lundi, 17 juillet 2017

Le journaliste professionnel Edmond Blattchen, Chevalier de l'Ordre de la Couronne.

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      Par arrêté-royal du 5 mai 2017, il a plu à Sa Majesté le Roi  Philippe, en reconnaissance des services rendus par le journaliste professionnel Edmond Blattchen de lui conférer la décoration de Chevalier de l’Ordre de la Couronne. Il convient d’ajouter que c’est sur proposition du Ministre Daniel Bacquelaine que le Roi a agi. La remise de la décoration par le Ministre Bacquelaine a eu lieu dans les salons de l’Hôtel de Maître du Cercle de la Société Littéraire.
 
      Le Ministre prend plaisir à rappeler le parcours admirable d’Edmond Blattchen entré à 22 ans dans cette vénérable maison de service public jusqu’à sa pension. Je note au passage votre départ à la retraite après l’âge de 65 ans, soit une incarnation de notre réforme des pensions et je ne peux que vous en féliciter ! L’itinéraire professionnel de Blattchen va de l’information régionale à Contraste, de Chansong aux émissions d’À Suivre et de L’Écran témoin avant qu’apparaisse, en 1992, le magazine mensuel au titre un rien provocateur noms de dieux.
 
    (…) C’est le début d’une nouvelle aventure qui fera date dans le paysage audiovisuel belge et qui continue à faire sens aujourd’hui où le nom de Dieu est prétexte à tant d’atrocités, tant de brutalité à travers le monde. (…) Mais les entretiens que vous menez avec l’empathie et la rigueur journalistique que l’on vous reconnaît sont loin de se confiner aux seules questions de religion. On y traite de philosophie, de morale ou même d’éthique au gré des évolutions de notre société. Votre invité se confie sur sa vision de l’avenir, sur notre système et les valeurs qui le guident ou ne le guident plus. (…) Durant 55 minutes, vous nous avez fait partager des discussions passionnantes offrant à chacun de nous à la fois repères et perspectives. Le décor est esthétiquement sobre, volontairement dépouillé, afin que seule la densité du contenu puisse émerger et marquer les esprits. (…) Dans une société en proie aux troubles, l’Homme a plus que jamais besoin d’un cadre moral, de repères voire de références philosophiques.
 
     Un constat de Daniel Bacquelaine : Les nouveaux philosophes se nomment de nos jours média et réseaux sociaux. Qu’on le veuille ou non, ce sont eux qui sont les dépositaires ou plutôt les substituts de l’éducation et de la culture. Je regrette parfois que la télévision en particulier sacrifie la réflexion à la distraction sur l’autel d’une logique concurrentielle et consumériste. Face à ce constat, « noms de dieux » incarnait et incarne toujours, décidément et à mon sens, une émission de service public au sens propre du terme qui sensibilise par-delà les sensibilités. (…) Alors que nos valeurs deviennent de plus en plus floues, l’émission « noms de dieux » que vous avez présentée pendant presque un quart de siècle aura poussé ses fidèles… téléspectateurs à la réflexion. À votre manière, c’est au vivre-ensemble que vous avez contribué.
 
      Après avoir félicité Edmond Blattchen, le Ministre des Pensions lui remet les insignes de Chevalier de l’Ordre de la Couronne, une Croix de Malte à cinq branches émaillées de blanc entre lesquelles sont disposés des rayons rectilignes. Si l’Ordre de la Couronne est la plus prestigieuse distinction obtenue par notre confrère, il convient de se souvenir que la Province de Liège lui a accordé, en 1982, le Prix des Jeunes Talents. Ensuite, il a été honoré des Prix Richelieu, Scriptores christiani, Ex-libris, chaque fois pour l’ensemble de son œuvre.
 
      Prenant la parole, Edmond Blattchen se montre surpris de la situation, recevoir une Médaille de l’Ordre de la Couronne, Place de la République française : comment ne pas saisir en cet instant, l’ironie qui fait coïncider, dans une cacophonie inaudible, « La Brabançonne », et « La Marseillaise ». La suite de son discours est l’expression de son cœur, l’expression de remerciements à toutes celles et ceux qui ont contribué à le rendre tel qu’il est en ce moment. Sa gratitude va à Anne Hislaire, à Robert Stéphane, Henri Mordant et tant d’autres et se clôture par cet hommage : j’en termine avec ceux qui m’ont donné plus que tout, puisqu’ils  m'ont donné … la vie : ma mère, Aline, la troisième des filles et des cinq enfants de Laure et de Jules Likin, le boulanger d’Engis,  et Edmond Blattchen, mon père, simple employé des Cristalleries du Val Saint-Lambert en journée, et courtier en assurances le soir. Tout au long de sa vie modeste, discrète, paisible, mon père, à sa manière, fut un héros : ma plus grande fierté c’est celle-là : je suis, en effet, un fils de résistant ! Mon Dieu, le vrai, c’était lui ! Merci !

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©SPF Affaires étrangères & Jean-Pol Schrauwen

 

09:29 Écrit par Pierre André dans Actualité, Media, Politique, Spiritualité | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

vendredi, 19 août 2016

Dix concitoyennes et concitoyens recoivent le titre de Citoyenne et Citoyen d'honneur de la Ville de Liège.

      

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         Al bone franquète al Violète, cinq mots pour résumer l’ambiance régnant en la salle des pas perdus de l’Hôtel de Ville à l’occasion de la remise de la distinction Citoyenne et Citoyen d’honneur de la Ville de Liège. La barre des cent récipiendaires a été franchie depuis la date – 2009 - à laquelle cette nouvelle appellation vu le jour. Auparavant, le Collège décernait la médaille de reconnaissance de la Ville de Liège à celles et à ceux qui - comme les Citoye(ne)s d’honneur aujourd’hui - ont contribué, amplifié ou redynamisé la réputation de la cité ardente, à la force de leur talent et de leur travail. Aujourd’hui le site officiel de Liège place dans la même rubrique Les citoyens d'honneur celles ou ceux d’avant ou d’après 2009. Parmi ceux-ci, David Goffin (2012),  Nafissatou Thiam Charline, Van Snick (2013). Innovation cette année dans l’attribution de ces récompenses, cette cérémonie de distinction sera désormais paritaire homme-femme. Le bourgmestre Willy Demeyer de mentionner, sans les hiérarchiser, les mérites des divers(e)s récipiendaires de la promotion 2016.  

        Une promotion qui fait la part belle aux consœur et confrères. Trois journalistes – Mamine Pirotte, Charles Ledent et Edmond Blattchen - reçoivent le titre de Citoyen(ne)s d’honneur. Jusqu’à présent, une seule journaliste Hadja Lahbib a été sacrée citoyenne d’honneur en 2011 tandis qu’en 2002 Jean-Marie Peterken a reçu la médaille de reconnaissance de la Ville de Liège. 

        Le bourgmestre de déclarer : Femme de caractère, femme jusqu’au bout des ongles et des convictions, Mamine Pirotte incarne une part de la renommée médiatique de Liège. L’édile qui souhaite voir débarquer dans sa ville Dimitri Boizot pour y mener une enquête racontée par Patrick Philippart, nom de romancier de Charles Ledent, constate que l’obstination et la passion sont les 2 qualités qui ont permis à Charles Ledent d’écrire plus d’une dizaine de romans en 15 ans tandis que les vertus d’Edmond Blattchen sont : Expliquer, décoder, transmettre, le monde et ses enjeux, représentent pour lui, une mission qui va bien au-delà de la mission de service public, c’est une œuvre personnelle. Pour ce faire, il a toujours préparé ses émissions avec minutie, curiosité et exhaustivité et cela va sans dire, probablement une certaine dose d’angoisse.

        Les sept autres récipiendaires ont eu droit également à une présentation maïorale personnalisée. À l’octogénaire Annie Massay qui s’initie dès son adolescence à l’athéisme, au socialisme et au féminisme. Trois valeurs qui marqueront profondément sa future carrière le bourgmestre évoque les luttes syndicales dont la grève des femmes de la FN en 1966 auxquelles elle a participé.

        Au quintuple papa - il contribue à lui seul à accroître la population liégeoiseGaëtan Servais qui avec Fabrice Lamproye a lancé Les Ardentes en 2006, Willy Demeyer souligne que celles-ci ont amené, de manière cumulative près de 700.000 personnes à Coronmeuse (…) situer Liège surla carte des festivals d’été. C’est aujourd’hui chose faite ! Pour les jeunes liégeoises et les jeunes liégeois, nés après  1990,  on  peut  même  parler  de  « génération Ardentes ».

        Ancienne élève du Lycée Léonie de Waha, Caroline Pholien exerce en tant qu'indépendante les métiers de peintre en décor du patrimoine et de doreur. Le maïeur cite quelques restaurations pour illustrer le talent de cette liégeoise : le Grand Foyer de l'Opéra Royal de Wallonie, les dorures du Palais du Gouverneur de Liège ou encore la restauration au Château de Versailles (dorures de la salle à manger de chasse et de l'antichambre des chiens) sans oublier que femme passionnée et passionnante, en 2011, elle ouvre une galerie d'arts « la Galerie Isabeau » où elle présente ses créations contemporaines.

        Chantal Van Laer est la troisième génération à la tête d’un magasin bien connu de nombre de Liégeois puisqu’il existe depuis 93 ans ! Installée au cœur du quartier d’Outremeuse depuis 1923, la Maison Van Laer, fut tout d’abord, sous l’égide de Florence, une confiserie. Avant que son mari, Henri Van Laer, n’y ajoute aussi du vin. Rapidement, l’enseigne s’est spécialisée dans le vin. Son fils José y ajoute une expertise du rhum et du whisky tandis que sa fille Chantal Van Laer va peu à peu, apprendre et partager la passion familiale avec cet objectif, retrouver le meilleur du terroir, la finesse des tanins.(…) Sa passion, elle la partage aujourd’hui avec ses clients au travers notamment des dégustations tant de vin que d’alcool. Goûter et conseiller avec la convivialité liégeoise représentent une belle manière de convaincre ceux-ci d’étoffer leur cave.

        Spécialiste du droit du travail, l’avocat Jean-Paul Lacomble est à la tête du Royal Football Club Liégeois – matricule 4 créé en 1892 - en 5 ans à peine, avec d’autres administrateurs liégeois autour de lui, Jean-Paul a réussi à assurer la viabilité financière du Club, accroître le nombre de ses spectateurs, recréer un esprit « Rouge et Bleu », progresser d’un échelon au niveau sportif et faire revenir, après 20 ans d’attente, le RFCL à Rocourt. Excusez du peu ! En un mot, le club a retrouvé sa crédibilité et ses racines. Et Jean-Paul Lacomble a voulu donner un sens à cet investissement dans le foot en assignant au club un projet social qui a pour objectif, au-delà de former des footballeurs, de « fabriquer » des citoyens. Cet engagement se matérialise notamment par la création d’une école de devoirs.

        Gaëtane Leroy est une amoureuse du cœur historique de Liège et ce, depuis ses études en Histoire de l'art à l'Université de Liège. (…) Cet embellissement de l'ancienne imprimerie Bassompierre, active au 18eme siècle, a été effectué avec respect afin de conserver l'âme du lieu. (…) Outre le caractère liégeois du bâtiment qui a été conservé, sa gérante propose des produits issus de la production et des commerces locaux ainsi que des séjours thématiques en collaboration avec ses nombreux voisins. Lorsqu’ils font le choix de séjourner dans cet hôtel, les touristes reçoivent ainsi un accueil personnalisé et effectuent une escale au plus près du cœur de la Ville.

           En 1992, Guy Stockis a repris l’établissement créé quai sur Meuse par Julien Lequet. Y manger son premier boulet constitue une sorte de rituel de passage incontournable pour le néo-liégeois. Un rite savamment perpétué par les principautaires, un sourire de connivence aux lèvres, avec un plaisir encore accru si l’initié du jour ne présage rien de l’accueil à la liégeoise… Car le lieu doit beaucoup à la personnalité de son patron. Cabochard, grande gueule, il met autant de générosité dans ses apostrophes que dans sa cuisine. Bref, en prélude aux festivités mariales du 15 août, une sympathique cérémonie al bone franquète al Violète

la photo, premier rang, de gauche à droite : Guy Stockis, Chantal Van Laer, Jean-Paul Lacomble, Mamine Pirotte, Gaëtan Servais,      deuxième rang, de gauche à droite : Edmond Blattchen, Annie Massay, Caroline Pholien, Gaëtane Leroy, Charles Ledent.

 

08:08 Écrit par Pierre André dans Actualité, Art, Culture, Gastronomie, Littérature, Media, Social, Spiritualité, Télévision, Viticulture | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

lundi, 07 décembre 2015

Jeudi 10 décembre, 21h20, ultime "noms de dieux" suivi de la "Nuit de noms de dieux" !

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        Tout le monde descend ! Cette expression de wattman annonçant le terminus permet à Edmond Blattchen de signaler que noms de dieux mis sur rail en janvier 1992 en compagnie du philosophe Bernard-Henri Lévy est arrivé à terme en décembre 2015 avec le numéro 200 consacré à Latifa Ibn Ziaten, une mère courage (1).

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        Elle est la maman du parachutiste Imad, la première victime – le 11 mars 2012 du terroriste Mohammed Merah. Depuis, je suis une mère blessée, déchirée. Je reste debout pour défendre les valeurs de la République. Il nous faut absolument tendre la main à ces jeunes, ces enfants de la République. Il faut leur faire aimer la France comme je l’aime. L’ampleur du travail qui est à faire est énorme : c’est un travail de fourmi, de terrain, dans les écoles, les maisons d’arrêt, les mosquées, avec les parents… Le président Hollande lui remettant à titre de co-lauréate le prix 2015 pour la Prévention des conflits de la Fondation Jacques Chirac a dit d’elle vous incarnez aux yeux de tous nos compatriotes de quelque confession, de quelque origine, de quelque parcours, l’amour maternel dans ce qu’il a de plus fort et de plus poignant : la souffrance du deuil mais aussi la possibilité de puiser dans le chagrin les ressources pour aller vers la dignité.

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        À l’instar des cent nonante neuf invité(e)s qui l’ont précédé(e)s, Latifa Ibn Ziaten a suivi les cinq chapitres de noms de dieux. Le symbole : le béret rouge de parachutiste de son fils. Sans modifier quoique ce soit au concept, ni au décor – en ce compris la table, empruntée puis achetée auprès de la firme liégeoise Georgette Ballegeer -, Edmond Blattchen et le réalisateur Jacques Dochamps ont accompli durant plus de dix mille minutes une émission que seul le service public peut offrir.

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        La deux centième émission se prolonge par la rediffusion de huit noms de dieux tout au long de la nuit (2). Un événement de plus dans la vie de noms de dieux qui en compte déjà quelques-uns dont sa longévité, vingt-trois ans à l’antenne d’une télévision publique née il y a soixante-deux ans. Pour ses vingt ans, en 2012, noms de dieux a eu droit à une tranche horaire quotidienne durant toute la saison d’été tandis que la chaîne québécoise Canal Savoir l’a fait découvrir au public francophone américain.

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        Par ailleurs, un certain nombre d’émissions ont fait l’objet d’édition intégrale en livres. Edmond Blattchen – récipiendaire notamment, en 1982, du Prix Jeunes Talents de la Province de Liège – a amené sur le plateau de noms de dieux philosophes, théologiens, écrivains, sociologues, hommes et femmes politiques, scientifiques ou encore artistes dont les réflexions clarifient le monde. La deux centième ne marque pas la fin de noms de dieux car dans ce vivier, la RTBF ne va pas manquer, un jour ou l’autre, d’aller puiser comme elle l’a fait en rediffusant l’entretien d’Edmond Blattchen avec Henry Bauchau ou André Glucksmann et, déjà, bien d'autres.

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  • (1) Diffusion le jeudi 10 décembre 2015 vers 21h20 sur « la trois ». Rediffusion sur « la trois » le samedi 12 décembre vers 23h15. Sans oublier, la possibilité de voir l’émission durant une semaine sur le Net, en cliquant sur latrois.be/revoir
  • (2) 22h20 Sa Sainteté le Dalaï Lama (1994), 23h15 Stéphane Hessel (2009), 00h15 L’abbé Pierre (1993), 01h10 Élie Wiesel (1995), 02h00 Sœur Emmanuelle (1993), 03h00 Albert Jacquard (1994), 03h55 Amélie Nothomb (2009), 04h45 Edgar Morin (1992).

08:32 Écrit par Pierre André dans Actualité, Culture, Spiritualité, Télévision | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

vendredi, 06 novembre 2015

Avant-dernier noms de dieux le 12 novembre : invitée, la théologienne espiègle Marion Muller-Colard

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        Née au vingtième siècle en bord de Méditerranée, Marion Muller-Colard n'aime pas choisir. C'est pour cela qu'elle s'appelle Muller et Colard. Qu'elle écrit pour les enfants et pour les adultes. Pour le spectacle vivant et pour l'édition. Des romans et des contes philosophiques. Des contes philosophiques pour ne pas choisir entre penser et écrire. Telle est définie par les petits Platons (1) l’invitée du pénultième noms de dieux, Marion Muller-Colard (2) qui vit dans les Vosges, avec son mari musicien, ses deux enfants et ses chèvres.

        Marion Muller-Colard a fait ses études à la Faculté de théologie protestante de l’Université de Strasbourg dont, aux dires du doyen Remi Gounelle, nul ne sort indemne. Il s’en explique : on ne peut réfléchir sur l’homme, sur la société et ses valeurs, sur la vie des textes, des rites et des traditions, sur le rôle de la religion pour l’individu comme pour la collectivité, sans se remettre, d’une manière ou d’une autre, en question. Après Strasbourg, Marion Muller-Colard s’en va à Jérusalem, à l’institut Ratisbonne,  se former un an au Centre Chrétien d’Études Juive et prépare ensuite son doctorat sur le Livre de Job.

        Sa thèse, soutenue en 2006, s’intitule Le mal de justice : quelle justice peut rendre compte du mal ? Réponse de Job, des amis et de Dieu. Son directeur de thèse, Alfred Marx lui a donné le goût de l’enquête biblique qui débusque un sens inattendu, une espièglerie masquée ou des saveurs insoupçonnées derrière des versets à la première lecture arides.

NDD AUTRE DIEU.jpgDans le même registre de théologienne, Marion Muriel-Colard est l’auteure de L’Autre Dieu. La Plainte, la Menace et la Grâce (Labor & Fides) à propos duquel Le Monde des Religions déclare : un livre poignant alliant réflexion, méditation, expériences personnelles et exégèse théologique autour de son « vieux frère » Job et de la question du mal (…) Un livre fort qui suscite l’apaisement.

Livre qui remporte en mars 2015, deux Prix littéraires, le vendredi 20, le Prix Écritures et Spiritualités dans la catégorie Essai – un Prix donné en 2006 à Christian Bobin, invité de noms de dieux en 2013 – et le lundi 23, le Prix Spiritualités d’aujourd’hui également attribué à Son visage et le tien (Albin Michel) de l’auteur Alexis Jenni.   

Écrivaine, outre de nombreux articles, Marion Muriel-Colard a, à son actif, plusieurs livres tels Prunelle de mes yeux (Gallimard), Détails d’Évangile et Plume d'Ange (Passiflores), Le Professeur Freud parle aux poissons et Le petit théâtre de Hannah Arendt (Les petits Platons).

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        À l’image de Marion, selon Edmond Blattchen, l’émission est à la fois très sérieuse et très drôle. La fin est particulièrement loufoque. Notre invitée est une personnalité très intelligente, très sensible et pétillante !

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(1)   Les petits Platons : éditeur publiant des livres de philosophie pour enfants et adultes www.lespetitsplatons.com

(2)   Diffusion le jeudi 12 novembre 2015 vers 21h20 sur « la trois ». Rediffusion sur « la trois » le samedi 14 novembre vers 23h15. Sans oublier, la possibilité de voir l’émission durant une semaine sur le Net, en cliquant sur www.latrois.be/revoir

18:30 Écrit par Pierre André dans Actualité, Religion, Spiritualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

lundi, 28 septembre 2015

Sur la Trois, à la RTBF, "noms de dieux" reçoit Jean-Michel HIRT

        L’émission de service public noms de dieux cessera en décembre 2015 après la diffusion du numéro 200. Durant 24 ans, noms de dieux aura été à l’antenne de la RTBF. C’est un record de durée dans un paysage audiovisuel en constant changement.

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        Robert Stéphane – à l’époque Administrateur général de la RTBF - se souvient du jour où Edmond Blattchen lui a proposé son projet.  Tentative folle... Mais structurée avec intelligence. L'esprit d'un bon service public est à mon sens de faire la pédagogie des enjeux par le spectacle. Clarifier le monde, le rendre compréhensible mais en utilisant le spectacle pour accrocher le spectateur. Noms de dieux décidait d'appliquer ce concept sur un des thèmes les plus importants : Qu'est- ce que le monde ? D'où vient-il ? Où va-t-il ? Quelles en sont les explications religieuses et philosophiques ? Mais Edmond Blattchen l' a immédiatement conçu à travers un système de chapitres introduits par des concepts, des objets des textes, des images Cela lui a permis   de relancer l'interlocuteur interviewé et de fixer le spectateur sur des sujets difficiles mais cruciaux.

        Le premier invité, le 14 janvier 1992, le philosophe Bernard-Henri Lévy. Le mois suivant, le mardi 11, le nouvel évêque de Namur André-Mutien Léonard. Un départ en force qui s’est poursuivi (1) et se poursuit.

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        Pour son antépénultième  édition (2), noms de dieux reçoit le psychanalyste Jean-Michel Hirt, professeur de psychopathologie à l’université de Paris 13. Spécialiste en psychologie clinique interculturelle c-à-d celle qui va prendre en compte la culture de l’autre.  Comme l’autre est le patient, le malade - en psychiatrie, c’est plus souvent le malade – et bien au lieu de faire comme si une schizophrénie était la même chose à Liège qu’à Ouagadougou, il s’agit d’entendre d’où vient cet autre, d’avoir une réflexion sur quel réseau culturel il a été pris, éduqué, élevé, ainsi nous pouvons lui permettre de se retrouver et de ne pas être en terre étrangère, seul.

        Jean-Michel Hirt est l’auteur de plusieurs ouvrages notamment : Le miroir du Prophète, Psychanalyse et Islam (Grasset),  Paul, l’apôtre qui  « respirait le crime » (Actes Sud), L’Insolence de l’amour, fictions de la vie sexuelle  (Albin Michel), Le voyageur nocturne, lire à l’infini le Coran (Bayard).

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(1)    Liste des invités de noms de dieux  https://fr.wikipedia.org/wiki/Noms_de_Dieux

(2)    Diffusion le jeudi 1er octobre 2015 vers 21h25 sur « la trois ». Rediffusion sur « la trois » le samedi 3 octobre vers 23h25. Sans oublier, la possibilité de voir l’émission durant une semaine sur le Net, en cliquant sur www.latrois.be/revoir

19:33 Écrit par Pierre André dans Actualité, Culture, Spiritualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

lundi, 24 août 2015

NAOS ou l'art et le mystère des églises byzantines au Péloponnèse exposés à la Collégiale de Huy.

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©Affiche Ph Roussel

       Faute de main courante, à Huy, l’accès par le parvis Théoduin de Bavière à la Collégiale Notre-Dame et Saint Domitien – inscrite au Patrimoine exceptionnel de la Wallonie – est quelque peu malaisé pour tout qui éprouve des difficultés à se mouvoir. Cette absence de main courante est d’autant plus inexplicable que des travaux de restauration y sont en cours depuis des dizaines d’années. Un détail mais le diable s’y niche même dans une collégiale heureux mélange de gothique rayonnant du 14e siècle et flamboyant du 15e siècle comme l’est celle de Huy L’intérieur de cette église est remarquable. Cette vidéo – 1’33’’ – l’atteste www.tresordehuy.com en le présentant sous forme d’une visite aérienne inédite.

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         Dans ce cadre superbe, Robert Laffineur offre NAOS (1). Ce nom désigne un lieu de culte chrétien datant de la période byzantine allant de la partition de l’empire romain tout à la fin du IVème siècle à la prise de Constantinople, le 29 mai 1453. L’exposition se veut une découverte de la période médiévale de la culture grecque dans le Péloponnèse.                                   

                                      ©R Laffineur

HUY Byz RTC.jpgLigourio.jpg©R Laffineur

         La maçonnerie des murs extérieurs fait toujours largement appel à la brique, même pour les éléments décoratifs, insérés entre les pierres suivant la technique dite du cloisonné. Elle inclut fréquemment des blocs de remploi, parfois sculptés ou inscrits, des spolia en provenance de bâtiments antiques des environs, dont la disposition est entièrement libre et produit des effets de patchwork souvent étonnants. A quelques exceptions près (…)- il s’agit d’architectures aux formes et à la décoration simples, aux dimensions modestes et à l’allure souvent campagnarde. (…) Cette sobriété et parfois cette rusticité s’harmonisent à merveille, il est vrai, avec la grandeur et l’austérité des paysages. Elles sont aussi plus expressives d’une spiritualité populaire et rurale qui persiste jusqu’à nos jours. 

©R Laffineur

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          Autant la nudité externe des naoi est patente autant la décoration intérieure des édifices est plus généreuse, voire exubérante, avec des peintures couvrant toutes les surfaces murales (…) Le programme iconographique est dominé fréquemment, dans l’abside centrale, par la figure de la Théotokos, la Vierge mère de Dieu, et, sous la coupole centrale, par l’image du Pantocrator ou Christ en majesté, maître de toutes choses. Si elles obéissent foncièrement à des schémas et des canons imposés, ces représentations figurées des églises du Péloponnèse n’en expriment pas moins,(…) la sensibilité individuelle des artistes anonymes qui ont œuvré à l’expression d’une foi collective (…) Cette permanence des styles et cette fidélité à l’orthodoxie iconographique amèneront la poursuite des traditions décoratives byzantines pendant les siècles de la turcocratie, au même titre que l’étonnante persistance des formes de l’architecture religieuse jusqu’à aujourd’hui.

         Aux yeux du Consul honoraire de la République hellénique à Liège pour la Wallonie cette exposition se veut un hommage à ces artistes anonymes et à cette pérennité de la culture grecque, un hommage à la Grèce éternelle, qui (…) a toujours su défendre les valeurs d’identité, de solidarité et de liberté, qui sont la marque des grandes nations.

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(1)   NAOS – jusqu’au dimanche 27 septembre – Collégiale de Huy – du mardi au dimanche de 9h à 12h et de 13h à 18h -

 

 

 

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jeudi, 26 mars 2015

Deux noms de dieux diffusés le même jour sur 2 continents, l'Amérique et l'Europe avec en invités, respectivement Jean-François Kahn et Jacques Vigne.

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        Il y a près de trente ans que Jacques Vigne, l’invité d’Edmond Blattchen à noms de dieux (1) a quitté la France. Ce psychiatre à l’âge de 30 ans est parti en Inde où il a suivi les enseignements de Swami Vijayananda, un disciple français de Ma Anandamayi, une des grandes figures spirituelles de l’hindouisme au 20ème siècle. Il y pratique la méditation et écrit des ouvrages tels Le Maître et le thérapeute et Le Mariage intérieur et la mystique du silence.  Ses ouvrages publiés notamment chez Albin Michel ont un grand succès. En sorte que Jacques Vigne revient tous les deux ans en France et en Belgique. Il prononce des conférences et y anime des séminaires de méditation. Il facilite des passerelles entre les savoirs traditionnels de l’Orient et ceux, scientifiques, de l’ Occident.

        Reçu à noms de dieux, il en a réécrit le titre nom de dieux et des déesses. Sa phrase est une citation de Confucius : Si on veut être heureux et rendre les autres heureux, on a besoin de deux qualités : l’attention et l’altruisme. Son pari est qu’un jour, les religions se fédèrent.

        Le jour de la première diffusion de l’émission noms de dieux consacré à Jacques Vigne, à 23h00, sur un autre continent, l’Amérique, a lieu la rediffusion, à 10h30, sur CANAL SAVOIR de noms de dieux ayant en invité Jean-François Kahn. Les produits culturels de qualité de la Fédération Wallonie-Bruxelles sont appréciés à l’extérieur et nous inscrivent sur la carte du monde (cfr Liège 28 du 3/8/2012). CANAL SAVOIR, une chaîne de TV formée par un consortium d’Universités et de Collèges du Québec, diffuse en 2015 au Canada et une partie des USA, des noms de dieux dont les invité(e)s sont Caroline Fourest, Thierry Janssen, Jacques Vergès, Fédérico Mayor, Michel Onfray, Henri Laborit, Clémentine Falk. Que du beau monde !

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(1) Diffusion  le samedi  28 mars 2015 sur « la deux » vers 23h00. Rediffusion sur « la deux » dans la boucle de nuit du mercredi 1er  au jeudi 2 avril. Sans oublier, la possibilité de voir l’émission durant une semaine sur le Net, en cliquant sur www.ladeux.be/revoir

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jeudi, 26 février 2015

Le 28 février, à noms de dieux, Edmond Blattchen reçoit KARIMA BERGER.

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        Dans sa prochaine émission  noms de dieux (1), Edmond Blattchen reçoit Karima Berger, présidente d’Écritures & Spiritualités. C’est le nouveau nom de l’Association des Écrivains croyants fondée en 1970 regroupant des auteur(e)s se  réclamant d’une des trois religions monothéistes.

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        Dans son ouvrage Éclats d’islam : chroniques d’un itinéraire spirituel, Karima Berger écrit : Je suis arabe et française, orientale et occidentale, musulmane et laïque, femme et écrivain, et tant de choses encore qui ne se disent pas. Ces sources qui m'animent et inventent chaque jour, je veux encore et encore les faire travailler ensemble car c'est dans les méandres de leurs flux que je surprends parfois mon reflet, mes reflets.

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        Cette dualité de Karima Berger se retrouve dans les divers chapitres de noms de dieux dont elle est l’invitée. Le titre en arabe s’écrit Rabi El Alamine et en français Le Seigneur des mondes. Le chapitre image est un diptyque de la plasticienne libyenne Wafa Abouan signifiant la demande et l’octroi du pardon. Pour la phrase, Karima Berger a opté pour une, datant du VIIIème siècle, de la mystique musulmane Rabia al-Adawiyya , Ô mon Dieu ! Si je T’adore par crainte de l’enfer, brule-moi en enfer ; et si je T’adore dans l’espoir du paradis, exclus-moi du paradis ; mais si je T’adore pour Toi seul, ne me cache pas Ta beauté impérissable ! Quant au pari, il alterne entre espoir et peur. Cette émission  noms de dieux se termine par une image surprenante.

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        Née à Tinès en Algérie, diplômée de l’Université d’Alger, Karima Berger vit en France depuis 1975 .  Tous ses livres ont été édités en France, l’un - L’enfant des deux mondes - a été réédité, en français, à Alger aux Éditions El Ibriz. Aucun de ses livres n’a cependant connu une traduction en arabe.

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        Comme j'aimerais qu'ils soient traduits en arabe ! hélas ce n'est pas (encore) le cas, je l'espère un jour. pour l'instant au Maghreb et en particulier en Algérie déplore Karima Berger qui n’est la seule écrivaine algérienne à faire le même constat. Même Assia Djebar, membre de l’Académie française, n’a eu de son vivant aucune de ses œuvres traduites dans la langue de son pays natal. En janvier 2015, la ministre de la Culture, Nadia Labidi a déclaré : nous allons traduire les romans d’Assia Djebar.

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         Compte tenu des articles 2 et 3 de la Constitution stipulant  L'Islam est la religion de l'Etat et L'Arabe est la langue nationale et officielle, le ministre des affaires religieuses, Mohamed Aïssa  souhaite certainement que les ouvrages de Karima Berger le soient également. En effet, selon le quotidien El Watan, le ministre des affaires religieuses se présentant comme réformateur, M. Aïssa replace l’Algérie dans sa profondeur stratégique, la Méditerranée et la pensée philosophique qui vient de Cordoue, avec laquelle il veut renouer en posant sereinement les termes d’un débat sociétal.

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(1)    Diffusion  le samedi  28 février 2015 sur « la deux » vers 22h45. Rediffusion dans la boucle de nuit  sur « la deux » du 4 au 5 mars. Sans oublier, la possibilité de voir l’émission durant une semaine sur le Net, en cliquant sur www.ladeux.be/revoir

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mercredi, 28 janvier 2015

Blattchen reçoit dans noms de dieux du 31 janvier Lucien François, créateur du "jurème"

 

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        Diffusée ce samedi 31 janvier, l’émission noms de dieux a été enregistrée le mardi 2 décembre 2014 soit avant les événements de janvier. Plongés dans un actualité bouleversante, les propos tenus par l’invité d’Edmond Blattchen, Lucien François (1) n’en sont que davantage percutants.

        Dès le titre qu’il écrit noms de dieux :noms de ?, au choix de l’image, une pièce monnaie du IIIème Reich avec la phrase Du bist nichts, dein volk ist alles (traduction : tu n’es rien, ton peuple est tout) ou la phrase il faut respecter les opinions de tous, Lucien François avec des mots simples dénonce les confusions et en appelle à la rigueur et à la responsabilité.

         Né à Chênée, juriste, Lucien François enseigne, à l’ULg, le droit social, le droit pénal et l’évolution de la philosophie du droit à l’époque contemporaine. Magistrat, il siége au Conseil d’État et à la Cour  constitutionnelle tout en conservant sa chaire de philosophie du droit.  Dans une chronique parue en juin 1992 , le Journal des Tribunaux décrit ce cours où après avoir exposé scrupuleusement les idées de quelques grands penseurs, Lucien François joint les siennes, par souci d’honnêteté, pour que les étudiants soient au courant de ses préférences. Il les a consignées dans un volume relativement mince : « Le problème de la définition du droit » qui est et, heureusement, reste souvent dans les mains de tous les étudiants liégeois, même après qu’ils ont passé un examen redouté. Qui veut connaître Lucien François doit le lire …

        Effectivement Lucien François a écrit mais pas à la-va-vite. Ainsi, il a consacré quinze ans à rédiger Le Cap des Tempêtes, essai de microscopie du droit (2). Considéré comme une œuvre de démystification du droit par le droit , cet ouvrage a enrichi la langue française d’un néologisme le jurème, qui se définit le plus petit élément spécifique du droit, sa particule élémentaire. Autre vertu du Cap des Tempêtes relevée par le professeur à l’École  de droit de la Sorbonne, Pierre Mayer : , une œuvre d’une très grande qualité littéraire, où l’élégance du style, la rigueur de la pensée et un humour d’autant plus délectable qu’il ne se donne jamais pour tel se combinent harmonieusement.

        Tout au long de ce noms de dieux, Lucien François se montre rationaliste rigoureux, agnostique sceptique, libre penseur pour qui le doute et l’esprit critique constituent les armes les plus sûres contre les dérives majeures qui menacent notre époque, et notamment le grégarisme et le fanatisme. Bref, tel son portait tracé par Edouard Delruelle : un perceur de masque qui dissout les fictions, démontre les artifices, afin d'atteindre le sous-sol des rapports de force véritables.

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(1)    Diffusion  le samedi 31 janvier 2015 sur « la deux » vers 22h40. Rediffusion dans la boucle de nuit  sur « la deux » du 3 février dès 01h40. Sans oublier, la possibilité de voir l’émission durant une semaine sur le Net, en cliquant sur www.ladeux.be/revoir

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(2) Le cap des Tempêtes – Lucien François – Préface Pierre Mayer – Éditions Bruylant (Bruxelles) et LGDG (Paris) – 2ème édition – Paru en août 2012 – 334 pages - 58€

10:54 Écrit par Pierre André dans Actualité, Culture, Spiritualité, Télévision | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

dimanche, 11 janvier 2015

Sur la Trois de la RTBFbe, CAVANNA le co-fondateur de CHARLIE HEBDO.

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        Grâce à l’émission noms de dieux, la chaîne publique belge de télévision francophone – la RTBFbe – dispose d’une richesse de documents qui lui permettent de présenter dans un moment d’actualité telle que le monde occidental le vit aujourd’hui, une vision réfléchie. Créée en janvier 1992 par le journaliste producteur Edmond  Blattchen, noms de dieux a reçu et reçoit encore des personnalités de la pensée contemporaine. Selon un schéma apparemment rigide, ces personnalités évoquent nos systèmes de valeurs morales, la religion, la philosophie, les opinions politiques, leur vision de la vie, de la mort.  

        Ainsi le dimanche 13 février 2000, Edmond Blattchen a reçu François Cavanna, un des fondateurs de Charlie Hebdo après que Hara-Kiri ait été interdit d’expression par la 5ème République. Cavanna , un esprit brillant écorché vif, révolté a fait le pari sur dieu de faire comme s’il n’existait pas. Sa révolte est de lutter contre  les  violences  humaines  quotidiennes  qui  vont  jusqu’à  l’exploitation  des souffrances des plus faibles. Sa colère de bête et méchant dénonce les gens de pouvoir et d’argent qui ont  les yeux plus grands que le ventre.

        Ce soir, dimanche 11 janvier 2015, sur la Trois, à 22h30, la RTBFbe rediffuse noms de dieux consacré à François Cavanna. Cette rediffusion (1) constitue un hommage très service public  à l’odieux acte de guerre commis à Paris contre Charlie Hebdo.

 

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(1)  Revoir l’émission durant une semaine sur le Net, en cliquant sur www.latrois.be/revoir

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ADDENDUM mis en ligne le lundi 12 janvier 2015 :

       Programmée le dimanche 11 janvier à 22h30, la rediffusion de l’émission noms de dieux consacrée à François Cavanna a été mise à l’antenne le lundi 12 janvier à 0h30. Tant à la Première en radio qu’au JT de 19h30, ce dimanche, il a été encore signalé noms de dieux à 22h30.

      À 22h30, les téléspectateurs découvrent, sur la Trois, un programme de variétés dédié à Je suis Charlie émis depuis Radio France sans le moindre bandeau annonçant le report de noms de dieux à une autre heure.

     Interrogée, ce lundi  la direction de la programmation TV et VOD (Video on demand) se borne à dire : les événements historiques d’hier ont modifié, non seulement toute notre programmation de la une en journée, mais également la programmation de la trois en soirée. C’est un peu court, les téléspectateurs méritent davantage de respect. À l’instar de Charlie Hebdo, nous trouvons  la RTBF bien conne de considérer sa grille comme un sable mouvant sur internet...

 

noms de dieux - latrois : programme du Dimanche 11 janvier à 22:30

Consultez les détails du programme noms de dieux - Dimanche 11 janvier - 22: 30. Résumé, casting, équipe de production, rediffusions.

13:06 Écrit par Pierre André dans Actualité, Culture, Media, Politique, Spiritualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mercredi, 10 décembre 2014

Invitée d'Edmond Blattchen, le 13 décembre, Stéphanie Janicot, auteure de la Mémoire du Monde.

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         Sous le règne d’Aménophis III, la romancière française Stéphanie Janicot fait naître Mérit-Sophia, l’héroïne de sa trilogie La mémoire du monde. Dotée de l’immortalité, Mérit-Sophia traverse trois millénaires et rencontre nombre de dieux.

         Quoi de plus naturel qu’Edmond Blattchen – producteur de noms de dieux – reçoive l’ancien mannequin breton – née à Rennes la veille de 68. D’autant qu’en janvier 2015, parait  son essai intitulé  Dieu est avec vous … (sous certaines conditions) (1) à propos duquel Stéphanie Janicot déclare heureusement, j'ai une certaine capacité à faire les questions et les réponses. Autrement dit, je peux donner mes mots à Dieu, puisqu'Il en manque (.. .). Dieu n'est pas bavard, mais il a accepté que je le sois pour deux. Merci.  

        Stéphanie Janicot, invitée de noms de dieux (2) a choisi au chapitre image de l’émission : le bulldozer charriant les cadavres, extrait de Nuit et Brouillard. Au chapitre objet, elle présente celui qu’elle porte d’habitude à son majeur, une bague. Cette bague a toute une histoire qui en fait sa valeur.

        En fin d’émission alors qu’Edmond Blattchen remercie Stéphanie Janicot d’être venue sur le plateau de noms de dieux, celle-ci le félicite remarquables lectures et remarquables questions!

 

(1)    Dieu est avec vous … (sous certaines conditions) – Stéphanie Janicot – Albin Michel – à paraître le 11 janvier – 72 pages.

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(2)    Diffusion  le samedi 13 décembre 2014 sur « la deux » vers 22h45. Rediffusion dans la boucle de nuit  sur « la deux » du mardi 16 au mercredi  17 décembre vers 0h30. Sans oublier, la possibilité de voir l’émission durant une semaine sur le Net, en cliquant sur www.ladeux.be/revoir

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21:50 Écrit par Pierre André dans Actualité, Culture, Littérature, Religion, Spiritualité, Télévision | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

jeudi, 13 novembre 2014

À noms de dieux, le 15 novembre, REZA, le photographe de l’âme.

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        Pour la première fois depuis sa création, noms de dieux reçoit (1) un photojournaliste, Reza Deghati mieux connu sous le nom de REZA. Originaire de Tabriz, une ville de plus d’un million d’habitants, chef-lieu de la province de l’Azerbaïdjan oriental, au nord-ouest de l’Iran, Reza est architecte de formation.

        Adolescent, au lycée il crée un journal L’Envol dans lequel il évoque la misère ambiante. Sitôt paru, la direction du lycée confisque tous les exemplaires et les déchire. Sous Mohammad Reza Chah Pahlavi, officiellement, il n’y a pas de misère. Reza est réprimandé. Il ne promet toutefois pas de s’amender. Jeune étudiant, il récidive. La misère du peuple – surtout celles des enfants - coexistant avec l’opulence indécente du pouvoir en Iran le révolte. En 1974, il est arrêté pour militantisme artistique contre le Chah par la SAVAK, organisme de police politique. Il est emprisonné durant trois ans dont cinq mois de torture.

        Il évoque, pour la première fois, un épisode de cette torture dans noms de dieux. Sous la direction du Guide de la Révolution, Rouhollah Khomeiny, la République islamique traque les membres de la SAVAK. En sa qualité de photographe du magazine Newsweek, Reza est convié à une conférence de presse où sont présentés des membres de la SAVAK. Reza reconnaît l’un de ses tortionnaires. À la fin de la réunion, Reza lui tend la main en l’appelant sous son nom de code. Ce geste a joué un rôle majeur dans la vie de Reza qui, en 1981, choisit l’exil. La tyrannie de la République vaut celle de la monarchie !  

        Le monde est mon champ de vision déclare Reza qui travaille pour les titres de presse les plus célèbres de la planète. Aux USA, la National Geographic Society – société savante fondée en 1888 – le reçoit comme membre en 1991. En préface d’une exposition de ses photos dans les Jardins du Luxembourg, à Paris, Reza écrit : les chemins multiples que j’ai pris depuis trente ans, m’ont conduit à la rencontre d’enfants, de femmes et d’hommes dont les destins, uniques, m’ont marqué. Proche de chacun d’eux, au point de sentir leur souffrance comme leur joie, j’ai raconté grâce à cet alphabet universel qu’est la photographie, leurs mémoires d’humains pris dans la tourmente du monde.

        Convaincu que les peuples n’avancent vers la paix que via la liberté d’opinion, d’expression, Reza a fondé en 2001, l’ONG internationale AINA qui a, dans ses objectifs, la formation aux techniques de la communication les jeunes et les femmes. Cette ONG est notamment active en Afghanistan.

 

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(1)    REZA, le photographe de l’âme - Diffusion  le samedi 15 novembre 2014 sur « la deux » vers 22h50. Rediffusion dans la boucle de nuit  sur « la deux » du mardi 18 au mercredi 19 octobre  vers 0h40. Sans oublier, la possibilité de voir l’émission durant une semaine sur le Net, en cliquant sur www.ladeux.be/revoir

 

Selfie REZA et Pierre André         Copyright Webistan

21:37 Écrit par Pierre André dans Actualité, Art, Culture, Spiritualité, Télévision | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

jeudi, 09 octobre 2014

Le Professeur Thomas Gergely est le 190e invité d'Edmond Blattchen à NDD !

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        Une semaine après la fin du Yom Kippour (1) -  le Jour du Grand Pardon  - Edmond Blattchen reçoit, pour son cent nonantième  noms de dieux, le professeur Thomas Gergely qui présente régulièrement,  à la RTBF.be, l’émission du Consistoire israélite de Belgique  Shema Israël – En quête de sens.

        Né à Budapest en 1944, Thomas Gergely échappe miraculeusement à l’âge de trois mois  à la déportation massive des Juifs ordonnée par Eichmann, exécutée avec la complicité de la gendarmerie hongroise.  Émigré en Belgique, il y devient professeur à la section de journalisme de l’ULB. Admis à l’éméritat, il y enseigne l’histoire juive et préside, à l’ULB, l’Institut d’étude du judaïsme Martin Buber, ce dernier étant un philosophe et théologien mort en 1965, à l’âge de 87 ans.

        En 2005, le Centre Communautaire Laïc Juif a attribué à Thomas Gergely le Prix du Mensch de l’Année. En yiddish, Mensch signifie Homme au sens de personne d’exception au comportement exemplaire.

       Pour l’émission noms de dieux, Thomas Gergely a choisi comme image, une photo de Juifs en marche vers le ghetto de Budapest en 1944, étape avant le camp d’extermination. Son symbole est une miniature du Temple de Jérusalem et son pari - parvenir à la paix - passe par le devoir de tous nous engager à être responsables les uns des autres.

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 (1) Diffusion  le samedi 11 octobre  2014 sur « la deux » vers 22h45. Rediffusion dans la boucle de nuit  sur « la deux » du mardi 14 au mercredi 15 octobre  vers 0h30. Sans oublier, la possibilité de voir l’émission durant une semaine sur le Net, en cliquant sur www.ladeux.be/revoir

00:10 Écrit par Pierre André dans Actualité, Religion, Spiritualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mercredi, 10 septembre 2014

Premier invité de noms de dieux, Alexandre Romanès-Bouglione.

        Des divergences de vue entre père et fils, il y en a partout dans le monde y compris dans le monde magique du cirque. On a beau être équilibriste, dompteur de fauves, il y a un moment où trop, c’est trop. Estimant que le cirque de la famille s’éloigne un peu trop de l’esprit et de la tradition tziganes, Alexandre Bouglione – fils de Firmin - s’en va. 

        Il écrit des poèmes, rencontre Jean Genet dans l’escalier. Ils habitent le même immeuble… Ils sympathisent, Jean Genet l’encourage à écrire. Gallimard le publie. Après avoir exercé l’un ou l’autre métier, l’envie du cirque le reprend. Avec sa seconde femme, Délia Romanès, une Roumaine, il fonde le cirque Romanès. Ce cirque, premier cirque européen tzigane, représente la France lors de l’Exposition Universelle de Shanghai en 2010.

        Edmond Blattchen reçoit ce samedi (1) Alexandre Romanès-Bouglione à l’émission noms de dieux. Son invité est une personne-ressource des médias français lorsque l’actualité met en avant un drame ou l’autre vécu par un groupe gitan dans l’Hexagone. Dans l’émission de service public de la RTBF.be, l’invité d’Edmond Blattchen se livre davantage. Ainsi, au chapitre phrase, Alexandre Romanès-Bouglione présente un proverbe indien assurant tout ce qui n’est pas donné est perdu. Quant au chapitre pari, la vision est si on veut vraiment trouver une solution réelle aux problèmes que posent les tribus tziganes, il faut agir avec l’Europe.

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(1) Diffusion  le samedi 13 septembre  2014 sur « la deux » vers 22h45. Rediffusion dans la boucle de nuit  sur « la deux » du mardi 16 au mercredi 17 septembre  vers 0h40. Sans oublier, la possibilité de voir l’émission durant une semaine sur le Net.

 

 

 

22:18 Écrit par Pierre André dans Actualité, Culture, Spiritualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

samedi, 19 juillet 2014

L'émission "noms de dieux" prolongée jusqu'en décembre 2015. "Mauvaise nouvelle pour la bêtise " !

        Telle une finale du Mundial, l’émission noms de dieux – de/du service public – joue les prolongations. Le Directeur des Antennes de la RTBF, François Tron a avisé Edmond Blattchen, producteur-présentateur de sa décision de reconduire Noms de dieux avec la même équipe jusque fin de l’année civile 2015. Cette décision permet à l’équipe d’attendre le chiffre mythique des 200 émissions. Une équipe qui n’a guère variée depuis la première - le mardi 14 janvier 1992 avec en invité le philosophe Bernard-Henry Levy - : le journaliste-présentateur-producteur Edmond Blattchen, le réalisateur Jacques Dochamps – authentique co-auteur. En plus de vingt ans, noms de dieux n’a connu que quatre recherchistes : Anne Wagelmans, Jean-Marie Libon, Catherine Firket et occasionnellement Christine Hammerel. Actuellement, la scripte est Valérie Dethienne et le directeur technique Bernard Gabus.

        En revanche, les invités qui ont écrit les cinq chapitres de noms de dieux – le titre, l’image, la phrase, le symbole, le pari – sont aussi multiples que variés dans leurs convictions. Outre quelques Liégeois(e)s – Lise Thiry, Pierre Harmel, François Perin libre-penseur absolu, Aloys Jousten 91ème évêque de Liège depuis Monulphe au VIème siècle (83ème depuis Hubert, premier évêque résidant à Liège), Arthur Haulot, Jean-Pierre Otte, Jean-Claude Bologne, Gabriel Ringlet, Pierre Somville, Bernard Foccroulle, Marcel Otte, Armel Job, Pierre Kroll -, sans citer tous ces invités prestigieux – un vrai répertoire de 188 noms - il y a eu des journalistes Florence Aubenas, Olivier Todd, Jean d’Ormesson, des philosophes Michel Onfray,  Jacques  Sojcher athée radical, Raphaël Enthoven, des écrivains Amélie Nothomb, Elie Wiesel, Amin Maalouf, Stéphane Hessel, des politiques Antoinette Spaak, Jean Ziegler, Daniel Cohn-Bendit, des artistes Barbara Hendrickx, Julos Beaucarne, Yehudi Menuhin, sans oublier le Dalaï Lama et le Patriarche Bartholomée I. Une véritable mine d’or pour la Sonuma !

        En commémoration du vingtième anniversaire de noms de dieux, la RTBFbe a rediffusé durant un trimestre d’été, quotidiennement, des anciennes émissions. Il en a été de même, à un rythme hebdomadaire, sur la chaîne québécoise Canal Savoir. La décision de reconduire Noms de dieux avec la même équipe jusque fin de l’année civile 2015 a suscité une réaction de Raphaël Enthoven :  Mauvaise nouvelle pour la bêtise ! 

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15:08 Écrit par Pierre André dans Actualité, Media, Spiritualité, Télévision | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

lundi, 21 avril 2014

Raphaël Enthoven - professeur de philosophie - l'invité d'Edmond Blattchen, ce mardi.

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       Demain mardi 22 avril, déjà le dernier Noms de dieux de la saison 2013-2014. Mais que les passionnés du service public – il y en a davantage que les programmes de la chaîne publique ne le laissent croire – se rassurent. Dès septembre, ils vont retrouver Noms de dieux pilotés par Edmond Blattchen.

       L’invité de ce mardi (1) est Raphaël Enthoven dont un ouvrage réalisé avec son père Jean-Paul, en 2013, est le dictionnaire amoureux de Proust qui a obtenu le Prix Fémina Essai. Ce livre a pour objectif de faire lire ou relire le plus grand écrivain de tout le temps. On trouve dans cet objectif, la vocation de celui qui est avant tout professeur de philosophie.

        Dès le premier chapitre de Noms de dieux – le titre de l’émission – Raphaël Enthoven se montre professeur de philosophie. Il écrit non de dieu qui montre un dieu qui sait dire non comme dit non un personnage apparemment secondaire – en réalité dieu - dans la pièce Le malentendu d’Albert Camus.

       S’il est des profs et des philosophes qui n’est ça et le gros animal vous éloignent de la philosophie, Raphaël Enthoven vise à transmettre au plus grand nombre le goût de la véritable philosophie, par opposition à la philosophie à la mode qui procède par simplification démagogique et par imposture idéologique. Les téléspectateurs d’Arte, les auditeurs de France Culture et les lecteurs de Philosophie Magazine apprécient  le charme, l’érudition du professeur Raphaël Enthoven.  Et dieu sait qu’il en a …

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PHOTO © BRISTOLdernièresix

À l’issue de l’enregistrement de Noms de dieux, rencontre avec Raphaël Enthoven. Il nous a confié son estime pour le professionnalisme de l’équipe animée par Edmond Blattchen et le réalisateur Jacques Dochamps et … son goût pour la tarte au riz, une découverte pour lui.

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(1) En TV, mardi 22 avril sur La Deux de la RTBFbe vers 22h 50 – Rediffusion dans la boucle de nuit, sur La Deux, du jeudi 24 au vendredi 25 avril, sur La Deux vers minuit..

 Sur le Net, rubrique Revoir, durant une semaine à partir du mercredi 23 avril.

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samedi, 22 mars 2014

25 mars, Noms de dieux prend le large avec Isabelle Autissier

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          Noms de dieux prend le large. Edmond Blattchen reçoit Isabelle Autissier (1) la première femme à accomplir un tour du monde à la voile en solitaire. Un tour  du monde à l’âge de 35 ans accompli, en 1991, par une Parisienne qui a découvert la passion de sa vie trente ans plus tôt en Bretagne. En 1999, elle renonce à la course lorsque, engagée dans une compétition en solitaire, elle chavire. Pendant quatre jours, Isabelle est portée disparue. Une expérience qu’elle n’a nulle envie de revivre.

         Des courses, elle en a gagnées. Ainsi en 1994, elle pulvérise à la tête de son équipage le record de la course New-York-San Francisco via le Cap Horn.  De formation d’ingénieur agronome, elle se spécialise dans l’halieutique. Puis s’intéresse à l’Antarctique, publie Salut au Grand Sud (2006), L’Amant de Patagonie (2012).

         En 2009, Isabelle Autissier est nommée Présidente de la branche française du WWF, le World Wildlife Fund. Un organisme qui dans son logo a choisi, bien avant la vague de pandamanie, un panda. Outre que cet animal reflète bien les objectifs du WWF, le panda est source d’économie pour le WWF. À l’impression des documents WWF, le panda noir et blanc évite de recourir à la couleur !   

 

(1) En TV, mardi 25 mars sur La Deux de la RTBFbe vers 23h – Rediffusion dans la boucle de nuit, sur La Deux, du jeudi 27 au vendredi 28 février, sur La Deux vers 23h55.

 Sur le Net, rubrique Revoir, durant une semaine à partir du mercredi 26 février.

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vendredi, 21 février 2014

Noms de dieux renonce au jour du Seigneur...

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          Traditionnellement l’émission noms de dieux a été diffusée le dimanche. À présent, elle sera à l’antenne le mardi. L’horaire n’est pas modifié. Noms de dieux est réservée en primeur aux couche-tard. Il en a été ainsi pour les 185 premières émissions. Il en est de même pour la 186ème avec la poétesse Lydie Dattas, invitée d’Edmond Blattchen (1).

          Lydie Dattas a vécu sa prime enfance sous le buffet d’orgue de Notre-Dame de Paris dont son papa maîtrise le clavier. Ensuite, l’ensemble de sa famille  – papa, maman (comédienne), ses deux frères et Lydie – s’en va vivre à Londres. Les enfants Dattas étaient des prodiges, comme les assiettes de Bernard Palissy. Pour nous avoir, nos parents avaient jeté tous leurs biens dans les flammes rougeoyantes de leur amour. Terrifiés par les papiers administratifs,  ils préféraient perdre de l’argent que remplir un formulaire. Leur goût exquis nous épargnait l’enfer des jouets, nous transmettant toute l’excellence des siècles écrit Lydie qui a suivi les cours au Lycée Français.

        Premiers poèmes dès l’adolescence. Par la suite, les commentaires  des milieux littéraires sont de plus en plus enthousiastes. Ainsi, Pierre Assouline (auteur notamment d’une biographie de Georges Simenon et de l’Autodictionnaire Simenon) analyse La Foudre – paru au lendemain du divorce de Lydia - en ces termes : Un vrai choc que cette suite de brefs chapitres sans titre, deux pages à peine chacun, mais si puissamment tressés, où les phrases sont nouées entre elles avec une telle intensité, que l’on ralentit la lecture pour retarder l’instant de la fin.

          En épousant  le trapéziste  Alexandre Bouglione, elle entre dans la grande famille du cirque et des gitans. Son symbole à noms de dieux ?  Une griffe de tigre en pendentif. En 1994, elle fonde avec son mari, le cirque Lydie Bouglione devenu par la suite le cirque Romanès. Elle et Alexandre ont eu comme voisin et ami l’excrémentiel Jean Genet. Ne partageant point l’opinion de François Mauriac, elle publie en 2006, chez Gallimard, La chaste vie de Jean Genet.   

          Poétesse, Lydia Dattas confie au dernier chapitre de noms de dieux, le pari. En substance, elle déclare : Les « grandes âmes, les « voyants » (Rûmi, Rimbaud) peuvent nous aider à trouver la lumière, parce que l’intuition des poètes et des créateurs est plus utile que la raison des scientifiques.
Des propos qui rappellent ceux de Saint-John Perse, récipiendaire du Prix Nobel de Littérature en 1960.

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1) En TV, mardi 25 février sur La Deux de la RTBFbe vers 22h50 – Rediffusion dans la boucle de nuit, sur La Deux, du jeudi 27 au vendredi 28 février, sur La Deux vers minuit trente-cinq.

 Sur le Net, rubrique Revoir, durant une semaine à partir du mercredi 26 février.

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samedi, 25 janvier 2014

Julia Kristeva, hôte de Noms de dieux, ce dimanche 26 janvier.

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         En recevant Julia Kristeva citoyenne européenne, d’origine bulgare, de nationalité française et d’adoption américaine, Edmond Blattchen reçoit dans noms de dieux (1) une personnalité qui est linguiste, sémiologue, philosophe, psychanalyste et écrivaine.

         Elle est, depuis 1966, l’épouse de l’écrivain Philippe Sollers. Cependant, Julia Kristeva n’est pas madame Sollers. Sans sombrer dans le people et autres chichis qu'affectionne la chaîne publique francophone, l’explication est simple, Sollers est un pseudonyme. Joyaux est son nom et  Julia Kristeva est, aux yeux de la législation française, madame Joyaux. Jamais, l’état-civil n’a mieux exalté les diverses facettes de l’hôte de noms de dieux, hôte qui a conservé le nom de son papa!

        Athée, Julia Kristeva a reçu une invitation du pape Benoît XVI à participer à la tête d’une délégation de non-croyants, en 2011, aux Rencontres d’Assise, mouvement visant à un dialogue inter-religieux. Le pape y a défendu l’idée nécessaire d’affirmation de sa foi en préalable à tout dialogue avec l’autre en vue d’atteindre la paix. Julia Kristeva a plaidé pour un nouvel humanisme qui respecte à la fois les valeurs de l’héritage gréco-judéo-chrétien et celles des Lumières.

       Il faut savoir que parmi la quarantaine d’ouvrages publiés – ouvrages qui lui ont valu d’être première récipiendaire du Prix Holberg (le Nobel des sciences humaines, du droit et de la théologie doté de 4 500 000 de Couronnes norvégiennes), le Prix Arendt, le Prix Havel sans compter les Doctorats Honoris Causa décernés par de multiples Universités – Julia Kristeva en a consacré plusieurs aux religions notamment Cet incroyable besoin de croire, Thérèse mon amour.

       De son origine bulgare, Julia Kristeva a gardé une passion pour Cyrille et Modeste qui lui ont légué le goût de l’alphabet. Chaque année, le 24 mai, comme la majorité des Bulgares, elle célèbre la journée de l’alphabet slave et la culture bulgare, communément appelé la fête de l'alphabet. Le 24 mai, chacune et chacun arbore une lettre. Le hasard des rencontres permet de composer des mots et ensuite des phrases…  C’est un jour de fête officielle populaire intelligente. Notre concitoyen, Émile de Laveleye, professeur d’économie politique à l’Université de Liège, spécialiste des Balkans, ami de la Bulgarie, a été contemporain de la création de cette fête au XIXème siècle.

1) En TV, dimanche 26 janvier sur La Deux de la RTBFbe vers 23h05 – Rediffusion dans la boucle de nuit, sur La Deux, du mercredi 29 au jeudi 30 janvier, sur La Deux vers minuit.

 Sur le Net, rubrique Revoir, durant une semaine à partir du lundi 27 janvier.

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vendredi, 20 décembre 2013

Noêl princier pour Noms de dieux recevant, ce dimanche 22, la princesse Esmeralda de Belgique.

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        Ce dimanche 22 décembre, Edmond Blattchen reçoit la princesse Esmeralda de Belgique à l’émission Noms de dieux (1). Davantage qu’une princesse, Edmond Blattchen reçoit une consœur. En effet, Esmeralda est licenciée en journalisme de l’UCL. Elle fait son stage à La Libre au temps où celle-ci porte fièrement le titre de La Libre Belgique, quotidien qui a été le plus ardent défenseur du papa d’Esmeralda tout au long de la durée de la Question royale.

       Pour les Éditions Racines, Esmeralda a réalisé une série d’entretiens avec diverses personnalités dont Mikhaïl Gorbatchev, Isabelle Autissier, Maria Neira, Ferran Adria, Christine Ockrent, Mario Vargas Llosa, Youssou N’Dour, Jeffrey Sachs, Oscar Rodriguez Maradiaga, David Attenborough, Christian de Duve, Tareq Oubrou, Alain Hubert. Ces trois derniers ont, par ailleurs, été des invités de Noms de dieux. Ces rencontres avec des personnalités émanant de divers milieux et de continents différents sont l’objet d’un ouvrage intitulé Terre ! Agissons pour la planète, il n’est pas trop tard… (2).

       Esmeralda a interrogé notamment un cardinal, un iman, un rabbin, des sages tolérants et ouverts au dialogue. Mais elle redoute les extrémistes des religions monothéistes car les plus vociférants sont justement les extrémistes. On a l’impression que c’est le dogme qui, pour le moment, régit tout. Et avec le dogme, on ne peut pas discuter. Il n’y a pas de dialogue.

        Le mot majeur de cet entretien aussi princier que journalistique est responsabilité, un terme qu’il convient de ne pas confondre avec culpabilité. La responsabilité conduit à l’anti consumérisme que l’on peut pratiquer sous forme de sobriété heureuse à moins que l’on ne préfère l’expression québécoise de simplicité volontaire.

       Auteur du Chant de la fleur - documentaire tourné en Amazonie équatorienne relatant la lutte du peuple de Sarayaku pour sa survie -  le réalisateur attitré de Noms de dieux, Jacques Dochamps, a illustré cette cent quatre-vingt-troisième émission de nombreux clichés amazoniens extraits du livre Léopold III photographe, un autre ouvrage de la princesse Esmeralda de Belgique.     

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(1) En TV, dimanche 22 décembre sur La Deux de la RTBFbe vers 22h45 – Rediffusion dans la boucle de nuit du mercredi 25 au jeudi 26 décembre, sur La Deux vers 1h15.

 Sur le Net, rubrique Revoir, durant une semaine à partir du lundi 23 décembre.

(2) Terre ! Agissons pour la planète, il n’est pas tard… - Esmeralda de Belgique – Éditions Racine – 2010 -192 pages – couverture brochée de Cécile Bertrand – format 16cm x 24cm. 

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samedi, 23 novembre 2013

Javeau, une île, un intellectuel gouailleur à Noms de dieux de Blattchen, ce dimanche.

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       En 1880, Littré définit le javeau - terme d’eau et forêt - comme une île formée de sable et de limon par un débordement d'eau. En 1940, naît à Liège Claude Javeau qui va se révéler depuis l’Université libre de Bruxelles, une île intellectuelle – une référence en sociologie.   

      Ce dimanche, Claude Javeau est l’invité de Noms de dieux (1). Cette émission est  dédiée à François Perin, un autre intellectuel – race rare en notre Fédération Wallonie-Bruxelles. Gouailleur, provoquant, polémiste, pamphlétaire, Claude Javeau est d’une grande rigueur scientifique – vertus appréciées de François Perin qui les a également pratiquées.

      Claude Javeau est un auteur prolifique. Une quarantaine de titres, aussi bien des ouvrages scientifiques tels que Comprendre la sociologie paru chez Marabout ou aux Presses Universitaires de France Sociologie de la vie quotidienne et autres  Paradoxes de la postmodernité que des essais dont La France doit-elle annexer la Wallonie ?. Début du XXIème siècle, il publie L'Éloge de l'élitisme, une œuvre dans laquelle il constate – pessimiste humaniste – que l'élite est une espèce en voie de disparition. On ne voit pas pourquoi, à l'instar des bisons, des bonobos ou des saumons, on ne se préoccuperait pas de la protéger. Le biotope global serait sensiblement appauvri si cette espèce venait à s'évanouir.

       Dans l’élite, il range les intellectuels. Mais, aux yeux de Claude Javeau, être un intellectuel nécessite des exigences dont sont dépourvus quantité de ceux qui se rangent dans cette catégorieÊtre un intellectuel et par surcroît dans un pays qui du reste n'en est pas vraiment un, la Belgique (…) n'est pas chose aisée. J'entends bien être un intellectuel dans la lignée de ceux que les anti-dreyfusards, au début de l'autre siècle ont désignés comme tels, c'est-à-dire ces lettrés qui avaient choisi de s'opposer au sens commun et aux passions communes, et non pas être de ces "organiques" dénoncés par Gramsci, qui ne font qu'accorder une légitimation symbolique à l'air du temps. Pour ces derniers, les médias sont leur terrain de chasse privilégié (…) Des intellectuels de ce type, qui tout au plus ne pourraient prétendre qu'au statut de demi-solde de la pensée, sont légion : de Philippe Geluck à B.H.L., on ne peut manquer de les croiser dans toutes les pages et sur toutes les ondes. On n'est certes pas obligé de les lire, les regarder ou les écouter.

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(1)                  En TV, dimanche 24 novembre sur La Deux de la RTBFbe vers 22h45 – Rediffusion dans la boucle de nuit du mercredi 27 au jeudi 28 novembre, sur La Deux vers minuit trente.

 Sur le Net, rubrique Revoir, durant une semaine à partir du lundi 25 novembre

Bernadette Legros.jpgEn collaboration avec Nathalie Lenaerts,  la Liégeoise Bernadette Bawin-Legros – docteur en sociologie – a publié Claude Javeau, témoin de son temps, un intellectuel très souvent iconoclaste, à juste titre.

13:55 Écrit par Pierre André dans Actualité, Spiritualité, Télévision | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

jeudi, 24 octobre 2013

Noms de dieux ce dimanche 27 octobre : José Le Roy ou "Vivre sans tête"

Ernst Mach bis.pngAutoportrait Ernst Mach - 1886

     

         Le prochain Noms de dieux (1) est terriblement décoiffant. L’invité d’Edmond Blattchen est José Le Roy à la chevelure toute crollée comme on dit chez nous. Sous ses cheveux frisés, se trouvent un scientifique et un philosophe. José Le Roy est en effet titulaire d’un diplôme d’ingénieur et a été reçu à l’agréation de philosophie, matière qu’il enseigne dans un lycée de France.

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Appelé comme tous les invités à écrire le titre de l’émission, José Le Roy le fait de manière telle qu’apparaît clairement la philosophie qui est sienne. Philosophie inspirée de son maître spirituel, Douglas Harding, inventeur de la Vision sans tête qui permet d’accéder à  l’Éveil conçu par Adi Shankara.

       Découvrir sa véritable nature a été de tout temps, l’obsession de personnes éprises de philosophie depuis le connais-toi toi-même de Delphes au Ne t’en vas pas au dehors, rentre en toi-même : au cœur de la créature habite la vérité du Berbère Saint Augustin sans omettre les propos du physicien-philosophe Ernst Mach à ceux de l’architecte-philosophe Douglas Harding Je ne suis Rien et en même temps, parce que je ne suis rien, je suis tout.

       Durant l’émission, José Le Roy convie les téléspectatrices et téléspectateurs à réaliser une pratique tirée de son livre 54 Expériences de spiritualité quotidienne. Un grand moment – deux minutes vingt secondes - de télévision inoubliable !

 

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(1)               En TV, dimanche 27 octobre sur La Deux de la RTBFbe

vers 22h45 – Rediffusion dans la boucle de nuit du mercredi 30 octobre sur La Deux vers minuit quinze.

 Sur le Net, rubrique Revoir, durant une semaine à partir du lundi 28 octobre.

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dimanche, 06 octobre 2013

Jeudi 10 octobre, soirée d'hommage à François Perin sur la Trois RTBFbe.

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       Notre consœur Isabelle Philippon a écrit au sujet de François Perin : ses raisonnements sont comme des bonbons acidulés : ils piquent mais font follement plaisir. François Perin est unique, irremplaçable. D’aucuns le considèrent comme le seul véritable grand homme d’État que la Wallonie ait eu depuis Jules Destrée – ceci est faire peu de cas d’un certain nombre de personnalités qui marquent, ont marqué la vie de la Wallonie – ou comme un visionnaire avec une conscience, une intelligence et un courage exemplaires.

       Ce jeudi 10 octobre, dès 21h05 sur la Trois de la RTBFbe, la programmation est consacrée à François Perin, décédé le 26 septembre, la veille de la Fête de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de la Joyeuse Entrée de Filip dans le fief de son principal ennemi (© Sud-Presse).

       La soirée commence par la rediffusion d’une émission de la série Artisan de l’Histoire présentée le mardi 30 janvier 1996 par les journalistes Willy Estersohn et Philippe Delporte. François Perin raconte, entre autres réflexions, comment il a été amené à chauffer la salle de militants du Mouvement Populaire Wallon en leur racontant les prophéties du Roi Farouk en 2000, il n’y aura plus que cinq rois, le roi de pique … la salle tout entière éclate de rire. André Renard n’apprécie guère non  qu’il soit monarchiste mais il entend rester le seul patron. François Perin a son franc-parler.

       Le 26 mars 1980, en pleine séance, il démissionne de son mandat de sénateur car il estime ne pouvoir rester représentant d’un État auquel il ne croit plus et d’une nation qui n’existe plus. La Belgique est malade (…)du nationalisme flamand (…) de la particratie et (…) des groupes syndicaux de toutes natures. En démissionnant volontairement en pleine séance, François Perin a fait le même geste qu’Alexandre Gendebien qui le 19 mars 1839, à la Chambre, démissionne en déclarant : non, cinq cent mille fois non pour cinq cent mille Belges que vous sacrifiez à la peur. Ni Gendebien, ni Perin n’ont perçu une indemnité de sortie.   

NDTD Prof Perrin.jpgFrançois Perin sur le plateau de noms de dieux.

       La deuxième partie de la soirée commence à 22h10 par la rediffusion de l’émission 50 de noms de dieux d’Edmond Blattchen. Pour celui-ci, François Perin était un libre penseur unique en son genre, anticonformiste obstiné, verbomoteur impénitent, François Perin était un passionné de spiritualité. Il renvoyait dos à dos les matérialistes obtus et les dévots dogmatiques. Les sagesses orientales l’attiraient beaucoup, mais s’intéressait aussi à certaines expériences mystiques chrétiennes. Néanmoins, son maître absolu fut sans conteste Épicure. À noms de dieux, François Perin fut fidèle à lui-même : vif, excessif, sincère, sarcastique, déroutant et malicieux. Et Blattchen d’envoyer au dodo les intolérants de tous bords en les priant de s’abstenir !

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21:11 Écrit par Pierre André dans Actualité, Politique, Spiritualité, Télévision | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

vendredi, 27 septembre 2013

Dimanche 29, à noms de dieux, Armand Veilleux et les moines de Tibhirine.

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        Ce dimanche 29, aux alentours de 22h45, sur la Deux, Edmond Blattchen reçoit Armand Veilleux (né en 1937), membre de l’Ordre Cistercien de la Stricte Observance, en abrégé OCSO). Armand Veilleux a la double nationalité canadienne et américaine. Il est présentement le Père Abbé de Notre-Dame de Scourmont.

       Il faut savoir qu’à l’automne 1850, Joseph de Riquet, Comte de Caraman, Prince de Chimay a fait don de 48 ha de friches sises dans la commune de Forges (fusionnée en 1977 avec Chimay)  à charge pour les donataires – des Trappistes  venus de de l’abbaye de Saint-Sixte de Westvleteren – de défricher entièrement et à leurs frais le terrain donné et à le faire cultiver constamment par des religieux de l’Ordre des Trappistes au nombre de vingt au moins ; ils y construiront une ferme et une chapelle.  Les moines ont construit davantage puisqu’ils ont édifié une abbaye. Abbaye qui, à son tour, a été à l’origine de deux abbayes, l’une à Caldey, au Pays de Galles, l’autre à une centaine de kilomètres au Nord de Goma, près des lacs Mokoto,

       Armand Veilleux  a été, de 1990 à 1998, Procureur Général de l’Ordre des Cisterciens. En cette qualité, il a rendu visite aux moines de Tibhirine (en arabe, ce mot signifie jardin). Leur abbaye - fondée en 1938 - était une grande bâtisse un peu austère mais chaleureuse et accueillante, construite en face d’un des plus beaux paysages du monde : les palmiers, les mandariniers, les rosiers se dessinaient devant les montagnes enneigées de l’Atlas. Des sources, une eau claire, irriguaient le potager. Il y avait aussi des oiseaux, des poules, des ânes, la vie. Des hommes avaient choisi de s’installer dans ce lieu loin de tout mais proche de l’essentiel, de la beauté, du ciel, des nuages  dira, en décembre 2001, l’académicien  Jean-Marie Rouart. 

       La visite d’Armand  Veilleux date de début 1996. Il est le dernier Trappiste à avoir partagé l’inquiétude de ses frères,  les moines savaient qu’ils couraient un grand risque. Souvent ils avaient peur. Ils ne souhaitaient pas mourir. Ils n’avaient pas l’ambition de devenir des martyrs. Les vertiges d’un suicide collectif ne les attiraient pas. Ils voulaient vivre en continuant à être ce qu’ils étaient, sans abdiquer devant la force et devant la violence. Le 26 mars 1996, une vingtaine d’hommes en armes emmènent le prieur et six moines qui sont exécutés quelques mois plus tard. Ont-ils été victimes des frères de la montagne ou des frères de la plaine ? Nul ne sait, c’est un secret d’État, pire un secret de deux États, l’Algérie et la France. Armand Veilleux et la famille du prieur cherchent depuis des années à connaître la vérité.

       Ce noms de dieux comme la plupart des deux cents émissions labellisés de cette référence de service public  a été réalisé par Jacques Dochamps. Jacques Dochamps qui a notamment à son actif  un film qui sort pour le moment en salle, Le chant de la fleur. Ce documentaire tourné en Amazonie équatorienne relate comment menacé par l’industrie pétrolière, le peuple amazonien de Sarayaku mène une lutte sans répit pour sa survie. Inspiré par un chant chamanique ancestral, il s’engage dans un défi inouï à portée universelle: la Frontière de Vie. Des images fortes et belles, un film qui ne laisse pas indifférent. Co-produit notamment par la RTBFbe, Le chant de la fleur a également reçu l’aide du service public fédéral Affaires étrangères, Commerce extérieur et Coopération au développement. Ce dernier a tenu à préciser les points de vue exprimés dans ce document ne représentent pas nécessairement le point de vue de l'État belge. Réserve qui équivaut pratiquement à souligner l’objectivité du chant de la fleur !

 

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dimanche, 18 août 2013

La nouvelle saison de noms de dieux approche et le temps des rediffusions se termine le 6 septembre.

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       La saison 2013-2014 de noms de dieux s’ouvre le 29 septembre sur la Deux de la RTBFbe.  Ce dimanche-là, dans une émission réalisée par Jacques Dochamps, Edmond Blattchen reçoit Dom Armand Veilleux, Abbé de l’Abbaye de Scourmont.  Ce dernier tout comme la famille du Père Luc, fils d’un général, cherche à connaître la vérité sur l’assassinat des moines de Tibhirine, en 1996. En temps opportun, nous reparlerons de ce noms de dieux.

       Avant de réintégrer la Deux de la RTBFbe, noms de dieux poursuit ses rediffusions sur la Trois de la RTBFbe  jusqu’au 6 septembre. Initialement, la date de clôture des rediffusions a été le 5 septembre. Toutefois, en consultant l’heure de programmation  - fixée en dernière place et du coup dépendante des émissions diffusées avant - la direction a considéré que  l’émission du samedi du 31 août – Armel Job - serait  pratiquement diffusée à l’aube du dimanche 1er septembre. Dès lors, la direction a estimé, à juste titre, de la programmer  le 6 septembre, à une heure dite de bon chrétien.

       Ci-dessous, les invités d’Edmond Blattchen et le jour – pour ne pas dire nuit – de leur rediffusion. Pendant une semaine via Internet, il est possible de cliquer sur Revoir et de retrouver à l’heure qui plaît à l’internaute le noms de dieux désiré.

       Alexandre Lacroix (21/8), Eric Domb (22/8), Pierre Rabhi (23/8), Nancy Huston (24/8), Fabrice Midal (25/8), Slimane Zeghidour (26/8), Patrick Roegiers (27/8), Henri Gougaud (28/8), Jean-Claude Carrière (29/8), Isabelle Aubret (30/8), Nicole Malinconi (1/9), Chantal Delsol (2/9), Christian Bobin (3/9), Herman Van Rompuy (4/9), Jean Soler (5/9) et Armel Job (6/9).

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vendredi, 02 août 2013

Sur la Trois de la RTBFbe, des rediffusions de noms de dieux.

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Le jeudi 5 septembre marque la fin de la rediffusion estivale de l’émission de service public noms de dieux sur la Trois.  La programmation est certaine. Toutefois, les heures de passage à l’antenne ne sont données qu’à titre indicatif. En effet, dernière émission journalière de la Trois, noms de dieux subit les contretemps que l’horaire connaît éventuellement.

Noms de dieux bénéficie du service Revoir sur le Net qui fonctionne à toute heure durant  la semaine suivant la rediffusion sur la Trois.    

  1. 05/08/2013 : Marcel Otte – 24H10 (soit 0h10, le 6 août)
  2.  06/08/2013 : Alain Hubert – 24H10 (soit 0h10, le 7 août)
  3.  07/08/2013 : Sébastien de Fooz – 24H10 (soit 0h10, le 8 août)
  4.  08/08/2013 : Charles Rojzman – 24H10 (soit 0h10, le 9 août)
  5.  09/08/2013 : Daniel Cohn-Bendit – 24H10 (soit 0h10, le 10 août)
  6.  10/08/2013 : Caroline Fourest – 24H10 (soit 0h10, le 11 août)
  7.  11/08/2013 : François Emmanuel - 24H10 (soit 0h10, le 12 août)
  8.  12/08/2013 : Rony Brauman – 24H10 (soit 0h10, le 13 août)
  9.  13/08/2013 : Thierry Verhelst – 24H10 (soit 0h10, le 14 août)
  10.  14/08/2013 : Thierry Janssen – 24H10 (soit 0h10, le 15 août)
  11.  15/08/2013 : Stéphane Hessel – 24H40 (soit 0h10, le 16 août)
  12.  16/08/2013 : Hervé Hasquin – 24H10 (soit 0h10, le 17 août)
  13.  17/08/2013 : Jean-Pierre Otte – 24H10 (soit 0h10, le 18 août)
  14.  18/08/2013 : Pierre-François de Béthune – 24H10 (soit 0h10, le 19 août)
  15.  19/08/2013 : Didier Van Cauwelaert – 24H10 (soit 0h10, le 20 août)
  16.  20/08/2013 : Mark Eyskens – 24H10 (soit 0h10, le 21 août)

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vendredi, 26 juillet 2013

L'horaire de la dernière émission quotidienne dépend des autres émissions !

        Dernière émission diffusée dans la programmation de la Trois sur la RTBFbe,  les noms de dieux disposent d’un horaire indicatif. Si une émission prend du retard, l’horaire de l’ensemble des émissions suivantes en prend aussi. C’est une application de la théorie des dominos. Mais ce n’est pas grave depuis que la technologie permet de revoir sur l’écran du Net, durant une semaine, les noms de dieux. L’essentiel  est de les regarder soit sur les écrans TV ou du Net.   

  1. 29/07/2013 : Cheikh Khaled Bentounes – 24H00
  2.  30/07/2013 : Philippe Grollet – 24H10 (soit à 0h10, le 31/07)
  3.  31/07/2013 : Jeremy Narby – 24H10 (soit à 0h10, le 1er /08)
  4.  01/08/2013 : Jacques Vergès – 24H10 (soit à 0h10, le 2/08)
  5.  02/08/2013 : Jacques Van der Biest – 24H30 (soit à 0h30, le 3/08)
  6.  03/08/2013 : Jérôme Clément – 24H10  (soit à 0h10, le 4/08)
  7.  04/08/2013 : Abdelwahab Meddeb – 24H10 (soit à 0h10, le 5/08)

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vendredi, 19 juillet 2013

Sur la Trois, la programmation de noms de dieux.

        Une semaine très éclectique vous est proposée  par noms de dieux dans  la série estivale des rediffusions  sur la Trois estampillée RTBF.  Cette semaine se caractérise par la rediffusion à une heure qui est déjà  le lendemain ! 

  1. 22/07/2013 : Pierre Somville – 24H40  (ou 0h. le 23 juillet)
  2.  23/07/2013 : Monseigneur Aloys Jousten – 24H40 (ou 0h40 le 24 juillet)
  3.  24/07/2013 : Riccardo Petrella – 24H30  (ou 0h30 le 25 juillet)
  4.  25/07/2013 : Guy Gilbert – 24H30 (ou 0h30 le 26 juillet)
  5.  26/07/2013 : Bernard Foccroulle – 24H30 (ou 0h30 le 27 juillet)
  6.  27/07/2013 : Bernard Besret – 24H10 (ou 0h10 le 28 juillet)
  7.  28/07/2013 : Clémentine Faïk-Nzuji – 24H10 (ou 0h10 le 29 juillet)

Attention, ces heures sont donnés à titre indicatif.

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vendredi, 12 juillet 2013

Les rediffusions de la Trois : du plaisir, de la qualité avec noms de dieux.

       Nouvelle salve de rediffusion de noms de dieuX sur la Trois RTBF. Le journaliste Edmond Blattchen et le réalisateur Jacques Dochamps vous invitent à suivre ces émissions  sur la chaîne de service public ou sur Internet  en cliquant sur la rubrique revoir du site www.rtbf.be

  1. 15/07/2013 : Ysé Tardan-Masquelier – 24H20 (16/07/2013)
  2.  16/07/2013 : Marie de Hennezel – 24H40 (17/07/2013)
  3.  17/07/2013 : Jacques Pohier – 24H30 (18/07/2013)
  4.  18/07/2013 : Marc de Smedt – 24H40 (19/07/2013)
  5.  19/07/2013 : Bichara Khader – 01H00 (20/07/2013)
  6.  20/07/2013 : Daniel Sibony – 24H00
  7.  21/07/2013 : André Glucksmann – 23H40

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dimanche, 07 juillet 2013

Les rendez-vous de minuit sur la Trois.

Programme des rediffusions sur la Trois des émissions noms de dieux, programme on ne peut plus varié.

  1. 07/07/2013 : Tariq Ramadan – 23H50
  2.  08/07/2013 : Jean-Paul Guetny – 24H20
  3.  09/07/2013 : Federico Mayor – 24H30
  4.  10/07/2013 : David Susskind – 24H30
  5.  11/07/2013 : Lama Denys – 24H40
  6.  12/07/2013 : François Cavanna – 24H30
  7.  13/07/2013 : Catherine Clément – 24H00
  8.  14/07/2013 : Paul Danblon – 24H00

20:23 Écrit par Pierre André dans Actualité, Spiritualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg