mardi, 03 octobre 2017

Anne BERT : "Mon tout dernier été fut le plus beau humainement parlant, fraternel."

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    Le hasard fait (parfois) bien les choses. En novembre 2012, les chemins du blog Impermanence  et celui de Liège 28 se sont croisés. Un contact téléphonique avec Anne Bert, auteure érotique et éditrice entre autres d’Impermanence, aboutit au jumelage des deux blogues. Un même goût de la vie, une identique aspiration à la liberté nous a rassemblés. Depuis 2012, Liège a droit de cité dans la région de Saintes et  les lectrices et lecteurs de Liège 28 ont un accès direct à Impermanence Près de deux cents textes sont disponibles.
 
    Sur ce blog : je parle de mes propres livres, mais aussi de  parutions, récentes ou non, de livres  qui ont souvent pour sujet l’intime des hommes et des femmes (…) Des billets d’humeur, sur l’actu,  mais aussi des textes inspirés de ce que je vois.. Bref, ici donc un peu de tout ce qui fait et défait le temps.
 
    Rédigeant la recension de Cinquante Nuance de Grey, Anne Bert s’interroge : La question, finalement, est de savoir si le succès commercial de ce livre érotique témoigne d’un succès littéraire, de la reconnaissance d’un talent d’écrivain. Est-ce le succès de l’esprit (oui, parce que même s’il s’agit de cul, il faut de l’esprit pour pouvoir en parler et l’écrire) ou bien le succès d’un concours de circonstances et d’un marketing bien orchestré après la révélation du désir des femmes qu’on leur parle de sexe et d’histoire de prince charmant venant les réveiller d’un coup de fouet et d’une bonne fessée ? Mais la réponse importe-t-elle dans ce maelstrom  de dollars et  cette dissolution des belles lettres ? Les fesses chauffées à blanc sont de braise et l’incendie se propage partout où le tiroir-caisse fait bling bling, film, comédie musicale, godemichés, parfums, lingerie, cartes de vœux, bijoux de cul et de cou, jeux de société, carnets intimes, et pourquoi pas prochainement pieds de cochonou et langue de porc à effigie du beau Christian et du savon pour laver la foufoune à celle d’Anastasia, si ça fait du blé ? Ahlala…cette horreur m’évoque Cyrano…il disait … »Mais on ne se bat pas dans l’espoir du succès ! Non ! Non ! C’est bien plus beau lorsque c’est inutile ! -‘ Ce qui sonne bien, non pas dans l’escarcelle des éditeurs, mais dans le creux de mon oreille.
 
    Début 2016, coup de massue, Anne Bert écrit : J‘ai appris en octobre 2015 que j’étais atteinte de la maladie de Charcot autrement dite SLA (Sclérose Latérale amyotrophique). Cela réoriente mes priorités, et stoppe mes fonctions de directrice de collection chez Numeriklivres. Désormais j’utilise un logiciel vocal et notes audios sur ce blog. 
 
    Ses priorités sont  la lutte pour obtenir le droit à choisir une aide active à mourir en phase terminale de maladie ou en cas de maladie incurable et de souffrances physiques et psychologiques insupportables, que ce soit par euthanasie ou par  suicide assisté. Elle écrit dans ce sens à tous les candidats à la Présidentielle, lance une pétition qui récolte plus d’un quart de million de signataires, se résout à se faire euthanasier en Belgique. Dans Le Figaroun médecin ironise sur le tourisme euthanasique ! Anne Bert est décédée ce lundi. 
 
    Son combat continue. En ce mois d’octobre, Fayard publie son  livre ultime,Le tout dernier été. Un ouvrage qui est  une réflexion sur la fin de vie, sur la liberté, la mort et sur notre devoir d’introspection, mais aussi sur la joie et le goût de vivre Portant un regard sur cet été, Anne Bert de conclure : Mon tout dernier été fut le plus beau humainement parlant, fraternel.

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22:08 Écrit par Pierre André dans Actualité, Culture, Littérature, Media, Politique, Religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

lundi, 01 août 2016

L'Égypte en quête d'un Islam modéré.

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        La Constitution égyptienne du 15 janvier 2014 stipule en son article 2, l’Islam est la religion d’État. L’arabe est sa langue officielle. Les principes de la Charia islamique sont la source principale de la législation. Cependant, le gouvernement du président Abdel Fattah al-Sissi n’entend pas qu’un Islam extrémiste règne. Après que le nouveau régime a notamment réprimé – le mot est faible – l’organisation des Frères musulmans, le ministère des Waqfs (biens religieux musulmans) en juillet 2014 décide de fermer, la veille du Ramadan, un millier de petites mosquées et de n’autoriser l’accès aux minbars des mosquées, qu’aux seuls imams diplômés de l’université d’Al-Azhar. Le ministère des Waqfs veut en terminer avec les imams autoproclamés transformant les mosquées en tribunes politiques. En charge des mosquées, Mahmoud Abdel-Razeq déclare les mosquées ont été conçues pour l’adoration de Dieu et rien d’autre tandis que les milieux islamistes redoutent le monopole de l’État sur le discours religieux dont, par ailleurs, ils ne soucient guère de le voir dévoyé. Ils craignent également qu’au nom de la sécurité, le choix des imams autorisés se fassent sur des bases politiques.

        Dans une récente livraison d’Al-Arham hebdo, il est fait mention que Mohamad Gomaa,  ministre actuel des Waqfs, a décidé que dorénavant, le vendredi, dans les 150 000 mosquées du pays, les imams doivent lire un même sermon rédigé par les pouvoirs religieux. Le but a déclaré Mohamad Gomaa est de transmettre au monde le discours d’un islam modéré. Le sermon écrit est un pas en avant qui permettra par la suite de réformer le discours religieux ». Une commission composée outre des oulémas modérés d’Al-Azhar et des députés de la commission religieuse, de sociologues et de psychologues doit déterminer les thèmes et le texte des prêches.

        Il va sans dire que cette mesure ne fait pas l’unanimité des oulémas et des imams. Un membre du Front des oulémas d’Al-Azhar  - groupement de religieux basé au Koweït et sans lien institutionnel avec l’université Al-Azhar -, le fondamentaliste Mohamad Ouf résume son hostilité en trois points. Primo, partout en Égypte, chaque ville ou village a des problèmes différents de l’autre. Un certain village peut avoir un problème de vol, et donc, le sermon devra parler du vol. Alors qu’un autre village peut avoir des problèmes d’une autre nature. Secundo, le prêche a essentiellement pour rôle de guider la société et d’expliquer les enjeux des textes religieux en les rapprochant des problèmes quotidiens des gens. Le discours religieux doit aussi prendre en compte le niveau social et culturel de l’auditoire. Ainsi, il semble illogique d’imposer un discours unique à tous les musulmans. Tertio, Comment les gens pourront-ils avoir confiance en un imam qui lit son sermon en suivant des yeux un texte qu’il n’a même pas rédigé ? Tout au long de l’histoire de l’islam, les minarets ont connu maintes écoles de charia et de théologie religieuse. L’islam n’a jamais connu l’uniformisation et sa philosophie se base sur la divergence des points de vue et des interprétations. C’est ce débat qui donne à la religion le dynamisme nécessaire pour suivre les évolutions de la société.

        Tout à sa tâche de chercher à moderniser le discours religieux, le ministre des Waqfs s’en tient à sa position à l’égard du Front des oulémas d’Al-Azhar qu’il estime composé d’éléments extrémistes des Frères musulmans. Ceux qui ont laissé faire ces extrémistes ont trahi la religion et la patrie. Nous sommes actuellement à une période où l’on ne peut plus tenir le bâton par le milieu.

 

00:10 Écrit par Pierre André dans Actualité, Politique, Religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

vendredi, 06 novembre 2015

Avant-dernier noms de dieux le 12 novembre : invitée, la théologienne espiègle Marion Muller-Colard

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        Née au vingtième siècle en bord de Méditerranée, Marion Muller-Colard n'aime pas choisir. C'est pour cela qu'elle s'appelle Muller et Colard. Qu'elle écrit pour les enfants et pour les adultes. Pour le spectacle vivant et pour l'édition. Des romans et des contes philosophiques. Des contes philosophiques pour ne pas choisir entre penser et écrire. Telle est définie par les petits Platons (1) l’invitée du pénultième noms de dieux, Marion Muller-Colard (2) qui vit dans les Vosges, avec son mari musicien, ses deux enfants et ses chèvres.

        Marion Muller-Colard a fait ses études à la Faculté de théologie protestante de l’Université de Strasbourg dont, aux dires du doyen Remi Gounelle, nul ne sort indemne. Il s’en explique : on ne peut réfléchir sur l’homme, sur la société et ses valeurs, sur la vie des textes, des rites et des traditions, sur le rôle de la religion pour l’individu comme pour la collectivité, sans se remettre, d’une manière ou d’une autre, en question. Après Strasbourg, Marion Muller-Colard s’en va à Jérusalem, à l’institut Ratisbonne,  se former un an au Centre Chrétien d’Études Juive et prépare ensuite son doctorat sur le Livre de Job.

        Sa thèse, soutenue en 2006, s’intitule Le mal de justice : quelle justice peut rendre compte du mal ? Réponse de Job, des amis et de Dieu. Son directeur de thèse, Alfred Marx lui a donné le goût de l’enquête biblique qui débusque un sens inattendu, une espièglerie masquée ou des saveurs insoupçonnées derrière des versets à la première lecture arides.

NDD AUTRE DIEU.jpgDans le même registre de théologienne, Marion Muriel-Colard est l’auteure de L’Autre Dieu. La Plainte, la Menace et la Grâce (Labor & Fides) à propos duquel Le Monde des Religions déclare : un livre poignant alliant réflexion, méditation, expériences personnelles et exégèse théologique autour de son « vieux frère » Job et de la question du mal (…) Un livre fort qui suscite l’apaisement.

Livre qui remporte en mars 2015, deux Prix littéraires, le vendredi 20, le Prix Écritures et Spiritualités dans la catégorie Essai – un Prix donné en 2006 à Christian Bobin, invité de noms de dieux en 2013 – et le lundi 23, le Prix Spiritualités d’aujourd’hui également attribué à Son visage et le tien (Albin Michel) de l’auteur Alexis Jenni.   

Écrivaine, outre de nombreux articles, Marion Muriel-Colard a, à son actif, plusieurs livres tels Prunelle de mes yeux (Gallimard), Détails d’Évangile et Plume d'Ange (Passiflores), Le Professeur Freud parle aux poissons et Le petit théâtre de Hannah Arendt (Les petits Platons).

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        À l’image de Marion, selon Edmond Blattchen, l’émission est à la fois très sérieuse et très drôle. La fin est particulièrement loufoque. Notre invitée est une personnalité très intelligente, très sensible et pétillante !

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(1)   Les petits Platons : éditeur publiant des livres de philosophie pour enfants et adultes www.lespetitsplatons.com

(2)   Diffusion le jeudi 12 novembre 2015 vers 21h20 sur « la trois ». Rediffusion sur « la trois » le samedi 14 novembre vers 23h15. Sans oublier, la possibilité de voir l’émission durant une semaine sur le Net, en cliquant sur www.latrois.be/revoir

18:30 Écrit par Pierre André dans Actualité, Religion, Spiritualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

lundi, 24 août 2015

NAOS ou l'art et le mystère des églises byzantines au Péloponnèse exposés à la Collégiale de Huy.

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©Affiche Ph Roussel

       Faute de main courante, à Huy, l’accès par le parvis Théoduin de Bavière à la Collégiale Notre-Dame et Saint Domitien – inscrite au Patrimoine exceptionnel de la Wallonie – est quelque peu malaisé pour tout qui éprouve des difficultés à se mouvoir. Cette absence de main courante est d’autant plus inexplicable que des travaux de restauration y sont en cours depuis des dizaines d’années. Un détail mais le diable s’y niche même dans une collégiale heureux mélange de gothique rayonnant du 14e siècle et flamboyant du 15e siècle comme l’est celle de Huy L’intérieur de cette église est remarquable. Cette vidéo – 1’33’’ – l’atteste www.tresordehuy.com en le présentant sous forme d’une visite aérienne inédite.

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         Dans ce cadre superbe, Robert Laffineur offre NAOS (1). Ce nom désigne un lieu de culte chrétien datant de la période byzantine allant de la partition de l’empire romain tout à la fin du IVème siècle à la prise de Constantinople, le 29 mai 1453. L’exposition se veut une découverte de la période médiévale de la culture grecque dans le Péloponnèse.                                   

                                      ©R Laffineur

HUY Byz RTC.jpgLigourio.jpg©R Laffineur

         La maçonnerie des murs extérieurs fait toujours largement appel à la brique, même pour les éléments décoratifs, insérés entre les pierres suivant la technique dite du cloisonné. Elle inclut fréquemment des blocs de remploi, parfois sculptés ou inscrits, des spolia en provenance de bâtiments antiques des environs, dont la disposition est entièrement libre et produit des effets de patchwork souvent étonnants. A quelques exceptions près (…)- il s’agit d’architectures aux formes et à la décoration simples, aux dimensions modestes et à l’allure souvent campagnarde. (…) Cette sobriété et parfois cette rusticité s’harmonisent à merveille, il est vrai, avec la grandeur et l’austérité des paysages. Elles sont aussi plus expressives d’une spiritualité populaire et rurale qui persiste jusqu’à nos jours. 

©R Laffineur

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          Autant la nudité externe des naoi est patente autant la décoration intérieure des édifices est plus généreuse, voire exubérante, avec des peintures couvrant toutes les surfaces murales (…) Le programme iconographique est dominé fréquemment, dans l’abside centrale, par la figure de la Théotokos, la Vierge mère de Dieu, et, sous la coupole centrale, par l’image du Pantocrator ou Christ en majesté, maître de toutes choses. Si elles obéissent foncièrement à des schémas et des canons imposés, ces représentations figurées des églises du Péloponnèse n’en expriment pas moins,(…) la sensibilité individuelle des artistes anonymes qui ont œuvré à l’expression d’une foi collective (…) Cette permanence des styles et cette fidélité à l’orthodoxie iconographique amèneront la poursuite des traditions décoratives byzantines pendant les siècles de la turcocratie, au même titre que l’étonnante persistance des formes de l’architecture religieuse jusqu’à aujourd’hui.

         Aux yeux du Consul honoraire de la République hellénique à Liège pour la Wallonie cette exposition se veut un hommage à ces artistes anonymes et à cette pérennité de la culture grecque, un hommage à la Grèce éternelle, qui (…) a toujours su défendre les valeurs d’identité, de solidarité et de liberté, qui sont la marque des grandes nations.

HUY Trésor.jpg©Trésor Huy

(1)   NAOS – jusqu’au dimanche 27 septembre – Collégiale de Huy – du mardi au dimanche de 9h à 12h et de 13h à 18h -

 

 

 

06:16 Écrit par Pierre André dans Actualité, Art, Culture, Religion, Spiritualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mercredi, 29 avril 2015

Un calendrier riche de jours fériés en mai, autant de raisons supplémentaires d'admirer les richesses du Château de HARZÉ !

       Si l’avènement de Charlemagne a laissé entrevoir un IXème siècle radieux dans nos régions, rapidement la population a déchanté. Les invasions normandes et hongroises ont amené les habitants de Harzé à se protéger en édifiant une maison forte sur un piton rocheux. L’histoire n’a pas retenu le nom du seigneur à la base du projet mais des historiens (1) se passionnent pour ce territoire.

        Enclavé dans la principauté de Stavelot-Malmedy, le pays de Harzé fait partie du comté devenu duché de Luxembourg qui ne sera Grand-Duché que réduit à son format actuel.  La guerre de Trente ans (1618-1648) qui divise l’Europe, pire la déchire, et oppose initialement catholiques et protestants, puis États à États,  joue un grand rôle dans l’érection du Château de Harzé.

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        Dès le début du conflit, tout comme  nombre de Wallons dont Ernest de Suys, le seigneur de Harzé Albert de Ligne s’est engagé dans les troupes catholiques sous commandement de Jean ‘tSerclaes en soutien de Ferdinand II. Tous bataillent tant et plus, ils sont à la Montagne blanche et en bien d’autres lieux. Ernest de Suys prend du galon au point  de devenir  général d’artillerie en tête de l’arsenal impérial. En avril 1629, l’empereur Ferdinand II de Habsbourg le nomme baron de Tourabel.

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        Un mois plus tard, Albert de Ligne vend la seigneurie de Harzé à Ernest de Suys, baron de Tourabel. Ce guerrier est aussi un entrepreneur et homme de goût. Il tient la première de ces vertus de son aïeul savoyard Guido Suisse qui, le premier édifie aux Pays-Bas des digues en plantant des pieux à l’aide de maillets et la seconde de son grand-père Jacques – Jacobus Susius - humaniste, poète latin, ami de Juste-Lipse.  Ernest de Suys entreprend de remplacer la maison forte par un château dans un style de Renaissance mosane, classé, en 1965, monument historique par  la Commission royale des Monuments et sites.

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        Le blason inspiré des ouvrages de l’aïeul figure sur les murs du château et la devise familiale imaginée par le grand-père Portat constantia palmam se retrouve sur un tableau représentant le comte Ernest de Suys. Car  la constance à guerroyer de celui-ci lui mérite ce titre de comte du saint empire romain  germanique  attribué par l’empereur Ferdinand III de Habsbourg, le lundi 11 avril 1639.  Tandis que le guerrier se déploie sur les champs de bataille, sa maman Georgine de Lynden veille à l’édification du château de Harzé. Château où le comte séjourne peu, il est toujours en guerre ! Il y trouve la mort le jeudi 3 août 1645 à Nördlingen où les troupes françaises emmenées par Condé et Turenne infligent la défaite aux troupes impériales. Le corps du comte est ramené de Souabe à Stavelot où Ernest de Suys a souhaité être inhumé.

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        Depuis 1973, la Province de Liège a acquis le château de Harzé et ses dépendances. Elle en a confié la gestion à une ASBL  DTLV  qui regroupe  les Domaines touristiques du Vallon de la Lembrée. Des dépendances, DTLV  en a fait le Musée de la meunerie et de la boulangerie (2) et du Château, un lieu luxueux de séminaires résidentiels (3). Une partie de caves voutées abrite un restaurant La Ptite Auberge  (4) qui dispose d’une splendide terrasse.

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        La P'tite Auberge  est une halte le dimanche à l’heure du goûter pour les promeneur(e)s de ce beau pays de Harzé célébré par le poète Lucien RadouxC'est Harzé la jolie au fil de ses virages / Qui gerbe la culture en prisme de mirage / C'est pavillonchamps et ses versants de clarté / Où le bonheur s'égaille en reflets d'aparté / C'est Fy la solitaire à l'abri de ses chênes / Qui sourit toute seule en silence et sans gêne / C'est Priestet la sainte assise au mamelon / Qui domine partout les ombres des vallons.

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(1)    Citons notamment le docteur Louis Thiry (Histoire de l'ancienne seigneurie et commune d'Aiwaille et de la région d'Ourthe-Amblève),  Amédée Pollet  (HARZE dans le passé ou mille ans d'histoire), Pierre Ninane (Harzé, mon village - http://harze.e-monsite.com)

(2)     De mai à octobre, dimanche et jours fériés 14-18h. Ajout du samedi,  en juillet et août,  ouvert  13-18h et démonstration par des artisans.

(3)    info@chateau-harze.be  - Tél. 32 (0)4 246 63 63 

(4)    La P'tite Auberge – Tél: 00 32 (0)4 246 63 53 - Restaurant du mercredi midi au dimanche soir (sauf samedi midi). 

09:25 Écrit par Pierre André dans Actualité, Europe, Gastronomie, Loisirs, Religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

lundi, 30 mars 2015

Alors raconte ...

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        Comme on dit familièrement, le pape François n’a pas sa langue en poche. On se souvient de certaines phrases telles à destination des journalistes : soit attentif à ne pas devenir un intellectuel sans intelligence ou attention à ne pas devenir un défenseur à outrance de l’éthique sans bonté.

        Les cardinaux eux se souviennent de l’avoinée reçue à la Noël avec des expressions hôpital de campagne pour l’Église ou encore l’Altzheimer spirituel et nous en taisons d’autres du même cru.

        La semaine dernière, le pape François s’en en pris aux commérages, le terrorisme des commérages. Plutôt qu’arborer je suis Charlie, nombre peuvent afficher je suis terroriste ! … alors, alors raconte-nous ce qui est arrivé, comment ça s’est passé … a chanté autrefois Gilbert Bécaud.

 

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jeudi, 26 février 2015

Le 28 février, à noms de dieux, Edmond Blattchen reçoit KARIMA BERGER.

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        Dans sa prochaine émission  noms de dieux (1), Edmond Blattchen reçoit Karima Berger, présidente d’Écritures & Spiritualités. C’est le nouveau nom de l’Association des Écrivains croyants fondée en 1970 regroupant des auteur(e)s se  réclamant d’une des trois religions monothéistes.

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        Dans son ouvrage Éclats d’islam : chroniques d’un itinéraire spirituel, Karima Berger écrit : Je suis arabe et française, orientale et occidentale, musulmane et laïque, femme et écrivain, et tant de choses encore qui ne se disent pas. Ces sources qui m'animent et inventent chaque jour, je veux encore et encore les faire travailler ensemble car c'est dans les méandres de leurs flux que je surprends parfois mon reflet, mes reflets.

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        Cette dualité de Karima Berger se retrouve dans les divers chapitres de noms de dieux dont elle est l’invitée. Le titre en arabe s’écrit Rabi El Alamine et en français Le Seigneur des mondes. Le chapitre image est un diptyque de la plasticienne libyenne Wafa Abouan signifiant la demande et l’octroi du pardon. Pour la phrase, Karima Berger a opté pour une, datant du VIIIème siècle, de la mystique musulmane Rabia al-Adawiyya , Ô mon Dieu ! Si je T’adore par crainte de l’enfer, brule-moi en enfer ; et si je T’adore dans l’espoir du paradis, exclus-moi du paradis ; mais si je T’adore pour Toi seul, ne me cache pas Ta beauté impérissable ! Quant au pari, il alterne entre espoir et peur. Cette émission  noms de dieux se termine par une image surprenante.

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        Née à Tinès en Algérie, diplômée de l’Université d’Alger, Karima Berger vit en France depuis 1975 .  Tous ses livres ont été édités en France, l’un - L’enfant des deux mondes - a été réédité, en français, à Alger aux Éditions El Ibriz. Aucun de ses livres n’a cependant connu une traduction en arabe.

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        Comme j'aimerais qu'ils soient traduits en arabe ! hélas ce n'est pas (encore) le cas, je l'espère un jour. pour l'instant au Maghreb et en particulier en Algérie déplore Karima Berger qui n’est la seule écrivaine algérienne à faire le même constat. Même Assia Djebar, membre de l’Académie française, n’a eu de son vivant aucune de ses œuvres traduites dans la langue de son pays natal. En janvier 2015, la ministre de la Culture, Nadia Labidi a déclaré : nous allons traduire les romans d’Assia Djebar.

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         Compte tenu des articles 2 et 3 de la Constitution stipulant  L'Islam est la religion de l'Etat et L'Arabe est la langue nationale et officielle, le ministre des affaires religieuses, Mohamed Aïssa  souhaite certainement que les ouvrages de Karima Berger le soient également. En effet, selon le quotidien El Watan, le ministre des affaires religieuses se présentant comme réformateur, M. Aïssa replace l’Algérie dans sa profondeur stratégique, la Méditerranée et la pensée philosophique qui vient de Cordoue, avec laquelle il veut renouer en posant sereinement les termes d’un débat sociétal.

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(1)    Diffusion  le samedi  28 février 2015 sur « la deux » vers 22h45. Rediffusion dans la boucle de nuit  sur « la deux » du 4 au 5 mars. Sans oublier, la possibilité de voir l’émission durant une semaine sur le Net, en cliquant sur www.ladeux.be/revoir

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mardi, 13 janvier 2015

Un message papal dans la note "Charlie".

         Dans un climat tout remonté par l’alternance présidentielle dans la République socialiste démocratique  de Sri Lanka, le pape François a notamment déclaré : Je suis convaincu que les personnes qui appartiennent à des traditions religieuses différentes ont un rôle essentiel à jouer dans le processus délicat de réconciliation et de reconstruction qui est en cours dans ce pays. Pour que ce processus ait lieu, il faut que tous les membres de la société travaillent ensemble et que chacun ait droit à la parole. Tous doivent être libres d’exprimer leurs propres préoccupations, leurs besoins, leurs aspirations et leurs peurs. Mais, surtout, ils doivent être prêts à s’accepter mutuellement, à respecter les diversités légitimes et apprendre à vivre comme une unique famille. Chaque fois que les personnes s’écoutent humblement et de manière ouverte, les valeurs et les aspirations communes apparaîtront toujours plus visiblement. La diversité ne sera plus vue comme une menace, mais comme une source d’enrichissement..

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lundi, 12 janvier 2015

Au Sri Lanka, toujours du nouveau: un nouveau Président, un nouveau saint !

         Le voyage du pape François en République socialiste démocratique de Sri Lanka prévu pour ce mardi 13 prend un aspect quelque peu différent du programme initial. Au lieu d’être accueilli par  Mahinda Rajapakse, Président lors de l'élaboration du voyage,, il le sera par le Président Maithripala Sirinesa qui a remporté les premières élections présidentielles de l’année 2015 ce jeudi  8. De surcroit, Rajapakse a été accusé, dimanche, d’avoir fomenté un putsch en vue de conserver le pouvoir.  Cela fait désordre !

        Cette alternance inattendue n’inquiète pas outre mesure le Vatican.  Le père Fédérico Lombardi, directeur de la salle de presse du Saint-Siège s’est borné à déclarer son espoir  que ne surgisse aucun inconvénient susceptible de nuire à la sérénité et à la tranquillité de ce voyage.

        Au cours de son séjour, le papa va, notamment, canoniser un prêtre catholique oratorien, Joseph Vaz, qui fin XVIIème  siècle s’est opposé au pouvoir colonial hollandais voulant imposer le calvinisme en vigueur dans les Pays-Bas du Nord.   

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mercredi, 10 décembre 2014

Invitée d'Edmond Blattchen, le 13 décembre, Stéphanie Janicot, auteure de la Mémoire du Monde.

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         Sous le règne d’Aménophis III, la romancière française Stéphanie Janicot fait naître Mérit-Sophia, l’héroïne de sa trilogie La mémoire du monde. Dotée de l’immortalité, Mérit-Sophia traverse trois millénaires et rencontre nombre de dieux.

         Quoi de plus naturel qu’Edmond Blattchen – producteur de noms de dieux – reçoive l’ancien mannequin breton – née à Rennes la veille de 68. D’autant qu’en janvier 2015, parait  son essai intitulé  Dieu est avec vous … (sous certaines conditions) (1) à propos duquel Stéphanie Janicot déclare heureusement, j'ai une certaine capacité à faire les questions et les réponses. Autrement dit, je peux donner mes mots à Dieu, puisqu'Il en manque (.. .). Dieu n'est pas bavard, mais il a accepté que je le sois pour deux. Merci.  

        Stéphanie Janicot, invitée de noms de dieux (2) a choisi au chapitre image de l’émission : le bulldozer charriant les cadavres, extrait de Nuit et Brouillard. Au chapitre objet, elle présente celui qu’elle porte d’habitude à son majeur, une bague. Cette bague a toute une histoire qui en fait sa valeur.

        En fin d’émission alors qu’Edmond Blattchen remercie Stéphanie Janicot d’être venue sur le plateau de noms de dieux, celle-ci le félicite remarquables lectures et remarquables questions!

 

(1)    Dieu est avec vous … (sous certaines conditions) – Stéphanie Janicot – Albin Michel – à paraître le 11 janvier – 72 pages.

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(2)    Diffusion  le samedi 13 décembre 2014 sur « la deux » vers 22h45. Rediffusion dans la boucle de nuit  sur « la deux » du mardi 16 au mercredi  17 décembre vers 0h30. Sans oublier, la possibilité de voir l’émission durant une semaine sur le Net, en cliquant sur www.ladeux.be/revoir

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jeudi, 09 octobre 2014

Le Professeur Thomas Gergely est le 190e invité d'Edmond Blattchen à NDD !

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        Une semaine après la fin du Yom Kippour (1) -  le Jour du Grand Pardon  - Edmond Blattchen reçoit, pour son cent nonantième  noms de dieux, le professeur Thomas Gergely qui présente régulièrement,  à la RTBF.be, l’émission du Consistoire israélite de Belgique  Shema Israël – En quête de sens.

        Né à Budapest en 1944, Thomas Gergely échappe miraculeusement à l’âge de trois mois  à la déportation massive des Juifs ordonnée par Eichmann, exécutée avec la complicité de la gendarmerie hongroise.  Émigré en Belgique, il y devient professeur à la section de journalisme de l’ULB. Admis à l’éméritat, il y enseigne l’histoire juive et préside, à l’ULB, l’Institut d’étude du judaïsme Martin Buber, ce dernier étant un philosophe et théologien mort en 1965, à l’âge de 87 ans.

        En 2005, le Centre Communautaire Laïc Juif a attribué à Thomas Gergely le Prix du Mensch de l’Année. En yiddish, Mensch signifie Homme au sens de personne d’exception au comportement exemplaire.

       Pour l’émission noms de dieux, Thomas Gergely a choisi comme image, une photo de Juifs en marche vers le ghetto de Budapest en 1944, étape avant le camp d’extermination. Son symbole est une miniature du Temple de Jérusalem et son pari - parvenir à la paix - passe par le devoir de tous nous engager à être responsables les uns des autres.

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 (1) Diffusion  le samedi 11 octobre  2014 sur « la deux » vers 22h45. Rediffusion dans la boucle de nuit  sur « la deux » du mardi 14 au mercredi 15 octobre  vers 0h30. Sans oublier, la possibilité de voir l’émission durant une semaine sur le Net, en cliquant sur www.ladeux.be/revoir

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jeudi, 19 juin 2014

Les catholiques de Liège ont réussi - au cours des siècles - à placer deux fêtes dans le calendrier liturgique !

       Aujourd’hui, les catholiques liégeois (et les autres non-Liégeois le font également) célèbrent la Fête-Dieu qui, à l’instigation de  la Liégeoise Julienne de Cornillon, a été créée dans le diocèse de Liège en 1247 puis étendue à l’Église universelle en 1264 par le pape Urbain IV. Se conformant aux vœux du pape François souhaitant que l’Église sorte des églises, l’évêque de Liège organise une procession. Le binamé Willy n’ayant rien –à l’exception de son coup de colère à l’égard des pompiers le 1er mai – du sectarisme de Ferdinand Piercot, un ses prédécesseurs du XIXème siècle,  ne s’est opposé en rien à cette procession.

       À lire les actes du colloque consacré en 2008 – actes publiés en 2013 (1) -, au premier prince-évêque de Liège Notger, on réalise que les Liégeois ont contribué d’une autre manière à s’imposer dans le calendrier liturgique avec une autre fête votive. L’historienne – et musicologue –, Florence Close  y narre les raisons d’Étienne, évêque de Liège de 901 à 920,  à composer l’office Gloria tibi trinitas. Le plus illustre de ses successeurs – Notger – a fait don de cet office à l’abbaye souabe de Saint-Gall afin de nourrir la dévotion de ses anciens frères moines.  

       Il a fallu attendre 1334 pour voir le pape Jean XXII – premier pape d’Avignon – reconnaître la même année la fête-Dieu – mieux connue ailleurs qu’à Liège sous le nom de fête du Saint-Sacrement – et la fête de la Sainte-Trinité comme deux fêtes du calendrier liturgique. Le pape François a déclaré, dimanche dernier à Rome, à propos de cette fête de la Trinité – une fête que peuvent revendiquer comme leur les catholiques du Pays de Liège - en la Trinité nous reconnaissons aussi le modèle de l'Église au sein de laquelle nous sommes appelés à nous aimer comme Jésus nous a aimé. L'amour est le signe concret qui manifeste la foi en Dieu Père, Fils et Esprit Saint. L'amour est la particularité du chrétien, comme nous a dit Jésus: Si vous vous aimez les uns les autres, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples. C'est une contradiction de penser à des chrétiens qui se détestent. C'est une contradiction! Le Diable cherche toujours cela, faire que nous nous détestions, parce qu'il sème toujours la zizanie de la haine. Il ne connaît pas l'amour, l'amour est en Dieu!

 

(1)    Évêque et prince – Notger et la Basse-Lotharingie aux alentours de l’an mil – Éditeurs Alexis Wilkin et Jean-Louis Kupper – Presses Universitaires de Liège – 605 pages – Courriel : pulg@ulg.ac.be

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lundi, 03 mars 2014

L'Archéoforum est paré comme une Châsse ...

 

 

       Il est temps de se rendre à l’exposition Châsses du Moyen Âge à nos jours, sur le site de l’Archéoforum. Cette exposition remarquable  commémore le dixième anniversaire de ce musée souterrain. L’exposition se termine le dimanche 16 mars.

       La plus ancienne pièce présentée – un reliquaire portatif - remonte au VIIIème siècle. Ce reliquaire provient de l’abbaye  d’Aldeneik  fondée en 728, rassemblant des moniales bénédictines.  Détruite  par les Vikings , elle est  reconstruite en 952 et abrite jusqu’en 1797 des moines , les chanoines de de saint Augustin. De l’abbaye, se subsiste que l’église abbatiale devenue église paroissiale.

       La plus récente pièce présentée – la Châsse des Apôtres – remonte à la fin du XIXème siècle, en 1883. Cette Châsse commandée par le chapitre de la Cathédrale saint Paul aux orfèvres liégeois, les frères Dehin. Le Concile de Vatican II qui se termine le 8 décembre 1965 vaut à la Châsse des Apôtres un exil intra muros dans une annexe claustrale. L’exil n’a pas été très long. En effet, dès les années 80, à l’initiative de l’actuel Conservateur du Trésor, Philippe George, l’œuvre des orfèvres Dehin a retrouvé sa juste place.

       Apparu aux alentours du milieu du XIIème siècle, le terme châsse a éliminé le terme fierte né quelques décennies auparavant. Une Châsse est un coffre, en général précieux, où l’on garde les reliques d’un saint. Le catalogue de l’exposition précise ; l’orfévrie captive son public : d’une part le public lettré et savant qui peut approcher l’œuvre de près  et savourer la théologie et l’hagiographie illustrées ; d’autre part, les fidèles illettrés qui aperçoivent la châsse de loin et doivent être impressionnés par cette « orfèvrerie de l’illusion ». Certains afin de capter des ondes bénéfiques dégagées par les reliques de tel(le) ou tel(le) saint(e), n’hésitent pas à passer des heures et des heures à proximité d’une Châsse.  À l’époque, cette puissance se nomme le quatrième pouvoir.

       Avant d’être sacré Roi à Reims, le 7 juin 1654, Louis XIV et sa maman, la régente Anne d’Autriche se recueillent longuement  devant la Châsse de saint Thierry  - Châsse du XIIIème siècle pour un saint mort  en 533. La redécouverte de l’âme en bois de cette Châsse a inspiré l’exposition de Liège. Ce mardi 4 mars, à  18h30, à l’Archéoforum, Patrick Demouy, professeur à l’Université de Reims Champagne-Ardenne tient une conférence sur la cathédrale Notre-Dame de Reims, seize siècles d’histoire.   

 

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20:48 Écrit par Pierre André dans Actualité, Art, Histoire, Religion | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

vendredi, 31 janvier 2014

Prendre ses désirs pour des réalités ...

       La newsletter des Médias Catholiques, Cathobel a publié ce vendredi matin un numéro spécial. Une seule information : Le Conseil de l’Europe tance la Belgique au sujet de l’euthanasie des enfants ! On y lit notamment : Ce jeudi, le Conseil de l’Europe a publié une forte critique envers le projet belge d’euthanasie des enfants. Une parole forte et inédite. Une déclaration écrite du Conseil de l’Europe, signée par des députés de plusieurs pays, estime que la Belgique se trompe lourdement (…) C’est la première fois qu’une instance internationale met si sévèrement en garde la Belgique au sujet de l’euthanasie des enfants malades. Aucun expert n’a pû être entendu par la Chambre des représentants. Celle-ci entendra-t-elle le Conseil de l’Europe ?

       Un lien placé par Cathobel permet de prendre connaissance de la  déclaration écrite du Conseil de l’Europe. Il s’agit de la Déclaration écrite n° 567 intitulée La légalisation de l’euthanasie pour les enfants en Belgique.

       Sous ce titre, il est écrit : Cette déclaration écrite n’engage que ses signataires. Autrement dit, le Conseil de l’Europe - organisation internationale regroupant  47 États européens dont la mission est la promotion de la démocratie, la protection les droits de l’homme et l'état de droit – n’a nullement tancé la Belgique au sujet de l’euthanasie des enfants.

       Les signataires de la déclaration écrite sont 58 parlementaires alors que l’organe délibérant  du Conseil de l’Europe - l’Assemblée Parlementaire  - se compose de 318 représentants et de 318 suppléants désignés par les parlements nationaux des États membres. À ne pas confondre cette Assemblée Parlementaire avec le Parlement Européen, organe parlementaire de l’Union européenne.

       Ces 58 parlementaires proviennent de 27 pays. 7 sont Britanniques, 5 émanent de la Fédération russe, 4 de l’Espagne,  4 de l’Italie et 4 de la Roumanie. Politiquement, 33 des signataires se revendiquent du groupe du Parti populaire européen – 394 membres, effectifs et suppléants confondus -, 10 du groupe socialiste – 194 membres, effectifs et suppléants confondus – et 10 du groupe des démocrates européens – 81 membres, effectifs et suppléants confondus.

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samedi, 27 avril 2013

Le scepticisme constructif prôné par Jean Soler.

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      Dimanche, l’émission  noms de dieux (1) reçoit Jean Soler, diplomate français. Ce dernier est connu pour son étude critique du monothéisme , un sujet traité en cinq ouvrages - L’Invention du monothéisme, La Loi de Moïse, Vie et mort dans la Bible, La Violence monothéistet, Qui est Dieu ? – tous parus aux éditions de Fallois qui ont publié, en leur temps, les ouvrages du Cardinal Jean-Marie Lustiger,  

       Selon Jean Soler, le monothéisme conduit à l’intolérance et la violence peu importe que ce monothéisme s’appelle judaïsme, christianisme ou islam. Dans un article de l’hebdomadaire Le Point, Michel Onfray, en juin 2012, estime que cet agrégé de lettres classiques déconstruit les mythes et légendes juifs, chrétiens et musulmans avec la patience de l'horloger et l'efficacité d'un dynamiteur de montagne.

       Au monothéisme, Jean Soler propose le scepticisme constructif   inspiré de Michel de Montaigne. En pleine guerre de religions, cet esprit a trouvé dans la civilisation grecque les remèdes au fanatisme religieux. Il est vrai que la civilisation grecque a admis le polythéisme dans toute sa diversité.

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(1) L'émission noms de dieux est diffusée dimanche 28 avril 2013, vers 22h40 sur la Deux de la RTBFbe. Dès le lendemain, durant une semaine, sur www.rtbf.be le site de la RTBFbe, la rubrique revoir vous permet de visionner noms de dieux à l’heure qui vous plaît.

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jeudi, 28 mars 2013

Herman Van Rompuy dit oui à noms de dieux mais refuse d'écrire ce titre !

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                                      Ce portrait d’Herman Van Rompuy dû au talent d’Anna Van Herreweghen – www.annavanherreweghen.be  - est installé dans la galerie de portraits des anciens Présidents de la Chambre des représentants. Depuis le 1er décembre 2009, Herman Van Rompuy est le Premier Président permanent du Conseil européen.

             En ce dimanche  de Pâques, il est l’invité d’Edmond Blattchen dans l’émission noms de dieux (1). Il s’exprime  à titre personnel et non en qualité de Président du Conseil européen. Catholique convaincu, il se sent un homme libre. Il refuse d’écrire le titre de l’émission car il estime ne pas pouvoir parler au nom de Dieu. Quand on parle au nom de Dieu cela devient dangereux. La foi est une question très personnelle. Cela paraît compliqué mais pour moi, c’est très simple !

            Evoquant la figure de Robert Schuman, Herman Van Rompuy déclare ; l’homme politique reçoit toujours des idées mais c’est lui qui prend la décision. Il ne faut jamais se cacher ni dire ce n’est pas moi, c’est le conseiller.

           Tout au long de l’émission réalisée par Jacques Dochamps, Herman Van Rompuy  livre des facettes peu connues ou connues de peu de gens. Cela va du cahier où adolescent, il collectionne les coupures de presse de la campagne électorale de Kennedy et apprend par cœur, en anglais, son discours d’investiture du 20 janvier 1961. Cela va de l’entrée à la KUL en 1965 en même temps que son père Vic nommé professeur d’économie. Inscrit au droit, il optera rapidement pour l’économie, une voie suivie également par sa sœur et son frère. L’autre sœur est  infirmière psychiatrique.

           Hors antenne, Herman Van Rompuy confie avoir un très beau chien âgé de 14 ans. Il le promène chaque soir quand sa fonction de Président du Conseil européen le lui permet. Edmond Blattchen lui propose de réaliser noms d’un chien, proposition accueillie d’un énorme éclat de rire !

 

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(1) L'émission noms de dieux est diffusée dimanche 31 mars 2013, vers 22h40 sur la Deux de la RTBFbe. Dès le lendemain, durant une semaine, sur www.rtbf.be le site de la RTBFbe, la rubrique revoir vous permet de visionner noms de dieux à l’heure qui vous plaît.

 

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23:22 Écrit par Pierre André dans Actualité, Politique, Religion, Spiritualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

vendredi, 22 mars 2013

Liège et les jésuites ...

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       En 1534, Igato de Loyola fonde la création de la Confrèrie de Jésus. Moins de cinquante après, des jésuites donnent des cours à Liège. En 1586, une bulle papale autorise l’érection officielle d’un collège des jésuites wallons. Cela dure jusqu’en 1773. Cette année-là, le pape Clément XIV ordonne la suppression pure et simple des jésuites.

       Un petit saut dans l’histoire.  Nous sommes en 1828. Un prêtre séculier Robert Julliot installe une école au Fond Saint-Servais. Très naturellement, l’école s’appelle Ecole Saint-Servais d’autant plus naturellement que cet évêque de Tongres a choisi de s’installer à Maastricht, ville hollandaise tout comme Liège l’est en 1828.

       Dix ans plus tard, Liège a une nouvelle nationalité. Elle est Belge. Les jésuites sont de retour. Ils reprennent l’école Saint-Servais édifiée sur un terrain situé 92 rue Saint-Gilles. Il s’agit de la première institution liégeoise d’enseignement secondaire réservée aux garçons. La mixité fait son apparition quelques cent cinquante plus tard – le 1er septembre 1992 – par la création du Centre scolaire Saint-Benoît-Saint Servais, fruit du rapprochement de Saint-Servais et l’école abbatiale Paix Notre Dame. Cette école abbatiale, les Liégeoises (et les Liégeois… ) la connaissent mieux, depuis 1797, sous le nom les Béné !

       Ce week-end, les festivités du 175ème anniversaire de Saint-Servais commencent. Le programme complet se trouve www.arsbss.be . Parmi les faits marquants durant ces 175 ans, il y a eu en 1898, la création par les étudiants de Saint-Servais d’un club de football, le Standard.  Le dimanche 24 mars, à 17 h, est prévu une grande vente aux enchères de maillots dédicacés par des sportifs de renom dont des joueurs du Standard. Le bénéfice sera partagé entre les Iles de Paix et une association d’éducation argentine.    

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samedi, 16 mars 2013

Vivement le 15 août !

       La traditionnelle messe du 15 août en wallon célébrée en Outremeuse sera très  suivie cette année. En effet, clergé et fidèles appelleront le ciel à veiller tant sur l’évêque de Liège que sur celui de Rome. Ce dernier étant le pape Tchantchès !

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mardi, 12 mars 2013

En attendant la fumée blanche ... quelques chiffres!

        Cet après-midi s’ouvre le conclave d’où doit sortir le dix-neuvième  pape depuis 1740 qui a vu Benoît XIV  accéder au pontificat suprême. Pourquoi cette date de 1740 ? Tout simplement parce  que Vatican Information Service (VIS) a choisi cette date pour présenter les conclaves de l’époque moderne. En réalité, ce dix-neuvième pape sera le deux-cent-soixante sixième  à devenir le patron de la sainte Eglise catholique apostolique romaine.

       De 1740 à 2013, il a eu 717 jours de conclave. Il n'a fallu que deux jours pour élire le pape, Jean-Paul 1er; dont le règne a été le plus court  (33 jours 6 heures). Il a fallu, en revanche, 181 jours pour élire le 17 août 1740, Benoît XIV. Dans l’époque moderne, tous les conclaves se sont tenus à Rome sauf  un qui s’est tenu à Venise. A l’époque, en 1799, les troupes françaises occupent  Rome. Le conclave vénitien a élu, au bout de 105 jours, le bénédictin Luigi Barnaba Chiaramonti  qui se fait appeler Pie VII.

       Mil cent trente-quatre cardinaux ont été les invités à participer à ces 18 conclaves. Mais comme la terre ne s’arrête pas de tourner, conclave ou non,  six cardinaux ont trouvé la mort durant ces conclaves. Au lendemain de la démission  de  Benoît XVI, les vaticanologues ont prévu 117 cardinaux électeurs. En chemin, deux cardinaux ont considéré  la politique de la chaise vide comme la meilleure pour leur réputation. Si bien que ce conclave réunit à la chapelle Sixtine un nombre identique de cardinaux  à celui qui, le 19 avril 2005, à élu Benoît XVI.  

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Jean-Paul 1er, le pape au règne ultra-court -33 jours 6 heures.


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samedi, 23 février 2013

L'écrivain Christian Bobin, un don du ciel pour noms de dieux d'Edmond Blattchen.

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        Patience et longueur de temps ont été le destin d’Edmond Blattchen  qui, dès la création de noms de dieux a souhaité recevoir dans son émission Christian Bobin, philosophe et écrivain. A la première demande, Christian Bobin  répond  qu’il ne refusait jamais d’ouvrir sa porte à l’étranger de passage, mais qu’il ne se déplaçait pas, qu’il se consacrait à l’ écriture comme un simple artisan. Un artisan très actif.  Cinquante-six ouvrages en trente-cinq ans dont certains ont été primés : Prix des Deux Magots et Grand Prix Catholique de Littérature  en 1993 octroyés pour Le Très-Bas une biographie poétique de Saint-François d’ Assise et le Prix du livre de spiritualité décerné par la revue Panorama et la librairie La Procure en 2009 à l’occasion de la parution du livre Les ruines du ciel.

       Ce que veut Blattchen, Edmond l’obtient grâce à sa pertinacité.  Tel un don du ciel, Christian Bobin a finalement dit oui. Ce dimanche 24, Christian Bobin est l’invité de noms de dieux (1). Tandis que le réalisateur Jacques Dochamps s’efforce de concilier – et ce n’est pas facile – le décor de noms de dieux et le studio de The Voice (un concept d’Endemol vendu, sous cette appellation, dans une cinquantaine de pays sauf au Québec où il se nomme La Voix), Christian Bobin et Edmond Blattchen parlent de choses et autres. A l’auteur de la télévision c’est le monde qui s’effondre sur le monde, une brute geignarde et avinée, incapable de donner une seule nouvelle claire et compréhensible, le journaliste réplique par une citation du rappeur Akhenaton  estimant que la TV est une arme de distraction massive.

       Quand vient le moment de l’enregistrement, Bobin écrit le titre  Noms de Dieu, l’image est un pastel de Sylvie Dattas, la phrase est trouvée dans l’œuvre de son ami Jean Grosjean ça  n’arrive jamais à Dieu d’être le plus fort, le symbole est un feutre noir et le pari est la résurrection est une certitude. Un pari qui prend une dimension particulière lorsque l’on sait que les funérailles de la maman quasi-centenaire de Christian  Bobin ont eu lieu deux jours avant l’enregistrement de noms de dieux.

       Après l’enregistrement, Christian Bobin a été l’invité de la Librairie Pax. Une soirée mémorable dans un auditoire de l’Université de Liège suivie d’une séance de dédicace durant … trois heures !

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(1) L’émission noms de dieux est diffusée dimanche 24 février 2013, vers 22h40 sur la Deux de la RTBFbe. Dès le lendemain, durant une semaine, sur www.rtbf.be le site de la RTBFbe, la rubrique revoir vous permet de visionner noms de dieux à l’heure qui vous plaît.

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vendredi, 25 janvier 2013

L'Académicienne Chantal Delsol invitée ce dimanche par Edmond Blattchen à noms de dieux.

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        Pour les lectrices et lecteurs de Liège 28,  l’Institut de France  est un sujet d’actualité.  La présidente de Diversité linguistique et langue  française, Claire Goyer veut éviter la suppression de CANAL ACADEMIE , la radio Internet de l’Institut de France. Celui-ci est du même avis : Toutes bonnes volontés sont les bienvenues et ceux qui souhaitent aider l’Institut à sauver Canal Académie peuvent adresser leurs contributions à l’Institut de France – Canal Académie, 23 quai de Conti 75006 PARIS CS90618. (cfr Liège 28 des 19 et 23 janvier 2013).

       Il sera encore question de l’Institut de France dimanche soir à l’émission noms de dieux (1). En effet, Edmond Blattchen reçoit Chantal Delsol, membre de l’Académie des Sciences morales et politiques, une appellation très XVIIIème siècle, recouvrant  aujourd’hui les sciences humaines. Cette Académie comprend cinquante personnalités – 47 hommes, 3 femmes – réparties en six sections (Philosophie, Morale et sociologie, Législation droit public et jurisprudence, Economie politique statistique et finances, Histoire et géographie, Section générale).

       Chantal Delsol a été élue en 2007 au fauteuil numéro un de la section Philosophie. Elle est la première femme à occuper ce fauteuil dont le premier titulaire est le philosophe Antoine Destutt de Tracy qui a influencé Stendhal et Karl Marx. Chantal Delsol a succédé à Roger Arnaldez dont elle déclare, en décembre 2008, qu’il est un philosophe des religions et un linguiste (…)  Il compare des religions, et son objectivité de chercheur est mise au service d’un but pluriel : repérer les affinités ou les complicités entre les différentes croyances ; comprendre l’originalité et le génie de chacune ; soumettre à l’examen sa religion personnelle, catholique, en l’étudiant à la lumière de ce que les autres en disent et en pensent. Attitude de voyageur, regard distancié, risque encouru face à ses propres certitudes ; fascination pour l’Autre. Cet Autre, c’est essentiellement l’islam, dont Roger Arnaldez devient et demeure un spécialiste reconnu.

       Comme Roger Arnaldez, Chantal Delsol est une catholique  fervente se définissant  libérale néoconservatrice. Depuis vingt ans, elle est professeur à l’Université de Marne-la-Vallée. Elle y a créé  le Centre d'Etudes européennes, aujourd’hui Institut Hannah Arendt, étudiant les relations Est-Ouest. 

       Auteure prolifique, son dernier  ouvrage L’Âge du renoncement – paru en 2011 aux éditions du Cerf fondées en 1929 à la demande du Pape Pie XI - Chantal Delsol constate que nos contemporains, du moins en Occident, délaissent de plus en plus la religion au profit des sagesses, antiques et asiatiques. Pour elle, cette évolution risque d’entraîner un panthéisme diffus et un retour du paganisme.

 

(1) L’émission noms de dieux est diffusée dimanche 27 janvier 2013, vers 22h40 sur la Deux de la RTBFbe. Dès le lendemain, durant une semaine, sur www.rtbf.be le site de la RTBFbe, la rubrique revoir vous permet de visionner noms de dieux à l’heure qui vous plaît.

 

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mercredi, 26 décembre 2012

L'âme de Marylin s'invite à Liège, la veille de Noël

       Soucieuses et soucieux de respecter la tradition liturgique catholique qui prévoit quatre messes destinées à souligner la solennité de Noël, les paroissiennes et paroissiens de Saint-Martin se sont réunis lundi en la chapelle des Cloîtres, jouxtant la Basilique.

       Un père de la Compagnie de Jésus célèbre, au coucher de soleil, la messe de l’Emmanuel. Au moment de la communion, il donne ses instructions aux fidèles désireux de recevoir l’hostie consacrée : vous allez par l’allée latérale et reviendrez par l’allée centrale. Attention, il y a des grilles de chauffage et cela souffle … enfin je dis cela surtout pour les dames !

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vendredi, 21 décembre 2012

Dans la foulée de Noël, noms de dieux offre une nouvelle diffusion de l'émission consacrée au prêtre orthodoxe, Thierry Verhelst.

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       Ce dimanche 23, noms de dieux offre la possibilité de revoir l’émission diffusée le 13 janvier 2009. Edmond Blattchen y reçoit le Gantois Thierry Verhelst, juriste international, fondateur  et coordinateur international du Réseau Sud-Nord Cultures et Développement , rédacteur en chef de la revue Cultures et Développement financée par la Commission Européenne et diffusée dans tous les continents. Thierry Verhelst a progressivement pris conscience de réalités qui l’ont petit à petit profondément transformé.

       Face à la crise sociale, financière, économique, écologique  de notre planète, Thierry Verhelst considère avant tout que la crise est d’ordre culturel et spirituel.  Les chamanes amérindiens, les animistes africains, les hindous, les bouddhistes l’ont éveillé à la force de la Tradition, à la voie mystique et holistique soucieuse de l’harmonie corps-âme-esprit. Cette expérience fondamentale l’a ramené vers le christianisme de sa jeunesse, mais par la porte de l’Orthodoxie où il a trouvé les mêmes richesses que celles dont il avait fait la découverte aux antipodes.

        Thierry Verhelst anime a Lillois, en Brabant wallon, une paroisse orthodoxe qui a pour saints patrons Athanase (l'Égyptien du IVe siècle) et Amand (un « Européen » du VIIe). Cette communauté paroissiale relève de l'Église Orthodoxe des Gaules, elle-même dans la communion des Églises orthodoxes occidentales. Dans un entretien à la revue Sources, il a déclaré : L'orthodoxie tente de conserver l'esprit de la grande Tradition spirituelle du christianisme des origines. Celles et ceux qui composent cette paroisse partagent avec tous leurs frères orthodoxes ce qu'on a souvent appelé la "théologie mystique des Églises d'Orient" et la spiritualité des Pères du désert. En plongeant ainsi leurs racines dans la spiritualité des premiers siècles, ils découvrent concrètement combien est vivifiante cette Tradition. Les chrétiens orthodoxes ont certes bien des choses à apprendre de leurs frères catholiques et protestants, mais ils peuvent aussi leur transmettre leur manière à eux d'aborder le sacré et l'anthropologie holistique corps-âme-esprit, une spiritualité cosmique, le goût de la liturgie, des icônes et de la méditation (notamment la Prière du cœur).

       Depuis l’enregistrement de noms de dieux fin 2008, Thierry Verhelst  a contracté la maladie de Charcot. Aux abords du 15 août, il a adressé une lettre collective à l’ensemble de ses amies et amis. Une correspondance optimiste : La vie est belle, et nous acceptons avec confiance ce qui nous est donné de vivre. « La maladie est en moi mais je ne suis pas dans la maladie » aimait dire Christiane Singer. C’est exactement ce que je  ressens. La vie est infiniment plus large et plus intense que la maladie !

       Terminons la présentation de Thierry Verhelst , invité de noms de dieux (1) par  cet autre extrait de Sources ; Thierry  Verhelst est un prêtre qui se dirait volontiers anticlérical. Il considère que la sacralisation outrancière des institutions ecclésiastiques, l'infantilisation des fidèles par des clercs tout-puissants et des catéchismes dogmatiques et culpabilisateurs, ainsi que les privilèges politiques et sociaux peu évangéliques qui prévalaient en chrétienté depuis Constantin constituent de terribles dérives. Peu d'institutions religieuses en sont à ce jour totalement revenues. Jésus avait cependant combattu avec ardeur l'arrogance des notables religieux et leurs abus de pouvoir.

thierry verhelst.jpg(1) L’émission noms de dieux est diffusée dimanche 23 décembre 2012, vers 22h40 sur la Deux de la RTBFbe. Dès le lendemain, durant une semaine, sur www.rtbf.be le site de la RTBFbe, la rubrique revoir vous permet de visionner noms de dieux à l’heure qui vous plaît.

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mercredi, 16 mars 2011

...le sens de la réplique!

       Le temps de Carême est tendance. Des centaines de Bruxelloises et Bruxellois ont tenu à assister ce mercredi midi, en l’église du Finistère, rue Neuve, à la messe célébrée par l’évêque de Liége Aloys Jousten qui a également prononcé le sermon.

       Dans sa présentation aux fidèles, le Père Patrick, Dominicain a tenu à souligner le rôle important joué par Mgr Jousten dans le retour à Liège de son Ordre dans la paroisse de Saint-Jean. Retour à Liège, cela a un sens réplique le prélat et les fidèles d’éclater d’un rire de connivence...

21:02 Écrit par Pierre André dans Religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg