parlement sera plus féminine. Un député sur quatre est une femme - très exactement 76 sur 308 – mais, à en croire un rapport des Nations unies  c'est à partir d'un tiers d'élues qu'on commence à voir des changements. Y a pas de quoi pavoiser, le Canada se situe en quarantième position sur le plan des élues au niveau international.

Le pays est tout perturbé par ces résultats. Un sociologue de formation voit un vote sadique de la part des électeurs. Par ailleurs, ce sociologue est maire de Québec, membre comme Willy Demeyer de l’Association internationale des maires francophones. Régis Labeaume a confié à notre confrère Pierre-André Normandin (Le Soleil) ; Il faut vraiment être, comme dirait Molière, flat on the ground  précisant  C'est intéressant, ça veut dire "le monde n'est pas fou à plein temps".

Nous n’avons pas retrouvé le texte de Molière cité par le maire Labeaume. Interrogé à ce sujet, Armand Delcampe, directeur du Festival de Spa considère que la citation relève plutôt d’une œuvre de Shakespeare. Sur suggestion d’une excellente  amie, nous demandons la collaboration des  lectrices et lecteurs de Liège 28 afin de nous aider à résoudre ce point de culture.

20:59 Écrit par Pierre André dans Littérature, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

dimanche, 01 mai 2011

Le discours du 1er mai de Michel Daerden.

 

michel daerden.jpg

       Sa majorité communale ansoise ayant été défenestré par ses amis politiques, Michel Daerden s’est imposé une cure de silence. Depuis le 25 mars, pas une seule prise de parole de ce politique à la longévité ministérielle remarquable. Devenu ministre de la Politique scientifique et des Infrastructures en 1994 dans le 85ème ministère de Royaume dirigé par Jean-Luc Dehaene, il a été sans la moindre interruption soit ministre régional, communautaire ou fédéral. J’y ai vécu et je vis encore des moments exceptionnels.    

       Dès le préambule de son discours,  Michel Daerden précise ; j’ai tenu personnellement à réaliser un effort particulier de mobilisation pour qu’un maximum de camarades soient présents ici à Liège. Merci encore à eux d’avoir répondu à mon appel. C’est habile, il annexe, en quelque sorte, dans une daerdenmania tout le public présent ce matin, au Parc d’Avroy,

       L’essentiel de son discours se fond dans la masse des discours du 1er mai. Une phrase valant quinze secondes à la TV ; le P.S. dit avec force : rigueur, oui, austérité sur le dos des travailleurs et assurés sociaux : non, trois fois non.

      Arrivé à la conclusion, Michel Daerden déclare ;  je tiens encore à vous livrer un message très personnel. Après un rappel discret de sa longévité ministérielle sans la moindre interruption, l’ancien bourgmestre d’Ans ajoute ; chacun présent ce matin doit être conscient que ma force politique, je l’ai apportée notamment à la région Wallonne et plus particulièrement au Pays de Liège par diverses réalisations (en matière ferroviaire, fluviale, routière, sportive, patrimoniale mais aussi dans le secteur du logement social). Cela est encore aujourd’hui une de mes plus grandes passions de vie et chacun comprendra combien j’ai été attristé des évènements de ces dernières semaines.

A ce sujet, beaucoup de choses et même les plus idiotes ont été dites et écrites à mon égard et j’entends ici, publiquement, fermement et très symboliquement en ce jour de 1er mai, faire taire ces rumeurs selon lesquelles je nourrirais le vil projet de soutenir ou de figurer sur une autre liste voire d’en créer une à mon nom pour les prochaines élections. Quelles que soient les vicissitudes et embûches que j’ai dûs et aurai peut-être encore à rencontrer, telle attitude ne fera jamais partie de ma vie.

Je suis né, j’ai vécu et vis encore en socialiste et quoi qu’il arrive demain, je mourrai socialiste. Mais en attendant…. continuons ensemble le combat du monde du travail et, surtout, bon premier mai à vous toutes et tous.

15:40 Écrit par Pierre André dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

vendredi, 29 avril 2011

"Madame", le mot juste pour résister à un marketing insidieux.

       La marine est un art et un grand art a dit Voltaire. Ce n’est pas qu’un grand art, le mot marine évoque, dans l’inconscient collectif, bien de moments, bien des situations agréables que ce soit, en peinture, les marines, en vacances, les étendues marines, et dans la bouche, le terme est doux à prononcer et doux à entendre dans la conversation.

       Lors des dernières élections cantonales en France, une présidente d’un parti d’extrême droite a, très habilement, su exploiter le capital de sympathie du mot marine. Son papa, originaire de la Trinité-sur-Mer lui ayant donné, en 1968, les prénoms Marion Anne Perrine qui lui ont permis de se faire appeler Marine. En plus, blonde comme les blés, elle n’a pas hésité à s’afficher leader d’une Vague bleue Marine. Quantité d’électeurs ayant  succombé aux délices du marketing, les médias ont titré Succès de la vague bleue Marine.

      De Marine en sondages, de sondages en Marine, la gamine est devenue la favorite des intentions de vote des Français aux présidentielles de 2012. Les journalistes français l’appellent Marine tout comme les journalistes belges disent Élio ou Bart. C’est sympa, c’est la proximité !

       À cette opération de marketing, une tendance de résistance commence à s’organiser. Invitées sur les plateaux TV, des élues – de droite ou de gauche - parlent de Madame Le Pen. Tous les commentateurs n’ont pas encore saisi le sens de la démarche. Pourtant, il est utile de rappeler qu’il n’est point de différence fondamentale entre Monsieur Le Pen et Madame Le Pen. Nouvelle ruse du diable, il a changé de prénom mais il reste le diable…   

10:59 Écrit par Pierre André dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg