vendredi, 12 mai 2017

Un prof' comme en rêvent étudiantes et étudiants; le recteur Philippe Lesbroussart !

PhilippeLesbroussart.jpgportrait gravé par Joseph Delboëte, 1855

      Si, en 2017, les Universités de Liège et de Gand célèbrent le deux-centième anniversaire de leur fondation par Guillaume 1er, Roi des Pays-Bas, cela ne signifie pas qu’elles ont deux-cents ans d’activités. Ainsi, en 1830, les cours ont été suspendus d’octobre à décembre. Le lendemain de la révolution, on se trouva en présence de difficultés de toute sorte : on demandait à cor et à cri la réouverture des universités, dont les cours n'avaient pu recommencer, comme d'habitude, vers la fin de septembre (…) une interruption plus longue pourrait devenir préjudiciable aux intérêts de la jeunesse; on se contentait donc de pourvoir au plus pressé comme il est écrit dans une notice de la Biographie nationale (1). Notice consacrée à Philippe Lesbroussart qui remplit les fonctions d'administrateur général de l'instruction publique jusqu'en 1835, date de sa nomination à l'université de Liège dont il a été recteur en 1840-1841.

       Né dans la décennie de la Révolution française, il publie dans les journaux, à 13 ans, en 1794, une pièce en vers sur la mort de Marie-Antoinette, veuve de Louis XVI.  En 1810,  son  Poème des Belges est consacré telle une réussite. Lesbroussart possédait la langue française comme l'un des Quarante; familier avec les grands maîtres du style, il avait surpris tous leurs secrets; son oreille délicate ne pouvait souffrir la moindre discordance; la tournure la plus heureuse, la plus harmonieuse se présentait à lui naturellement, et cette élégance innée, ce purisme sans effort n'enlevaient à sa phrase ni la fermeté ni la dignité. Il se raconte même qu'à l'occasion d'une cérémonie publique, il se chargea de faire, à lui seul, tous les discours qui devaient être prononcés: excellent moyen d'éviter les redites ajoute Adolphe Quetelet (2), un de ses biographes.

    Sous le régime hollandais, Philippe Lesbroussart connait la prison durant un mois. Rédacteur au Courrier des Pays-Bas, il a commis un crime; corriger un article déplaisant au pouvoir. La liberté de presse a encore du chemin à faire en ce temps-là. À la Révolution belge, il prend la tête d’une garde urbaine en charge d’assurer un minimum d’ordre. Lesbroussart s'était rallié de tout cœur au nouvel ordre des choses. Sa naïveté généreuse l'entraîna même plus d'une fois à exposer inutilement sa personne. C'est ainsi que, pendant les journées de septembre, il parcourut, armé, les rues de Bruxelles, oubliant la faiblesse de sa vue, au risque de se trouver en présence d'adversaires qu'il ne distinguait pas; il faillit un jour être tué à l'entrée de la rue Notre-Dame-aux-Neiges. Révolutionnaire, il entend en avoir l’air. Ce dont Adolphe Quetelet se moque gentiment : cet excellent homme, qui n'a jamais fait le moindre mal à personne, qui n'en a pas même eu la pensée, avait parfois, comme tant d'autres, la manie de paraître terrible. Ainsi, pendant les premiers jours de la révolution, il avait laissé croître sa barbe et traînait un grand sabre.  

      Désigné par le gouvernement provisoire aux fonctions d'administrateur général de l'instruction publique, on disait de lui qu'il administrait l'instruction publique comme on administre un malade; on se plaignait surtout de la décadence des études et des rigueurs officielles. Quoique étranger aux mesures décidées, il en assure l’exécution. Le 13 juin 1831, le gouvernement du Régent Érasme-Louis Surlet de Chokier le charge de rédiger un projet de loi organique de l’enseignement supérieur. Une commission examine le projet. Lesbroussart demandait une université unique, dont les facultés seraient disséminées dans le pays : la faculté des lettres à Louvain, celle des sciences à Liège, celle de droit à Gand et celle de médecine à Bruxelles. Le gouvernement tergiverse. Ayant reçu le projet en mars 1832, il le met en discussion, en 1834,  à la législature suivante  - après un nouveau passage par une deuxième commission – pour aboutir enfin au vote de la loi organique de l’enseignement supérieur du 27 septembre 1835.

   Faisant fi d’une sérieuse réduction de ses émoluments, Philippe Lesbroussart accepte la chaire de littérature française à l’Université de Liège. Ce fut une bonne fortune pour la jeunesse. Il joignit à son cours principal un cours d'histoire littéraire comparée qui a laissé des souvenirs. Il était aussi versé dans la connaissance de la plupart des langues modernes de l'Europe que dans celle des langues anciennes; il puisait partout à son gré, sans dépendre des traductions imprimées, ce qui donnait à son enseignement l'attrait piquant de la nouveauté, bien qu'il eût soin de proportionner ses leçons de manière à mettre surtout en relief les chefs-d'œuvre les plus connus. Son cours de littérature était remarquable par la finesse des analyses et par le choix heureux des rapprochements; en outre, le charme de sa diction suspendait les auditeurs à ses lèvres. En outre, à l’heure des examens, le professeur Lesbroussart est très embarrassé d’avoir posé une question se révélant ardue pour l’étudiant. Dans ce cas, sa bienveillance éclate, il oubliait à tout instant son rôle d'examinateur et, soufflant officieusement les réponses, il faisait sourire l'auditoire et compromettait parfois la gravité du jury.

      En 1848, il sollicite l’éméritat. On le lui accorde otium cum dignitate et fort de ce repos dans l’honneur, il se retire dans sa famille à Ixelles où il décède, frappé de cécité, le 4 mars 1855. Ixelles l’a honoré et l’honore encore en lui dédiant une rue joignant la prestigieuse avenue Louise.

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 (1) Biographie nationale – Tome XII – notice rédigée par Âlphonse Le Roy, délégué de la classe des lettres de l’Académie royale de Belgique.

(2) Annuaire de la Société des Douze – notice rédigée par Adolphe Quetelet.

17:30 Écrit par Pierre André dans Actualité, Histoire, Université | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

jeudi, 28 juillet 2016

Récipiendaire du Prix 2015-2016 du Corps consulaire de Liège, madame Cécile Havard.

        Cinq mille cinq étudiants en provenance de cent dix pays, notre Université s’internationalise a déclaré le recteur Albert Corhay à la remise du Prix du Corps consulaire de Liège. Un Corps constitué de quarante-six consuls représentant quarante-quatre pays, symbole de l’internationalisation du pays de Liège. Ouvert à tous les étudiant(e)s de l’ULg, ce Prix créé, au XXIe siècle, à l’initiative du professeur Dondelinger, consul honoraire du Grand-Duché de Luxembourg est doté de trois mille euros. Bien davantage que certains Prix décernés par l’Académie française ne dépassant pas les mille euros. Ce prix vise à susciter et à encourager, chez de jeunes étudiants diplômés, des vocations pour la vie diplomatique ou des carrières de recherches qui touchent à ce domaine.

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© Ulg-Photo: M. Houet 2016

         Le Prix 2015-2016 a été remis par le doyen du Corps consulaire, Fernand Goffioul, consul honoraire d’Espagne,  à Cécile Havard (24 ans) pour son mémoire  la crise des ressources humaines pour la santé dans les pays en développement.  L’objectif premier de ce mémoire est de mieux cerner la problématique des ressources humaines de santé, souvent négligée dans les programmes nationaux et internationaux alors qu’elle s’avère pourtant essentielle pour le développement des systèmes de santé afin de garantir un accès universel aux soins médicaux.  Cécile Havard tente de fournir des pistes de réflexion dans le but de déterminer comment pallier la crise des ressources humaines de santé.

        Il faut savoir que partout dans le monde, il y a pénurie de médecins, de sages-femmes et d’infirmiers. Le besoin est estimé à sept millions deux pour permettre un accès universel aux services de santé vitaux. Par ailleurs, la mauvaise répartition géographique du personnel médical aggrave davantage le problème dans certaines régions du monde, comme en Afrique subsaharienne (…) L’inégalité de cette répartition est encore accentuée par l’accélération des migrations causées par l’ouverture des marchés du travail, laquelle attire les professionnels qualifiés vers des régions plus riches au détriment de régions plus pauvres dans lesquelles les besoins en ressources humaines de santé sont, généralement, les plus importants.    

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© Ulg-Photo: M. Houet 2016 

Photos : - Cécile Havard en compagnie du Doyen du Corps consulaire, Fernand Goffioul, consul honoraire d'Espagne et de Didier Bronne, consul honoraire de Norvége.

- Cécile Havard entourée de membres du Corps consulaire, du ministre Bacquelaine, du gouverneur Jamar et du recteur Corhay.

08:03 Écrit par Pierre André dans Actualité, Corps consulaire de Liège, Université | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

vendredi, 10 juillet 2015

Thomas Georgiopoulos, un nom à retenir, il est lauréat du Prix du Corps Consulaire.

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        À la fin du 20ème siècle, à l’initiative du docteur Robert–Ferdinand Dondelinger, professeur de l’Université de Liège, consul honoraire du Grand-Duché de Luxembourg a été fondé le Prix du Corps consulaire de la Province de Liège. L’objectif de ce Prix – richement doté, 3000 € - est de susciter et d'encourager, chez de jeunes étudiants diplômés, des vocations pour la vie diplomatique ou des carrières de recherches qui touchent à ce domaine. Réservé à des étudiant(e)s de l’ULg, ce Prix récompense un travail original concernant des questions internationales, bilatérales ou multinationales.

 

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        En 2001, Laurence Jamotte reçoit, la première fois, le Prix. Neuf autres filles le recevront alors que six garçons seulement l’obtiendront. Seize récipiendaires alors qu’il n’y a que quinze Prix décernés ? Étrange, absolument pas car, en 2009, le Jury – 6 membres dont 3 du Corps consulaire, 3 de l’ULg – a classé ex-aequo Stéphane Sacco, auteure de La Russie et le dossier nucléaire iranien Moscou joue-t-il avec le feu nucléaire ?  et Olivier Viola qui s’est intéressé à un conflit qui a passionné l’Europe, au 19ème siècle, La guerre du Pacifique opposant la Bolivie, alliée au Pérou, et le Chili. En consultant la liste des récipiendaires et le cours de leur carrière professionnelle ultérieure, on est estomaqué du flair du Jury et des potentialités développées par les lauréat(e)s. 

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Professeur Michel Hermans, président du Jury - le Consul d'Espagne, Fernand Goffioul, doyen du Corps Consulaire et le lauréat du 15ème Prix.

        Selon la tradition, le 15ème Prix du Corps Consulaire de la Province de Liège a été remis par Fernand Goffioul, doyen de ce Corps. Le lauréat est Thomas Georgiopoulos, auteur de La Chine à la recherche d’une image : quelles implications pour son soft power. Appuyant son étude sur les relations diplomatiques établies en juin 2007 entre la République populaire de Chine et la République du Costa Rica présidée à l’époque par Óscar Arias Sánchez – Prix Nobel de la Paix 1987 -, Thomas Georgiopoulos montre que cette alliance  va parfaitement dans le sens de l’image que la Chine souhaite projeter ; celle d’une ascension  pacifique.

        De retour de la visite d'État effectué par les Souverains belges en Chine, le Recteur de l'ULg, Albert Corhay a fait part de quelques réflexions sur l'accroissement prodigieux de ce pays dans les domaines économiques.

LIEGE Recteur.jpg© Ulg-Photo: M. Houet 2015

        En couronnement de l’année 2014 marquant le centenaire de la création du Corps consulaire de la Province de Liège, Paul Delforge auteur de l’Histoire des consulats établis à Liège de 1845 à 2015 a reçu le Prix du Centenaire. Dans son ouvrage, on apprend que pas moins de quatre-vingt-quatre pays ont choisi, durant ces cent septante ans, la Cité Ardente pour s’y faire représenter par cinq cents consuls. Le premier à le faire a été le Royaume des Pays-Bas, en désignant, en 1845, Charles de Rossius-Orban. Que Charles de Rossius soit devenu le premier consul des Pays-Bas à Liège, quinze ans après la violente séparation de 1830 et sept ans après la signature du Traité de Londres montre que l’économie prend rapidement l’ascendant sur les différends politiques. Cela ne doit pas nous étonner.  

CONSULS Del.jpg© Ulg-Photo: M. Houet 2015

 R-F Dondelinger, Consul G-D de Luxembourg - Paul Delforge - D. Bronne, Consul Norvège - Albert Corhay, Recteur ULg.

 

20:05 Écrit par Pierre André dans Actualité, Histoire, Politique, Université | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

dimanche, 10 mai 2015

6 août et 20 août 1914, des dates qui comptent dans l'histoire de l'ULg.

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        Le mois d’août 1914 a influencé la toponymie - ou mieux dit l'odonymie - de l’Université de Liège Intra-muros, alors que le maintien de l'ordre dans la ville de Liège relève du major allemand Bayer  (cfr Liège 28 du 30/9/2014), le massacre de dix-sept civils dans nuit du jeudi 20 août perpétré par une soldatesque ivre place de l’Université a entrainé, au lendemain de la première guerre mondiale -  le lundi 30 décembre 1918 -, un changement d’appellation en place du XX Août . Une plaque commémorative rappelle aux passant(e)s, étudiant(e)s et professeur(e)s les faits. La corbeille en fer forgé destinée à accueillir les fleurs en hommage est en chômage technique depuis longtemps.

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        Sur le campus du Sart-Tilman, il y a souvenir d’août 1914 par l' Allée du 6 Août. Aucune notice n’évoque les terribles combats livrés, sous des pluies diluviennes, la nuit du 5 au 6 août par les lignards et le 1er régiment de chasseurs à pied contre les troupes allemandes qui veulent s’emparer du fort de Boncelles. La bataille du 6 août au Sart-Tilman est gagnée par les Belges sous le commandement du général Jacques - un Stavelotain mieux connu plus tard sous le nom du général Jacques de Dixmude. Le fort résiste jusqu’au 15 août à 7h30. Au matin du 6 août, l’aumônier du 1er régiment écrit : là, devant moi, gisent plus de 5 000 soldats des corps de Brandebourg, de Hanovre et de Poméranie. Le sol est couvert d’un manteau gris, parsemé çà et là de taches sombres d’uniformes de chasseurs. Pas de notice à l’Allée du 6 Août, à croire que les territoires de la mémoire se limitent à la Cité Miroiᴙ !  

       En revanche, à un mètre de la plaque Allée du 6 Août, il y a un poteau de signalisation triangle rouge renversé doublé d’une notice noire sur fond orange sur laquelle on peut lire ATTENTION CARREFOUR vous n’avez pas la priorité...

 

 

22:03 Écrit par Pierre André dans Actualité, Culture, Histoire, Liège, Université | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

samedi, 13 décembre 2014

Les autorités de l'Université de Nanterre : de 68, elles n'ont rien appris même si elles feignent d'oublier !

        En ce qui concerne la vie quotidienne comme on dit prosaïquement, l’Université de Nanterre n’a guère progressé entre 1968 et aujourd’hui  En mars 68, le vendredi 22, des étudiants auxquels les autorités universitaires interdisent d’aller dans les chambres des filles à la résidence universitaire se sont insurgés. Le mouvement dirigé par un juif allemand a pris une ampleur bien connue.

        Le meneur dit Dany le Rouge devenu au fil des années Dany le Vert, Dany l'Européen, jouant un rôle central dans l'émergence d'un mouvement vert européen influent a été, ce jeudi, récipiendaire d’un doctorat  honoris causa de cette Université dont Cohn-Bendit a été le plus important contestataire.

        Aujourd’hui, l’Université de Nanterre interdit à ses étudiants d’utiliser les ascenseurs. Ce privilège est strictement réservé aux professeurs ! 

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22:35 Écrit par Pierre André dans Actualité, Université | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mardi, 11 novembre 2014

14 novembre 2014 : Centenaire du Corps consulaire de la Province de Liège.

        La première phrase du préambule de la Convention de Vienne sur les relations consulaires rappelle que depuis une époque reculée, des relations consulaires se sont établies entre les peuples. Le préambule se dit persuadé que la Convention va contribuer à favoriser les relations d'amitié entre les pays, quelle que soit la diversité de leurs régimes constitutionnels et sociaux. Parmi les nombreuses fonctions imparties aux consuls figure notamment celle de prêter secours et assistance aux ressortissants, personnes physiques et morales, de l'État d'envoi.

        Trois mois, jour pour, après le massacre de la place de l’Université en août 1914, les consuls en poste à Liège – une quarantaine – se rassemblent afin d’unir leur force sous la présidence de Gustave Ghilain, consul des États-Unis Mexicains. Dans un discours mémorable prononcé le samedi 8 mars 1919, celui-ci a fait le bilan de l’action des consuls durant le conflit. Nous devons pourtant constater que les autorités occupantes nous ont reconnu, pour nous et pour nos nationaux, certaines prérogatives que nous avons obtenues en nous appuyant les uns sur les autres. Le Président Ghilain de mettre en exergue certaines actions en faveur de la Belgique telle celle du consul des Pays-Bas neutres au conflit ;  En s'appuyant sur les textes en vigueur, Mr Oudenne a su empêcher les charbons belges de passer en Hollande et que les graviers prétendument destinés à la réfection de nos routes, soient dirigés au front pour servir à la construction et à la consolidation des tranchées allemandes.

        Conscient de l’importance représentée par ce Cercle consulaire appelé par la suite Corps consulaire de la Province de Liège, son Bureau – le Doyen, Fernand Goffioul (Espagne), le Vice-Doyen Sidi Nour El dine El Alaoui (Maroc), le Secrétaire Général Didier Bronne (Norvège) et le Secrétaire Général adjoint Jean-Marie Roberti (Mexique) – a décidé de marquer le Centenaire de leur institution d’un éclat tout particulier.

        Sous la Présidence d’honneur de Dimitris Avramopoulos – Commissaire européen aux Migrations et Affaires intérieures – et de Didier Reynders – Ministre des Affaires étrangères -, tous deux anciens consuls à Liège, la journée du Centenaire, le vendredi 14 novembre 2014, met en valeur les divers atouts du Pays de Liège. Atouts économiques, patrimoniaux, culturels et institutionnels – Wallonie, Université, Province, Ville – sont présentés aux 21 ambassadeurs de 20 pays par les 52 membres du Corps consulaire de la Province de Liège.

        21 ambassadeurs de 20 pays, le rapport peut sembler bizarre à première vue. Mais il convient de se souvenir que Bruxelles, capitale du Royaume, est aussi le siège de l’Union Européenne, de l’OTAN, institutions auprès desquelles sont accréditées diverses délégations dont le chef a rang d’ambassadeurs. C’est notamment le cas de la Finlande qui dépêche à Liège S.E. Per-Mikaël Engberg, ambassadeur auprès du Roi et S.E. Madame Pia Rantala, ambassadeur auprès de l’OTAN. Pour être précis et un rien people, Per-Mikaël et Pia sont époux. Per-Mikaël confesse il nous est particulièrement important de pouvoir profiter pendant nos vacances d’été de notre chalet situé dans l’archipel de Turku ; quant à l’hiver, nous nous sommes habitués au fil des ans à passer une semaine de ski dans les Alpes.

        Le public est convié à visiter une exposition en la Salle des Professeurs (1) où sont présentés la plupart des 46 pays qui ont fait choix permanent de la Province de Liège à travers les 52 personnalités du Corps Consulaire centenaire. Le public est également invité à 15 heures, à la Salle Académique de l’Université de Liège pour y entendre notamment Paul Delforge de l’Institut Jules Destrée retracer l’histoire consulaire au Pays de Liège.

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(1)    Exposition accessible de 10 à 18h le 14 novembre 2014.

16:12 Écrit par Pierre André dans Actualité, Liège, Université | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

jeudi, 24 juillet 2014

Indispensable à qui aime Liège, le Guide architecture moderne et contemporaine 1895-2014.

        À l’instar d’autres grandes villes, Liège dispose maintenant d’un Guide architecture moderne et contemporaine 1895-2014 (1). Le fait est d’importance.  La présentation de l’ouvrage au public s’est faite en la Salle Académique de l’ULg. Les universités belges francophones (ULg, UMons, ULB et UCL) ont tenu à apporter leur concours scientifique aux auteurs Sébastien Charlier – doctorant en histoire, art et archéologie ULg – et Thomas Moor, historien également.

       Dans l’avant-propos, ceux-ci notent que l’architecture moderne et contemporaine reste le parent pauvre de la culture belge francophone. Il en résulte qu’elle demeure largement méconnue – voire rejetée – du grand public autant que de nos élus (…) la régionalisation à l’aube des années 1980, évolution propre à l’histoire belge, a puisé en Wallonie les ressources de sa légitimation (…) dans une valorisation sélective du patrimoine, ciblant prioritairement le bâti antérieur à la période que couvre ce guide (…) Il est significatif qu’aucun département ou direction de l’architecture n’ait été mis en œuvre lors de ces réformes de l’État – a contrario du patrimoine – et que ce ne soit qu’en 2007 qu’un service transversal ait été mis en place à la Communauté française (…) avec la Cellule architecture, pour que la dimension publique de l’architecture soit enfin revendiquée et vécue comme constitutive de notre citoyenneté.

        Le communiqué de presse de Caracas PR précise notamment que la publication a été réalisée avec le concours de la Ville de Liège (Archives communales et Département de l’Urbanisme). La photographie a fait l’objet d’une commande auprès d’une jeune auteure, Élodie Ledure, sous la direction artistique du critique Emmanuel d’Autreppe. (…) le graphisme est développé par Double Page (Daniela Corradini), associé à David Cauwe.

        Les notices qui accompagnent chaque édifice public ou privé ont été rédigées par 48 personnes dont 26 femmes. La parité est conforme à la proportionnelle femmes/hommes dans la vie !

        Ce livre est à acquérir et à lire de sorte que disparaissent les péremptoires j’aime pas des adversaires de la modernité et de la contemporanéité. Édifiée sur un site parcouru par un fleuve, la Meuse, alimenté sur sa rive droite de la rivière Ourthe, venue du fin fond des Ardennes et sur sa rive gauche de la rivière Légia, venue de la proche Hesbaye, Liège se révèle être une ville où pas moins de cent quarante-quatre artistes sont associés aux œuvres répertoriées dans ce premier ouvrage d’une collection de guides. Le  prochain sort en février 2015 et traite – cela va de soi en sa qualité de capitale européenne de la Culture – de Mons & cœur du Hainaut.      

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(1)  Guide architecture moderne et contemporaine 1895-2014  - sous la direction de Sébastien Charlier et Thomas Moor – Co-éditeurs Cellule architecture de la Fédération Wallonie-Bruxelles et Mardaga - Format 17 x 24 – 400 pages – relié, cousu fil de lin – 35 €

15:23 Écrit par Pierre André dans Actualité, Art, Culture, Economie, Politique, Université | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mardi, 26 novembre 2013

Un chahut à l'Université de Liège dont les échos se font sentir au Caire.

       À l’initiative de son Président Nagy Sabbagh, le Centre Culturel Arabe en Pays de Liège a invité, début novembre, Wagdi Sabète, Docteur d’État en droit public de l’Université du Caire. Wagdi Sabète donne cours également aux Universités de Bordeaux IV et de La Rochelle. Le sujet de cette conférence-débat en la salle Godefroid Kurth de l’ULg, les difficultés de transition constitutionnelle en Égypte ; les raisons et les défis. Cette conférence-débat a été chahutée et le mot est très modéré. Trop modéré pour être proche de la vérité.

       Dans la dernière livraison de Al-Ahram Hebdo, sous le titre Les méthodes de désinformation des Frères en Europe, Wagdi Sabète revient sur l’épisode liégeois.

Qu’il s’agisse de Alaa El-Aswany (auteur de L’immeuble Yacoubian, proche des intellectuels de gauche) ou de Ghada Al-Wakil (romancière, auteure notamment de La ronde des prétendants paru en 2012), tous deux ont été empêchés de parler après les 10 premières minutes de leur intervention. Dans mon cas, à l’Université de Liège, malgré une tentative pour m’interrompre, j’ai pu finir ma conférence et donner la parole au public. Les Frères, me semble-t-il, sont venus pour empêcher le débat avec le public et faire leur spectacle en hurlant : « Morsi président ! A bas les militaires ! ».

       Wagdi Sabète dénonce les manœuvres de ses chahuteurs.  Les frères musulmans, implantés dans les pays européens, ont adopté un plan de sabotage de toutes les conférences données par des Egyptiens dans des villes européennes. Quels que soient le thème et le sujet de la conférence, elle est interrompue par des cris et des hurlements. Certains sont payés pour cela. L’objectif est de s’opposer au soi-disant coup d’Etat (dont la notion est largement reprise dans les médias européens) et de discréditer leurs adversaires politiques. Leur méthode consiste à empêcher, par leurs braillements, l’exposé de l’idée selon laquelle les Egyptiens eux-mêmes ont réclamé le départ de Morsi, et donc que le renversement ne provient pas seulement de la volonté de l’armée. Les Egyptiens en Europe restent partagés : coup d’Etat militaire ou deuxième vague de révolution ?

       En conclusion de son article, le professeur Wagdi Sabète estime que ces spectacles lamentables vont continuer contre toutes interventions culturelles ou politiques faites par des Egyptiens qui n’appartiennent pas à leur bord ou à leur esprit sectaire. A dire vrai, un océan d’eau de Javel ne suffirait pas à nettoyer la conscience de ces activistes furieux et saboteurs qui interdisent aux autres le droit à l’information, à la réflexion et au savoir ! Ils veulent imposer leur mensonge et leur vision étriquée en Europe. Attention ! Danger ! Ils ne savent pas que le monde entier ne fonctionne pas, comme eux, au sifflet, et que les gens n’obéissent pas au doigt et à l’oeil.

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mardi, 04 juin 2013

Quand les "élites françaises" deviennent des "carpettes anglaises"...

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        Gaulliste de gauche, Philippe de Saint Robert  préside l’Académie de la Carpette anglaise.  Cette académie, entre autres activités, décerne un prix d’indignité civique,  attribué à un membre des « élites françaises » qui s’est particulièrement distingué par son acharnement à promouvoir la domination de l’anglo-américain en France au détriment de la langue française.

       Rien que du beau monde parmi les récipiendaires de la Carpette anglaise depuis la création du Prix en 1999. On y trouve aussi bien Jean-François  Copé que Martine  Aubry, Louis Schweitzer, Valérie Pécresse, Christine Lagarde que le Conseil Constitutionnel ou bien encore France-Télécom, Jean-Marie Colombani et autre Jean-Marie Messier.

       En 2013, l’Académie a décerné un Prix exceptionnel de la Carpette anglaise  à Geneviève Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Investir dans la connaissance et pour la jeunesse, c’est faire le pari de l’avenir. C’est faire le pari de la réussite étudiante, dans un pays où l’ascenseur social est en panne. C’est faire le pari de la compétitivité, dans un monde en pleine mutation technologique, scientifique, économique, sociétale, environnementale. C’est construire le nouveau « modèle français ». Rien que des beaux sentiments dans la présentation du projet. L’ennui, c’est que la ministre pour construire le nouveau « modèle français » a inclus un article 2 favorisant outrageusement  la langue anglaise…

       L’Académie française, l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres, l’Académie des Sciences d’Outre-Mer, Jacques Attali (conseiller d'État, professeur d'économie, conseiller spécial de François Mitterrand), Claude Hagège et Antoine Compagnon, professeurs au Collège de France, et de nombreux professeurs d’université et personnalités politiques l’ont mise en garde. Geneviève Fioraso a maintenu son projet en l’état et, en première lecture,  l’Assemblée Nationale l’a adopté, le 28 mai 2013,  par 289 voix contre 248

       Quant à la circulaire  N°5652/SG du Premier Ministe, Geneviève Fioraso s’est assise dessus ou ne l’a point reçue. Parfois il y a des problèmes de communication au sein du Cabinet. Pour sa gouverne, Geneviève Fioraso peut trouver de larges extraits publiés le 28 avril 2013 dans Liège 28.

       Pour mémoire, la circulaire de Jean-Marc Ayrault, émise le 25 avril 2013, a pour objet l’emploi de la langue française. Les 37 destinataires  se voient rappeler un certain nombre de principes républicains touchant à la fonction première de l’usage du français par l’administration, qui est de contribuer à la cohésion de notre pays autour d’une langue  partagée. C’est un droit dont nos concitoyens tirent parti dans la vie quotidienne. Ce droit participe de notre démocratie dans la mesure où il garantit un égal accès à l’information et au savoir. Parce qu’il est dépositaire de notre pacte social, l’État a une responsabilité particulière dans la promotion et l’application de ce droit. À quoi bon défendre ou promouvoir le français hors de nos frontières sans en favoriser l’usage dans notre pays lui-même, à commencer par l’ensemble des représentants de l’État.


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lundi, 24 septembre 2012

A l'initiative du dépistage de l'ostéoporose en province de Liège, Georges Pire reçoit la "Medal of Merit" de l'ESCEO.

        Liège est le siège de plusieurs institutions internationales qui la valorisent et la font connaître. Ainsi l’ESCEO (European society for clinical and economic aspects of osteoporisis and osteoarthritis) a son siège social au quai Godefroid Kurth et est présidée par Jean-Yves Reginster, professeur à la Faculté de Médecine de l’Université de Liège. L’ostéoporose est une maladie sournoise qu’il importe de dépister avant qu’elle ne fasse des dégâts qui coûtent cher à la sécurité sociale, à la qualité de vie et à l’organisation de la société. Il ne se passe pas trente secondes dans l’Union européenne sans qu’une fracture du col du fémur ne se produise.

       Consciente de l’importance de dépister les maladies, la Province de Liège  mène depuis près d'une centaine d’années une politique de prévention. Dès avant la seconde guerre mondiale, la Province a eu, en point de mire, la tuberculose. Celle-ci a pratiquement été éradiquée. Toutefois, comme le mode vie évolue, d’autres maladies sont apparues. La Province de Liège, en liaison avec son Université et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), a adapté sa politique de prévention. C’est aussi une politique rassurante dans la mesure où le résultat de la  détection permet d'ôter le moindre soupçon relatif à l’état de la santé de qui s’est soumis favorablement à l’examen. Les 84 communes de la Province sont sillonnées tout au long de l’année par des cars de dépistage. Un nouveau car est venu pas plus tard que la semaine dernière s’ajouter à cette flotte de la santé. Le capitaine est Georges Pire, député provincial en charge notamment de la santé et de la qualité de la vie.

       Le sein, la prostate, le diabète, le cœur sont notamment la cible des campagnes de prévention. Il en est d’autres ainsi celle de l’ostéoporose proposée aux femmes de 50 à 69 ans dès 2001. Sans entrer dans le détail, l’ostéoporose se caractérise par la raréfaction du calcium dans les os. Elle frappe davantage les femmes que les hommes. Selon le professeur Reginster, nous sommes devant une pathologie qui entraîne des séquelles graves. Parmi les patients qui n’en décèdent pas, seul un sur trois récupérera une autonomie complète. Son coût est également gigantesque, s’élevant, pour l’Europe et les Etats-Unis, à quelque 54 milliards de dollars par an.

       Si l’ostéoporose se diagnostique aisément, un nouvel outil visant à évaluer les risques de fracture des patients dans les 10 ans à venir a été mis au point par le professeur anglais John Kanis de l’Université de Sheffield. Développé en collaboration avec l’OMS à partir de cohortes de populations étudiées en Europe, en Amérique du Nord, en Asie et en Australie, l’outil FRAX®  ( www.sheffield.ac.uk/FRAX) a été adopté par la Province de Liège dans sa politique de prévention de l’ostéoporose en 2011. FRAX® n’est pas un outil universel mais spécifique de chaque pays précise Olivier Bruyère, professeur à l’ULg. Sa version belge est disponible depuis 2010.  La probabilité de risque de fracture est la plus élevée en Suède et aux Etats-Unis et la plus basse en Turquie.

       Les algorithmes du FRAX®  sont une donnée qui facilite la prise de décision de traiter ou non tel patient selon la probabilité de risque de fracture qu’il présente. Cette évolution doit aussi permettre une meilleure évaluation du régime de sécurité sociale de notre pays.

       La Province de Liège étant pionnière dans la prévention de l’ostéoporose d’abord par le recours aux ultrasons, à présent par le recours au FRAX®, l’ESCEO a décidé d’accorder sa Medal of Merit au député provincial Georges Pire pour l’excellence de son action de prévention de cette maladie. La remise de la Medal of Merit s’est déroulée en présence du professeur John Kanis. Georges Pire s’est déclaré très touché de recevoir cette médaille : je la considère comme un privilège, un gage de confiance et une reconnaissance des milieux scientifiques pour le travail accompli tout au long de ces années dans nos campagnes de dépistage. Rien que pour les huit premiers mois de 2012, plus de 4.600 personnes ont été dépistées.


Georges Pire, député provincial, titulaire de la "Medal of Merit" Georges Pire.jpg

 

Ci- dessous, le professeur John A. Kanis de l'Université de Sheffied (Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord), inventeur de l'outil FRAX®.

Logo Université de Liège.pngJohn Kanis.jpg

12:32 Écrit par Pierre André dans Actualité, Politique, Université | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

lundi, 10 octobre 2011

Docteurs honoris causa de l'ULg exaltant droits de l'homme et libertés.

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       Deuxième docteur honoris causa de la cuvée 2011-2012 placée sous le thème Droits de l’Homme et Libertés, l’octogénaire Mikhaïl Gorbatchev reçoit, ce soir, les insignes de sa distinction des mains du Recteur Rentier non à l’Université de Liège mais au Palais des Congrès. Un Palais des Congrès empli d’une foule avide à d’entendre l’homme de la Perestroïka et du Glasnost, Prix Nobel de la Paix en 1990, invité par la Société Régionale d’Investissement de Wallonie (SRIW) à exprimer son opinion de la guerre froide à un monde durable.

       La date de remise des insignes de docteur honoris causa à Michelle Bachelet, Présidente du Chili de 2006 à 2010, n’est pas encore fixée tandis Abdou Diouf, Président du Sénégal de 1981 à 2000, actuel Secrétaire Général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a reçu les siens lors de la rentrée académique sur le campus du Sart-Tilman à la mi-septembre.

       Après avoir entendu les propos optimistes du Recteur Bernard Rentier quant l’avenir de l’Université d’État de Liège, l’annonce du Plan Vaccin destiné à éviter à des jeunes mal avertis de se fourvoyer dans des études universitaires exigeantes, le Secrétaire Général de l’OIF en réponse à la présentation de ses vertus remercie en un discours teinté d’altermondialisme.

       Nous avons vu, et nous voyons encore, des milliers d’hommes et de femmes prêts à mourir au nom de la démocratie, parce que la démocratie incarne à leurs yeux le cadre politique et institutionnel le plus propice à la réalisation de la dignité, de la justice, des droits et des libertés.(…) Au même moment encore, nous voyons, dans ce qu’il est convenu d’appeler les vieilles démocraties, se développer une désaffection pour le politique, une perte de confiance dans les politiques, un désenchantement démocratique que l’abstention électorale ne suffit plus à exprimer. Pour se faire entendre, les citoyens préfèrent descendre dans la rue que prendre le chemin des urnes, tout en prêtant une oreille de plus en plus attentive aux discours populistes qui ont tôt fait de trouver des solutions miracles et des boucs émissaires à leurs difficultés, à leurs peurs, et aux problèmes inédits auxquels la mondialisation expose l’État nation. La démocratie pourrait bien être, tout à la fois, la première bénéficiaire et la première victime de la mondialisation, tant à l’échelon national qu’international.(…)  

       L’indignation, si salutaire soit-elle, et a fortiori la peur ne suffiront pas à modifier le cours de notre destinée commune. Ce dont nous avons besoin, c’est de nous engager, dès aujourd’hui, pour l’avenir. Disant cela, je pense aussi et surtout à la jeune génération, à laquelle, profitant de ma présence ici, je voudrais lancer un appel et dire combien il est important qu’elle s’implique dans la conception et la construction de ce monde nouveau. Nous savons tous le rôle déterminant qu’a joué la jeunesse dans le printemps arabe, et je veux dire de la manière la plus forte que j’espère que cette jeunesse courageuse, animée des valeurs et des idéaux de la liberté, des droits de l’Homme et de la démocratie, sera étroitement associée à la réalisation de ce pourquoi elle s’est battue.

       La conclusion du discours d’Abdou Diouf a réjoui le cœur des Liègeoises et Liégeois ; Alors je voudrais, au moment où la Belgique est candidate pour l’organisation, à Liège, de l’Exposition internationale 2017, vous assurer dès maintenant de mon soutien personnel, et vous dire, qu’au cas où aucune autre candidature francophone ne serait déposée, vous pourrez compter sur la mobilisation totale de l’OIF auprès de tous les États membres à la fois de notre organisation et du Bureau international des expositions. Cet appui est d’autant mieux venu que 2017 est aussi l’année du deux centième anniversaire de la création de l’Université de l’État à Liège par Guillaume 1er des Pays-Bas.

14:56 Écrit par Pierre André dans Université | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg