vendredi, 26 mai 2017

Une 58ème édition pour un Festival de Théâtre, c’est rare. Pour celui de Spa, c’est l’heure d’un nouveau départ !

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     En 1999, Armand Delcampe qui avait fondé le Théâtre Jean Vilar à Louvain-la-Neuve prit la barre du Festival de Spa. Lui, homme de gauche, obtient en 2002 d’un Ministre libéral wallon intelligent Richard Miller, un contrat programme qui ne fut jamais revalorisé par les Ministres de la Culture bruxellois les Eric Tomas, Charles Picqué, Fadila Laanan et Joëlle Milquet. Nous avons démontré que la Wallonie qui devrait en toute équité recevoir dans le domaine des subventions localisables à l’art dramatique au moins les trois quarts des sommes réparties par la communauté française en obtenait moins d’un tiers. Cela ne suffisait pas à Madame Milquet qui en 2015 annonça la diminution des subsides au Festival de Spa comme au Théâtre Arlequin et à d’autres institutions wallonnes, dans une optique de fermeture pure et simple. Armand Delcampe s’opposa vivement à ces menaces et trop peu suivi par la majorité wallonne du Parlement de la Fédération Wallonie Bruxelles où les élus wallons majoritaires semblent avoir budgétairement la vocation d’être cocus et contents, il démissionna de la direction du Festival en décembre 2015. Cecile Van Snick qui avait pris le relais de sa direction du Théâtre Jean Vilar et partageait celle du Festival de Spa accepta de rester en place jusqu’en 2017 après qu’un successeur ait été trouvé. Un heureux évènement se produisit en avril 2016. Madame Milquet qui avait présidé le P.S.C. pour le transformer en CdH puis qui fut Vice-Première ministre fédérale avant de cumuler l’enseignement et la culture en communauté française se tira une balle dans le pied (ses pratiques dans la gestion de ses cabinets ministériels n’étant plus défendables par ses amis politiques eux-mêmes).

        Une Spadoise – Alda Greoli - a hérité de la Culture et les menaces sur le Festival de théâtre de Spa s’estompent. D’autant que, sous la présidence du Bourgmestre Joseph Houssa, un appel public a permis de trouver en 2016 un nouveau Directeur – Axel de Booseré - qui avec Cécile Van Snick cette année puis seul dès l’an prochain assume la responsabilité d’un Festival qui mérite d’être pérennisé .

Qui est Axel de Booseré ?

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                         Axel de Booseré qui aura 54 ans ce 3 Juillet, suivit les cours d’art dramatique du Conservatoire Royal de Liège puis il débuta sa vie professionnelle au sein du Théâtre du Carmagnole.

        Il collabora avec le Théâtre national dès 1992. En jouant d’abord dans Le partage de midi  de Claudel. Sa première mise en scène fut en 1994. celle de la toute première pièce écrite par Bertolt Brecht en 1918-19 et plusieurs fois remaniée ultérieurement : Baal le dieu de la fertilité pour les Cananéens, les Phéniciens et les Araméens au Proche-Orient. Avec deux autres Liégeois, Claude Fafchamps et Maggy Jacot il fonda en 1998 la Compagnie Arsenic  qui avait l’ambition sous un chapiteau mobile de servir un public populaire par des spectacles parfois fantastiques, souvent poétiques qui s’avérèrent à plusieurs reprises de grands succès : Dragon, Mac’Beth, Eclats d’Harms, etc.  En 2012 l’administratif  Fafchamps obtint la majorité au Conseil d’administration de l’A.S.B.L. pour licencier Axel de Booseré qui n’était pas d’accord de transformer sa compagnie en centre culturel, lieu d’accueil d’activité diverses. Maggy Jacot fut solidaire de de Booseré mais les subventions restèrent du côté de Claude Fafchamps qui n’en fit pas grand-chose.

        Axel de Booseré lui repartit de zéro, donne des cours de dramaturgie et de mise en scène à l’Ecole Supérieure des Arts Saint-Luc à Liège et refonda une nouvelle Compagnie : Pop Up Cie qui créa plusieurs spectacles marquants : un très politique Ubus (au pluriel car le dramaturge liégeois Jean-Marie Piemme ajouta un texte à celui d’Alfred Jarry) qui fut créé à Pilzen (ville jumelée à Liège) puis dans la Cité ardente avant d’être présenté à Mons quand s’y déroula en 2015 l’année de la capitale européenne de la culture. Axel de Booseré a aussi mis en scène pour Pop’Up Cie la pièce Alpenstock de Rémi De Vos qui sera reprise en fin de Festival de Spa. Axel de Booseré connaît bien celui-ci où il a souvent joué et mis en scène.

        Nous l’avions vu avec beaucoup d’intérêt lors d’une des représentations de La Vie de Galilée  montée par le Théâtre Jean Vilar. Ce dernier sera à nouveau présent, lui aussi en fin de festival, quand Armand Delcampe – de retour à Spa la tête haute après avoir été distingué par le Conseil communal unanime – rendra hommage à Jean Louvet le grand poète et dramaturge wallon du XXème et du début de celui-ci décédé en 2015.

        Axel de Booseré est un metteur en scène et comédien de grand talent et de longue expérience. Il s’est battu pour pouvoir grâce à des compagnies cohérentes monter des œuvres théâtrales de qualité. Liégeois, sa tasse de thé ne se partage pas avec l’establishment bruxellois. Ses options sont progressistes et il respecte ses grands prédécesseurs de Jean Vilar à Armand Delcampe. Bref, nous pensons qu’il réunit les conditions pour impulser un nouveau départ au Festival de Spa. Encore conviendra-t-il de le soutenir dans la prochaine difficile négociation d’un contrat programme, la Ministre ne semblant pas convaincue de l’absolue nécessité de répartir de manière fondamentalement différente les subventions localisables en Wallonie et à Bruxelles en commençant par inverser l’actuel un tiers-deux tiers.

        Ceci dit je vous renvoie au site http://www.festivaldespa.be pour la présentation détaillée du Festival 2017 et les modalités pratiques (en incitant les Liégeois à contacter nos amis les délégués du Festival que sont de très longue date, les très efficaces Françoise et André Bisschops au 04 343 31 91 ou par courriel : andre.bisschops@gmail.com)

Les 55 représentations de 26 spectacles

        Concluons en résumant les grandes lignes de ce 58ème Festival de théâtre de Spa. Du 11 au 21 Août 2017, soit en onze jours, cinquante-cinq représentations de vingt-six spectacles dont trois créations d’auteurs belges et deux spectacles importés de France se dérouleront en huit lieux. Une majorité d’auteurs francophones belges (dix-sept sur vingt-six) est à l’affiche qui comprend aussi de grands classiques comme Alfred de Musset (On ne badine pas avec l’amour) d’après Gustave Flaubert une adaptation de Bouvard et Pécuchet) ou bien encore du vaudevilliste Eugène Labiche (L’Affaire de la Rue Lourcine).

       Quatre œuvres contemporaines retiendront notre attention  Ces quatre oeuvres sont Alpenstock  de Rémi De Vos mis en scène par Axel de Boisseré et Maggy Jacot, Cercle, miroir et transformation  d’Annie Baker en spectacle inaugural au Théâtre Jacques Huisman le 11 Août 2017, Les filles aux mains jaunes de Michel Bellier et bien sûr Au fil de l’histoire de Jean Louvet, suivi de Tournée générale  qu’Armand Delcampe met en scène et interprète avec six autres comédiens. Et il y a bien d’autres événements dont la pièce de Jean-Pierre Doppagne,  J’ai faim qui contraste avec l’ironique Ripaille de Christian Dalimier, les deux spectacles des Baladins du Miroir (dont Le Roi Nu), les sonores BaetleJuice  et  Piletta ReMix, un théâtre d’objets  Ressacs, etc.... A quoi s’ajouteront animations et formations.

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Jean-Marie Roberti.

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jeudi, 16 mars 2017

Capitale de la Résistance, Liège a attendu 70 ans "LE SILENCE DE LA MER' de Vercors !

 

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     Chacun connait (ou devrait connaître) le thème du Silence de la mer. L’action se déroule en France occupée. Des Français, un oncle et sa nièce, doivent accueillir un officier allemand, Werner von Ebrennac. Ils se posent la question comment le supporter. La réponse est simple et claire  comme si cet officier n'existait pas. Comme s'il était muet et transparent. Tu verras, personne ne peut supporter longtemps d'être ignoré aussi longtemps. Tout au long de son séjour, Werner von Ebrennac soliloque : Il sortira de cette guerre de grandes choses pour l'Allemagne et pour la France. Je pense avec mon père que le soleil va briller sur l'Europe. Retour de permission, il réalise combien ses supérieurs l’ont berné d’où sa demande à être affecté au front. L’oncle lui cite Anatole France : Il est grand pour un soldat de désobéir à des ordres criminels. Werner s’en va au front. C’est une manière élégante de se suicider dans l’honneur pour un von Ebrennac.

     Chacun connaît (ou devrait connaître) la Compagnie Royale Théâtre Arlequin. Septante ans après la création parisienne, dans une mise en scène de Jean Mercure, de la pièce inspirée de la nouvelle Le Silence de la mer, Liège a, enfin, connu, des représentations (1), dans une mise en scène d’Alexandre Tirelier, de ce spectacle. Liège en a été privé pour deux raisons : les Galas Karsenty ne l’ont jamais programmé et feu le Gymnase a fait de même, en dépit de ses 36 pièces montés annuellement !

     Le rôle de Werner von Ebrennac est incarné par Fabian Nicolaï, un artiste qui vient de rejoindre talentueusement la troupe de l’Arlequin. José Brouwers et Camille Fernandez assument les rôles d’oncle et de nièce. Leur lecture et leur silence confèrent l’esprit de résistance qui rend muet l’amour de la musique que partagent au moins Werner et la jeune Française. Un spectacle remarquable à l’émotion intense.

     Mais qui est ce Vercors auquel le porte-parole du général De Gaulle, Maurice Schumann, en 1942, à la BBC s’adresse vous, Vercors, encore inconnu et déjà célèbre … ? Pour en savoir davantage, nous avons consulté le Maitron (2). Nathalie Gilbert, auteure de la notice de Jean Bruller dit Vercors précise qu’il effectue sa scolarité à l’Ecole alsacienne qui prolongeait les principes éducatifs des parents : soucieuse de donner à ses élèves une solide culture des sciences et des humanités, privilégiant les méthodes éducatives douces, cette école, de tradition protestante, entendait également former des hommes et des citoyens guidés par une morale intérieure rigoureuse. Cette conscience personnelle, qui doit au besoin se réformer par elle-même, incarne particulièrement l’homme que fut Jean Bruller.

     Diplôme d’ingénieur, service militaire à Tunis,  A son retour en 1926, il entreprit officiellement sa carrière de dessinateur. (…) il publia son premier album alliant texte et dessins, 21 Recettes de mort violente à l’usage des personnes découragées ou dégoûtées de la vie pour des raisons qui, en somme, ne nous regardent pas. Parallèlement, il continua à fournir des dessins pour divers journaux (Le Rire, Fantasio), il devint l’un des illustrateurs des Editions Nathan : la trilogie Pif et Paf.

     Dans les années trente le dessinateur fut donc en contact avec notamment André Gide, Romain Rolland, Roger Martin du Gard, Georges Duhamel, Jean Guéhenno, Charles Vildrac. Ce milieu de gauche, famille intellectuelle de Jean Bruller par héritage paternel, lui dessilla les yeux sur les méfaits du colonialisme (…) A partir de 1932, Jean Bruller entama son œuvre de la maturité préfacée par Jules Romains, La Danse des vivants. Cet album à la philosophie intemporelle inspirée des moralistes du Grand Siècle (…) La philosophie pessimiste du moraliste sur la nature humaine, dégagée des contingences du réel, fut ébranlée par l’Histoire. Elle proposa alors (…) les prémisses de l’évolution d’une pensée intégrant des éléments marxistes, toutefois dominée jusqu’à la fin de sa carrière par l’idéalisme.

     À l’armistice, décidé à ne rien publier sous le joug ennemi, il réside, au 31bis de la rue du Touarte, à Villiers-sur-Morin, petit village en Brie (600 habitants à l’époque) et travaille chez le menuisier. En 1941, il intégra le réseau de l’Intelligence Service, bientôt démantelé. Il entra alors en Résistance intellectuelle (…) Lescure et Bruller créèrent donc leur propre maison d’édition clandestine, Les Editions de Minuit, entreprise viable grâce au réseau des imprimeurs avec lequel le dessinateur avait travaillé dans l’entre-deux-guerres. Celui-ci publia son célèbre récit Le Silence de la mer le 20 février 1942 sous le pseudonyme de Vercors, du nom de cette montagne qui l’avait impressionné en 1939. Si la plume remplaça le crayon, il serait erroné de croire que l’écrivain ne serait pas né sans les contingences historiques. Jean Bruller aimait en effet à compléter ses albums de textes.

     Au lendemain de la guerre, symbole de la Résistance intellectuelle, auréolé d’une soudaine notoriété, Vercors fut nommé à la commission d’épuration de l’édition qu’il quitta dès janvier 1945, jugeant inacceptable les complaisances accordées aux éditeurs. Membre actif du Comité National des Ecrivains (CNE) chargé d’établir la « liste noire » des écrivains compromis, il se montra le plus intransigeant sur le sujet.

     Compagnon de route du Parti communiste, il rendit compte de ses rapports conflictuels avec le PCF dans Pour Prendre congé (PPC, 1957). Désormais, il se montra plus ou moins proche du Parti en fonction des événements et n’hésita plus à se rapprocher des gauches dissidentes pour certains combats comme la guerre d’Algérie. La torture pratiquée par la France dans ce conflit, lui fait refuser la Légion d’honneur en 1960. 

     Inventeur des callichromies, un dérivé de la sérigraphie, reproduction de tableaux à l’huile, il conserve son nom Jean Bruller pour ses œuvres d’artiste et adopte le nom de Vercors en tant qu’écrivain. Vercors s’impliqua pour certaines avancées sociétales. Ainsi il se prononça contre la peine de mort. Il soutint la loi d’autorisation de l’IVG dans Ce que je crois (1975). Dans ses lettres privées, il défendit le droit à mourir dans la dignité.

    Né le 26 avril 1902, jour anniversaire du centenaire de la naissance de Victor Hugo, il décède à 89 ans, à son domicile Quai des Orfèvres à Paris.

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(1)Compagnie Royale Théâtre Arlequin – vendredi 17, 31 mars et samedi 18, 25 mars, 1 avril à 20h 30 – rue Rutxhiel 3 Liège – tél. 04/222.15.43  info@theatrearlequin.be - réservation : billetterie du Forum & du Théâtre Arlequin, rue du Pont d’ Avroy 12 , tél. 04/223.18.18 et par internet www.theatrearlequin.be

(2) http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article178469, notice VERCORS [BRULLER Jean, dit] par Nathalie Gibert, version mise en ligne le 8 février 2016, dernière modification le 8 février 2016. Le printemps du Maitron - 22 mars 2017 - une journée consacrée au Maitron se déroulera dans le Grand Amphithéâtre de la Sorbonne, de 14h à 22h, en présence de nombreux intervenants - pour assister à cette journée, merci de vous inscrire en envoyant vos Nom et Prénom par mail à l’adresse info@maitron.org

12:51 Écrit par Pierre André dans Actualité, Art, francophonie, Histoire, Littérature, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

lundi, 19 décembre 2016

Francis Veber accorde à la Compagnie royale Théâtre Arlequin l'exclusivité de sa pièce Le Placard.

 

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© Colette GRAND'RY

        Petit-neveu de Tristan Bernard, Francis Veber en a tout l’esprit. De surplus, né de père juif – Pierre-Gilles Veber – et de mère arménienne – Catherine Agadjanian -, Francis Veber considère qu’avec deux génocides, deux murs des lamentations dans le sang, il a vraiment tout pour un comique.  Ses quarante-deux films relèvent à quatre-vingt-trois pour cent de la comédie.

        Mieux encore, ses pièces de théâtre – L’emmerdeur, Le dîner de cons, Le placard  - avec en vedette le même petit homme, François Pignon,  sont des comédies qui attire grand public aussi bien à Paris qu’en tournées ou …à la Compagnie royale Théâtre Arlequin (1). Entre 2000 et 2012, en trois productions mises en scène de Marie-Josée Delecour et dans un décor trois fois renouvelé de Philippe Waxweiler, Alexandre Tirelier a joué cent-cinquante-neuf fois Le dîner de cons. Il a également interprété le rôle de François Pignon dans L’emmerdeur, Serge Swysen étant son partenaire dans chacune de ces comédies.

        En reconnaissance, Francis Veber a accordé à la Compagnie royale Théâtre Arlequin l’exclusivité pour la Belgique et durant une saison de produire  Le placard avec naturellement Alexandre Tirelier dans le rôle de … François Pignon. Dans une mise en scène de José Brouwers avec un décor de Philippe Waxweiler et des costumes dessinés par Marie-José Delecour, Le Placard  est assuré d’un succès auprès d’un public ravi d’autant que la régie, le son et la lumière sont l’œuvre de Franco De Bartolomeo et d’Alex Fontaine, ce dernier  assumant également la photographie.

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© Alex FONTAINE

        L’intrigue est simple. François Pignon, comptable depuis six ans chez Condomax,  est viré. Désespéré, abandonné par sa femme, délaissé par son fils adolescent, il envisage le suicide. Son voisin de palier, Belone (Jean-Marie Gelon) l’en dissuade et lui propose un stratagème pour réintégrer le leader du préservatif Condomax. Un photomontage fait l’affaire. Au vu de la photo, tant le PDG Kopel (Serge Swysen) que le DHR (Pierre Ligot) ou les assistant(e)s de direction  Ariane (Delphine Dessambre) et Guillame (Jean-Louis Maréchal) ainsi que la cheffe-comptable, mademoiselle Bertrand (Marie-Josée Delecour) décident la réintégration de l’indéniable homosexuel Pignon. Condomax ne peut être une entreprise discriminatoire ni homophobe. Condomax participe désormais à la Gay-Pride avec en vedette Pignon coiffé d’un préservatif.

     Un exemple d’humour de Francis Veber dans Le placard : apercevant en compagnie de ses invités japonais Pignon en plein ébats sexuels, le PDG se contente de dire nos essayeurs ! Pour reprendre une expression désuète - SGDG (2) – nous estimons à deux cents nonante deux le nombre de saillies parsemant Le placard.

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(1) Représentations de la pièce Le placard par la Compagnie royale Théâtre Arlequin, rueRutxhiel 3, Liège : 31/12 deux soirées réveillon au champagne (19h et 22h30), en février 2017, les 3, 4,10, 11, 17, 18, 24, 25 (20h30) – Contact 04/ 222 15 43 info@theatrearlequin.be

Représentations de la pièce Le placard par la Compagnie royale Théâtre Arlequin en tournée au Centre Culturel de Spa le 13/1 (20h), au Centre Culturel de Remicourt le 14/1 (20h), au Théâtre de Liège le 21/1(20h), au Centre Culturel d’Eupen le 24/3 (20h), en la Salle de la Fraternité à Malmedy le 26/3 (19h30) - Contact 04/ 222 15 43 info@theatrearlequin.be

(2) SGDG = sans garantie du gouvernement      

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mercredi, 22 juin 2016

En 2017, "HAMILTON" qui triomphe à Broadway sera joué à Londres.

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        Nos confrères du journal liégeois Mathieu Laensberg - Charles Rogier, Joseph Lebeau, Paul Devaux – Pères fondateurs du Royaume envient peut-être la gloire qu’un autre Père fondateur d’une République, Alexander Hamilton, obtient actuellement à Broadway. La comédie musicale de Lin-Manuel Miranda, Hamilton, à l’affiche depuis juillet dernier, retrace des tranches de vie de personnalités historiques ou politiques. En costumes d’époque mais avec des airs urbains où se mêlent hip-hop et rap, Hamilton est une fresque historique tour à tour irrévérencieuse, patriotique, fleur bleue et traitant de thèmes tels l’immigration et l’ouverture aux étrangers.

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         D’origine portoricaine, Lin-Manuel Miranda a perçu tout le potentiel de la biographie d’Alexander Hamilton. Orphelin à dix ans, tué dans un duel par un vice-président des États-Unis, Aaron Burr, Hamilton a, d’abord, connu l’emploi dans une maison de comptes, entame des études au King’s Collège – future Université Columbia – de New-York, participe à la guerre d’indépendance américaine en qualité de secrétaire de Général Washington, combat aux cotés de La Fayette à Yorktown, épouse une jeune fille d’une famille influente et riche, premier Secrétaire du Trésor, fondateur de la Banque Fédérale, etc, etc.

       Hamilton côtoie tout qui compte aux États, à Londres, à Paris. Visionnaire, brillant constitutionnaliste, séduisant, il est aussi un être paradoxal ainsi le créateur de la Banque Fédérale a tant de dettes que ses amis se cotisent afin de les rembourser à sa mort. Mieux, adversaire de la Révolution française, il est déclaré en même temps que Georges Washington citoyen français par un décret du dimanche 26 août 1792 de l’Assemblée nationale considérant que les hommes qui, par leurs écrits et par leur courage, ont servi la cause de la liberté et préparé l’affranchissement des peuples, ne peuvent être regardés comme étrangers par une nation que ses lumières et son courage ont rendue libre.

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        Les 1319 sièges du Richard Rodgers Theatre sur la 46ème rue sont occupés à chaque représentation. Chaque semaine, c’est 600.000 $ de bénéfices engrangés. Il est prévu une tournée mondiale de Hamilton. Qualifiée par Michèle Obama de la plus grande œuvre artistique que j’ai jamais vue dans ma vie, les Liégeois(e)s découvriront Hamilton à moins de cinq cents kilomètre de la Cité ardente, à Londres, dans le courant de 2017.

 

 

 

 

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jeudi, 10 décembre 2015

Bernard DIMEY - poète, chansonnier, romancier - en haut de l'affiche de l'Etuve.

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         Des mélodies telles Syracuse, Mémère, Mon truc en plume, Il ne faudra jamais et d’autres encore comme Frédo, Une soirée au Gerpil, La Femme du marin, Madame la Marquise a dit sont encore de nos jours dans la tête des seniors de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Ce qui fait pas mal de têtes. Il y a, en effet, plus de sept cent mille personnes âgées de plus de 65 ans !

        Ces mélodies ont été chantées par Henri Salvador, Yves Montand, Serge Reggiani, Juliette Gréco, Charles Aznavour, Patachou, Mouloudji, Michel Simon, Francesca Solleville, Jean Ferrat, Zizi Jeanmaire, etc. Que de belles voix !

       Ces mélodies sont nées à partir des textes émanant d’un poète nommé Bernard Dimey, né à Nogent, ayant vécu à Montmartre. Il connaissait son quartier et ses habitants comme le fond de sa poche et en imprégna toute son œuvre. (…) C’était un tragique qui ne se prenait pas au sérieux dira de lui Mouloudji.

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        Bernard Dimey, un nom injustement oublié mais que le Théâtre de l’Étuve a décidé de rappeler (1)  en présentant textes et chansons de lui. Ce florilège de chansons et de textes projette le spectateur dans l’univers de Bernard Dimey, que l’inconscience populaire a décidé d’ignorer mais que Montmartre n’a pas oublié (…) autant de succès où l’humour, la tendresse, l’humanité ne peuvent qu’émouvoir et vous faire voyager… Tout l’amour de ce grand poète populaire qui avait pris ses quartiers chez les putes de Paris, et qui les a décrites avec une tendresse infinie comme l’écrit Philippe Dengis metteur en scène de ce spectacle Car tout ce qui ne vaut rien n’a jamais eu de prix.

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       La scénographie et la régie sont de Jean-Marc Rouffart et les artistes  - Philippe Dengis, Fanny Liberatoscioli, Francesco Nobile et Maria Tridetti - sont accompagnés au piano par Xavier Chapelier et à l’accordéon par Maurice Blanchi.

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(1)  Car tout ce qui ne vaut rien n’a jamais eu de prix  au Théâtre de l’Étuve – vendredis 11 et 18 décembre, samedi 19 déc. à 20h15, dimanches 13 et 20 déc. à 15h30 – PAF 15€ (12€ groupes, étudiants, pensionnés) – Réservations ; SMS 0492 56 29 10 ou reservationetuve@gmail.com 

 

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mercredi, 11 novembre 2015

Théâtre de l'Étuve, en novembre : "Le Malade imaginaire"

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        Le théâtre de l’Étuve à Liège situé dans une cave est certes loin d’avoir les dimensions du théâtre du Palais-Royal à Paris où a été créé, en 1673, le Malade imaginaire de monsieur Molière. L’exiguïté des lieux de la scène n’a pas rebuté le metteur en scène John Grégoire qui a disposé, dans un décor et une mise en lumière de Jean-Marc Rouffart, les douze personnages de ce chef-d’œuvre classique (1).

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        Ils ont tous là, Argan (Philippe Dengis), Toinette (Joséphine Canella), Béline (Béatrice Lahaye), Béralde (John Grégoire), Cléante (Maxime Marchal). Laurence Duchesne est à la fois Angélique et Louison, Michel Udiany interprète Purgon et Diafoirus et Alexis Haar-Salle cumule les rôles de Thomas Diafoirus, Bonnefoy et Fleurant.

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        La pièce commence, Argan s’agite ; Carogne, à tous les diables! Est-il possible qu'on laisse comme cela un pauvre malade tout seul ? Voilà qui est pitoyable! Ah! mon Dieu! Ils me laisseront ici mourir. La pièce se termine, Argan ouvre les yeux et dit à Angélique ; Viens. N'aie point de peur, je ne suis pas mort. Va, tu es mon vrai sang, ma véritable fille; et je suis ravi d'avoir vu ton bon naturel.

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        Entretemps, durant trois actes, spectatrices et spectateurs ont savouré un humour incisif et intelligent qui se moque de la mort, des médecins et des patients hypocondriaques. Un régal! 

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(1)  Le Malade imaginaire  au Théâtre de l’Étuve – vendredis 13, 20, 27 novembre, samedis 14, 21, 28 nov. à 20h15, dimanche 22 nov. à 15h30 – PAF 15€ (12€ groupes, étudiants, pensionnés) – Réservations ; SMS 0492 56 29 10 ou reservationetuve@gmail.com

 

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mardi, 20 octobre 2015

À l'ÉTUVE, dès le 30 octobre, PADAM-PADAM, un hommage à Édith PIAF

        Un souvenir personnel vieux de plus d’un demi-siècle. Le dimanche 13 octobre 1963, en compagnie de Fred Gilissen, journaliste à Europe 1, nous descendions sur Paris en voiture. Aux infos de 9h : quelques centaines de personnes attendent boulevard Lannes de rendre hommage à Édith Piaf, puis au fil des heures, le nombre de personnes s’accroît. Dans la soirée, aux abords de la mortuaire, 67 boulevard Lannes, une foule de plusieurs milliers de personnes attend, le service d’ordre n’autorise qu’un passage rapide devant le cercueil. Tout un peuple pleure Piaf.

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         Aujourd’hui, plus d’un demi-siècle après sa mort, les chansons d’Édith sont encore populaires : La Vie en rose,Milord, La Foule, L'Accordéoniste, Mon manège à moi, Non, je ne regrette rien, L'Hymne à l'amour, Mon légionnaire, Mon Dieu, L'Homme à la moto, À quoi ça sert l'amour et tant d’autres. Son répertoire dépasse les trois cents chansons. Piaf, née le 19 décembre 1915, a inspiré des films dont La Môme avec Marion Cotillard - un César et un Oscar de la meilleure actrice – et des spectacles.

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         Le dernier en date Padam-Padam (1) est dû au verviétois Pierre Stembert qui en réalise un hommage à la vie, au talent de la chanteuse et aux compositeurs de ses chansons. La représentation de Padam-Padam repose sur une comédienne Pascale Bonnarens et une chanteuse Martine Dops, formée à cette discipline par la liégeoise Véronique Solhosse, lauréate du Reine Élisabeth en 2000.


         Conçu pour s’adapter à tous les espaces, Padam-Padam trouve à l’Étuve une intimité rencontrée nulle part ailleurs. Les grands moments du spectacle sont renforcés par deux musiciens Louis Dops et Jordan Stoffels.

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(1)  Padam-Padam – Théâtre de l’Étuve, 12 rue de l’Étuve – vend. 30, sam. 31 octobre, vend. 6, sam. 7 novembre à 20h 15 – PAF 15€  

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jeudi, 01 octobre 2015

Création de "L'Auberge rouge" de Michel Udiany au Théâtre de l'Étuve par la Cie Zeron Tropa

        Le professeur d’histoire, le Liégeois Michel Udiany est également un auteur dramatique qui aime créer ses pièces au théâtre de l’Étuve. Dernière-née, L’Auberge rouge sera à l’affiche dans une mise en scène de l’auteur, dès ce samedi (1).

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        L’intrigue s’appuie sur des faits qui se sont déroulés en Ardèche, à l’auberge de Peyrebeille,  au début du XIXe siècle.  Les tenanciers, les Martin et leur valet Jean Rochette ont été accusé d’avoir détroussé et assassiné une cinquantaine de leurs clients. Le procès a passionné la France. Bien que les faits, le procès et l’exécution se soient déroulés avant l’apparition de la presse populaire innovée par Émile de Girardin, la presse de l’époque surnomme l’auberge de Pierre Martin, l’ossuaire, l’auberge rouge, coupe-gorge, auberge sanglante. Au XXIe, l’affaire continue d’intéresser le public puisque chaque année, cinq mille personnes déboursent quatre € pour visiter de mai à fin septembre, un musée établi dans l’auberge fatale. En réalité, le verdict – trois condamnations à mort, un acquittement - rendu en juin 1833 par la Cour d’assises de Privas n’a porté que sur le meurtre d’un maquignon, car la cinquantaine de meurtres imputés aux quatre accusés leur ont valu l’acquittement.

        À  la même époque, dans nos Ardennes, les bandits Géna et Magonette sévissent. Notre confrère Frédéric Kiesel raconte comment Magonette faillit tuer un maquignon à Wibrin. Sa maison, située à l'écart, était signalée par une enseigne rouillée qui grinçait au vent: celle d'une ancienne auberge. Un soir, un marchand de vaches, revenant de la foire de Saint-Hubert avec son grand chien y demande l'hospitalité. - J'héberge les hommes, pas les bêtes, lui répond, bourru, le patron moustachu. Je payerai pour les deux. J'ai de quoi. J'ai fait de bonnes affaires à Saint-Hubert. Ceci change tout. L'étrange patron sourit. Mais, la nuit, entendant des bruits suspects, voyant des gens en armes, le maquignon se laisse glisser sur le toit de chaume jusqu’au sol, en utilisant son revolver. Il n'ose pas porter plainte... Wibrin n’a pas connu son Auberge rouge mais est entré dans la légende des Rouches!

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(1)  L’Auberge rouge – samedis 3, 10, 17 octobre ; vendredis 9, 16 octobre à 20h15. dimanches 4, 18 octobre à 15h30 – PAF 15 €, réduction 12 € - Réservation : SMS au 0492/56 29 10 ou reservationetuve@gmail.com

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jeudi, 20 août 2015

SPA : 56ème Festival, CLÔTURE, BILAN & PERSPECTIVES

 

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        C'est la volonté de ne pas permettre la fin du Festival de théâtre de Spa en 2017  qui a dominé le climat de cette année 2015

        Nous avons évoqué la réunion  extraordinaire du Conseil communal de la Ville de Spa ce vendredi 14 août avec ce seul point à son ordre du jour.
Rappelons qu'en 2012 à Spa le MR obtenait, comme en 2006, 55% des votes valables (les votes nominatifs de préférence pour le bourgmestre dépassant la moitié des suffrages de sa liste) soit 13 des 21 sièges (un de moins qu'en 2006  ce qui permit à Ecolo d'entrer au Conseil) la liste proche du CdH progressant en voix mais pas en sièges (4) tandis que les socialistes avec trois sièges (statu-quo) étaient associés au Collège. Ce 14  août (alors qu'ailleurs le quorum de 11 sur 21 ne serait pas souvent réuni à une telle date) 18 des 21 conseillers spadois étaient présents soit les 13 MR, les 3 PS et 2  des 4 Cdh (les trois vacanciers étant les deux autres CdH et l'élu Ecolo). 

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        Le texte de la délibération fut discuté et amendé mais voté à l'unanimité sans aucune abstention c'est-à-dire par le MR mais aussi par les représentants des deux partis qui forment la majorité au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles (PS et CdH). Nous serions étonnés si la même unanimité ne pouvait pas être obtenue au niveau de l'arrondissement de Verviers et de la Province de Liège ce qui ouvre des perspectives régionales et communautaires.
 
        Ce nouveau rapport de forces rend crédible la claire revendication des élus spadois; 1° le maintien du soutien par la Fédération Wallonie Bruxelles du Festival royal de théâtre de Spa;           2°) une réception par Mme la Ministre et la "commission d'avis" (le CAD ou Conseil de l'Art dramatique) d'une délégation de la Ville de Spa et de la Direction du Festival pour comparer objectivement les arguments des uns et des autres. L'analyse qui précède cette double conclusion est éclairante.
 
        L'annonce par le courrier du 17 Juillet 2015  de Mme Milquet de la non subsidiation du Festival  dès 2017  se base sur des données infondées du CAD.  
- 1° Ce Festival n'aurait qu'un ancrage local: argument creux car ces cinq dernières années un quart du public vient du Brabant wallon, du Hainaut de Namur et du Luxembourg  ainsi que de Bruxelles (9%) les Spadois représentant 7,55% tandis que ce sont les spectateurs des autres coins de la Province de Liège qui constituent un peu plus des deux tiers du public. Or l'agglomération liégeoise ne constitue pas un ancrage local spadois. 
- 2° Le CAD déplore l'absence d'infrastructures adéquates . C'est faux :certes, aucune subvention n'a été demandée car on ne les obtient que trop tard et trop partiellement mais la petite ville de 10.000 habitants a investi sur fonds propres 6.347.141 euros et 27 cents (soit plus de 256 millions ou plus d'un quart de milliard de francs belges) Quelque 2.500 frs belges par habitant pour les infrastructures des spectacles aucune cité  de chez nous ne dit mieux. 
- 3° Le soutien à un Festival estival de théâtre en Wallonie devrait selon le CAD être plus affirmé qu'à Spa. Cela ne manque pas de culot : alors que la Fédération Wallonie Bruxelles réduit son concours à la Wallonie et en particulier à Spa, cette cité met gracieusement ses salles à la disposition du Festival et lui octroie une subvention de 118.775 euros  
- 4° A la fermeture préconisée par le CAD la Ville de Spa rétorque: comparez les obligations contractuelles 2008 à 2012 du Festival à savoir 15 créations et 15 autres co-produites  ainsi que 300 représentations alors que le Festival a présenté 34 créations, 24 autres co-produites et 337 représentations. En réalité avec une subvention de 31 euros par spectateur le Festival de Spa dont les comptes sont sains obtient trois à quatre fois moins que bien d'autres.
 
        La Ville de Spa et son conseil communal unanime déplorent que une aussi brutale tentative de mettre fin à plus d'un demi-siècle  de créations artistiques de qualité suivies par un public nombreux (94'% de taux d'occupation en 2015 !) ait été développée sur base d'arguments incorrects  et cela sans la moindre concertation avec les organisateurs ni avec la Ville de Spa qui restent désireux d'améliorer encore leur Festival en prenant en compte les dix objectifs de la note d'orientation de la Ministre.  Bref, l'heure est  au dialogue mais aussi à la résistance s'il ne devait pas être fructueux.

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        Quant au bilan du festival 2015, il a été évoqué lors de la rencontre avec le public organisée chaque année en fin de matinée le dernier jour des représentations. Cette fois cette rencontre fut ouverte par un vigoureux plaidoyer très applaudi du Bourgmestre Joseph Houssa. En 10 jours plus de 11.000 spectateurs (700 étant comptés plusieurs fois car abonnés) ont assisté à 50 représentations  de 20 spectacles dont 15  affichèrent complets (le taux d'occupation avoisinant 94%). Le rendez-vous de 2016 est déjà donné: onze jours du vendredi 5 au lundi 15 Août. Et pas question que ce soit pour une dernière édition

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        Une telle défense spadoise  doit  se prolonger avec force à Liège en faveur du Festival et aussi tout particulièrement aussi du Théâtre Arlequin dont la Ville a récemment acheté les salles de la rue Ruxthiel pour pérenniser cette compagnie professionnelle et ses emplois. L'absence de concertation de la part de la Fédération conduit à ce qu'elle semble même ignorer cet achat. 
 
        Restent deux questions que même des amis de Madame Milquet  me confirment comme tout-à-fait pertinentes:
1° Est-il normal que Bruxelles (20% de la population francophone de la Fédération et siège des institutions culturelles fédérales) reçoive 66,8% des subventions pour 20 de ces 35 institutions théâtrales conventionnées ?
2° Est-il admissible que les douze membres du Conseil de l'Art dramatique, majoritairement Bruxellois, se déplaçant rarement et peu soucieux de comparer bilans et obligations conventionnelles, puissent conseiller l'octroi de subventions alors que la plupart d'entre eux sont liés à des institutions qui reçoivent ces subsides publics?

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        Il me reste à dire quelques mots au sujet des deux derniers spectacles auxquels j'ai assisté dimanche soir  : Les lois fondamentales de la stupidité humaine qu'elles s'appliquent aux crétins, aux bandits  ou aux gens intelligents ne m'ont guère fait rire. 

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Par contre j'ai beaucoup aimé la magistrale production  de l 'Atelier Théâtre Jean Vilar de Louvain-la-Neuve: ": La famiglia dell'antiquario du grand  Carlo Goldoni qui sut tourner le dos aux bouffoneries de la comedia dell'arte et peindre en italien comme en français les moeurs de Venise puis de Paris. Les onze comédiens sont excellents sous la conduite du couple formé par le toujours magistral  Alexandre von Sivers, l'antiquaire Anselme, et par sa femme Isabelle, la très expressive Cécile Van Snick qui préfère  la recherche de la qualité artistique plutôt que les affrontements politiques. Par contre  je conteste le choix imposé par Madame Daniela Bisconti qui enseigne l'art dramatique au Conservatoire Royal de Bruxelles : postposer de deux siècles cette comédie de Goldoni dont la langue (même adaptée par la metteur en scène) n'est pas celle du XXème mais bien du XVIIIème siècle. Servir humblement de grands textes plutôt que s'en servir pour se faire valoir,  me semble devoir rester une règle. L'imagination n'a rien d'inutile quand elle reste crédible. Ce qui n'est pas le cas quand on place des personnages de 1750 en 1950.  Alexandre Dumas romance Louis XIII mais ne le fait pas mourir sous les murs de Maastricht contrairement à Patrick Roegiers qui a essayé lors d'une lecture à Spa de justifier  son choix de tuer Christian Simenon sur le front de l'est chez les SS  wallons de Degrelle  et non plus tard en Indochine dans les rangs d'ailleurs non dépourvus de nazis de la Légion étrangère française où son frère Georges s'en était débarrassé

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Mon coup de cœur de ce 56ème Festival restera donc ces Lettres à Elise remarquablement écrites, mises en scène et jouées par un quatuor formé chez les Baladins du Miroir par Jean-François Viot, Nele Paxinou, Sophie Lajoie et Jean-Marie Pétiniot.
Pour de tels moments exceptionnels, puisse le Festival de Spa continuer à servir un public qu'il importe d'élargir en Wallonie et bien au delà.  

                    Jean-Marie ROBERTI

10:47 Écrit par Pierre André dans Actualité, Culture, Politique, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

lundi, 17 août 2015

SPA : spectacles du 56ème Festival de théâtre commentés par Jean-Marie ROBERTI.

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OVATIONS  POUR LES BALADINS  et son quatuor des « LETTRES A ELISE » :

Nele Paxinou, Jean-François Viot, Sophie Lajoie, Jean-Marie Pétiniot

      J’admire Madame Nele Paxinou.   L’intelligence et la sensibilité de ses conceptions dramatiques. Son adjoint   Gaspar Leclère a écrit et mis en scène  pour une vingtaine de comédiens et de musiciens 1914,  Le Grand Cabaret un spectacle évoquant  la veille du premier conflit mondial. Joué plus de deux cent fois entre 2005 et 2010, il a été exceptionnellement repris au Festival de Spa ces 11, 12, 13 et 15 Août 2015. Mais dès avant l’an dernier, une nouvelle demande moins festive, provenant surtout de milieux scolaires fut adressée à la compagnie des Baladins du Miroir : commémorer  le centenaire du déclenchement de cette terrible guerre, la préférée de Georges  Brassens.

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      Un même souhait fut formulé par un de nos meilleurs et plus expérimentés comédiens actuels   Jean-Marie Pétiniot qui aurait voulu interpréter un  texte qu’il aurait rédigé sur base de témoignages d‘époque. Nele Paxinou, fondatrice et directrice des Baladins du Miroir, donna  son accord de principe à l’initiative, précisa qu’il devrait s’agir d’un spectacle non d’exhibition mais de réflexion  nécessitant le recours au petit chapiteau des Baladins (et non au grand comme Cabaret ou bien encore à des locaux scolaires ou communaux permettant avec le concours d’une bonne équipe technique imaginative, de créer une atmosphère adéquate. Vu sa motivation et en dépit d’un âge plus élevé que celui du rôle (ce qui ne se révéla pas gênant du tout) elle confia à Jean-Marie Pétiniot le rôle masculin de la représentation. Par contre  elle fit appel à un jeune (moins de quarante ans) auteur dramatique lotharingien (à la fois du Namurois et du Brabant roman et donc wallon, Jean-François Viot,) romaniste distingué  qui s’est déjà distingué à Spa (où Alexandre von Sivers, François Sikivie et d’autres comédiens avaient créé sa pièce Sur la route de Montalcino où se confrontaient deux chercheurs dont l’un wallon) Le quatuor fut complété par une  une talentueuse comédienne d’origine québécoise Sylvie Lajoie.

      L’échange de correspondance entre Elise et son mari au front montre la guerre telle qu’elle fut. C’est juste, simple, épuré jusqu‘au poignant. Cela fait comprendre combien l’arrière, les femmes surtout, furent concernées.

     L’accueil du public fut enthousiaste  Ce sont les plus longs et les plus vigoureux applaudissements entendus cette année à Spa (1).  Jean-François Viot  n’est pas, me semble-t-il, un auteur  chez qui l’imaginaire est essentiel : il préfère partir de faits mais ce qu’il crée en exposant ce qui en découle  s’avère d’une grande efficacité. La Wallonie  a en lui un écrivain important et il est réjouissant que le Parlement d’une Fédération à laquelle nous préférons notre région européenne, lui ait octroyé  son Prix Littéraire 2014.

 THE PLACE TO BE

      Le mardi 11 Août 2015, au Petit Théâtre Jacques Huisman, ce n'était plus vraiment le 56ème Festival Royal de Théâtre de Spa mais the place to be pour deux soirées sold out quasi avant l'ouverture des réservations, avec dans la salle le père Philippe et sur scène la fille prodigue Marie revenue au théâtre et dans sa province pour provoquer comme le voulait sans doute l’auteur américain David Ives et ce qui lui valut un Molière (dont certains Liégeois sont presqu'aussi fiers que d'un titre du Standard) mais sans que cela choque encore qui que ce soit cent vingt après le décès du Chevalier Léopold von Sacher-Masoch. Ceci dit qu’ajouter de plus que ce qu’écrivait la critique dramatique du FIGARO, Armelle Heliot, le 3 Novembre dernier :  Marie Gillain, très à l'aise dans les guêpières et autres atours de la belle, est magistrale et toujours légère, irrésistible et maîtresse de la moindre de ses inflexions. Étourdissante! Une artiste  qui mérite toute notre estime.

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 N’EST NI MOLIERE, NI JULES ROMAINS QUI VEUT

       Le jeudi 13 Août j'ai assisté à une pièce de Louis Calaferte mise en scène par Patrick Pelloquet pour son Théâtre Régional des Pays de la Loire: Le serment d'Hippocrate  qui se voulait drôle et rocambolesque pour tourner férocement en dérision la médecine qui a survécu à d’autres attaques. Cet auteur avait bien tort de se mesurer à Molière et à Jules Romains. Les comédiens ont -eux- souligné tous les effets de ce vaudeville (genre qui convenait mieux à la fin du XIXème siècle) mais comment les distinguer quand les programmes à Spa n’associent plus les acteurs et les personnages qu’ils incarnent

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DU SALTO VOCALE  AU DESTIN SANS  PASSER  PAR DOFFICE

       Acrobate vocal, entraînant un public bon enfant,  la prestation de Salto vocale  de Bernard Masuir débute agréablement une soirée théâtrale. Par contre je n’ai pas pu voir pour des raisons personnelles le spectacle des mimes  Michel Carcan et Othmane Moumen. Quant au destin de deux femmes sur un plan incliné de Fabrice Gardin,l’intérêt que j’ai ressenti pour ce spectacle m’incite à ne pas en écrire.

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 LA VILLE REAGIT

       Ce vendredi le Bourgmestre  de Spa Joseph Houssa avait convoqué à 18 heures en séance publique à l'Hôtel de Ville  une séance du Conseil communal qui devait réunir le quorum bien que nous soyons à la mi-août (c'est tellement plus romantique)  et  qui avait pour but de se prononcer (y compris les représentants des deux partis majoritaires au niveau de la Fédération Wallonie-Bruxelles: le P.S. et le CdH ) à l'unanimité sur le seul sujet (ce qui est peu fréquent !) mis à l'ordre du jour : LE FESTIVAL DE THÉÂTRE.

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        Nous venons d’en apprendre le résultat le quotidien verviétois LE JOUR du groupe L’AVENIR reproduisant sur internet une dépêche de l’agence BELGA. La voici

 Une motion au conseil communal pour sauver le festival de théâtre de Spa

      Le Conseil communal de la Ville de Spa a, effectivement,  approuvé, ce vendredi soir, à l’unanimité, une motion visant à sauver le festival de théâtre de Spa.

     Le 17 juillet dernier, la ministre de la Fédération Wallonie-Bruxelles en charge de la Culture, Joëlle Milquet, avait annoncé sa décision de ne plus subsidier cette manifestation dès 2017.

      La décision de la ministre se base sur un rapport du conseil de l’art dramatique (CAD) qui estime, entre autres, que le festival se caractérise par un ancrage local. Dans son rapport, le CAD déplore que la ville de Spa ne se soit pas dotée depuis tant d’années, d’infrastructures adéquates. Au vu de ces différents arguments, le conseil préconise l’accompagnement de l’arrêt du soutien à l’opérateur.

      Une décision que conteste la ville de Spa, qui fait savoir que sur les cinq dernières années, 67,82% des spectateurs étaient originaires de la province de Liège mais non de Spa. Par ailleurs, la commune a expliqué que des investissements sur fonds propres, pour un montant de 6.347.141 euros, ont été consentis pour l’aménagement des infrastructures.

     Le Conseil communal regrette qu’une décision aussi brutale ait été prise sur base d’arguments incorrects et sans aucune concertation, ni avec les organisateurs, ni avec la ville de Spa.

     Après quelques modifications syntaxiques demandées par l’opposition Osons Spa (la minorité est de tendance CdH)  le conseil a approuvé une motion qui réclame le maintien du soutien du festival royal de théâtre de Spa par la fédération Wallonie-Bruxelles. Le Conseil demande également que la ville de Spa et la direction du festival soient reçues par la ministre et par la commission d’avis pour comparer, de façon objective, les arguments avancés par chacun.

        Cette motion nous semble modérée mais nécessaire. Il importe que les Wallons se mobilisent. Nous y reviendrons.

 

     Jean-Marie Roberti

  (1) NDLR : Les « Lettres à Elise » de Jean-François Viot sont le coup de cœur de Jean-Marie Roberti. Un coup de cœur  tel qu'il conseille vivement à tous d’aller découvrir au Théâtre Blocry à Ottignies-Louvain-la-Neuve où cette pièce sera jouée  quatorze fois du 15 au 20, du 22 au 25 et du 27 au 30 octobre  deux fois à 13 H. 30’ et une fois à 16 heures en matinées scolaires trois fois à 19 heures 30 et huit fois à 20 heures 30 (Tél. 0800 25 325  et réservations@atjv.be  Site : www.atjv.be)                                                                                                                                                         

10:43 Écrit par Pierre André dans Actualité, Culture, Politique, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

samedi, 08 août 2015

SPA : ouverture orageuse du 56ème Festival de théâtre

 

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        Ce déchaînement de l’orage trop violent pour reconstituer au mieux les réserves aquifères de la Ville d’eau était naturel et en rien lié à l’arrivée de la Ministre de la culture qui n’eut pas davantage lieu que celles que n’assumèrent pas davantage pendant 22 ans du dernier tiers de siècle, ses quatre prédécesseurs bruxellois  MM. Moureau, Tomas et Picqué ainsi que Mme Laanan. Elle préfère accorder plus du double de subventions au riche Kunstenfestival qu’à celui de Spa dont elle se garde  d’analyser la manière exemplaire avec laquelle les obligations contractuelles de la convention ne sont pas seulement pleinement remplies mais aussi largement dépassées avec le concours sans faille d’une Cité dont les investissements sur fonds propres utiles au Festival s’avèrent importants même en l’absence d’aides spécifiques.

        Punir les bons élèves est absurde. Mais d’autres peu assidus peuvent s’avérer jaloux. Ces pseudo-experts du conseil de l’art dramatique sont par rapport aux chevilles ouvrières du Festival de Spa et du Théâtre Arlequin Armand Delcampe  (né – bon anniversaire – le 11 Août 1939 )et José Brouwers (né le 26 Mars 1931) ce que sont au Cdh  des Milquet’s boys and girls tels Mme Matz ou M. Drèze par rapport à Jean-Pierre Grafé (né le 31 Mars 1932) qui, comme Armand Delcampe avec Cécile Van Snick ou  comme José Brouwers avec Marie-Josée Delecour,  a cherché avec Marie-Dominique Simonet puis avec  Anne Delvaux à rajeunir et féminiser le Cdh liégeois. Nous en reparlerons mais venons en aux deux spectacles auxquels nous avons assisté vendredi soir.

AU SERVICE D’UN BEAU TEXTE

        En guise d’apéritif du Festival, nous avons eu droit à la création  d’une pièce, tirée du roman de Violette Ailhaud, L’homme semence. Que cette histoire ait été vraie alors que cette véracité semble peu vraisemblable nous importe moins que la qualité du texte dont voici une citation parmi des dizaines d’autres possibles.

Ça vient du fond de la vallée. Bien avant que ça passe le gué de la rivière, que l'ombre tranche, en un long clin d’œil, le brillant de l'eau entre les Iscles, nous savons que c'est un homme. Nos corps vides, de femmes sans mari, se sont mis à résonner d'une façon qui ne trompe pas. Nos bras fatigués s'arrêtent tous ensemble d'amonteiller le foin. Nous nous regardons et chacune se souvient du serment. Nos mains s'empoignent et nos doigts se serrent à en craquer les jointures notre rêve est en marche, glaçant d'effroi et brûlant de désir.

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Dans une mise en scène très pointue d’Annette Brodkom assistée par une demi-douzaine de spécialistes du son, de la voix, du mouvement , des lumières, de la scénographie etc…  la jeune comédienne Marie Avril réussit un sans faute. Être comédien(ne), c’est servir humblement de grands textes nous disait Gérard Philippe au milieu des années cinquante lors de rencontres internationales des jeunes au Festival du TNP en Avignon. C’est dans cette voie que s’est engagée et qu’excellence à présent Marie Avril.

 

L’ÉVOLUTION DE NOTRE SOCIÉTÉ CONDAMNE-T-ELLE L’AFFIRMATION DE NOTRE IDENTITÉ : JUIVE… OU WALLONNE ?

        En présence du Bourgmestre Houssa (né en 1930 mais dont la première échevine a un demi-siècle de moins que lui) et de deux Gouverneurs de province, un ancien du Brabant wallon Valmy Féaux qui fut aussi Ministre-Président de la Communauté française de l’époque et d’un autre, ancien ministre prolongé au moins jusqu’au lendemain des Fêtes de Wallonie comme Gouverneur de la Province de Liège, Michel Foret, le plat de résistance de cette soirée d’ouverture fut la création en français d’une des quinze pièces du dramaturge américain Donald Margulies : « Brooklyn Boy ».

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         Un écrivain juif (ou censé l’être) perd-il son identité en obtenant le succès grâce à  un roman autobiographique ? Au rythme de séquences  aux transitions spectaculaires, cet écrivain est confronté à son père, à un condisciple d’enfance devenu épicier, à son ex-épouse, à une jeune femme de passage, aux studios hollywoodiens et à nouveau à son condisciple puis au fantôme de son père.          

        Retrouvera-t-il son identité ? Richard Ruben qui se trouve deux heures en scène et qui joue juste mais devrait veiller à rester toujours aussi audible que son père, Armand Delcampe metteur en scène de cet intéressant spectacle joué par sept comédiens secondés par le double de collaborateurs. Intéressant parce qu’universel. Et si une pièce  nous interrogeait sur notre propre identité en espérant que les Wallons comprennent enfin qu’ils doivent, en régionalisant la culture et l’enseignement,  devenir maîtres chez eux !

 

 

                           Jean-Marie Roberti

16:50 Écrit par Pierre André dans Actualité, Culture, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mercredi, 05 août 2015

Exclusivité "Liège 28" : VEUT-ELLE DÉMÉNAGER LE FESTIVAL DE SPA À MONS ?

 

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Une exclusivité de Liège 28

VEUT-ELLE DÉMÉNAGER LE FESTIVAL DE SPA À MONS ?

     Un avis négatif quant à  la subsidiation du Festival de Spa vient d’être rendu par le Conseil de l’Art dramatique composé d’experts de l’establishment communautaire, absents de Spa en août mais dont les trois quarts, en toute incompatibilité, s’occupent d’abord de  se servir eux-mêmes.

     Ce Conseil à nette majorité bruxelloise dépend, en, fait des Ministres de la Culture qui, pendant ce dernier tiers de siècle, furent vingt-deux ans bruxellois. Joëlle Milquet qui succède ainsi à Fadila Laanan, Charles Picqué, Eric Tomas et Philippe Moureaux a décidé  dans un premier temps de diminuer de 5%   en 2016 les subsides des onze institutions théâtrales dont sept wallonnes ayant reçu des avis négatifs et, dans un second temps, d’étudier l’arrêt éventuel de tout subventionnement.

     En 2016, trente cinq institutions conventionnées dont vingt bruxelloises doivent recevoir  29,3 millions  d’euros : 19,6 à Bruxelles (66,8%) et 9,7 hors Bruxelles (lisez en Wallonie) soit moins d’un tiers.

     Quelque 20% des francophones de la Fédération Wallonie-Bruxelles habitent les 19 communes de la Région-capitale où l’État fédéral finance d’importantes institutions culturelles. Les clés de répartition Persoons Dehousse des dépenses culturelles localisables de la Communauté française (25% à Bruxelles, 75 % en Wallonie)  sont généreuses pour la capitale et devraient rester valables. En fait, elles sont bafouées par les ministres bruxellois et leurs conseils d’experts.

     Il est temps que Ministres et Députés wallons largement majoritaires  au  Gouvernement et au Parlement de la Fédération Wallonie Bruxelles se réveillent.

     Mme Milquet connaît ce péril et, nous confiait écœuré un de ses propres collaborateurs,  pour rendormir les Wallons, elle entend bien les diviser . Elle compte proposer (ou l’a déjà fait) à son ami mayeur de la Capitale européenne 2015 de la Culture  de charger   les professionnels de l’art dramatique du Brabant wallon  (ceux de l’Atelier et des Baladins)  de créer, avec des moyens  significatifs, un Festival  estival théâtral hennuyer  et surtout montois afin de diminuer le déséquilibre existant dans le domaine culturel entre la Province du Hainaut et celle de Liège.

     Cela  fera oublier aux Hennuyers les déséquilibres Wallonie Bruxelles et si les Brabançons wallons  rechignaient à jouer dans une telle pièce, ce seraient leurs futurs contrats-programmes qui seraient menacés.

      Quand Machiavel  recommandait au Prince Divide et impera (divise et règne) il ajoutait un second conseil : sois discret.

     Révélées, les intentions de Joëlle Milquet devraient susciter  chez les Wallons un sursaut de dignité. Se battre entre eux alors qu’ils sont majoritaires et peuvent donc faire rétablir l’équité serait d’une grande bêtise car ils ont besoin de se montrer unis et solidaires face aux défis européens et à ceux de la mondialisation.

     Puisse cette voix de la raison être entendue !               

     liege28.skynetblogs.be  

         

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06:00 Écrit par Pierre André dans Actualité, Culture, Politique, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

samedi, 16 mai 2015

LE 56ème FESTIVAL THÉÂTRAL DE SPA : D’ ÉCLAIRANTES ÉNUMÉRATIONS.

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        Le Festival de théâtre de Spa  se présente chaque année en communiquant une série de chiffres que l’on peut compléter, voire parfois rectifier au lieu de les arrondir : sa 56ème édition depuis 1959 (1) propose en  2015,  10.000 places  en six lieux et en dix jours afin de permettre à 73 comédiens (20 dont 7 musiciens  des Baladins du Miroir, 18 de deux productions de l’Atelier-Théâtre Jean Vilar et six nous venant des Pays de Loire, tandis que les 16 autres  spectacles - sur 20  soit   80%  de ceux-ci - ont ensemble  eu recours à 29 comédiens soit moins de deux en moyenne par spectacle) de jouer 44 fois 20 pièces dont quatre créations et trois spectacles venus de France dont celui (« sold out » c’est-à-dire complet en moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire) avec la triomphatrice  du Molière de la meilleure comédienne de l’année :  la Liégeoise Marie Gillain. On pourrait poursuivre  l’inventaire à la Prévert  en évoquant quatre rencontres, trois lectures, cinq spectacles de rue, six stages dont cinq pour des catégories de jeunes allant de 2 ans et demi à 17 ans ou bien encore un dîner spectacle, des formules Thermes-Théâtre etc….

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        Mais chez les lecteurs curieux les énumérations ne font l’objet d’appréciations qu’après comparaisons. Je lis ainsi qu’en 1961, le festival annonçait 26.252 spectateurs pour 39 représentations en  18 jours  par 37 comédiens résidant à Spa et 42 comédiens navetteurs . Ou bien que pour sa mise en scène de la création mondiale en langue française de la pièce magistrale de Bertold Brecht « Arturo Ui », Jacques Huisman avait employé trente six comédiens.  Quand fin 2002, Armand Delcampe  secondé notamment par le Bourgmestre Houssa obtint du Ministre libéral wallon de la Culture  Richard Miller, la signature d’un contrat-programme pour le Festival spadois, il put annoncer pour 2003, 88 représentations (le double de cette année) de 28 spectacles dont 8 créations en 16 jours… En 2006 on annonça même plus de 100 représentations !

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        Aujourd’hui, Cécile Van Snick nous écrit :  « Le contrat-programme signé en 2002 prévoyait un échelonnement de la subvention jusqu’ en décembre 2006 . Ensuite, nous avons eu droit à quelques indexations. Celles-ci s’arrêtent en 2011. En 2015, la subvention a été diminuée de 1%. Lorsque j’évoquais en conférence de presse le montant de 17.000 euros en moins pour l’artistique, c’était en additionnant l’ensemble des montants diminués cette année (aide de la Présidence de la Fédération, aide du Tourisme, diminution de la subvention de la Fédération, Arts & Vie,…)                

        La subvention de 173.525 euros  en 2002 a progressé de 38,6% en quatre ans pour atteindre 240.451 euros en 2006 mais la ministre  bruxelloise Fadila Laanan a refusé de renouveler le contrat-programme et s’est  contentée en huit ans d’une progression de 6,4%  (de 240.451 à 255.910 euros en 2011  montant maintenu sans indexation jusqu’en 2014 et abaissé en cette année 2015 à 253.351 euros). Nous connaissons l’impécuniosité de l’ex-Communauté française devenue une Fédération Wallonie-Bruxelles à régionaliser. Les clés de répartition des subventions communautaires  localisables avaient été généreusement fixées pour Bruxelles (alors quelque 20% des francophones de la Fédération dans cette région dotée de l’essentiel des budgets des institutions culturelles fédérales) à 25%, 75% devant revenir à la Wallonie. Dans le secteur des arts de la scène (comme à la R.T.B.F.) c’est à présent l’inverse grâce à des Charles Piqué et Fadila Laanan  qui avec la complicité des Wallons de l’establishment bruxellois ont roulé dans la farine ministres et parlementaires wallons pourtant largement majoritaires au sein de la Fédération. Spa fournit à cet égard avec son Festival de Théâtre un exemple flagrant d’iniquité.

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        En effet une véritable aberration se révèle dans  les subventions de deux Festivals : l’un flamingant d’avant-garde te Brussel le « KunstenFestival des Arts » qui en plus des crédits considérables de la Communauté flamande et même de l’Union Européenne ainsi que des aides service de Brussel-Bruxelles-hoofdstad-capitale recevait en 2013 près de  600.000 euros (597.566) alors que le Festival Royal de Théâtre de Spa recevait pour sa 54ème édition   255.910 euros  soit quelque 40% de ce qui était octroyé aux affidés de Mevrouw Frie Leysen (2). Cela dans un silence qui est selon moi aussi assourdissant que scandaleux. Espérons que cela  change car autrement la mort à petits feux du Festival de Spa se terminera par une euthanasie. Le seul moyen de l’éviter nous semble être de transférer des subventions de Bruxelles vers la Wallonie.            

        Ceci dit , je n’ai pas présenté  les spectacles. C’est parce que vous trouverez bien davantage à leur sujet sur le site du Festival (www.festivaldespa.be) que ce que je pourrais en dire ici. Par contre vous n’y trouverez pas ce que vous avez pu lire ci-dessus. Mais je prévois de vous donner en suivant deux représentations lors de cinq soirées du 7 au 16 Août une dizaine d’appréciations motivées.                                    

        Jean-Marie Roberti

___________________

(1) Depuis 1959, c’est-à-dire d’abord un quart de siècle en décentralisation du Théâtre National dirigé par Jacques Huisman auquel succéda un Jean-Claude Drouot alias Thierry la Fronde  qui échoua en 1986 et 1987, deux « anciens » Billy Fasbender et André Debaar prenant le relais en 1988 et présentant jusqu’en 1998 une vitrine des productions dramatiques en Communauté française, tandis que depuis 1999, c’est-à-dire depuis 17 ans, c’est le duo Armand  Delcampe et Cécile Van Snick qui met désormais l’accent sur la création (comme le démontrait en 2009,   dans son livre sur le cinquantenaire du Festival,  le journaliste de « La Libre Belgique » Philippe Tirard)  et qui  assume (aujourd’hui très difficilement)  l’actuelle pérennité de  cette manifestation estivale majeure de l’art dramatique en Wallonie.

(2) Une fine observatrice de la vie culturelle bruxelloise, par ailleurs ancienne parlementaire, nous fait justement remarquer que la Fédération Wallonie-Bruxelles a certes obtenu que l'appellation KunstenFestival soit complétée par la mention  "des Arts"  mais, ajoute-t-elle, il faut attaquer ce "kunst" sur le fait que le contrat ne prévoit que trois productions de la Fédération Wallonie Bruxelles. Elle souligne encore que "les 35 producteurs bruxellois ne sont pas francophones" A son avis,  un double financement par les Flamands et les francophones serait de nature  à permettre des créations et un caractère mondial où, conclut-elle, la Wallonie devrait être plus présente.  Nous pourrions souscrire à une telle conclusion si la Wallonie obtenait dans ce secteur de l'art dramatique (comme dans bien d'autres domaines culturels) une proportion équitable des interventions publiques (et non pour le Festival théâtral de Spa 40% de ce que la Fédération  octroie au riche KunstenFestival). Nous apprenons que le Théâtre dit National (auquel cette Fédération accorde plus de six millions d'euros annuels) annonce l'organisation d'une saison 2015-2016 complètement commune avec le  Koninklijke Vlaamse Schouwburg. Grâce à l'addition des subventions 70 spectacles peuvent être programmés en région de Bruxelles-Capitale en y assurant à la Flandre une place démesurée par rapport à sa représentativité réelle (10% des demandes de pensions sont rédigées en néerlandais vient-on d'apprendre) et cela dans un esprit belgicain et recentralisateur. Jusques à quand la majorité wallonne de la Fédération Wallonie-Bruxelles se laissera-t-elle rouler dans la farine ? 

22:50 Écrit par Pierre André dans Actualité, Art, Culture, francophonie, Loisirs, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

dimanche, 19 avril 2015

En moins de quatre mois, plus de vingt représentations de "L'Emmerdeur" à la Compagnie royale du Théâtre Arlequin.

       D’une citation de Molière, le Théâtre Arlequin a fait sa devise : C'est une étrange entreprise que de faire rire les honnêtes gens. Pour ce qui est de faire rire les gens – honnêtes par définition -, la Compagnie royale Théâtre Arlequin réussit à merveille avec L’Emmerdeur  (1) de Francis Weber. Un auteur dont les comédien(ne)s de l’Arlequin ont déjà joué Le dîner de cons avec le légendaire François Prignon.

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        Le public le retrouve avec plaisir dans son rôle de photographe de chiens écrasés dans une presse merdique (Alexandre Tirelier), déprimé en suite du départ de sa femme Louise (Marie-José Delecour), suicidaire, emmerdeur attitré du tueur en mission Ralph Milan (Serge Swysen). L’interprétation de ce dernier est hallucinante tantôt  ange gardien de Prignon, tantôt aux prises avec les piqûres malencontreuses du docteur Wolf (Pierre Ligot) ou le revolver du policier (Franco de Bartolomeo). Quant aux mimiques du garçon d’étage (Jean-Marie Gelon) découvrant les situations équivoques de ses clients, elles sont indescriptibles.

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        Dans une mise en scène tout en finesse de Marcel Kervan utilisant avec intelligence le décor de deux chambres d’hôtel élaboré par Valérie Urbain, la pièce L’Emmerdeur fait un malheur et ce n’est que justice.

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(1)  Trois dernières représentations: vend. 24, sam. 25 avril à 20h30 et dim. 26 à 15h00 – PAF 20€ - Location : Billetterie Forum et Arlequin, 12 Pont d’Avroy, lundi au vend. 11-18h, sam. 12-18h, tél. 04 223 18 18 ou par Internet www.theatrearlequin.be

13:13 Écrit par Pierre André dans Actualité, Culture, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

vendredi, 17 avril 2015

Le rire est de mise au Théâtre de l'Étuve.

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        Après avoir présenté à l’Étuve en avant-première son nouveau spectacle Je suis Posture, Alain Posture y revient (1). Imitateur, chanteur et humoriste, Alain Posture est un Hennuyer qui n’a jamais ennuyé personne ! Il adore faire rire. Pendant dix-sept ans, il fait carrière à Paris dans les cabarets, au théâtre, à la TV. Depuis, une dizaine d’années, il se partage entre café-théâtre belges et français.  

       Son nouveau spectacle Je suis Posture est un mélange subtil d’imitation au service de la comédie en revisitant les grands classiques du cinéma français et de multiples escales en chanson. Le public rit de bon cœur convaincu que c’est pas parce qu’on n’a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule !…  et de rire à nouveau à gorge déployée...

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       Après Posture, le spectacle de l’Étuve est consacré à la magie avec les Stupidos Magicos (2). Inutile de préciser que le rire est à nouveau au rendez-vous.

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 (1) Sam. 25 avril, 20h15, dim. 26 avril,15h30 – Réservation : reservationetuve@gmail.com ou par sms au 0492/52910 - Paf : 15 € - Groupes, pensionnés et étudiants 12 €

      (2) Sam.9 mai, 20h15 - Réservation : reservationetuve@gmail.com ou par sms au 0492/56 29 10 - Paf : 7€ - Groupes, pensionnés et étudiants  5 €

14:00 Écrit par Pierre André dans Actualité, Culture, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

vendredi, 20 mars 2015

Compagnie royale L'ARLEQUIN met à l'affiche L'ETRANGER d'Albert Camus.

 

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        L’assassinat de Georges Wolinski par les frères Kouachi a été ressenti comme un drame personnel au théâtre Arlequin. Par trois fois, Georges Wolinski est venu, la saison 1985-86, voir, à l’Arlequin, l’adaptation à la scène de son album À bas l’amour copain. En ce temps-là, l’adaptation et la mise en scène a été réalisée par José Brouwers qui évoque ces rencontres. Comme les autres victimes du 7 janvier 2015, Georges Wolinski a été la cible du terrorisme dont Albert Camus a dit : le terrorisme est un crime qu’on ne peut excuser.

        Cette phrase comme d’autres telle mal nommer les choses, c’est ajouter aux malheurs du monde figurent dans l’à propos tracé par Camille Fernandez et José Brouwers. Cet à-propos permet au public de se remémorer les grandes lignes de la vie de ce Prix Nobel de littérature en 1957. Ce prologue rappelle que le fondement de la philosophie camusienne est l’absurde.

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        En adaptant pour la scène ce roman L’Étranger,(1) José Brouwers n’a nullement trahi l’auteur. La pièce commence par cette phrase Aujourd'hui, maman est morte. Dès ce moment, l’indifférence au monde affichée par Meursault (Pierre Ligot) bascule et l’amène, toujours indifférent devant un jury d’assises qui le condamne pour le meurtre d’un Arabe à la peine capitale. Serge Swysen interprète avec justesse les multiples personnages qui relancent la trame de la pièce. Le décor de Philippe Waxweiller est minimaliste mais il rend toute l’atmosphère d’Alger et de son soleil. Les costumes imaginés par Marie-Josée Delecour contribuent au succès de L’Étranger.

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(1)vend. 20 mars,  sam 21  , vend. 27 à 20h30 – info@theatrearlequin.be – Compagnie  royale

 l’Arlequin – rue Rutxhiel -

10:09 Écrit par Pierre André dans Actualité, Art, Culture, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

vendredi, 13 mars 2015

Théâtre de l’ÉTUVE : un programme PYTHONESQUE en mars, accueil délirant du printemps!

        Au réveillon de Nouvel-An, le théâtre de l’Étuve a présenté avec succès l’œuvre originale de son co-directeur John Grégoire, Les casse-pieds sonnent toujours deux fois. Un succès confirmé en février et début mars devant des salles remplies.

        En vue de se réjouir davantage encore de l’arrivée du printemps, l’Étuve a invité la Compagnie Zeron Tropa  de Michel Udiany à présenter des sketches inspirés de l’humour déjanté des Monty Python’s  (1). Cet humour a fait plier de rire de 1969 à 74 les Britanniques. Durant cette période, la très sérieuse BBC a diffusé cette émission au point de la rendre cultissime. Le très sérieux Oxford English Dictionary  a enrichi la langue anglaise d’un néologisme  Pythonesque qui se définit : denoting or resembling  the absurdist or surrealist humour or style of Monty Python’s Flying Circus.

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        Le très sérieux et talentueux Michel Udiany - professeur d'histoire, comédien (notamment au Café de la gare et à Bobino), auteur dramatique et romancier – a écrit et mis en scène Monty Python’s et maintenant, quelque chose de complétement différent. Un spectacle qui tranche avec Quatorze présenté en août 2014, au Monument interallié, à l’occasion du centenaire de la première guerre mondiale.

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(1)    Sam. 21 mars (20h15), dim. 22 mars (15h), vend. 27 et sam.28 mars (20h15)  PAF 10 et 13 €  Réservations : Tél. 0492 56 29 10  Courriel reservationetuve@gmail.com

16:26 Écrit par Pierre André dans Actualité, Art, Loisirs, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mercredi, 04 février 2015

Théâtre de l’ÉTUVE : un programme chaud-show en ce mois froid de février !

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        Le mois de février a beau être le plus court de l’année, il n’en demeure pas moins qu’il sera un des mois le plus chargé d’activités pour le Théâtre de l’Étuve.

        D’ordinaire, les spectacles de l’Étuve  ne sont pas représentés le dimanche, jamais le dimanche ! Sauf pour le dernier allemand du Caucase (1) , un spectacle de Raphaël Le Mauve, Grand Prix du Théâtre 2013 organisé par l’ Association Création Théâtre (ACT). Sans résumer – c’est impossible - le dernier allemand du Caucase, disons qu’il s’agit d'humour poétique - trash et  politiquement très incorrect... un régal... !

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        Retour la semaine suivante, à la normale si l’on peut dire. Enfiler un vendredi 13, une Saint-Valentin, une chorale d’une vingtaine de personnes sur la scène minuscule de l’Étuve, c’est normal ? Peu importe la réponse, le concert, dirigé par Line Adam, d’I canta Storia (2) vaut le déplacement. I Canta Storia conte en chansons l’histoire d'une Italie multiple tissée de jours de liesse et de déchirements, d'émigration difficile, de foi vivante et de croyances populaires, de nostalgie et de révolte. C’est tout simplement merveilleux… !

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        Celles et ceux qui ont choisi de passer le réveillon de Nouvel An dans la cave de l’Étuve vont retrouver avec plaisir Les casse-pieds sonnent toujours deux fois (3). Ce spectacle de John Grégoire et Carine Lipeville fait littéralement le tour du monde  des raseurs, importuns, casse-culs, chieurs, enquiquineurs, crampons, malavisés, gêneurs et autres trouble-fête qui entourent le quotidien des autres. Sans oublier que les autres dont Sartre a dit qu’ils sont l’enfer sont tout aussi raseurs, importuns, casse-culs, chieurs, enquiquineurs, crampons, malavisés, gêneurs et autres trouble-fête. Bref, nul(le) ne s’en tire mais chacun(e) rigole !

        Sur le site du Théâtre de l’Étuve - www.theatre-etuve.be - , il est loisible d’avoir via You Tube un avant-goût de ces différents spectacles à l’affiche.

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(1)  le dernier allemand du Caucase vendredi 6, samedi 7 février à 20h15 et dimanche 8 à 15h30 -PAF 15€ et 12 € - Réservation : par courriel à reservationetuve@gmail.com ou par SMS au 0492/56.29.10

(2)  I canta Storia – vendredi 13, samedi 14 février à 20h15 - PAF 15€ et 12 € - Réservation : par courriel à reservationetuve@gmail.com ou par SMS au 0492/56.29.10

(3) Les casse-pieds sonnent toujours deux fois – en février, vendredi 20 et 27(complet), samedi 21 (complet) et 28 à 20h15 et mars, vendredi  6, samedi 7 à 20h15 - PAF 15€ et 12 € - Réservation : par courriel à reservationetuve@gmail.com ou par SMS au 0492/56.29.10

18:43 Écrit par Pierre André dans Actualité, Art, Loisirs, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mercredi, 14 janvier 2015

"LE MALADE IMAGINAIRE" - Comédie de Monsieur Molière - au Théâtre de l'Étuve.

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       En ce mois de janvier, le programme de l’Étuve compte six représentations publiques du Malade imaginaire outre les représentations privées destinée aux écoles (1). Mis en scène par John Grégoire dans un décor de Jean-Marie Rouffart, ce classique a été revisité. Ainsi l’action se situe entre les deux guerres et ce n’est que plus drôle.

       En bourgeois de cette époque du siècle dernier, entendre Argan  (Philippe Dengis) énonçant Trois et deux font cinq, et cinq font dix, et dix font vingt; trois et deux font cinq (…) Est-il possible qu'on laisse comme cela un pauvre malade tout seul? ou  Diafoirus (Michel Udiany) Nous sommes dans toutes nos visites pour porter secours aux malades, et non pour leur porter de l'incommodité ne manque assurément pas de charme. Molière demeure Molière et l’humanité aussi. À mourir de rire ou mdr !

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(1) Le Malade imaginaire de Molière – Représentations publiques les 16, 17, 23, 24, 30 et 31 janvier à 20h15– Théâtre de l’Étuve – PAF 15 et 13 € - Réservation : SMS 0492 /56 29 10 reservationetuve@gmail.com

Représentations privées, contact Philippe Dengis 0475/23 92 55

18:55 Écrit par Pierre André dans Actualité, Culture, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

lundi, 01 décembre 2014

À l'Étuve, en décembre, deux créations "Hello Alice" et "Les casse-pieds sonnent toujours deux fois".

       

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        Le mois de décembre est un mois d’effervescence au Théâtre de l’Étuve, 12 rue de l’ Étuve. Cela commence par la création de Hello Alice ! et se termine, la soirée de Réveillon de Nouvel-An, par une autre création,  Les casse-pieds sonnent toujours deux fois.

        Hello Alice (1) est de la plume de Claude Yon, auteur dramatique contemporain, qui retrouve le personnage vedette de Lewis Carol en une adulte bien séduisante. D’autant qu’elle a conservé toutes les qualités de l’Alice enfant. Elle est courtoise, curieuse extravagamment curieuse, patiente, attentive.Bref, un amour de petite fille. Claude Yon retrouve dans son Alice adulte tout le sens de la satire que Lewis Caroll est parvenu à mettre dans son œuvre à l’égard de ses amis. L’absurdité du monde est grande sans ébranler l’Alice adulte. Je suis en retard ! En retard ! En retard ! Mais non, Hello Alice est là.   

        Les casse-pieds sonnent toujours deux fois (2) est de la plume du Liégeois de John Grégoire – directeur-adjoint de l’Étuve. Selon l’auteur, chacun se retrouvera (s’il est honnête) ou reconnaitra quelqu’un (s’il l’est un peu moins),tour à tour dans le rôle de la victime ou du casse-pied dans une cascade de situations quotidiennes qui font que la vie est loin d’être un fleuve tranquille. Qui dit Réveillon dit bulles et zakouskis. L’une et l’autre sont au rendez-vous.

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Anne Bellicano, Philippe Dengis, John Grégoire, Béatrice Lahaye dans HELLO ALICE

 

(1) Hello Alice – du 5 au 20 décembre, tous les vendredis et samedis 20h15 – 15€ et 13€ - réservation SMS 0492 /56 29 10 reservationetuve@gmail.com

(2) Les casse-pieds sonnent toujours deux fois – 31 décembre – 35€ - réservation et prépaiement indispensables BE27 7320 2709 4373

15:24 Écrit par Pierre André dans Actualité, Loisirs, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

lundi, 27 octobre 2014

Le 56ème Festival royal de théâtre de Spa peut avoir lieu ! Et après ?

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        Fidèle à l’apophtegme de Beaumarchais sans liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur, notre confrère Jean-Marie Roberti couvre le Festival de Théâtre de Spa depuis de nombreuses années. Outre l’aspect culturel, il est un des rares confrères à s’intéresser aux conditions institutionnelles auxquelles se trouvent confrontés Armand Delcampe et Cécile Van Snick, organisateurs de ce Festival devenu Royal. Royal, certes … Mais menacé sûrement selon le mot de Delcampe. En 2002, Richard Miller, ministre de la Culture à l’époque, a signé un contrat-programme quinquennal avec la Ville de Spa. Celui-ci n’a jamais été renouvelé par Fadila Laanan qui a occupé, durant dix ans, ce ministère de la Culture. Un record de longévité ministérielle exercé pour se contenter de prolonger, par de simples avenants annuels, un contrat-programme obsolète.

        Le Festival (royal) de Théâtre de Spa est la principale manifestation estivale wallonne d’art dramatique à qui est, systématiquement et injustement, refusé le renouvellement d’un contrat-programme pluriannuel comme l’a proclamé à de multiples reprise Jean-Marie Roberti. Et de comparer la subvention accordée à Spa et les largesses financières de la Communauté française – l’ancienne appellation de la Fédération Wallonie-Bruxelles – s’en allant vers ce « Festival des Arts de Bruxelles » étant mieux connu sous l’appellation que lui donna sa fondatrice Mevrouw Frie Leysen : « Het Kunsten Festival » au service, dans la capitale de l’Europe, de la Communauté flamande et d’une expression dramatique réservée à une petite minorité  d’avant-garde. À ces largesses viennent s’ajouter celles de l’Union européenne, de la Communauté flamande, de la Région de Bruxelles-Capitale et de la Ville de Bruxelles. Face à cette situation, les député(e)s wallon(ne)s pourtant majoritaires au sein du Parlement de la Communauté restent amorphes. Jean-Marie Roberti le déplore : C’est dans le silence assourdissant de trop d’élus de la majorité wallonne du Parlement de l’ex-Communauté française  que sont votés des budgets qui bafouent toute équité quant à la répartition des dépenses localisables entre régions wallonne et bruxelloise.

        Au lendemain des élections de mai, la situation peut-elle évoluer favorablement pour le Festival royal de Théâtre de Spa ? Il est permis de le penser encore qu’un certain nombre de membres du Conseil de l’art dramatique désignés en 2012 pour cinq ans par la ministre précédente restent en place. Un certain optimisme est né de la première intervention d’un nouveau parlementaire, Charles Gardier – récipiendaire en 2013 de l’Ordre du Mérite wallon – qui a interrogé Joëlle Milquet, ministre de la Culture quant à l’avenir du Festival royal du Théâtre de Spa.

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       Le Festival royal de Théâtre de Spa existe depuis 1959. La 55e édition de cet événement culturel incontournable en Fédération Wallonie-Bruxelles s’est déroulée cet été.

Les avantages de ce festival sont nombreux. Tous les styles de théâtre y sont représentés, ce qui en fait la vitrine artistique d’une grande partie de la production francophone belge. Il attire un public varié et nombreux. En effet, plus de 14 000 spectateurs ont participé au festival cette année.

Le taux d’occupation était donc proche du maximum. La politique des prix pratiquée le rend accessible à toutes les couches de la population, y compris aux jeunes qui découvrent ainsi un univers culturel différent. Le festival met l’accent sur la création d’œuvres d’auteurs belges et met ainsi en évidence la valeur artistique de nos talents. Autant d’avantages, le tout dans le cadre particulier, reconnaissons-le, de la ville de Spa, berceau du thermalisme moderne. (…)

Pourtant, son avenir pose question. Y aura-t-il une 56e édition, et si oui, sera-t-elle de qualité?

En effet, depuis la fin du contrat-programme entre ce festival et la Communauté française en 2006, les moyens réduits dont il dispose ne correspondent plus à ses besoins. Ces limitations budgétaires entraînent une liberté de choix restreinte et une programmation réduite. Les subventions sont, à titre d’exemple, 2,33 fois inférieures à celles attribuées au Festival des Arts de Bruxelles. (…) Je vous interroge aujourd’hui sur le soutien de la Fédération Wallonie Bruxelles. Comptez-vous accorder à ce festival les moyens que la Fédération ne lui reconnaît plus depuis 2006, ce qui délaisse ainsi l’art dramatique dont nous devrions pourtant être fiers? Comment comptez-vous rassurer les organisateurs de ce festival? 

 

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        Réponse prudente de l’ancienne ministre fédérale : le Festival royal de Théâtre de Spa, qui vient de fêter sa 55ème édition, a été intégré dans les nouveaux échéanciers prévus par Mme Fadila Laanan pour le secteur théâtral.

D’après mes informations, la commission d’avis est sur le point de m’envoyer sa note relative à la conclusion des prochains contrats-programmes.

Le renouvellement du festival de Spa, ses conditions et ses montants font l’objet d’un des trente-neuf dossiers concernés. Le cadre budgétaire sera donc prochainement fixé pour 2015 et les années ultérieures.

J’ai rencontré, hier, (NDLR : 1er octobre) la commission d’avis. Les avis devraient me parvenir officiellement dans les semaines qui viennent, après analyse par le service juridique de l’administration. Je prendrai les décisions les plus opportunes sur la base de ces avis, après avoir entendu les différents acteurs.

À ce stade, je ne peux donc vous communiquer aucune décision, mais je connais l’importance et la qualité du festival. Un avenant au contrat-programme permet de le prolonger jusqu’au 31décembre 2015 pour garantir la continuité de l’événement. Pour le festival de Spa comme pour les autres dossiers, les contrats-programmes seront fixés à partir du 1er janvier 2016 pour les cinq prochaines années. 

        En réplique, Charles Gardier entend rester vigilant : J’attends avec impatience le retour de la commission d’avis. J’espère qu’il prendra en compte l’importance de ce festival et des matières théâtrales en général. Je ne manquerai pas de revenir vers vous si nécessaire. Il est à souhaiter que d’autres parlementaires des divers partis mènent le combat avec Charles Gardier qui a eu raison de soulever le problème dès à présent. Car 2015 sera décisif quant à la vie ou à la mort d’un Festival qui depuis 1959 occupe une place importante dans ce secteur culturel. En 2015, les contrats-programmes seront élaborés pour les années allant de 2016 à 2020. Le Festival royal de Théâtre de Spa mérite réparation pour les neuf ans de sacrifices qui lui ont été infligés à tort.

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00:05 Écrit par Pierre André dans Actualité, Art, Culture, Economie, francophonie, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

lundi, 06 octobre 2014

Théâtre de l'Étuve : les spectacles d'octobre !

        Liège 28 a toujours eu une tendresse particulière pour le théâtre qui, un jour, donnera son nom à la rue de l’Étuve selon le mot de l’écrivain liégeois Alexis Curvers. Sans remonter à l’époque de Jean Mottard, Georges Konen, René Godefroid, Dolly Damoiseau, Paul Libens et tant d’autres qui ont transformé une mûrisserie de bananes en un lieu mythique, en 2010 avec les confrères de la presse liégeoise, nous avons contribué à la réussite de l’Étuvethon. Cette opération a permis d’empêcher une cave émancipée de revenir une cave terne, ou pire, une caverne emplie de fantômes.

        Le mercredi 2 février 2011, à 20h15, l’Étuve a repris vie. Si, en excellent comptable, on compare les résultats des années civiles 2012 et 2013, il y a lieu d’être souriant. Que ce soit le nombre de spectacles (+13%), le nombre de spectateurs (+14%), le nombre de représentations (+26%) ou la recette globale (+28%), les chiffres sont en hausse. Souriant, confiant mais aussi patient. Promise début de cette année, une subvention n’est toujours pas au rendez-vous.

       Brassens.jpg La saison 2014-2015 a commencé par un spectacle dont l’Archevêque de Malines raffole, si l’on en croit la récente émission de la RTBF, 69 minutes sans chichis. Ce qui séduit Léonard chez Brassens, c’est le côté non conventionnel, c’est la beauté de ses textes, l’intense poésie de ceux-ci. Et aussi la manière dont il aborde toutes les vanités de l’existence, il est très sensible au mystère de la mort. Lors du premier spectacle de l’Étuve, Jean Dufour a présenté un Brassens tout nu, tout cru, poète dont les textes ont été transformés en contes, en sketches. Bref, un Brassens sans soutien-Georges, un spectacle apprécié.

        Le deuxième spectacle (1) s’intitule DUO. Écrit par Robert Sullon, il conte l’histoire de duettistes qui, après trente ans de vie artistique, estiment réciproquement son humour subtil, l’autre est débile ! Une pièce drôle, grinçante, terriblement humaine interprétée par Robert Sullon, John Grégoire et Alexandra Sullon.

                                                                 

        Le troisième spectacle d’octobre (2) est une reprise d’une pièce qui s’est révélé un immense succès la saison dernière, Michel Udiany aggrave son cas. L’occasion pour l’auteur liégeois Michel Udiany d’observer la société actuelle et d’en rendre compte avec un humour acide assez désopilant.

        Michel Udiany n’est pas, ce que l’on a appelé dans les siècles passés, qu’un histrion, il est également un historien rigoureux. Dans le cadre des commémorations officielles de la guerre 14-18, sa compagnie Zéron Tropa, en collaboration avec l’Étuve, a présenté à la Tour du Mémorial Interallié de Cointe, Quatorze. En sept tableaux, description les jours qui précèdent la guerre en août 14 et l’impact de l’entrée en guerre sur la vie des gens.

        La suite de la saison 2014-2015 du Théâtre de l’Étuve est à découvrir, au mois le mois, dans Liège 28. Déjà, l’attention se porte sur ce qui devient une tradition, le réveillon de nouvel an avec un spectacle Les casse-pieds sonnent toujours deux fois avec bulles et zakouskis à l’entracte.

(1) 10, 11, 17, 18 octobre à 20h15 reservationetuve@gmail.com

(2) 31 octobre, 1 novembre à 20h15 reservationetuve@gmail.com

00:52 Écrit par Pierre André dans Actualité, Art, Culture, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

samedi, 16 août 2014

Y AURA-T-IL UN 56ème FESTIVAL ROYAL DE THEÂTRE DE SPA ? « MADAME NON » REPONDRA-T-ELLE OUI ?

 

 Cécile Van Snick et Armand Delcampe en 2009 heureux de célébrer les 50 ans du Festival ; se retrouveront-ils en 2015 ?

        Vendredi soir, à l’issue de l’ultime représentation du 55ème  Festival Royal de Théâtre de Spa, Armand Delcampe co-directeur depuis 16 ans de ce Festival, mon épouse et moi, nous nous sommes embrassés en formulant l’espoir de nous revoir l’an prochain.  D’abord parce que lorsqu’on aborde son quatrième quart de siècle c’est l’état de santé qui est susceptible de décider. Mais aussi parce que les moyens diminuent chaque année comparés aux besoins. Certes il y a des éléments positifs qu’a soulignés la co-directrice Cécile Van Snick qui a fait état d’un taux d’occupation des places disponibles  de l’ordre de 90%,. Plusieurs fois les réservations conduisirent à organiser une représentation supplémentaire. Une centaine de personnes suivirent chaque lecture et chaque rencontre.

        Au sein de l’équipe du Festival les nouveaux responsables de la gestion, des services techniques et de la communication réussirent des prestations très appréciées. Quant à moi qui ai suivi dix représentations en cinq soirées, mon « top 4 » va de « Karl Marx, le Retour »  à « No Sport » en passant par « Discours à la Nation «  et « L’école est finie ». Et l’on me dit que j’ai « raté » « Belles de nuit » et surtout « Mangez-le si vous voulez ».

       Sur les 18 spectacles principaux, un tiers était constitué de « one (wo)man show » et un second tiers mettait en scène deux comédien(ne)s. Quand vous devez tenir compte pour des raisons strictement budgétaires de la nécessité de trouver des distributions aussi réduites, cela signifie que votre liberté de choix pour programmer un Festival déjà raccourci en durée et ayant renoncé à tout vedettariat, est réduit comme un peau de chagrin.  Moins pessimiste qu’Armand Delcampe et moi, sans être aussi optimiste que l’octogénaire Bourgmestre de Spa, Cécile Van Snick devra convaincre la nouvelle Vice-Présidente bruxelloise du Gouvernement Wallonie Bruxelles responsable à la fois de l’Enseignement obligatoire et de la Culture de répartir autrement les subventions localisables à l’art dramatique domaine où la Wallonie est gravement spoliée notamment quand on compare le Kunsten Festival instrument de propagande flamande à Bruxelles et le Festival Royal de Spa.. Certes, tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir mais le sursis menaçant n’est pas écarté.

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         Ce 15 Août au Radisson, Stéphane Stubbé a interprêté « No Sport » adaptation qu’il a écrite d’un personnage historique qu’il admire : Sir Winston Churchill. C’était intéressant, souvent amusant, joué avec talent et conviction. Les multiples facettes du « sauveur de l’Occident » en mai 40 sont-elles toutes rencontrées ? Sûrement pas , la mine était trop profonde. Je connais d’autres admirateurs de Churchill : par exemple, le chanoine Eric de Beukelaere  et Armand Delcampe précité. Si ces deux-là avaient  traité ensemble le même sujet, les dimensions à la fois théistes et franc-maçonnes de Churchill auraient été subtilement soulignées ce qui n'est pas le cas ici mais ne nous a pas empêché de passer un bon début de soirée.

        Par contre à 21 heures, nous ne sommes pas entrés dans le texte  de l’américaine Joyce Carol Oates illustrant la violence sauvage d’une société d’Outre-Atlantique, pire que la nôtre.  Nous reconnaissons très volontiers l’excellente prestation du comédien Alexis Goslain, son rythme, son agilité mais un bon acteur sans texte convainquant ne peut seul sauver un spectacle.

       Rappelons une fois encore en conclusion la phrase de Beaumarchais : « Sans liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur. »                                                 

 Jean-Marie ROBERTI

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13:40 Écrit par Pierre André dans Actualité, Amour, Art, Culture, francophonie, Loisirs, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

vendredi, 15 août 2014

THEÂTRE A SPA A L’HEURE DU ONE MAN SHOW : DECEVANT PARFOIS MAIS MAGISTRAL GRACE A ASCANIO CELESTINI ET DAVID MURCIA !

 

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THEÂTRE A SPA A L’HEURE DU ONE MAN SHOW : DECEVANT PARFOIS MAIS MAGISTRAL GRACE A ASCANIO CELESTINI ET DAVID MURCIA !

Huitième des onze jours du 55ème Festival Royal de Théâtre de Spa, ce mardi 12 Août 2014, deux des cinq lieux de représentation n’étaient pas utilisés : le Salon gris (où trois pièces étaient programmées trois fois soit neuf soirs sur onze à 18h30’) et la Salle des Fêtes (où les après-midis à 15h30’ des goûters étaient offerts lors de cinq rencontres et de trois lectures auxquelles on ajoutera deux concerts de fins de soirée).
 
Mardi dernier le choix des festivaliers était réduit à un spectacle à l’Hôtel Radisson à 19 heures et à une des deux représentations plus tardives à 20h30’ au Théâtre Jacques Huisman ou bien à 21 heures au Salon bleu.

Sans compter techniciens ni personnel de salle, combien de comédiennes et de comédiens pouvions nous voir dans ces trois spectacles ?

Le total est aisé à calculer : trois acteurs, un par représentation.

La programmation d’une telle soirée constitue un bon exemple de ce à quoi la co-direction du Festival est contrainte faute de moyens qui ne cessent de décliner puisque leur stagnation s’est aggravée en fonction de l’évolution des coûts du secteur pendant les dix
années  d’indifférence de la ministre anderlechtoise aujourd’hui compétente pour la propreté publique à Bruxelles.

Répétons donc comme Cécile Van Snick a demandé que cela soit fait avant chaque représentation : « LE FESTIVAL EST EN SURSIS ». . .

Mardi après « La danse du fumiste » de Paul Emond nous avons choisi « Discours à la Nation » d’Ascanio Celestini  plutôt que « L’Ami des belges » de Jean-Marie Piemme.

A l’issue de la représentation du premier de ces trois « one man show », mon épouse a eu ce commentaire (juste comme toujours de sa part) : « C’était quand même une belle performance d’acteur ».

Certes !

Et que grâces en soient rendues  à Gilles-Vincent Kapps.

Mais cette performance conduit dans une impasse, une fumisterie pour nous sans intérêt.

Nous avons par contre heureusement fait le bon choix pour notre seconde représentation de cette soirée (nous n’écrivons pas le meilleur car nous ne connaissons pas la pièce de Piemme et parce que lors de ce Festival il nous a été dit que nous aurions le week-end
raté un chef d’œuvre « Mangez le si vous voulez » de Jean Teulé mis en scène et interprété par Jean-Christophe Dollé et Clotilde Morgiève).

Ascanio Celestini (adapté en français par Patrick Bebi) est le digne continuateur de Dario Fo.

Cette fois ce n’est pas pour lui mais pour le grand acteur David Murgia qu’il a écrit et mis en scène un décapant « Discours à la Nation ».

Et c’est à un représentant de la classe dominante qu’il donne la parole pour se gausser en termes caustiques, parfois simplement ironiques mais souvent féroces et cyniques, de ces pauvres types de la classe des dominés dont les vieux engagements idéologiques peuvent être avec jubilation retournés contre eux.

La docilité des exploités, la démission des politiques et des syndicalistes, les exigences d’un marché mondialisé ultralibéral conduisent à supprimer toute résistance et à se moquer sans remord de celles et ceux grâce auxquels une petite minorité s’enrichit en
creusant le fossé d’une société duale entre Continents, Etats et Régions comme entre puissants et misérables, riches et pauvres.

 

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David Murgia (accompagné rythmiquement à la guitare par le compositeur Carmelo Prestigiacomo) incarne avec une parfaite décontraction apparente le personnage cruel et souriant concocté par Celestini.

Il a abaissé le masque des gens bien élevés, il retourne les couteaux dans les plaies et simultanément il est vraiment très drôle et nous a permis d’inscrire ce « Discours à la Nation » au firmament du Festival avec le magistral retour de Karl Marx.

Nous nous réjouirions enfin du fait qu’il s’agit d’une production liégeoise trop rare à Spa mais à vrai dire les réalisations du « Festival de Liège » sont plus bruxelloises que liégeoises car elles émanent du Théâtre National dit de la Communauté française et non
encore de la Fédération Wallonie Bruxelles (sans doute parce que prononcer Wallonie avant Bruxelles est dérangeant pour qui le rééquilibrage régional des budgets rabougris consacrés à « l’art dramatique » serait imbuvable).

Mais c’est au lendemain du 15 Août que nous ferons le bilan d’une organisation culturelle « en sursis ».

Jean-Marie ROBERTI

05:32 Écrit par Pierre André dans Actualité, Art, Culture, francophonie, Loisirs, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mercredi, 13 août 2014

Au 55ème Festival Royal de Théâtre de Spa, DE DIDEROT AU REALISME SOCIAL ANGLAIS

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Au 55ème Festival Royal de Théâtre de Spa

DE DIDEROT AU REALISME SOCIAL ANGLAIS

deux pièces d’auteurs français contemporains : Jean-Marc Chotteau ainsi que Clément Koch.

A Spa, au Festival Royal de Théâtre, la responsable de l’accueil du public (qui, notons-le, remplit des salles combles) ne se contente plus de nous demander d’éteindre nos téléphones portables.

Sans texte mais très clairement, elle nous apprend que la direction du Festival l’a chargée de répéter que « le Festival est en sursis ».

Pas question d’hypothéquer la qualité mais il a fallu dès lors diminuer, faute de moyens suffisants, la durée du Festival, le nombre de spectacles et celui des représentations, des animations, des formations . . .

Poursuivre dans la voie des restrictions n’est plus possible : cela a une fin.

Mais la direction voit apparaître un espoir dans la composition du Gouvernement de la Fédération Wallonie Bruxelles, non pas du fait des formations politiques ou des personnes qui en font partie mais bien parce que pour la première fois une Ministre est chargée à
la fois de l’Enseignement et de la Culture.

L’espoir réside dans la mise en valeur de l’une par l’autre.

Je partage cet espoir mais je reste sceptique : les budgets additionnés ne vont pas augmenter au contraire et le boom démographique d’origine d’abord musulmane concerne certaines des dix-neuf communes bruxelloises mais très peu la Wallonie dont les 
contribuables participent aux refinancements bruxellois.

En outre, la grosse administration de l’enseignement engluée dans les concurrences entre réseaux (qui devraient devenir d’un autre âge) et la maigre administration de la culture ne vont pas être fusionnées mais jalouses de leurs autonomies, risquent de continuer à se mépriser réciproquement.

J’aimerais être démenti par les faits mais je crois que si l’on ne fait pas de nouveaux choix budgétaires comme supprimer les subventions à ce que la Fédération Wallonie Bruxelles n’a pas vocation d’impulser (comme le Kunstenfestival) et cela afin d’avoir les moyens modestes de renégocier des contrats-programmes là où ils ont été laissés en déshérence (Festival Royal de Théâtre de Spa), le sursis se muera en condamnation ferme et définitive, les délais d’appel étant largement dépassés pour remettre en cause
l’autorité de la chose jugée.

Puisse Mme Milquet ne pas poursuivre une voie bruxelloise sans issue et souhaitons en outre qu’à Louvain la Neuve, davantage de coopérations soient recherchées ailleurs en Wallonie et d’abord à Liège, métropole d’un pays dont Spa fait partie.

Ayant ainsi prolongé le propos répété au public à l’accueil de chaque représentation, j’évoquerai brièvement les deux spectacles vus ce dimanche.

 -   o   -

Jean-Marc Chotteau directeur d’un centre transfrontalier de création théâtrale implanté à Tourcoing et Mouscron, a écrit, mis en scène et joue avec Eric Leblanc une pièce librement inspirée du « Paradoxe sur le comédien » de l’encyclopédiste Denis Diderot
selon qui un bon comédien ne peut pas être sensible.

Eric Leblanc incarne Alceste le misanthrope de Molière et s’oppose à Jean-Marc Chotteau qui s’est réservé le rôle d’un professeur qui aurait voulu défendre le point de vue de Diderot.

C’est bien joué par de bons professionnels, c’est souvent drôle mais n’est-ce pas un peu vain et plus anachronique que contemporain ?

-   o   - 

Le Lorrain Clément Koch qui travailla dans l’industrie automobile à Newcastle a écrit une pièce à laquelle il a donné comme titre le nom d’un port anglais sur le mer du Nord : Sunderland (nom qui littéralement signifie pays disjoint, coupé en deux).

Il nous expose, dans un style réaliste, un drame social où suicide, handicap, chômage, pauvreté, téléphone rose, mère porteuse, couple homosexuel, assistante sociale déformée à la sauce de Mrs the Baroness Margaret Thatcher of Kesteven forment un cocktail qui n’est dénué ni d’humanité, ni même d’humour.

Mis en scène par Alexis Goslain, les huit comédiennes et comédiens (cités par le programme sans mention des personnages qui correspondent à chacune et chacun d’elles et d’eux ) réalisent une performance cohérente d’excellente qualité, Sally et Ruby
étant incarnées par des actrices aux talents particulièrement remarquables.

Ce spectacle décrit une crise bien réelle, celle d’un capitalisme sans garde fou mais ne laisse entrevoir aucune alternative collective, seule la solidarité interpersonnelle réduisant quelque peu le caractère désespérant des situations exposées.

Un spectacle intéressant mais pas pour tous les soirs . . .

Jean-Marie ROBERTI

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dimanche, 10 août 2014

« Karl Marx, le retour »

 

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« Karl Marx, le retour »

Enthousiasmant . . .

J’ignorais l’existence de Howard Zinn ce professeur pacifiste de Boston connu pour son oeuvre majeure : "Une histoire populaires des Etats-Unis".

Il a fait éditer en 1999 (il avait 77 ans et est décédé onze ans plus tard) un monologue intitulé : "Marx in Soho" qui concerne le discours que tient le philosophe, économiste et homme politique allemand longtemps exilé dans la quartier londonien de Soho et autorisé
par les autorités célestes à venir s’expliquer pendant une heure face à ses détracteurs plus nombreux encore là où il arrive par erreur administrative : certes à Soho mais à New-York.

Les francophones ignorant la double existence de Soho, l’adaptateur Thierry Discepolo choisit comme titre "Karl Marx Le retour . . . »

Howard Zinn s’explique :
"J’ai écrit cette pièce à une période où l’effondrement de l’Union soviétique générait une liesse presque universelle : non seulement l’« ennemi » était mort mais les idées du marxisme étaient discréditées.
[…] Je voulais montrer Marx furieux que ses conceptions eussent été déformées jusqu’à s’identifier aux cruautés staliniennes.
Je pensais nécessaire de sauver Marx non seulement de ces pseudo-communistes qui avaient installé l’empire de la répression mais aussi de ces écrivains et politiciens de l’Ouest qui s’extasiaient désormais sur le triomphe du capitalisme.
Je souhaite que cette pièce n’éclaire pas seulement Marx et son temps mais également notre époque et la place que nous y tenons. »


La réussite est exceptionnelle.

Ce discours est intelligent, nuancé, souvent très drôle, percutant.
Il ravit celles et ceux qui ne sont pas de droite au point de susciter l’enthousiasme.
Tant de vérité, tant d’humanisme aurait conduit si on le leur avait demandé, les spectateurs à mêler à leurs ovations, le chant de l’Internationale.
Ce spectacle requinque.
J’ai entendu une spectatrice dire en souriant : "Si Elio était socialiste, il engagerait Michel Poncelet pour améliorer le moral des militants de ses sections locales ".
Mais écoutons un moment quelques extraits de ces explications marxistes qui concernent aussi la famille, la religion et bien d’autres sujets.


« Vous vous demandez sans doute comment je suis arrivé jusqu’ici, les transports en commun !
J’ai lu vos journaux.
Ils proclament tous que mes idées sont mortes !
Mais il n’y a là rien de nouveau.
Ces clowns le répètent depuis plus d’un siècle.
[…] J’ai vu les luxueuses publicités dans vos magazines et sur vos écrans.
Oui tous ces écrans avec toutes ces images.
Vous voyez tant de choses et vous en savez si peu.
Personne ne lit-il l’Histoire ?
Quel genre de merde enseigne-t-on dans les écoles par les temps qui courent ?


"Ils prétendent que, du fait de l’effondrement de l’Union soviétique, le communisme est mort.
Ces imbéciles savent-ils seulement ce qu’est le communisme ?
Pensent-ils qu’un système mené par une brute qui assassine ses compagnons de révolution est communiste ?
Scheissköpfe ! . . .
Et ce sont des journalistes et des politiciens qui racontent ce genre de salades !
Qu’est-ce qu’ils ont bien pu faire comme études ?
Ont-ils jamais lu le Manifeste qu’Engels et moi avons écrit quand il avait vingt-huit ans et moi trente ?
Nous y disions qu’"en lieu et place de l’ancienne société bourgeoise, avec ses classes et ses antagonismes de classe, nous devons avoir une association dans laquelle le libre développement de chacun est la condition du libre développement de tous."
Vous entendez ça ?
Une association !
Comprennent-ils le but du communisme ?
La liberté individuelle !
Que chacun puisse devenir un être humain plein de compassion.
Pensez-vous que quelqu’un qui se prétend communiste ou socialiste mais se comporte comme un gangster comprenne quoi que ce soit au communisme ?
Abattre tous ceux qui ne sont pas d’accord avec vous, est-ce possible que ce soit ça le communisme pour lequel j’ai donné ma vie ?
Ce monstre qui s’est accaparé tout le pouvoir en Russie — et qui a tout fait pour interpréter mes idées comme un fanatique religieux — est-ce qu’il a permis à ses vieux camarades qu’il collait au peloton d’exécution, de lire la lettre dans laquelle je disais que la peine de mort ne pouvait être justifiée dans aucune société se disant civilisée ?
Le socialisme n’est pas censé reproduire les erreurs du capitalisme !
Ici, en Amérique, vos prisons sont surpeuplées.
Qui les remplit ?
Les pauvres.
Certains ont commis des crimes violents, de terribles crimes.
La plupart sont des cambrioleurs, des voleurs, des bandits, des revendeurs de drogue.
Ils croient tous à la libre entreprise !
Ils font ce que font les capitalistes, mais à une plus petite échelle . . .
Savez-vous ce qu’Engels et moi avons écrit sur les prisons ?
« Plutôt que de punir les individus pour leurs crimes, on devrait éliminer les conditions sociales qui engendrent le crime, et fournir à chaque individu tout ce dont il a besoin pour développer sa propre vie. »
D’accord, nous avons parlé de « dictature du prolétariat ».
Mais ni de dictature du parti, ni de dictature du comité central, encore moins de dictature d’un seul homme.
Non, nous avons parlé d’une dictature provisoire de la classe ouvrière.
Le peuple prendrait la tête de l’État et gouvernerait dans l’intérêt de tous – jusqu’à ce que l’État lui-même devienne inutile et disparaisse progressivement.

Voyez-vous cet épisode merveilleux de l’histoire de l’humanité, la Commune de Paris ? . . . 

Les gens étaient réunis vingt-quatre heures sur vingt-quatre dans toute la ville, par groupes de trois ou quatre, prenaient les décisions ensemble pendant que la ville était encerclée par les armées françaises, menaçant de les envahir à tout moment . . .
Voilà la véritable démocratie !
Pas les démocraties anglaises ou américaines, où les élections ne sont que du cirque, où, quel que soit le candidat qui gagne, les riches continuent de diriger le pays . . .
La Commune de Paris ne vécut que quelques mois.
Mais elle fut la première assemblée législative de l’histoire à représenter les pauvres.
Ses membres refusèrent des salaires supérieurs à ceux des ouvriers.
Ils réduisirent les horaires des boulangers.
Et ils réfléchirent au moyen de rendre les théâtres gratuits . . . »
Ajoutons cette phrase qu’au siècle dernier Zinn prêtait à Marx homme du siècle précédent mais dont l’actualité nous semble évidente :
« La guerre pour soutenir l’industrie, pour rendre les gens tellement fous de patriotisme qu’ils en oublient leur misère.
Des fanatiques religieux pour promettre aux masses que Jésus va revenir.
Je connais Jésus.
Il n’est pas prêt de revenir . . . »

 


Qui incarne Marx ?
Un citoyen de Jandrain Jandrenouille, Michel Poncelet qui aura 56 ans le mois prochain et qui depuis un tiers de siècle s’affirme professionnellement à Bruxelles.
Il signe ici une création marquante donnant une réelle crédibilité au personnage historique de Karl Marx.
Cette grande performance individuelle a été rendue possible par une demi-douzaine de collaborateurs de la Compagnie productrice PEG Logos : Fabrice Garden metteur en scène « juste » (comme je les aime : qui sert le texte et ne s’en sert pas), la créatrice du costume Béatrice Guillaume et plus rare de la barbe Véronique Lacroix (barbe qui a réussi à être - à son avantage - comparée avec les photos de Marx) éclairage, son et régie étant assumés par Daniel Scahaise, Laurent Beumier et Nicolas Fauchet.

 


Après les trois représentations spadoises de ces 8 et 9 Août et celle du Karreveld à Bruxelles le 10 Août, huit représentations sont programmées au début de l’an prochain au Blocry à Louvain la Neuve les 15, 16, 17 et deux fois le 20 Janvier 2015 et aux Riches Claires à Bruxelles les 10 et 23 Janvier ainsi que le 5 Février 2015.

 


Quand j’écoutais Michel Poncelet, je voyais des affiches qui de manière prémonitoire illustraient à la fin des années 1960 plusieurs des thèmes traités pour décrire les préoccupations de Karl Marx.
Ces affiches furent des créations de mon ami Philippe Gibbon né à la vie militante en 1968 et devenu en Wallonie un des plus talentueux artistes aux multiples facettes illustrées en 2008 par une rétrospective en l’église Saint-André. Philippe m’a fait parvenir des reproductions en taille réduite de cinq de ces affiches :
  - en août 1968, un tête de Marx disant ce qu’il pense aux Brejnev, Ulbrich, Kadar et autres Gomulka ayant acquiescé à l’écrasement sous les chenilles des chars soviétiques des militants du Printemps de Prague

  

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  - en 1969, la re-création d’une affiche du syndicat CGIL ramenée de l’automne chaud italien : "LES PATRONS SONT-ILS INDISPENSABLES ? » (ces dessins et ce lettrage de Gibbon ayant été repris en de multiples langues (la dernière fois par des anarchistes russes). Nul doute que cela aurait plu à l’exigence de vulgarisation que Madame Marx souhaitait imposer à son époux.

  

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   - en 1971, une affiche citant Engels pour célébrer le centenaire de la Commune de Paris

 

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   - un clin d’oeuil, Marx assis demandant « Eh bien, mes cocos, vous y mettez du temps ! »

 

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 Je persévère et je signe : oui ce retour de Karl Marx est enthousiasmant.
Par contre, je n’ai pas du tout été convaincu par la fresque de l’évolution pendant un siècle et demi d’une usine métallurgique bourguignonne, fresque souvent vaudevillesque, établie au départ de témoignages recueillis par un des comédiens (originaire du village dominé par cette usine) et mis à la disposition de l’auteur metteur en scène.
Ces "Métallos et dégraisseurs" produits par la Compagnie Taxi-Brousse sont pétris de bonnes intentions et nécessitent beaucoup d’efforts.
Ils ne méritent pas que je détaille le fait que je n’ai pas accroché du tout à ce spectacle.

 

Jean-Marie Roberti

15:12 Écrit par Pierre André dans Actualité, Culture, Loisirs, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

vendredi, 08 août 2014

AVEC « L’ECOLE EST FINIE ! » DE DOPAGNE, LE FESTIVAL DEBUTE EN MODE MAJEUR.

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AVEC « L’ECOLE EST FINIE ! »  DE DOPAGNE, LE FESTIVAL DEBUTE EN MODE MAJEUR.

Pendant huit soirées le 55ème Festival royal de théâtre propose à Spa quatre représentations et lors de trois autres fins de journée, il en offre trois (sans comptabiliser les spectacles reprogrammés parce que trop tôt complets).

Avant d’évoquer les deux représentations auxquelles nous avons assisté lors de la soirée d’ouverture, répondons à la question que nous avions posée : le co-directeur Armand Delcampe qui aura 75 ans le 11 Août n’avait pas (75 – 55) vingt ans lors du premier festival car celui de 1959 fut suivi par l’annulation de celui de 1960, cette 55ème édition ayant donc lieu 56 ans après la 1ère . . .

 

LE TRIO DOPAGNE, VAN SNICK, STRUVAY

Le Namurois Jean-Pierre Dopagne latiniste distingué et prof’ de français (déjà retraité alors qu’il n’aura 62 ans que ce 10 Août) a écrit une quinzaine de pièces dont, il y a vingt ans, « L’enseigneur » qui fut créé par l’exceptionnel von Sivers, traduit une quinzaine de fois et joué à des milliers de reprises à travers le monde.

 

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Jean-Pierre Dopagne

 

La création ce mardi 5 Août à Spa, en présence de l’auteur et des co-directeurs du Festival,  de « L’Ecole est finie ! » constitue, elle aussi, un moment important pour le théâtre français en Wallonie car il s’agit d’une œuvre sincère, juste, dénonçant un laisser faire, laisser aller qui, loin de ne concerner que quelques maîtres grincheux, conduit, par manque de rigueur, les jeunes  - y compris celles et ceux qui devraient apprendre à former les générations suivantes – à ne plus apprécier de grands textes littéraires d’hier et d’aujourd’hui.

L’Ecole  – avec un grand E – est finie,  les profs pourraient ne plus se reproduire et choisir d’avorter si la médiocrité ambiante, la commercialisation des facilités les moins intéressantes se généralisent.

Cette dénonciation est aussi un appel à réagir.

Ce n’est pas en accordant des très bien à ce qui est nul que nous y parviendrons.

Caroline nous conte sa cahoteuse accession au professorat en sa langue maternelle.

Sa démonstration, l’auteur la confie pendant quelque 80 minutes à une jeune comédienne seule en scène où ses qualités sont mises en valeur par l’expérience de l’art dramatique que confirme la co-directrice du Festival.

Sortie première de sa promotion du Conservatoire Royal de Mons, Chloé Struvay trouve ici un rôle à sa mesure.

 

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Naturelle, sympathique jusque dans ses contradictions, elle joue juste, sans exagération ni hésitation, sans effort apparent non plus.

Elle possède son rôle et parcourt sans fausse note le registre des émotions passant du souriant au grave, de l’indignation à la résignation.

Bref une belle performance préparée avec et grâce à Cécile Van Snick qui a su servir l’auteur et la comédienne, le texte et la cause qu’il défend sans chercher à s’en servir comme le font trop de metteurs en scène.

 

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Ce trio aime ce qu’il fait et le fait bien.

Il s’avère convaincant car convaincu.

L’Ecole mérite d’être défendue avec sa majuscule.

Ce spectacle d’ouverture s’avère vraiment digne d’un festival prestigieux qui cette année a fait le choix exclusif du contemporain.

 

MAIS IL N’Y A RIEN DE BEAU ICI !
 
Nous nous attarderons moins au second spectacle que nous avons vu avant d’aller disserter de la capitale de l’Etat mexicain du Chiapas avec l’inaltérable Bourgmestre de la Ville de Spa l’octogénaire et souriant Joseph Houssa mais en l’absence de la bruxelloise nouvelle Ministre de la Culture Mme Joëlle Milquet et même du nouveau ministre du budget de la Fédération Wallonie Bruxelles, le Brabançon wallon André Flahaut pourtant proche d’Armand Delcampe.

Le couple Geneviève Damas Jean-Philippe Collard-Neven raconte ses expériences de la vie multiculturelle au sein de la commune de Schaerbeek, existence désorientée mais riche de découvertes.

L’esprit est positif, la démonstration anecdotique.

Volontiers photographe et musicien, Jean-Philippe Collard-Neven, n’est pas toujours parfaitement intelligible dans son expression verbale.

Ce témoignage est pavé de bonnes intentions ce qui ne suffit pas à pérenniser une œuvre intitulée « Mais il n’y a rien de beau ici ! » appréciation policière répondant à l’intérêt manifesté photographiquement par l’auteur principal d’un duo où le rôle de la comédienne est le plus important.

 

Jean-Marie Roberti 

 

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15:11 Écrit par Pierre André dans Actualité, Culture, Loisirs, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

lundi, 04 août 2014

Spa, « L’ECOLE EST FINIE »

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CE MARDI LE 55ème FESTIVAL ROYAL DE THEATRE DE SPA S’OUVRE EN CREANT LA PIECE DE JEAN-PIERRE DOPAGNE « L’ECOLE EST FINIE »

Depuis 16 ans ce Festival (fondé en 1959 par Jacques Huisman et le Théâtre National de l’époque) est dirigé par Armand Delcampe et Cécile Van Snick liés eux à l’Atelier-Théâtre de Louvain-la-Neuve.

Nous avons annoncé il y a quelques semaines (sur l’air de « Tout va très bien… ») en 11 jours et 5 lieux, la programmation de 41 représentations (il y en aura davantage quand ce sera possible là où les réservations ont dépassé les disponibilités) de 18 spectacles par autant de compagnies dont 5 créations.

Nous vous renvoyons vers le site http://www.festivaldespa.be mais Pierre André nous ayant cette année aussi ouvert son blog « Liège 28 » dont la (bonne) réputation n’est plus à faire.

Nous vous livrons les choix que nous avons effectués et nos prévisions de publication de nos comptes rendus que nous espérons positifs sans exclure cependant d’éventuelles remarques critiques pour rester fidèles à l’esprit de Beaumarchais pour lequel « sans liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur ».

Nous désirons aller cinq jours à Spa voir dix spectacles, assister à deux rencontres et, en clôture, à un débat avec le public et à un concert.

Il y a vingt ans Jean-Pierre Dopagne présentait à Spa la pièce qu’il avait écrite sur base de son expérience professionnelle : « L’enseigneur ou une ombre au tableau » qu’incarnait l’exceptionnel comédien qu’est Alexandre von Sivers dans une mise en scène de Pierre Fox.

Résultat : une bonne vingtaine de traductions et bien plus de 5.000 représentations.

C’est dire « vingt ans après » avec quel intérêt est attendue la nouvelle pièce de Dopagne qui ouvrira ce 55ème Festival dans une mise en scène de la directrice Cécile Van Snick et une interprétation de Chloé Struvay.

Voici donc notre calendrier en cette première moitié du mois d’août :
- le mardi 5 « l’école est finie » puis « il n’y a rien de beau ici » présentés dans Liège 28 la nuit du 6 au 7
- le vendredi 8 rencontre de Patrick Grégoire auteur et metteur en scène de « Métallos et dégraisseurs » et avant la représentation de ce spectacle, la pièce « Karl Marx, le retour », commentés dans Liège 28 la nuit du 9 au 10
- le dimanche 10 rencontre de Jean- Marc Chotteau adaptateur et metteur en scène d’une pièce inspirée de Diderot : « La Comédie du Paradoxe » (plutôt que le paradoxe du comédien conçu par l’encyclopédiste français) et en outre Sunderland programmés dans Liège 28 la nuit du 11 au 12
- le mardi 12 « La danse du fumiste » et « Discours à la Nation » dont nous parlerons dans Liège 28 la nuit du 13 au 14
- enfin le vendredi 15 (et dans la nuit du 16 au 17 dans Liège 28) la rencontre avec le public, les pièces « No sport » et « Le triomphe du singe araignée » et si nous ne sommes pas trop fatigués le concert de Mariana Tootsie et des « Chéris d’amour » (pop-jazz mâtiné de soul . . .)

Il me reste à poser quelques questions : quel fut en dix ans le nombre de présences au Festival de théâtre de Spa de Madame la Ministre de la Culture Fadila Laanan ?

Le transfert de cette Anderlechtoise comme Ministre de la Propreté Publique de la Région de Bruxelles-Capitale se justifie-t-il en fonction des sphères d’intérêt qui sont les siennes ?

La Bruxelloise qui lui a succédé au département de la Culture Madame Joëlle Milquet fera-t-elle mentir son surnom de Madame Non en recevant une invitation à Spa ?

Le nouveau ministre du Budget de la Fédération Wallonie-Bruxelles contribuera-t-il à concrétiser des modifications nécessaires comme celle que nous préconisons en inversant les subventions au Festival spadois et au KunstenFestival bruxellois ?

Enfin sachant qu’Armand Delcampe entrera dans son quatrième quart de siècle le second lundi du 55ème Festival de Spa comment se fait-il qu’alors que 75 moins 55 égalent 20, celui qui prit la responsabilité du Festival en 1999 n’avait pas encore vingt ans lors de la fondation de celui-ci par Jacques Huisman ?

Ou bien vous trouverez immédiatement la réponse évidente ou bien je vous la donnerai ici même mercredi soir.
 
Jean-Marie ROBERTI

12:44 Écrit par Pierre André dans Actualité, Culture, Loisirs, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

jeudi, 01 mai 2014

THÉÂTRE À SPA : 55ème FESTIVAL ROYAL DU 5 AU 15 AOÛT 2014.

UNE CONFÉRENCE DE PRESSE TRÈS LISSE.

        TOUT VA TRÈS BIEN, MADAME ... Tout  va très bien, tout va très bien / Pourtant il faut, il faut que l'on vous dise / On déplore un tout petit rien / Un incident, une bêtise,

      Le 55ème festival royal de théâtre SPA 2014 du mardi 5 au vendredi 15 Août propose en onze jours et en cinq lieux, 41 représentations dont 5 créations de 18 spectacles par 18 compagnies parmi lesquelles 4 françaises, outre 3 prestations de  théâtre de rue, 3 concerts de fin de  soirée, 2 lectures de pièces inédites, 4 rencontres avec des auteurs et 7 stages d’initiation. Ce festival axé sur la création contemporaine accueille 10 spectacles et coproduit 4 créations d’auteurs belges. Justine Donnay attachée de presse et  l’équipe du Festival ont réalisé un nouveau site internet convivial  avec synthèses illustrées des spectacles et réservations en ligne possibles dès à présent : http://www.festivaldespa.be 

Sans oublier la disponibilité des délégués du Festival à Liège que sont Françoise et André Bisschops (043433191, andre.bisschops@gmail.com), l’essentiel est dit.  Auteurs et comédiens ont pu s’exprimer et pas une critique n’a été émise.             

L'ANDERLECHTOISE PIRE QUE L'AUTRICHIENNE !                                                                                  

      En petits caractères, en page 13 de la brochure programme  on découvre qu’un atelier d’interprétation et masque aura lieu avec (d’abord) Pierre Trapet (...) et  (ensuite) Armand Delcampe (co-directeur du Festival, metteur en scène, comédien)… Seule mention d’un absent et, comme disait Alphonse (en alexandrin non contemporain) : un seul être vous manque et tout est dépeuplé.                                                                                                                  

        En effet, si celui qui bien plus que moi est un ancien combattant non pas de la guerre 40-45 (nous étions enfants) mais du théâtre populaire de Jean Vilar dès la seconde moitié des années 50 (nous étions jeunes et enthousiastes) avait pu participer à la présentation du 55ème Festival Royal, il aurait expliqué pourquoi il convenait de résister au sort injuste fait à l’art dramatique à Spa par une répartition inéquitable des subventions localisables à l’art théâtral. Ce Festival lui-même finit par refléter la suprématie centralisatrice bruxelloise. Il glorifie ce qui est belge et ce qui est contemporain. Les mots Wallonie et Liège sont pratiquement absents (sauf au niveau de quelques modestes subventions, la culture n’étant toujours pas régionalisée).

      Entre, par exemple,  un Festival de créations dramatiques contemporaines belges et une rencontre des meilleures compagnies françaises se mettant au service des textes de Molière et quelquefois de la musique de Lully, que préféreriez-vous ?  A priori, moi aussi… 

     Puisse le Festival royal de théâtre Spa 2014 ne pas mourir en bonne santé, une Anderlechtoise lui octroyant toujours moins de la moitié de ce qu’elle attribue (en plus des financements importants de la Flandre et de l’Union européenne ainsi que  des aides services de Bruxelles-capitale)à cette  machine avant-gardiste de propagande flamande fondée par Mevrouw Frie Leysen : le KUNSTEN-FESTIVALDESARTS. Nous sommes en effet convaincus du fait que le Festival royal de théâtre de Spa mérite un contrat programme que Richard Miller avait établi mais qui n’a pas été poursuivi.

LA QUALITÉ DOMINE, MAÎTRE-MOT DU FESTIVAL ROYAL DE SPA

       La qualité de la programmation reste, malgré les difficultés budgétaires, très intéressante.  Ainsi, en 1994, au Festival de Spa, eut lieu la création de L’enseigneur  pièce écrite par Jean-Pierre Dopagne. Vingt ans, vingt traductions et quelque 5 à 6.000 représentations plus  tard, le même enseignant et auteur revient créer à Spa L’Ecole est finie ! Comment ne pas se réjouir anticipativement d’autant que le one woman show  (pour rester contemporain)   de Chloé Struvay est mis en scène par Cécile Van Snick ce qui – les précédents festivals l’ont démontré – est un gage de grande qualité que nous donne cette excellente comédienne.  L’an dernier quelque 10.000 spectateurs applaudirent les réalisations du Festival.

      Pour obtenir de bonnes places aux neuf représentations à 18h30. des trois spectacles du Salon gris, aux onze représentations à 19 h  (trois pour L’École est finie !) des cinq pièces  du Radisson, aux dix représentations à 20h30 des cinq pièces   du  Théâtre Jacques Huisman  et à 21 heures aux onze présentations (trois pour la création de Mais il n’y a rien de beau ici ! ) des cinq spectacles du Salon bleu hâtez-vous. Choisissez parmi les onze soirées celles qui vous ensoleilleront  au milieu de votre été.                                

                Jean-Marie ROBERTI

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Post scriptum : Pierre André a souligné que deux Festivals ont des noms mondialement connus. SPA est devenu synonyme de confort et de soins personnels. BYBLOS port phénicien fut le berceau de l’écriture alphabétique et devint en Grèce le mot livre ce qui en français conduit vers les bibliothèques… Or, Byblos a non seulement une Banque mais aussi un Festival artistique en juillet.  Pourquoi ne pas rapprocher ces deux Festivals aux noms prestigieux ? demande l’animateur de ce blog.  JMR

20:27 Écrit par Pierre André dans Actualité, Culture, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mercredi, 19 mars 2014

A l'Arlequin, Saturnine Puissant enjeu de Barbe Bleue ...

1535-0.jpgLe 22 août 2012,  Amélie Nothomb  publie son vingt et unième roman  Barbe bleue. Lors de la présentation de l’ouvrage, l’auteure exprime davantage qu’un souhait. Elle désire que son roman soit adapté à la scène ou l’écran. L’acteur Daniel Auteuil qui est également un réalisateur se réserve le cinéma.  Ayant déjà adapté  Hygiène de l’Assassin, le premier opus de l’écrivaine, le Liégeois José Brouwers a la charge – il en est de plus désagréable – de mettre en scène les personnages du roman, d’adapter en gardant l’esprit du roman.  Adapter n’est pas traduire donc le risque de trahison dénoncé par Joachim du Bellay  s’évapore. Mais le génie de l’adaptateur est de faire adopter  l’auteure. En quittant  la salle de la Compagnie royale du Théâtre Arlequin (1),  tout qui n’a pas lu ce Nothomb se dit il faut absolument que je lise Barbe bleue. Et pourtant, depuis Charles Perrault, le thème a été vu, revu. Le Liégeois  André-Modeste Grétry en a fait un opéra Raoul Barbe-Bleue l’année où les Français ont pris la Bastille et les Liégeois ont goûté à leur Binamêye revolucion.

       Jouée dans un décor de Philippe Waxweiller, la pièce est mise en scène par  l’adaptateur José Brouwers. Les costumes imaginés par Marie-Josée Delecour et confectionnés par Rita Zappavigna mettent en valeur  les comédiennes et comédien. Tout en restant sur le plateau, Delphine Dessambre change plusieurs fois de toilette.  Mine de rien, son personnage Saturnine Puissant  - professeur belge à l’école du Louvre - tombe en amour de son co-locataire Don Elemirio Nibal y Milcar (Serge Swysen). 

       Ce grand d’Espagne partage son appartement situé dans le VIIème arrondissement. Il  est si gentil, si attentionné. Saturnine aime le champagne, Don Elemino Nibal y Milcar lui en offre. Pas du Veuve Durand mais du Roederer, du Taittinger, du Heidsieck,  du Pommery, du Krug, du Perrier-Jouët … La classe quoi ! Saturnine est gourmet,  Don Elemino Nibal y Milcar se révèle un fin cuisinier.  Saturnine est coquette, Don Elemino Nibal y Milcar  manie fil, aiguilles, étoffes mieux que ne l’ont fait de leur temps Coco, Christian ou Yves !

       En revanche, Don Elemino Nibal y Milcar  se montre intransigeant  quant à son studio de photographie. Il n’accepte pas que sa colocataire Saturnine y pénètre. Attitude curieuse qui inquiète son amie Corinne (Camille Fernandez) employée chez Disneyland Paris, à Marnes-la-Vallée. Reste chez moi. Non j’en ai marre de me taper le RER. Inquiétude fondée ? Saturnine risque-t-elle un mauvais sort ? Un suspense haletant le temps d’une soirée de qualité.  
 

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(1)    Compagnie Royale du Théâtre Arlequin – 3 Rue Rutxhiel – Tél. 04 222.15.43 – tous les vendredis et samedis à 20h30 jusqu’au samedi 12 avril

21:51 Écrit par Pierre André dans Actualité, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg